fin de semaine de mobilisations cornouaillaises

Quimper Coquelicots. Le mouvement s’enracine

Une soixantaine de personnes étaient rassemblées, vendredi soir, devant la mairie, à l’appel du mouvement « Nous voulons des coquelicots » avec la volonté de réaffirmer leur détermination pour exiger l’interdiction des pesticides de synthèse et donner un prolongement à ce troisième rendez-vous. L’idée est en effet d’organiser des rencontres, des conférences et des débats pour sensibiliser les citoyens aux dangers des pesticides.

à Concarneau Près de 400 personnes à la marche pour le climat

Plovan Marche contre l’extension  de la porcherie

Une centaine de personnes a participé à la marche proposé par l’Association CAFUB qui s’est terminée par une plantation de barons et de plants de sureaux.

Plovan décembre 2018 planter de bâtons

Plovan décembre 2018 planter de bâtons

plantation de sureau

plantation de sureau

Le communiqué « dépêchez-vous, ça presse !» des Pisseurs et Pisseuses Involontaires de Glyphosate

Poursuivis pour avoir rendus impropres à la vente des bidons de Round up, 23 Faucheurs et faucheuses volontaires d’OGM et Pisseurs Involontaires de Glyphosate ont effectué en 2017 des prélèvements d’urine en vue de détecter ce poison dans leur organisme. Alors que la toxicité tolérée sous le vocable de « norme » est de o,1 ng/ml par pesticide dans l’eau de boisson, les taux relevés allaient de 0,19 à 3,4 ng/ml d’urine.

Aujourd’hui, ce sont ces citoyens accusés d’actes de vandalisme qui portent plainte contre les responsables politiques et contre les producteurs et les diffuseurs de poisons agricoles pour : tromperie aggravée, mise en danger d’autrui et atteinte à l’environnement. Ils font des émules.

Une campagne nationale relayée en Bretagne par les Pisseurs Involontaires de Glyphosate invite les citoyens à refuser la passivité et la résignation et à reprendre leur pouvoir. Pour ne parler que de la Bretagne, 550 personnes se sont déjà inscrites pour effectuer une analyse en vue de se tourner vers la justice. Il ne fait pas de doute que cette campagne comptera plusieurs milliers de plaintes en France. C’est la prise de leur responsabilité par les citoyens face à l’irresponsabilité et l’inconscience de certains de nos élus.

Les inscriptions sur un tableur sont communiquées à des référents locaux qui pilotent des groupes de 25 personnes. Nous avons partiellement une décentralisation départementale de l‘organisation. Les premiers groupes locaux seront opérationnels dans les semaines à venir. Il s’agit de prélever la première urine du matin en présence d’un huissier qui garantit le suivi d’un protocole rigoureux afin qu’il n’y ait aucune contestation ultérieure. Ces échantillons sont envoyés à un laboratoire allemand. Les résultats seront remis au tribunal pour y porter plainte et ils seront exploités avec un questionnaire par le CRIIGEN à des fins de recherches scientifiques. Les plaintes sont regroupées au niveau national à Paris dans un pôle santé publique. Des avocats défendront les plaignants.

Le coût d’une analyse est de 85 euros. L’ensemble analyse + frais d’huissier + frais d’avocat représente environ 135 euros. C’est une démarche citoyenne exigeante qui traduit notre refus de continuer à être empoisonnés dans notre environnement et par notre alimentation. Nous remettons en cause les systèmes de production et de consommation dénoncés par ailleurs pour leur implication dans les dérèglements climatiques. Les frais importants assumés par les Pisseurs Involontaire de Glyphosate traduisent leur détermination : « assez de paroles, des actes ! ».

