Les infos de Splann ! ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS en septembre

https://splann.org

Transports

Brest, Plougastel-Daoulas (29). Le réseau de transport public de la métropole brestoise se réorganise et s’agrandit, avec notamment une nouvelle ligne de tramway. Participez à l’enquête publique jusqu’au 21 septembre.
https://www.monreseaugrandit.fr/enquete-publique

Pour participer à l’enquête envoyez votre avis à
enquetepublique-monreseaugrandit@mail.registre-numerique.fr

Le Faouët, Lanvénégen, Guiscriff (56), Scaer (29). Le projet de contournement routier se poursuit dans le bocage, malgré son utilité plusieurs fois mise en doute par des associations comme Eau et rivières de Bretagne. De nombreuses haies, talus et prairies vont être impactés, avec d’importants travaux de défrichements, et il sera dérogé aux règles de protection des espèces et habitats naturels protégés. Participez à l’enquête publique jusqu’au 15 septembre. Ici, l’avis de la MRAE (Mission régionale d’autorité environnementale).

https://www.eau-et-rivieres.org/sites/erb.fr/files/Avis%20MRAe_projet%20contournement%20routier%20Le%20Faouet.pdf

Roi Morvan Communauté | une enquête publique peut en cacher une autre

Pour participer à l’enquête envoyez votre avis à

enquete-publique-4735@registre-dematerialise.fr

Proposition :
Madame, Monsieur,
Les impacts sur le bocage des travaux de défrichement et les atteintes aux règles de protection des espèces et habitats naturels protégés m’amènent à solliciter, comme le conseil national de la protection de la nature, un avis défavorable à ce projet de contournement routier.

Béton, résidences secondaires et tourisme
Belle-Ile-en-Mer, Sauzon, Locmaria (56). La MRAE a rendu son avis portant sur le PLU de Sauzon, qui prévoit d’artificialiser 7,6 ha de terres agricoles, dont une partie pour des logements dédiés au tourisme. Selon la MRAE, une étude « réaliste » de ses capacités d’accueil fait défaut. À Locmaria, l’avis de la MRAE est dans le même ton : « Les évolutions simultanées du tourisme, des résidences secondaires, de l’activité économique locale et la préservation d’un cadre naturel et paysager seront sans doute difficilement conciliables. » Elle souligne que « la part de résidences secondaires sur la commune amplifie la consommation des sols ».
Enquête publique jusqu’au 26 septembre
https://www.sauzon.fr/index.php/urbanisme/plu.html

Il est possible d’envoyer vos mails à l’adresse suivante
enquete-publique-4768@registre-dematerialise.fr

Baden (56). Des insuffisances en terme de protection de la biodiversité sont pointées par la MRAE concernant le Plan local d’urbanisme (PLU) de Baden. Selon elle, l’artificialisation de terres y est insuffisamment justifiée, et elle déplore que « la commune n’évoque pas de politique destinée à maîtriser le développement des résidences secondaires ». Concernant la politique de lutte contre le changement climatique, « le projet de PLU n’engage pas la commune sur une trajectoire compatible avec l’atteinte des objectifs régionaux et nationaux ».
Enquête jusqu’au 20 septembre
https://www.registredemat.fr/plu-baden

Pour déposer sur le registre dématérialisé
https://www.registredemat.fr/plu-baden/deposez-votre-observation-en-ligne

Méthanisation
Redon, Allaire (56). La SAS Énergie de la Lande souhaite exploiter un méthaniseur à Allaire. Il devra être alimenté par 35,5 tonnes d’intrants chaque jour. L’enquête publique se tient jusqu’au 22 septembre.

ddtm-icpe-iota@morbihan.gouv.fr

Penguily (22). Une enquête publique est en cours jusqu’au 24 septembre concernant un projet de méthaniseur à Penguily, lieu-dit La Perrière, porté par la SARL Trivalec.

Pour participer à l’enquête envoyez votre avis à
ddpp-envi@cotes-darmor.gouv.fr

Dol, Epiniac (35). Une enquête publique est en cours jusqu’au 11 septembre portant sur un projet de méthaniseur à Epiniac, lieu-dit Le Grand Bois Gervilly, porté par la SAS Glasvez.

Pour participer à l’enquête envoyez votre avis à
pret-icpe-ep@ille-et-vilaine.gouv.fr

Fermes XXL
Quimperlé, Baye (29). Extension d’un élevage procin au lieu-dit Kerhuel, à Baye, porté par le GAEC des Korrigans. Enquête publique jusqu’au 21 septembre.

https://www.finistere.gouv.fr/contenu/telechargement/58721/450948/file/GAEC%20DES%20KORRIGANS.pdf

Pour participer à l’enquête envoyez votre avis à
pref-consultation@finistere.gouv.fr

Baud, La Chapelle-Neuve, Locminé (56). La SCEA de Bel Air demande l’autorisation d’exploiter une porcherie de près de 2.500 équivalents-animaux à Bel Air, sur la commune de la Chapelle-Neuve. L’enquête publique dure jusqu’au 28 août.

Pays de Retz, Rouans (44). La SCEA La Blanche entend agrandir son élevage porcin à Rouans. L’enquête publique se tient jusqu’au 21 septembre.

Pour participer à l’enquête envoyez votre avis à
pref-icpe@loire-atlantique.gouv.fr

Vieillevigne (44). Le GAEC de L’Essart demande une régularisation de l’extension de son élevage bovin. L’enquête publique se tient jusqu’au 29 septembre.

