D’un déséquilibre à l’autre

Le changement climatique en cours a un double effet néfaste sur nos forêts. D’une part, les populations de certains insectes xylophages explosent profitant d’hivers anormalement doux, de printemps et d’étés secs. D’autre part, les arbres souffrent du manque d’eau et sont affaiblis. En conséquence, ces derniers sont de moins en moins armés pour résister aux attaques de ravageurs comme le scolyte.

Un arbre en bonne santé parvient à se défendre en produisant de la résine qui obstrue les galeries creusées par les parasites et qui noie ces derniers. Un arbre en déficit hydrique ne peut plus engager ce processus. En outre, il produit une phytohormone de stress que les scolytes détectent et qui les attirent. Les larves de ces coléoptères creusent des galeries sous l’écorce empêchant ainsi la circulation de la sève. L’arbre se dessèche et finit par mourir. Les épicéas, et maintenant les sapins, du Nord Est de la France sont les essences les plus impactées par la pullulation des scolytes.

La seule méthode préventive est de couper le plus vite possible les arbres atteints, de broyer les écorces et le produit d’ébranchage. En coupant très tôt, on préserve le cœur du bois qui peut être valorisé en bois d’œuvre.

Une catastrophe écologique a généralement des répercussions au niveau économique. Au cours des années 2018 et 2019, 2 millions de m3 d’épicéas ont été prélevés en forêt publique, soit le double d’une récolte normale.

L’arrivée massive de cette essence sur le marché a fait chuter les cours de 30%. Les propriétaires privés, la Fédération nationale du Bois (organisation professionnelle des acteurs de la filière bois) et les communes forestières réclament un “Grenelle de la Forêt”.

Le Ministère de l’Agriculture a annoncé la mise en place d’un plan de soutien de 16 millions d’euros afin d’aider à l’exploitation et à la commercialisation des arbres atteints, puis à la reconstitution des peuplements après coupes rases. Il reste à souhaiter que ne seront pas renouvelées les erreurs d’une gestion forestière qui a encouragé dans les années 70, par le biais de subventions publiques, d’allégements fiscaux, de fourniture gratuite de petits arbres ; la plantation de forêts monotypes de résineux en lieu et place des forêts de feuillus ou d’anciens terrains agricoles. Un “Gosplan” désastreux pour la nature qui a, en outre, mobilisé des fonds et moyens publics au seul bénéfice de propriétaires et exploitants privés. Ce sont ces mêmes forêts à essence résineuse unique qui sont actuellement ravagées par les scolytes. En effet, les peuplements mélangés résistent mieux aux aléas sanitaires et climatiques tout en offrant une meilleure résilience.

Francine Praud

Pour info : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/foret-secheresse-scolytes-forcent-couper-arbres-ce-qui-fait-chuter-cours-1734413.html https://www.rustica.fr/tv/deperissement-epiceas-par-typographe,15250.html

A vos bourses pour changer la fast-fashion

L’industrie de la fast fashion, comprenez mode rapide en Français a connu un essor en Europe à partir des années 2000. C’est seulement en 2005 lorsque le système de quota a complètement été éliminé et remplacé par un accord de l’OMC que le phénomène a pris toute son ampleur. Le documentaire The True Cost ou encore le drame du Rana Plaza au Bangladesh n’ont pas suffit à faire changer l’industrie.

Aujourd’hui les collections s’enchaînent dans les enseignes de fast fashion à raison de 50 par an, soit presque une toute les semaines, contre 2 collections par an dans la mode traditionnelle. Nous sommes devenus friands de produits peu chers et à la mode, bien souvent ces achats impulsifs finissent au fond d’un tiroir, nous ne portons régulièrement que 20% des vêtements qui composent notre garde robe. Cette industrie a des conséquences dévastatrices pour l’humanité.

Le concept de “Race to the bottom” ou course vers le bas

Les entreprises à la recherche de coûts de production toujours plus faibles ont délocalisé l’ensemble de leurs chaînes de production dans des pays où la main d’oeuvre est peu chère et les états peu regardant sur l’impact environnemental de l’activité. En 2017, le chiffre d’affaires de l’industrie textile et de la fabrication de vêtements à atteint des sommets records, à hauteur de 181 milliards d’euros.