En prenant l’exemple du Glyphosate (cet herbicide le plus utilisé dans le monde en association avec les pires poisons comme l’arsenic), les PIG mettent en accusation tous les pesticides. Au-delà de la dénonciation de ces intoxications criminelles, ils entendent aussi éclairer cette pollution des esprits dont parle JC Pierre : la propagande publicitaire et politique, les mensonges et la désinformation. Les PIG s’interrogent bien entendu à propos de la bienveillance de certains élus et responsables à l’égard des multinationales de la chimie et de l’agro-bizness. Mais Le changement devient urgent également au niveau de nos propres habitudes de consommation : pas de demande, moins d’offres.

Nous invitons tous les Pisseurs-euses Involontaires de Glyphosate, les victimes de pesticides, les Faucheurs et autres Coquelicots à accompagner ce premier dépôt de plaintes collectif en Bretagne qui prendra la forme d’une caravane de la plainte itinérante : Mardi 20 nov.2018, RV à Quimper 9h 30, Lorient 11h 30, Saint Brieuc 15 h, devant les tribunaux (horaires à confirmer)

Ce même jour, et c’est une des raisons pour laquelle les faucheurs ont choisi cette date, la cour de justice européenne doit examiner les conditions de mise sur le marché des pesticides en Europe.

Campagne glyphosate BZH. (Les Pisseurs et Pisseuses Involontaires de Glyphosate)

Consultez le Blog et inscrivez-vous : https://pig.log.bzh/

De protestataire à pro-test-acteur en Cornouaille : les 10 jours verts de Transacteurs

Un mouvement lancé en réaction aux mouvements commerciaux du Black Friday et du Cyber Monday : les 10 jours verts à l’occasion des journées européennes de réduction des déchets du 16 au 25 novembre 2018

Durant 5 années un collectif «confluences pour la planète » a organisé sur Quimper une écofoire dans le cadre d’un troc-puces qui permettait aux acteurs engagés dans la transition de se regouper pour toucher le plus grand nombre.

Aujourd’hui nous souhaitons passer à la dimension supérieure pour un événement à la fois festif (avec un concert regroupant des artistes locaux) militant (pour faire connaître toutes les associations qui oeuvrent sur la Cornouaille dans ce domaine) et commercial (pour faire connaître tous les acteurs économiques qui s’engagent dans ce domaine).

Nous évaluons le budget nécessaire (un poste d’animation à l’année + les frais d’organisation de l’événement) à 50 000 euros.

Les contours

1  une appellation commune : celle que nous proposons au débat c’est Transacteurs le réseau des réseaux d’acteurs de la transition écologique solidaire, le versant économique des coquelicots

2 une méthode collaborative qui consiste à proposer à chacun de convaincre ses réseaux, ses fournisseurs, ses associations de participer à faire connaître cette initiative.

3 une économie circulaire basée sur le principe gagnant-gagnant-gagnant entre des consom@cteurs, des associations et des acteurs économiques : je mise 10 euros qui serviront à organiser des campagnes de communication grand public (financement d’un poste d’animateur du territoire qui aura pour rôle de démultiplier l’information sur les initiatives des différentes associations impliquées dans le réseau) Cette mise sera récupérée sous forme de remise auprès des acteurs économiques adhérents du réseau.

L’enjeu

c’est de convaincre

  • toutes les associations qu’ensemble on va plus loin
  • les acteurs économiques engagés dans la transition écologique solidaire qu’ils gagneraient à ce que leurs actions dans ce domaine soient connues et reconnues par le plus grand nombre
  • 5000 cornouaillais d’arborer le coquelicot et de miser 10 euros dans l’aventure. Parmi nos partenaires Brin d’Avoine c’est près de 15 000 adhérents : l’enjeu c’est d’en convaincre  1/3.

c’est de démontrer la viabilité économique sur la Cornouaille pour proposer à des partenaires associatifs de faire la même chose sur leur propre territoire et couvrir tout le territoire national

Nous avons besoin de vous pour y arriver.

