Ecologie, climat : l’effondrement n’est pas inéluctable

Certes, un effondrement est possible; mais, non, il n’est pas certain. Ses zélateurs peuvent le qualifier d’imminent, affirmer qu’il surviendra dans quelques décennies, sans toujours préciser ce dont il s’agit. En vérité, il n’y a sans doute pas un mais des effondrements partiels dont l’accumulation finirait par rendre impossible une vie humaine décente.

Or rien n’est inéluctable. Les exemples sont nombreux où des humains, conscients de situations dramatiques, agissent pour rétablir la situation et limiter les conséquences prévisibles de leurs erreurs. Le Japon de l’ère Tokugawa, au XVIIesiècle, a échappé à la déforestation de l’archipel grâce à une politique volontariste. La croissance du trou de la couche d’ozone, principal problème environnemental planétaire il y a une trentaine d’années, a été stoppée; si nous restons vigilants, ce problème devrait être résolu vers 2060. Le Rhin, gigantesque égout à ciel ouvert il y a trente ans, est aujourd’hui dépollué de la source à l’embouchure.

Dans ces deux derniers cas, la «trilogie de la gouvernance» a fait merveille. Se sont associés des militants d’ONG –lanceurs d’alerte, témoins de la pertinence des actions entreprises–, des responsables d’Etat et d’agences internationales, qui ont orienté durablement des politiques publiques, et enfin des industriels, qui ont mis leurs capacités de financement et d’innovation au service de l’intérêt général.

Deux perspectives radicalement différentes s’offrent

Nous sommes aujourd’hui confrontés au plus grand problème environnemental de l’histoire humaine: le dérèglement climatique, qui aggrave la destruction en cours des écosystèmes naturels. Face à ce défi, deux perspectives radicalement différentes s’offrent.

La première pousse à l’extrême la stratégie de communication catastrophiste, pensant que c’est le meilleur moyen de faire évoluer mentalités et comportements. Or les recherches en sciences sociales révèlent que si ce type de communication augmente la prise de conscience, elle diminue, en général, l’engagement comportemental. Le climatologue Michael Mann écrit:«Si le changement climatique est un canular (comme l’a affirmé le président Trump) ou s’il échappe à notre contrôle (comme le dit McPherson[qui prédit la possible extinction de l’humanité vers 2030]), il n’y a évidemment aucune raison de réduire les émissions de carbone. (…) Il est encore temps d’éviter les pires résultats, si nous agissons vigoureusement, non à partir de la peur, mais de la confiance que l’avenir est largement entre nos mains»(«Doomsday scenarios are as harmful as climate change denial», Michael Mann, Susan Hassol et Tom Toles,Washington Post,12juillet2017).

La seconde perspective invite chacun de nous à agir à sa place, depuis le plus humble citoyen jusqu’aux plus hauts décideurs politiques, financiers et industriels. Elle nous invite à une double lucidité autant sur les risques écologiques majeurs qui nous menacent si nous n’agissons pas maintenant, que sur la force de résilience de l’humain et de l’ensemble du vivant.

Nous avons besoin d’une orientation déterminée et vigoureuse

Au niveau des décideurs, il est grand temps de tout mettre en œuvre pour financer la transition écologique. L’argent ne manque pas et différentes solutions techniques ont été proposées. Nous avons surtout besoin d’une orientation déterminée et vigoureuse des instruments et des normes économiques et financiers mobilisant les entreprises vers une économie bas carbone, et accompagnant une transition sociale qui sera difficile. La réduction de la place des énergies fossiles dans notre économie est contraire à certains intérêts. Les pouvoirs publics doivent agir avec réalisme et fermeté.

Au niveau des citoyens, faisons connaître les multiples expériences de terrain qui confirment les résultats de nombreuses recherches en psychologie, en particulier les travaux du psychologue américain Tim Kasser: les personnes qui épousent une conception relationnelle de l’existence sont nettement plus heureuses que celles qui s’enferment dans une vision matérialiste et individualiste du monde.

Loin de tout romantisme mièvre, c’est l’expérience concrète de l’amour de la vie, la tendresse partagée entre nous et avec notre environnement –bien plus que la panique face à la fin du monde– qui invitent à agir. Seule la soif d’un monde plus humain peut nous donner l’énergie collective nécessaire à l’invention d’une sobriété heureuse et nous sortir de notre fascination morbide pour l’accumulation de nos déchets. Cet amour peut et doit être exigeant. Le temps presse.

Geneviève Ancel,cofondatrice des Dialogues en humanité;Isabelle Delannoy,dirigeante fondatrice de DO Green – Economie symbiotique;Gaël Giraud,professeur à l’Ecole nationale des ponts et chaussées;Alain Grandjean,président de la Fondation Nicolas Hulot;Jean Jouzel,directeur de recherche émérite au CEA et membre de l’Académie des sciences;Jacques Lecomte,président d’honneur de l’Association française de psychologie positive

Non au Harcèlement téléphonique

Les démarchages téléphoniques, parfois abusifs, sont le lot de nombreux Français. En particulier depuis la mise en place de l’isolation à 1 euro.