Pour participer à l’enquête envoyez votre avis à
pref-icpe@loire-atlantique.gouv.fr

Ligné (44). La SCEA des Trois Moulins veut agrandir son élevage porcin, pour dépasser les 3.000 équivalents-animaux sur le site des Moulins de La Gagnerie. L’enquête publique se tient jusqu’au 22 septembre.

Pour participer à l’enquête envoyez votre avis à
pref-icpe@loire-atlantique.gouv.fr

Déchets inertes et usines
Quimper, Pluguffan (29). L’usine Imbretex souhaite agrandir son installation de stockage de textiles et matériaux inflammables. L’enquête publique se tient jusqu’au 18 septembre.

Bruz, St-Turial (35). La SARL Schmitt TP souhaite pouvoir stocker des déchets inertes. L’enquête publique débute en septembre.

Langoat, Matallot, la Roche-Derrien, Pommerit-Jaudy (22). Carrières et Matériaux du Grand Ouest souhaitent stocker des déchets inertes sur les communes de Langoat et Mantallot. L’enquête publique se tient jusqu’au 25 septembre.

L’AGENDA DE SPLANN !

7 septembre – Vitré. Projection-débat du film Les Algues vertes, au cinéma Aurore, à 20 h 30, en présence de Julie Lallouët-Geffroy, journaliste pour Splann !.
9 septembre – Rennes. Débat organisé par Médiapart à La Halle de la Brasserie, de 14 h à 18 h, autour de l’indépendance de la presse dans les médias locaux avec Splann !.
14 septembre – Lanvellec. Table ronde sur le modèle agricole en présence de Nicolas Legendre et de Splann !, à partir de 19 h (5€).
30 septembre – Brest. Table-ronde BD et enquêtes sur l’écologie aux Capucins avec Kristen Falc’hon.
6 octobre – Saint-Nazaire. Projection du film « Les Algues vertes » suivie d’un débat avec la présence d’un journaliste de Splann ! au cinéma Jacques-Tati.
14-15 octobre – Rennes. Stand et conférence de Splann ! au Village des possibles.

FAITES ENTENDRE VOTRE VOIX POUR UN SYSTÈME ALIMENTAIRE JUSTE, DURABLE ET RÉSILIENT !

Merci à FNE pour sa proposition que nous reproduisons ci-dessous

Le Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a ouvert vendredi dernier, avec 2 mois de retard et pour seulement 15 jours, une consultation publique dans le cadre des concertations sur le futur pacte et la loi d’orientation et d’avenir agricoles (PLOA). Ce projet de loi doit permettre de relever le défi du renouvellement démographique agricole tout en assurant la transition agroécologique, pour répondre aux enjeux sociaux, climatiques, de biodiversité, de résilience et de souveraineté alimentaire. 

Les délais sont courts mais l’enjeu est de taille : jusqu’au 30 avril, donnez votre avis pour un système alimentaire juste, durable et résilient ! 

Pourquoi se mobiliser pour la future loi d’orientation et d’avenir agricoles?

Le modèle agro-industriel majoritaire est à bout de souffle : il exploite les ressources (eau, énergie, intrants, sols) et les personnes qui travaillent pour produire toujours plus dans des conditions de vie dégradées, en étant surendettés et sous-rémunérées. Il est l’une des causes majeures de la dégradation de notre environnement (climat, biodiversité, eau, sol et air), dont il subit fortement les conséquences en retour.

Cela se traduit par une baisse drastique du nombre d’agriculteurs et d’agricultrices au profit de l’agrandissement et la surcapitalisation des fermes restantes, rendues difficilement transmissibles. Cela accentue la spécialisation et rompt le lien entre le monde agricole et le territoire qu’il occupe.

Pourtant, des alternatives existent et ont fait leurs preuves : l’agroécologie paysanne et l’agriculture biologique redéfinissent notre rapport au vivant et répondent efficacement aux enjeux de climat et de biodiversité, tout en assurant la souveraineté alimentaire. Nous devons installer une multitude de fermes à taille humaine, produisant une alimentation sûre, diversifiée, durable et de qualité, qui nourrisse réellement la population.  

Comment participer et que dire?

France Nature Environnement s’inquiète de la limitation de la discussion sociale, dans une consultation restreinte et orientée, alors même que le futur de notre système agricole et alimentaire, à la croisée de nombreux enjeux, devrait toutes et tous nous concerner. C’est pourquoi, en lien avec les autres organisations du Collectif Nourrir, nous vous invitons à répondre massivement à la consultation avant le 30 avril, parce que nous avons chacun et chacune une voix à porter sur le futur de nos terres et de nos assiettes. 

Pourquoi se mobiliser pour la future loi d’orientation et d’avenir agricoles?

Le modèle agro-industriel majoritaire est à bout de souffle : il exploite les ressources (eau, énergie, intrants, sols) et les personnes qui travaillent pour produire toujours plus dans des conditions de vie dégradées, en étant surendettés et sous-rémunérées. Il est l’une des causes majeures de la dégradation de notre environnement (climat, biodiversité, eau, sol et air), dont il subit fortement les conséquences en retour.

Cela se traduit par une baisse drastique du nombre d’agriculteurs et d’agricultrices au profit de l’agrandissement et la surcapitalisation des fermes restantes, rendues difficilement transmissibles. Cela accentue la spécialisation et rompt le lien entre le monde agricole et le territoire qu’il occupe.

Pourtant, des alternatives existent et ont fait leurs preuves : l’agroécologie paysanne et l’agriculture biologique redéfinissent notre rapport au vivant et répondent efficacement aux enjeux de climat et de biodiversité, tout en assurant la souveraineté alimentaire. Nous devons installer une multitude de fermes à taille humaine, produisant une alimentation sûre, diversifiée, durable et de qualité, qui nourrisse réellement la population.  

