L’agriculture française mérite une vision, pas de fausses urgences

Dans une tribune co-signée, Tugdual Braban, maire de Châteauneuf-du-Faou, Jean-Baptiste Huet, maire de Plonéour-Lanvern, Florent Lardic, maire d’Audierne, et Elina Vandenbroucke, maire du Trévoux, livrent leurs regards sur la loi d’urgence agricole votée cette semaine par les députés et les sénateurs.

Les débats suscités par la loi d’urgence agricole ont trop souvent éloigné le regard des réalités du terrain et des solutions dont il regorge. L’urgence est bien réelle. Elle se lit dans les inquiétudes de celles et ceux qui nous nourrissent face aux effets, déjà visibles, du changement climatique. La canicule. Les tensions autour de l’eau qui ne cessent de croître. Elle se confirme dans les exploitations qui peinent à dégager un revenu digne. L’urgence, c’est aussi de répondre aux enjeux de santé publique : protection des agriculteurs, protection des citoyens par une alimentation de qualité. Cette urgence ne date pas d’hier, elle ne disparaîtra pas avec une loi qui laisse à penser qu’il faudrait choisir entre soutenir nos agriculteurs et protéger notre environnement, entre produire et préserver nos ressources.

Nous pensons que cette loi emprunte plusieurs fausses routes. La première est de faciliter la création de certains projets de stockage par dérogation. La gestion de l’eau suppose avant tout de préserver les éléments qui contribuent naturellement à la régulation de la ressource (les haies bocagères, les zones humides, les talus). La deuxième est d’ignorer les dynamiques déjà engagées dans les territoires. Les 450 Projets Alimentaires Territoriaux, dont 28 en Bretagne démontrent qu’il est possible de concilier agriculture, alimentation, santé et développement économique. Donnons-leur les moyens d’agir plutôt que d’empiler de nouveaux dispositifs. La troisième est que la loi privilégie une logique d’accélération des procédures au détriment de la concertation avec les territoires. La gestion de l’eau, en particulier, exige une gouvernance associant les élus locaux, les agriculteurs, les citoyens et l’ensemble des acteurs concernés.

La véritable souveraineté alimentaire doit se construire en garantissant un revenu digne aux agriculteurs, une alimentation de qualité pour toutes et tous et la préservation des ressources qui permettront de produire demain. Les réalités agricoles sont diverses. Les attentes d’un éleveur breton ne sont pas celles d’un céréalier en Charente ou celles d’un viticulteur. Cette diversité suppose que les politiques publiques s’appuient davantage sur les territoires et sur celles et ceux qui les connaissent. Les collectivités locales ont un rôle essentiel à jouer. Elles accompagnent l’installation des jeunes agriculteurs, développent les circuits courts et les nouvelles filières, soutiennent la restauration collective, préservent les ressources en eau, favorisent le dialogue entre les différents usages et participent à l’aménagement du territoire. Elles ne régleront évidemment pas, seules, la crise agricole mais elles sont devenues des partenaires indispensables de sa transformation.

L’urgence agricole est une réalité mais elle mérite mieux que des réponses d’urgence, elle mérite une vision. Nous avons besoin d’une politique agricole qui cesse de répondre aux conséquences avant de traiter les causes, une politique qui redonne des perspectives plutôt que de gérer les urgences, une politique qui garantisse un revenu juste, accompagne les transitions, prépare le renouvellement des générations et reconnaisse pleinement le rôle des collectivités territoriales comme moteur de ce changement.

https://www.letelegramme.fr/bretagne/tribune-lagriculture-francaise-merite-une-vision-pas-de-fausses-urgences-7089620.php

accueil.audierne@audierne.bzh
mairie@chateauneufdufaou.bzh
mairie@ploneour-lanvern.fr
mairie@letrevoux.bzh

 

Doctolib va utiliser vos données de santé pour une IA : on vous explique le projet du géant français

Le service de réservation de rendez-vous médicaux Doctolib va lancer un projet de recherche en août 2026 sur “l’optimisation des parcours de soin grâce à l’IA”, qui se basera sur les données personnelles et de santé de ses utilisateurs.

 Consultation Pollution aux nitrates : l’État engage la fin de la protection des monts d’Arrée

 Alors que des milliers de manifestants sont attendus à Rennes ce dimanche 7 juin pour défendre la démocratie de l’eau, l’État prépare un affaiblissement du niveau de protection des milieux aquatiques dans les monts d’Arrée. Un territoire considéré comme le château d’eau du Finistère. 

Photo du lac du Drennec

Photo du lac du Drennec

Les membres de l’établissement d’aménagement et de gestion du bassin-versant de l’Aulne (Epaga) s’apprêtent à voter contre le projet de révision des zones vulnérables aux nitrates d’origine agricole. Le déclassement de neuf communes des monts d’Arrée « met en danger la ressource au sein du château d’eau du Finistère », écrivent les auteurs d’une note destinée aux élus, que Splann ! a pu se procurer.

À l’heure où des milliers de Bretons s’apprêtent à manifester pour protéger l’eau, la santé et la démocratie, ce dimanche 7 juin, à Rennes, l’État poursuit son détricotage des normes environnementales.

Les autorités prévoient de sortir neuf communes du Finistère des zones vulnérables à la pollution aux nitrates d’origine agricole : Berrien, Botmeur, Brasparts, Brennilis, La Feuillée, Huelgoat, Lopérec, Plouyé et Saint-Rivoal. Toutes se situent dans les monts d’Arrée, où prennent leur source de nombreux cours d’eau.

Cette proposition, actuellement en consultation, s’appuie sur les résultats de la huitième campagne de surveillance de la qualité des eaux, réalisée en 2022-2023. Les documents produits par l’État indiquent une amélioration de la qualité des eaux autour du lac du Drennec.