L’Arcep met son grain de sel

Depuis le jeudi 1er août 2019, l’Arcep(l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a mis en place de nouvelles mesures pour lutter contre ce fléau.
Parmi elles, l’interdiction pour les entreprises d’appeler en France depuis l’international avec un numéro de téléphone local (débutant par 01 à 05) ou polyvalent (09), précisentLes Echos. L’organisme laisse deux ans aux opérateurs pour trouver le moyen d’authentification des émetteurs d’appels le plus efficace afin de protéger leurs clients.
Concernant les systèmes automatisés, émettant plus d’appels ou de messages qu’ils n’en reçoivent, il sera désormais interdit d’appeler avec des numéros mobiles, qui commencent par 06 ou 07.

Vers un encadrement légal ?

En décembre 2018, une proposition de loi visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux avait été déposée à l’Assemblée nationale, par Christophe Naegelen, député de la 3e circonscription des Vosges.

Adopté en février 2019 par le Sénat, le texte prévoit :
* l’obligation, pour les professionnels du démarchage, d’une transparence quant à la nature commerciale d’un appel. De fait, ils doivent systématiquement indiquer leur identité, et la « nature commerciale » de l’appel.

* de rester sur un principe d’opt-out (le particulier s’inscrit sur une liste pour ne plus être démarché) plutôt qu’un système d’opt-in (le consommateur doit donner son consentement préalable à tout démarchage)

* le durcissement des sanctions pour les professionnels qui sollicitent des personnes pourtant inscrites sur Bloctel. Une fois le texte promulgué, les entreprises s’exposeront à des amendes administratives de 375 000 euros, contre 75 000 euros aujourd’hui. Ce renforcement est également valable pour les démarcheurs qui recourent à un numéro masqué, ou pour les sociétés qui vendent des fichiers contenant les numéros de personnes s’étant enregistrées sur Bloctel.

Cette proposition de loi a été transmise à l’Assemblée pour une seconde lecture. Pour une adoption définitive d’ici à la fin de l’année ?

Pour faire accélérer le mouvement nous proposons d’interpeller le président de l’Assemblée Nationale et votre député.

Merci de vos avis, commentaires, expériences dans ce domaine

Monsieur le Président,
Madame, Monsieur

Ulcéré par le démarchage téléphonique abusif, je demande aux pouvoir publics nationaux et européens d’avancer urgemment vers un plus grand encadrement du démarchage téléphonique, notamment une augmentation significative des sanctions financières en cas de démarchage abusif et la mise en place d’un système d’identification par un indicatif spécifique des appels à des fins de prospections commerciales.

QUAND LE DÉMARCHAGE TÉLÉPHONIQUE VIRE AU HARCÈLEMENT
https://www.charentelibre.fr/2019/07/28/quand-le-demarchage-telephonique-vire-au-harcelement,3464917.php

Le démarchage téléphonique abusif : une plaie dans le Finistère
https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-demarchage-telephonique-abusif-une-plaie-dans-le-finistere-1564503419

La police du Morbihan met de nouveau en garde contre le démarchage pour l’isolation à 1 euro
https://www.francebleu.fr/infos/societe/la-police-du-morbihan-met-de-nouveau-en-garde-contre-le-demarchage-pour-l-isolation-a-1-euro-1564248510

quelques règles et conseils à lire pour mettre fin au démarchage téléphonique.
https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/1039-demarchage-abusif-par-telephone

Démarchage téléphonique abusif : où en est la réglementation ?
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/les-infos-de-12h30-demarchage-telephonique-abusif-ou-en-est-la-reglementation-7798149597

Les appels téléphoniques ou SMS malveillants et répétés sont assimilables à du harcèlement et constituent donc un délit. Vous pouvez collecter vous-même les preuves de ce harcèlement.
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32235

Vous êtes victime de démarchage téléphonique abusif ? Voici comment faire face au harcèlement
https://actu.fr/societe/vous-etes-victime-demarchage-telephonique-abusif-voici-comment-faire-face-harcelement_26245680.html

Répondez à votre interlocuteur et plusieurs fois s’il le faut
“Merci de m’ajouter à votre liste de personnes à ne plus contacter.”

le journal des Bonnes Nouvelles du trimestre + juillet

Seule certitude : ce sont des combats que nous suivons.
les avancées même fragiles sont à souligner
et même si nous n’y sommes parfois pour rien
(à peine un clic de souris) y a pas de mal à se faire du bien.
L’espoir permet de continuer à lutter.

// Bonnes Nouvelles du 1er aout
// Bonnes Nouvelles du 29 juillet
// Bonnes Nouvelles du 22 juillet
// Bonnes Nouvelles du 15 juillet
// Bonnes Nouvelles du 8 juillet
// Bonnes Nouvelles du 03 juillet
// Bonnes Nouvelles du 6 juin
// Bonnes Nouvelles du 14 mai
// Bonnes Nouvelles du 13 mai

// Bonnes Nouvelles du 10 mai
Caussade : la préfète ordonne la suppression de la retenue d’eau illégale

Pyrénées occidentales : premières naissances d’oursons depuis 15 ans.

Aéroports de Paris. Le Conseil constitutionnel valide le projet de référendum

// Bonnes Nouvelles du 03 mai
// Bonnes Nouvelles d’avril

Alerte aux OGM cachés : Rassemblement contre les VRTH vendredi 8 août à la Rochelle

La Confédération paysanne s’est fortement opposée à la diffusion de plantes génétiquement modifiées (PGM) s’insérant dans des modèles agricoles industriels basés sur des monocultures ou des rotations trop courtes rendues possibles par un usage accru de pesticides. Une fois de plus, nous souhaitons alerter sur les risques qui pèsent sur l’environnement, sur la santé des travailleurs de la terre et des consommateurs ainsi que sur l’autonomie des paysans. Des surfaces importantes de tournesol rendu Tolérant à un Herbicide sont cultivées en France.

