Soutien au comité français de l’UICN qui s’oppose aux OGM et au forçage génétique

Proposition de cyberaction à partir des éléments en ma possession: tout est modifiable.

Dans un document publié en août 2021, à quelques semaines du Congrès mondial de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), le Comité français de cette organisation internationale s’oppose clairement aux OGM, anciens ou nouveaux, et au forçage génétique.

Le Comité Français de l’UICN s’oppose à l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés, par forçage génétique ou toute technique de manipulation des génomes et de leur fonctionnement, pour des applications dans le domaine de la protection de la nature. Il considère qu’il est bien plus urgent d‘agir directement sur les causes de l’érosion de la biodiversité que d’investir dans la fabrication d’organismes dont l’insertion dans des systèmes écologiques est nécessairement hasardeuse. Dans cette perspective, il souhaite que s’engage, au niveau national comme à celui de l’ensemble de l’UICN, une réflexion éthique approfondie, indépendante, pour apporter aux débats déjà en cours la contribution spécifique des acteurs de la conservation de la nature, axée sur les problèmes que posent ces évolutions technologiques quant à l’avenir des espèces, au fonctionnement et à l’évolution des écosystèmes“.

Ce texte est un extrait du manifeste du Comité français de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) intitulé «L’avenir du vivant, nos valeurs pour l’action», publié en août 2021, à quelques semaines de l’ouverture du Congrès mondial de cette organisation de protection de la nature.

Cette position claire sera probablement présentée à ce Congrès, qui se tiendra à Marseille, en septembre 2021. En effet, il y est prévu un débat et un vote sur une autre motion (motion 075) qui divise les membres de l’UICN. Cette motion, soutient que les biotechnologies, dont la biologie de synthèse et le forçage génétique, peuvent être des outils pertinents dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité.

Dans ce manifeste, le Comité français de l’UICN reconnaît “que les avancées continues de la science sont le résultat de l’exercice légitime de la curiosité humaine”, mais l’UICN“n’adhère pas à une vision de l’avenir proposant pour seule solution à la crise de la biosphère une inféodation toujours plus poussée à la technologie, fut-elle«éco- ou bio-inspirée», d’autant que bien des promoteurs de cette vision sont davantage en recherche de profits que soucieux du«mieux-vivre ensemble»”.

Construire une nouvelle éthique du vivant

Plus fondamentalement, “en tant qu’acteur de la conservation de la nature, le Comité français de l’UICN désire un monde où les humains se reconnaissent membres de l’ensemble de la biosphère, humblement respectueux des autres êtres vivants, leurs compagnons d’évolution, à quelque espèce qu’ils appartiennent“. Cette position permet de développer une nouvelle éthique du vivant, en rupture complète avec un des paradigmes de la civilisation occidentale. Le forçage génétique place délibérément l’être humain dans une position de supériorité car il lui donne une possibilité d’éradiquer ou de modifier des espèces entières. Ce comité reconnaît que l’idée occidentale que l’homme possède la nature n’est pas majoritaire parmi les cultures, et que la majorité des peuples autochtones pense l’humain comme appartenant à la terre nourricière. Le Comité écrit ainsi: “Aussi étrange que cela puisse paraître à nos yeux d’occidentaux, un chasseur autochtone qui remercie la proie qu’il a dû abattre a peut-être autant à nous apprendre sur notre relation à la nature qu’un audacieux biologiste manipulateur de gènes“. Le Comité invite donc à une remise en cause radicale de nos traditions philosophiques, juridiques et politiques.

L’opposition aux OGM et au forçage génétique découle de cette réflexion éthique et s’insère dans ce que le Comité français de l’UICN appelle “l’interférence minimale“: “toute action devrait être conçue et conduite de telle manière qu’elle interfère le moins possible avec les processus biologiques et écologiques spontanés“.

Le Comité précise ainsi que “de ce point de vue, le développement d’organismes génétiquement modifiés soulève de délicates questions: on pourrait être tenté de qualifier d’interférences minimales des manipulations moléculaires qui sont de plus en plus ciblées, alors que l’introduction dans les écosystèmes d‘organismes ainsi produits pourrait générer des interférences graves à l’échelle de certaines populations, voire à celle de vastes communautés d’espèces. Aujourd’hui, des promoteurs des«nouveaux OGM»produits grâce au forçage génétique envisagent aussi bien de lutter contre des espèces envahissantes que de récréer des espèces éteintes. (…) Outre les risques spécifiques que ces techniques présentent – risques qui sont loin d’avoir été complètement évalués –, elles posent des questions éthiques fondamentales, concernant la possibilité de reconstituer des espèces disparues, ou de créer des organismes qui n’existent pas et n’auraient peut-être jamais existé“.

Manifeste du Comité français de l’UICN
https://www.infogm.org/IMG/pdf/manifeste_du_comite_francais_de_l_uicn.pdf

L’UICN à la botte des industries des biotechnologies ?
https://www.infogm.org/6910

Biologie de synthèse : l’UICN construit sa position politique
https://www.infogm.org/7020

Nous vous proposons d’interpeller l’UICN pour lui signifier que nous sommes particulièrement inquiets quant à la possible adoption de la motion 075. Sachant que les positions des différents comités nationaux sont divergents, il est craint une réelle scission/fracture au sein de l’UICN si elle venait à être adoptée.

écrire à

 membership@iucn.org

Non à l’adoption de la motion 075

Madame, Monsieur

Comme le Comité français de l’UICN, je reconnaîs “que les avancées continues de la science sont le résultat de l’exercice légitime de la curiosité humaine”, mais je“n’adhère pas à une vision de l’avenir proposant pour seule solution à la crise de la biosphère une inféodation toujours plus poussée à la technologie, fut-elle «éco- ou bio-inspirée», d’autant que bien des promoteurs de cette vision sont davantage en recherche de profits que soucieux du «mieux-vivre ensemble»

Particulièrement inquiet quant à la possible adoption de la motion 075 je crains une réelle scission/fracture au sein de l’UICN si elle venait à être adoptée.

Sauvons les abeilles et les agriculteurs (et les coquelicots)

03/10/21

Le million de signatures atteint pour cette initiative citoyenne européenne pour les abeilles

Chèr_e_s ami_e_s français_e_s,

je m’appelle Karl Bär et je vous écris parce que je veux obtenir
l’interdiction de toutes les pesticides de synthèse dans tout l’UE.
J’écris a vous, parce que votre adresses emails sont mentionées comme
contacts pour les groupes locales du mouvement “Nous voulons des
coquelicots”.

