Boycottons le championnat du monde de foot par la pub

Alors que la FIFA vient d’annoncer la mise en place d’une pause hydratation pour les joueurs à chaque mi-temps des matchs de la prochaine Coupe du monde de football, le diffuseur français M6 a réagi sans tarder. Il diffusera de la publicité pendant ces coupures.

Reprenant une idée déjà mise en œuvre au moment de la coupe du monde au Qatar, nous vous soumettons l’idée que toutes les communes organisent des projections des matchs sur écrans géants dans des fan-zones avec des coupures pour les pauses publicitaires pendant lesquelles des artistes locaux feraient une prestation pour transformer ces matchs de foot en manifestations contre la politique impérialiste de Trump.

Comme l’outil que nous utilisions pour nos sondages n’existe plus nous vous proposons de répondre à ce message  : POUR, CONTRE, ABSTENTION ou REFUS DE VOTE

Pour en savoir plus et pour vos commentaires sur le blog

Mon temps de cerveau disponible a du pouvoir : Pour un boycott Publi-ciblé de la Coupe du Monde au QATAR

https://www.cyberacteurs.org/blog/?p=9402

On connaît déjà le vainqueur : la publicité 

https://www.quechoisir.org/actualite-mondial-2026-on-connait-deja-le-vainqueur-la-publicite-n173266/

CARTE. JO de Paris 2024. Fan-zones, où regarder gratuitement les épreuves olympiques à Paris ?

https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/carte-jo-de-paris-2024-fan-zones-ou-regarder-gratuitement-les-epreuves-olympiques-a-paris-2960384.html

Coupe du monde 2026 : “Vu le comportement de Donald Trump…” l’ex-sélectionneur Claude Le Roy propose un boycott de la compétition

https://www.ladepeche.fr/2026/01/20/vu-le-comportement-de-donald-trump-lex-selectionneur-claude-le-roy-propose-un-boycott-de-la-coupe-du-monde-2026-13173012.php

“C’est pitoyable” : les associations de supporters dépitées par le prix des billets de la Coupe du monde 2026

https://www.ladepeche.fr/2025/12/12/cest-pitoyable-les-associations-de-supporters-depitees-par-le-prix-des-billets-de-la-coupe-du-monde-2026-13107521.php

Coupe du monde 2026 : pourquoi un match des Bleus va se jouer dans le stade le plus “dangereux” du tournoi selon le FBI

https://www.ladepeche.fr/2025/12/30/coupe-du-monde-2026-pourquoi-un-match-des-bleus-va-se-jouer-dans-le-stade-le-plus-dangereux-du-tournoi-selon-le-fbi-13136641.php

Coupe du monde 2026 : pourquoi l’Allemagne pourrait boycotter la compétition à cause de Donald Trump
https://www.ladepeche.fr/2026/01/19/coupe-du-monde-2026-pourquoi-lallemagne-pourrait-boycotter-la-competition-a-cause-de-donald-trump-13171286.php

Le 16 janvier dernier, le député allemand Jürgen Hardt a proposé un boycott de la compétition par la sélection allemande. Si l’action est similaire à celle imaginée par Claude Le Roy, les revendications ne sont pas les mêmes.

Le député a proposé cette solution en dernier recours si Donald Trump ne fait pas marche arrière sur ses droits de douane supplémentaires à l’encontre de plusieurs pays européens, dans le cadre de sa volonté d’annexer le Groenland.

Boycott de la coupe du monde 2026 : L’Allemagne laissera sa fédération décider, la France temporise

https://www.20minutes.fr/sport/football/4197179-20260121-boycott-coupe-monde-2026-allemagne-laissera-federation-decider-france-temporise

Reste que s’il est trop tôt pour mesurer leurs effets, de nombreux appels au boycott, visant les matchs qui auront lieu sur le sol états-unien, ont été publiés et partagés sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. Y compris de la part de citoyens du pays, qui mettent en avant le comportement des agents fédéraux de l’ICE, la police anti-immigration américaine.

https://www.liberation.fr/checknews/coupe-du-monde-de-foot-2026-17-000-personnes-ont-elles-annule-leur-billet-en-signe-de-protestation-contre-trump-20260115_ZHI3IXJWOZGYLLW6TPWZ37XBSY/

Nous avons essayé à plusieurs reprises d’actionner la dynamique du boycott sans succès.

Pour un boycott politique de la coupe du monde en Russie.

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=1757

JO: boycott diplomatique et affichage humanitaire

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=3793

Transfert de la coupe du monde de Football dans un pays respectant les droits de l’être humain

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=4637

Catharsis : pas un fifrelin pour la fifa

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=4657

Le Qatar c’est pas trop tard, L’Arabie c’est aujourd’hui

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=4662

Hommage à Agnès Bertrand par Pierre Péguin

Agnès Bertrand
Ce message est destiné à celles et ceux qui ont connu Agnès Bertrand, ou ont partagé ou suivi certains de ses combats fondamentaux à la faveur de l’écologie et d’une économie alternative, fraternelle et de proximité, il est destiné aussi à ceux qui souhaitent en savoir plus sur cette période des débuts de la prise de conscience des dangers à venir de la mondialisation libérale, et aussi de la crise écologique, c’est tout ce que nous vivons aujourd’hui; cette époque où nous avions espéré en “l’altermondialisme” est bien loin..