Avec l’arrivée de colzas mutés (plante qui se dissémine très facilement), un pas de plus est franchi en faveur de ce modèle agricole industriel qui se passe des paysans et est néfaste pour l’environnement.

VRTH, PLANTES MUTÉES,OGM CLANDESTINS : DE QUOI PARLONS-NOUS ?

Le développement de Variétés rendues Tolérantes aux Herbicides (VrTH) a comme objectif affiché d’apporter une nouvelle solution chimique aux problèmes de désherbage. La tolérance à l’herbicide, permet l’utilisation couplée de la variété et de l’herbicide associé. Il peut être appliqué en « post-levée », c’est-à-dire sur une culture et des adventices déjà développées.

Ces VrTH sont rarement issues de sélections traditionnelles de mutants « spontanés ». La plupart sont obtenues à l’aide de techniques comme la transgénèse1 et la mutagénèse2. Mais, même si les plantes obtenues par mutagénèse sont des organismes

génétiquement modifiés selon la définition officielle de la Commission Européenne3, elles ne sont pas soumises à la même réglementation que les plantes transgéniques. C’est pourquoi nous utilisons l’expression OGM « clandestins » ou « cachés ». Elles ne sont donc ni évaluées, ni tracées, ni étiquetées, ni surveillées. Elles sont tout simplement mises sur le marché4 comme n’importe quelle variété variétale classique !

MANIPULATIONS GÉNÉTIQUES OU PROCESSUS NATUREL ?

La mutagénèse est utilisée depuis 50 ans pour produire par exemple des fourrages et autres plantes tétraploïdes ou des variétés de betterave monogerme5. Cependant, son usages’est fortement amplifié cette dernière décennie grâce aux nouvelles techniques de marquage moléculaire et de mutagénèse dirigée. Les adeptes du système agro-industriel tentent de faire croire que ces techniques ne se différencient pas des processus naturels. Certes, les organismes mutent aussi sous l’influence de faibles stress mutagènes naturels, mais à un rythme très lent qui permet à ceux qui survivent de se réadapter naturellement à leur environnement. Ce processus naturel est donc très différent des manipulations intentionnelles du génome obtenues en exposant le « matériel végétal » sorti de son environnement naturel à des stress mutagènes très violents. Les individus qui résistent à ces manipulations sont ensuite sélectionnés en laboratoire : semences aptes à germer, pollen capable de féconder, cellules non tuées par des herbicides.

Pour pouvoir développer commercialement des variétés rendues tolérantes aux herbicides, chaque firme semencière cherche à diminuer au maximum le caractère aléatoire de l’apparition des mutations6 en ciblant le gène susceptible de muter vers la tolérance à l’herbicide. L’objectif est de sélectionner beaucoup plus rapidement, mais aussi de pouvoir déposer un brevet sur le gène identifié !

L’apparition du TILLING7, de la technique des transposons, mais aussi l’utilisation combinée de la transgénèse et de lamutagénèse permet aux semenciers de contourner la législation contraignante qui s’applique sur les plantes transgéniques et de proposer de nouvelles variétés rendues tolérantes aux herbicides non étiquetées OGM.

En résumé, cette nouvelle génération de techniques de modification génétique ne diffère de la transgénèse que par le fait qu’il n’y a pas eu introduction d’un gène extérieur dans le génome de la plante.

Les modifications non intentionnelles de ce génome peuvent pourtant être, selon certains scientifiques, aussi importantes et provoquer les mêmes risques sanitaires et environnementaux que la transgénèse.

DES PLANTES TOLÉRANTES À DES PESTICIDES SONT-ELLES DES SOLUTIONS AGROÉCOLOGIQUES ?

Les plantes obtenues par transgénèse sont en général rendues tolérantes à un herbicide total8 (efficace sur l’ensemble des espèces végétales) et la plupart de celles obtenues par mutagénèse sont rendues tolérantes à un herbicide sélectif, c’est à dire actif sur certaines familles botaniques. Ces variétés sont présentées comme une solution à la question du désherbage des espèces concernées. Mais en réalité, il s’agit là d’une fuite en avant dans le tout chimique et, pourl’industrie semencière d’une nouvelle opportunité commerciale. Pour certains agriculteurs adeptes de démarches productivistes, ces variétés sont une opportunité de maintenir leurs systèmes basés sur des rotations trop courtes favorisant la multiplication de certaines adventices.

A l’opposé de cette vision des choses, pour solutionner les problèmes de désherbage, il existe des solutions mécaniques et agronomiques simples et efficaces9. Ces solutions sont économes, contribuent à l’autonomie des paysans et sont en phase avec les options agroécologiques officiellement prônées et avec l’objectif affiché du programme Ecophyto qui prévoit de réduire de 50% l’usage des pesticides d’ici 2018.

