ECVC appelles les autorités espagnoles et européennes à garantir les droits collectifs des agriculteurs sur les semences

COMMUNIQUE DE PRESSE : ECVC appelles les autorités espagnoles et
européennes à garantir les droits collectifs des agriculteurs sur les
semences

_Bruxelles__, le 19 octobre 2017_ –  A quelques jours de la réunion de
l’Union internationale pour la protection des variétés végétales
(UPOV) à Genève – la condamnation récente à des peines
d’emprisonnement et à de lourdes amendes  d’agriculteurs espagnols
dont le seul “crime” est l’utilisation de graines de leurs propres
récoltes génère beaucoup d’indignation. Nous rappelons que la
Convention actuelle de l’UPOV «criminalise et pénalise les
producteurs qui sèment ou échangent leurs propres semences. Elle prive
aussi les agriculteurs de toute offre de graines librement
reproductibles»,  minant ainsi la sécurité alimentaire non seulement
de l’Europe mais du monde.

L’UTILISATION DURABLE DES RESSOURCES GÉNÉTIQUES VÉGÉTALES ET LES
DROITS DES AGRICULTEURS DEVRAIT ÊTRE PRIORITAIRE SUR LES DROITS DE
PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE. LES AGRICULTEURS NE PEUVENT PAS ÊTRE
CRIMINALISÉS POUR LE RÉEMPLOI DE LEURS GRAINES.

Les systèmes semenciers paysans dits «informels» ne fonctionnent pas
de la même manière que le système de semences industriel «formel»
et les lois régissant le système industriel formel sont contraires aux
droits collectifs des agriculteurs organisés par les systèmes paysans
«informels»,

“En Espagne, dit JOSÉ MANUEL BENITEZ CASTAÑO, AGRICULTEUR ET MEMBRE DE
COAG (_Coordinadora de Organizaciones de Agricultores y Ganaderos)_, la
tradition de réemploi des semences par l’agriculteur dans les cultures
de céréales et légumineuses est répandue dans les petites
exploitations à faible productivité pluviale. En raison du climat, nos
conditions de production sont très limitées pour l’expression du
potentiel productif des variétés industrielles améliorées “.

GUY KASTLER, MEMBRE DE LA CONFÉDÉRATION PAYSANNE, SYNDICAT FRANÇAIS
MEMBRE D’ECVC, dénonce pour sa part l’obligation faite aux petits
agriculteurs d’utiliser des variétés enregistrées au catalogue
officiel qui sont presque toutes protégées par un droit d’obtention
végétale (DOV) découlant de l’Accord UPOV et rajoute : « Nous
considérons que lorsque nous achetons des semences certifiées, la
redevance est déjà versée. Il n’y a aucune raison de  payer à
nouveau pour chaque nouvelle multiplication  de nos propres semences à
la ferme et  pour les échanges réalisés dans le cadre de l’entraide
entre agriculteurs. »

LA PRÉSERVATION, LE RENOUVELLEMENT ET L’UTILISATION DURABLE DES
RESSOURCES PHYTOGÉNÉTIQUES REPOSENT PRINCIPALEMENT SUR LES DROITS DES
AGRICULTEURS DE CONSERVER, D’UTILISER, D’ÉCHANGER ET DE VENDRE
LEURS PROPRES SEMENCES. TOUTE RESTRICTION DE CES DROITS EST CONTRAIRE À
LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET AUX OBJECTIFS DU TRAITÉ INTERNATIONAL SUR
LES RESSOURCES PHYTOGÉNÉTIQUES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE
(ITPGRFA).

LES ÉTATS QUI ONT SIGNÉ LE TRAITÉ DEVRAIENT INCLURE DANS LEUR
LÉGISLATION NATIONALE L’INTERDICTION DE PORTER ATTEINTE À CES DROITS
DES PAYSANS.

Dans toutes les parties de l’Europe, l’agression de la grande industrie
des semences contre les droits des petits agriculteurs de conserver,
d’utiliser, d’échanger et de vendre leurs propres semences se
multiplient. Si l’industrie veut ainsi tester la capacité de
résistance des paysans, elle ne fera que la renforcer ! ECVC appelle
les paysans en Europe à s’unir pour résister à cette agression et à
défendre leurs droits.

