Pour en savoir plus on trouvera un article de la revue Nature et Progrès de 2003,
une photo d’Agnès, et ci-dessous des textes très instructufs sur la période au cours de laquelle on pouvait espérer mettre des grains de sable dans la mondialisation libérale et promouvoir le respect du vivant, période au cours de laquelle Agnès Bertrand a oeuvré. Ces textes vallent la peine, vous ne serez pas décus de voir comment une poignée de personnes ont tout fait pour faire prendre conscience de ce qui se tramait à cette époque.
Pierre
De Fabrice Nicolino:
1) écrit pour Politis en 2000, quand on parlait encore d’antimondialisation.
https://fabrice-nicolino.com/la-veridique-histoire-des-pionniers-de-lantimondialisation/
2) entretien avec elle mené pour Terre Sauvage en 2005:
L’espoir d’une autre mondialisation
Agnès Bertrand est une pionnière. Bien avant José Bové, elle a compris que le sort du monde se jouait dans les bureaux les plus discrets. Là où se négocient l’air et l’eau, les sols et les forêts, la biodiversité. Elle se dit convaincue qu’on peut vivre et produire autrement. C’est-à-dire mieux.
Terre Sauvage : Agnès, je vous connais depuis une vingtaine d’années, et si j’ai eu envie de cet entretien pour Terre Sauvage, c’est que vous êtes, à mes yeux du moins, un drôle d’animal. Car vous êtes la pionnière en France de ce qu’on appelle l’altermondialisation. Comment a commencé cette aventure ?
Agnès Bertrand : Par l’Europe. Par un club de pionniers de l’écologie, profondément Européens, mais pas du tout partisans de l’Europe actuelle. Il s’appelait et s’appelle toujours Ecoropa, qui signifie Ecologica-Europa, (l’Europe écologique.) J’ai rejoint Ecoropa en 1982 et je me souviens encore de Denis de Rougemont, son président fondateur, nous décrivant comme « le collège invisible des dissidents de l’Occident ». J’étais une néophyte de l’écologie, je ne savais que bien peu de choses dans ce domaine, et voilà qu’ils me chargent de préparer une enquête pour un tribunal international de l’écologie.
TS : Dites moi, quelle responsabilité !
A.B : Oui, mais c’était des gens convaincus, enthousiastes et j’ajouterai polyglottes, ce qui aidait beaucoup. La franchise et l’écoute qui régnaient entre nous avaient quelque chose de jubilatoire. Le comité d’Ecoropa comptait huit ou neuf nationalités, des gens qui s’étaient choisis, rapprochés, et compris.
TS : Vous pouvez nous citer quelques noms ?
AB : Eh bien, Jean-Marie Pelt en faisait partie, ainsi que René Dumont au moment de la fondation. Et encore Christian Huglo, ce grand avocat qui s’est illustré depuis, avec Corinne Lepage, dans le procès de l’Amoco Cadiz. Il y avait également Manfred Siebker, un Allemand qui travaillait à la Commission européenne et nous décryptait tout de l’intérieur. Il y avait le Britannique Teddy Goldsmith, des Espagnols, des Norvégiens. Le secrétaire général, Edouard Kressman, habitait Bordeaux, et au moment de sa retraite, il s’était lancé dans l’écologie. À cause du vin…
TS : Pardonnez-moi de préciser pour nos plus jeunes lecteurs. On ne présente plus Jean-Marie Pelt, botaniste, écologiste et conteur, mais un mot concernant René Dumont et Teddy Goldsmith. Dumont grand agronome de la faim, a été le premier candidat écolo aux élections présidentielles de 1974. Quant au second, il a créé l’une des plus grandes revues écologistes de la planète, en 1969 : The Ecologist. Mais vous parliez du vin, non ?