Comment participer et que dire?

France Nature Environnement s’inquiète de la limitation de la discussion sociale, dans une consultation restreinte et orientée, alors même que le futur de notre système agricole et alimentaire, à la croisée de nombreux enjeux, devrait toutes et tous nous concerner. C’est pourquoi, en lien avec les autres organisations du Collectif Nourrir, nous vous invitons à répondre massivement à la consultation avant le 30 avril, parce que nous avons chacun et chacune une voix à porter sur le futur de nos terres et de nos assiettes. 

Je participe !

Nous vous proposons ici quelques mesures prioritaires dont vous pouvez vous inspirer dans vos réponses à la dernière question de la consultation, autour de 3 transformations à mettre en œuvre pour aller vers un système agricole et alimentaire durable et résilient (attention, les copier-coller ne seront pas comptabilisés qu’une seule fois, pensez à reformuler pour augmenter notre voix ! )

Transformation n°1 : la généralisation de l’agroécologie, et notamment de l’agriculture biologique  

  • Augmenter le nombre de fermes pratiquant l’agroécologie paysanne ou l’agriculture biologique en facilitant l’accès au foncier pour tous.tes les candidat.e.s porteurs de projets agroécologiques.
  • Conditionner les aides à l’installation à des critères agroécologiques (place aux haies, couverture des sols, rotation des cultures longues,  diversification des cultures, polyculture élevage)
  • Arrêter les investissements néfastes pour le climat et la biodiversité, ou entraînant la surcapitalisation des exploitations
  • Accompagner la restructuration des grandes exploitations lors des transmissions, pour installer plus d’agriculteurs.
  • Installer de l’agriculture biologique sur les aires d’alimentation de captage pour protéger la ressource en eau.

Transformation n°2 : la territorialisation des systèmes agricoles et alimentaires pour les rendre résilients face aux risques climatiques, économiques ou géopolitique, par des politiques alimentaires locales 

  • Utiliser les Projets alimentaires territoriaux (PAT) comme outils pour la transition : ils doivent être rendus systématiques et intégrer la généralisation de l’agroécologie et le soutien aux circuits courts
  • Faire appliquer la loi Egalim pour que la restauration collective propose des produits durables, principalement biologiques. Donner des moyens financiers aux collectivités pour y parvenir. Organiser la tarification sociale pour que tou.te.s puissent y avoir accès.

Transformation n° 3 : la transition de l’élevage et la réduction de la consommation de viande, dans une trajectoire du «Moins et Mieux»

  • Aider les élevages agroécologiques et paysans, qui ont un effet positif sur leur environnement, tiennent compte du bien-être animal et sont ancrés dans les territoires
  • Accompagner la réduction de la consommation de viande en encadrant la publicité sur la viande issue d’élevages intensifs.
  • Accompagner la réduction de la consommation de viande en instaurant une option végétarienne quotidienne dans les cantines ou 2 repas végétariens par semaine

Merci à Terre de Liens pour sa proposition de réponses que nous reproduisons

Pour vous guider dans les méandres de ce questionnaire, on a cherché la solution la plus simple, mais elle n’existe pas, alors on compte sur vous pour persévérer au delà de la première question 😉
Vous trouverez ci-dessous les réponses que nous vous suggérons issues des recommandations de Terre de Liens pour une Loi d’orientation agricole qui installe des paysans nombreux·ses et garantisse des fermes résilientes, protectrices du vivant face au changement climatique.

Bon à savoir également avant de vous lancer : le formulaire est à remplir en 30-40 min sinon la session expire.

Selon vous, pourquoi le maintien d’une agriculture forte en France et dans nos territoires est-il important ?

“Très important” à tous les items

(Cette question est obligatoire)

Le départ à la retraite de près de 40% des agriculteurs d’ici dix ans vous paraît-il préoccupant ?

“Oui, beaucoup”

(Cette question est obligatoire)

Considérez-vous que la diversité de l’agriculture française (productions agricoles, modes de production, modes d’organisation des exploitations agricoles) est un atout ?

“Oui, plutôt”

(Cette question est obligatoire)

D’après vous, les sujets suivants représentent-ils un risque ou une opportunité pour l’agriculture de demain ?

Consultation citoyenne LOA – Question 4

(Cette question est obligatoire)

Un des enjeux de l’agriculture de demain sera l’installation de suffisamment d’agricultrices et d’agriculteurs dans un contexte de changement climatique. En tant que citoyen et consommateur, qu’êtes-vous prêts à faire pour faciliter ces installations et transitions ?

Consultation citoyenne LOA – Question 5

Avez-vous connaissance des formations proposées par l’enseignement agricole ?

Choisir la réponse qui vous convient

(Cette question est obligatoire)

Les agriculteurs font face au changement climatique. D’après vous, de quels ressorts doivent-ils disposer pour s’y adapter ?

Consultation citoyenne LOA – Question 7

Savez-vous que l’Union européenne soutient l’agriculture française ?

Choisir la réponse qui vous convient

(Cette question est obligatoire)

Selon vous, quelle est la mesure à mettre en œuvre pour garantir la souveraineté de l’agriculture en France ?

A vous de jouer pour reformuler légèrement les contributions suggérées et défier l’algorithme !

Contribution #1

Contribution #2

Contribution #3

Contribution #4

Merci pour votre mobilisation !

Pourquoi c’est important ?

Depuis décembre, Terre de Liens et ses partenaires de l’agriculture paysanne et biologique agissent en coulisses pour peser sur les concertations organisées à l’échelle régionale et nationale. Finalisées en mai, ces consultations devraient dessiner les contours de la future Loi d’Orientation Agricole souhaitée par le Président sur le renouvellement des générations et présentée à l’Assemblée nationale et au Sénat à l’automne.