Contacts:

* ANTONIO ONORATI – Comité de Coordination ECVC : +39 3408 2194 56
– FR, ES, IT, EN

* GUY KASTLER – Confédération Paysanne – ECVC : +33 6 03 94 57 21
– FR

* CRISTINA SANCHO ESTEBAN – Comité de Coordination ECVC : +34 645
310 397 – ES



[1]
European Coordination Via Campesina
Rue de la Sablonnière 18, 1000 Brussels, Belgium
www.eurovia.org [2]
info@eurovia.org

T: +32 (0)2 21 73 112

Links:
——
[1] https://peasantsrights.eu/
[2] http://www.eurovia.org/

Samedi 21 octobre – RDV fourche en main à 10h sur la ZAD

Le 21 octobre, nous vous invitons à une mobilisation pour continuer à poser les bases d’un avenir sans aéroport, à travers une nouvelle étape dans la mise en partage de terres sur la ZAD.

A l’initiative de COPAIN 44, de Sème Ta ZAD, d’habitant.e.s et d’opposant.e.s au projet.

Depuis la victoire face à l’opération César en 2013, le mouvement a mis en culture plus de 200ha de terres sur la ZAD. Il s’agissait à chaque fois de terres reprises à celles gérées par AGO-VINCI et destinées par cette multinationale à être englouties sous le béton. S’y sont développées une grande diversité d’activités paysannes (céréales, légumineuses, maraîchages, plantes médicinales, verger, jardins, apiculture, élevage de moutons, vaches, poules), avec leurs espaces de transformation (boulangeries, meunerie, conserverie…) et de redistribution (marché à prix libre pour les habitant.e.s de la ZAD et des voisin.e.s des alentours, soutien à des projets de cantines, migrant.e.s, piquets de grève et autres luttes).

Sur la ZAD, ces expériences paysannes sont étroitement entremêlées avec les pratiques d’autonomie sur des questions de construction, d’habitat, de soin, de fête… Elles sont prises dans la résistance contre le projet d’aéroport et plus généralement dans les solidarités qui se tissent ici face à la marchandisation de nos vies et à la destruction du vivant. Elles se pensent en lien avec le soin du bocage – de sa faune et de sa flore – que nous avons réussi à défendre victorieusement jusqu’ici.

A l’occasion du 21 octobre, nous vous appelons à soutenir l’installation de plusieurs nouveaux projets sur les terres de la ZAD – officiels ou hors-cadre : vergers pour des groupements d’achat nantais et pour la ZAD, pâturages à moutons, champs de patate, céréales, jardins vivriers… Ce sera aussi l’occasion de marquer la prise en charge par le mouvement des espaces boisés – forêts et haies de la ZAD.

Dans le contexte de la médiation qui finira en décembre et à l’issue de laquelle le nouveau gouvernement est censé trancher sur la question de l’aéroport, cette journée de mobilisation est là pour rappeler notre détermination intacte à empêcher ce projet. Nous y redirons notre aspiration commune, après l’abandon, à poursuivre le processus de prise en charge à long terme des terres de la ZAD, pensées comme un bien commun de la lutte. Celles-ci doivent être gérées par une entité issue du mouvement pour de nouvelles installations et non aller à l’agrandissement d’exploitations existantes. Il s’agit de réaffirmer ensemble le 21 octobre que les formes de vie, de lutte, d’agriculture et d’activités qui se sont construites sur ce bocage au fil des années doivent pouvoir s’y maintenir et se poursuivre.

Dimanche 22 : discutons de la suite de la lutte !
Invitation aux comités, organisations, collectifs, individus qui luttent de près ou de loin contre l’aéroport et son monde. A la Wardine dimanche 22 octobre, de 10h à 17h. Voir invitation détaillée ici.

En pratique
La journée du 21 octobre commencera par une manifestation, outils agricoles en main, jusqu’à certaines des terres nouvellement investies.

Après un pique-nique, tout le monde sera convié à participer à des chantiers agricoles, de construction et autres sur les terres nouvellement investies, ainsi qu’à des balades aux alentours.

Des discussions auront aussi lieu pour échanger sur les enjeux actuels et les suites du mouvement. La soirée se poursuivra avec des cantines, un bar et des concerts.