Il y a plus que deux ans maintenant que, ici à Bavière, plus que 1.7
million citoyen_ne_s ont signé l’initiative citoyenne “Sauvons les
abeilles!” pendant deux sémaines en février 2019 et forcé une changement
de la politique agricole bavaroise. Quelques mois plus tard, j’étais a
Bruxelles pour rencontre avec des collègues du Pesticide Action Network
Europe, tout le monde était enchanté par la victoire bavaroise. Il faut
le répéter! Et, après un été de travail et discussions, l’initiative
citoyenne européenne “Sauvons les abeilles et les agriculteurs!” étais
née le 24 du novembre 2019. Notre but: “supprimer progressivement les
pesticides de synthèse d’ici à 2035, rétablir la biodiversité et aider
les agriculteurs pendant cette phase de transition.”

Il nous faut “seulement” collecter plus que une million des signatures
et atteindre un quorum dans septs états members et nous allons tabler
officielment dans le Parlament Européen et devant les Commissaries à
Bruxelles la voix populaire: Il faut changer l’agriculture! Nous, ce
sont Helmut, chimist autrichien qui a écris un livre sur les scandales
du glyphosate; Annemarie, agriculturice biologique italienne endommagé
par les pésticides portés avec le vent; Polyxeni, professeure greque,
qui a conseillé l’UE dans des questions de la santé publique;
Constantin, président des apiculteurs et apicultrices romain_e_s; Noa,
chercheuse espagnole qui a publié sur la santé des abeilles en Belgie;
François, militant français éxperimenté; et moi. Moi, je travaile pour
l’institut de l’environnement à Munich, j’ai trouvé le glyphosat dans
les bières allemands les plus aimés et je suis mis en jugement en Italie
parce que j’ai de la critique de l’utilisation des pesticides.

Et après me présenter à vous, je voudrais vous demander de l’aide. Il
nous faut collecter plus des signatures. On a seulement dix semaines
pour remplir le million. Comme des groupes locales coquelicots, vous
avez des contacts à beaucoups des français_e_s qui voudraient signer
l’iniciative. Si vous m’aides les faire donner leur attention à
www.sauvonslesabeillesetlesagriculteurs.eu, on peut progresser, pas à
pas, a notre but. S’il vous plait, les envoyez des emails et les
présentez avec l’initiative à Facebook, Instagram (@savebeesandfarmers)
et autres canaux de médias sociaux. Vous pouvez utiliser les matériels
dans les fichiers joints et les vidéos stockés ici:
https://savebeesandfarmers.de/nextcloud/index.php/s/KTNN9BE5ZBjJ4QJ
le lettre aux voisins:
https://www.savebeesandfarmers.eu/w/files/lettersdearneighbour/letter_fr.pdf

Et n’oubliez pas signer vous mêmes:
www.sauvonslesabeillesetlesagriculteurs.eu

Merci beaucoup!
Karl

—————————————-
Karl Bär
Referent für Agrar- und Handelspolitik

Umweltinstitut München e.V.
Goethestr. 20, 80336 München
Tel.: +49 (0)89 307749-34
Mail: kb@umweltinstitut.org

Donnez votre avis pour la préservation des abeilles et des insectes pollinisateurs

Les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique ont lancé jusqu’au 20 juillet une consultation publique sur un nouveau plan national en faveur des insectes pollinisateurs. Mais les mesures mises sur la table sont bien en deçà des actions que recommande l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), notamment en ce qui concerne les pesticides. France Nature Environnement demande la fin des épandages de pesticides lors de la période de floraison, et ce, sans un cortège de dérogations : vous pouvez soutenir nos propositions pour la survie des abeilles et pollinisateurs en participant à la consultation.

Voir le communiqué de FNE

Pourquoi c’est important ?

Une chute vertigineuse et inacceptable des populations d’abeilles et d’insectes pollinisateurs sauvages

Le consensus scientifique sur le déclin des insectes pollinisateurs sauvages (papillons, syrphes, bourdons, mouches, abeilles sauvages, etc.) et des colonies d’abeilles mellifères est mondial[1]. Or, 90% des plantes à fleurs dépendent de la pollinisation de ces insectes. 35% de notre alimentation[2]est liée à leur action (fruits, légumes, légumineuses, tournesols, etc.). La préservation et la survie des insectes, dont nous dépendons, tiennent entièrement à la qualité de l’environnement et des pratiques agricoles. Et la responsabilité d’un certain modèle agricole est bien identifiée : usage massif des pesticides, déploiement des monocultures et déclin de la diversité des paysages.

Une opportunité de révision des épandages de pesticides prise à la légère par le gouvernement

Dans le projet de plan Pollinisateurs que soumet actuellement le gouvernement, un point majeur concentre notre attention : la révision d’un arrêté encadrant l’usage des pesticides lors de la floraison des cultures et sur les zones de butinage. Et sur ce point, la proposition du Gouvernement est inacceptable. Elle ne suit ni les appels à l’action des scientifiques, ni l’avis de l’ANSES ! Pourquoi certains pesticides pourraient être épandus en fin de soirée alors que l’on sait que les abeilles sont encore en activité à ce moment, surtout lorsque les températures sont douces (au-delà de 12°C) ? Un texte truffé de dérogations risque par ailleurs de rendre illisibles et incontrôlables les mesures sur le terrain.

Les demandes de France Nature Environnement

Pour une réelle préservation des pollinisateurs en zones agricoles, France Nature Environnement demande un dispositif simple et basé sur les éléments scientifiques les plus récents, impliquant notamment de :

  • Considérer tous les pesticides comme potentiellement toxiques pour les abeilles (les insecticides, acaricides comme actuellement mais aussi les herbicides, fongicides, pesticides à base de micro-organismes, ceux utilisés pour les cultures mineures et ceux employés pour l’éclaircissement en arboriculture) et interdire a priori leur épandage sur des cultures en fleurs
  • Soumettre les pesticides aux tests d’évaluation les plus à jour pour un maintien maximal du niveau de protection des abeilles (par l’application des protocoles d’évaluation du document guide de l’EFSA 2013)
  • Mentionner sur l’étiquette des pesticides passant l’évaluation précédente avec succès, la mention « emploi autorisé en dehors de la présence d’abeilles »
  • Limiter la pulvérisation en floraison durant les 3 heures après le coucher du soleil et intégrer le facteur température dans l’encadrement de l’usage des pesticides. En effet, les abeilles et autres pollinisateurs sont encore en activité lorsque les températures sont douces et dépassent 12°C.
  • Ramener le délai d’évaluation par l’ANSES de tous les pesticides de 48 à 24 mois.