Ce qui pourrait s’apparenter à une bonne nouvelle risque pourtant d’aggraver la situation bretonne, déjà alarmante sur le plan des nitrates. Cette même campagne montre qu’après sept programmes régionaux de lutte contre cette contamination, la plupart des masses d’eau bretonnes présentent un état « moins que bon » concernant l’eutrophisation.

…/…

Voir la suite du dossier préparé par Splann ! média indépendant

https://splann.org/declassement-nitrates-monts-darree/

Participation du public : Consultation sur le projet de désignation des zones vulnérables aux nitrates d’origine agricole dans le bassin Loire-Bretagne

https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/consultation-sur-le-projet-de-designation-des-a5078.html

Dans ce cadre, vous pouvez vous exprimer sur ce projet durant la période entre le 26 mai 2026 et le 26 juin 2026. Vos remarques sont à envoyer à l’adresse suivante :

participationdupublic.sebrinal.dreal-centre@developpement-durable.gouv.fr 

Des bio-loc-halles pour conjuguer fin du monde, fin du mois et faim de démocratie

Bio Loc Halles

Alors qu’une consultation avait eu lieu auprès des quimpérois qui avaient voté pour une rénovation des halles actuelles, la municipalité décidait en 2021 de construire des halles neuves qui ne prévoient aucun espace pour les bios et les locaux. Du coup les halles se vident perdant peu à peu leur attractivité économique.

Sans attendre les futures nouvelles halles nous proposons une consultation sur le devenir des halles actuelles qui pourraient devenir des « bio-loc-halles » pour y accueillir sans attendre tous les agriculteurs qui sont actuellement sur le marché parking de la glacière et les associations demandeuses d’une maison des transitions en début du mandat précédent. La gratuité des droits de place pour les bios serait un beau signal de la ville centre à son arrière-pays.

En plus d’un marché bio et local le mercredi et samedi, les halles pourraient accueillir des expositions sur les différents éléments de la transition (alimentation, eau, énergie, déchets, transports….) pour apprendre comment concilier fin du monde et fin du mois en préservant à la fois son budget et la planète.

Accessible par le bus gratuit le week end, c’est un lieu de vie mêlant activités économiques et culturelles, agora rassemblant les générations et les origines sociales, lien vivant reproduisant en le modernisant les liens entre la ville bourgeoise et son arrière pays fournisseur de produits du terroir paysan comme maritime. Cet espace couvert aura vocation à accueillir au fil des saisons les manifestations rythmant la vie sociale, sportive ou culturelle de la capitale de la Cornouaille.

Premiers signataires : Alain Uguen Kemper Ecologie, Gérard Bensoussan ex producteur paysan herboriste

 

Un million de signatures pour le droit à l’alimentation

Le 7 janvier dernier, une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour le droit à l’alimentation a été lancée avec pour objectif de recueillir 1 million de signatures à travers l’Union européenne en un an. Par l’obtention de ces signatures, la coalition Good Food for All, dont fait partie le CFSI, espère faire reconnaîte et appliquer le droit à l’alimentation au sein de l’UE et au-delà.

UNE ICE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Une Initiative Citoyenne Européenne est un outil démocratique de l’UE qui permet aux citoyennes et citoyens européens de demander à la Commission de modifier ou proposer de nouvelles législations. Afin d’être enregistrée par la Commission, une ICE doit être déposée par un groupe d’organisateurs composé d’au moins sept citoyennes ou citoyens de l’UE issus de sept pays différents. 

Une fois enregistrée, l’initiative dispose d’un an pour recueillir du soutien, sous la forme de signatures de citoyennes et citoyens. Si elle rassemble au moins 1 million de signatures dans un minimum de sept pays de l’Union européenne, elle peut être présentée à la Commission pour examen. Un seuil minimal de signatures fixé pour chaque pays (en France, par exemple, il s’élève à 58 320). 

Cette présentation à la Commission peut aboutir à une proposition d’acte législatif, qui sera ensuite examinée par le Parlement européen et le Conseil de l’UE.

UNE ICE POUR FAIRE APPLIQUER LE DROIT À L’ALIMENTATION

L’ICE sur le droit à l’alimentation est le fruit d’un processus de réflexion et de cocréation entre plusieurs organisations de pays membres de l’UE, initié à Genève en 2024. Les acteurs mobilisés autour de cette initiative, qui vise à garantir l’accès de toutes et tous à une alimentation choisie, saine, durable et produite dans le respect des paysannes et paysans, se sont regroupés au sein de la coalition Good Food for All (GF4A), porteuse officielle de l’initiative. 

Bien que reconnu par les conventions internationales, le droit à l’alimentation n’est pas réellement mis en œuvre. Avec cette ICE, la coalition GF4A souhaite obliger l’Union européenne à agir concrètement en garantissant des systèmes alimentaires sains, justes et durables.

QUELLES SONT LES DEMANDES ? 

Avec l’ICE pour le droit à l’alimentation, Good Food for All souhaite proposer ou modifier des actes juridiques dans plusieurs domaines liés à l’alimentation, notamment :

  • des systèmes alimentaires équitables et avec une gouvernance démocratique ;
  • la reconnaissance du fait que les produits agricoles et les denrées alimentaires ne sont pas des marchandises ordinaires ;
  • le soutien à l’agroécologie paysanne et aux systèmes alimentaires territoriaux ;
  • la lutte contre la concentration des terres agricoles ;
  • le soutien aux systèmes de semences paysannes ;
  • une réglementation stricte des OGM, y compris ceux obtenus par les nouvelles techniques génomiques ;
  • le soutien à la consommation de fruits et légumes et réglementation des aliments ultra-transformés ;
  • un approvisionnement alimentaire durable ;
  • le renforcement du droit à l’alimentation dans les pays tiers.