L’ écologiste altermondialiste, Agnès Bertrand est morte le 2 janvier à 77ans. Il sera bien difficile de mesurer l’ampleur de l’influence de son travail sur l’avenir, tant ses apports infusent aujourd’hui encore l’ensemble des analyses produites sur les dégâts de la mondialisation libérale.

Actuellement, de nombreuses voix s’élèvent et tentent de contrer la signature du Mercosur qui menace la petite agriculture et l’agroécologie paysanne, seules pourtant à pouvoir nourrir les peuples, tout en maintenant notre planète en bonne santé.

Avant le Mercosur, ces accords destructeurs du vivant et de la solidarité entre les peuples, étaient déjà là. En 1990 ils s’appelaient GATT (General Agreement on Tariffs and Trade), en 1995 (AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services), sans oublier le traitre à l’acronyme trompeur, l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement), etc. Tous ayant une même volonté d’ orchestrer la mainmise progressive des multinationales de l’agro-industrie, de la chimie, des technologies et de la finance sur les populations du monde entier.

Toute sa vie Agnès Bertrand l’a consacrée à nous éclairer sur les dangers de ces textes sur l’environnement, nos existences et nos démocraties. Nous pouvons mesurer aujourd’hui à quel point elle et ses amis avaient raison de s’émouvoir des conséquences de telles politiques.

Pour en savoir plus on trouvera  un article de la revue Nature et Progrès de 2003,

une photo d’Agnès, et ci-dessous des textes très instructufs  sur la période au cours de laquelle on pouvait espérer mettre des grains de sable dans la mondialisation libérale et promouvoir le respect du vivant, période au cours de laquelle Agnès Bertrand a oeuvré. Ces textes vallent la peine, vous ne serez pas décus de voir comment une poignée de personnes ont tout fait pour faire prendre conscience de ce qui se tramait à cette époque.

Pierre

De Fabrice Nicolino:

1) écrit pour Politis en 2000, quand on parlait encore d’antimondialisation.
https://fabrice-nicolino.com/la-veridique-histoire-des-pionniers-de-lantimondialisation/

2) entretien avec elle mené pour Terre Sauvage en 2005:

L’espoir d’une autre mondialisation


Agnès Bertrand est une pionnière. Bien avant José Bové, elle a compris que le sort du monde se jouait dans les bureaux les plus discrets. Là où se négocient l’air et l’eau, les sols et les forêts, la biodiversité. Elle se dit convaincue qu’on peut vivre et produire autrement. C’est-à-dire mieux.

Terre Sauvage : Agnès, je vous connais depuis une vingtaine d’années, et si j’ai eu envie de cet entretien pour Terre Sauvage, c’est que vous êtes, à mes yeux du moins, un drôle d’animal. Car vous êtes la pionnière en France de ce qu’on appelle l’altermondialisation. Comment a commencé cette aventure ?

Agnès Bertrand : Par l’Europe. Par un club de pionniers de l’écologie, profondément Européens, mais pas du tout partisans de l’Europe actuelle. Il s’appelait et s’appelle toujours Ecoropa, qui signifie Ecologica-Europa, (l’Europe écologique.) J’ai rejoint Ecoropa en 1982 et je me souviens encore de Denis de Rougemont, son président fondateur, nous décrivant comme « le collège invisible des dissidents de l’Occident ». J’étais une néophyte de l’écologie, je ne savais que bien peu de choses dans ce domaine, et voilà qu’ils me chargent de préparer une enquête pour un tribunal international de l’écologie.

TS : Dites moi, quelle responsabilité !

A.B : Oui, mais c’était des gens convaincus, enthousiastes et j’ajouterai polyglottes, ce qui aidait beaucoup. La franchise et l’écoute qui régnaient entre nous avaient quelque chose de jubilatoire. Le comité d’Ecoropa comptait huit ou neuf nationalités, des gens qui s’étaient choisis, rapprochés, et compris.

TS : Vous pouvez nous citer quelques noms ?

AB : Eh bien, Jean-Marie Pelt en faisait partie, ainsi que René Dumont au moment de la fondation. Et encore Christian Huglo, ce grand avocat qui s’est illustré depuis, avec Corinne Lepage, dans le procès de l’Amoco Cadiz. Il y avait également Manfred Siebker, un Allemand qui travaillait à la Commission européenne et nous décryptait tout de l’intérieur. Il y avait le Britannique Teddy Goldsmith, des Espagnols, des Norvégiens. Le secrétaire général, Edouard Kressman, habitait Bordeaux, et au moment de sa retraite, il s’était lancé dans l’écologie. À cause du vin…

TS : Pardonnez-moi de préciser pour nos plus jeunes lecteurs. On ne présente plus Jean-Marie Pelt, botaniste, écologiste et conteur, mais un mot concernant René Dumont et Teddy Goldsmith. Dumont grand agronome de la faim, a été le premier candidat écolo aux élections présidentielles de 1974. Quant au second, il a créé l’une des plus grandes revues écologistes de la planète, en 1969 : The Ecologist. Mais vous parliez du vin, non ?

