Un million de signatures pour le droit à l’alimentation

Le 7 janvier dernier, une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour le droit à l’alimentation a été lancée avec pour objectif de recueillir 1 million de signatures à travers l’Union européenne en un an. Par l’obtention de ces signatures, la coalition Good Food for All, dont fait partie le CFSI, espère faire reconnaîte et appliquer le droit à l’alimentation au sein de l’UE et au-delà.

UNE ICE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Une Initiative Citoyenne Européenne est un outil démocratique de l’UE qui permet aux citoyennes et citoyens européens de demander à la Commission de modifier ou proposer de nouvelles législations. Afin d’être enregistrée par la Commission, une ICE doit être déposée par un groupe d’organisateurs composé d’au moins sept citoyennes ou citoyens de l’UE issus de sept pays différents. 

Une fois enregistrée, l’initiative dispose d’un an pour recueillir du soutien, sous la forme de signatures de citoyennes et citoyens. Si elle rassemble au moins 1 million de signatures dans un minimum de sept pays de l’Union européenne, elle peut être présentée à la Commission pour examen. Un seuil minimal de signatures fixé pour chaque pays (en France, par exemple, il s’élève à 58 320). 

Cette présentation à la Commission peut aboutir à une proposition d’acte législatif, qui sera ensuite examinée par le Parlement européen et le Conseil de l’UE.

UNE ICE POUR FAIRE APPLIQUER LE DROIT À L’ALIMENTATION

L’ICE sur le droit à l’alimentation est le fruit d’un processus de réflexion et de cocréation entre plusieurs organisations de pays membres de l’UE, initié à Genève en 2024. Les acteurs mobilisés autour de cette initiative, qui vise à garantir l’accès de toutes et tous à une alimentation choisie, saine, durable et produite dans le respect des paysannes et paysans, se sont regroupés au sein de la coalition Good Food for All (GF4A), porteuse officielle de l’initiative. 

Bien que reconnu par les conventions internationales, le droit à l’alimentation n’est pas réellement mis en œuvre. Avec cette ICE, la coalition GF4A souhaite obliger l’Union européenne à agir concrètement en garantissant des systèmes alimentaires sains, justes et durables.

QUELLES SONT LES DEMANDES ? 

Avec l’ICE pour le droit à l’alimentation, Good Food for All souhaite proposer ou modifier des actes juridiques dans plusieurs domaines liés à l’alimentation, notamment :

  • des systèmes alimentaires équitables et avec une gouvernance démocratique ;
  • la reconnaissance du fait que les produits agricoles et les denrées alimentaires ne sont pas des marchandises ordinaires ;
  • le soutien à l’agroécologie paysanne et aux systèmes alimentaires territoriaux ;
  • la lutte contre la concentration des terres agricoles ;
  • le soutien aux systèmes de semences paysannes ;
  • une réglementation stricte des OGM, y compris ceux obtenus par les nouvelles techniques génomiques ;
  • le soutien à la consommation de fruits et légumes et réglementation des aliments ultra-transformés ;
  • un approvisionnement alimentaire durable ;
  • le renforcement du droit à l’alimentation dans les pays tiers.

L’ENGAGEMENT DU CFSI

Depuis sa création, le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) œuvre pour la promotion de systèmes agricoles et alimentaires durables et solidaires. Il s’aligne naturellement avec les demandes exprimées par GF4A et s’est associé à la coalition dès l’été 2025. Pour des transitions économiques, environnementales et sociales inclusives, le CFSI défend le droit à l’alimentation, la souveraineté alimentaire, la démocratie alimentaire ainsi que l’exception agricole et alimentaire. 

La cohérence des politiques commerciales européennes avec les politiques de développement dans les pays dits « du Sud » constitue un enjeu majeur pour le CFSI. L’organisation est notamment engagée sur ce sujet à travers la campagne « N’exportons pas nos problèmes », qui dénonce les conséquences de la surproduction laitière en Europe – encouragée par des politiques publiques telles que la Politique Agricole Commune de l’UE – sur les marchés locaux en Afrique de l’Ouest.

DES PROPOSITIONS CONCRÈTES POUR DES POLITIQUES COHÉRENTES

A ce titre, l’ICE sur le droit à l’alimentation propose notamment de :

  • subordonner tous les accords commerciaux existants et futurs à la nécessité de protéger le droit à l’alimentation ;
  • interdire l’exportation ou l’importation de produits agricoles à des prix qui ont un impact négatif sur l’agriculture paysanne ;
  • interdire l’exportation dans les pays tiers de pesticides de synthèse et d’engrais chimiques interdits en Europe.

Les décisions auxquelles pourrait aboutir cette ICE ne se limitent donc pas aux populations de l’Union européenne, mais concernent également celles des pays commerçant avec l’UE.

Ensemble, faisons du droit à l’alimentation une réalité pour toutes et tous.

SE MOBILISER POUR LE DROIT À L’ALIMENTATION EN SOUTENANT L’INITIATIVE

A la fin de son premier mois, la France, l’Espagne et les Pays-Pas se montrent moteurs en termes de nombres de signatures de l’ICE, et celles-ci s’élèvent à 12 000 pour l’ensemble de l’Union européenne, ce qui est encore loin des objectifs de la campagne. Pour peser sur les politiques alimentaires européenne, chaque signature compte !

Signez dès maintenant pour soutenir l’initiative :

https://eci.ec.europa.eu/053/public

Bonnes nouvelles de Mr Mondialisation

1. Fin du « devoir conjugal » votée à l’unanimité

Le 28 janvier 2026, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité la suppression du « devoir conjugal » du code civil, précisant qu’aucune obligation sexuelle n’existe entre époux et que le refus ne constitue plus une faute en cas de divorce. Cette réforme, transpartisane et motivée par une condamnation de la France par la CEDH en 2025, vise à prévenir les violences sexuelles dans le couple et à briser un tabou, tout en renforçant le mariage. L’adoption définitive dépend encore du Sénat et l’évolution des mœurs de la sensibilisation des citoyens. (Le Monde)

2. Espagne : régularisation exceptionnelle de sans‑papiers à contre‑courant de l’Europe

Fin janvier, l’Espagne a lancé une régularisation exceptionnelle visant environ 500 000 personnes sans papiers présentes avant fin 2025, leur donnant un titre de séjour et le droit de travailler (candidatures d’avril à juin). Le gouvernement socialiste présente cette mesure comme pragmatique, tandis que les médias européens la saluent comme une réponse réaliste aux besoins économiques et sociaux du pays. (Courrier International)

3. PFAS : près de 200 citoyens engagent une action civile historique contre des industriels de la chimie

Une action civile d’ampleur inédite est lancée à Lyon contre Arkema et Daikin pour la pollution aux PFAS : près de 200 citoyens et associations demandent réparation. Portée par le cabinet Kaizen Avocat ce lundi 2 février, la procédure vise à faire reconnaître la responsabilité des industriels et à appliquer le principe pollueur-payeur. Après des années de mobilisation, ce procès marque une avancée majeure pour la reconnaissance des préjudices subis. Il ouvre aussi la voie à une meilleure prise en compte judiciaire des scandales sanitaires environnementaux. (Reporterre)

4. En appel, prison et inéligibilité sont à nouveau requises contre Marine Le Pen

Marine Le Pen est jugée en appel depuis le 13 janvier 2026 dans l’affaire des assistants parlementaires européens, après sa condamnation en première instance en mars 2025 à une peine de prison et cinq ans d’inéligibilité. Lors de ce procès, les procureurs ont requis, le 3 février 2026, une peine similaire — notamment cinq ans d’inéligibilité — ce qui pourrait la priver de se présenter à l’élection présidentielle de 2027 si la cour suit ces réquisitions. Son recours se poursuivra avec un jugement attendu avant l’été. (Mediapart)

5. Groenland : les Inuits s’organisent et refusent toute vente aux États‑Unis

Au Groenland, peuple majoritairement inuit et territoire autonome du Danemark, les autorités et la population affirment leur contrôle sur leurs terres et ressources et rejettent toute idée de vente ou de cession à une puissance étrangère, en réponse aux appétits exprimés par Donald Trump. Le mouvement local souligne que le Groenland n’est « pas à vendre » et défend son droit à l’autodétermination. (L’Humanité)