L’ENGAGEMENT DU CFSI

Depuis sa création, le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) œuvre pour la promotion de systèmes agricoles et alimentaires durables et solidaires. Il s’aligne naturellement avec les demandes exprimées par GF4A et s’est associé à la coalition dès l’été 2025. Pour des transitions économiques, environnementales et sociales inclusives, le CFSI défend le droit à l’alimentation, la souveraineté alimentaire, la démocratie alimentaire ainsi que l’exception agricole et alimentaire. 

La cohérence des politiques commerciales européennes avec les politiques de développement dans les pays dits « du Sud » constitue un enjeu majeur pour le CFSI. L’organisation est notamment engagée sur ce sujet à travers la campagne « N’exportons pas nos problèmes », qui dénonce les conséquences de la surproduction laitière en Europe – encouragée par des politiques publiques telles que la Politique Agricole Commune de l’UE – sur les marchés locaux en Afrique de l’Ouest.

DES PROPOSITIONS CONCRÈTES POUR DES POLITIQUES COHÉRENTES

A ce titre, l’ICE sur le droit à l’alimentation propose notamment de :

  • subordonner tous les accords commerciaux existants et futurs à la nécessité de protéger le droit à l’alimentation ;
  • interdire l’exportation ou l’importation de produits agricoles à des prix qui ont un impact négatif sur l’agriculture paysanne ;
  • interdire l’exportation dans les pays tiers de pesticides de synthèse et d’engrais chimiques interdits en Europe.

Les décisions auxquelles pourrait aboutir cette ICE ne se limitent donc pas aux populations de l’Union européenne, mais concernent également celles des pays commerçant avec l’UE.

Ensemble, faisons du droit à l’alimentation une réalité pour toutes et tous.

SE MOBILISER POUR LE DROIT À L’ALIMENTATION EN SOUTENANT L’INITIATIVE

A la fin de son premier mois, la France, l’Espagne et les Pays-Pas se montrent moteurs en termes de nombres de signatures de l’ICE, et celles-ci s’élèvent à 12 000 pour l’ensemble de l’Union européenne, ce qui est encore loin des objectifs de la campagne. Pour peser sur les politiques alimentaires européenne, chaque signature compte !

Signez dès maintenant pour soutenir l’initiative :

https://eci.ec.europa.eu/053/public

Consommation et cancers

Bonjour,
Annie et moi sommes bien vieux et sommes consternés, inquiets, de voir que les  cancers et autres graves maladies se multiplient de plus en plus. Cela a commencé à partir des années 70, coïncidant avec l’utilisation croissante de pesticides de synthèse et d’intrants chimiques dans l’agriculture et l’élevage. Ayant fait le choix il y a 45 ans de vivre dans les Cévennes pour me permettre, scientifique défroqué, de m’installer en agriculture, nous vous livrons ci-dessous notre réflexion sur la nécessité de soutenir l’agriculture paysanne, et mieux l’agriculture biologique.
Si pour certains nous enfonçons des portes ouvertes, nous nous adressons particulièrement à ceux d’entre vous qui connaissant tout ça, n’en sont pas suffisamment convaincus pour traduire dans leur mode de consommation ces idées qui nous paraissent évidentes… dans la mesure où vous voudrez bien parcourir les 3 pages du texte ci-dessous et en P.J…..
Pierre


Cancers et maladies se multiplient,

La quasi « épidémie » de cancers et autres graves maladies met en cause le modèle de production agricole intensif dominant, et celui de la consommation imposé par la grande distribution de produits alimentaires. La production agricole paysanne est la seule à proposer des produits plus sains, tout en préservant l’environnement. Consommer local, et même si possible « bio ».
La politique agricole européenne, et celle de l’État impulsée par la FNSEA et l’agro-industrie, reviennent essentiellement à favoriser la concentration des grandes « exploitations » intensives, au détriment des plus petites quifournissent aux habitants de leur région des produits plus sains en respectant mieux leur environnement.Malheureusement partout le nombre de paysans recule et la loi d’orientation agricole, la loi Duplomb, tout comme les accords du Mercosur aggravent leur situation.

Quant à la grande distribution, elle propose d’une part : – Des produits de l’agriculture intensive, souvent ultra-transformés par l’industrie agro-alimentaires, riches en sel, sucre et corps gras. Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour la santé des consommateurs qui se rabattent sur les produits les moins chers,
Et d’autre part, mais plus chers avec une marge plus importante en considérant que cela s’adresse à une clientèle aisée, des produits bénéficiant du label biologique AB, bien qu’ils soient le plus souvent issus d’agriculture intensive et de transformations quasi industrielle.

Ainsi tout cela contribue à la disparition progressive des paysans et petites fermes, Devons-nous l’accepter ? Que ce soit en moyenne montagne, en vallées, en plaine, ce sont eux qui entretiennent nature et paysages façonnés par les habitants depuis si longtemps, face aux désertiques monocultures intensives. Ce sont les paysans qui s’obstinent dans leur beau mais difficile métier qui entretiennent la fertilité des sols par des pratiques respectueuses favorisant la diversité végétale et animale. Ne doivent-ils pas absolument être soutenus ?

De plus on sait maintenant que l’agriculture intensive et les élevages quasi-industriels, basés sur l’utilisation des pesticides de synthèse et intrants chimiques, font des dégâts sanitaires et environnementaux qu’il est de plus en plus difficile de cacher.
Bien sûr il y a d’autres sources nocives de pollution, telle que les contaminations radioactives responsables de maladies de la thyroïde, de leucémies et autres pathologies, mais la chimie reste un facteur important de la dégradation de la santé, particulièrement la chimie dans l’agriculture, et aussi en microparticules de plastiques qui envahissent nos organismes.