AB : Oui. Édouard Kressman ne supportait pas comment on traitait la vigne, dans tous les sens du terme. Et il a été la cheville ouvrière des premières réunions. Intellectuel protestant, il avait lu le philosophe Jacques Ellul, qui avec son ami Bernard Charbonneau a beaucoup écrit sur la technique et la technocratie. On ne s’en souvient pas forcément, mais Charbonneau a été le premier à dénoncer cette folie qui consiste à arracher les haies. On trouvait dans ce club de réflexion une vraie érudition qui m’a permis de faire comme une sorte d’université parallèle. Dès ma première réunion, qui se tenait à Paris, dans les locaux du journal protestant Réforme, j’ai été charmée.

TS : Vous êtes par la suite devenue secrétaire générale d’Ecoropa, n’est-ce pas ?

AB : D’abord d’Ecoropa – France, puis au niveau européen à la mort d’Edouard Kressman. Comme ces intellectuels étaient aussi des gens concrets, c’était doublement stimulant. Je me souviens d’une réunion à Genève qui se termina par des collages d’affiches antinucléaires à minuit passé. Non seulement c’étaient des gens de conviction et de plume, mais aussi d’action, et souvent très originaux…

TS : Pensez-vous qu’un groupe aussi réduit ait pu avoir une influence durable ?

AB : Oui, parce qu’il s’agissait au fond d’un réseau de réseaux avant l’heure. Le manifeste d’Ecoropa, traduit dans toutes les langues pour les premières élections européennes au suffrage universel, a joué un grand rôle intellectuel. Notamment auprès de partis écologistes alors en formation. Nous ne nous arrêtions pas au rideau de fer qui à l’époque coupait l’Europe en deux. Nous avions noué des liens avec certains dissidents des régimes communistes, comme la Charte 77 en Tchécoslovaquie.

TS : J’en profite pour dire que l’ancien président tchécoslovaque Vaclav Havel vient de prendre position pour les écologistes aux dernières élections tchèques. Et revenons à vous : que signifiait à cette époque, pour vous, l’écologie ?

AB : J’avais fait des études de philosophie, à Nanterre, où j’étais en 1968… Autrement dit, j’ai été marquée comme d’autres par ces années d’après-68. La mode intellectuelle allait alors vers de grandes théories aujourd’hui oubliées, comme par exemple le structuralisme, et je ressentais une véritable insatisfaction. Sans trop le savoir alors, je cherchais une réponse globale au sens de la vie sur terre. Et les premiers textes écologiques que j’ai pu lire, que ce soit ceux du club de Rome, qui mettaient en question la croissance, déjà, ou encore les écrits de Jacques Ellul ou Ivan Illich, m’ont permis de réfléchir en profondeur. Je repense ainsi au dernier grand ouvrage de Denis de Rougemont, L’avenir est notre affaire. Toute une série de thèmes d’aujourd’hui y sont abordés : les dégâts du productivisme, l’imbécillité de la croissance pour la croissance, les dangers du nucléaire. Ecoropa a été une suite pratique. Je m’occupais du bulletin, maintenais les liens depuis un appartement-bureau où les moyens matériels étaient des plus limités.

TS : Et comment passe-t-on de la réflexion – et du cadre européen – à la contestation de la mondialisation ?

AB : C’est bien difficile à résumer ! Mais j’ai été profondément marquée par un propos d’un des membres d’Ecoropa, l’écrivain Carl Amery : « Il ne suffit pas de courir pour éteindre un incendie l’un après l’autre, il faut arrêter les pyromanes ». Pour nous, les pyromanes n’étaient autres que les grandes institutions financières mondiales, qui prêtaient de l’argent pour des projets insensés qui menaient le plus souvent à la destruction de la planète. Et ils s’appelaient la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). C’est pour cette raison qu’Ecoropa a assumé le secrétariat de la campagne mondiale « Sauvons les forêts, sauvons la planète » qui a réuni 3 millions de signatures, que nous sommes allés remettre au siège des Nations Unies, à New York. Parmi elles, les signatures – sous forme de leurs empreintes digitales – d’indigènes de Bornéo ! Vous imaginez à quel point nous étions émus ? C’était la preuve concrète que nous appartenions à une seule et même planète. Que la coupure entre le Nord et le Sud n’avait rien de fatal.

TS : Mais franchement, peut-on parler d’un lien véritable entre peuples du Nord et peuples du Sud ?

AB : Bien sûr ! Je repense à Ailton Krenak : cet Indien du Brésil, ami de Chico Mendès, avait réussi à faire la paix entre les seringueiros – les collecteurs de caoutchouc – et les tribus indigènes. Ces dernières voyaient leurs territoires ancestraux de plus en plus envahis et Ailton avait fondé l’Union des nations indigènes pour tenter d’arrêter la destruction de l’Amazonie. À New York, il était avec nous pour envahir pacifiquement les Nations Unies. Avec ses plumes, bien sûr. Il n’était pas question d’aller porter nos pétitions sans les représentants des premières victimes de la déforestation. Le réseau malaisien Third World Network y avait envoyé quelqu’un. Quelqu’un qui a repéré que j’étais passionnée et qui m’a invitée à une réunion internationale à Penang, en Malaisie.