6. Mouvement paysan : vers un tournant décisif

Le mouvement paysan français de début 2026, initialement né contre l’abattage des troupeaux pour lutter contre une maladie bovine, s’est radicalisé en ciblant le traité de libre‑échange UE‑Mercosur, qu’il juge néfaste pour l’agriculture française et l’environnement. Il mène des blocages de routes, ports et dépôts, et réunit des agriculteurs de différentes tendances avec des écologistes et citoyens préoccupés par les pesticides et la biodiversité ; il est ainsi à la croisée entre un repli corporatiste productiviste et une possible revendication pour une agriculture plus durable(Frustration Magazine)

7. L’Indonésie interdit les promenades à dos d’éléphant

L’Indonésie a interdit les promenades à dos d’éléphant dans les zoos, parcs animaliers, aires de conservation et sites touristiques, une première en Asie. La mesure vise à mettre fin à une pratique jugée néfaste pour le bien-être des animaux, dont la morphologie n’est pas adaptée au port de charges.Des sanctions sont prévues en cas d’infraction, avec quelques exemptions possibles sur autorisation ministérielle. Toutefois, cette décision ne suffit pas à protéger l’éléphant de Sumatra, toujours menacé par la déforestation et le braconnage. (L’Humanité)

8. Puy-de-Dôme : abandon du projet de deux mégabassines

Dans le Puy‑de‑Dôme, le projet de construction de deux mégabassines — très grandes réserves d’eau — a été abandonné, après avoir suscité une forte opposition locale et des manifestations importantes en 2024. Ces ouvrages, qui auraient été parmi les plus grands de France, étaient jugés « gigantesques, démesurés et mal ficelés » par leurs détracteurs et ont connu des problèmes techniques qui ont finalement bloqué leur réalisation. Les opposants locaux se félicitent de cette décision tout en restant vigilants, craignant que d’autres projets plus petits ne soient proposés à l’avenir. (Le Parisien)

9. En Inde, un État de 25 millions d’habitants passe en 100% bio

Un État indien d’environ 25 millions d’habitants a annoncé un passage à 100 % d’agriculture biologique, abandonnant l’usage de pesticides et d’engrais chimiques après un scandale sanitaire et en réponse à des préoccupations environnementales et de santé publique. Cette transition, qui s’inscrit dans une politique volontaire de longue date pour développer une agriculture sans produits chimiques, vise à protéger l’environnement, améliorer la qualité des sols et encourager des pratiques agricoles durables malgré les défis économiques et structurels. (Reporterre)

10. Les députés votent la gratuité des parkings d’hôpitaux publics 

Les députés ont adopté en première lecture, le 29 janvier 2026, une proposition de loi visant à rendre gratuits les parkings des hôpitaux publics pour les patients, leurs proches et le personnel, avec une gratuité limitée à deux heures pour les visiteurs avant l’application d’un tarif plafonné. Cette mesure, portée notamment par des députés socialistes, est présentée comme un moyen de faciliter l’accès aux soins en allégeant les coûts annexes, mais le texte doit encore être examiné par le Sénat et a suscité des débats sur l’étendue de la gratuité. (France Bleu)

– Mara Pron

https://mrmondialisation.org/devoir-conjugal-regularisation-pfas-10-bonnes-nouvelles-semaine/ 

Une accoucheuse plutôt qu’un aboyeur pour gagner 2027

Cher ami, chères amies,

Dans le débat qui agite aujourd’hui la gauche et les écologistes, vous trouverez ci-joint le message adressé à Boris Vallaud. 

Merci de considérer que la personne qui proposera la formule la plus rassembleuse à l’adresse des citoyennes et citoyens peut être celle  qui aura le plus de chances de rassembler sur son nom quand il s’agira de choisir le ou la représentante de la coalition à la présidentielle.

L’imagination doit plus que jamais être au pouvoir.

A votre disposition pour en débattre avec vous si vous la pensez digne d’être examinée.

Cordialement

Alain Uguen

Alain Uguen
152 rue F.Pelloutier
29000 Quimper

Monsieur le député, cher Boris,

J’ai lu avec intérêt votre proposition de coalition de Ruffin à Glucksman.

La coalition capable de gagner la présidentielle et les législatives nécessite de mon point de vue un ou une accoucheuse (une sage-femme ou un sage-homme) et non un aboyeur

Pour renouer avec les « sans dents » chers à François Hollande, il faut un processus démocratique ascendant avec un débat qui démarre des territoires. Il faut casser la rupture marquée entre les électeurs et les partis qui profite aux partis populistes.

l’idée forte qui manque à la gauche et aux écologistes c’est de remettre la démocratie à l’endroit en commençant par la base (la désignation des candidates et candidats aux législatives) et en refaisant du lien avec les électrices et les électeurs avec une primaire des territoires législative qui permette aux citoyennes et citoyens de se reconnaître dans une coalition qui respecte leur identité. La primaire des territoires permet à toutes les sensibilités d’accord pour constituer une coalition des eco-volontaires pour la planète de présenter des candidats pour mener le débat d’idées.

La primaire des territoires législatives permet ainsi de mener le débat au niveau pertinent en terme de flux ( qu’il s’agisse de mobilités, d’eau, d’économie, de déchets…) pour permettre des alliances équilibrées entre territoires urbains et ruraux.

Une fois désigné l’ensemble des candidats aux législatives c’est à ceux-ci de se mettre d’accord à la fois sur le programme de législature et sur la personne la mieux à même de représenter la coalition à la présidentielle. A ce compte-là je pense que ce qui ce qui prévaudra plus que la plus grande gueule dans le concours de tout à l’égo, la personne la mieux à même de faire accoucher à la coalition le compromis dans lequel l’ensemble des sensibilités sauront se reconnaître.

Je suis à votre disposition pour approfondir ce concept.

Alain Uguen
candidat à rien : ancien délégué aux élections des Verts  dans les années 90 ayant contribué à la victoire de la majorité plurielle en 1997.

Une délégation aux droits des enfants dans chaque mairie ? Une évidence.

Plus de 14 millions d’enfants vivent en France, et pourtant aucun élu local n’est aujourd’hui explicitement chargé de porter leur parole. Une délégation municipale dédiée permettrait de faire place aux enfants dans les politiques locales — qu’il s’agisse d’éducation dehors, de nature en ville, d’urbanisme ou de culture.

À l’approche des municipales, je vous invite à signer la pétition, et à interpeller les candidats de votre commune.

UN MANDAT MUNICIPAL POUR LA NATURE

À six mois des élections municipales, une évidence s’impose : chaque enfant devrait pouvoir grandir au contact de la nature.
Pour cela, les mairies ont un rôle déterminant à jouer : cours végétalisées, accès aux parcs, soutien à la classe dehors, coopération avec les enseignants…

➡️ Le WWF France et la Fabrique des Communs Pédagogiques proposent 21 mesures à découvrir et soutenir pour développer l’éducation au contact de la nature dans les communes.

Un collectif d’avocats, de médecins, d’éducateurs, de responsables associatifs
et de personnalités engagées se mobilise…

Pour des délégations aux droits des enfants dans chaque commune.

“Plus qu’une proposition, c’est une évidence: les 14 millions d’enfants en France ont droit à une délégation dédiée et à une participation active dans l’administration des villes”

La démarche en 4 points

Comprendre notre proposition et comment agir

Le constat

14 millions d’enfants vivent en France. Leur voix reste quasi absente dans les décisions municipales qui impactent leur quotidien : logement, école, espaces publics, santé…

La proposition

Créer une délégation aux droits des enfants dans chaque conseil municipal, pour relire toutes les politiques locales à la lumière de la Convention internationale des droits de l’enfant.

L’action

À l’approche des municipales 2026, interpellez les candidats et candidates de votre commune pour qu’ils s’engagent à créer cette délégation s’ils sont élus.

Les ressources

Après les élections, un kit de ressources et de réflexions sera envoyé aux élus aux droits desenfants pour les aider à agir.