Pour plus d’infos sur le déroulé précis de la journée : zad.nadir.org

A l’initiative de COPAIN 44, de Sème Ta ZAD, d’habitant.e.s et d’opposant.e.s au projet.”

L’ACIPA apporte son soutien à la journée du 21 octobre.

EGA : Plate-Forme pour le Commerce Equitable

A l’occasion des Etats Généraux de l’Alimentation, les acteurs du commerce équitable (labels, entreprises, associations, distributeurs…), réunis au sein de la Plate-Forme pour le Commerce Equitable, proposent 10 solutions pour rémunérer équitablement les producteurs, assurer la transition écologique et solidaire de notre agriculture et promouvoir des choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable.

UNE RÉFLEXION COLLECTIVE

Dès le début des Etats Généraux de l’alimentation lancés en juillet dernier, 50 organisations se sont rassemblées au sein d’une « plate-forme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire »

http://www.commercequitable.org/images/2017/cp_ega_plateforme_citoyenne.pdf

pour porter collectivement des propositions concrètes à la table des concertations. Ainsi, 63 propositions

http://www.commercequitable.org/images/2017/gp_priorits%20ega%20def_bd.pdf

ont été formulées autour de 7 thématiques (à lire ici).

La Plate-forme pour le commerce équitable a choisi d’en retenir 10 en priorité, qui reprennent les objectifs et les principes du commerce équitable. Il est maintenant décisif de se mobiliser pour faire entendre la voix du commerce équitable : voter sur le site en ligne dédié, ouvert jusqu’au 20 octobre.

LES 10 PROPOSITIONS

=> Cliquer sur chaque proposition pour être dirigé vers le site de vote en ligne.

Donner les moyens à la restauration collective d’atteindre 50 % de produits durables (labellisés/sous signe de qualité, locaux, de saison) à l’horizon 2022 dont 30 % de produits bio, locaux et équitables en productions animales comme végétales.

Accompagner financièrement et techniquement les agriculteurs-ices dans la transition agro-écologique pour s’adapter aux changements climatiques en modifiant leurs pratiques tout en préservant les ressources naturelles et la biodiversité (éviter la “mal-adaptation”). Privilégier la résilience et l’autonomie des exploitations et les stratégies territoriales plutôt que les investissements lourds qui dégradent le climat et les écosystèmes.

Lancer un large programme national d’éducation à la consommation citoyenne et durable pour favoriser des produits locaux, issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable et accompagner les changements de modes de consommation.

Créer des conseils citoyens de l’agriculture et de l’alimentation dans les territoires pour recréer du lien entre les consommateurs et les producteurs-ices agricoles.

Rendre transparent le partage de la valeur, en renforçant les moyens et capacités d’action de l’Observatoire des prix et des marges.

Faire évoluer le droit de la concurrence pour permettre aux organisations de producteurs-ices et aux interprofessions de discuter des prix afin de renforcer leur pouvoir de négociation et garantir des prix équitables, rémunérateurs et stables.

Soutenir, en s’appuyant sur la loi ESS de 2014, le développement de filières françaises et internationales de Commerce Équitable qui tendent vers des systèmes de production durables et favorisent l’agro-écologie.

Réorienter les subventions de la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne en faveur de l’agriculture biologique et de la rémunération des services sanitaires et environnementaux que les pratiques agro-écologiques procurent à l’ensemble de la société.

S’assurer que les accords de libre-échange entre l’Union européenne et d’autres parties n’impactent pas négativement les filières agricoles françaises ni les paysans-nes du sud, ne mettent pas en péril les ressources de la planète et ne menacent pas les normes sociales, sanitaires et environnementales décidées démocratiquement dans l’UE (y compris celles basées sur le principe de précaution). Renégocier les accords qui ne répondent pas à ces critères. En particulier, refuser l’entrée en vigueur provisoire du CETA (accord UE-Canada) et obtenir sa renégociation.