AB : Oui. Édouard Kressman ne supportait pas comment on traitait la vigne, dans tous les sens du terme. Et il a été la cheville ouvrière des premières réunions. Intellectuel protestant, il avait lu le philosophe Jacques Ellul, qui avec son ami Bernard Charbonneau a beaucoup écrit sur la technique et la technocratie. On ne s’en souvient pas forcément, mais Charbonneau a été le premier à dénoncer cette folie qui consiste à arracher les haies. On trouvait dans ce club de réflexion une vraie érudition qui m’a permis de faire comme une sorte d’université parallèle. Dès ma première réunion, qui se tenait à Paris, dans les locaux du journal protestant Réforme, j’ai été charmée.
TS : Vous êtes par la suite devenue secrétaire générale d’Ecoropa, n’est-ce pas ?
AB : D’abord d’Ecoropa – France, puis au niveau européen à la mort d’Edouard Kressman. Comme ces intellectuels étaient aussi des gens concrets, c’était doublement stimulant. Je me souviens d’une réunion à Genève qui se termina par des collages d’affiches antinucléaires à minuit passé. Non seulement c’étaient des gens de conviction et de plume, mais aussi d’action, et souvent très originaux…
TS : Pensez-vous qu’un groupe aussi réduit ait pu avoir une influence durable ?
AB : Oui, parce qu’il s’agissait au fond d’un réseau de réseaux avant l’heure. Le manifeste d’Ecoropa, traduit dans toutes les langues pour les premières élections européennes au suffrage universel, a joué un grand rôle intellectuel. Notamment auprès de partis écologistes alors en formation. Nous ne nous arrêtions pas au rideau de fer qui à l’époque coupait l’Europe en deux. Nous avions noué des liens avec certains dissidents des régimes communistes, comme la Charte 77 en Tchécoslovaquie.
TS : J’en profite pour dire que l’ancien président tchécoslovaque Vaclav Havel vient de prendre position pour les écologistes aux dernières élections tchèques. Et revenons à vous : que signifiait à cette époque, pour vous, l’écologie ?
AB : J’avais fait des études de philosophie, à Nanterre, où j’étais en 1968… Autrement dit, j’ai été marquée comme d’autres par ces années d’après-68. La mode intellectuelle allait alors vers de grandes théories aujourd’hui oubliées, comme par exemple le structuralisme, et je ressentais une véritable insatisfaction. Sans trop le savoir alors, je cherchais une réponse globale au sens de la vie sur terre. Et les premiers textes écologiques que j’ai pu lire, que ce soit ceux du club de Rome, qui mettaient en question la croissance, déjà, ou encore les écrits de Jacques Ellul ou Ivan Illich, m’ont permis de réfléchir en profondeur. Je repense ainsi au dernier grand ouvrage de Denis de Rougemont, L’avenir est notre affaire. Toute une série de thèmes d’aujourd’hui y sont abordés : les dégâts du productivisme, l’imbécillité de la croissance pour la croissance, les dangers du nucléaire. Ecoropa a été une suite pratique. Je m’occupais du bulletin, maintenais les liens depuis un appartement-bureau où les moyens matériels étaient des plus limités.
TS : Et comment passe-t-on de la réflexion – et du cadre européen – à la contestation de la mondialisation ?
AB : C’est bien difficile à résumer ! Mais j’ai été profondément marquée par un propos d’un des membres d’Ecoropa, l’écrivain Carl Amery : « Il ne suffit pas de courir pour éteindre un incendie l’un après l’autre, il faut arrêter les pyromanes ». Pour nous, les pyromanes n’étaient autres que les grandes institutions financières mondiales, qui prêtaient de l’argent pour des projets insensés qui menaient le plus souvent à la destruction de la planète. Et ils s’appelaient la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). C’est pour cette raison qu’Ecoropa a assumé le secrétariat de la campagne mondiale « Sauvons les forêts, sauvons la planète » qui a réuni 3 millions de signatures, que nous sommes allés remettre au siège des Nations Unies, à New York. Parmi elles, les signatures – sous forme de leurs empreintes digitales – d’indigènes de Bornéo ! Vous imaginez à quel point nous étions émus ? C’était la preuve concrète que nous appartenions à une seule et même planète. Que la coupure entre le Nord et le Sud n’avait rien de fatal.