BREVETS : S’APPROPRIER LE VIVANT, RÉDUIRE L’AUTONOMIE DU PAYSAN

Ces variétés mutées et rendues résistantes à des herbicides sont-elles réellement utiles ? Les avantages mis en avant par les firmes semencières portent principalement sur un meilleur contrôle des adventices. Il s’agit d’un avantage à court terme qui induira à moyen terme plus de dommages économiques et environnementaux que d’avantages. De plus, il s’agit d’une innovation contraire aux principes de l’agroécologie qui s’appuie sur les fonctionnalités de la nature et sur la réduction de l’utilisation de produits chimiques. Sous le vernis d’une innovation « devant simplifier le travail de l’agriculteur », l’objectif des firmes phyto-semencières est clair : vendre un maximum de semences et d’herbicides et ainsi réduire l’autonomie des paysans. Ces variétés, protégées par un COV10, contiennent un gène breveté responsable du caractère « tolérance à l’herbicide ». Grâce à la détection de ce gène, on pourrait facilement prouver qu’il s’agit de la variété en question et poursuivre le paysan qui utiliserait des semences de ferme. De plus, le gène responsable de la tolérance à l’herbicide de ces plantes peut contaminer les récoltes d’autres paysans11. Suite à cela, la firme pourrait leur réclamer des royalties12. En conclusion, les VTH s’inscrivent dans une stratégie contraire aux intérêts des agricultures paysannes. Nous ne souhaitons pas que les firmes phyto-semencières contrôlent nos agricultures et notre alimentation !
1 Les plantes transgéniques sont des plantes dont le génome a été modifié par insertion de gènes.
2 Création artificielle de mutants avec des produits chimiques ou des rayonnements ionisants mutagènes.
3 Extraits de la directive 2001/18 : Article 2 – définitions : Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle. Annexe 1B : Les techniques/méthodes de modification génétique produisant des organismes a exclure du champ d’application de la présente directive (…) sont : 1. la mutagenèse ; 2. la fusion cellulaire…
4 Les variétés de colza muté sont inscrites au catalogue européen mais pas dans le catalogue français.
5 Il existe ainsi des variétés obtenues par mutagénèse qui sont utilisées en agriculture biologique, comme les tournesols oléiques ou les riz de Camargue, qu’il faut rapidement remplacer par des variétés issues de méthodes de sélection traditionnelle.
6 En utilisant des enzymes dites « à doigt de zinc » qui cassent l’ADN d’une plante, par exemple.
7 Mutagénèse assistée par marqueurs.
8 Comme le fameux Round Up Ready.
9 Comme par exemple les rotations longues.
10 Certificat d’Obtention Végétale.
11 Surtout si ceux-là n’utilisent pas des variétés protégées par un droit de propriété intellectuel : les semences paysannes et les variétés du domaine public sont particulièrement concernées.
12 cf. problème déjà rencontré au Canada avec le colza de Monsanto.

Les VrTH, une impasse agronomique
Dans le cas des VrTH tournesol et colza actuellement mises sur le marché, les herbicides sélectifs concernés appartiennent à des familles d’herbicides qui sont déjà très fréquemment utilisées sur les principales autres espèces des rotations de grandes cultures comme les céréales à paille où le maïs1 de l’herbicide associé accélérera l’apparition dans les rotations de résistances de certaines « mauvaises herbes » rendues à leur tour tolérantes à cet herbicide et de sélection des espèces naturellement moins sensibles2. Ce point très important est largement signalé dans la littérature scientifique. Utiliser le même herbicide chaque année sur des surfaces toujours plus importantes amplifiera les problèmes déjà rencontrés : aux USA, les agriculteurs ont ainsi dû abandonner toute culture sur de nombreux hectares envahis de « mauvaises herbes » tolérantes à tous les herbicides.

Vu l’importance des fécondations croisées pour le tournesol et le colza, leur forte pollinisation par des insectes et les transports par les matériels de récolte, on peut aussi craindre la diffusion du caractère « tolérance à l’herbicide3 » et la contamination des champs voisins ou des plantes sauvages !

Tournesol et colza sont des espèces dont les graines huileuses survivent plusieurs années dans les sols et sont des adventices potentielles pour d’autres espèces des rotations de grande culture.

La perte de récoltes et les repousses est mentionnée par plusieurs experts4l’utilisation des VTH, problème qu’il ne faut pas sous-estimer et qui induira nécessairement des surcoûts à l’échelle des rotations.

Les impacts sur les organismes non cibles5l’augmentation de l’usage des désherbants chimiques concernés.

1 Les sulfonylurrés de Dupont et l’imazadiol de BASF sont deux familles d’herbicides pour lesquelles de fréquentes résistances sont déjà rencontrées (source CETIOM).

2 L’apparition de résistance chez l’ambroisie très disséminée sur le territoire préoccupe par exemple beaucoup.

3 Le colza TH pourrait contaminer ses « cousines sauvages » (moutarde et ravanelle principalement).

4 Dont des ingénieurs du CETIOM (Centre Technique Interprofessionnel des Oléagineux et du Chanvre).

5 En plus des problèmes habituels engendrés par les pesticides sur les abeilles, le butinage de tournesol ou de colza VTH devrait être évalué. On ne sait d’ailleurs pas quels sont les impacts de la mutagénèse sur l’ensemble du génome des plantes concernées et donc les conséquences pour les insectes butineurs, ainsi que pour les animaux et les humains qui les consomment., la biodiversité, les ressources en eau et les sols seront liées à l’augmentation de l’usage des désherbants chimiques concernés.

CE QUE NOUS REVENDIQUONS :

Un moratoire pour les VrTH dont la commercialisation a été trop hâtivement autorisée.