Accorder au moins 50 % de l’Aide Publique au Développement “sécurité alimentaire” au développement de l’agro-écologie et de l’agriculture familiale et paysanne au sud.

votez pour le projet d’Inf’OGM

Bonjour,

Inf’OGM présente son projet à un groupe d’entreprises appartenant au 1% pour la planète (les entreprises de ce groupe s’engagent à donner 1% de leur chiffre d’affaire à des projets environnementaux).
Ces entreprises se réunissent bientôt et examineront les projets présentés, pour lesquels les internautes auront préalablement voté.
Si vous avez un peu de temps, merci d’aller voir ces projets : https://rap.onepercentfortheplanet.fr/thematique/sante-environnement/
Et merci si possible de voter et faire voter pour le projet d’Inf’OGM : https://rap.onepercentfortheplanet.fr/infogm/
Fin du vote : 12 octobre
 
Merci d’avance, bien sincèrement
Fred Prat

Avis de décès

Avis de décès
Nous avons la douleur de vous annoncer la disparition de :
La Plage de la Grandville
décédée en la commune de Hillion par décision municipale en date du 27 juin 2017,
à l’issue d’une longue maladie de plusieurs dizaines d’années à la suite d’effervescences algales vertes virant au noir, qui l’ont exposée à de multiples gaz toxiques dont l’hydrogène sulfuré.
En souvenir de tous ceux qui l’ont tant aimée, Georges Palante, Jean Grenier, Louis Guilloux, nous vous invitons à la cérémonie funèbre :
mardi 15 août 2017 sur les lieux, à La Grandville, à 16 h.
A cette occasion, avant la mise en bière, vous pourrez échanger vos souvenirs, cartes postales, photos, films, publications, écrits personnels.
L’oraison funèbre sera prononcée à 17 h et vous pouvez y participer en faisant parvenir vos éloges à la famille proche. Un appel signé par des milliers de citoyennes et citoyens sera adressé à Monsieur le Président de Région pour que cessent ces décès répétitifs de sites publics sur la commune de Hillion et ailleurs et que les pouvoirs publics prennent enfin toutes les dispositions appropriées.
La cérémonie sera suivie à 18 h de l’inauguration de Grandville Plage, reconstitution du site en mémoire de la défunte, en bordure de la voie communale menant à la plage interdite. La troupe de Gilbert Libé vous présentera sa pièce Baignade interdite.
Tenue en noir de circonstance conseillée.
Halte Aux Marées Vertes et toute la famille des associations de sauvegarde de l’environnement.

imposer 11 vaccinations serait une faute grave

Chers amis,

Vous êtes nombreux à nous avoir alerté sur le projet de rendre 11 vaccins obligatoires.

Comme nous le faisons sur les sujets où nous avons des partenaires plus compétents que nous à traiter du sujet, nous nous sommes tournés vers l’association E3M qui regroupe des personnes atteintes de myofasciite à macrophages maladie causée par la présence d’aluminium dans les vaccins, association avec qui nous avions déjà collaboré.

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Pour des vaccins sans aluminium a écrit :

Madame la ministre,

imposer 11 vaccinations

serait une faute grave

La nouvelle ministre de la Santé Agnès Buzyn vient d’annoncer son intention d’étendre l’obligation vaccinale à onze pathologies. Cette décision a l’apparence d’une action de bon sens : la vaccination est un acte de prévention.

Pourtant, nous sommes fermement opposés à une telle mesure. En effet, si la ministre de la Santé élargit l’obligation vaccinale à onze pathologies, chaque enfant recevra 3,635mg d’aluminium entre 0 et 7 ans. Or les petites particules d’aluminium vaccinal sont une proie facile pour le système immunitaire. Celui-ci les récupère mais sans pouvoir les éliminer. Il les transporte puis les stocke dans différents organes, dont le cerveau, où elles peuvent provoquer des ravages.

Oui, l’aluminium est un produit neurotoxique. Les alertes scientifiques internationales sur le sujet ne peuvent plus être ignorées.

Oui, il existe des solutions pour remplacer l’aluminium dans les vaccins : le DTPolio sans adjuvant, le phosphate de calcium (composant naturel de l’organisme) ou encore la possibilité de faire les rappels sans aucun adjuvant, comme nous venons de le découvrir.

41% des Français sont devenus des “hésitants vaccinaux”. L’extension de l’obligation vaccinale pourrait transformer ces hésitants en opposants vaccinaux. Il faut convaincre, non contraindre.

Nous appelons Agnès Buzyn à ne pas choisir le passage en force. Le principe de précaution, inscrit dans la Constitution française, doit être appliqué et de nouvelles recherches doivent être menées pour garantir la sécurité vaccinale.