TS : Mais franchement, peut-on parler d’un lien véritable entre peuples du Nord et peuples du Sud ?
AB : Bien sûr ! Je repense à Ailton Krenak : cet Indien du Brésil, ami de Chico Mendès, avait réussi à faire la paix entre les seringueiros – les collecteurs de caoutchouc – et les tribus indigènes. Ces dernières voyaient leurs territoires ancestraux de plus en plus envahis et Ailton avait fondé l’Union des nations indigènes pour tenter d’arrêter la destruction de l’Amazonie. À New York, il était avec nous pour envahir pacifiquement les Nations Unies. Avec ses plumes, bien sûr. Il n’était pas question d’aller porter nos pétitions sans les représentants des premières victimes de la déforestation. Le réseau malaisien Third World Network y avait envoyé quelqu’un. Quelqu’un qui a repéré que j’étais passionnée et qui m’a invitée à une réunion internationale à Penang, en Malaisie.
TS : Comme ça ? Mais qu’est-ce donc que ce Third World Network ?
AB : C’est une structure qui publie un journal, organise des réunions et séminaires, avant de lancer des campagnes dans le monde entier. En résumé : recherche, étude, vulgarisation, action. Le réseau était alors surtout asiatique, avec des Malaisiens bien sûr, des Indiens, des Thaïlandais, des Indonésiens. Le thème de la réunion de Penang était, figurez-vous : « Grands courants économiques contemporains ». Et c’est là, pour la première fois de ma vie, que j’ai entendu parler du Gatt, l’ancêtre de l’Organisation mondiale du commerce.
TS : Je crains que les lecteurs de Terre Sauvage aient besoin d’une explication sur le Gatt.
AB : Au départ, après la Seconde guerre mondiale, le Gatt, initiales anglaises pour Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, n’était qu’un accord international de commerce, sans statut juridique permanent. Mais peu à peu, ses réunions ont été investies par les transnationales, d’autant plus aisément que les politiques ne s’en occupaient pas réellement. On n’a d’abord parlé que de marchandises réelles quittant réellement un pays pour aller dans un autre. Et puis d’autres questions ont été mises sur le tapis, comme les services. Peu à peu, le Gatt a commencé à mettre le nez dans les règles et lois internes de chaque pays, par exemple en menaçant du tribunal ceux qui ne voulaient pas accepter les nouvelles règles commerciales. Et puis, on a transformé les anciens droits de propriété industriels en droits de propriété intellectuelle. De cette façon, il devenait possible de déposer des droits de propriété, avec brevets et royalties, sur des formes vivantes, comme des plantes ou animaux transgéniques. Entre autres. D’année en année, le Gatt transformait la planète en une gigantesque marchandise.
TS : Et vous avez compris tout cela à Penang, au cours de cette seule réunion ?
AB : Presque, oui, car je n’avais aucune idée de tout ce que je viens de vous raconter. J’ai gardé mes cahiers de l’époque, et je dois dire qu’il m’arrive de les relire. Les gens du Third World Network déployaient une énergie, une intelligence absolument remarquables. Outre Martin Khor, le directeur du réseau, j’y ai rencontré l’Indienne Vandana Shiva. Et je me souviens lui avoir demandé : « Vous êtes combien, dans ce réseau ? ». Elle m’a répondu : « Oh, une dizaine ».
TS : Qui s’apprêtaient à défier le monde entier…
AG : Oui. Après Penang, notre petit groupe international a commencé une enquête intellectuelle passionnante. Il fallait se plonger dans des accords aussi épais que les vieux bottins téléphoniques, et bien moins clairs. Nous ne pouvions avoir accès aux documents officiels, le contenu des négociations du Gatt relevait du secret défense. Et pendant ce temps, notre Parlement ignorait qu’une structure sans aucune légitimité était en train d’écrire des règles nouvelles visant à s’imposer au monde entier.