L’application pour les plantes artificiellement mutées de la législation concernant les plantes obtenues par transgénèse.

Dans une perspective agroécologique, la promotion d’alternatives agronomiques et mécaniques plutôt que des variétés artificiellement rendues tolérantes à des herbicides.

En matière de recherche publique, des moyens humains et financiers pour la sélection participative.

Nous avons en effet besoin de recherches variétales afin que les variétés soient plus diversifiées, localement mieux adaptées, reproductibles et à faibles intrants. Elles répondraient ainsi mieux aux besoins des paysans et aux exigences de la société !

CITES = Citoyennes Initiatives pour une Transition Ecologique Solidaire

Mobilisation Générale en faveur de l’Urgence Ecologique
La survie de la planète dépendra de votre mobilisation personnelle

Quand le navire risque de sombrer parce qu’il prend l’eau de partout ce qui compte c’est de mobiliser tous les naviguants pour les inviter à écoper pas de leur demander leur brevet de ceci ou de cela.

Aux citoyens qui pensent qu’il y a urgence écologiste à se mobiliser au lieu d’attendre que des partis déconsidérés le fasse pour eux.

Au niveau de la méthode

Pendant la campagne

A l’approche des municipales les listes se multiplient où les querelles d’égos ou de chapelle risquent de prendre le pas sur l’intérêt général.

Les fusions de listes en 24 heures après le résultat du premier tour soient sont téléphonées parce qu’annoncées à l’avance soient pas crédibles et dans les deux cas risquent le flop électoral.

La solution c’est une primaire rassemblant tous ceux d’ou qu’ils viennent qui sont prêts à créer une majorité pour mettre en œuvre une Transition Ecologique Solidaire. L’automne est suffisant pour permettre à chaque groupe de citoyennes et de citoyens qui a un message particulier à défendre de le faire entendre avant qu’un premier tour permette de déterminer le programme et la composition de la liste en tenant compte du rapport de forces et qu’un second tour vienne valider le tout pour permettre à la liste ainsi établie d’avoir le premier trimestre 2020 pour mener campagne auprès de ceux qui n’auront pas voulu profiter de la primaire pour se mobiliser.

Pendant le mandat

A chaque adjoint et délégué de mettre en œuvre dans son domaine de la priorité ainsi définie : réduire au niveau de la collectivité toutes les consommations de flux (eau, énergie, déchets, ..) et aider les citoyens à faire de même dans leur vie personnelle.

Par exemple l’adjoint chargé du personnel aurait pour mission de mettre sur pied des formations pour le personnel communal afin que chacun améliore dans sa vie personnel sa gestion des flux et soit en mesure de promouvoir auprès des citoyens rencontrés dans le cadre de son activité.

Les adjoints de quartier auraient pour mission d’aider les associations de quartier, les associations de parents d’élèves ou les associations sportives à s’associer à des campagnes spécifiques sur tel ou tel aspect de la transition écologique solidaire.

L’adjoint à l’économie aurait pour mission de prévoir sur chaque zone d’activité un vestiaire avec douche pour qu’un salarié venant au boulot à pied ou en vélo puisse prendre une douche et se changer avant d’aller au boulot.

Au niveau des propositions

ENERGIE
Coaches Economies d’Energie : utiliser le Service Civil ou le Service Universel pour systématiser des visites dans tous les foyers pour aider les personnes à examiner dans quels secteurs de leur vie quotidienne elles peuvent réaliser des économies utiles pour elles comme pour la planète
Centrale solaire collective

DECHETS
Booster les collectes sélectives
Promouvoir les Récupèracteurs (ressourceries, friperies, réparateurs etc…)
Promouvoir le compostage

TRANSPORTS
Promouvoir les Transports en commun
Promouvoir le covoiturage : Miser sur les entreprises et les syndicats pour que sur chaque zone d’activité un point soit fait pour mettre en place un service performant de covoiturage qui permette de réduire les bouchons aux heures de pointe.
Etudier les horaires d’embauche différés dans les lycées et collèges pour fluidifier la circulation
Promouvoir la Marche, le vélo avec toutes les associations : prévoir sur chaque zone d’activité un vestiaire avec douche pour qu’un salarié venant au boulot à pied ou en vélo puisse prendre une douche et se changer avant d’aller au boulot.

EAU
Récupération Eau Pluviale
Economies d’eau : Intégrer dans le budget eau une campagne de remplacement des chasses d’eau par des chasses d’eau à deux vitesse (ou interrompables) et d’inspection des robinetteries pour supprimer les fuites et en étalant la facture dans la durée permettre au citoyen d’amortir cet investissement par les économies d’eau réalisées.

ALIMENTATION
Promouvoir la Bio dans les cantines et les maisons de retraites.
Prendre en charge les frais de certification pour tous les agriculteurs bio de la commune.
Aider à la création d’un marché bio ou d’un espace bio sur les marchés.
Diversifier son alimentation

LES COMMUNS

Adapter à notre époque une expression née dans la nuit des temps aux confins du public et du privé

Logement :beaucoup de logements inoccupés perte sèche pour la collectivité comme pour les propriétaires. Proposition aux propriétaires confiez votre bien à une structure désignée par la collectivité qui assurera sa location dont le prix sera réparti entre le service rendu par la structure qui rend le service, la prise en charge des impôts locaux et les investissements nécessaires pour améliorer les performances du logement sur le plan des consommations.