Comment participer ?

Vous avez jusqu’au 20 juillet 2021 pour donner votre avis en déposant un commentaire sur la page de la consultation. Il est important de personnaliser votre réponse et de ne pas faire un simple copier-coller des arguments proposés ci-dessus, sinon votre réponse risque de ne pas être comptabilisée lors de la synthèse de cette consultation.

[1] IPBES, Rapport d’évaluation sur les pollinisateurs, la pollinisation et la production alimentaire, 2016.
[2] Gallai N, Salles J-M, Settele J, Vaissière BE, “Economic valuation of the vulnerability of world agriculture confronted with pollinator decline”. Ecological Economics, 2008.

PARTICIPER A LA CONSULTATION

INCREASE Expérience de recherche citoyenne sur l’agro-biodiversité des haricots

INCREASE est un projet de recherche scientifique qui vise à préserver l’agro-biodiversité, porté par un collectif de chercheurs européens.

Parce que la conservation de la biodiversité concerne tout le monde et que la science et les approches scientifiques doivent être diffusées à l’ensemble de la société, nous ouvrons notre projet INCREASE aux volontaires qui souhaiteraient contribuer à cet effort de recherche à travers une expérience de science citoyenne : nous proposons aux citoyen.ne.s intéressé.e.s de tester une approche décentralisée innovante de la conservation, de la multiplication et du partage des semences afin de préserver l’agro-biodiversité.

Le projet INCREASE comporte de nombreuses variétés locales de haricots qui attendent d’être cultivées, multipliées et documentées via des photographies, des vidéos.

Les participant.e.s sont invité.e.s à rejoindre l’expérience en cultivant des haricots communs de variétés locales européennes dans leurs champs, terrasses, balcons et jardins. Inscrivez-vous simplement via notre application « Citizen Science » (recherchez INCREASE CSA dans votre navigateur préféré).

De nombreux citoyen.ne.s se sont déjà porté.e.s volontaires dans plusieurs pays européens participants, mais nous attendons votre participation pour renforcer l’expérience. La deuxième série d’inscriptions est ouverte du 1er février 2021 au 1er mars 2021. Alors réservez dès à présent vos graines de haricots en vous pré-inscrivant dès aujourd’hui !!! Une troisième vague d’inscription débutera par la suite et se terminera le 1er avril, mais il n’y aura peut-être plus assez de semences pour tout le monde, alors dépêchez-vous !

Nous vous invitons à contribuer à la diffusion de l’expérience de science citoyenne INCREASE, en utilisant vos contacts, listes de diffusion et/ou réseaux sociaux.

Vous trouverez toutes les informations sur les liens suivants

Facebook: https://www.facebook.com/pulses.increase

Twitter: https://twitter.com/pulses_increase

Instagram: https://www.instagram.com/pulsesincrease/

Et n’oubliez pas de jeter un œil à nos NOUVELLES vidéos sur la science citoyenne dans lesquelles vous comprendrez pourquoi il est important de participer à notre expérience (vous trouverez sur le site une version avec les sous-titres en français).

·Clip 1 INCREASE | Come with us!”

·Clip 2 INCREASE I Become a Citizen Scientist!”

·Clip 3 INCREASE | The Citizen Science App”

Maud Tenaillon, Directrice de recherche CNRS
Génétique Quantitative et Evolution – Le Moulon
Université Paris-Saclay – INRAE – CNRS – AgroParisTech
Ferme du Moulon, 91190 Gif-sur-Yvette
Phone: +33 (0)1 69 33 23 34

Twitter : @MaudTenaillon
http://moulon.inrae.fr/en/personnes/mtenaillon/

Adios corona

Masques chirurgicaux: La décontamination par enveloppe possible

Des chercheurs bénévoles rassemblés dans le collectif AdiosCorona prônent la réutilisation des masques chirurgicaux après quelques jours de stockage dans des enveloppes. Explications

Économique et écologique : la méthode de réutilisation des masques chirurgicaux conseillée par le collectif scientifique bénévole AdiosCorona (1) permet de les réutiliser jusqu’à 30 fois. Elle peut compléter ou se substituer à une autre solution, le lavage en machine. Il suffit, une fois le masque porté, de le mettre de côté pendant quelques jours. Le virus ne survit pas plus de 4 jours sur les surfaces en plastique, or les masques chirurgicaux sont essentiellement constitués de nanofibres de plastique. « Une étude parue dans le Lancet a montré qu’après 7 jours, malgré une concentration de départ élevée aussi bien sur la face externe que sur la face interne du masque, 99,9 % des particules virales n’étaient plus actives », explique Virginie Courtier-Orgogozo, directrice de recherche au CNRS, chercheuse à l’institut Jacques-Monnot et membre d’AdiosCorona.

« LE PAPIER DES ENVELOPPES AIDE LE MASQUE À SÉCHER »

En pratique, pour appliquer la méthode, il faut un peu d’organisation, mais surtout… des enveloppes en papier, blanc ou kraft, neuves ou déjà utilisées. « Il est possible de stocker les masques à l’air libre sur un crochet, note Denis Corpet, microbiologiste et enseignant-chercheur à l’université de Toulouse, mais le papier des enveloppes aide le masque à sécher. » L’enveloppe facilite aussi le roulement au quotidien : on y marque la date de stockage, afin de prévoir celle de réutilisation, ainsi que le nom de son propriétaire, « car il ne faut réutiliser que ses propres masques, pour ne pas transmettre un herpès, par exemple », souligne Virginie Courtier-Orgogozo. La décontamination peut être accélérée ou parachevée par une exposition à la chaleur du soleil ou d’un radiateur. En fonction du nombre de masques utilisés chaque jour, entre 7 et 14 enveloppes par personne sont nécessaires. Adrien Chopin, post-doctorant, également impliqué dans le collectif AdiosCorona, relativise au passage la limite de 4 h d’utilisation des masques chirurgicaux : « Elle est basée sur une étude de confort, établissant la durée à partir de laquelle le masque est mal supporté. Maintenant que nous sommes habitués, on peut aller au-delà de 4 h, il n’y a pas de danger. »

Et les autres microbes susceptibles d’être présents sur le masque ? Ne risque-t-on pas d’en favoriser la prolifération ? « Le masque chirurgical est hydrophobe, il y a peu de risque de survie d’autres germes », assure Virginie Courtier-Orgogozo. Denis Corpet alerte plutôt sur l’usage actuel des masques : « En tissu ou à usage unique, ils sont manipulés comme des mouchoirs, repliés humides dans la poche au gré des besoins. On peut craindre des aspergilloses [infection fongique, ndlr] ! »

La méthode des enveloppes a peu de limites. Il faut cependant se garder de continuer à réutiliser un masque abîmé, troué ou sale. D’autres méthodes basées sur le lavage ou l’application de chaleur sont possibles mais supposent d’autres manipulations.