Pour nos organisations, ce projet de loi doit permettre de s’engager résolument dans la transition agroécologique. Il doit pour cela:

  • Proposer un parcours à l’installation qui réponde aux besoins de tous les futur.es paysan·nes
  • Proposer une politique publique ambitieuse de la transmission, fondée sur l’accompagnement humain
  • Agir sur l’accès au foncier pour prioriser des installations nombreuses
  • Garantir le pluralisme dans l’animation, le suivi et le pilotage des dispositifs officiels d’accompagnement à l’installation transmission

Betteraves et néonicotinoïdes : ouverture d’une consultation sur la prolongation de la dérogation

Le débat sur les néonicotinoïdes est relancé en raison d’une consultation sur la prolongation de la dérogation accordée aux betteraviers au-delà de 2022. La filière de la betterave sucrière avait obtenu fin 2020 une dérogation de 3 ans pour recourir aux pesticides néonicotinoïdes et faire face à la jaunisse virale ainsi qu’à une diminution de leur production. La jaunisse virale est transmise aux plantes par les pucerons verts, ce qui explique le recours aux pesticides. Aujourd’hui, la prolongation de cette dérogation fait l’objet d’une consultation publique en ligne ouverte jusqu’au 24 janvier 2023 inclus. Pourtant, avec la dérogation actuelle, des fonds avaient été débloqués afin de permettre le développement d’alternatives à l’emploi des néonicotinoïdes dans la filière. Les néonicotinoïdes sont interdits en Europe et en France depuis le 1er septembre 2018. Leur toxicité est reconnue.

Une dérogation non-justifiée pour les ONG

« Aujourd’hui les informations scientifiques dont nous disposons ne justifient en rien la demande d’une nouvelle dérogation pour l’usage de néonicotinoïdes pour les semences de betteraves sucrières. », déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures dans un communiqué. « Nous demandons donc aux Ministères concernés de renoncer à accorder cette dérogation injustifiée pour des substances extrêmement dangereuses pour l’environnement et la santé. » ajoute-t-il.

Des alternatives déjà existantes aux néonicotinoïdes

La dérogation de 2020 avait un caractère provisoire, le temps de trouver des alternatives. Pourtant, dès 2018, l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) avait identifié des alternatives au recours aux pesticides dans le traitement des cultures de betteraves. En 2021, l’agence a renouvelé son travail et identifié 22 alternatives possibles dont 4 disponibles immédiatement et 18 autres déployables en 3 ans.  Parmi les solutions envisageables, le recours à des produits naturels, comme des huiles, du biocontrôle – c’est-à-dire le recours à des insectes prédateurs des pucerons -, ou encore de ne pas pratiquer la monoculture de betterave sur la parcelle.

Consultation publique : projet d’arrêté autorisant provisoirement l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives imidaclopride ou thiamethoxam et précisant les cultures qui peuvent être semées, plantées ou replantées au titre des campagnes suivantes

 

Des solutions alternatives aux néonicotinoïdes pour lutter contre la jaunisse dans les cultures de betteraves

 

L’alimentation, première source d’exposition aux néonicotinoïdes

consultation

https://formulaires.agriculture.gouv.fr/index.php/646927?lang=fr

Proposition de texte à modifier à votre convenance

Aujourd’hui les informations scientifiques dont nous disposons ne justifient en rien la demande d’une nouvelle dérogation pour l’usage de néonicotinoïdes pour les semences de betteraves sucrières. Je demande donc aux Ministères concernés de renoncer à accorder cette dérogation injustifiée pour des substances extrêmement dangereuses pour l’environnement et la santé.

La dérogation de 2020 avait un caractère provisoire, le temps de trouver des alternatives.

Pourtant, dès 2018, l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) avait identifié des alternatives au recours aux pesticides dans le traitement des cultures de betteraves. En 2021, l’agence a renouvelé son travail et identifié 22 alternatives possibles dont 4 disponibles immédiatement et 18 autres déployables en 3 ans. « Dans le cadre de la première expertise, nous avions une vision d’ensemble, avec 130 usages analysés », explique Emmanuel Gachet sur le site Internet de l’Anses, coordinateur scientifique de l’expertise et responsable de l’unité Expertise sur les risques biologiques du laboratoire de la Santé des végétaux de l’Anses. « Ici, nous nous sommes concentrés sur les deux espèces de pucerons principalement responsables de la transmission des virus de la jaunisse, le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) et le puceron noir de la fève (Aphis fabae) pour identifier des solutions rapidement disponibles pour la betterave sucrière. » Parmi les solutions envisageables, le recours à des produits naturels, comme des huiles, du biocontrôle – c’est-à-dire le recours à des insectes prédateurs des pucerons -, ou encore de ne pas pratiquer la monoculture de betterave sur la parcelle. L’agence explique que de telles pratiques requièrent de fait un effort supplémentaire de la part des exploitants puisqu’elle écrit que « la plupart des solutions alternatives considérées substituables aux néonicotinoïdes montrent des efficacités correctes mais insuffisantes, en utilisation seule, pour réduire les niveaux de dégâts à un seuil économique acceptable. »

9ème Rando Plogoff à … Tréguennec le dimanche 28 août 2022

Plogoff Mémoire d'une lutte

Plogoff Mémoire d’une lutte

Le rendezvous annuel des adhérents et amis de Plogoff mémoire d’une
Lutte se délocalise cette année dans le pays bigouden à l’occasion de
l’exposition de photographies « Plogoff, regards croisés sur une lutte »
qui se déroule en ce moment à la Maison de la baie d’Audierne à
Tréguennec.