Parc automobile : chaque collectivité et administration gère un par de véhicules qui ne servent qu’aux heures ouvrables. L’idée c’est de créer une structure gestionnaire d’un parc commun qui puisse mettre à disposition de chacune des structures les véhicules nécessaires pendant les heure ouvrables et les mettre à la location des particuliers pendant le reste du temps.

Energies renouvelables : créer une structure mixte privé-publique pour investir dans les énergies renouvelables sur la commune en mobilisant l’épargne de privés qui n’auraient pas les moyens de le faire seuls et qui seraient rassurés par le soutien public sur la sécurité de leur investissement.

Ces propositions n’ont pas vocation à l’exhaustivité mais à tracer une ambition pour la gestion de la commune au service des ses habitants.

Elles seront proposées à l’ensemble des groupes ambitionnant de présenter une liste. Leur impact dépendra donc du soutien éventuel des associations d’accord avec cette approche.

Si tu fais partie de ceux-là merci de faire parvenir ce coupon réponse à Alain Uguen 152 rue F.Pelloutier 29000 QUIMPER alain.uguen@orange.fr 06 82 41 39 19

conseiller municipal de Quimper de 1983 à 2001 dont 1 an comme adjoint et conseiller régional de Bretagne de 1992 à 1998, Cofondateur du Groupement Anti Gaspillage (à l’origine des collectes sélectives) en 1979 et de Cyberacteurs en 1999 : Cyberacteurs porte le projet Transacteurs le réseau économique et social des acteurs de la Transoition Ecologique Solidaire.

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Prénom NOM :
Adresse :
code postal Ville :

Tél.                                              : Adél :

Soutient les propositions CITES                                                 OUI NON NSP
Souhaite être informé ds suites de ces propositions                   OUI NON NSP
Accepte que son nom soit cité comme soutien à cette initiative OUI NON NSP

PS : Ce projet de tract est soumis à vos amendements et commentaires. Si vous souhaitez faire la même chose dans votre ville, vous pouvez le signaler dans les commentaires en mettant vos coordonnées pour qu’éventuellement d’autres puissent vous rejoindre pour faire de cette utopie citoyenne une réalité.

De la nécessité de la transparence sur les sites de défense de la cause animale.

Nous sommes saisis d’une demande de cyberaction de la part d’un certain nombre d’associations de défense de la cause animale.

cyberaction:Animalwebaction.com doit être plus transparent sur l’utilisation de nos dons !

Comme le signale la Fondation 30 millions d’amis.
Sur le net, de nombreux sites n’hésitent pas à se servir des animaux – et parfois de leur souffrance – pour récolter des sommes d’argent dont la destination et l’utilisation demeurent floues. Pour la Fondation 30 Millions d’Amis, la méfiance est de mise pour éviter les pièges.

Il nous semble que nous sommes plus utiles à lancer le débat sur la transparence auprès d’acteurs de la protection animale qui sont parfois nos partenaires et qu’il serait intéressant d’associer d’autres associations d’amis des animaux pour aboutir à une proposition de transparence qui puisse s’appliquer à tous les organismes qui collectent des dons pour la cause animale.

Merci de vos avis.

Plages fermées à Hillion

– 27 juin 2019 à 14:12

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Même si en Bretagne il a du mal à s’installer l’été est arrivé et avec lui des échouages très importants d’algues vertes. Devant l’importance de la pollution et des risques sanitaires qu’elle peut causer M. le maire d’Hillion a pris la décision de fermer 3 des plages de la commune.

La plage de la Grandville étant également interdite, il ne reste plus que les plages de Lermot ou de Bon Abri pour faire trempette !

 

La plage de l’Hôtellerie à 500m du bourg… fermée.

 

 

Réserve naturelle de la baie de Saint-Brieuc, sa mission protéger, gérer et faire découvrir. Oui, vous avez bien lu protéger !

Il faudra qu’ils nous expliquent ce que veut dire pour eux ce verbe.

 

Plage de Saint-Guimond… fermée.

 

Plage de la Grandville, …précedemment et toujours fermée.

Ce constat alarmant ne nous étonne pas plus que ça ! Depuis des années on instille l’idée que des mesures ont été prises, que les agriculteurs font des efforts, que les taux de nitrate baissent, qu’on est sur la bonne voie !

Certains diront que toutes ces mesures sont purement cosmétiques, ce qui est sur c’est qu’elles sont inefficaces, la preuve ces fermetures de plage de plus en plus fréquentes.

D’où cette pétition lancée au Préfet de la région Bretagne pour qu’il prenne enfin des mesures efficaces pour faire baisser les taux de nitrate dans nos rivières.

Texte de la pétition

Monsieur le Préfet de Région,

plages fermées, puanteur le long du littoral, biodiversité menacée, risques sanitaires avérés, telle est la situation que vivent les habitants des communes riveraines de la Baie est de Saint-Brieuc. Les marées vertes y font un retour fracassant cette année. Comment ne pas comprendre  la  détresse  des  élus  devant  leur  impuissance  à  résoudre  cette  crise  sanitaire  et environnementale qui dure depuis un demi-siècle.