Les entreprises afin de satisfaire la clientèle, n’hésitent pas à exercer une pression sur les fournisseurs et les sous-traitants qui à leur tour exigent aux salariés d’augmenter les cadences de production. Dans des pays comme l’Inde, le Bangladesh ou encore la Chine où l’abondance de la population met les travailleurs en concurrence, avoir un boulot est une chance. Ainsi ils acceptent ces cadences, travaillent de longues heures supplémentaires, tout cela pour un salaire ne leur permettant pas de vivre décemment.

L’association Asia Floor Wage, se bat pour que les salariés de l’industrie de la mode soient payés un salaire décent. Bien souvent, les employés sont payés au minimum légal du pays, ce qui ne suffit pas à satisfaire les besoins de bases.

Une industrie extrêmement polluante

La pollution engendrée à travers l’ensemble du cycle de vie de nos vêtements est monstrueuse. Le coton est une fibre naturelle qui requiert énormément d’eau pour pousser, le polyester moins cher que le coton est dérivé du pétrole.

Nos vêtements polluent à chaque étape jusqu’à la fin de leurs vies, que ça soit au lavage et au séchage ou encore lorsqu’ils sont incinérés ou enfouis dans des décharges.

Bien que le recyclage des fibres se développe, la technique ne permet pas de réutiliser à l’infini les fibres de coton qui se détériorent avec le temps. Des alternatives existent à la fast fashion, le concept de slow fashion se développe rapidement et les consommateurs se rendent compte que la quantité ne fait pas toujours tout.

Consommer moins mais mieux

De nombreuses marques éthiques, durables se développent et certaines marques utilisent du plastique recyclé dans leur production (Nike, Patagonia). Le consommateur a plus de pouvoir qu’il n’y paraît, en changeant nos habitudes de consommation et en dénonçant les marques qui polluent nous pouvons changer l’industrie. Cette infographie revient sur l’essor de la fast fashion tout en donnant des alternatives individuelles qui mènent au changement.

Réparer nos vieux vêtements, acheter en fripes, accepter de payer un peu plus cher pour de la qualité, choisir des pièces intemporelles, autant de petites actions qui cumulées peuvent faire des merveilles pour votre bourse mais aussi pour la planète !

Les secrets de la fast fashion

la forêt au Col du Mont Jean (Lepuix 90) 

deux photos que j’ai prises à un an et demi d’intervalle. On a peine à croire qu’il s’agit du même lieu : la forêt au Col du Mont Jean (Lepuix 90) autrefois qualifiée de “remarquable”. Cette forêt que je connais et apprécie (appréciais) depuis mon enfance.

Plusieurs parcelles, privées et communales, ont été rasées au début de cette année pour que la carrière de Lepuix puisse y stocker des stériles (terres et matériaux non exploitables), malgré l’action en justice de FNE90.

La preuve par l’image qu’il est important de défendre notre patrimoine forestier contre les  appétits destructeurs !

Francine Praud

#ARRÊTONSLACARRIÈREINSENSÉE

#ARRÊTONSLACARRIÈREINSENSÉE - TOURNAI-VILLEDIEU_ENVIRONNEMENT

Recours en justice pour contester l’autorisation de renouvellement et d’extension de la carrière de Tournai-sur-Dive

Notre association TOURNAI-VILLEDIEU_ENVIRONNEMENT (t‐v_e) a déposé le 25 juillet 2018 un recours de plein contentieux auprès du Tribunal Administratif de Caen contre l’arrêté préfectoral d’autorisation de renouvellement et d’extension de la carrière sise sur la commune de Tournai-sur-Dive et à proximité immédiate de la commune de Villedieu-lès-Bailleul (61) du 4 avril 2018 et l’arrêté préfectoral complémentaire du 18 juin 2018.

La société Orbello Granulats Normandie exploite depuis octobre 2013 une carrière située entre les communes de Tournai-sur-Dive et Villedieu-lès-Bailleul de 9,5 ha et demande depuis 2016 une autorisation pour étendre le périmètre de la carrière à une superficie totale d’environ 60 ha et un approfondissement pour de 90 m et ce pendant 30 ans. C’est comme si on construisait 81 terrains de football entre les deux communes…

extension

Pourquoi nous nous opposons ?

Parce que il s’agit d’un projet industriel INUTILE et DANGEREUX avec des conséquences irréversibles pour notre TERRE….pour la VIE.