Cette démarche étant participative, nous complèterons la liste des partenaires au fur et à mesure. Cette année étant une année de lancement et de test, nous profiterons des enseignements pour peaufiner le site avec le maximum de réseaux : transacteurs.fr

Les associations

    • Cyberacteurs
    • les mouvements coquelicots de Quimper,

Les acteurs économiques partenaires

  • BaraBio les porteurs de la carte des Transacteurs auront un sac à pain offert pour achat de produits à notre échoppe des Halles ou à la boutique de Kerfeunteun ou sur le marché de kerfeunteun le vendredi après midi (dans la limite de nos stocks disponibles)
  • Brin d’Avoine fera une remise supplémentaire de 8% aux porteurs du bon délivré avec la carte
  • Eric SCHACHNER ( Pain-Poulet marché bio de Kerfeunteun le vendredi, Halles de Quimper samedi matin ) fait une remise de 10% aux porteurs de la carte
  • SCOP ENERGIE REFLECHIE Ker Maez 29520 LAZ

Côte-d’Or – Justice Dijon : une série d’actions prévue pour le procès des faucheurs volontaires

Côte-d’Or – Justice Dijon : une série d’actions prévue pour le procès des faucheurs volontaires

À l’occasion du procès des faucheurs volontaires qui s’en étaient pris, en novembre 2016, à des parcelles d’essais de colza appartenant à Dijon Céréales, une série d’actions est prévue du 14 au 16 novembre, avec une grande déambulation le 15..

Initialement prévu les 5 et 6 avril derniers au tribunal correctionnel de Dijon, le procès des faucheurs volontaires (FV) qui s’en étaient pris, le 28 novembre 2016, à des parcelles d’essais de colza sur deux plateformes situées à Darois et Marsannay-le-Bois (appartenant à Dijon Céréales), aura lieu le jeudi 15 et le vendredi 16 novembre. Le 5 avril, jusqu’à 170 personnes avaient soutenu les faucheurs dans les rues de Dijon et devant le tribunal. Si seuls trente-huit faucheurs sur soixante-sept étaient convoqués, par solidarité, d’autres avaient fait le déplacement en tant que comparants volontaires.

Grande déambulation
Pour le 15 novembre, les FV d’OGM donnent rendez-vous à 7 heures place Wilson à Dijon, sachant que les personnes devront répondre de leur convocation à 8 h 30 au tribunal, boulevard Clémenceau. Comme en avril, une déambulation sera prévue de la Place Wilson à la place de la République, puis jusqu’au tribunal, en musique avec une charrette tirée par des chevaux. « Une quarantaine » de personnes est convoquée au TGI de Dijon pour avoir « neutralisé les essais de colza », selon les termes utilisés ce lundi dans un communiqué de l’association VigilanceOgm21, et aussi « pour le refus de prise d’ADN et/ou empreintes ».

Par ailleurs, une série d’autres événements est prévue du mercredi 14 novembre au soir jusqu’après la fin prévue du procès, à savoir le vendredi 16 novembre dans la soirée.  

En détails

MERCREDI 14 NOVEMBRE à 20H00 MAISON PHARE de Fontaine d’Ouche, 2 avenue de Grenoble, Dijon
Repas partagé avec les Faucheurs Volontaires – Entrée libre
20h00 : Projection/débat sur les OGM cachés, échange avec des Faucheurs Volontaires d’OGM convoqués au procès de Dijon.
21h00 : Présentation de la campagne « du Glyphosate dans mes urines » avec les initiateurs de la démarche venus de l’Ariège. Lancement d’un collectif local pour préparer l’opération d’analyse du taux de glyphosate pour ceux qui le souhaitent avec ou sans dépôt de plainte.