TS : Comme ça ? Mais qu’est-ce donc que ce Third World Network ?

AB : C’est une structure qui publie un journal, organise des réunions et séminaires, avant de lancer des campagnes dans le monde entier. En résumé : recherche, étude, vulgarisation, action. Le réseau était alors surtout asiatique, avec des Malaisiens bien sûr, des Indiens, des Thaïlandais, des Indonésiens. Le thème de la réunion de Penang était, figurez-vous : « Grands courants économiques contemporains ». Et c’est là, pour la première fois de ma vie, que j’ai entendu parler du Gatt, l’ancêtre de l’Organisation mondiale du commerce.

TS : Je crains que les lecteurs de Terre Sauvage aient besoin d’une explication sur le Gatt.

AB : Au départ, après la Seconde guerre mondiale, le Gatt, initiales anglaises pour Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, n’était qu’un accord international de commerce, sans statut juridique permanent. Mais peu à peu, ses réunions ont été investies par les transnationales, d’autant plus aisément que les politiques ne s’en occupaient pas réellement. On n’a d’abord parlé que de marchandises réelles quittant réellement un pays pour aller dans un autre. Et puis d’autres questions ont été mises sur le tapis, comme les services. Peu à peu, le Gatt a commencé à mettre le nez dans les règles et lois internes de chaque pays, par exemple en menaçant du tribunal ceux qui ne voulaient pas accepter les nouvelles règles commerciales. Et puis, on a transformé les anciens droits de propriété industriels en droits de propriété intellectuelle. De cette façon, il devenait possible de déposer des droits de propriété, avec brevets et royalties, sur des formes vivantes, comme des plantes ou animaux transgéniques. Entre autres. D’année en année, le Gatt transformait la planète en une gigantesque marchandise.

TS : Et vous avez compris tout cela à Penang, au cours de cette seule réunion ?

AB : Presque, oui, car je n’avais aucune idée de tout ce que je viens de vous raconter. J’ai gardé mes cahiers de l’époque, et je dois dire qu’il m’arrive de les relire. Les gens du Third World Network déployaient une énergie, une intelligence absolument remarquables. Outre Martin Khor, le directeur du réseau, j’y ai rencontré l’Indienne Vandana Shiva. Et je me souviens lui avoir demandé : « Vous êtes combien, dans ce réseau ? ». Elle m’a répondu : « Oh, une dizaine ».

TS : Qui s’apprêtaient à défier le monde entier…

AG : Oui. Après Penang, notre petit groupe international a commencé une enquête intellectuelle passionnante. Il fallait se plonger dans des accords aussi épais que les vieux bottins téléphoniques, et bien moins clairs. Nous ne pouvions avoir accès aux documents officiels, le contenu des négociations du Gatt relevait du secret défense. Et pendant ce temps, notre Parlement ignorait qu’une structure sans aucune légitimité était en train d’écrire des règles nouvelles visant à s’imposer au monde entier.

TS : Ecoropa était pourtant une force minuscule…

AB : C’est vrai. Nous n’avions qu’un bureau de 30 m2, où il faisait 13 degrés l’hiver, avec un fax qui tombait en panne aux moments les plus cruciaux. Mais nous avons fini par trouver des alliés : avec France Nature Environnement, la Confédération paysanne et l’UFC-Que Choisir notamment, avons créé l’Alliance paysans- écologistes consommateurs. Au fil des mois et des années, nous avons trouvé un style. Un jour, par exemple, j’ai appris qu’Arthur Dunkel, le directeur du Gatt, était de passage à Paris, au Grand Hôtel, invité par la Chambre de commerce internationale. PDG et ministres y étaient conviés. Nous nous sommes présentés à l’entrée avec une camionnette remplie de deux tonnes de plumes.

TS : De plumes ?

AB : De plumes, et aux cris de « Tous plumés par le Gatt ». Avec une soufflerie qui dispersait le tout, nous avons bloqué les portes de l’hôtel et improvisé une conférence de presse. . Les policiers éternuaient, et nous aussi. Vous n’allez pas me dire que ce n’est pas de la non-violence, j’espère. Des plumes !

TS : On comprend mieux le grand show de Seattle, en 1999. Rappelons pour nos lecteurs que le Gatt s’est transformé en Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995 et que l’OMC avait décidé de se retrouver à l’automne 1999 dans cette grande ville américaine. Mais vous étiez là-bas, vous et beaucoup d’autres. Que s’est-il passé ?