Cette rando sera aussi l’occasion de rappeler que Tréguennec a fait partie,
dans les années 1970, des cinq sites proposés par EDF pour construire une
centrale nucléaire en Bretagne. Tréguennec où, aujourd’hui, on parle
beaucoup du lithium que renferme son soussol.

Aspects matériels :
parcours sans difficulté.
fléchage à partir de la mairie de Tréguennec vers le lieu de départ de la
rando, l’ancien concasseur à galets.
prévoir un piquenique à sortir du sac et, si possible, une paire de
jumelles pour observer les oiseaux

Evocations pendant la rando
Divers intervenants évoqueront la lutte antinucléaire des années 70 en
pays bigouden, l’histoire du concasseur à galets pendant la guerre, la
fontaine et la chapelle de St Vio, la Maison de la baie d’Audierne, sans
oublier la faune et la flore de la zone Natura 2000 de la baie d’Audierne.

Point fort :
L’exposition de photos « Plogoff, regards croisés sur une lutte » à la Maison
de la baie d’Audierne Le timing de la journée :
à partir de 10 heures, rendezvous au concasseur à galets.
10h30 : départ de la randonnée
parcours le long du bunker construit pendant la Seconde Guerre mondiale
en direction de la plage puis de la dune.
pause près de la fontaine de St Vio et visite de la chapelle.
vers 12h, arrivée Maison de la baie d’Audierne et visite de l’expo
« Plogoff, regards croisés sur une lutte ».
à partir de 13h, piquenique près de l’observatoire, temps d’échange
convivial et vente de livres, DVD et autocollants, cotisationsadhésions.
vers 14h, retour vers le concasseur en longeant l’étang de St Vio
fin de la rando vers 16 h

Possibilité ensuite de participer aux évènements de fin de journée organisés par les amis de  la Maison de la baie d’Audierne. 

Marche citoyenne à Landunvez sous forme de cérémonie d’adieu et d’hommage au territoire

Marche citoyenne à Landunvez sous forme de cérémonie d’adieu et d’hommage au territoire

Avel Porc

Vous avez sûrement eu connaissance de l’extension litigieuse de la méga-porcherie Avel Vor à Landunvez. Nous y avons consacré 2 actions :

2016 Non à l’agrandissement de la porcherie industrielle AVEL VOR de Landunvez

2022 Porcherie industrielle Avel Vor de landunvez : l’État bafoue la justice administrative

C’est un projet combattu par  3 associations environnementales (Avenir et Environnement en Pays d’Iroise, Eau et Rivières de Bretagne et Association Pour la Protection de la Côte des Légendes) depuis plusieurs années et qui a fait l’objet récemment d’une enquête réalisée par Splann et relayée par de nombreux médias nationaux (Cyberacteurs, Médiapart, Reporterre….).

Nous sommes un collectif de citoyens, composés des 3 associations et de citoyens,  en colère après le déni d’enquête publique  ; enquête publique réalisée en avril/mai 2022 pour laquelle le commissaire-enquêteur a donné un avis favorable à la régularisation de l’extension d’Avel Vor.  Ceci malgré deux décisions de justice défavorables à cette extension et de multiples avis défavorables émanant de citoyens locaux, lors de l’enquête publique. Avel Vor c’est : 26 000 porcs produits à l’année, 60 tonnes de lisier par jour ! 

Nous sommes ces citoyens, exposés aux multiples pollutions dues à l’extension : pollution de l’air, des eaux de baignade et de l’eau potable, raréfaction de la ressource en eau. Nous réclamons le droit à un environnement qui respecte notre santé, celle de nos enfants et des générations futures.

Nous organisons une grande marche citoyenne à Landunvez, le samedi 27 août 2022 à 14h30, sous forme d’adieu ou d’hommage funeste au territoire.

Le cortège effectuera une boucle de 1km environ au sein du bourg. Cette boucle  sera ponctuée d’hommages funèbres à l’eau, à la santé, à l’agriculture paysanne, à la justice et à la démocratie, avec une procession en musique.

Notre objectif ? Faire du bruit pour stopper la régularisation de l’extension d’Avel Vor ! Demander que l’avis des citoyens soit pris en compte dans les projets de ce type.
Nous avons besoin de vous pour relayer l’information et, si le coeur vous en dit, nous rejoindre !
Un dossier presse vous sera remis sur place avec l’historique du dossier et des éléments concernant la manifestation.

Vous pouvez contacter Armelle Jaouen (06 50 43 93 78) ou Laurent Le Berre (06 22 18 78 56), nos contacts presse.

Télécharger l’affiche (PDF)

Participez à la consultation publique européenne sur les pesticides

La Commission européenne a présenté une proposition visant à réduire l’utilisation des pesticides. Ce nouveau règlement est un pas en avant, mais les objectifs proposés sont trop faibles. Le lobby agrochimique et certains pays tentent de l’affaiblir encore. Il est important que les citoyens et les organisations fassent entendre leur voix à tous les niveaux. Veuillez montrer que vous soutenez une réglementation pesticides plus forte et beaucoup plus ambitieuse. Nous vous fournissons la proposition de l’initiative Save Bees and Farmers Citizens à titre d’exemple.

 

Objectifs

Obtenir une réglementation européenne stricte sur les pesticides avec des objectifs de réduction exécutoires pour chaque pays de l’UE.

Contrer le lobby de l’industrie chimique et de l’agriculture industrielle.

La Commission européenne propose une réduction de 50 % des pesticides en 2030. Mais la même chose avait déjà été promise en 2009 et cela n’a pas fonctionné. Depuis lors, l’utilisation de pesticides a augmenté, et non diminué.