Nos communes sont assises sur une veine de grès armoricain riche en minerais radioactifs. Les autorités ont « Offert » à l’exploitant l’autorisation pour extraire les grès sans se soucier du danger que représente la radioactivité. Pire encore, dans l’étude d’impact de la société Orbello Granulats Normandie, réalisée par le cabinet Geoarmor, aucune mention n’est faite sur la présence des minerais radioactifs ni sur les risques de pollution au thallium des nappes dans l’emprise de la carrière. Malgré l’envergure du projet, aucune étude ou expertise contradictoires n’ont été sollicitées par les autorités, et cela malgré les inquiétudes justifiées des habitants.

Notre association a demandé à des chercheurs de l’Unité METIS de l’Université Pierre et Marie Curie d’analyser l’étude d’impact présenté par l’exploitant pour appuyer sa demande de renouvellement et d’extension de la carrière. Le rapport des scientifiques met en évidence plusieurs omissions dans le dossier relatives aux caractéristiques géologiques et hydrologiques du lieu et valide la présence de minerais radioactifs et de thallium dans notre sous-sol.

La radioactivité mesurée est de l’ordre de 17,5 mSv/an, valeur proche du seuil légal d’irradiation pour les travailleurs exposés à une radioactivité artificielle et nettement supérieure au seuil de 1mSv/an fixé par la réglementation française en matière de radioprotection de la population.

Plusieurs autres questions de fond ont été éludées par la société Orbello et par les autorités. Le caractère exécutoire de l’arrête nous a obligés à faire appel à des spécialistes pour plaider notre cause devant les tribunaux, il s’agit de l’équipe qui a gagné à Nonant le Pin dans l’affaire GDE.

Notre démarche auprès de tribunaux doit permettre de créer une jurisprudence qui empêchera que de tels projets INUTILES puissent voir le jour en dépit du bon sens.

Notre TERRE trouvera toujours le moyen de se défendre, d’alerter, avec les inondations, le réchauffement climatique, les tremblements de terre et tant d’autres catastrophes naturelles qu’elle utilise pour nous mettre en garde, mais nous, les humains, dont notre existence est finalement si courte, savons-nous nous défendre ?

Une simple expérience de pensée nous a permis de soulever des interrogations légitimes. Tournai-sur-Dive et Villedieu-lès-Bailleul sont au cœur d’exploitations agricoles et d’élevages. A-t-on étudié le fait qu’une telle exploitation pourrait être à l’origine de la pollution de notre sol, de notre air, de l’eau, mettant en péril la VIE ?

Dans une guerre, il y a un ennemi. Et cette région connait bien la guerre. Si l’extension venait à se concrétiser avec les conséquences que nous craignons, nous, citoyens, serons encore une fois obligés de livrer bataille, cette fois contre une société qui, en se servant de plusieurs armes, va détruire ce que nous avons mis du temps à reconstruire.

Nous ne souhaitions pas qu’Orbello Granulats Normandie soit notre ennemi, mais leur demande d’extension et d’approfondissement est un projet INUTILE qui va à l’encontre de la commodité du voisinage, de la santé, de la sécurité, de la salubrité publique, de la préservation de la nature, de l’environnement, des paysages, de notre patrimoine géologique, archéologique, architectural et historique.

Le 12 décembre 2015 à Paris le texte adopté par les 195 pays de la COP21 (ratifié en dernière instance par l’Union Européenne le 4 octobre 2016) marquait le début d’une nouvelle ère dans la lutte POUR la protection de notre planète. C’est la seule lutte à laquelle nous adhérons.

On nous dira que cette industrie est nécessaire pour construire, certainement, mais le nombre de carrières déjà en exploitation dans l’Orne suffit à satisfaire la demande, même s’agissant de prendre part à l’aventure du Grand Paris. Nous sommes au XXIème siècle, aucun projet pour grandiose qu’il soit ne peut se faire en sacrifiant des villages et des vies. L’époque où les esclaves restaient sous les cailloux et le sable des pyramides est révolue.

Nous utilisons tous les moyens pour dénoncer ce projet INUTILE qui met notre Terre, avec toute la vie qu’elle recèle, en danger.

A quoi servira l’argent collecté ?