Le manifeste

« Dans la plupart des exécutifs municipaux, les droits des enfants sont dissous dans des délégations “éducation” ou “jeunesse”. On continue à penser les enfants comme des citoyens de demain plutôt que comme des sujets de droit. »
https://droits-des-enfants.org/#manifeste-complet

Garantir la prise en compte des droits de l’enfant

une mesure simple, lisible et transpartisane : qu’à l’issue des élections, chaque exécutif municipal crée une délégation aux droits des enfants. Sa mission : garantir que, dans toutes les politiques locales, les décisions soient relues à la lumière de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Bonnes nouvelles de MR Mondialisation

1. Licenciements de salariées voilées : un contrat public retiré

Après le licenciement de salariées portant le foulard, le cabinet Magellan Partners perd un contrat avec la ville de Grigny (Essonne). La rupture intervient dans un contexte de controverse sur des pratiques discriminatoires. (StreetPress)

2. Boycotts massifs contre les États-Unis après des menaces de Trump

Au Danemark et au Canada, des boycotts de produits et entreprises américaines se développent en réaction aux menaces politiques et commerciales de Donald Trump. Les mobilisations prennent une ampleur nationale. (La Relève et La Peste)

3. Le Mexique interdit les spectacles avec des mammifères marins captifs

Le Mexique adopte une loi interdisant l’utilisation de dauphins, orques et autres mammifères marins captifs à des fins de divertissement. Les spectacles et élevages commerciaux sont concernés. (World Animal News)

4. Restauration de récifs d’huîtres dans la baie de Dublin

Dans la baie de Dublin, un projet vise à restaurer des récifs d’huîtres disparusafin de réparer l’écosystème marin, améliorer la qualité de l’eau et renforcer la biodiversité. (The Guardian)

5. Les Pays-Bas restreignent les publicités à forte empreinte carbone

Aux Pays-Bas, plusieurs villes interdisent les publicités pour la viande, les voitures polluantes et les voyages en avion dans l’espace public. Ces mesures ciblent des produits à forte empreinte climatique. (La Presse)

6. Le Brésil interdit les cosmétiques testés sur les animaux

Le Parlement brésilien vote l’interdiction de la vente de cosmétiques testés sur les animaux. La mesure vise à renforcer la protection animale et à aligner le pays sur des normes internationales. (Humane World for Animals)

7. Une proposition de loi pour protéger les captages d’eau potable

En France, le groupe écologiste à l’Assemblée nationale dépose une proposition de loi visant à protéger les captages d’eau potable, notamment par des restrictions sur les pesticides et activités polluantes. (AEF info)

8. Curitiba, un modèle urbain riche en espaces verts

Troc déchets contre légumes, transports en commun de qualité et qualité de vie incroyable : la métropole brésilienne de Curitiba offre plus de 50 m² d’espaces verts par habitant pour ses 1,7 million d’habitants, grâce à une planification urbaine écologique. (La Relève et La Peste)

9. Des avancées pour les animaux d’élevage en Italie

Loi de finance en Italie :  la création d’un fonds public pour aider les élevages à abandonner les cages et financer la transition vers des systèmes plus respectueux du bien-être animal vient d’être mis en place. (Humane World for Animals)

10. Deux chasseurs condamnés après la mort d’un cerf sur une propriété privée

En France, deux chasseurs sont condamnés après avoir tué un cerf sur la propriété de Luc Besson. Les faits relèvent d’une chasse illégale sur terrain privé. On aimerais que chacun des cas similaires soit traité avec autant de sévèrité, voire plus. (30 Millions d’Amis)

– Mauricette Baelen

Consultation blaireau Vendée jusqu’au 13 février 2026

Vendée jusqu’au 13 février 2026 : consultation publique sur l’arrêté préfectoral autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau à partir du 15 mai 2026

Le Projet d’arrêté

La préfecture de la Vendée propose à la consultation du public un projet d’arrêté autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau dans le département de la Vendée à partir du 15 mai 2026. .

La préfecture a publié une note de présentation et une note sur le blaireau présentée en CDCFS.

AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté jusqu’au 13 février 2026.

Important : pour que votre avis soit pris en compte, utilisez nos arguments pour rédiger une réponse personnalisée.

Modalité de réponse à cette consultation : 

Précision importante : tout le monde a le droit d’exprimer son avis sur ce projet d’arrêté, quel que soit son département de résidence.

consultation blaireau

Accéder au formulaire

https://enqueteur.vendee.equipement-agriculture.gouv.fr/index.php?r=survey/index&sid=836628&lang=fr

Monsieur le Préfet de la Vendée,

Alors que de nombreuses préfectures reconnaissent désormais que l’ouverture anticipée de la vénerie sous terre au 15 mai a un impact majeur sur la survie des blaireautins, et ont fait le choix de ne plus adopter de périodes complémentaires ou de les réduire, votre département continue de l’autoriser, tout en usant de tous les stratagèmes possibles pour assurer aux chasseurs de pouvoir tuer un maximum de blaireaux dès le 15 mai, chaque année.

Pourtant, ni la note de présentation, ni les documents présentés en CDCFS ne sont de nature à justifier l’ouverture de la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau au 15 mai 2026 prévue dans votre projet d’arrêté.

A ce titre, je souhaite déposer un AVIS DÉFAVORABLE à votre projet d’arrêté.

SUR LA FORME :