L’UE et les Etats membres ont également promis en 2011 d’éliminer progressivement les pesticides les plus toxiques, mais presque tous sont encore sur le marché.

La réduction de 50 % proposée pour ces produits chimiques est totalement inacceptable. Ils doivent aller plus vite.

Consultation publique

PÉRIODE DE CONTRIBUTION: OUVERTE

Période de contribution 24 Juin 2022 – 19 Septembre 2022 (minuit, heure de Bruxelles)

La Commission aimerait connaître votre point de vue

Cet acte adopté est ouvert aux avis pendant au moins 8 semaines. Toutes les contributions reçues seront résumées par la Commission européenne et présentées au Parlement européen et au Conseil en vue d’alimenter le débat législatif. Les avis reçus seront publiés sur ce site et doivent donc respecter les règles de publication.

Pour donner votre avis, vous devez vous inscrire ou vous connecter à l’aide de votre compte de réseau social.

D’accord avec l’initiative citoyenne européenne Save Bees and Farmers je salue la proposition de la Commission européenne de réduire l’utilisation des pesticides dans l’UE. Cependant, la proposition est trop faible pour atteindre le changement nécessaire dans l’agriculture : il n’y a plus le temps pour des demi-mesures !

Je demande

1. Une réduction de 80 % des pesticides de synthèse d’ici 2030, avec un système qui récompense les agriculteurs qui travaillent avec la nature (financement PAC).

2. Une interdiction complète des pesticides les plus toxiques (c’est-à-dire les « Candidats à la Substitution ») d’ici 2030 : des alternatives existent, il faut les bannir tout de suite !

3. Une élimination complète des pesticides de synthèse d’ici 2035.

4. Les principes de base de l’IPM obligatoires.

5. Le règlement SUR devrait également indiquer ce que l’IPM n’est pas : la pulvérisation aérienne, l’enrobage des semences avec des pesticides, les nouvelles techniques génomiques ainsi que l’application de pesticides avec la soi-disant « technologie de précision » ne doivent pas être considérés comme IPM car ils ne visent pas à réduire la dépendance des agriculteurs aux pesticides.

6. L’utilisation de pesticides ne devrait être autorisée qu’en dernier recours documenté par les agriculteurs et contrôlé par les autorités publiques.

7. Un minimum de 10% de terres en jachère pour la nature

8. Des zones tampons conduisant à des résidus 0 en dehors du champ doivent être définies.

9. Les eaux souterraines devraient être mieux protégées.

10. Les indicateurs harmonisés sur les pesticides devraient être revus, en intégrant mieux leur toxicité, y compris celle pour l’environnement.

Pour participer, il vous suffit de copier la proposition ci-dessus en la modifiant,

puis d’ouvrir le site de consultation de la Commission « ouvrir le site de la consultation« ),

https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/12413-Pesticides-utilisation-durable-regles-de-lUE-actualisees-/addFeedback_fr?p_id=31234550

de créer votre compte (si vous n’en avez pas déjà un) – une fois votre compte connecté vous allez devoir descendre un peu dans la page puis cliquez sur le bouton jaune « Donnez votre avis » du site de la Commission.

Ensuite vous n’avez plus qu’à coller le texte dans l’espace réservé à cet effet (Vous allez avoir d’autres champs à remplir- pensez à bien le faire pour ceux qui sont obligatoires).

ATTENTION : La Commission ne comptera que les propositions uniques ! Veuillez donc personnaliser votre réponse en disant « Je soutiens pleinement la contribution de l’ICE sauvez les abeilles et les agriculteurs », puis modifiez le texte de l’ICE ou, mieux encore, écrivez vos propres attentes !

POUR DES COSMÉTIQUES SANS CRUAUTÉ — S’ENGAGER EN FAVEUR D’UNE EUROPE SANS EXPÉRIMENTATION ANIMALE

POUR DES COSMÉTIQUES SANS CRUAUTÉ — S’ENGAGER EN FAVEUR D’UNE EUROPE SANS EXPÉRIMENTATION ANIMALE :

Objectifs

Avec l’interdiction, par l’UE, d’expérimenter les produits cosmétiques sur les animaux, c’était la promesse d’une Europe dans laquelle les animaux ne souffrent plus, ni ne meurent, pour des cosmétiques. Cette promesse n’a pas été tenue.

Les autorités exigent toujours des expérimentations animales pour des ingrédients utilisés dans les cosmétiques, ce qui va à l’encontre des attentes et des souhaits du public et de l’intention des législateurs.

Or, nous n’avons jamais disposé d’outils aussi puissants pour garantir la sécurité des produits cosmétiques sans expérimentation sur les animaux, ni d’occasion plus belle de révolutionner la protection humaine et environnementale. La Commission européenne doit maintenir et renforcer l’interdiction de l’expérimentation sur les animaux et favoriser la transition vers une évaluation de la sécurité des produits sans expérimentation animale.

Nous invitons la Commission européenne à prendre les mesures suivantes:

1. Garantir et renforcer l’interdiction de l’expérimentation animale pour les cosmétiques.
Engager une modification législative pour assurer la protection des consommateurs, des travailleurs et de l’environnement envers tous les ingrédients cosmétiques sans que ces derniers soient testés sur des animaux quel que soit l’objectif ou le moment.

2. Réformer la réglementation de l’UE relative aux produits chimiques.
Garantir la protection de la santé humaine et de l’environnement en gérant les produits chimiques sans ajouter de nouvelles exigences en matière d’expérimentation animale.