Les dégâts des pesticides de synthèse. Les pesticides, dont les polluants éternels et les perturbateurs endocriniens,contaminent tout l’environnement ; on les retrouve dans l’air, dans l’eau, jusque dans les massifs montagneux et même auxpôles, et bien sûr, dans notre alimentation. Etant destinés à détruire des organismes vivants, il est maintenant bien avéré qu’ils ont une grande responsabilité sur la détérioration de la santé humaine.
Coïncidant avec l’utilisation croissante de traitements chimiques en agriculture, on assiste depuis les années 70 à une augmentation croissante de cancers et de maladies lourdes (leucémies, diabètes, cardiovasculaires, Parkinson, Alzheimer, etc etc). Cela paraît s’aggraver pour tous les âges de la vie, même les jeunes sont maintenant touchés. Sont particulièrement exposés les bébés à naître sensibles aux effets des toxiques, les jeunes enfants encore fragiles, les riverains des cultures traitées, les agriculteurs et autres professionnels manipulant ces produits dans leur travail, et bien sûr les consommateurs.
On constate aussi la baisse de la fertilité humaine, de nombreux couples peinant à avoir des enfants quand ils le désirent.

Dans le même temps notre environnement est de plus en plus détérioré, insectes et oiseaux se font rares. Les sols s’appauvrissent et la vie qui faisait leur richesse se dégrade, ils n’absorbent plus l’eau de pluie, celle-ci ruisselle et les ravine ; sans vie, ils ne stockent plus le gaz carbonique ce qui contribue au bouleversement climatique.

Face à ces problèmes les consommateurs peuvent choisir les produits de l’agriculture paysanne et locale, moins nuisant. Faut-il en plus aller vers une alimentation biologique et limiter l’absorption de pesticides? La santé est sans aucun doute l’une des principales motivations pour cela. Les aliments biologiques sont généralement plus riches en nutriments essentiels. Des études ont montré qu’ils contiennent davantage de vitamines, de minéraux et d’antioxydants que leurs équivalents conventionnels.

De plus les pratiques culturales des agriculteurs biologiques préservent la vie des sols et entretiennent leur fertilité dont dépend la survie humaine ; quant à leurs élevages sans antibiotiques ni traitements chimiques, ils respectent mieux la vie naturelle des troupeaux et même celle des abeilles. Cela a des répercussions positives sur l’environnement, c’est plus de papillons, d’oiseaux, de vie sauvage, c’est préserver la qualité de l’eau de nos sources,

D’ailleurs qu’est-ce qu’un produit biologique : C’est un produit qui garantit aucune utilisation de produits chimiques de synthèse (pesticides, engrais, désherbants…), aucune utilisation d’OGM, le respect du bien-être animal (transport, conditions d’élevage, abattage…). Et dans les produits transformés, une quantité de 95 % au moins des ingrédients sontissus de l’agriculture biologique.

La première garantie de base est le label AB français ou le logo européen « eurofeuille », les producteurs ainsi labellisés sont de plus en plus nombreux (parmi les viticulteurs par exemple ou les boulangers). Quant aux mentions associatives elles garantissent une plus grande qualité de travail et la prise en compte des dégâts écologiques: « Nature et Progrès » qui associe consommateurs et producteurs dans un travail permanent de contrôle et de perfectionnement, et « Demeter » qui promeut la biodynamie avec une attention particulière aux cycles naturels.

La FAO a estimé que l’agriculture biologique est à même de nourrir toute la planète, et de limiter les dégâts du bouleversement climatique en préservant la capacité des sols à absorber le gaz carbonique, et l’eau de pluie ce qui limite le ravinement. Actuellement une bonne partie des sols de la planète sont déjà dégradés, épuisés, asphyxiés, sans vie.

Mais attention, tout n’est pas parfait dans le monde de la bio. Tout d’abord le label AB n’exclut pas les productions agro-industrielles qu’on retrouve dans les grandes surfaces, respectant à minima les critères biologiques. Les agro-industriels savent faire de l’intensif sans pesticides. Reconnaissons que leurs productions adaptées à la grande distribution sont « moins pires » que celles de l’agriculture chimique dominante, mais au détriment de normes sociales et écologiques, en concurrence avec les paysans (citons l’exemple caricatural des haricots importés d’Afrique par avion hors saison).

Et face à la bio,Il y a aussi les contrefaçons qui prétendent avoir les mêmes qualités comme «l’Agriculture raisonnée » qui ne garantit rien d’autres que l’utilisation de pesticides de synthèse et d’engrais chimiques prétendue « raisonnable »,mais qu’est-ce que cela veut dire!
Quant aux garanties d’origine de terroir comme  oignons, pélardons ou miel « des Cévennes », elles donnent l’origine géographique, c’est déjà utile, mais rien sur les méthodes de culture ou d’élevage.

Biologiques ou pas, nous avons donc à privilégier pour notre alimentation les productions locales (accessibles sur les marchés, aux points de vente tenus par les producteurs, etc.). C’est toujours mieux pour nous et notre environnement. Ce sont les seules à même de nourrir correctement toute l’humanité, de préserver la biodiversité, de restaurer les terres dégradées par l’agriculture intensive et la chimie.
Et même s’ils sont un peu plus chers car demandant plus de travail, consommons les produits biologiques de plus en plus présents sur les marchés et bien sûr dans les biocoop ou magasins spécialisés, au bénéfice de notre santé et de celle de la nature.

Annie et Pierre. Peguin, janvier 2026.





Utilisation de champignons OGM pour dégrader plus vite la biomasse : n’ouvrons pas la boîte de Pandore !

Nacre : raffiner la biomasse forestière et agricole avec des OGM ??