Ces  échouages  massifs  et  précoces  d’algues  signent  l’échec  total  des  Plans  mis  en  œuvre  jusqu’à présent pour y remédier. Le volontariat des acteurs montre toutes ses limites. Il est temps d’adopter des mesures règlementaires comme le préconisait déjà la Ministre de l’Environnement en 2012. Que l’Etat cesse de dilapider l’argent public en pure perte. Que ces sommes qui se chiffrent par millions d’euros  soient  affectées  à  l’aide  technique  et  financière  aux  exploitants  pour  qu’ils  changent radicalement  leurs  pratiques  agricoles  afin  de  tenir  le  plus  rapidement  les  objectifs  de  2010  de moins de 10 mg/l de nitrates dans les rivières à baie à algues vertes, seuil de déclenchement de la prolifération algale, comme l’a signifié le Tribunal Administratif de Rennes en 2007.

Devant une telle situation d’urgence, nous soussignés, nous ne comprendrions pas que des mesures efficaces ne soient pas prises sur seulement 7 % de la surface agricole utile de la Bretagne à l’origine de cette grave pollution.

Nous, soussignés, vous demandons de faire suite à la demande des élus locaux, victimes au même titre  que  leurs  administré(e)s  des  préjudices  qu’ils  subissent  et  qui  ne  sont  que  la  conséquence directe  de  la  carence  de  votre  action.  Nous  demandons  l’application  d’un  nouveau  Plan  Algues Vertes qui reprenne les exigences précisées plus haut. “

Non à l’industrialisation de la pétition !

Pour prolonger notre échange téléphonique et le dialogue avec les initiateurs de l’action que nous avions envisagé ensemble il y a plus d’un mois et que tu m’avais demandé de suspendre en attendant la réaction de la FNAB, j’ai rajouté le lien vers la pétition pour offrir à nos abonnés le choix entre les deux formes d’actions.

Comparaison n’est pas raison mais nous demander de relayer la pétition sur le site d’une filiale nord américaine implantée en Espagne c’est comme si nous vous demandions de dire à vos clients d’aller acheter leurs produits bio chez Leclerc ou chez Lidl.

Le projet qui aboutit aujourd’hui à transacteurs est né dans les années 80 au cours d’une manifestation contre une super-porcherie de Gourvennec à Hanvec. Je me suis dit « aussi vite tous les manifestants seront peut-être demain chez Leclerc en train d’acheter les côtes de porc calibrées sortant des porcheries industrielles : il ne faut pas se contenter de mobiliser contre il faut donc proposer des alternatives économiques pour que les consomacteurs utilisent leur premier outil de transformation de la société, leur porte-monnaie. »

Cohérence entre la forme et le fond ?

Or change est dans notre créneau de la mobilisation citoyenne, l’équivalent pour vous de l’agriculture industrielle contre laquelle nous nous battons ensemble. Son modèle économique consiste à revendre les adresses de ses signataires : si tu veux que ta pétition fasse du chiffre, tu débourses pour que Change l’adresse à d’autres « clients ». Nous notre démarche qui existe depuis 20 ans consiste à mettre nos outils au service de partenaires associatifs en envoyant toutes les propositions d’actions à tout notre carnet d’adresses et si nous proposons à nos partenaires de contribuer pour permettre à l’outil de continuer à fonctionner, nous ne faisons pas de la diffusion de leurs actions une question d’argent.

Quel modèle ?

De plus choisir d’aller sur la filiale espagnole dont le pays est justement un des fleurons de l’agriculture industrielle est paradoxal pour défendre le bio local. Mais nous avons tous nos contradictions.

On a toujours besoin d’un plus petit que soi

Par contre nous défendons la biodiversité associative qui demande de respecter les petits et n’est pas incompatible avec la nécessité de se regrouper pour peser et toucher un public le plus large possible. Et pour toucher un public le plus large la complémentarité des réseaux est plus pertinente que l’instauration d’un monopole dans la diffusion d’une action et dans le choix des formes. Si vous êtes contents de nous trouver pour lutter contre les pubs de Saveolou pour défendre la bio, vous ne pouvez pas nous demander de disparaître au profit d’un gros parce que vous voulez faire du chiffre car sinon vous n’aurez plus demain qu’un gros qui ne voudra plus vous défendre parce qu’il aura des plus gros à défendre.

Les deux modes d’action sont complémentaires : à la différence de la pétition où on rajoute son nom à une liste, la cyberaction permet de s’adresser directement à la personne ciblée. Mais dans tous les cas nous pouvons, quand vous le souhaitez, vous remettre la liste pdf des signataires utilisable exclusivement au format papier mais qui vous permettra de totaliser les signatures obtenues par différentes méthodes.

J’espère que ces quelques arguments te permettront de convaincre tes instances supérieures que loin d’apporter de la confusion dans votre action la multiplication des apports est une force pour toucher un public le plus large possible.

Merci de vos avis et commentaires.

Alain Uguen
Fondateur et Trésorier de Cyberacteurs

Participez au sondage : Qu’est ce qui est cohérent comme forme d’action avec le refus du chauffage des serres

Fin du nucléaire asbl Einde van kernenergie Ende der Atomkraft

Le 26 avril 2019 verra la commémoration du 33e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Après 33 années, la situation sanitaire des habitants qui vivent dans un territoire grand comme 5 fois la Belgique continue de se dégrader du fait de la contamination radioactive : plus de 80 % des enfants qui y vivent sont en mauvaise santé, contre moins de 20 % avant l’accident. Cette déclaration de Raisa Misura, pédiatre et directrice de l’hôpital central de Stoline, à 240 km au nord-ouest de Tchernobyl, ne surprend donc pas : « 84 % des femmes enceintes ont une pathologie. C’est pourquoi la naissance d’un enfant en parfaite santé est un évènement rare » (bulletin de janvier 2008 du bureau biélorusse de l’ONU).