3. Moderniser la science dans l’UE.
S’engager en faveur d’une proposition législative établissant une feuille de route pour l’élimination progressive de toutes les expérimentations animales dans l’UE avant la fin de la législature actuelle.

Soutien à Arlette et Marco, maraîchers dans l’Essonne dont le hangar a brûlé

Maraîchers dans l’Essonne depuis 33 ans, Marco et Arlette Mascetti cultivent une vingtaine d’hectares au sud de l’Essonne (Marcoussis). Leur particularité ? Ils sont parmi les seuls à cultiver eux-même leurs fruits et légumes sans irrigation, sans intrants, ni pesticides et à les vendre en direct sur les marchés.
Un modèle d’une grande qualité, inspirant, qu’on souhaiterait voir se développer, et que nous voulons soutenir plus que jamais aujourd’hui.”
Dans la nuit du 14 au 15 mai 2022 un incendie a détruit leur hangar et son contenu (véhicules, outils mais également récoltes, conserves,…)
“Ils ont aujourd’hui besoin de notre soutien pour faire face à ce drame, racheter leurs indispensables outils, camions, et machines et continuer à prouver qu’une autre agriculture est possible.
Les pertes sont estimées à 340.000 € pour le seul contenu du hangar. Or, l’assurance ne remboursera pas plus de 70 000 euros. Voilà pourquoi les cagnottes ont été lancées.”
Il y a également d’autres façons de les aider :
Peut-être il y en a parmi vous qui ont du matériel à vendre à petit prix ou à donner (cf liste des besoins ci-dessous).
 
Merci
Natacha

La liste ci-dessous mentionne des marques pour indication mais peu importe la marque en réalité (tout élévateur est bienvenue!):

Il s’agit principalement du matériel récemment acheté et que l’assureur AXA ne remboursera pas.

– Elevateur STILL (ou autre tracteur)

numéro de série : 515054009227
Nécessaire mais pas urgent
 – Gros cric pro pour camion et tracteur
– Tire-Palette STILL
 1 EXU 1622 LI- ION BM 500 107
no : 100008167  numéro de série : W40155F04018
– Arracheuse à pommes de terre – SPEDO, modèle junior SRPA 15
– Compresseur 150L 4CV 11B 27M3 (pour gonfler les pneus de tracteur)
numéro de série : 8614940 (chiffre à la fin 40 ou 110)
+ accessoires
– Cuve Gazoil PEHD 3000L pompe (avec pistolet)
ROT CGOP 2500
– Alarme + caméras (pas urgent)

– Palox SCHOLLER Allibert
GB760501AA 950 301 10 801
GEO MS BX 27605 brun/rouge PE/4 EACH
(un client entrepreneur va leur en acheter mais ils ne savent pas combien)
– Balance poids lourds HELMAC (200 kg) pour peser des colis
GPEL 115242 (balance sans étiquette toute simple)
– environ 200 Caisses BAC MO A46 brun-beige PE 7/40 EACH
SN 3A 46 01 AA (R13A46 F1)
– environ 300 Caisses vertes Allibert 30L
Ref 21028      dim : 500x300x265
– Poste à souder
– 1 Karsher, nettoyeur haute pression professionnel (à eau froide pour nettoyer tracteurs et outils) valeur 1500 hors taxe)
– 2 Sécateurs électriques BAHCO à batterie pro
BCL 22
– Gants latex non poudrés, tailles L et XL (15 de chaque taille =
ORAPI  HOP 1124/10 et HOP 1124/9 (https://monespace.orapi.com/MEDIA/PJ/FT/HOP1124-9.pdf)
– L’univers de l’emballage
sacs papier 1kg (30 000)
sacs papier 2kg (30 000)
sacs papier 3 kg (30 000)
– BOCASAC (Rungis)
sacs plastique réutilisables
– Filet anti-insectes FILBIO 17gr 4,20/250
ou 6,40 x 250
– Filet de forçage P19    2m/100 m
– Autolaveuse BR 3512 CBP pack
Karsher
– Camion tollé double essieu Iveco (ou n’importe quelle marque)
– Chambre froide, chambre chaude
Quand le hangar sera reconstruit
– Vêtements de pluie professionnel (marque Guy Cotten) 4 vestes + pantalons (XL et L)

En Haute-Saône, France Relance la sylviculture industrielle.

Une expression démocratique requiert l’exposition de tous les points de vue. Cyberacteurs s’est toujours attaché à le faire et je l’en remercie grandement. C’est pourquoi, en réaction à la Lettre du développement durable citée par Alain dans son commentaire du 14/02 dernier, je viens témoigner de ce que j’ai quotidiennement sous les yeux dans le nord de la Haute-Saône et évoquer les failles du programme France Relance. Ici, les monocultures d’épicéas étant ravagées par les scolytes, on y effectue des coupes sanitaires. Jusque là, rien d’anormal.