Dans les prochains jours, nous allons mettre notre film documentaire L’aluminium, les vaccins et les 2 lapins… en ligne gratuitement, pendant une semaine. Tout le monde doit connaître les conséquences de la toxicité de l’aluminium vaccinal. Restez attentifs, nous vous enverrons les informations très bientôt !
Site internet : www.vaccinssansaluminium.org
Contact : contact@vaccinssansaluminium.org
Qui sommes-nous ?
La campagne Pour des vaccins sans aluminium est portée par l’association E3M qui regroupe des personnes atteintes de myofasciite à macrophages. Cette maladie est causée par la présence d’aluminium dans les vaccins.
Les objectifs d’E3M : entraide et solidarité entre les malades, soutien à la recherche et action militante pour que l’aluminium soit retiré des vaccins. E3M reste favorable à une vaccination responsable.

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A ma proposition de cyberaction à partir de ce communiqué, Didier Lambert a répondu :

Nous sommes partis en fait sur une action d’un autre type…

Si tu en es d’accord, gardons la cyber@ction en réserve au cas où

Bien à toi,

Didier Lambert
President E3M
06 72 41 20 21
www.asso-e3m.fr
www.vaccinssansaluminium.org

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Didier, Yves

Il me semble que l’un n’empêche pas l’autre car ce n’est pas au même niveau d’engagement. Il me semble qu’une action grand public susceptible d’attirer des signatures citoyennes serait nécessaire car votre action risque de n’attirer qu’une partie très militante des seuls professionnels de santé.

Bien à vous 2

Alain
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Je vous propose donc de décider si Cyber@cteurs doit interpeller la ministre et les députés sur ce sujet avec la proposition de message ci-dessous.

Madame la ministre, imposer 11 vaccinations serait une faute grave

41% des Français sont devenus des “hésitants vaccinaux”. L’extension de l’obligation vaccinale pourrait transformer ces hésitants en opposants vaccinaux. Il faut convaincre, non contraindre.

Je vous appelle à ne pas choisir le passage en force. Le principe de précaution, inscrit dans la Constitution française, doit être appliqué et de nouvelles recherches doivent être menées pour garantir la sécurité vaccinale sans adjuvant aluminium.

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EVOLUTION DE LA FERME DU ROUVRAY

Les 20 et 21 mai 2017, Christophe et Vincent GOSSELIN ont invité les gens à visiter leur ferme laitière et porcine en marge d’un concours de chiens de troupeaux, située à Fervaches, dans la Manche.

Fin 1989, les frères GOSSELIN reprennent l’exploitation familiale laitière, alors en conventionnel.

Dès 1992 ils adjoignent un atelier porc (naisseur-engraisseur) avec les truies en plein air. Ils embauchent un salarié, construisent un bâtiment pour les truies.

Ils exploitent à ce moment là 70 ha, produisent 380000 l de lait et ont 120 truies.

Les comptes d’exploitation ne sont pas bons, notamment l’atelier porc qui accuse un déficit de 70.000 Frs (1996).

(Trois races de bovins : Normande, Holstein et Simmental) photo : Joël BELLENFANT)

Ils commencent alors une première transition pour les vaches laitières en passant en système herbager et mettent en place un cahier des charges agriculture durable.

Ils décident en2008 d’entamer une conversion bio, qui débutera en mai 2009 pour les bovins et en septembre 2009 pour les porcs. (Les porcs sont de race Landrice et Large White).

Ils obtiennent la certification bio pour les porcs en 2010 et en 2011 pour les bovins.

Actuellement outre les deux associés, deux salariés travaillent sur la ferme à temps plein ce qui leur permet de prendre chacun 4 semaines de congés par an, et de n’assurer une garde le samedi et le dimanche que toutes les 3 semaines.

Ils disposent désormais d’une centaine d’hectares, permettant à la ferme d’être autosuffisante pour les bovins et de n’acheter que 160 tonnes (sur 270 t) de céréales pour les porcs qu’ils transforment eux mêmes en farine sur l’exploitation, leur permettant ainsi de réduire les coûts de production.

(Porcelets à l’engraissement) photo : joël BELLENFANT

Bien évidemment les porcs sont élevés sur paille avec courettes extérieures pour les truies et les porcs à l’engraissement. Les truies mettent bas en cases bloquées et sont remises en liberté au bout de 8 jours. Elles mettent bas deux fois par an.