TS : Ecoropa était pourtant une force minuscule…
AB : C’est vrai. Nous n’avions qu’un bureau de 30 m2, où il faisait 13 degrés l’hiver, avec un fax qui tombait en panne aux moments les plus cruciaux. Mais nous avons fini par trouver des alliés : avec France Nature Environnement, la Confédération paysanne et l’UFC-Que Choisir notamment, avons créé l’Alliance paysans- écologistes consommateurs. Au fil des mois et des années, nous avons trouvé un style. Un jour, par exemple, j’ai appris qu’Arthur Dunkel, le directeur du Gatt, était de passage à Paris, au Grand Hôtel, invité par la Chambre de commerce internationale. PDG et ministres y étaient conviés. Nous nous sommes présentés à l’entrée avec une camionnette remplie de deux tonnes de plumes.
TS : De plumes ?
AB : De plumes, et aux cris de « Tous plumés par le Gatt ». Avec une soufflerie qui dispersait le tout, nous avons bloqué les portes de l’hôtel et improvisé une conférence de presse. . Les policiers éternuaient, et nous aussi. Vous n’allez pas me dire que ce n’est pas de la non-violence, j’espère. Des plumes !
TS : On comprend mieux le grand show de Seattle, en 1999. Rappelons pour nos lecteurs que le Gatt s’est transformé en Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995 et que l’OMC avait décidé de se retrouver à l’automne 1999 dans cette grande ville américaine. Mais vous étiez là-bas, vous et beaucoup d’autres. Que s’est-il passé ?
AB : L’OMC voulait lancer un nouveau round de négociations commerciales, s’étendre à de nouveaux domaines et accélérer encore les négociations sur les services. À Seattle, la réunion était sponsorisée par Microsoft et Boeing. Nous n’avons rien contre les petites entreprises. Mais ces négociations étaient faites sur mesure pour les très grandes, celles qui ont assez d’appétit pour avaler le monde entier. Sur place, à Seattle, il y avait eu un travail de préparation remarquable des jeunes de Direct Action Network. Très courageux, totalement non violents, ils ont fait la différence. Ils s’étaient mis en tête de bloquer l’accès au Centre de conférences, où devaient se réunir les officiels. Nous avons suivi, et ces jeunes sont parvenus à empêcher pendant six heures le démarrage de la conférence.
TS : Mais comment ?
AB : Ils s’étaient enchaînés les uns aux autres et avaient coulé par-dessus une sorte de béton à prise rapide. Il aurait fallu couper leurs bras pour les séparer ! Six heures. Au milieu des gaz lacrymogènes. Je crois que la police a un peu cafouillé… (rires). Quand j’ai appris que la réunion de l’OMC était finalement suspendue, sans parvenir à aucun accord, je me suis mise à courir vers le Centre de conférence. Il y avait de la magie dans l’air.
TS : En tout cas, Seattle a changé la face du mouvement altermondialiste, et entraîné un fort courant de sympathie, surtout chez les jeunes. Vous avez peu de temps après votre retour créé dans le Gard, dans un village, un Institut pour la relocalisation de l’économie. En quelques mots ?
AB : Cet institut incarne la défense du local comme valeur universelle. Je ne plaide en aucun cas pour le repli à l’intérieur des murs. Les échanges culturels, culinaires, artistiques, le dialogue entre les gens et les peuples, les rencontres, c’est fantastique. Mais la production d’objets et de nourriture doit rester le plus proche possible des lieux où l’on habite. Je reprendrai volontiers à mon compte ce propos de la linguiste Helena Norberg-Hodge, qui a vécu 23 ans au Ladakh : « L’important n’est pas de se demander si l’on mangera des oranges dans les pays froids, mais s’il est utile que nos aliments de base parcourent des milliers de kilomètres avant d’arriver sur notre table quand ils peuvent être produits à proximité ». Cette démarche est multiplicatrice de solutions. On minimise ainsi l’impact sur, les sols, les eaux, le climat, sans participer à cette terrible exploitation des enfants et adultes dans les pays du Sud. Mais elle implique au passage de reconstituer des paysanneries là où elles ont disparu. Enfin, une économie relocalisée fait renaître la démocratie parce qu’elle conduit à discuter sur place des meilleurs systèmes. L’économie globale ne détruit pas seulement la planète, mais aussi la société, en cassant les liens sociaux. Je crois dans le local, le vernaculaire comme l’appelait Ivan Illich. J’y crois, parce qu’il représente l’espoir.