Comité de soutien – Inès Léraud et lanceurs d’alerte

Liste au 28 mai 2020 12h00

Pierre-Henri ALLAIN, journaliste
Edith ANDOUVLIE, maire d’Us
Yann Arthus-BERTRAND, photographe et réalisateur
Florence AUBENAS, journaliste
Isabelle ATTARD, ancienne députée
Pierre AUROUSSEAU, agronome
Raymond AVRILLIER, maire-adjoint honoraire de Grenoble
Loïc BALLARINI
Delphine BATHO, députée, ancienne ministre de l’Ecologie
Nicolas BERARD, journaliste
Jean Berthelot président du club de la presse de Bordeaux
Michel BESNARD, militant associatif
Eric BEYNEL, porte-parole de l’union syndicale Solidaires
Yves BILLON, syndicaliste:
Benoît BITEAU, agriculteur, agronome, député européen
Alain BONNEC, Président d’Eau & Rivières de Bretagne
Gérard Borvon président de l’association S-eau-S
Sylvie BOURBIGOT, ancienne conseillère générale
José BOVE, ancien député européen
Hubert Budor documentariste
Henri BUSNEL, militant associatif
Sophie BUSSIERE Avocate Militante écologiste
Nil CAOUISSIN-KAWAN
Jacques CAPLAT, chercheur en agronomie
Michèle CARMES, élue municipale
Amandine Casadamont artiste-auteur,
Les élus CGT Altho
Union locale CGT Guingamp
Fabien CHARBONNIER, paysan
Olivier CHAUMELLE Producteur radio
Jean-Charles CHATARD, réalisateur de télévision
Hélène CHAUVEAU Présidente de la Géothèque
Arnaud CHIFFAUDEL Chercheur  Co-fondateur d’AMAP
Erwan CHOTARD, compositeur
Anne Laure CHOUIN, journaliste radio :
Choup’ Illustratrice
Jean-Marc CLERY, syndicaliste
David COCAULT, syndicaliste :
Yves COCHET, ancien ministre de l’Environnement
Daniel CUEFF, maire de Langouet :
Emilien COUSIN, membre du bureau national du mouvement Utopia :
Olivier CUZON, syndicaliste :
Mirjam CZJZEK, chercheure (CNRS) en biochimie
Katia DANOFFRE, militante associative :
Serge DA SILVA, syndicaliste :
Brigitte DEBREU-MILON, militante associative :
Jean-François Delcamp, compositeur, kayakiste de mer,
Sylvie DERRIEN, militante associative :
Patrice DESCLAUD, militant écologister
Pascal Deux, Réalisateur radiophonique
Didier Bonnel militant politique
Yvette DORE, ancienne maire d’Hillion
Thomas DUBREUIL, avocat en droit de l’environnement
François DUFOUR, paysan et conseiller régional de Normandie
Dominique DUHAMEL,  militant associatif :
Virginie Dupeyroux – association Henri Pézerat / auteure
Vincent ESNAULT, élu local et militant environnementaliste
Pierre ETIENNE, militant associatif :
Alexandre FARO, avocat en droit de l’environnement
Léa FEHNER, cinéaste
Elise Feltgen, libraire
Muriel FIANACCA, militante associative écologiste :
François FLORENTY Inspecteur du travail en Bretagne
Claude FUSTIER, militant environnementaliste :
Cécile Franchet environnementaliste
Marie-Claude GARCIA, militante associative :
André GARCON, syndicaliste :
Bertrand GAUFRYAU Directeur d’un lycée agricole
Jean-Marie GOATER, éditeur :
Marion GORGIARD, militante associative
Florence GOULLEY :
Sylvie GOURDON, marionnettiste
Alain GOUTAL, dessinateur :
Corinne GRAVIGNY, militante associative :
Eric GUERET, réalisateur :
Dominique GUIHO, militant associatif :
Marie Guillemin artiste musicienne et conteuse.
Jean-Paul GUYOMARC’H, chercheur en biologie :
Xavier HAMON, membre de l’Alliance Slow Food des Cuisiniers :
Jean HASCOET, militant environnementaliste :
Pierre Hémon Elu local Lyon
Jean-Luc HERROUIN, militant associatif :
Pierre HINARD, agronome et éleveur :
Gilles HUET ancien délégué général de l’association Eau et Rivières de Bretagne.
Marie-Jeanne HUSSET, présidente d’Agir pour l’environnement :
Daniel IBANEZ, économiste :
Christian Jacquiau auteur, économiste indépendant
Yannick JADOT, député européen :
Vincent Jarousseau Photographe – Documentariste – Auteur de BD Photographiques
Stéphen KERCKHOVE, délégué général d’Agir pour l’Environnement :
Alexandre-Reza KOKABI, journaliste
Ingrid KRAGL, directrice de l’information de l’ONG Foodwatch
Krismenn, Chanteur
Joël LABBE, sénateur :
François LAFFORGUE, avocat :
Denis LAGRUE, vétérinaire :
Guy LALUC, journaliste (presse agricole) :
Morgan LARGE, élue locale et animatrice radio :
Nadine LAUVERJAT, coordinatrice de Générations Futures :
Carole LE BECHEC, membre du CESER de Bretagne :
Catherine LEBLANC, directeur de recherche au CNRS (biologie marine) :
Michelle LECOLLE, universitaire
Jean-René Le GLATIN, militant associatif :
Lylian LE GOFFf médecin, environnementaliste
Vonig LE GOIC Société des Lectrices
Jean-Luc LE GUELLEC, syndicaliste :
Annie LE GUILLOUX, militante associative
Yves-Marie LE LAY, militant associatif :
Julie Le PANN Tisanière
Jeanne LE PIVERT, militante associative :
Serge LE QUEAU, syndicaliste :
Yann LEYMARIE Surfrider Foundation Europe
Laurent LINTANF, militant associatif :
René LOUAIL, paysan, syndicaliste, ancien conseiller régional de Bretagne :
Véfa LUCAS designer graphique et enseignante
Gilles LUNEAU, journaliste et réalisateur :
Alain MENESGUEN, chercheur en océanographie :
Michel MERCERON, chercheur honoraire en biologie :
Laurence MERMET, militante écologiste : l
Janick MORICEAU, ancienne conseillère régionale :
Gildas MORVAN, adjoint au maire à Tréduder :
Françoise NICOLAS lanceur d’alerte dans la Fonction publique
Fabrice NICOLINO, journaliste :
Jonathan NOSSITER, réalisateur :
Sébastien NOUVEL altair.bzh
Anne-Sophie NOVEL journaliste
Jean-Claude OLIVIER, paysan, militant syndical
André OLLIVRO, militant écologiste
Mariana OTERO, cinéaste :
Pascal Paquin Militant associatif
Véronique PELLERIN, journaliste radio :
Bernard Péré Ancien élu régional
Pierre PEZERAT, réalisateur :
Pierre PHILIPPE, médecin urgentiste :
Martin PIGEON,
Anton PINSCHOF, paysan et syndicaliste
Olivier PLANTARD, chercheur
Philippe POTIN, biologiste marin (CNRS) :
Denez Prigent chanteur, compositeur, poète
Jean-Yves QUEMENEUR, militant associatif :
Maxime RENAHY, investigateur économique :
Gildas RENOU, universitaire en science politique :
Bruno de REVIERS de MAUNY, chercheur en biologie (MNHN)
Andréa RIGAL-CASTA, avocat :
Michèle RIVASI, députée européenne :
Coline ROBERT, avocate :
Marie-Monique ROBIN, journaliste et écrivaine :
Olivier ROELLINGER, chef cuisinier :
Laëtitia ROUXEL, auteure de bande dessinée :
François RUFFIN, député :
Agnès et Bernard SACHSE, professeure d’art équestre :
Etienne de SAINT-LAURENT, militant associatif :
Jean SARRASIN, militant écologiste :
Pavol SZALAI REPORTERS SANS FRONTIÈRES
Carole SAUVAGE, journaliste :
Viviane SERRANO, syndicaliste :
Nicolas SERSIRON, auteur de Dette et extractivisme
Khaled SID MOHAND, journaliste :
Charley SIFAOUI ancien journaliste
Alain STEPHAN, syndicaliste :
jean-michel TAILLANDIER, nivologue
Francis TALEC association henri pézerat
Laure TEULIERES codirectrice de la revue Diasporas
Annie THEBAUD-MONY, sociologue de la santé (INSERM) :
Mathieu THEURIER, vice-président de la métropole de Rennes :
David THOMAS, journaliste, militant politique
Thierry THOMAS, paysan et syndicaliste :
Aurélie TROUVE, agroéconomiste, porte-parole d’ATTAC :
Alain UGUEN, militant écologiste, ancien conseiller régional :
Gabriel ULLMANN, expert judiciaire en environnement :
Elise VAN BENEDEN, présidente d’Anticor :
Patrick VASSORT Sociologue
François VEILLERETTE, directeur de Générations Futures :
Gérard et Nicole VOIDE militants associatifs
Denise VUILLON Productrice à l’origine de la 1ère AMAP