La nourriture des porcs est composée d’orge (80 t) de triticale (80 t) de pois (35 t) de féverole (35t) de son de blé (8 t) et de compléments protéiques et minéraux (30 t).

La fabrique d’aliments à la ferme pour les porcs a été édifiée en 2011, leur permettant ainsi de répondre aux objectifs de production et d’économiser de l’argent.

Ainsi de ce « moulin » sortent 4 sortes d’aliments pour les truies gestantes, un complémentaire allaitantes, pour les porcs en croissance, et pour les porcs en finition.

Le troupeau bovin est constitué de 70 vaches laitières (Normandes, Holstein et Simmental) produisant 392000 l de lait dont 375000 l vendus à Triballat et 17000 pour l’engraissement des veaux.

Il faut savoir que la plus grosse coopérative de collecte de lait bio est BIOLAIT qui ramasse 1/3 de la production, et que le prix payé est directement fixé et géré par les paysans.

La conduite du troupeau bovin permet de valoriser au maximum les prairies où il passe 10 mois par an, avec apport de foin et d’ensilage d’herbe l’hiver, et de l’affouragement herbe/colza.

L’atelier porc permet en rotation de vendre 600 à 700 porcs gras et 400 à 500 porcelets. Les truies sont remplies par bande de 15 produisant 120 porcelets dont 40 sont vendus et 80 engraissés sur l’exploitation. On constate en visitant cet atelier porcin, la quiétude et le calme qui y règnent, les animaux sont paisibles.

Certains porcs sont abattus et mis sous vide pour être distribués en vente directe, avec un laboratoire pour réaliser pâtés, rillettes et boudins en pots.

Depuis peu l’exploitation s’est équipée sur certains toits de panneaux photovoltaïques leur permettant de vendre 2 fois plus d’électricité qu’ils n’en consomment.

La rigueur de conduite de l’ensemble de la ferme leur permet de valoriser les 15 km de haies, sachant qu’elles se reconstituent tous les 15 ans. Il coupent et déchiquètent 1 km par an. La vente d’un tiers des copeaux finance le travail de coupe et le déchiquetage.

La pugnacité et la maitrise de l’exploitation permet aux deux associés et aux deux salariés de vivre correctement de leur travail.

La visite de cette ferme permet au premier coup d’oeil d’en constater la propreté.

(Partie du linéaire de haies – photo : joël BELLENFANT)

Désormais fort de leur réflexion permanente sur leur travail et la conduite de leur ferme Christophe et Vincent GOSSELIN ont décidé de ne plus s’agrandir. Ils auraient besoin de 55 ha supplémentaires pour produire la totalité des céréales pour les porcs, mais ils préfèrent laisser de la place pour permettre à un (e) jeune de s’installer.

Leur problème à terme sera la transmission de cette ferme dont ils ont la propriété foncière à hauteur de 35 ha avec les bâtiments.

Ceci permet, et d’autres exemples existent dans la Manche et ailleurs, de croire en l’avenir de l’agriculture biologique pour remplacer à terme l’agriculture productiviste.

Joël BELLENFANT

29 ans de vie d’un pommier sans pesticides

rétrospective : de novembre 1988  à aujourd’hui :  29 ans se sont écoulés …. même arbre, même tracteur, même paysan …

photo du 1er arbre planté sur 1200 …  8 ha (4 ha de verger) entretenus sur le bassin versant sans aucun pesticide ( ni désherbant, ni fongicide, ni insecticide ).

Pour avoir une idée de la santé des  vergers dits ” conventionnels” ( =”chimiques” ) , voici ce que j’aurais dû utiliser comme produits pour satisfaire aux recommandations des instances agricoles des années 1990 ! liste d’époque, non exhaustive. Mais j’étais mauvais élève et je n’ai rien compris !
Geo

Consultation européenne sur la future réforme de la PAC

Une consultation publique a été mise en place par la Commission européenne sur la 
future réforme de la PAC. Cette consultation prendra fin le 2 mai prochain.
 Il est encore temps d'y participer pour mettre l'accent sur les lourdes carences de la 
PAC actuelle en matière d'environnement, de bien-être animal et de respect de la santé 
des citoyens. Voici le lien : 
https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/FutureCAP?surveylanguage=FR

Pour vous aider à répondre à ce questionnaire de plusieurs pages, ci-dessous des éléments qui peuvent vous être utiles.