  • Tout d’abord, vos services ont saisi la CDCFS sur la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau 2026 en mars 2025, sur la base de données présentées par la fédération de chasse correspondant à la saison 2023/2024. Il serait judicieux de fournir à la CDCFS, mais également aux contributeurs du dialogue environnemental, les données les plus récentes, et ainsi de fournir le bilan de l’année cynégétique 2024/2025.
  • Vous citez à de nombreuses reprises le rapport du sénateur Pierre Cuypers, Sénateur qui n’a jamais caché sa proximité avec le lobby cynégétique et qui a rendu un rapport à charge contre le blaireau, rapport qui a été dénoncé par plusieurs de ses collègues, mais également par l’ANSES. La rédaction de vos arrêtés devrait être guidée par la science et le droit et non par des accointances entre chasseurs et politiciens.
  • L’association AVES France a interrogé votre administration en 2020 et en 2023 sur l’état de connaissance de l’espèce au niveau local, afin de comprendre sur quelle base vos arrêtés sont adoptés. Or, depuis 5 ans, votre administration n’a toujours pas de données concrètes et scientifiquement recevables pouvant justifier une ouverture de la vénerie sous terre au 15 mai.
  • Le recensement des blaireautières par les chasseurs, à la fois juges et parties, n’apporte pas plus d’élément sur les effectifs de blaireaux de votre département. En l’absence de toute information sur la manière dont a été conduit le recensement par les chasseurs, il est impossible d’estimer les effectifs de blaireaux à partir de ces données. Au mieux, elle peuvent attester la présence historique de l’espèce sur une partie du territoire. En tant qu’administration, avez-vous pu consulter les données brutes collectées par les chasseurs et la méthodologie employée ? Pourquoi ne pas rendre ces données publiques afin que ce comptage puisse être vérifié par une instance n’ayant pas d’intérêts cynégétiques ?
  • Comme chaque année, vous publiez une note de présentation qui énumère des généralités sur le blaireau et sur les dégâts qu’il est susceptible de causer, sans jamais les rapporter au contexte local. Votre administration n’a simplement aucune idée des effectifs de blaireaux dans son département et ne peut donc pas autoriser une période complémentaire qui serait délétère à l’espèce.
  • Dans votre note de présentation, vous énumérez une liste de dommages qui, selon vous, peuvent être attribués aux blaireaux. Pourtant, vous ne fournissez aucun exemple vérifiable ni aucun chiffrage de dégâts de blaireaux à l’agriculture. Aucune information dans votre note de présentation ne permet de vérifier la véracité de vos affirmations, la fréquence et la criticité de ces supposés dégâts.
  • Vous justifiez l’ouverture anticipée de la vénerie sous terre en affirmant que « Des collectivités gémapiennes sollicitent régulièrement l’intervention de l’ADDP85 pour des terriers actifs présents dans les digues de protection des populations et compromettant leur pérennité », sans publier le moindre élément factuel pour accréditer cette affirmation. Toutefois, je me permets de vous rappeler que dans le cas de terriers à proximité d’une digue ou d’infrastructures, la vénerie sous terre n’est jamais la méthode privilégiée. D’ailleurs, les chasseurs d’Indre-et-Loire l’ont reconnu dans une note publiée en 2023 par la DDT37, dans laquelle il était écrit que : « Les équipages de déterrage constatent également une évolution du comportement de l’animal préférant se réfugier dans des zones très escarpées voire dangereuses ne permettant pas de réaliser une opération de déterrage. » Ainsi, en persécutant les blaireaux dans leur habitat naturel, ils se réfugient dans des zones dangereuses où ils sont susceptibles de causer plus de dégâts. La vénerie sous terre n’est donc pas le remède, mais le mal que vous devriez combattre.
  • Il en est de même pour les terriers qui pourraient se trouver à proximité des voies ferrées, puisque vous tentez de justifier votre arrêté en affirmant que « En 2025, la SNCF a engagé des travaux à St Gemme la Plaine et à la Bretonnière sur ses voies pour pallier les problématiques de blaireaux (les terriers déstabilisaient la voie au-dessus). Les coûts de dégâts causés par ce fouisseur sont : La Bretonnière : 6635.90€ TTC et St Gemme la Plaine : 15138.58€ TTC»
    Dans cet exemple encore, la vénerie sous terre n’est jamais la solution, puisqu’elle ne peut pas être pratiquée sous une voie ferrée. La mise en place de terriers artificiels, lors de la rénovation des voies, permet toutefois une cohabitation durable.
  • Vous affirmez que « Les moeurs nocturnes de l’espèce le conduisent à longer les bords de routes pour se déplacer, et plusieurs cadavres sont régulièrement trouvés ». Le blaireau n’est pas responsable des collisions routières, mais en est la victime, comme de nombreux autres animaux sauvages et domestiques. C’est aux conducteurs d’adapter leur conduite et notamment à réduire leur vitesse la nuit, afin de rester maître de leur véhicule si un animal profite de l’absence d’activités humaines pour vivre.
  • Votre administration fait une interprétation erronée des chiffres qu’elle présente au public. Pour vous, le fait que le nombre de collisions routières est en augmentation et que le nombre de blaireaux tués par les chasseurs augmente chaque année est un signe de bonne santé de l’espèce et démontrerait “la stabilité des effectifs”. Aucune estimation de population ne peut être déduite de ces données.
  • Entre 2010 et 2024, les chasseurs de la Vendée ont tué 6551 blaireaux lors d’opérations de déterrage. Pourtant, vous écrivez dans les Considérant de votre projet d’arrêté que les dommages aux cultures et aux infrastructures sont significatifs. N’est-il pas du ressort de votre administration d’auditer ses pratiques ? Comment pouvez-vous reproduire chaque année la même politique d’abattage de blaireaux alors que celle-ci semble totalement inefficace, puisque vous la justifiez chaque année par des dégâts. Si la vénerie sous terre n’est pas en mesure de limiter ces dégâts, peut être que la préfecture devrait s’engager dans la voie de la cohabitation et favoriser des méthodes non létales.
  • L’article 9 de la Convention de Berne n’autorise les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées qu’« à condition qu’il n’existe pas une autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée pour prévenir des dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et aux autres formes de propriété ». Pour être légales, les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux blaireaux doivent être justifiées par trois conditions, devant être cumulativement vérifiées : la démonstration de dommages importants aux cultures notamment ; l’absence de solution alternative ; l’absence d’impact d’une telle mesure sur la survie de la population concernée. L’exercice récréatif de la chasse est exclu. Or, la note de présentation n’apporte aucun élément pour justifier cette période complémentaire. Elle ne fournit aucune estimation fiable et récente des populations de blaireaux dans le département, ni aucun chiffrage des dégâts attribués à l’espèce. Par ailleurs, il n’est mentionné nulle part la mise en place de mesures préventives qui pourraient facilement solutionner les rares dommages causés par ces animaux. Dans ces conditions, rien ne justifie la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau et le projet d’arrêté est donc entaché d’illégalité.
  • De l’avis de l’ensemble de la littérature scientifique, le blaireau est un « petit » tout au long de sa première année de vie. Le sevrage des blaireautins n’est que le passage d’une alimentation lactée à une alimentation solide, généralement fournie par la mère blairelle. Cette étape alimentaire n’a aucun rapport avec le passage à l’âge adulte des blaireautins, lesquels demeurent pleinement dépendants de leur mère jusqu’à la fin de leur premier automne. Autoriser la vénerie sous terre au 15 mai est une infraction qui conduit de plus en plus de tribunaux administratifs à suspendre et annuler les arrêtés concernés. Si cet arrêté est adopté, il fera de nouveau l’objet d’un recours de la part des associations de protection de l’environnement.
  • Les données que vous fournissez ne nous permettent pas de calculer la mortalité anthropogénique. Emmanuel DO LINH SAN estime, dans son ouvrage Le blaireau d’Eurasie, que « lorsque les facteurs de mortalité anthropogénique occasionnent des pertes supérieures à 20% dans une population de blaireaux, celle-ci va inévitablement régresser. » Le département de la Vendée ne peut pas autoriser de pression sur les populations de blaireaux sans être capable d’estimer par une méthode scientifique fiable le nombre d’individus sur son territoire, au risque d’être en infraction avec l’article L. 424-10 du Code de l’environnement si vous mettez en danger vos populations de blaireaux pour le seul intérêt des chasseurs.
  • L’Article 7 de la Charte de l’Environnement précise que : « Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement. »  Pourtant, la note de présentation annexée à votre projet d’arrêté est lacunaire et ne permet pas de justifier l’ouverture anticipée de la vénerie sous terre du blaireau. La note de présentation ne contient notamment aucune donnée sur les effectifs de blaireaux dans votre département, ni même sur les dégâts dont vous les accusez.
  • L’article L. 123-19-1 du code de l’environnement précise :
    «Sous réserve des dispositions de l’article L. 123-19-6, le projet d’une décision mentionnée au I, accompagné d’une note de présentation précisant notamment le contexte et les objectifs de ce projet, est mis à disposition du public par voie électronique et, sur demande présentée dans des conditions prévues par décret, mis en consultation sur support papier dans les préfectures et les sous-préfectures en ce qui concerne les décisions des autorités de l’Etat, y compris les autorités administratives indépendantes, et des établissements publics de l’Etat, ou au siège de l’autorité en ce qui concerne les décisions des autres autorités.» Plusieurs tribunaux ont suspendu et annulé des arrêtés dont les notes de présentation étaient incomplètes. 
    Soit ces éléments existent et vous refusez de les transmettre aux contributeurs, en contrevenant à l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, soit vous ne possédez aucun chiffre et votre projet d’arrêté est alors entaché d’illégalité et la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau devrait être supprimée dans l’arrêté final, pour éviter un recours devant le tribunal administratif. 
  • Concernant la contradiction entre l’article R. 424-5 du Code de l’environnement et l’article L. 424-10 du même code, la DDT de l’Ardèche reconnait que l’autorisation de la période complémentaire est préjudiciable à la survie des jeunes :

    « L’exercice de la vénerie sous terre du Blaireau s’exerçait précédemment pendant une période de chasse complémentaire ouverte du 15 mai à l’ouverture générale. Il apparaît que cette période de chasse peut porter un préjudice à des jeunes pas encore émancipés. Le projet d’arrêté prévoit de différer le début de cette période complémentaire au 1er août 2022. »
    La préfecture de la Vendée doit tenir compte de cette notification sur la période de dépendance des jeunes, qui est valable pour tous les départements.