Structures collectives
Association Erquy Environnement et de son conseil d’administration Florence Roucout-Conan
Association du Contrevent (Tréguidel)
Association Balafen
Alerte pesticides Haute Gironde.
ul cgt de guingamp
Coquelicots de Betton
DANACTU-RESISTANCE
Douarnenez Terre citoyenne
EELV bretagne
Ensemble 22
FSU Bretagne
Faucheurs Volontaires Bretons
journal L’âge de faire
Place Publique Morbihan
PIG BZH – Pisseurs.sseuses Involontaires de Glyphosate de Bretagne
Réseau Français de la Construction Paille
S2LH22
Solidaires Météo
SUD-Recherche EPST
The Seed Savers’ Foundation, Australia

Épandage des pesticides : Les préfets doivent protéger les riverains, pas aggraver la situation !

Jeudi 16 avril 2020, Après avoir dénoncé et attaqué devant le Conseil d’Etat les distances minimales ridiculement faibles d’épandage de pesticides près des habitations, nos organisations-1 sonnent l’alerte quant à l’aggravation actuelle de la situation avec des réductions supplémentaires inadmissibles en cette période de confinement. Nos ONG appellent à la mobilisation générale pour que les préfets interdisent les pulvérisations de pesticides près des habitations et que soient reportées sine die les consultations publiques autour des chartes « pesticides ».

Nombre d’organisations-2 et de riverains-3 ont souhaité attirer l’attention des autorités sur la situation particulièrement pénible actuellement vécue par de nombreuses personnes confinées à leur domicile – comme l’ensemble de la population française – et qui doivent subir les dérives de pesticides pulvérisés à très faible distance de leurs domiciles. Alors que les analyses réalisées par l’UFC-Que Choisir sur les productions de l’agriculture conventionnelle-4 confirment régulièrement la présence de pesticides potentiellement dangereux, ces décisions conduisent à augmenter encore l’exposition des riverains à des produits toxiques, et à durcir les conditions de leur confinement. Alors qu’il serait justifié, dans de telles circonstances sanitaires, d’éloigner les pulvérisations de pesticides des domiciles des riverains des zones cultivées, l’instruction du 3 février dernier relayée par certains préfets sous forme de dérogations rend possible l’inverse et permet de passer outre l’obligation faite dans la loi de respecter des zones sans traitement !

En outre, alors que des mesures d’éloignement devraient être prises, des chartes d’engagements –dites de bon voisinage– rendues obligatoires par la loiEGAlim et le décret du 27décembre2019, sont proposées actuellement à la consultation du public dans certains départements sans aucune homogénéité dans les démarches ce qui rend extrêmement compliqué –surtout en cette période– la possibilité pour la société civile de participer réellement à ces consultations publiques. Ainsi, d’après un questionnaire envoyé à son réseau, Générations Futures note que ces consultations ont débuté dans au moins 13départements, que certaines vont prendre fin d’ici la fin du mois d’avril et d’autres fin mai, alors que certaines chambres d’agriculture, comme en Charente-Maritime, ont décidé de reporter ces consultations à juin. Au vu du contexte actuel, la période n’est pas propice à une consultation sereine et réellement démocratique des diverses parties prenantes. À la fois parce que les difficultés quotidiennes pèsent sur les Français mais également parce que toutes les conditions d’une réelle concertation ne sont pas réunies pour envisager une participation des riverains concernés.