AB : L’OMC voulait lancer un nouveau round de négociations commerciales, s’étendre à de nouveaux domaines et accélérer encore les négociations sur les services. À Seattle, la réunion était sponsorisée par Microsoft et Boeing. Nous n’avons rien contre les petites entreprises. Mais ces négociations étaient faites sur mesure pour les très grandes, celles qui ont assez d’appétit pour avaler le monde entier. Sur place, à Seattle, il y avait eu un travail de préparation remarquable des jeunes de Direct Action Network. Très courageux, totalement non violents, ils ont fait la différence. Ils s’étaient mis en tête de bloquer l’accès au Centre de conférences, où devaient se réunir les officiels. Nous avons suivi, et ces jeunes sont parvenus à empêcher pendant six heures le démarrage de la conférence.

TS : Mais comment ?

AB : Ils s’étaient enchaînés les uns aux autres et avaient coulé par-dessus une sorte de béton à prise rapide. Il aurait fallu couper leurs bras pour les séparer ! Six heures. Au milieu des gaz lacrymogènes. Je crois que la police a un peu cafouillé… (rires). Quand j’ai appris que la réunion de l’OMC était finalement suspendue, sans parvenir à aucun accord, je me suis mise à courir vers le Centre de conférence. Il y avait de la magie dans l’air.

TS : En tout cas, Seattle a changé la face du mouvement altermondialiste, et entraîné un fort courant de sympathie, surtout chez les jeunes. Vous avez peu de temps après votre retour créé dans le Gard, dans un village, un Institut pour la relocalisation de l’économie. En quelques mots ?

AB : Cet institut incarne la défense du local comme valeur universelle. Je ne plaide en aucun cas pour le repli à l’intérieur des murs. Les échanges culturels, culinaires, artistiques, le dialogue entre les gens et les peuples, les rencontres, c’est fantastique. Mais la production d’objets et de nourriture doit rester le plus proche possible des lieux où l’on habite. Je reprendrai volontiers à mon compte ce propos de la linguiste Helena Norberg-Hodge, qui a vécu 23 ans au Ladakh : « L’important n’est pas de se demander si l’on mangera des oranges dans les pays froids, mais s’il est utile que nos aliments de base parcourent des milliers de kilomètres avant d’arriver sur notre table quand ils peuvent être produits à proximité ». Cette démarche est multiplicatrice de solutions. On minimise ainsi l’impact sur, les sols, les eaux, le climat, sans participer à cette terrible exploitation des enfants et adultes dans les pays du Sud. Mais elle implique au passage de reconstituer des paysanneries là où elles ont disparu. Enfin, une économie relocalisée fait renaître la démocratie parce qu’elle conduit à discuter sur place des meilleurs systèmes. L’économie globale ne détruit pas seulement la planète, mais aussi la société, en cassant les liens sociaux. Je crois dans le local, le vernaculaire comme l’appelait Ivan Illich. J’y crois, parce qu’il représente l’espoir.



De Pierre Ygrié
Agnès Bertrand est une figure de l’ombre mais essentielle de l’écologie politique française, particulièrement active depuis les années 1990. Voici une synthèse de ses travaux et publications majeures.

Ses ouvrages de référence
Philosophe de formation, elle a principalement écrit pour décrypter les mécanismes de la mondialisation :

  • OMC, le pouvoir invisible (Fayard, 2002) : Coécrit avec Laurence Kalafatides. C’est son livre le plus célèbre. Elle y dénonce le “coup d’État planétaire” que représente selon elle l’Organisation Mondiale du Commerce, en expliquant comment des règles commerciales secrètes priment sur les protections sociales et environnementales.
  • Le Tao de l’écologie (Éditions du Rocher) : Elle a traduit et adapté cet ouvrage d’Edward Goldsmith (fondateur de la revue The Ecologist). Ce livre est fondamental pour comprendre la vision systémique et holistique de l’écologie qu’elle défend.
  • La dernière oasis : l’eau en danger (1995) : Un ouvrage sur la gestion des ressources en eau, thématique qu’elle a portée très tôt.


Ses articles et contributions (Revue L’Écologiste)
Elle a été membre du comité de rédaction et “associée” de l’édition française de la revue The Ecologist. Parmi ses contributions notables :

  • “AGCS : la fronde des élus” (n°14, 2004) : Un article sur la résistance locale face à la libéralisation des services.
  • “Empoisonnement à la dioxine” (n°7, 2002) : Une enquête technique sur les scandales sanitaires.
  • Analyses sur les OGM : Elle a beaucoup écrit sur les risques liés aux biotechnologies et la nécessité de protéger les semences paysannes.

Son rôle “historique” : L’affaire de l’AMI (1997)
C’est un fait d’arme méconnu mais crucial. Avec l’Observatoire de la mondialisation, Agnès Bertrand a fait partie du petit groupe de militants (aux côtés de Susan George et Christian de Brie) qui a réussi à se procurer le texte secret de l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement).

En révélant ce texte, qui permettait aux multinationales de poursuivre les États, ils ont provoqué un tollé tel que le gouvernement de Lionel Jospin a fini par se retirer des négociations, entraînant l’échec mondial de l’accord. C’est l’un des actes fondateurs du mouvement altermondialiste en France.