  • Dans le bilan de la période complémentaire et des prélèvements de blaireau pour la saison 2023/2024 rédigée par les chasseurs, annexée à votre projet d’arrêté, on découvre que sur 384 blaireaux tués, 33% étaient des jeunes. Dans plusieurs départements, la transmission de ces chiffres par l’administration a confirmé que la vénerie sous terre est une pratique aveugle qui conduit à la destruction des terriers et de l’ensemble de ses occupants, y compris des jeunes de l’année, dépendants et qui n’ont évidemment pas pu se reproduire et qui représentent entre 30 et 50% des animaux tués par ce mode de chasse.
  • Vous justifiez l’ouverture anticipée de la vénerie sous terre et l’intervention des veneurs dans le paragraphe “14 Pratique de la chasse du Blaireau en Vendée” en disant “A cette époque, les équipages de vénerie sont disponibles. En cas de problème de dégâts, l’intervention, sitôt la période d’émancipation des jeunes, a pour effet de limiter la colonisation de nouveaux territoires par les jeunes blaireaux émancipés.” Une fois encore, votre administration démontre ici son parti pris et son manque de rigueur scientifique. D’abord, vous laissez croire que la vénerie sous terre n’est pratiquée que pour répondre à des problématiques de dégâts, alors que c’est avant tout une chasse de loisirs. Ensuite, les jeunes ne sont absolument pas émancipés au 15 mai ! Le scientifique François Lebourgeois a écrit dans Activités saisonnières et comportements du blaireau européen (Meles meles L.) en contexte forestier tempéré de feuillus de plaine : résultats de 11 ans de suivi journalier (2013-2023) : “Comme beaucoup de mammifères, le blaireau est donc une espèce « altriciale », c’est-à-dire que la croissance et le développement des jeunes nécessitent des soins postnaissance prodigués par des individus adultes (notamment la mère). Même après le sevrage (chez les mammifères « processus durant lequel une mère cesse définitivement d’allaiter son petit »), les jeunes restent dépendants des adultes pour les soins, les différents apprentissages liés à la recherche de la nourriture, aux comportements pour la cohésion des groupes, à l’entretien des terriers.” Cet article est en accès libre et serait certainement une lecture plus enrichissante que les documents qui vous sont transmis par la fédération départementale des chasseurs.
  • En ce qui concerne les risques sanitaires, vous justifiez l’ouverture anticipée de la vénerie sous terre du blaireau par le fait que le blaireau peut être porteur de la tuberculose et la transmettre aux bovins,  et que “La menace de la tuberculose bovine est réelle en Vendée, un cas ayant été enregistré par la communauté européenne aux Sables d’Olonne.” Pourtant, en avril 2023, l’ANSES a écrit au Sénateur Arnaud Bazin pour lui confirmer que « les experts ont rappelé les recommandations déjà émises dans le précédent rapport de 2011, selon lesquelles dans les zones indemnes, l’élimination préventive des blaireaux (et autres espèces sauvages) ne peut en aucun cas être justifiée au motif de la lutte contre la tuberculose. Depuis cette date, l’évolution de la tuberculose bovine au sein des troupeaux comme de la faune sauvage ne justifie pas un réexamen de notre position scientifique. » Vous ne pouvez donc pas justifier votre projet d’arrêté par le fait que le blaireau peut être porteur de la tuberculose. Pire, cet argument devrait vous inciter à interdire la vénerie sous terre dans votre département, puisque les chiens envoyés dans les terriers sont susceptibles de répandre des zoonoses, aussi bien aux êtres humains qu’aux animaux domestiques et aux élevages.
  • Je me permets de vous rappeler qu’au moment de la publication de l’arrêté final, l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement stipule qu’ « au plus tard à la date de la publication de la décision et pendant une durée minimale de trois mois, l’autorité administrative qui a pris la décision rend publics, par voie électronique, la synthèse des observations et propositions du public avec l’indication de celles dont il a été tenu compte, les observations et propositions déposées par voie électronique ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision. » Je vous remercie donc de bien prévoir la publication d’une synthèse des avis qui vous ont été envoyés.

 

LES JURISPRUDENCES EN FAVEUR DU BLAIREAU : 

Suite aux recours en justice déposés par les associations, les juges des tribunaux administratifs donnent de plus en plus souvent raison aux associations.

Dans leurs ordonnances, les tribunaux administratifs justifient la suspension ou l’annulation des arrêtés pour les motifs suivants :

  • Insuffisance de démonstration de dégâts
  • Illégalité destruction « petits » blaireaux
  • Défaut de recours à des mesures alternatives à l’abattage
  • Insuffisance de justifications dans la note de présentation
  • Méconnaissance de l’état des populations de blaireaux
  • Défaut de fixation d’un nombre maximal d’animaux susceptibles d’être prélevés
  • Irrégularité de la convocation des membres de la CDCFS
  • Risque sanitaire lié à la tuberculose bovine
  • Illégalité de l’article R.424-5 du code de l’environnement
  • Non respect de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique
  • Maturité sexuelle des petits non effective
  • Insuffisance de démonstration de dégâts aux infrastructures

 

SUR LE FOND :

  • Plusieurs départements n’autorisent plus la période complémentaire du blaireau, et notamment les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de l’Aude, des Bouches-du-Rhône (depuis 2016), de la Côte d’Or (depuis 2015), de l’Hérault (depuis 2014), du Var, du Vaucluse, des Vosges, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.
    En 2021, les administrations des départements de l’Ariège, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Charente, Dordogne, Doubs, Loire, Morbihan, Pyrénées Orientales, Seine Maritime, Haute-Saône, Tarn, Yvelines et Yonne ne l’ont pas autorisée pour la première fois. En 2022, l’Isère et l’Ardèche ont rejoint cette liste.
  • Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux puisqu’elle consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, à creuser afin de les saisir avec des pinces. Les animaux, dans un état de stress très important, sont ensuite achevés à la dague.
  • La vénerie sous terre met en danger les chiens qui sont envoyés dans les terriers et qui peuvent être blessés, répandre des zoonoses ou être tués par les animaux sauvages qui se défendent d’une agression extérieure. D’ailleurs, la Suisse a interdit cette pratique dans le but de protéger les chiens.
  • La vénerie sous terre n’est pas sans conséquences pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers, souvent anciens, se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme le Chat forestier (Felis silvestris) pour les départements concernés ou des chiroptères lorsque certaines espèces sont en phase d’hibernation pendant la période de septembre/octobre à fin avril : « Le Petit rhinolophe hiberne dans des gîtes souterrains (mines, caves, sous-sols ou même terriers de Renard ou de Blaireau) »source : Atlas des Mammifères de Bretagne éd. 2015.
  • Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »

À PROPOS DU BLAIREAU :

  • Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.
  • Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».
  • Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ». Or, l’article R. 424-5 du même code précise toutefois que le préfet peut autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, cet article contrevient donc au précédent.
  • La dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par femelle et par an).
  • Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année).
  • Une mortalité importante de blaireaux est liée au trafic routier.
  • Les opérations de vénerie peuvent affecter considérablement les effectifs de blaireaux et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.
  • Les bilans annuels relatifs à la vénerie sous terre sont généralement très bas et ne régulent pas du tout les populations. Les collisions routières ont certainement un impact bien plus important que le déterrage. Si ces prélèvements ne permettent pas de réguler les populations (pour de quelconques raisons sanitaires ou économiques), alors pourquoi continuer d’accorder des autorisations de déterrage, si ce n’est de contenter quelques acharnés de la pratique de vénerie sous terre ?
  • Les dégâts que le blaireau peut occasionner dans les cultures de céréales sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt. Selon l’Office National de la Chasse ONC bulletin mensuel n° 104 : « Les dégâts que peut faire le blaireau dans les cultures ne sont gênants que très localement (…) Et il suffit de tendre une cordelette enduite de répulsif à 15 cm du sol pour le dissuader de goûter aux cultures humaines. »
  • En ce qui concerne les éventuels dégâts causés sur les digues, routes ou ouvrages hydrauliques par le creusement des terriers, la régulation du blaireau a montré son inefficacité, voire même un effet contre-productif du fait de la place libérée par l’animal éliminé qui est très vite occupée par un autre individu.
  • Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème, ceci accompagné de la mise à disposition à proximité de terriers artificiels. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan. (source : LPO Alsace)

Peser sur les Municipales 2026

Cyberacteurs est une association a-partisane : nous ne donnons aucune consigne de vote.
Notre idée est simple : ton bulletin de vote a du pouvoir, comme ta souris ou ton porte-monnaie.

Aux municipales 2026, tu peux interpeller les listes sur des engagements concrets (environnement, santé, mobilité, biodiversité, numérique…).
Si aucune liste ne te convient au 1er tour, tu peux choisir de préparer ton propre bulletin, le vote blanc ou nul. Et surtout, tu peux rendre visibles tes priorités en les exprimant publiquement (hors isoloir) : message, questions aux listes, partage des campagnes ONG.
Objectif : faire monter une majorité de compromis et de transition — localement, puis vers 2027.

A chacune et chacun de voir comment elle ou il peut peser sur ces élections en fonction du contexte local.