JEUDI 15 NOVEMBRE à 21H00 BAL FOLK à la MAISON PHARE
Venez danser avec les musiciens d’Akrofolk
Musique à danser du coin, d’Europe et des Balkans
Entrée : prix libre.
Dès 20h00 : Buvette et restauration
Lunch box préparée par l’atelier du Café de la maison-phare
Beaujolais nouveau à la buvette


VENDREDI 16 NOVEMBRE à 21h00 CONCERT de soutien à l’espace autogéré des TANNERIES – 37, rue des Ateliers, 21000 Dijon
LES BURE HALEURS chansons engagées
BIBEO chansons rock festif
SHATTERED BLOOMS rock post grunge
Retour sur le procès des FV
Entrée 6 euros + adhésion aux Tanneries à prix Libre

A lire :

Europe – Des citoyens obtiennent un arrêt historique

Date de publication : 2 novembre 2018 :  (tout de suite dans le n°152 du journal Inf’OGM, et dans 2 mois sur le site www.infogm.org)

 Lettre des coquelicots de Cornouaille octobre 2018 n°1 

Lettre des coquelicots de Cornouaille octobre 2018 n°1 

www.nous voulons des coquelicots.org

Coquelicots Quimper 02-10-18

Prochain rendez vous le 2 Novembre à 18h 30 devant la mairie de Quimper. 

Bravo pour la belle mobilisation du 5 Octobre .

Grâce à vous ce rendez vous a été parmi les plus importants rassemblements en France.

Quimper a souvent été le symbole de la mobilisation du monde agricole : il nous appartient de faire de Quimper aussi un symbole , celui de notre volonté de défendre contre vents et marées notre belle planète, nos enfants et notre santé en exigeant l’arrêt immédiat des tous les pesticides.

Cela ne sera possible qu’avec la détermination de chacune et de chacun d’entre nous. Comment ? 

En faisant signer la pétition soit en ligne soit en téléchargeant les bulletins qui sont disponibles sur le site ;

En nous envoyant vos idées pour que les rendez vous soient joyeux et festifs : toutes les idées sont les bienvenues (coquelicots29@orange.fr);

En invitant vos amis , vos voisins ,vos collègues de travail, à nous rejoindre à chacun des rendez vous ;

En coopérant ,si vous le souhaitez avec les Coquelicots pour l’organisation des rendez vous mensuels écrivez nous à l’adresse suivante coquelicots29@orange.fr

Les différents textes émis depuis le lancement de ce mouvement sur le blog spécifique Coquelicot Kerné mis en place par notre partenaire Cyberacteurs. N’hésitez pas à y mettre vos commentaires, propositions…. https://www.cyberacteurs.org/blog/?cat=239

Venez nombreux le 2 novembre : ceux qui savent chanter , jouer de la guitare ou de tout autre instrument : nous avons une première chanson « comme un p’tit coquelicot » la très belle chanson de Mouloudji que nous pourrons chanter si le coeur vous en dit .

Les amis des coquelicots de Quimper

Le p’tit coquelicot 

Le myosotis et puis la rose,
Ce sont des fleurs qui disent quelque chose,
Mais pour aimer les coquelicots,
Et n’aimer qu’çà, faut être idiot !

Ta p’t être raison, oui mais voilà
Quand je t’aurais dit tu comprendras :
Du glyphosate
Sur mes tomates
Du DDT plein les fossés
Les néonicotinoïdes,
Font que peu à peu que les ruches se vident
Et sous tous ces intrans,
Là où battait son coeur,
La terre-mère subissant
Déclinait d’heure en heure.
Comme un p’tit coquelicot mon âme,
Comme un p’tit coquelicot
Ils nous diront qu’c’est nécessaire,
Qu’il faut nourrir la terre entière,
Et qu’pour défendre les coquelicots,
I ‘y a que les fous ou les bobos.
Ta pt’être raison, oui mais voilà
Quand j’taurais dit tu comprendras :
Du glyphosate dans l’foie, la rate,
Du DDT dans l’corps entier,
Les néonicotinoïdes,
Finiront par nous trouer l’bide !
Face à l’empoisonnement,
Sentant vibrer leur coeur ,
Les hommes se regroupant ,
Affrontent l’empoisonneur.
Comme un p’tit coquelicot mon âme,
Comme un p’tit coquelicot.
Ce n’est rien de plus qu’une chanson,
Pour mobiliser l’opinion,
Contre ces marchands de poison,
Brandissons notre coquelicot.
Attends la fin , tu comprendras
Qu’il vaut le coup notre combat
Plus d’glyphosate
Sur nos tomates ;
Plus de pesticides ,
Ni d’herbicides,
Pour nourrir toute l’humanité,
Cultivons sans l’empoisonner.
Et sans tous ces intrans,
Là où battait son coeur,
La nature résiliente
Retrouvera ses couleurs.
Comme un p’tit coquelicot mon âme,
Comme un p’tit coquelicot.