Nous sommes évidemment les victimes annoncées de ce projet, comme tant d’autres, mais nous refusons ce rôle de victime et nous essayons, par tous les moyens, de contrer le projet en mettant en œuvre toute action pouvant concourir à son échec. Nous habitons certes dans un milieu rural de l’Orne, mais cette terre est la nôtre et nous refusons qu’elle soit détruite au profit d’un projet sauvage et un dépit du bons sens.

Nous sommes déjà à l’œuvre, nous savons pertinemment que l’industriel fera tout pour contrer nos actions et démarches. Donc, nous avons besoin d’un soutien moral, mais également financier pour pouvoir payer les avocats et les experts.

Notre équipe

Nous sommes 7 membres fondateurs, Jessica, Pierre, Serge, Margarita, Françoise, Micheline, Valérie et Choto le carlin, et conjointement avec nos membres et le cabinet d’avocats TRC et le cabinet Carles & Associés menons cette bataille pour préserver notre environnement, notre santé, notre cadre de vie, notre flore et notre faune…. notre patrimoine.

Depuis nos villages, l’association Tournai-Villedieu_Environnement lance un cri d’alarme et fait appel à votre solidarité. AIDEZ-NOUS !

Régulation du silure glane

Le Silure glane, espèce omnivore longé vive et susceptible d’atteindre une taille importante plus de 3 mètres, pose sur tous nos fleuves des grandes difficultés et dérègle  tout le milieu aquatique, en prenant le dessus sur toutes les autres espèces traditionnelles dont certaines à haute valeur patrimoniale et économique.

C’est pour cela que, nous vous demandons la prise des décisions de régulation, à savoir l’inscription du silure glane, sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques, au titre de la Loi Littorale : l’article L432-10 du Code de l’Environnement.

Notre souhait, une fois la loi votée : tout Silure attrapé par les pêcheurs, sera interdit de remettre à l’eau vivant, (mort dans l’eau). Ensuite, sa chair biodégradable ne contaminera pas les rivières.

Par ailleurs, il serait souhaitable de pouvoir aussi supprimer les silures dans les passes à poissons et à proximité des seuils sur les fleuves et rivières classées « migrateurs » (Exemple : Loire/Allier, Garonne…).

En effet, c’est à cet endroit qu’ils se rassemblent et provoquent de gros dégâts sur les saumons, aloses, anguilles, lamproies, …

En outre tout silure vivant doit être interdit au transport.