Il y a urgence à participer à l’enquête publique NACRE, autorisation environnementale pour construction d’une bioraffinerie lignocellulosique

OGM J'en veux toujours pas

Une raffinerie utilisant des organismes OGM pour fabriquer des carburants à partir de biomasse forestière pourrait s’installer sur le site industriel de Lacq, connu pour avoir exploité jusqu’à son épuisement dans les années 2010 le plus gros gisement de gaz de France. SOS Forêt, dont Adret Morvan est membre fondateur, alerte et invite à répondre massivement à l’enquête publique.

L’objectif affiché est de produire 30 000 tonnes d’éthanol deuxième génération, biocarburant pour le transport, plus du biométhane et de la lignine. Ce carburant serait obtenu par raffinage de 120 à 150 000 tonnes de biomasse (55 Kt de bois issus du massif landais ainsi que 70 Kt de bambous cultivés sur 1000 ha et de mescanthus sur 1500 ha).

L’enquête publique devra permettre de savoir si ces organismes génétiquement modifiés seront, ou non, utilisés par la nouvelle usine du projet Nacre de Lacq et, si oui, quelles seront les précautions et garanties prises pour en maîtriser les risques.

L’usine nouvelle de Lacq mobiliserait les brevets déposés à l’issue du vaste programme de recherche Futurol. Ce programme de 76,4 millions d’euros a bénéficié de 29,9 millions de financement public de BPI France. Ces nouvelles technologies, mobilisées pour développer ce que certains appellent la « chimie verte », permettraient d’améliorer techniquement et économiquement la dégradation de la biomasse. Des champignons OGM seraient très performant pour dégrader la lignine du bois et des levures OGM accélèreraient la fermentation du sucre contenu dans la biomasse.

SOS Forêt émet dès à présent les plus vives réserves sur l’utilisation d’OGM pour dégrader la biomasse forestière et vous invite à répondre à l’enquête publique

consultation

Envie d’en savoir plus ? Comme vous le savez, les projets industriels utilisant la biomasse forestière, ou autre, se multiplient sur le Bassin de Lacq, en voie de réindustrialisation. NACRE n’est pas le projet le plus référencé, voici quelques informations que le CADE vous propose pour mieux le connaître :

  • NACRE, observations générales – 1-1 Ce projet génère des risques très importants pour le patrimoine forestier en mettant en application le programme de recherche Futurol qui va permettre d’utiliser des OGM pour déconstruire la biomasse cellulosique agricole et forestière et fermenter industriellement le sucre issu de ces biomasses. Comme l’a expliqué, dans le podcast d’In’OGM*, Jean-Guy Berrin Directeur de recherche à L’INRAE** qui a participé au programme Futurol***, « Les micro-organismes utilisés sont principalement des champignons et des levures. Les champignons sont utilisés pour déconstruire la biomasse, la découper en petits morceaux et les levures sont impliqués dans le processus pour fermenter les sucres en éthanol ». Or, les documents soumis à enquête publique n’indiquent pas clairement l’utilisation de ces organismes génétiquement modifiés et encore moins les risques encourus par l’utilisation de cette biotechnologie. Question : Pourquoi nous cache t on l’utilisation de ces OGM ? Y aurait-il des risques de dissémination des OGM dans les espaces naturels ?
  • 1-2- Les besoins en « biocarburant » ne cessant de croitre et plus globalement ceux de la bioéconomie qui sollicite la mobilisation de la biomasse pour remplacer l’industrie du pétrole et la pétrochimie. Tout ceci va conduire à « créer » des prétendus déchets qui vont solliciter les forêts et la production agricole. Question : quelles seront les conséquences d’une utilisation accrue de la biomasse forestière et agricole « facilitée » par l’utilisation des OGM ?
  • NACRE, autres pistes – 2-1 Raffinage de la biomasse- utilisation des OGM – Les technologies OGM résultant du programme Futurol dont les brevets ont été achetés par la société AXENS, actionnaire et opérateur technique de la société NACRE. Questions : – Les brevets OGM de Futurol seront-ils ou non utilisés dans le processus technologique de production d’éthanol dit de 2ème génération, par la dite société NACRE? – Pourquoi aucune obligation d’information claire des citoyens et aucune procédure d’autorisation préalable ne semble être prévue ? Allons-nous généraliser la consommation d’OGM à la pompe sans en être informés ? – Les risques de dissémination dans les espaces naturels de ces organismes génétiquement modifiés ont ils été pris en compte ? – Quels sont les protocoles techniques stricts qui seront mis en œuvre pour éviter la dissémination des champignons et des levures OGM ?
  • 2-2 Conséquences du développement de la production d’Ethanol par rapport à la nécessaire sauvegarde de la biomasse agricole – Les terres qui vont être utilisées pour produire les grandes herbes de Miscanthus et/ou des Bambous avaient préalablement soit une fonction de production de biens alimentaires soit elles étaient en friches et constituaient des réserves de biodiversité précieuse. Questions : – Quel est à court terme l’intérêt réel à transformer les terres agricoles, ou en friches, en espace de production de carburant alternatif ? – Une évaluation coûts/bénéfices a t elle été réalisée ?
  • 2-3 Sur le Plan d’approvisionnement en biomasse forestière de NACRE – Le plan d’approvisionnement précise que l’’évaluation des disponibilités en biomasse forestière s’appuie sur les données issues des PRFB 2026/2035 (programmes régionaux de la forêt et du bois). Or aucun texte règlementaire n’a semble-t-il été publié sur ce programme national forêt bois pour cette période, ni dans le programme régional Nelle Aquitaine. Par ailleurs, ces prévisions de disponibilité biomasse forestière ne prennent en compte ni les conséquences brutales et rapides du réchauffement climatique sur la ressource bois, ni les conséquences de l’arrivée du nématode du pin. Questions : d’où viennent les chiffres du Plan d’approvisionnement ? Sont ils crédibles ? – De même la ressource bois qui serait disponible pour satisfaire les besoins de NACRE, ne prend en compte que le projet Miraia de Garlin (biochar). Il ignore donc délibérément les besoins en croissance des entreprises de la filière bois régionale ainsi que les besoins potentiels de tous les autres projets industriels identifiés dans le Sud Ouest (E-Cho, Sobégi, Orpinioa, Siat, usine de pellets, chaufferies bois locales..) – Question : Pourquoi NACRE sous-estime-t-il les conflits d’usages ?
  • 2-4 Le Plan d’approvisionnement en biomasse agricole – NACRE indique que la biomasse agricole proviendra à moyen terme de la production de 1000ha de bambous et 1500 ha de miscanthus. Et d’une partie des rafles de maïs disponibles. Ces surfaces sont importantes. – Questions : Quels arguments pourraient convaincre les agriculteurs de changer de production ? Est-ce crédible ? Et quelles en seraient les conséquences, notamment pour la satisfaction à terme des besoins alimentaires ? – Par ailleurs, une partie, non précisée, des terres agricoles à mobiliser seraient des terres actuellement en friches qui seraient reconverties en culture. Une telle reconversion entrainerait un déstockage important de carbone et une perte importante de biodiversité. Questions : La mobilisation des terres en friches est elle compatible avec l’indispensable nécessité de préserver la biodiversité, qui est déjà en phase d’effondrement ? – Quant aux rafles de maïs, le plan se veut rassurant en indiquant que la disponibilité existe car elles ne sont pas essentielles pour la reconstitution organique et minérale des sols. – Question : Sur quelles bases scientifiques s’appuie cette affirmation ?
  • 2-5 Biomasse et « déchets » convoités par NACRE. – Les déchets agricoles ( les rafles de maïs par exemple) sont déjà utilisés pour reconstituer la richesse organique des sols ou pour de la méthanisation et autres usages. Quant aux co-produits forestiers ils sont déjà largement utilisés pour produire du papier et du carton, des panneaux bois, du chauffage, du paillage …Comme le rappelle Franck Galtier Chercheur CIRAD, dans le podcast d’inf’OGM , « Le fait d’avoir une filière qui transforme des produits considérés comme des déchets, induit forcément une tendance à favoriser la production de ces déchets et aussi à qualifier comme déchets des produits qui en fait ne sont pas des vrais déchets puisqu’ils sont utilisés autrement. ». – Question : Quelles seront les conséquences à terme de cette nouvelle demande de déchets bois ?Nota : D’autres questions sur la mobilisation des ressources en eau, les risques industriels, les risques pour santé publique, résultant de ces nouvelles activités, sont en cours d’évaluation. Le CADE fera une contribution de collectif d’associations, mais bien entendu, les participations citoyennes sont bienvenues, avec votre sensibilité et votre écriture personnelle.
  • BIBLIOGRAPHIE POUR EN CONNAITRE BEAUCOUP PLUS…