BIENVENUE AUX AMIS DES COQUELICOTS

Etes-vous dix ce soir, ou cent, ou mille ? Quel que soit votre nombre, recevez de l’association « Nous voulons des coquelicots » un vibrant merci. Ou mieux, comme on dit ailleurs, un abrazo, c’est-à-dire une étreinte, une accolade. Notre mouvement est avant tout celui d’humains parlant à d’autres humains, sur un ton différent de celui des langues de bois habituelles. Notre mouvement est celui de la vie en marche, et rien ne l’arrêtera plus.

Nous vous devons quelques explications. Nous ne savons plus, nous ne voulons plus savoir comment tout a commencé. Et c’est très bien, car tout ce qui se crée autour de nous appartient aussitôt à tout le monde. Disons que nous avons été saisis, emportés par le besoin d’agir enfin, sans chefs ni argent, simplement parce que nous n’avons plus le temps. Nous savons, et vous savez, que de merveilleuses formes vivantes sont envoyées au tombeau par la dissémination des pesticides.

Inutile de trop insister, car si vous êtes là, c’est que vous en savez autant que nous. Mais nous voulons dire l’obligation qui nous est faite d’unir toutes les forces sociales, et morales, disponibles. Nous prônons un sursaut. N’ayons pas peur des mots : nous souhaitons un sursaut historique qui montrera enfin à qui gouverne que cela ne peut plus durer. Ce qui est en jeu est sacré, et ne saurait être négocié avec qui que ce soit. Nous sommes et nous serons chaque jour un peu plus le peuple, celui qui dans un pays démocratique fait la loi.

Tant de désillusions parsèment le chemin de la liberté. Sincèrement, nous n’avons plus l’espoir que la solution puisse surgir de la politique classique. Toutes les tendances ont accepté ou défendu l’invasion du monde par les pesticides. Nous en sommes encore à discuter de l’interdiction du glyphosate, alors qu’une toute nouvelle étude montre que ce poison de Monsanto s’attaque aussi, comme les néonicotinoïdes, interdits depuis le 1er septembre, aux abeilles. La vérité, qui l’ignore encore ? L’industrie des pesticides se renforce d’année en année malgré les preuves du crime, et trouve assez d’appuis dans l’administration de l’Etat français pour commercialiser trois molécules quand une seule est interdite.

Amis des coquelicots, avez-vous entendu parler des SDHI, ces pesticides utilisés massivement sur le blé des plaines ? Non, probablement. Des scientifiques de l’Inra, de l’Inserm, du CNRS pensent qu’ils sont la cause de très graves maladies chez les enfants et les adultes. Combien faudra-t-il de morts ? Un million, cinq, dix ?

Mais notre Appel ne s’intéresse pas seulement aux hommes. Tout ce qui est vivant est désormais contaminé, et menacé. Les oiseaux, les insectes dont nos sublimes abeilles, les papillons, les eaux. Est-ce possible ? En tout cas, c’est devenu insupportable. Et parce que c’est devenu insupportable, il faut se lever. Sans plus attendre une seconde.

La mobilisation que nous menons avec vous n’a pas de précédent. Cette ruse est souvent utilisée pour mobiliser les troupes, mais nous pensons en effet que nous créons une coalition toute nouvelle. Ce mouvement nous oblige tous à sortir de ce que nous sommes d’habitude. Oui, il faut un peu s’oublier. Trouver du temps et de l’énergie pour une cause supérieure à nous tous. C’est compliqué, c’est évidemment difficile, mais nous vous le disons sans hésiter : sans un mouvement personnel, constant, héroïque – lâchons le mot -, l’Appel des coquelicots apparaîtra demain comme une dérisoire tentative.