Malheureusement :
– ces coupes rases concernent de larges zones et sont toutes réalisées « en même temps », ce qui bouleverse complètement les équilibres naturels qui s’étaient (re)créés sur ces secteurs depuis les années 70. Ainsi, les oiseaux des pessières (Mésanges noires, Roitelets huppés, Mésanges huppées, etc…) voient leur habitat disparaître complètement en un laps de temps très court et ne trouvent que peu de zones de repli ;
– ces coupes bouleversent totalement les paysages, les faisant ressembler à d’horribles champs de bataille ;
– ces coupes sont toutes réalisées avec des engins lourds (abatteuses et porteurs) qui tassent et abîment les sols. Après les abatteuses et porteurs, viennent les broyeurs forestiers, parfois la pelleteuse pour dessoucher, chargés de faire place nette. Certes, on broie les résidus d’épicéas (branches et parties non exploitables) laissés sur place, et ce broyat va alimenter les sols ; mais les petits arbres et arbustes (houx, sureaux noirs et rouges, saules, bouleaux…) qui avaient réussi à pousser entre les résineux et parfois à échapper aux roues des engins, sont passés à la moulinette également. Les nids d’oiseaux, les fourmilières subissent le même sort. Il ne subsiste rien qu’une vaste zone vide ! J’envoie quelques photos pour le blog. C’est alors qu’intervient le programme France Relance destiné à financer le reboisement de ces zones vides. Alléluia ! Des panneaux fleurissent un peu partout : « Reboisement financé par le gouvernement et l’Union européenne… Montant de la subvention accordée à …. » Des sommes folles sont distribuées. Le sont-elles pour un reboisement vertueux, respectueux de la nature, diversifiés et ayant tiré la leçon des erreurs passées ? Que nenni. Aucun contrôle n’étant effectué in situ, aucune obligation écologique n’étant formulée clairement : dans les faits et sur le terrain, FRANCE RELANCE LA MONOCULTURE DE RESINEUX ET LA SYLVICULTURE INDUSTRIELLE. Les épicéas sont remplacés par des Pins de douglas traités, alignés comme des maïs dans un champ, destinés à être récoltés dans 30/40 ans. Qui sait si d’ici là, ces plantations monotypes ne seront pas elles aussi attaquées par un ravageur ? Quant à la biodiversité, elle peut aller se faire voir ailleurs ! Errare humanum est perseverare diabolicum. Voilà la réalité de France Relance et j’ai bien peur que ce programme n’augure de ce que sera globalement le virage écologique du gouvernement Macron II. Sous la peinture verte, la rouille ? Pour étayer mon propos, ci-joint un article de Reporterre concernant le plan de relance forestier français :
https://reporterre.net/Le-gouvernement-finance-l-industrialisation-de-la-foret

Ils rasent et en plus, ils traitent !

La photo a été prise dimanche dernier, le 22/05. La fiche, agrafée sur un tronc d’épicéa au bas de la pile, indique que le traitement au Forester a été appliqué le 29 mars 2022. Le tas de grumes est donc stocké là depuis deux mois en attente d’enlèvement. Visiblement, les transporteurs n’arrivent plus à suivre la cadence des coupes !

Ce stockage prolongé en pleine forêt incite les forestiers à traiter davantage. De même que l’obligation de traiter les bois destinés à l’exportation, ce qui n’est pas rare. Il nous est déjà arrivé de croiser des camions “China Shipping” sur les petites routes de notre bout du monde haut-saônois…

Merci pour votre attention.

Merci à Francine pour ce texte et ces photos 

Consultation publique : projet d’arrêté autorisant les néonicotinoïdes

Un projet d’arrêté autorisant à nouveau pour la campagne 2022 l’utilisation de semences de betteraves sucrières traitées avec des néonicotinoïdes, insecticides aux effets néfastes pour les abeilles, est mis à la consultation du public jusqu’au 16 janvier, a annoncé lundi le ministère de l’Agriculture.

Le projet d’arrêt, pour lequel chaque citoyen est invité à donner son avis autorise au titre de la campagne 2022 et pour une durée de 120 jours, l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des néonicotinoïdes  tel que l’imidaclopride, ou le thiamethoxam. L’arrêté est accompagné de restrictions sur les cultures qui peuvent être implantées les années suivantes, afin de réduire l’exposition des insectes pollinisateurs aux résidus éventuels de ces produits.
De quoi susciter des Verts à Greenpeace, des réactions outrées. Le porte-parole de Yannick Jadot, Hubert Julien-Lafferière évoque dans un communiqué partagé par la sénatrice et également porte-parole Mélanie Vogel, “l’un des plus graves reculs du quinquennat d’Emmanuel Macron en matière de biodiversité. Il ajoute: “avec ce nouvel arrêté, le gouvernement montre qu’il préfère toujours servir les lobbys plutôt que de tenir compte des études scientifiques.

Consultation publique : projet d’arrêté autorisant provisoirement l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives imidaclopride ou thiamethoxam et précisant les cultures qui peuvent être semées, plantées ou replantées au titre des campagnes suivantes

Dates et lieu de la consultation
La consultation est ouverte du 24 décembre 2021 au 16 janvier 2022 inclus,
en cliquant sur le lien suivant :

participez à la consultation

Hérault – Néonicotinoïdes, un débat qui réduit la nature à sa valeur financière

Les néonicotinoïdes “tueurs d’abeilles” à nouveau autorisés? Les écolos sont ulcérés

Proposition de texte à déposer sur le site de la consulation que nous vous invitons à modifier à votre goût

Lorsque les insecticides néonicotinoïdes sont utilisés en traitement des semences ou du sol sous forme de granules, il a été démontré que leurs substances actives s’infiltrent dans le liquide de guttation de nombreuses plantes. Bien qu’il existe peu de publications à ce sujet, les recherches menées jusqu’à présent indiquent que des résidus de néonicotinoïdes peuvent être observés dans l’eau de guttation à des niveaux de concentration élevés. Afin d’étudier ce phénomène plus en profondeur, Greenpeace a analysé le liquide de guttation exsudé par des plants de maïs cultivés dans deux champs, en Hongrie. Les résultats ont révélé la présence de pesticides néonicotinoïdes dans l’eau de guttation à des niveaux de concentration élevés. Il existe donc un risque d’exposition toxique pour les abeilles qui butinent l’eau de guttation, ce qui justifie pleinement les restrictions qui pèsent actuellement sur l’utilisation des néonicotinoïdes.
Je demande donc l’abandon de cet arrêté.