* Podcasts  – L’association Inf’OGM lance une série de de 9 podcasts, à paraître toutes les deux semaines, à partir du 17 septembre 2025. L’ambition de ce programme est de relancer le débat autour des biotechnologies, en abordant des sujets parfois méconnus comme les arbres OGM, les micro-organismes GM, les brevets sur le vivant, etc. OMG ! Décodons les biotechs, le nouveau podcast de l’association Inf’OGM

** De l’INRAE Webdoc biomass Fr / De la biomasse aux molécules et matériaux innovants

***Origine des visuels de cet article – Sur les biocarburants de 2de et 3ème génération Biocarburants | Ministères Aménagement du territoire Transition écologique / FUTUROL – Le Futurol s’appuie sur un procédé biochimique pour transformer la biomasse en éthanol.  Projet Futurol, le biocarburant de 2e génération  /

Les projets soutenus concernent toutes les filières de carburants consommés en France (essence, gazole, gaz) :

  • Futurol basé sur un procédé biochimique de transformation de la biomasse pour produire de l’éthanol
  • BioTfuel basé sur un procédé thermochimique de transformation de la biomasse puis de la synthèse Fischer Tropsch pour produire principalement un biogazole et un biokérosène de synthèse
  • Gaya basé sur un procédé de gazéification – méthanation pour produire un biocarburant gazeux

https://ude-ustaritz.fr/dechets/projets-industriels-enquete-publique-ouverte-pour-nacre-bioraffinerie-lignocellulosique/

Produire du kérosène à partir de la biomasse forestière ne décarbonera pas le transport aérien

https://sosforetfrance.org/index.php/2025/02/06/produire-du-kerosene-a-partir-de-la-biomasse-forestiere-ne-decarbonera-pas-le-transport-aerien/

Le dossier d’enquête comportant notamment l’étude d’impact, l’étude de dangers, l’avis de l’autorité environnementale et les avis des services seront consultables :
– sur support papier en mairie de Lacq, aux jours et heures habituels d’ouverture au public .
– sur le site des services de l’État dans les Pyrénées-Atlantiques : www.pyrenees-atlantiques.gouv.fr – page d’accueil – enquêtes publiques – en cours.

Les observations du public pourront avant le 6 février :
– être consignées sur le registre d’enquête à feuillets non mobiles mis à disposition à la mairie de Lacq ;
– être également adressées par courrier postal à l’attention du commissaire enquêteur à l’adresse de la mairie de Lacq : 27 route départementale 817 64170 Lacq.
– être envoyées par voie électronique à l’adresse suivante : pref-amenagement@pyrenees- atlantiques.gouv.fr en précisant l’objet « EP Nacre »

STOP au projet d’usine de saumons au Verdon-sur-Mer

Après trois ans de combat, Pure Salmon vient d’annoncer la dernière étape avant la construction de son usine de saumons en Gironde : l’enquête publique a lieu du jusqu’au 19 janvier 2026.