Notre objectif est limpide : forts de 5 millions de soutiens, nous contraindrons nos gouvernants. Comment ? Nous aurons l’occasion d’en reparler, mais soyez certains que nous avons beaucoup à dire sur la question. Au-dessous, nous en resterions à une pétition, que nous considérons comme une antithèse de notre Appel.

L’Appel des coquelicots est en effet un Appel à, l’action et retenez-bien ces mots : le 5 octobre n’est que le premier de 24 rendez-vous mensuels. Même si le premier n’est pas à la hauteur de nos espérances communes, comprenez que nous allons tous apprendre. En octobre 2020, nous serons des millions devant les mairies de France. Et bien avant cela, vous tous, individus et comités divers, vous aurez trouvé, imaginé, créé des milliers d’événements de toute taille, de toute sorte, en soutien à notre Appel commun.

Amis des coquelicots, tout – rigoureusement tout – repose sur vous. Vos idées et enthousiasmes, vos poèmes, vos cris, vos amis, vos enfants, votre joie de vivre. N’oubliez surtout pas de prendre des photos de tous les rassemblements, et de noter des impressions, avant de tout envoyer à l’adresse : coquelicots@nousvoulonsdescoquelicots.org

Le site nousvoulonsdescoquelicots.org en rendra compte autant qu’il nous sera possible. Amis des coquelicots, votre présence est un bonheur. On vous embrasse. Nous allons gagner.

L’équipe de « Nous voulons des coquelicots ».

coquelicots et transacteurs : vendredi 5 octobre à 18 h 30 place de la mairie à Quimper

La conjonction des porteurs de coquelicots
https://nousvoulonsdescoquelicots.org/
et de l’association Cyberacteurs qui plaide pour Transacteurs un réseau des réseaux économiques des acteurs de la transition écologique solidaire
https://www.cyberacteurs.org/blog/?p=4292

se traduit par un appel à un rassemblement vendredi 5 octobre à 18 h 30 place de la mairie à Quimper

le PDF est visible à l’adresse :
https://www.cyberacteurs.org/pdf/rendez-vous-des-po_27.pdf

Philippe BRULE Tél : 06 61 97 59 76

Alain UGUEN Tél : 06 82 41 39 19

Dépôt de plainte contre les services de l’Etat : Installations classées, DDTM, DDPP, ARS et Préfecture : la porcherie de Plovan

Plovan 19 oct 2018

compte rendu de la rencontre avec le maire

Dépôt de plainte contre les services de l’Etat : Installations classées, DDTM, DDPP, ARS et Préfecture : la porcherie de Plovan

Les riverains ont questionné à plusieurs reprises les administrations qui ont donné les autorisations d’agrandissement de la Sarl La Vallée à Plovan (Mairie, Préfet, Coderst …).

Les réponses des administrations dites compétentes vont toujours dans le même sens: la légalité est respectée, tout est en règle et aux normes. Qui fait les normes ? Ceci est transcrit dans un style qui ne fait place à aucune compassion pour la souffrance que nous subissons à cause de ces fermes-usines.

Les réponses sont d’une froideur qui nous fige: seule la position du lobby porcin transparaît: nos revendications sont de l’ordre du fantasme.

– Il n’y a pas de problèmes d’odeurs car l’air sera filtré.

– La fertilisation est équilibrée donc pas de pollution des eaux.

– Des haies variées seront mises en place à la place des cyprès.

Mr Hulot puis Mr De RUGY on été contacté; ce dernier: Qu’attend-t-il pour saisir le Préfet?

Pour nous, les constatations restent les mêmes:

1 – Les odeurs sont insupportables actuellement. Après la construction, ce sera pire et c’est la peur au ventre que la vie s’organise au quotidien (séchage du linge, randonnée, jardinage, sortie des enfants…).