Ses réseaux d’influence

  • ECOROPA : Un réseau européen de penseurs (dont Jacques Grinevald) qui a théorisé la “décroissance” et la “relocalisation” bien avant leur popularisation actuelle.
  • Alliance paysans-écologistes-consommateurs : Structure précurseure dans la mise en relation directe entre producteurs et citoyens, à la base de ce que nous connaissons aujourd’hui sous forme de circuits courts.

    De Bernard Bruyat
    Je vous remercie de cette info qui me touche personnellement beaucoup . Je n’ai eu la
    chance de croiser Agnès qu’une fois chez une amie en Ardèche , alors que j’ai beaucoup fréquenté Sauve chez SERGIO GIRARDI que j’avais connu a travers les réunions des DÉCROISSANTS “spécialiste des écrits de MARX “et défenseur des SITUATIONNISTES que j’ai essayer d’approcher avec lui en GRÈCE.
    Mais c’est bien autour des idées que défendait Agnès que c’est construit mon travail de recherche pour un autre VIVRE ENSEMBLE que je poursuis encore aujourd’hui avec une boutique de rencontre “LES TERRESTRES RESPONSABLES” a VALS LES BAINS ouvert a TOUTES ET TOUS pour poursuivre le travail d’Agnés

    Je dois aussi souligner que c’est avec un de ses ami RAOUL MARC JENNAR “AGCS bien oublié” que nous avons crée l’ OPDLM (observatoire des pratique de développement du local au mondial) libre de toutes appartenances politique,religieuse et sectaire .

proposition de voeux 2026

Bonne Année 2026
pour que la France réussisse
il lui faut un budget adopté
grâce à une coalition des bonnes volontés

Bonjour,

Depuis le 21 avril 2002 nous plaidons pour des primaires permettant aux citoyennes et citoyens de définir les contours de la coalition auxquels ils et elles aspirent pour éviter l’extrême droitisation observée partout dans le monde y compris en Europe.

La composition de l’Assemblée Nationale à l’image de la société française oblige à repenser les choses en fonction d’une tripolarisation éclatée de la représentation nationale.

Depuis 2020 différents appels auxquels vous avez participé tentent de dessiner les contours d’une coalition que nous appelons de nos vœux à l’image de ce qui se fait ailleurs en Europe.

 Appel des amis des 150

FUTES 2027

2027 : pour une primaire des territoires

 La marguerite symbole du sursaut

Arrêtons les gnagnagnas et préparons …les législatives

Coalition des volontaires pour la planète et les droits de l’être humain

Ce qui s’est passé pour le PLFSS est à l’image de ce que nous souhaitons pour la France un Parlement qui débat et se met d’accord sur un budget à force de compromis qui évitent une paralysie dommageable pour la France.

Comme nous allons entrer dans une période de vœux, nous vous proposons d’interpeller votre député-eou celui ou celle d’une circonscription voisine en vous inspirant (ou pas) librement de la proposition ci-dessous.

Scrutin public n°4696 sur l’ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/4696

En cliquant sur le nom du ou de la députée que vous souhaitez interpeller vous aurez accès à son adresse électronique qui vous permettra de lui envoyer un message personnel

Madame, Monsieur,

Par votre vote merci d’avoir contribué à faire adopter le PLFSS, j’espère que vous pourrez faire de même pour le Projet de Loi de Finances afin de doter la France d’un budget.

Face au risque d’extrême droitisation en France et en Europe, je me réjouis qu’une culture du compromis émerge enfin en France.

Comme j’aspire à une COalition DEs bonnes VOLontés pour la PLANEte et les droits de l’être humain

je souhaite une primaire des territoires pour désigner les candidates et candidats de cette coalition aux élections législatives à venir.

Croyez en ma vigilance sur vos votes.

Coalition des volontaires pour la planète et les droits des vivants

L’heure des prédateurs a sonné,
c’est le moment de se rassembler

Pendant que les dirigeants du monde signaient la démolition de notre avenir climatique à la COP30 au Brésil, les lobbies pétroliers et les multinationales passaient à l’attaque en Europe. Ursula von der Leyen a offert sur un plateau la tête de l’Union européenne à Donald Trump : à son initiative, l’anéantissement de nos droits sociaux et de nos objectifs climatiques a commencé.

Au Parlement européen, droite et extrême droite ont vidé de leur substance deux lois obligeant les grandes entreprises à prévenir les violations des droits humains et à mesurer leur impact écologique.

Ce 13 novembre 2025 préfigure une catastrophe pire que le 11 septembre 2011 qui a sidéré la planète ou le covid de 2020 qui l’a paralysé. Ne rien faire au prétexte que nous sommes apartidaires reviendrait à laisser advenir sans rien faire un monde où la loi du plus riche et du plus fort prévaut sur tout le reste : les droits de l’être humain comme l’avenir de la planète.

En France où le débat parlementaire est bloqué par les enjeux personnels de quelques politiques qui se voyant un destin national ne peuvent se résoudre au compromis nécessaire pour que le Parlement accouche d’un budget sans lequel notre pays est contraint à l’immobilisme et à la récession.