L’objectif de Seastemik ? Obtenir un avis négatif de la commission d’enquête et bloquer ce projet industriel qui serait un désastre écologique et social

https://seastemik.org
https://www.usinesdesaumonsnonmerci.fr

En chiffres

Investissement & production
  • Prévision de 10 000 tonnes de saumons par an, soit l’équivalent d’un quart de la production piscicole française (env. 40 000 tonnes), ou presque l’équivalent des débarquements de pêche en Nouvelle-Aquitaine (12 000 tonnes)
  • 3 millions de saumons par an, élevés dans l’équivalent de près de 250 piscines olympiques.
  • 275 millions d’€ d’investissement annoncé pour une convention d’occupation de 49 ans avec le GPMB
Zone ciblée
  • 14 hectares sur le site industrialo-portuaire du Verdon-sur-Mer
  • Une ancienne vasière, remblayée en 2015
  • Site “clés en main France 2030”
  • Site en bordure du Parc naturel marin Estuaire de la Gironde et mer des Pertuis et du Parc Naturel Régional du Médoc
  • Aux abords immédiats de 2 zones NATURA 2000 et de 3 zones naturelles d’intérêt : ZICO, ZNIEF 1 et 2
Emploi
  • Promesse d’emploi surévaluée : 250 emplois annoncés (pour une mise en production estimée à partir de 2030) VS 850 emplois pour 10 000 tonnes de truite chez Aqualand ; 800 emplois pour 12 000 tonnes débarquées en pêche artisanale en Nouvelle-Aquitaine
Consommation d’eau, énergie et environnement
  • Empreinte carbone : 70 000 de tonnes de CO2 par an
  • Consommation d’eau : 6 500 m³ d’eau par jour = consommation d’une ville de 44 000 habitants. Pompages à 200 m du rivage, près d’une plage familiale
  • Consommation électrique : 100 à 125 GWh/an = consommation d’une ville de 40 000 habitants
  • Dépendance aux importations : 233 milliards de poissons sauvages devront être pêchés + 436 000 tonnes de soja devront être récoltés chaque année pour nourrir les saumons
  • Densité d’élevage extrême : jusqu’à 80 kg/m³ (contre 15-25 kg/m³ en mer), créant stress, maladies et nécessitant potentiellement des traitements médicamenteux. C’est jusqu’à 500 poissons par mètre cube d’eau.
Logistique & transports
  • Durée du chantier : environ 3 ans
  • Trafic routier équivalent à 15 à 25 semi-remorques par jour minimum
  • Estimation de 27 tonnes/jour de boues humides (issue des déjections animales) à évacuer

 

https://www.usinesdesaumonsnonmerci.fr/comprendre

 

Quelques conseils pour rédiger votre avis

  1. Exprimer clairement votre désaccord avec le projet
  2. Mettez en avant votre lien avec le territoire
  3. Argumentez votre avis en vous focalisant sur 1 ou 2 aspect(s) du projet qui vous touche(nt) particulièrement

Vous pouvez par exemple évoquer (liste non exhaustive) :

  • Risques majeurs de pollution de l’Estuaire : rejets d’azote et phosphore
  • Menace sur l’emploi du littoral : pêche locale, conchyliculture et tourisme
  • Intensification du trafic routier dans un secteur déjà saturé (15 semi-remorques minimum par jour)
  • Nuisances visuelles, sonores et olfactives
  • Pression sur les ressources locales en eau : 6 500 m3 d’eau pompés / jour
  • Mortalité massive de poissons : densités élevés, production intensive
  • Saumon “local” nourri aux importations : soja (Brésil) et farine de poissons (Afrique de l’Ouest)
  • Empreinte carbone : 70 000 tonnes de CO2 émises chaque année
  • Consommation électrique : 100 à 125 GWh/an, soit la consommation d’une ville de 40 000 habitants

Comment participer ?

Sur le registre numérique : registre-numérique.fr

  1. Par email : construction-elevage-saumon-verdonsurmer@mail.registre-numerique.fr

  2. Par courrier : à l’attention du Président de la commission d’enquête à la mairie du Verdon-Sur-Mer, 9 bld Lahens, 33123 Verdon-Sur-Mer

  3. Par dépôt : à la mairie du Verdon-Sur-Mer et de Soulac-Sur-Mer

Participer en ligne

consultation

https://www.registre-numerique.fr/construction-elevage-saumon-verdonsurmer/deposer-son-observation

Pure Salmon : deux manifestations ce samedi à Royan et Soulac-sur-Mer contre le projet

 

« Une chance » ou « une aberration » ? En Gironde, le projet Pure Salmon divise les habitants du Verdon-sur-Mer

 

Contribution de Georges Cingal  SEPANSO

Ce projet mérite de recevoir un avis défavorable.

Conséquences environnementales

Pure Salmon devra :
Détruire une importante zone humide sensible
Consommer des eaux en grandes quantités (prélèvement nécessaire estimé à 6500 m3/jour) au risque de perturber la nappe de l’Éocène et l’interface eaux douces/eaux saumâtres.
Consommer beaucoup d’électricité
Effectuer des rejets d’effluents dans un parc naturel marin en induisant une perturbation importante de l’estuaire de la Gironde.

Conséquences économiques

Il ne ressort pas des pièces du dossier que les impacts du projet ne porteront pas atteinte aux activités économiques actuelles : conchyliculture, tourisme… L’intérêt général est loin d’être démontré !

Conséquences sanitaires

les nutritionnistes de l’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire, de l’environnement et du travail recommandent de ne pas consommer plus de 200 grammes de poisson par semaine (ceci vaut pour du saumon pourtant intéressant pour ses oméga-3). Ceci est dû au fait que les poissons contiennent des substances chimiques qui sont toxiques pour la santé. Les substances chimiques les plus préoccupantes en regard de la consommation de poisson sont le méthylmercure et les polychlorobiphényles (PCB).