Nous proposons donc à tous les citoyens et toutes les citoyennes d’interpeller dès aujourd’hui les préfets et préfètes-5 pour leur demander d’interdire les épandages de pesticides à proximité des habitations (et en tout état de cause de ne pas promulguer d’arrêtés préfectoraux permettant de déroger à ces zones de non traitement) et de demander aux utilisateurs de pesticides à l’initiative des consultations publiques sur les chartes de reporter ces dernières à une période ultérieure, en tout état de cause après la levée complète du confinement. Une fois ce report acté, il sera alors nécessaire de revoir la manière dont ces consultations sont proposées. A titre d’exemple, certaines consultations sont tellement orientées que les réponses apportées vont inévitablement biaiser le débat comme c’est le cas aujourd’hui en Gironde où des structures locales-6 ont préféré lancer une contre-consultation tant celle proposée par la chambre d’agriculture fausse le débat.

La période actuelle commande que les questions de santé publique deviennent de réelles priorités et que des mesures fortes soient prises en matière d’utilisation de pesticides, afin de protéger la santé et les conditions de vie des Français confinés en milieu rural. Le Gouvernement commettrait une grave erreur en se positionnant à contre-courant de cet impératif.

NOTES
(1)Alerte Médecins Pesticides, Eau & Rivières de Bretagne, Générations Futures, GreenpeaceFrance, Justice Pesticides, Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique, MIRAMAP, Terre & Humanisme, UFC-QueChoisir, Union syndicale Solidaires.
(2)A titre d’exemple Générations Futures a écrit fin mars sur ce point au Premier Ministre.
(3)Certains riverains et collectifs ont écrit à des préfets pour s’inquiéter de ces situations.
(4)Le test comparatif réalisé par l’UFC-QueChoisir en 2016 sur 150 lots de fruits et légumes conventionnels révélait la présence de pesticides dans 80%des échantillons, dont certains contenaient des molécules suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, d’être toxiques pour la reproduction et/ou d’être des cancérigènes possibles.
(5)Pour participer à cette interpellation en envoyant un mail à son préfet et/ou en faisant un tweet:

(6)Alerte Pesticides Haute Gironde et le relais local de Générations Futures.

Au 1er avril, plus d’une vingtaine de départements (les départements bretons, normands, du Centre, des Pays de la Loire, ainsi que l’Hérault, la Drôme, les Landes, le Nord et le Pas-de-Calais) ont pu soit lancer la consultation publique, soit déposer leur charte en préfecture, autorisant dans les faits la réduction des distances d’épandage, indique la FNSEA.
https://infogram.com/carte-des-chartes-riverains-applicables-1h7z2lgwnqlx4ow

Distances de sécurité à proximité des habitations : comment s’applique le dispositif
https://agriculture.gouv.fr/distances-de-securite-proximite-des-habitations-comment-sapplique-le-dispositif

Nous vous invitons toutes et tous à signer notre cyber action initiale pour la région Bretagne avec copie à Ministre de l’agriculture et votre député, déjà mise en place le 8 avril et signée plus de 4000 fois
 Cyberaction N° 1218: Ni pesticides, ni coronavirus

Pour les autres régions concernés nous avons créé des duplications

1218-2 Auvergne Rhone Alpes Ni pesticides, ni coronavirus
Auvergne Rhone Alpes Pascal.Mailhos@rhone.gouv.fr,

1218-3 Pays de la Loire Centre Val de loire Ni pesticides, ni coronavirus
Pays de la Loire Claude.dHarcourt@loire-atlantique.gouv.fr
Centre Val de loire Pierre.Pouessel@loiret.gouv.fr

1218-4 Hauts de France Normandie Ni pesticides, ni coronavirus
Hauts de France Michel.Lalande@nord.gouv.fr
Normandie Pierre-Andre.Durand@seine-maritime.gouv.fr

1218-5 Nouvelle Aquitaine occitanie Ni pesticides, ni coronavirus
Nouvelle Aquitaine fabienne.buccio@gironde.gouv.fr
occitanie etienne.Guyot@haute-garonne.gouv.fr,

Des ONG appellent à la mobilisation générale pour que les préfets interdisent les pulvérisations de pesticides près des habitations et que soient reportées sine die les consultations publiques autour des chartes « pesticides ».

Réduction des distances d’épandage

Madame, Monsieur,
Les riverains de terrains agricoles doivent subir de nombreuses dérives de pesticides pulvérisés à très faible distance de leur habitation ce qui durcit encore plus leurs conditions de confinement. Je vous demande d’interdire les pulvérisations de pesticides près des habitations et que soient reportées sine die les consultations publiques autour des chartes « pesticides ».
Vous remerciant par avance de l’attention portée à ces demandes.
Cordialement

Alerte aux OGM cachés : Rassemblement contre les VRTH vendredi 8 août à la Rochelle

La Confédération paysanne s’est fortement opposée à la diffusion de plantes génétiquement modifiées (PGM) s’insérant dans des modèles agricoles industriels basés sur des monocultures ou des rotations trop courtes rendues possibles par un usage accru de pesticides. Une fois de plus, nous souhaitons alerter sur les risques qui pèsent sur l’environnement, sur la santé des travailleurs de la terre et des consommateurs ainsi que sur l’autonomie des paysans. Des surfaces importantes de tournesol rendu Tolérant à un Herbicide sont cultivées en France.

Avec l’arrivée de colzas mutés (plante qui se dissémine très facilement), un pas de plus est franchi en faveur de ce modèle agricole industriel qui se passe des paysans et est néfaste pour l’environnement.

VRTH, PLANTES MUTÉES,OGM CLANDESTINS : DE QUOI PARLONS-NOUS ?

Le développement de Variétés rendues Tolérantes aux Herbicides (VrTH) a comme objectif affiché d’apporter une nouvelle solution chimique aux problèmes de désherbage. La tolérance à l’herbicide, permet l’utilisation couplée de la variété et de l’herbicide associé. Il peut être appliqué en « post-levée », c’est-à-dire sur une culture et des adventices déjà développées.

Ces VrTH sont rarement issues de sélections traditionnelles de mutants « spontanés ». La plupart sont obtenues à l’aide de techniques comme la transgénèse1 et la mutagénèse2. Mais, même si les plantes obtenues par mutagénèse sont des organismes

génétiquement modifiés selon la définition officielle de la Commission Européenne3, elles ne sont pas soumises à la même réglementation que les plantes transgéniques. C’est pourquoi nous utilisons l’expression OGM « clandestins » ou « cachés ». Elles ne sont donc ni évaluées, ni tracées, ni étiquetées, ni surveillées. Elles sont tout simplement mises sur le marché4 comme n’importe quelle variété variétale classique !