Refusant le tout à l’égo synonyme de cette paralysie, refusant un duel annoncé entre les extrêmes par atomisation des partis de gouvernement, nous appelons à la constitution d’une coalition des volontaires (comme pour mettre fin à la guerre en Ukraine) en s’adressant

aux associations directement menacées des suppressions de subventions, procédures-baillons, abrogation des lois défendant le vivre ensemble au profit de la loi du plus fort

aux partis, syndicats… qui accepteraient le principe de recherche d’un compromis pour gouverner en proposant une méthode passant par une primaire des territoires pour désigner les candidates et candidats de cette coalition aux élections législatives à venir.

aux citoyennes et citoyens qui accepteraient de se former pour aller à la rencontre de leurs concitoyennes et concitoyens pour réduire le fossé entre les politiques et leurs électrices et électeurs et voir avec elles et eux comment chacune et chacun peut conjuguer fin du monde, fin du mois et faim de démocratie.

Nous on sème (nous on s’aime ;o) 3

Vous etes 1630 à cette heure à avoir choisi la marguerite comme symbole du sursaut dans la lutte contre le dérèglement climatique et pour une transition écologique « qui n’oublie personne ».

Comme manière de rendre visibles nos 25 ans de lutte commune, de contribuer à faire connaître notre souhait d’une primaire des territoires tout en contribuant à embellir nos communes et à défendre la biodiversité et les pollinisateurs, nous vous proposons de semer des graines de marguerites.

La focalisation sur la présidentielle favorise le tout à l’égo qui tue la démocratie et fait le lit de l’extrême droite en décourageant les citoyens de la politique.

Plutôt que de rester spectateurs et de nous désoler du fossé entre citoyens et partis, nous proposons de nous mobiliser en tant que citoyennes et citoyens pour devenir actrices et acteurs en créant des comités citoyens marguerites pour animer notre territoire

en plaidant pour une primaire des territoires visant à désigner les candidates et candidats aux législatives

en allant à la rencontre des citoyens pour voir avec elles et eux comment ils et elles peuvent conjuguer fin du monde, fin du mois et faim de démocratie en regardant leurs consommations.
l’appel des amis des 150

Pour marquer nos 25 ans et cette volonté d’essaimer des marguerites, nous vous proposons de nous envoyer une enveloppe timbrée à votre adresse avec votre écot 2025 et nous vous ferons parvenir un sachet de graines de marguerites.

Si vous souhaitez en offrir à vos amis, envoyez-nous une enveloppe timbrée à leur adresse. (le prix de revient du sachet est de 2,14 euros, possibilité de payer en timbres)

Si vous fréquentez une coop bio, merci de faire une photocopie de l’affiche et de proposer au magasin de l’afficher pour faire connaitre l’initiative à ses clients.

Si vous fréquentez les manifestations, merci de transformer l’affiche en pancarte pour inciter les participants à utiliser le QR Code

Notre graphiste Clémence a fait trois premières versions que nous avons soumises à nos cyber-ami-e-s

dont les remarques et les votes ont contribué à 4 nouvelles versions

Le modèle 2 qui a recueilli le plus de suffrages figurera sur les sachets de graines.

Par contre vous pouvez utiliser le format d’affiche qui a votre préférence pour le coller où il vous paraitra utile pour toucher le maximum de personnes susceptibles d’être intéressées.

Merci de nous aider à faire émerger un maximum de marguerites au printemps 2026.

Vos bombes de graines ont du pouvoir : celui d’embellir nos communes d’enrichir la biodiversité et de faire émerger une volonté citoyenne

Il ne faudrait pas que l’écologie finisse en eau de boudin.

L’Europe poursuit sa «dénaturation». A 355 voix contre 247, le Parlement européen a voté mercredi 8 octobre pour restreindre les appellations «steaks», «saucisses», ou «escalopes» aux seuls produits qui contiennent de la viande.

Un décret similaire avait été publié par le gouvernement Attal le 27 février 2024 et annulé par le Conseil d’Etat le 28 janvier de l’année suivante. Ce dernier s’était appuyé sur une décision de la Cour de justice de l’Union européenne en date du 4 octobre 2024, estimant qu’un «État membre ne saurait empêcher, par une interdiction générale et abstraite, les producteurs de denrées alimentaires à base de protéines végétales» d’utiliser des «noms usuels ou [des] noms descriptifs». (1)

Est-il en effet besoin de rappeler aux 355 députés européens adeptes de la monosémie que les termes «steak » (anglicisme désignant un bifteck ) et «saucisse», pour ne prendre que ceux-là, ne sont pas des appellations protégées mais des noms usuels ?

Plus généralement, est-il besoin de rappeler qu’une langue pratiquée est dite «vivante» par sa capacité à évoluer au «fil du temps» (une catachrèse), à s’animer par des figures de style, à intégrer des termes nouveaux et des changements sémantiques pour les mots existants ?

Prenons le mot «saucisse» qui, au-delà d’une préparation charcutière, connote une forme particulière. Par exemple, lors de la Première Guerre mondiale, on appelait «saucisses» les ballons d’observation captifs de forme allongée.

Personne n’irait affirmer que les poilus de la boucherie de 14-18 portaient atteinte aux éleveurs français !