Esther Dufaure, de l’ONG Seastemik, opposante au projet Pure Salmon au Verdon-sur-Mer

Comité de soutien des élu-e-s à Carolanne Morfoisse

APPEL AUX ELUS

Le 19 novembre 2025

Madame, Monsieur la ou le député(e), Madame, Monsieur la ou le maire, Monsieur le président du conseil régional, Monsieur le président du conseil départemental, Madame, Monsieur,

Thierry Morfoisse est mort intoxiqué par l’hydrogène sulfuré le 22 juillet 2009 au volant de son camion après le troisième chargement d’algues vertes en décomposition à la décharge de Launay-Lantic.

« Avec les protections, il ne serait pas mort ». Ces mots d’une fille parlant de la mort de son père ne peut laisser personne indifférent(e). Car, ces protections, à savoir masque à gaz et détecteur, visite médicale annuelle, étaient prescrites depuis un arrêté préfectoral le 1er octobre 2007. Ces mesures de prévention, pourtant règlementaires, n’ont jamais été suivies d’effets par l’entreprise de Thierry Morfoisse comme de toutes les entreprises de ramassage d’algues vertes en Bretagne.

Car, des salariés de l’entreprise de ramassage des algues ont témoigné avoir été victimes avant cet accident. La presse s’en est faite l’écho. Le Télégramme titrait le 8 septembre 2009 dans une page spéciale algues vertes les propos d’un ramasseur de cette entreprise qui tenait à garder l’anonymat :

« Quand on bouge les tas, on dérouille ! Le masque à gaz, on devrait nous l’imposer ! ». Ouest-France relatait de son côté le 15 septembre 2009 la triste expérience de Thierry Jégou alors qu’il ramassait des algues à Hillion : « A la fin de la semaine, alors que je conduisais le chargeur, d’un coup je n’ai plus rien vu… J’ai dû m’arrêter et c’est le conducteur de camion qui m’accompagnait qui m’a ramené ».

Car, déjà 10 ans plus tôt, un autre ramasseur d’algues vertes dans une autre baie celle de Saint-Michel-en-Grève Maurice Briffaut avait été sauvé in extremis d’une mort certaine par intoxication à l’hydrogène sulfuré par deux joggeuses. Il avait subi un coma de quatre jours et une hospitalisation de deux mois. A la reprise de son travail, l’inspection du travail avait exigé la présence d’un masque à gaz et d’un détecteur à sa portée, comme un privilège que l’on accordait qu’à lui et pas aux autres ramasseurs dont Thierry Morfoisse.

Nous pourrions poursuivre la liste d’autres personnes décédées ou gravement atteintes en présence d’algues vertes échouées. Et que dire d’un cheval, de chiens, de sangliers eux aussi morts intoxiqués. Et malgré tous ces accidents, aucune mesure de prévention règlementaire n’a été appliquée.

Comment comprendre que ces graves accidents n’aient pas suffi à la justice pour reconnaître la responsabilité de l’employeur et des donneurs d’ordre élus dans la mort de Thierry Morfoisse ? D’autant que deux médecins, Claude Lesné et Pierre Philippe avaient apporté les explications médicales de cette intoxication mortelle.

Mais tout cela, c’était hier avant le jugement du 24 juin de cette année ou enfin une cour de justice, la Cour d’appel de Nantes, a reconnu le décès en 2016 de Jean-René Auffray par intoxication à l’hydrogène sulfuré produit par les algues vertes échouées. C’est la Justice elle-même qui prend acte de fait de l’injustice subie par Carolanne et par ses grands-parents dont le proche est mort pour les mêmes causes !

Dans l’attente du jugement de  la Cour de Cassation à Paris, qui peut rester insensible à cette flagrante injustice ? Qui ne souhaite en son âme et conscience que justice lui soit rendue ? Comment ne pas soutenir avec nos associations la cassation de tous les jugements rendus ? Que la justice soit à la hauteur des attentes légitimes citoyennes, quel qu’en soit le prix politique et économique !

C’est pourquoi, nous vous demandons de vous joindre à nous et d’apporter un soutien actif à cette famille tranquille qui ne demandait rien d’autre en 2009 que de continuer à aimer un père et un fils vivant, plutôt que de pleurer toujours sa mort encore en 2025 parce que justice ne lui a pas été rendue. Nous comptons de votre part sur un soutien actif et public en votre qualité d’élu(e)s représentant la Nation et plus particulièrement les citoyennes et les citoyens des Côtes d’Armor.

Soyez assuré(e) Madame ou Monsieur de notre considération.

Gilles Monsillon, président Yves-Marie Le Lay, président André Ollivro porte-parole

Contacts : 06 12 74 34 56 – 06 81 31 29 00 – 06 73 68 86 33

Nous vous invitons à interpeller vos élu-e-s : nous rajouterons les noms des élu-e-s de ce comité de soutien au fur et à mesure.

Plutot qu’une pétition ou cyberaction habituelle, nous proposons aux personnes ayant un lien avec la Bretagne d’interpeller les élus de leur secteur en générant leur propre message pour personnaliser au maximum l’interpellation.

Vous pouvez trouver les adresses de vos élus
https://www.cyberacteurs.org/institutions/index.php

Merci de me communiquer les réponses positives que je rajouterai à la fin de ce texte

Vers la fin des cages et du broyage des poussins mâles : donnez votre avis à l’UE sur le bien-être animal

Du 19 septembre au 12 décembre 2025, la Commission européenne propose une consultation publique sur le bien-être des animaux d’élevage. L’objectif : la révision de la législation européenne, avec une proposition de loi prévue pour fin 2026.

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Qui sont ces poussins qu’on assassine?

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Malgré les promesses d’interdiction, le broyage des poussins continue