2 – Ce modèle de porcherie sur caillebotis intégral et sans lumière solaire fait partie des techniques complètement dépassées. Les porcs sont entassés durant 4 mois sur lisier intégral. On peut tout de même faire mieux ! Ce n’est pas une MTD (Meilleure Technique Disponible).

3 – La souffrance que nous ressentons est également liée aux problèmes de santé provoqués par ce mode d’élevage :

-pour les salariés d’abord: ce n’est pas pour rien que des difficultés d’embauche existent.

-pour les riverains, les résidents, pour nous tous habitants, consommateurs y compris les surfeurs et les randonneurs qui côtoient les eaux et l’air viciés.

-nous mangeons cette viande et nous nous demandons de plus en plus quels traitements elle a subis, nous n’avons plus confiance (nitrites, résidus divers).

4 – Les maladies sont de plus en plus identifiés: ça commence par des maux de tête, des irritations diverses notamment d’ordre pulmonaire, de grandes fatigues, des malaises.

Les cancers spécifiques de ces activités sont reconnus; la maladie de Parkinson ; les formes d’asthmes, bronchites ; maladies cardio-vasculaires etc.

Les problèmes de reproduction et de maladies génétiques ne sont pas des moindres.

L’ARS, la DDPP et la MSA sont censées protéger la population. Que font-elles sinon appuyer les lobby?

5 – Ces porcheries, comme ces nouveaux élevages industriels de volailles ou de lait en hors sol sont soumis aux aléas de la spéculation internationale. Le poulet Doux a dû être plusieurs fois renfloué par le contribuable ; actuellement avec 1,2 euros du kilo de porc les producteurs ne gagnent pas leur croûte. Pourquoi faire plus? A chaque fois c’est le contribuable qui renfloue la caisse et comble les déficits.

Nous pouvons facilement faire autrement

Pourquoi traiter toujours plus les céréales qui nourrissent ces animaux. Elles concentrent, comme le soja OGM, multitude de produits toxiques et infâmes dont le glyphosate fait partie.

Les cochons sur paille ça existe. Le cochon est un animal qui a besoin de machouiller et il n’est pas nécessaire de faire 30000 porcs par an pour gagner sa vie!

Que deviendront nos sols, nos plages avec toutes les saloperies( produits médicamenteux, résidus de pesticides… que les malheureux porcs concentrent dans la viande et les lisiers?

Le modèle productiviste Breton est à bout de souffle et tue la terre, mais il persiste dans les mêmes erreurs.

Face à ce rouleau compresseur nous décidons de porter plainte contre l’Etat et ses services afin d’arrêter la construction de porcherie de Kerviel en PLOVAN

Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l’humanité

La Via Campesina relance la « Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l’humanité », A l’occasion de la journée internationale d’actions pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales,

(Harare, le 16 octobre 2018) Les semences paysannes sont un patrimoine des peuples au service de l’humanité. Elles sont la base de la production alimentaire mondiale et permettent aux paysannes et paysans de produire et aux consommateurs et citoyens de trouver une alimentation saine et diversifiée. Elles nous permettent de résister, maintenir nos cultures ancestrales et défendre notre identité paysanne.

Or, ces graines de vie sont menacées par les politiques semencières des pays riches, les accords de libre-échange et l’agribusiness. Sous prétexte “d’améliorer” la productivité des semences, l’agribusiness a créé un système semencier néolibéral qui a homogénéisé, appauvri et monopolisé les semences, provoquant la perte des trois quarts de la diversité semencière et annihilant une diversité que les peuples – grâce aux travail des paysannes et paysans – avaient mis 10000 ans à générer.

Trois entreprises, Monsanto-Bayer, Syngenta-ChemChina et Dupont-Dow, contrôlent plus de 50% des semences commerciales dans le monde – de plus en plus souvent des semences génétiquement modifiées afin de résister aux herbicides et produire des insecticides. Sous l’impulsion de l’OMC, de la banque mondiale et du FMI, et au travers des accords de libre-échange ainsi que des lois brevetant les semences et protégeant les droits des obtenteurs, comme les normes UPOV, ce système semencier n’autorise que la circulation de ses propres semences, criminalisant la sauvegarde, l’échange, le don et la vente des semences paysannes locales.