L’élu allemand Peter LIESE trouve «dommage» que le Parlement européen consacre du temps à «une telle bêtise ». A mon sens, il s’agit non seulement d’une perte de temps, mais aussi d’une manifestation désagréable et inquiétante de l’écolo bashing qui a cours actuellement. Un musellement par la confiscation de mots. Si nous laissons faire, l’écologie pourrait bien finir en eau de boudin.

De leur côté, celles et ceux qui voudraient interdire plusieurs appellations aux produits végétariens ne se privent pas de pratiquer l’exagération langagière pour qualifier les défenseurs de l’environnement. C’est pourquoi j’aimerais rappeler à Madame DISDIER, députée RN très virulente sur les réseaux sociaux, que lorsque «dépression», terme médical à la base, désigne une récession économique, il s’agit d’un glissement sémantique. En revanche, quand elle utilise publiquement les mots «Khmers verts» pour parler des écologistes (2), il s’agit d’un odieux dérapage qui pourrait faire l’objet d’une poursuite judiciaire.

Francine P

(1) Source : Vert, le média qui annonce la couleur. Article du 08/10/25 : Saucisse, burger, steak… Les eurodéputés votent l’interdiction de ces termes pour les produits végétariens.

(2) Steak végétal, jambon végan : voler nos noms, c’est trahir nos terroirs. Pas touche à la viande, pas touche à la vérité ! | Mélanie Disdier | Facebook

Les bombes à graines

Les bombes à graines, aussi connues sous le nom de « seedballs » ou « seed bomb », sont des outils très utiles en plein effondrement de la biodiversité.

Tout le monde peut en lancer, adultes comme enfants, en ville comme à la campagne. S’il est très simple d’en fabriquer, il faut toutefois prendre garde à ne pas lancer n’importe quoi n’importe où.

Savoir comment en fabriquer et avec quelles semences, choisir correctement où et comment les lancer, comprendre pourquoi ce genre de gestes font la différence : c’est rajouter une brique à un avenir plus constructif et plus exigeant en matière de biodiversité.

Zone de Bzzz : C’est quoi une bombe à graines ?https://www.agirpourlenvironnement.org/publications/c-est-quoi-une-bombe-a-graines/

Une bombe à graines lancée, c’est donner un peu plus de place à la biodiversité !
https://blog.defi-ecologique.com/bombes-a-graines-avenir/

Comment fabriquer des bombes à graines ?
https://momes.parents.fr/bricolages-diy/bricolages-a-modeler/comment-fabriquer-des-bombes-a-graines-1022328

Fabriquer des bombes à graines pour reverdir son jardin : facile et utile !https://www.consoglobe.com/fabriquer-des-bombes-a-graines-facile-et-utile-cg

Nous on sème (nous on s’aime o;) 2

Merci à nos cyber-amies et cyber-amis qui ont pris le temps de nous donner leur point de vue sur les 3 premières versions de l’illustration prévue pour les sachets de graines de marguerites de cette opération : nous on sème.

C’est la version 2 qui a obtenu les faveurs d’une majorité des personnes qui se sont exprimées.

Nous on sème (nous on s’aime o;)

Clémence notre graphiste a tenu compte des remarques émises pour vous proposer 4 modèles possibles pour les affiches que vous souhaiterez éditer et placer dans tous les lieux  susceptibles de faire connaitre l’opération auprès d’un public qui peut y être sensible.

modèle 1-amodèle 1-bmodèle 1- cmodèle-2 corrigéplanche-2 corrigée

Plnanche 3 aplanche-3a

Nous on sème (nous on s’aime o;)

La focalisation sur la présidentielle favorise le tout à l’égo qui tue la gauche et le centre et fait le lit de l’extrême droite en décourageant les citoyens de la politique.

Plutôt que de rester spectateurs et de nous désoler du fossé entre citoyens et partis, nous proposons de nous mobiliser en tant que citoyens pour devenir acteurs en créant des comités citoyens marguerites pour animer notre territoire

* en plaidant pour une primaire des territoires visant à désigner les candidates et candidats aux législatives

* en allant à la rencontre des citoyens pour voir avec elles et eux comment ils et elles peuvent conjuguer fin du monde, fin du mois et faim de démocratie en regardant leurs consommations

Pour marquer nos 25 ans et cette volonté d’essaimer des marguerites, nous vous proposons de nous envoyer une enveloppe timbrée à votre adresse avec votre écot 2025 et nous vous ferons parvenir un sachet de graines de marguerites.

Si vous souhaitez en offrir à vos amis, envoyez-nous une enveloppe timbrée à leur adresse.

Si vous fréquentez une coop bio, merci de faire une photocopie de l’affiche et de proposer au magasin de l’afficher pour faire connaitre l’initiative à ses clients.

Si vous fréquentez les manifestations, merci de transformer l’affiche en pancarte pour inciter les participants à utiliser le QR Code

Ci-dessous 3 variantes du dessin qui serait sur les sachets de graines comme sur l’affiche.

Merci de nous dire dans les commentaires quelle version a votre préférence, le site que nous utilisions pour les sondages ne fonctionnant plus.

Version 1Version 2

Version 3