De Pierre Ygrié
Agnès Bertrand est une figure de l’ombre mais essentielle de l’écologie politique française, particulièrement active depuis les années 1990. Voici une synthèse de ses travaux et publications majeures.
Ses ouvrages de référence
Philosophe de formation, elle a principalement écrit pour décrypter les mécanismes de la mondialisation :
- OMC, le pouvoir invisible (Fayard, 2002) : Coécrit avec Laurence Kalafatides. C’est son livre le plus célèbre. Elle y dénonce le “coup d’État planétaire” que représente selon elle l’Organisation Mondiale du Commerce, en expliquant comment des règles commerciales secrètes priment sur les protections sociales et environnementales.
- Le Tao de l’écologie (Éditions du Rocher) : Elle a traduit et adapté cet ouvrage d’Edward Goldsmith (fondateur de la revue The Ecologist). Ce livre est fondamental pour comprendre la vision systémique et holistique de l’écologie qu’elle défend.
- La dernière oasis : l’eau en danger (1995) : Un ouvrage sur la gestion des ressources en eau, thématique qu’elle a portée très tôt.
Ses articles et contributions (Revue L’Écologiste)
Elle a été membre du comité de rédaction et “associée” de l’édition française de la revue The Ecologist. Parmi ses contributions notables :
- “AGCS : la fronde des élus” (n°14, 2004) : Un article sur la résistance locale face à la libéralisation des services.
- “Empoisonnement à la dioxine” (n°7, 2002) : Une enquête technique sur les scandales sanitaires.
- Analyses sur les OGM : Elle a beaucoup écrit sur les risques liés aux biotechnologies et la nécessité de protéger les semences paysannes.
Son rôle “historique” : L’affaire de l’AMI (1997)
C’est un fait d’arme méconnu mais crucial. Avec l’Observatoire de la mondialisation, Agnès Bertrand a fait partie du petit groupe de militants (aux côtés de Susan George et Christian de Brie) qui a réussi à se procurer le texte secret de l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement).
En révélant ce texte, qui permettait aux multinationales de poursuivre les États, ils ont provoqué un tollé tel que le gouvernement de Lionel Jospin a fini par se retirer des négociations, entraînant l’échec mondial de l’accord. C’est l’un des actes fondateurs du mouvement altermondialiste en France.
Ses réseaux d’influence
- ECOROPA : Un réseau européen de penseurs (dont Jacques Grinevald) qui a théorisé la “décroissance” et la “relocalisation” bien avant leur popularisation actuelle.
- Alliance paysans-écologistes-consommateurs : Structure précurseure dans la mise en relation directe entre producteurs et citoyens, à la base de ce que nous connaissons aujourd’hui sous forme de circuits courts.
De Bernard Bruyat
Je vous remercie de cette info qui me touche personnellement beaucoup . Je n’ai eu la
chance de croiser Agnès qu’une fois chez une amie en Ardèche , alors que j’ai beaucoup fréquenté Sauve chez SERGIO GIRARDI que j’avais connu a travers les réunions des DÉCROISSANTS “spécialiste des écrits de MARX “et défenseur des SITUATIONNISTES que j’ai essayer d’approcher avec lui en GRÈCE.
Mais c’est bien autour des idées que défendait Agnès que c’est construit mon travail de recherche pour un autre VIVRE ENSEMBLE que je poursuis encore aujourd’hui avec une boutique de rencontre “LES TERRESTRES RESPONSABLES” a VALS LES BAINS ouvert a TOUTES ET TOUS pour poursuivre le travail d’Agnés
Je dois aussi souligner que c’est avec un de ses ami RAOUL MARC JENNAR “AGCS bien oublié” que nous avons crée l’ OPDLM (observatoire des pratique de développement du local au mondial) libre de toutes appartenances politique,religieuse et sectaire .