La situation est telle que les paysans et les paysannes ont perdu beaucoup de leurs semences locales, sont mis en prison pour la défense et l’échange de leur patrimoine semencier, et risquent les rafles et la saisie de leurs graines. La biodiversité est détruite par l’utilisation d’engrais chimiques, de semences hybrides et d’organismes génétiquement modifiés développés par les entreprises multinationales. Les citoyennes et citoyens ont difficilement accès à une alimentation saine, diversifiée et bonne pour leur santé.

La Via Campesina et ses alliés se battent pour changer la donne. Partout dans le monde, La Via Campesina et ses organisations membres multiplient les efforts de formation, d’éducation, de soutien mutuel et d’échange des semences. Nous nous battons pour que les lois nationales et les traités internationaux garantissent les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger vendre et protéger leurs semences contre la biopiraterie et les contaminations génétiques, nous rédigeons des livres sur l’histoire des semences, réalisons des études et des cartographies. Nous fondons aussi des écoles d’agroécologie et organisons des foires d’échange de semences paysannes. Nous exerçons notre droit d’autodétermination pour sélectionner les variétés de semences que nous voulons planter et rejeter les variétés dangereuses économiquement, écologiquement et culturellement. Ce sont des droits affirmés par le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture et par la Déclaration des Nations unies sur les droits paysans qui vient d’être adoptée par le Conseil des Droits de l’Homme à Genève. C’est également le seul moyen de garantir une alimentation saine aux citoyens, la préservation de la biodiversité et l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

C’est dans cet esprit que nous avons lancé en 2001 à Rome la Campagne Internationale des Semences Paysannes, patrimoine des peuples au service de l’humanité, dans l’objectif de promouvoir la récupération des systèmes traditionnels de conservation, d’entretien et d’échange des graines locales et les droits collectifs inaliénables des paysans sur leurs semences. En ce 16 octobre 2018, à l’occasion de la journée mondiale d’Action pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales, nous relançons cette campagne et l’action « Adoptez une semence ».

Nous appelons chaque agriculteur, famille paysanne ou communauté à s’engager dans l’adoption d’une variété de semences végétale ou animale, à devenir le gardien de cette semence, en assurant sa propagation, sa reproduction et sa distribution et s’engager dans la défense collective de ses droits de les utiliser, les échanger, les vendre et les protéger. Nous créerons ainsi un grand réseau de semences paysannes permettant de sauver celles qui sont devenues rares et d’étendre la production vers la souveraineté alimentaire des peuples.

En adoptant une semence, les familles paysannes préservent leur identité et leur territoire et affirment leur mode de vie paysan. Elles revendiquent la mémoire historique et la culture ancestrale de la gestion des semences, en promouvant une agriculture écologique urbaine et rurale qui reproduit le miracle des semences et des aliments plus nombreux et de meilleure qualité, goût et valeur nutritionnelle.

Aucune mesure gouvernementale ne peut limiter les droits collectifs des paysans d’utiliser d’échanger et de vendre leurs des semences. Le consentement libre entre paysannes et paysans devrait être appliqué sans restriction.

La Via Campesina

Sans semences, il n’y a pas d’agriculture ; sans agriculture, il n’y a pas de nourriture ; et sans nourriture, il n’y a pas de peuples.

Nous nourrissons nos peuples et construisons le mouvement pour changer le monde !


Contact :

[FR/EN] Geneviève Lalumière (Québec) | genevieve.lalumiere@gmail.com | 00 1 514 577 9265

[FR/EN/ES] Antonio Onorati (Italie) | antonio.onorati48@gmail.com | 00 39 340 821 9456

[FR] Guy Kastler (France) | guy.kastler@wanadoo.fr | 00 33 6 03 94 57 21