Les bios plaident pour des aides directes à l’agroécologie
http://www.lafranceagricole.fr/actualites/pac-post-2020-les-bios-plaident-pour-des-aides-directes-alagroecologie-1,1,284407433.html

POUR UNE PAAC POST 2020 AU SERVICE DES PAYSANS, DES CITOYENS ET DES TERRITOIRES http://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/mots_cles/documents/PAAC_post_2020.pdf

Voici les réponses préparées par le WWF qui sont envoyées à la Commission européenne

« Quels sont les problèmes/obstacles empêchant la politique actuelle de tenir ses promesses ? Quelles en sont les causes ? »

Si la PAC ne promeut pas l’agriculture durable, c’est parce qu’elle est avant tout conçue pour bénéficier à un nombre restreint de grandes exploitations intensives. Elle ne soutient pas non plus une réelle mise en œuvre de la législation environnementale européenne et des législations liées aux enjeux agricole et alimentaire tels que le bien-être animal et la santé.

« Dans la PAC actuelle, quels éléments vous apparaissent les plus contraignants et les plus complexes, et pourquoi ? »

Dans sa forme actuelle, cette politique (et en particulier les subventions du Pilier I), constitue un fardeau tant pour la société que pour la nature. Malgré son budget considérable, elle n’apporte pas les bénéfices sociaux et environnementaux attendus, ni en termes d’emplois, ni pour la ruralité, ni pour la santé publique, ni pour l’alimentation, le climat ou encore la biodiversité.

« Jugez-vous nécessaire d’ajouter des objectifs à la PAC pour la moderniser ? Si oui, lesquels ? »

Modernisée, la PAC doit faciliter la transition vers un système alimentaire et agricole durable, sauvegarder l’environnement et apporter de réels bénéfices à l’ensemble de la société, agriculteurs compris. Elle doit renoncer aux subventions néfastes et contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable de l’ONU, à commencer par la lutte contre le changement climatique.

« Avez-vous des pistes concrètes pour simplifier la PAC et alléger la charge administrative des agriculteurs et des bénéficiaires (ou des administrations publiques) ? Veuillez justifier votre réponse en détaillant vos arguments. »

Les subventions prévues par le Pilier I de la PAC doivent être remplacées par des incitations conditionnées au respect d’exigences sociales et environnementales ciblées (et contrôlés).

« Avez-vous d’autres propositions pour moderniser la PAC ? »

J’adhère à la vision de Living Land (www.living-land.org). La nouvelle politique agricole de l’UE doit être juste, écologiquement durable, saine et mondialement responsable. L’élaboration de cette politique doit être ouvert et transparent, il doit aussi associer l’ensemble des autorités et des secteurs concernés (en particulier l’environnement, mais aussi climat, développement, santé, etc.).

http://www.wwf.fr/nos_modes_d_action/influencer_les_pouvoirs_publics/reforme_de_la_pac_changeons_d_agriculture/?gclid=Cj0KEQjwuOHHBRDmvsHs8PukyIQBEiQAlEMW0Hinc5c9V8ZC4HFvGuYMCqRNCyYcaXPCMzjKgzo3utAaArd_8P8HAQ

lundi 17 avril : Plovan (29) Marche pour des fermes à dimension humaine

Marche pour des fermes à dimension humaine

Lundi 17 avril à 15h00

Rendez-vous à Ty Nancien à Plovan

Randonnée jusqu’aux menhirs de Kerglogué et le lit de Saint-Kodélic

A l’occasion de l’enquête publique de Kerviel et Kerdeurnel à PLOVAN et PLOGASTEL SAINT-GERMAIN, le Collectif pour une Alternative aux Fermes Usines en Bigoudénie  vous invite à cheminer à leurs côtés pour un temps de réflexion sur l’évolution du paysage visuel et olfactif ainsi que les conditions de vie à la campagne pour l’homme et l’animal.

Le groupe cheminera sur le sentier d’interprétation aménagé par l’office du tourisme et fera étape pour débattre, illustrer et échanger les points de vue.

CAFUB, Eau et Rivières de Bretagne, Baie de Douarnenez Environnement