Le président ADEL
Sentinelle des associations

La loi littoral, c’est l’intérêt général

Quand des délits sont commis contre l’environnement, qui est notre bien commun, leurs auteurs, personnes ou groupes constitués, se posent immanquablement comme des victimes et jamais n’assument leur rôle de coupables. C’est le cas pour les marées vertes, les pesticides, les extractions de sable et les particuliers qui construisent en zones non-constructibles et plus précisément au bord du littoral. Tout, sauf assumer ses fautes. Car, c’est incontestablement une faute, par ses modes de cultures, de favoriser les marées vertes toxiques et d’altérer la qualité de l’eau; une faute, par des extractions de sable, d’attenter à la biodiversité marine; une faute, par des substances chimiques, de commettre des dommages irréparables à la biodiversité terrestre et de menacer la santé humaine ; une faute, par des constructions en bord de mer, de dégrader des paysages naturels dont la beauté est reconnue par tous, y compris par ceux qui construisent là pour cette raison.
Chaque fois que l’environnement est agressé, c’est chacun d’entre nous que l’on agresse. C’est chacune et chacun d’entre nous qui sommes victimes. La défense de l’environnement est la défense de l’interêt général.
C’est ce qui fait aujourd’hui, hélas ! son malheur. Les agresseurs se font passer pour des victimes et ceux qui attaquent leurs méfaits pour leurs bourreaux. Et ça marche trop souvent. Combien de victimes objectives de ces délits accourrent pour sauvegarder les intérêts particuliers de ceux qui les commettent et violent ainsi l’intérêt général ? Et par effet inverse, les mêmes dirigent leurs reproches contre celles et ceux qui défendent cet intérêt général dont ils sont pourtant les premiers bénéficiaires ! Quel intérêt a un citoyen, qui ne possède aucun bien en bord de mer et qui n’aura jamais les moyens d’en possèder un, à signer une pétition pour sauver une maison dont les tribunaux ont ordonné la démolition  et qui a été construite en en connaissant tous les risques ? Il se prive ainsi d’une vue sur la mer à cet endroit, et surtout il veut priver tous les autres au seul bénéfice de ceux qui se la réservent pour eux seuls !
C’est pourtant, peut-être, le même citoyen ou la même citoyenne, qui aura manifesté contre une extraction de sable au large de cette maison, refusant de défendre les intérêts particuliers de la société extractrice, pour préserver l’intérêt général au travers de la sauvegarde de la biodiversité marine. Comment rendre compte de cette incohérence ? Tout simplement, parce que, dans le premier cas, ce citoyen ou cette citoyenne se sera identifié, émotionnellement, complètement à tort, à la situation de ceux à qui on ordonne légalement cette démolition. Cette émotion efface tout le reste et en particulier tout sens critique. Les auteurs de ces actes délictueux en jouent abondamment. Et comme, même à leurs propres yeux, il est plus glorieux de se faire victimes expiatoires plutôt que responsables de ses actes inconsidérés, quoi de tel que de broder un récit où se mêlent complots contre leurs personnes et calomnies à l’égard de celles et ceux qui ne demandent que l’application de la loi et le respect de l’intérêt général, ici, ailleurs, aujourd’hui, demain.
Mais ce citoyen ou cette citoyenne n’aurait jamais été dupé sans la faute grave de tous ceux qui ont en charge la défense de l’intérêt général, les élus et les préfets. Plusieurs fois condamnés pour faute par les tribunaux, ils récidivent dangereusement dans la violation de la loi et de l’intérêt général. Qu’il s’agisse de marées vertes, d’extractions de sable, de pesticides, de constructions en bord de mer, ils soutiennent trop souvent les intérêts particuliers de ceux qui les élisent. Ainsi, en échange d’un permis de construire accordé alors qu’il le sait manifestement illégal, un maire ménage son potentiel électoral pour être réélu, et laisse le « sale boulot », la tâche ingrate de défendre la loi et l’intérêt général à d’autres. Et il n’a d’autres moyens pour masquer sa forfaiture, que de stigmatiser les associations qui s’adressent aux tribunaux pour qu’ils suppléent par leurs ordonnances à la faillite de son action.
Ainsi va la politique aujourd’hui, ainsi va l’intérêt général… Comme quoi, derrière tout un débat sur l’avenir d’une construction illégale, se cachent des enjeux insoupçonnés qui révèlent tout un fonctionnement de nos institutions, d’abord au service d’intérêts privés. Faut-il s’étonner alors que la lutte contre le réchauffement climatique marque le pas, parce qu’elle passe bien après les complaisances à l’égard de lobbies fortement émetteurs de gaz à effets de serres ? Et il faudra plus qu’une maison en bois à Plestin-les-Grèves, construite illégalement en bord de mer, pour faire baisser la température du globe. Mais comme aucune action, si minime fut-elle, n’est à négliger dans ce combat qui engage l’avenir de l’humanité toute entière, il eût mieux fallu encore qu’elle ne fût jamais construite.
Yves-Marie Le Lay, président de Sauvegarde du Trégor

Ce dimanche à 15h réunion publique à la Mairie de St Didier en Velay pour la préservation de la zone humide de Champdolent

Bonjour les amis de la nature, des rivières et des milieux humides

Ce dimanche à 15h une réunion publique à la Mairie de St Didier en Velay s’annonce « chaude » pour la préservation de la zone humide de Champdolent menacée par des travaux d’une route et d’un stade.

L’association Sauvegarde Environnement qui organise la projection-débat a besoin de tous les soutiens.

Le REN 43 et SOS Loire Vivante seront présents (j’y serais et non Corinne comme l’annonce le tract), mais ce n’est évidemment pas suffisant. On a besoin de tout le monde, alors dimanche pour remplacer la promenade d’après repas, venez vous informer et demander de repenser le projet d’aménagement du site !

Ci-après pour info le message du Président Gérard Cabut qui a été adressé aux élus locaux (commune et comcom)
Contactez moi pour toute info 06 14 36 43 45
A dimanche ? Merci de diffuser l’info autour de vous.

Simon Burner
Directeur SOS Loire Vivante-ERN France (European Rivers Network) 04 71 05 57 88

Campdolent

Au nom de notre association Sauvegarde Environnement, je vous invite à assister et à participer à la projection débat le dimanche 25 février à 15h en mairie dans le cadre de la journée mondiale des zones humides, ayant pour titre “chez nous Champdolent menacé“, avec la participation de SOS Loire Vivante et du REN43,

Les zones humides sont un patrimoine précieux par la biodiversité qu’elles abritent et les fonctions naturelles qu’elles remplissent gratuitement, y compris pour notre eau potable, d’où cette “journée mondiale des zones humides”.