Vote 2026

 

Coalition des volontaires pour la planète et les droits des vivants
https://www.cyberacteurs.org/blog/?p=13739

UNE MAJORITE POUR LE COMPROMIS ET LA TRANSITION

Municipales 2026 : une majorité de Français ne comptent pas soutenir les candidats hostiles à la transition écologique

À deux mois du premier tour des élections municipales, un sondage Ifop commandé par le Réseau action climat et le Secours catholique-Caritas France tord le cou à une idée en vogue : celle d’un rejet de l’écologie, notamment par les plus précaires. À l’inverse, la transition est plébiscitée au niveau local, toutes classes sociales confondues, révèle le questionnaire.
https://vert.eco/articles/municipales-2026-une-majorite-de-francais-ne-comptent-pas-soutenir-les-candidats-hostiles-a-la-transition-ecologique

Les Français déplorent un «mauvais budget» mais ne souhaitent pas la chute du gouvernement
https://www.lefigaro.fr/politique/les-francais-deplorent-un-mauvais-budget-mais-ne-souhaitent-pas-la-chute-du-gouvernement-20260122

Césure nette entre les deux extrêmes (40 contre) et les partis de gouvernement (entre 57 et 84 pour)

A nous de mettre en avant cette majorité favorable aux compromis et à la transition

Confrontés aux attaques des prédateurs et lobbies en tous genres, nous ne pouvons pas nous permettre de rester dispersés. Partout dans le monde (y compris au Parlement Européen l’alliance de l’extrême droite et de la droite est synonyme de régression culturelle, environnementale et sociale.

Nous proposons à toutes les associations de lancer une coalition des éco-volontaires pour la planète et les droits des vivants en recherchant ensemble un élément visible dont la popularisation au-delà des spécificités associatives permettrait une visibilité que nous n’avons pas collectivement contrairement aux gillets jaunes, aux bonnets rouges ou jaunes.

MONBULLETINDEVOTEADUPOUVOIR

Les situations aux municipales sont très diverses. Pour celles et ceux qui ne trouvent pas au premier tour de liste leur permettant de peser comme ils ou elles le souhaitent un bulletin de vote personnalisable leur permettrait de s’exprimer.

Nous proposons de créer ensemble un site monbulletindevoteadupouvoir.fr qui permette de recenser toutes les propositions associatives d’interpellations des candidats aux municipales.

Et qui permette à chaque citoyenne et à chaque citoyen de réaliser son propre bulletin de vote reprenant le logo de l’Alliance des Eco-volontaires pour la planète et le QR code du message personnalisé adressé aux listes aux municipales. Ces votes comptés nuls permettront à chacune et chacun de rendre visibles les éléments forts qu’il ou elle souhaite voir intégrés pour voter au second tour.

ECOLO-DEAL

Nous comptons sur vous qui adhérez à cyberacteurs comme à d’autres associations pour leur faire passer le message : faire passer les messages des autres associations ne nous enlèvera rien mais au contraire nous rendra plus forts collectivement face à nos adversaires qui n’aspirent qu’à notre disparition.

cyberaction : Parrainage 2027
Les maires détiennent la possibilité de parrainer un-e candidat-e à l’élection présidentielle.
Il est donc important pour les électeurs et électrices que nous sommes de connaître les intentions de celui ou celle qui aspire à nos suffrages dans la mesure où le vote aura des incidences sur la gestion de la commune mais aussi sur l’avenir du pays.
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/parrainage-8007.html

cyberaction : 2027 : pour une primaire des territoires
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pouruneprimairedesterritoires-7664.html

Pétition : FUTES 2027
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/futes-6122.html

cyberaction : Priorité à l’Open Source européen
Passer toutes les collectivités à l’open source pour se libérer de la dictature numérique etats-unienne
Face à une vulnérabilité stratégique qui nous coûte plus de 265 milliards d’euros par an et nous expose aux lois extraterritoriales de puissances étrangères, l’heure n’est plus au diagnostic mais à l’action décisive.
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/prioritynyalopensourceeuropynen-7928.html

Cyberaction : des fans-zones culturelles à la place des publicités
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/desfans-zonesculturellesyalaplacede-8057.html

cyberaction : Vélos cargos : la livraison écologique a besoin du soutien de l’État et des mairies.
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/vynloscargos-lalivraisonyncologique-7567.html

cyberaction : Pour un moratoire sur les data centers
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pourunmoratoiresurlesdatacenters-7537.html

Cyberaction : humusation
Développer en Cornouaille des alternatives à l’incinération et à inhumation
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/humusation-7292.html

LES CAMPAGNES MUNICIPALES DES AUTRES ONG

Le tout premier palmarès des cantines bio des 97 villes-préfectures françaises
14 villes préfectures dont Quimper n’ont jamais transmis les informations demandées et partagent le prix du mépris
https://partage.agirpourlenvironnement.org/s/palmares-des-cantines-bio/

PACTE BIO Municipales 2026 : Engagez-vous pour plus de bio dans la campagne !
https://www.fnab.org/pacte-bio-municipales-2026-engagez-vous-pour-plus-de-bio-dans-vos-campagnes/

SourceCommune.fr, l’outil de Générations futures créé pour les élections municipales 2026, mais surtout pour mettre toutes les données de santé environnementale à disposition des citoyens et citoyennes.
https://sourcecommune.fr

EN ROUTE VERS DES COMMUNES ZÉRO DÉCHET ! https://www.zerowastefrance.org/projet/municipales-2026-communes-zero-dechet/

Campagne Mairie-Me, une plateforme citoyenne pour redonner la parole aux habitantes 
FNE Bretagne est partenaire du Collectif pour la transition citoyenne (CTC) qui lance la Campagne Mairie-Me, une plateforme citoyenne pour redonner la parole aux habitant.es et dynamiser le débat local. Dans un contexte de crise politique et sociale, le sentiment de déconsidération est palpable, les politiques nationales déçoivent les citoyens alors que les politiques locales peuvent améliorer les conditions de vie des citoyens (environnement, santé, logements, transports…).
https://fne-bretagne.bzh/municipales2026/

Créer des lignes de covoiturage pour transformer la voiture en transport collectif
https://transition-citoyenne.org/wp-content/uploads/2025/10/covoiturage-brief-citoyen.pdf

Partage de la route : la méthode FNH pour développer le vélo !
https://www.fnh.org/la-methode-fnh-pour-developper-le-velo/

Recevez vos autocollants Greenpeace !
À l’approche des élections municipales de mars 2026, nous souhaitons transmettre un message fort : plaçons les enjeux environnementaux au cœur des discussions dans nos communes.
https://www.greenpeace.fr/stickers-ecolo/

La LPO nationale se mobilise pour plus de biodiversité dans nos communes, à l’occasion des élections municipales de 2026.
https://www.lpo.fr/la-lpo-en-actions/campagnes-de-plaidoyer/municipales-2026-la-nature-en-campagne

Le Réseau Action Climat propose des informations, des analyses et des ressources sur l’importance des politiques locales sur l’environnement et le changement climatique.
https://reseauactionclimat.org/municipales-2026-association/

À l’occasion des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, l’April propose aux personnes candidates de signer le Pacte du Logiciel Libre afin de marquer leur engagement, si elles sont élues, à promouvoir et défendre une priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts au sein de leurs collectivités.

https://www.april.org/campagne-du-pacte-du-logiciel-libre-pour-les-elections-municipales-et-communautaires-de-2026

Une délégation aux droits des enfants dans chaque mairie ? Une évidence

La Fédération Française des Trucs qui Marchent, FFTM pour les intimes

La Fédération des Trucs qui Marchent ne ment pas sur la marchandise : son site regorge de bonnes idées, bonnes mesures, bonnes pratiques, beaux projets, belles réussites. Son fil rouge : mettre en lumière des initiatives et des initiatives portées par des élus locaux et élues locales. Une aubaine à quelques semaines des municipales. Alors que se lance tranquillement la campagne, la FFTM est une mine pour inspirer les programmes des listes et pour donner de l’élan. Parce que oui, vous allez vite le sentir, tous ces “trucs” étant concrets et bien loin de grands discours qui vous assomment, les maires ont la capacité de les mettre en route. Et ce ne sont pas de simples idées, les initiatives ont fait leurs preuves sur le territoire et méritent bel et bien d’être dupliquées partout en France.​

Quelques exemples à la volée :

Des navettes automatisées partagées en zone périurbaine,
Cette ville qui double sa fréquentation touristique grâce à l’art dans l’espace public,
La ferme municipale de Mouans-Sartoux qui nourrit les enfants avec une alimentation 100% biologique,
Une brigade qui lutte contre les logements vacants à Roubaix,
Ou encore le retour de thés dansants en Bretagne.
En résumé, si vous portez chez vous un projet “local”, “qui marche” et qui est “duplicable” alors vous avez votre place au Panthéon de la FFTM. Allons enfants, marchons avec les trucs qui marchent ?