En Belgique, tout va bien. pour l’instant : avec deux réacteurs dont les cuves présentent des milliers de fissures et trois autres ayant plus de 40 ans de fonctionnement, la probabilité d’un accident majeur, comme à Tchernobyl et Fukushima, est loin d’être négligeable. Plus un réacteur atomique est vieux, plus il est dangereux.

Aussi l’ASBLFin du nucléaire, le RAN et Bouli Lanners vous invitent à participer à la manifestation antinucléaire du vendredi 26 avril à 16 h à Bruxelles. Ci-dessous et sur le sitewww.findunucleaire.be, vous trouverez les informations pratiques et l’adresse de l’évènement Facebook. Vous y trouverez aussi un argumentaire à propos du risque inacceptable que nous fait courir la filière nucléaire qui, en plus de produire des déchets hautement radioactifs et quasi éternels dont on ne sait que faire, génère aussi des gaz à effet de serre en quantité.

Cordialement,
le comité de coordination de
Fin du nucléaire

Fin du nucléaire asbl, rue de la Charrette 141, 4130 Esneux
www.findunucleaire.be – info@findunucleaire.be– 04.277.06.61

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Extrait de l’annonce à l’agenda du site web de Fin du nucléaire (www.findunucleaire.be/26042019.htm) :

Vendredi 26 avril 2019, 16 h, Bruxelles

Manifestation pour la fermeture immédiate des 5 réacteurs belges les plus dangereux
À la date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986.
Une action similaire sera menée simultanément à Cologne.

Horaire

  • 15 h : rassemblement à la gare du Nord (côté boulevard Simon Bolivar – voir ce plan d’accès).

  • 16 h : début de la manifestation.

  • Vers 17 h : fin de la manifestation.

Déroulement

Vers 16 h, les manifestants se rendront devant le siège d’Engie-Electrabel situé à 400 m de la gare.

À la fin de la manifestation, toutes les personnes présentes seront invitées à se coucher par terre pendant 1 minute pour évoquer les conséquences d’un accident nucléaire grave ; le début et la fin de cette action finale seront signalés par sirène et mégaphone.

Pas de discours prévu en fin de manifestation. N’oubliez pas vos pancartes et calicots pour montrer nos exigences à Engie et au pouvoir politique, ni de prévoir ce qu’il faut pour se coucher par terre.

Argumentaire:

Promotion

Si possible, imprimer les tracts et affiches en noir et blanc sur du papier jaune intense. Si vous habitez en région liégeoise, les tracts et affiches sont disponibles à Barricade, rue Pierreuse 19, 4000 Liège (du lundi au vendredi, de 12h30 à 18h30, et le samedi, de 13h30 à 18h30).

Soutien

Écrivez-noussi vous pouvez aider concrètement à l’organisation de la manifestation (avant et/ou le jour même).

Merci de relayer vers la (les) association(s) dont vous êtes membre.

Organisation: Fin du nucléaire asbl, RAN et Aachener Aktionsbündnis gegen Atomenergie.

NUCLÉAIRE ET CLIMAT

Le fonctionnement d’un réacteur lui-même ne génère que peu de gaz à effet de serre (GES). Mais la filière nucléaire comporte de nombreuses autres étapes qui toutes nécessitent beaucoup d’énergie d’origine fossile et donc émettent des GES, principalement : extraction du minerai, broyage, raffinage, enrichissement de l’uranium, construction et démantèlement des centrales, conditionnement et stockage des déchets.

Le nucléaire génère environ 8 fois plus de GES que l’éolien par unité d’énergie produite. C’est là une affirmation étayée, alors même que pour plusieurs étapes du cycle de vie du nucléaire, les données ne sont pas disponibles ou sont très incertaines : enrichissement, démantèlement et gestion des déchets pendant plus de cent-mille ans. Pour l’enrichissement de l’uranium, l’industrie nucléaire mondiale consomme annuellement 150 000 tonnes de fluor et de chlore sous des formes diverses, qui peuvent constituer des GES dont le potentiel de réchauffement est beaucoup plus grand que celui du gaz carbonique (CO2). Que deviennent-ils ? Quelle proportion est relâchée dans l’atmosphère ? Il n’existe pas de données accessibles pour répondre à ces questions.

Un seul réacteur de 1 GW nécessite annuellement l’extraction d’environ 200 000 tonnes de minerai*, une quantité qui est appelée à augmenter, le minerai exploité étant de moins en moins concentré. Les étapes d’extraction, broyage et raffinage produiront donc de plus en plus de GES. Dans quelques décennies, la quantité de GES émise par kWh nucléaire dépassera le niveau du kWh fossile.

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* Auquel il convient d’ajouter les « roches stériles », c’est-à-dire les roches extraites mais non traitées, car présentant des taux d’uranium trop faibles pour l’exploitation industrielle. Ce qui donne 800 000 tonnes supplémentaires, soit un total annuel de 1 million de tonnes de roche extraites par GW nucléaire, du moins en se basant sur les données de l’exploitation des mines d’uranium en France (source : IRSN).

Pour aller plus loin : Climate change and nuclear power, Jan Willem Storm van Leeuwen, 2017, 85 pages.