MANIPULATIONS GÉNÉTIQUES OU PROCESSUS NATUREL ?

La mutagénèse est utilisée depuis 50 ans pour produire par exemple des fourrages et autres plantes tétraploïdes ou des variétés de betterave monogerme5. Cependant, son usages’est fortement amplifié cette dernière décennie grâce aux nouvelles techniques de marquage moléculaire et de mutagénèse dirigée. Les adeptes du système agro-industriel tentent de faire croire que ces techniques ne se différencient pas des processus naturels. Certes, les organismes mutent aussi sous l’influence de faibles stress mutagènes naturels, mais à un rythme très lent qui permet à ceux qui survivent de se réadapter naturellement à leur environnement. Ce processus naturel est donc très différent des manipulations intentionnelles du génome obtenues en exposant le « matériel végétal » sorti de son environnement naturel à des stress mutagènes très violents. Les individus qui résistent à ces manipulations sont ensuite sélectionnés en laboratoire : semences aptes à germer, pollen capable de féconder, cellules non tuées par des herbicides.

Pour pouvoir développer commercialement des variétés rendues tolérantes aux herbicides, chaque firme semencière cherche à diminuer au maximum le caractère aléatoire de l’apparition des mutations6 en ciblant le gène susceptible de muter vers la tolérance à l’herbicide. L’objectif est de sélectionner beaucoup plus rapidement, mais aussi de pouvoir déposer un brevet sur le gène identifié !

L’apparition du TILLING7, de la technique des transposons, mais aussi l’utilisation combinée de la transgénèse et de lamutagénèse permet aux semenciers de contourner la législation contraignante qui s’applique sur les plantes transgéniques et de proposer de nouvelles variétés rendues tolérantes aux herbicides non étiquetées OGM.

En résumé, cette nouvelle génération de techniques de modification génétique ne diffère de la transgénèse que par le fait qu’il n’y a pas eu introduction d’un gène extérieur dans le génome de la plante.

Les modifications non intentionnelles de ce génome peuvent pourtant être, selon certains scientifiques, aussi importantes et provoquer les mêmes risques sanitaires et environnementaux que la transgénèse.

DES PLANTES TOLÉRANTES À DES PESTICIDES SONT-ELLES DES SOLUTIONS AGROÉCOLOGIQUES ?

Les plantes obtenues par transgénèse sont en général rendues tolérantes à un herbicide total8 (efficace sur l’ensemble des espèces végétales) et la plupart de celles obtenues par mutagénèse sont rendues tolérantes à un herbicide sélectif, c’est à dire actif sur certaines familles botaniques. Ces variétés sont présentées comme une solution à la question du désherbage des espèces concernées. Mais en réalité, il s’agit là d’une fuite en avant dans le tout chimique et, pourl’industrie semencière d’une nouvelle opportunité commerciale. Pour certains agriculteurs adeptes de démarches productivistes, ces variétés sont une opportunité de maintenir leurs systèmes basés sur des rotations trop courtes favorisant la multiplication de certaines adventices.

A l’opposé de cette vision des choses, pour solutionner les problèmes de désherbage, il existe des solutions mécaniques et agronomiques simples et efficaces9. Ces solutions sont économes, contribuent à l’autonomie des paysans et sont en phase avec les options agroécologiques officiellement prônées et avec l’objectif affiché du programme Ecophyto qui prévoit de réduire de 50% l’usage des pesticides d’ici 2018.

BREVETS : S’APPROPRIER LE VIVANT, RÉDUIRE L’AUTONOMIE DU PAYSAN

Ces variétés mutées et rendues résistantes à des herbicides sont-elles réellement utiles ? Les avantages mis en avant par les firmes semencières portent principalement sur un meilleur contrôle des adventices. Il s’agit d’un avantage à court terme qui induira à moyen terme plus de dommages économiques et environnementaux que d’avantages. De plus, il s’agit d’une innovation contraire aux principes de l’agroécologie qui s’appuie sur les fonctionnalités de la nature et sur la réduction de l’utilisation de produits chimiques. Sous le vernis d’une innovation « devant simplifier le travail de l’agriculteur », l’objectif des firmes phyto-semencières est clair : vendre un maximum de semences et d’herbicides et ainsi réduire l’autonomie des paysans. Ces variétés, protégées par un COV10, contiennent un gène breveté responsable du caractère « tolérance à l’herbicide ». Grâce à la détection de ce gène, on pourrait facilement prouver qu’il s’agit de la variété en question et poursuivre le paysan qui utiliserait des semences de ferme. De plus, le gène responsable de la tolérance à l’herbicide de ces plantes peut contaminer les récoltes d’autres paysans11. Suite à cela, la firme pourrait leur réclamer des royalties12. En conclusion, les VTH s’inscrivent dans une stratégie contraire aux intérêts des agricultures paysannes. Nous ne souhaitons pas que les firmes phyto-semencières contrôlent nos agricultures et notre alimentation !
1 Les plantes transgéniques sont des plantes dont le génome a été modifié par insertion de gènes.
2 Création artificielle de mutants avec des produits chimiques ou des rayonnements ionisants mutagènes.
3 Extraits de la directive 2001/18 : Article 2 – définitions : Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle. Annexe 1B : Les techniques/méthodes de modification génétique produisant des organismes a exclure du champ d’application de la présente directive (…) sont : 1. la mutagenèse ; 2. la fusion cellulaire…
4 Les variétés de colza muté sont inscrites au catalogue européen mais pas dans le catalogue français.
5 Il existe ainsi des variétés obtenues par mutagénèse qui sont utilisées en agriculture biologique, comme les tournesols oléiques ou les riz de Camargue, qu’il faut rapidement remplacer par des variétés issues de méthodes de sélection traditionnelle.
6 En utilisant des enzymes dites « à doigt de zinc » qui cassent l’ADN d’une plante, par exemple.
7 Mutagénèse assistée par marqueurs.
8 Comme le fameux Round Up Ready.
9 Comme par exemple les rotations longues.
10 Certificat d’Obtention Végétale.
11 Surtout si ceux-là n’utilisent pas des variétés protégées par un droit de propriété intellectuel : les semences paysannes et les variétés du domaine public sont particulièrement concernées.
12 cf. problème déjà rencontré au Canada avec le colza de Monsanto.