La santé, un enjeu incontournable des prochaines élections municipales

Merci de mettre dans les commentaires les campagnes dont vous auriez connaissance et qu’il serait intéressant de faire figurer sur cette page.

les bonnes nouvelles de Mr Mondialisation

1. Mercosur : le Parlement européen engage un bras de fer juridique contre l’accord

Le Parlement européen repousse la ratification de l’accord UE-Mercosur et saisit la Cour de justice de l’Union européenne. Cette démarche vise à contester la compatibilité du traité avec le droit européen et retarde son adoption. (Toute l’Europe)

2. Fiscalité : des centaines d’ultra-riches réclament une hausse des impôts

Près de 400 millionnaires et milliardaires demandent publiquement une augmentation de la fiscalité sur les plus riches. Ils estiment que la sous-imposition actuelle favorise les inégalités et la concentration des richesses. (Journal de Montréal)

3. A69 : la justice contraint le concessionnaire à quitter des terres illégalement occupées

Atosca doit se retirer de 42 parcelles occupées sans droit sur le tracé de l’autoroute A69, dans le Tarn. Cette décision constitue une avancée juridique pour les opposants au projet.(La Relève et La Peste)

4. Indonésie : retrait de 28 permis après des inondations liées à la déforestation

Les autorités indonésiennes révoquent 28 permis accordés à des entreprises forestières. Ces retraits interviennent après de graves inondations dans des zones fortement déboisées.
(Reporterre)

5. Fermes à saumons : la contestation citoyenne progresse jusqu’à l’Assemblée

Une coalition de 27 ONG appelle à un moratoire de dix ans sur les fermes à saumons industrielles. Elles se mobilisent sur le littoral atlantique et interpellent des députés à Paris. Les projets d’aquaculture intensive sont directement mis en cause.(Vert)

6. Énergie : le charbon recule en Chine et en Inde

La production d’électricité à partir du charbon diminue drastiquement en Chine et en Inde, une première depuis les années 70. Cette baisse s’inscrit dans une tendance observée sur le long terme.
(The Guardian)

7. Santé : la pollution de l’air par les microplastiques revue à la baisse

Les concentrations de microplastiques dans l’air sont inférieures aux estimations précédentes selon de nouvelles mesures. Ces données révisent à la baisse l’ampleur du phénomène étudié. (Vert)

8. Mobilités : des routes rurales transformées en itinéraires cyclables

Des collectivités transforment ou projettent de transformer des routes secondaires peu fréquentées en itinéraires cyclables dans les zones rurales françaises. Plusieurs expérimentations sont déjà en cours. (Reporterre)

9. Recherche : une piste prometteuse pour ralentir Alzheimer

Des chercheurs identifient une piste thérapeutique susceptible de freiner la progression de la maladie d’Alzheimer. Les résultats reposent sur des travaux expérimentaux récents.
(Futura-Sciences)

10. Biodiversité : le kakapo se reproduit à nouveau après quatre ans

Le kakapo, perroquet en danger critique d’extinction, se reproduit de nouveau en Nouvelle-Zélande pour la première fois depuis quatre ans.Plusieurs naissances sont enregistrées grâce aux programmes de conservation.
(Ouest-France)

Mercosur, ultra-riches et saumons : les 10 bonnes nouvelles de la semaine

Consommation et cancers

Bonjour,
Annie et moi sommes bien vieux et sommes consternés, inquiets, de voir que les  cancers et autres graves maladies se multiplient de plus en plus. Cela a commencé à partir des années 70, coïncidant avec l’utilisation croissante de pesticides de synthèse et d’intrants chimiques dans l’agriculture et l’élevage. Ayant fait le choix il y a 45 ans de vivre dans les Cévennes pour me permettre, scientifique défroqué, de m’installer en agriculture, nous vous livrons ci-dessous notre réflexion sur la nécessité de soutenir l’agriculture paysanne, et mieux l’agriculture biologique.
Si pour certains nous enfonçons des portes ouvertes, nous nous adressons particulièrement à ceux d’entre vous qui connaissant tout ça, n’en sont pas suffisamment convaincus pour traduire dans leur mode de consommation ces idées qui nous paraissent évidentes… dans la mesure où vous voudrez bien parcourir les 3 pages du texte ci-dessous et en P.J…..
Pierre


Cancers et maladies se multiplient,

La quasi « épidémie » de cancers et autres graves maladies met en cause le modèle de production agricole intensif dominant, et celui de la consommation imposé par la grande distribution de produits alimentaires. La production agricole paysanne est la seule à proposer des produits plus sains, tout en préservant l’environnement. Consommer local, et même si possible « bio ».
La politique agricole européenne, et celle de l’État impulsée par la FNSEA et l’agro-industrie, reviennent essentiellement à favoriser la concentration des grandes « exploitations » intensives, au détriment des plus petites quifournissent aux habitants de leur région des produits plus sains en respectant mieux leur environnement.Malheureusement partout le nombre de paysans recule et la loi d’orientation agricole, la loi Duplomb, tout comme les accords du Mercosur aggravent leur situation.

Quant à la grande distribution, elle propose d’une part : – Des produits de l’agriculture intensive, souvent ultra-transformés par l’industrie agro-alimentaires, riches en sel, sucre et corps gras. Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour la santé des consommateurs qui se rabattent sur les produits les moins chers,
Et d’autre part, mais plus chers avec une marge plus importante en considérant que cela s’adresse à une clientèle aisée, des produits bénéficiant du label biologique AB, bien qu’ils soient le plus souvent issus d’agriculture intensive et de transformations quasi industrielle.

Ainsi tout cela contribue à la disparition progressive des paysans et petites fermes, Devons-nous l’accepter ? Que ce soit en moyenne montagne, en vallées, en plaine, ce sont eux qui entretiennent nature et paysages façonnés par les habitants depuis si longtemps, face aux désertiques monocultures intensives. Ce sont les paysans qui s’obstinent dans leur beau mais difficile métier qui entretiennent la fertilité des sols par des pratiques respectueuses favorisant la diversité végétale et animale. Ne doivent-ils pas absolument être soutenus ?

De plus on sait maintenant que l’agriculture intensive et les élevages quasi-industriels, basés sur l’utilisation des pesticides de synthèse et intrants chimiques, font des dégâts sanitaires et environnementaux qu’il est de plus en plus difficile de cacher.
Bien sûr il y a d’autres sources nocives de pollution, telle que les contaminations radioactives responsables de maladies de la thyroïde, de leucémies et autres pathologies, mais la chimie reste un facteur important de la dégradation de la santé, particulièrement la chimie dans l’agriculture, et aussi en microparticules de plastiques qui envahissent nos organismes.

Les dégâts des pesticides de synthèse. Les pesticides, dont les polluants éternels et les perturbateurs endocriniens,contaminent tout l’environnement ; on les retrouve dans l’air, dans l’eau, jusque dans les massifs montagneux et même auxpôles, et bien sûr, dans notre alimentation. Etant destinés à détruire des organismes vivants, il est maintenant bien avéré qu’ils ont une grande responsabilité sur la détérioration de la santé humaine.
Coïncidant avec l’utilisation croissante de traitements chimiques en agriculture, on assiste depuis les années 70 à une augmentation croissante de cancers et de maladies lourdes (leucémies, diabètes, cardiovasculaires, Parkinson, Alzheimer, etc etc). Cela paraît s’aggraver pour tous les âges de la vie, même les jeunes sont maintenant touchés. Sont particulièrement exposés les bébés à naître sensibles aux effets des toxiques, les jeunes enfants encore fragiles, les riverains des cultures traitées, les agriculteurs et autres professionnels manipulant ces produits dans leur travail, et bien sûr les consommateurs.
On constate aussi la baisse de la fertilité humaine, de nombreux couples peinant à avoir des enfants quand ils le désirent.

Dans le même temps notre environnement est de plus en plus détérioré, insectes et oiseaux se font rares. Les sols s’appauvrissent et la vie qui faisait leur richesse se dégrade, ils n’absorbent plus l’eau de pluie, celle-ci ruisselle et les ravine ; sans vie, ils ne stockent plus le gaz carbonique ce qui contribue au bouleversement climatique.