Cette zone concerne les deux communes de St Didier et St Victor, zone humide constituée des sources de la Genouille, qui se jette dans la Semène, participant donc à l’alimentation en eau potable de St Didier et La Séauve, et, bien qu’elle recèle une biodiversité remarquable, elle n’a jamais bénéficié d’aucun classement ni protection

Elle a fait l’objet de plusieurs études depuis 1990: une étude par une botaniste universitaire réputée, auteure du guide de la flore de la Hte Loire, une par la faculté des sciences de St Etienne, préconisant d’en faire un lieu de reproduction de plantes rares des milieux humides, et d’y créer un vrai parcours botanique et pédagogique, et d’autres par des bureaux d’études en environnement, avec plusieurs autres préconisations.

Pourtant cette zone a été oubliée, méconnue, ignorée, voire méprisée, et est maintenant menacée, nous souhaitons donc engager enfin un  vrai débat sur son avenir, et notamment sur le projet de déplacement/reconstruction prochain du stade de St Victor (+ parkings, + vestiaires, douches, WC sur une source!) , tout à fait incompatible avec un vrai projet naturaliste pour toute cette zone, et pour un stade à 3 kms du bourg ne répondant même pas aux besoins et commodités des habitants de St Victor, sans parler du coût des transports y compris pollutions: nous nous ne pouvons que nous opposer fermement à ce projet. Les communes de St Didier et St Victor pourraient au contraire facilement, très utilement et à peu de frais suivre les exemples des communes de plus en plus nombreuses qui classent leurs zones humides, les protègent, y achètent même des parcelles (contrairement à St Didier!!!), y replantent parfois des feuillus, y créent de vrais parcours botaniques, en font des lieux d’expérimentation scientifique et de pédagogie, projets incompatibles avec un stade de foot, au grand profit de l’image de ces communes, ce que nous évoquerons lors de cette séance…

J’ajoute, qu’outre ces aménagements prévus à Champdolent, la forêt de Bramard va être “impactée” par la création de la nouvelle zone des Grangers près de St Just, et qui sait bientôt d’autres choses vont “sortir des cartons”? On a refusé à notre association la consultation de l’étude de valorisation du bois de Bramard faite en 2012 pour le compte de la communauté de communes, on peut comprendre pourquoi car son objet ne peut que laisser penser que parmi les scenarios envisagés d’autres projets vont bientôt surgir. Il n’est plus possible de continuer à sacrifier cette forêt…

Je souligne enfin qu’à l’heure de la 6ème grande extinction des espèces, au moment de la nouvelle récente mise en garde alarmante signée par 15 364 scientifiques de 184 pays, et alors que plus des 2/3 des zones humides ont disparu , devant ces enjeux majeurs qui nous concernent tous, les communes ont un rôle primordial à jouer, ne passons pas à côté, ce n’est pas un luxe, c’est une urgence pour tous

Voir enfin cet article dont: “La vérité, c’est que renverser la courbe de destruction des zones humides exige le courage de changer nos politiques”: relèverons-nous ce défi?

Bien cordialement,

Gérard Cabut

LPO Franche-Comté lance une campagne de financement participatif

Nous lançons aujourd’hui une campagne de financement participatif afin de compléter notre budget pour le Programme Régional de Conservation des Espèces « Oiseaux des zones humides agricoles » que nous avons initié en Région depuis 2011. Du fait d’une baisse de nos financements mais surtout, en raison des secteurs d’intervention de plus en plus importants et de l’augmentation des agriculteurs partenaires, nous avons besoin d’étoffer notre budget afin de mettre en place les mesures de protection adéquates.

Nous faisons ainsi appel à votre générosité afin de poursuivre nos missions de suivis et de protection des nichées de ces espèces menacées que sont le Vanneau huppé, Courlis cendré, Tarier des prés, Pipit farlouse, Marouette ponctuée, Râle des genêts..

Votre soutien est précieux à cette étape de l’aventure !