Les VrTH, une impasse agronomique
Dans le cas des VrTH tournesol et colza actuellement mises sur le marché, les herbicides sélectifs concernés appartiennent à des familles d’herbicides qui sont déjà très fréquemment utilisées sur les principales autres espèces des rotations de grandes cultures comme les céréales à paille où le maïs1 de l’herbicide associé accélérera l’apparition dans les rotations de résistances de certaines « mauvaises herbes » rendues à leur tour tolérantes à cet herbicide et de sélection des espèces naturellement moins sensibles2. Ce point très important est largement signalé dans la littérature scientifique. Utiliser le même herbicide chaque année sur des surfaces toujours plus importantes amplifiera les problèmes déjà rencontrés : aux USA, les agriculteurs ont ainsi dû abandonner toute culture sur de nombreux hectares envahis de « mauvaises herbes » tolérantes à tous les herbicides.

Vu l’importance des fécondations croisées pour le tournesol et le colza, leur forte pollinisation par des insectes et les transports par les matériels de récolte, on peut aussi craindre la diffusion du caractère « tolérance à l’herbicide3 » et la contamination des champs voisins ou des plantes sauvages !

Tournesol et colza sont des espèces dont les graines huileuses survivent plusieurs années dans les sols et sont des adventices potentielles pour d’autres espèces des rotations de grande culture.

La perte de récoltes et les repousses est mentionnée par plusieurs experts4l’utilisation des VTH, problème qu’il ne faut pas sous-estimer et qui induira nécessairement des surcoûts à l’échelle des rotations.

Les impacts sur les organismes non cibles5l’augmentation de l’usage des désherbants chimiques concernés.

1 Les sulfonylurrés de Dupont et l’imazadiol de BASF sont deux familles d’herbicides pour lesquelles de fréquentes résistances sont déjà rencontrées (source CETIOM).

2 L’apparition de résistance chez l’ambroisie très disséminée sur le territoire préoccupe par exemple beaucoup.

3 Le colza TH pourrait contaminer ses « cousines sauvages » (moutarde et ravanelle principalement).

4 Dont des ingénieurs du CETIOM (Centre Technique Interprofessionnel des Oléagineux et du Chanvre).

5 En plus des problèmes habituels engendrés par les pesticides sur les abeilles, le butinage de tournesol ou de colza VTH devrait être évalué. On ne sait d’ailleurs pas quels sont les impacts de la mutagénèse sur l’ensemble du génome des plantes concernées et donc les conséquences pour les insectes butineurs, ainsi que pour les animaux et les humains qui les consomment., la biodiversité, les ressources en eau et les sols seront liées à l’augmentation de l’usage des désherbants chimiques concernés.

CE QUE NOUS REVENDIQUONS :

Un moratoire pour les VrTH dont la commercialisation a été trop hâtivement autorisée.

L’application pour les plantes artificiellement mutées de la législation concernant les plantes obtenues par transgénèse.

Dans une perspective agroécologique, la promotion d’alternatives agronomiques et mécaniques plutôt que des variétés artificiellement rendues tolérantes à des herbicides.

En matière de recherche publique, des moyens humains et financiers pour la sélection participative.

Nous avons en effet besoin de recherches variétales afin que les variétés soient plus diversifiées, localement mieux adaptées, reproductibles et à faibles intrants. Elles répondraient ainsi mieux aux besoins des paysans et aux exigences de la société !

Plages fermées à Hillion

– 27 juin 2019 à 14:12

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Même si en Bretagne il a du mal à s’installer l’été est arrivé et avec lui des échouages très importants d’algues vertes. Devant l’importance de la pollution et des risques sanitaires qu’elle peut causer M. le maire d’Hillion a pris la décision de fermer 3 des plages de la commune.

La plage de la Grandville étant également interdite, il ne reste plus que les plages de Lermot ou de Bon Abri pour faire trempette !

 

La plage de l’Hôtellerie à 500m du bourg… fermée.

 

 

Réserve naturelle de la baie de Saint-Brieuc, sa mission protéger, gérer et faire découvrir. Oui, vous avez bien lu protéger !

Il faudra qu’ils nous expliquent ce que veut dire pour eux ce verbe.

 

Plage de Saint-Guimond… fermée.

 

Plage de la Grandville, …précedemment et toujours fermée.

Ce constat alarmant ne nous étonne pas plus que ça ! Depuis des années on instille l’idée que des mesures ont été prises, que les agriculteurs font des efforts, que les taux de nitrate baissent, qu’on est sur la bonne voie !

Certains diront que toutes ces mesures sont purement cosmétiques, ce qui est sur c’est qu’elles sont inefficaces, la preuve ces fermetures de plage de plus en plus fréquentes.

D’où cette pétition lancée au Préfet de la région Bretagne pour qu’il prenne enfin des mesures efficaces pour faire baisser les taux de nitrate dans nos rivières.

Texte de la pétition

Monsieur le Préfet de Région,

plages fermées, puanteur le long du littoral, biodiversité menacée, risques sanitaires avérés, telle est la situation que vivent les habitants des communes riveraines de la Baie est de Saint-Brieuc. Les marées vertes y font un retour fracassant cette année. Comment ne pas comprendre  la  détresse  des  élus  devant  leur  impuissance  à  résoudre  cette  crise  sanitaire  et environnementale qui dure depuis un demi-siècle.

Ces  échouages  massifs  et  précoces  d’algues  signent  l’échec  total  des  Plans  mis  en  œuvre  jusqu’à présent pour y remédier. Le volontariat des acteurs montre toutes ses limites. Il est temps d’adopter des mesures règlementaires comme le préconisait déjà la Ministre de l’Environnement en 2012. Que l’Etat cesse de dilapider l’argent public en pure perte. Que ces sommes qui se chiffrent par millions d’euros  soient  affectées  à  l’aide  technique  et  financière  aux  exploitants  pour  qu’ils  changent radicalement  leurs  pratiques  agricoles  afin  de  tenir  le  plus  rapidement  les  objectifs  de  2010  de moins de 10 mg/l de nitrates dans les rivières à baie à algues vertes, seuil de déclenchement de la prolifération algale, comme l’a signifié le Tribunal Administratif de Rennes en 2007.

Devant une telle situation d’urgence, nous soussignés, nous ne comprendrions pas que des mesures efficaces ne soient pas prises sur seulement 7 % de la surface agricole utile de la Bretagne à l’origine de cette grave pollution.

Nous, soussignés, vous demandons de faire suite à la demande des élus locaux, victimes au même titre  que  leurs  administré(e)s  des  préjudices  qu’ils  subissent  et  qui  ne  sont  que  la  conséquence directe  de  la  carence  de  votre  action.  Nous  demandons  l’application  d’un  nouveau  Plan  Algues Vertes qui reprenne les exigences précisées plus haut. “