Face à ces problèmes les consommateurs peuvent choisir les produits de l’agriculture paysanne et locale, moins nuisant. Faut-il en plus aller vers une alimentation biologique et limiter l’absorption de pesticides? La santé est sans aucun doute l’une des principales motivations pour cela. Les aliments biologiques sont généralement plus riches en nutriments essentiels. Des études ont montré qu’ils contiennent davantage de vitamines, de minéraux et d’antioxydants que leurs équivalents conventionnels.

De plus les pratiques culturales des agriculteurs biologiques préservent la vie des sols et entretiennent leur fertilité dont dépend la survie humaine ; quant à leurs élevages sans antibiotiques ni traitements chimiques, ils respectent mieux la vie naturelle des troupeaux et même celle des abeilles. Cela a des répercussions positives sur l’environnement, c’est plus de papillons, d’oiseaux, de vie sauvage, c’est préserver la qualité de l’eau de nos sources,

D’ailleurs qu’est-ce qu’un produit biologique : C’est un produit qui garantit aucune utilisation de produits chimiques de synthèse (pesticides, engrais, désherbants…), aucune utilisation d’OGM, le respect du bien-être animal (transport, conditions d’élevage, abattage…). Et dans les produits transformés, une quantité de 95 % au moins des ingrédients sontissus de l’agriculture biologique.

La première garantie de base est le label AB français ou le logo européen « eurofeuille », les producteurs ainsi labellisés sont de plus en plus nombreux (parmi les viticulteurs par exemple ou les boulangers). Quant aux mentions associatives elles garantissent une plus grande qualité de travail et la prise en compte des dégâts écologiques: « Nature et Progrès » qui associe consommateurs et producteurs dans un travail permanent de contrôle et de perfectionnement, et « Demeter » qui promeut la biodynamie avec une attention particulière aux cycles naturels.

La FAO a estimé que l’agriculture biologique est à même de nourrir toute la planète, et de limiter les dégâts du bouleversement climatique en préservant la capacité des sols à absorber le gaz carbonique, et l’eau de pluie ce qui limite le ravinement. Actuellement une bonne partie des sols de la planète sont déjà dégradés, épuisés, asphyxiés, sans vie.

Mais attention, tout n’est pas parfait dans le monde de la bio. Tout d’abord le label AB n’exclut pas les productions agro-industrielles qu’on retrouve dans les grandes surfaces, respectant à minima les critères biologiques. Les agro-industriels savent faire de l’intensif sans pesticides. Reconnaissons que leurs productions adaptées à la grande distribution sont « moins pires » que celles de l’agriculture chimique dominante, mais au détriment de normes sociales et écologiques, en concurrence avec les paysans (citons l’exemple caricatural des haricots importés d’Afrique par avion hors saison).

Et face à la bio,Il y a aussi les contrefaçons qui prétendent avoir les mêmes qualités comme «l’Agriculture raisonnée » qui ne garantit rien d’autres que l’utilisation de pesticides de synthèse et d’engrais chimiques prétendue « raisonnable »,mais qu’est-ce que cela veut dire!
Quant aux garanties d’origine de terroir comme  oignons, pélardons ou miel « des Cévennes », elles donnent l’origine géographique, c’est déjà utile, mais rien sur les méthodes de culture ou d’élevage.

Biologiques ou pas, nous avons donc à privilégier pour notre alimentation les productions locales (accessibles sur les marchés, aux points de vente tenus par les producteurs, etc.). C’est toujours mieux pour nous et notre environnement. Ce sont les seules à même de nourrir correctement toute l’humanité, de préserver la biodiversité, de restaurer les terres dégradées par l’agriculture intensive et la chimie.
Et même s’ils sont un peu plus chers car demandant plus de travail, consommons les produits biologiques de plus en plus présents sur les marchés et bien sûr dans les biocoop ou magasins spécialisés, au bénéfice de notre santé et de celle de la nature.

Annie et Pierre. Peguin, janvier 2026.





Boycottons le championnat du monde de foot par la pub

Alors que la FIFA vient d’annoncer la mise en place d’une pause hydratation pour les joueurs à chaque mi-temps des matchs de la prochaine Coupe du monde de football, le diffuseur français M6 a réagi sans tarder. Il diffusera de la publicité pendant ces coupures.

Reprenant une idée déjà mise en œuvre au moment de la coupe du monde au Qatar, nous vous soumettons l’idée que toutes les communes organisent des projections des matchs sur écrans géants dans des fan-zones avec des coupures pour les pauses publicitaires pendant lesquelles des artistes locaux feraient une prestation pour transformer ces matchs de foot en manifestations contre la politique impérialiste de Trump.

Comme l’outil que nous utilisions pour nos sondages n’existe plus nous vous proposons de répondre à ce message  : POUR, CONTRE, ABSTENTION ou REFUS DE VOTE

Pour en savoir plus et pour vos commentaires sur le blog

Mon temps de cerveau disponible a du pouvoir : Pour un boycott Publi-ciblé de la Coupe du Monde au QATAR

https://www.cyberacteurs.org/blog/?p=9402

On connaît déjà le vainqueur : la publicité 

https://www.quechoisir.org/actualite-mondial-2026-on-connait-deja-le-vainqueur-la-publicite-n173266/

CARTE. JO de Paris 2024. Fan-zones, où regarder gratuitement les épreuves olympiques à Paris ?

https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/carte-jo-de-paris-2024-fan-zones-ou-regarder-gratuitement-les-epreuves-olympiques-a-paris-2960384.html

Coupe du monde 2026 : “Vu le comportement de Donald Trump…” l’ex-sélectionneur Claude Le Roy propose un boycott de la compétition

https://www.ladepeche.fr/2026/01/20/vu-le-comportement-de-donald-trump-lex-selectionneur-claude-le-roy-propose-un-boycott-de-la-coupe-du-monde-2026-13173012.php

“C’est pitoyable” : les associations de supporters dépitées par le prix des billets de la Coupe du monde 2026

https://www.ladepeche.fr/2025/12/12/cest-pitoyable-les-associations-de-supporters-depitees-par-le-prix-des-billets-de-la-coupe-du-monde-2026-13107521.php

Coupe du monde 2026 : pourquoi un match des Bleus va se jouer dans le stade le plus “dangereux” du tournoi selon le FBI

https://www.ladepeche.fr/2025/12/30/coupe-du-monde-2026-pourquoi-un-match-des-bleus-va-se-jouer-dans-le-stade-le-plus-dangereux-du-tournoi-selon-le-fbi-13136641.php

Coupe du monde 2026 : pourquoi l’Allemagne pourrait boycotter la compétition à cause de Donald Trump
https://www.ladepeche.fr/2026/01/19/coupe-du-monde-2026-pourquoi-lallemagne-pourrait-boycotter-la-competition-a-cause-de-donald-trump-13171286.php

Le 16 janvier dernier, le député allemand Jürgen Hardt a proposé un boycott de la compétition par la sélection allemande. Si l’action est similaire à celle imaginée par Claude Le Roy, les revendications ne sont pas les mêmes.

Le député a proposé cette solution en dernier recours si Donald Trump ne fait pas marche arrière sur ses droits de douane supplémentaires à l’encontre de plusieurs pays européens, dans le cadre de sa volonté d’annexer le Groenland.

Boycott de la coupe du monde 2026 : L’Allemagne laissera sa fédération décider, la France temporise

https://www.20minutes.fr/sport/football/4197179-20260121-boycott-coupe-monde-2026-allemagne-laissera-federation-decider-france-temporise

Reste que s’il est trop tôt pour mesurer leurs effets, de nombreux appels au boycott, visant les matchs qui auront lieu sur le sol états-unien, ont été publiés et partagés sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. Y compris de la part de citoyens du pays, qui mettent en avant le comportement des agents fédéraux de l’ICE, la police anti-immigration américaine.

https://www.liberation.fr/checknews/coupe-du-monde-de-foot-2026-17-000-personnes-ont-elles-annule-leur-billet-en-signe-de-protestation-contre-trump-20260115_ZHI3IXJWOZGYLLW6TPWZ37XBSY/

Nous avons essayé à plusieurs reprises d’actionner la dynamique du boycott sans succès.

Pour un boycott politique de la coupe du monde en Russie.

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=1757

JO: boycott diplomatique et affichage humanitaire

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=3793

Transfert de la coupe du monde de Football dans un pays respectant les droits de l’être humain

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=4637

Catharsis : pas un fifrelin pour la fifa

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=4657

Le Qatar c’est pas trop tard, L’Arabie c’est aujourd’hui

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=4662