Vous êtes convaincus et souhaitez faire un don?  Il suffit de cliquer ici : https://www.helloasso.com/associations/lpo-franche-comte/collectes/un-coup-de-main-pour-les-oiseaux-des-zones-humides-agricoles.

La LPO Franche-Comté, compte sur vous et vous remercie grandement!

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LPO Franche-Comté Maison de l’environnement de Franche-Comté
7 rue Voirin – 25000 Besançon
Tél. : 03.81.50.43 10
http://franche-comte.lpo.fr

Sondage d’opinion ; chasse au renard / Opinion poll : foxhunting …

 
Personnellement en faveur de la chasse au renard, le Premier ministre britannique Theresa May a renouvelé son engagement de voter librement pour renverser l’interdiction de la chasse au renard. Une activité controversée, qui est illégale depuis 2004 et la législation introduite par le gouvernement de Tony Blair.
Personally in favour of fox hunting British PM Theresa May has renewed her pledge to hold a free vote on overturning the ban on fox hunting.a controversial activity, which has been illegal since 2004 after legislation was introduced by Tony Blair’s Labour government.
Je viens de voter sur ce sondage, qu’un ami m’a envoyé. Peut-être que vous aussi voudriez faire ressentir votre point de vue …
Devrait-il y avoir une interdiction de la chasse au renard? Oui ou non
I’ve just voted on this poll, which a friend sent me. Perhaps you too would like to make your view felt …. 
Should there be a ban on fox hunting ? Yes or no …

Déni de justice, déni écologique, Ségolène Royal autorise la chasse aux oies après la date de fermeture officielle !

oies En pleine période de froid, et à quelques jours seulement de la fin de la saison cynégétique, plusieurs pays européens ont déjà fermé la chasse. Mais pas la France qui continue de chasser des oiseaux affaiblis et affamés dans de nombreux départements.
Plus fort encore, la Ministre Ségolène Royal déclare à l’Assemblée nationale le 25 janvier que les oies pourront être chassées… dix jours de plus après la fermeture du 31 janvier ! Et ce au mépris de la règlementation.
Les décisions des Ministres français de l’environnement d’autoriser la chasse aux oies après le 31 janvier sont annulées depuis près de 20 ans par le Conseil d’État. Le Commissaire Européen Vella a répondu clairement aux questions de Madame Royal par courrier en date du 13 mars 2015 que les conditions de dérogation prévues par la Directive Oiseaux pour chasser les oies au-delà de la période légale de chasse n’étaient pas réunies dès lors que les prélèvements s’effectueraient alors sur des populations en migration de retour vers les sites de nidification. Les études scientifiques confirment le début des migrations dès la fin de la deuxième décade de janvier.
Ce n’est pas un problème pour la Ministre française en charge de l’écologie qui déclare dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ce mercredi 25 janvier que, compte tenu du fait qu’un arrêté de prorogation de la période de chasse serait illégal, elle donnera des consignes orales pour ne pas verbaliser les braconniers jusqu’au 10 février !
http://videos.assemblee- nationale.fr/direct.4606002_ 5888ad55a5ea4

Cette invitation au non-respect du droit est également synonyme de mépris de la Cour Européenne de Justice qui poursuit déjà la France pour le braconnage constant des bruants ortolans !
Madame Ségolène Royal cède une fois de plus au lobby cynégétique. Pourtant la période de chasse en France est la plus longue d’Europe (plus de 6,5 mois de l’année) et s’exerce sur le nombre d’espèces le plus élevé en Europe : 90 espèces dont 64 d’oiseaux, pour des prélèvements annuels de 25 à 30 millions d’oiseaux. A noter qu’une vingtaine d’espèces chassées souffrent d’un mauvais état de conservation, inscrites sur les listes rouges européennes voire mondiales pour deux d’entre elles.
Officialiser le braconnage n’est pas compatible avec un État de droit. C’est d’autant plus choquant lorsque l’État français prétend être exemplaire pour la conservation de la biodiversité au lendemain du premier conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité. La LPO a introduit un recours indemnitaire contre le Ministère en charge de l’écologie en août 2015 auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, pour non-respect successif des décisions du Conseil d’État. Suite à cette nouvelle affaire, la LPO demande aux avocats spécialisés d’étudier la possibilité de poursuivre Madame Royal en responsabilité pénale, détachable de sa fonction ministérielle.
Contacts presse
LPO France
Allain Bougrain Dubourg /président LPO France