Gilets jeunes et emplois junior-senior

Gilets jeunes

Face aux incertitudes d’un monde qui part dans l’inconnu d’un climat qui se dérègle et aux difficultés d’un système éducatif qui souffre d’un manque de moyens, pour ne pas laisser les jeunes coincés entre un gouvernement incapable d’écouter sa jeunesse, des démagos qui soufflent sur les braises pour mieux s’étonner que les incendies se déclenchent et des délinquants qui profitent des manifs pour casser, ne faut-il pas que des parents et des grands-parents se manifestent avec leurs gilets jeunes pour être visibles et encadrer les manifestations et instaurer un espace de dialogue ?

 « Il faut écouter ces ados » : paroles de parents devant le lycée Le Dantec de Lannion après de violents heurts

https://www.ouest-france.fr/societe/manifestation/il-faut-ecouter-ces-ados-paroles-de-parents-devant-le-lycee-le-dantec-de-lannion-apres-de-violents-heurts-38c17840-bdba-11f1-8ea4-97dc4d7cca62

Colère des lycéens : « On ne sait pas combien de temps ça va durer », le désarroi des parents d’élèves
https://www.ledauphine.com/education/2026/10/05/colere-des-lyceens-on-ne-sait-pas-combien-de-temps-ca-va-durer-le-desarroi-des-parents-d-eleves

Blocus des lycées : 4 interpellations au lycée René-Char à Avignon, un cortège pacifique encadré par des parents
https://www.laprovence.com/article/region/27620444379482/blocus-des-lycees-4-interpellations-au-lycee-rene-char-a-avignon-un-cortege-pacifique-encadre-par-des-parents

Emplois juniors-séniors 

Pour fêter les 30 de la victoire de la majorité plurielle aux législatives post dissolution de 1997 plutôt que les 25 ans de l’accession d’un représentant de la dynastie Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002, proposons les emplois juniors-séniors pour rassurer à la fois les juniors et les séniors..

Un emploi aidé pour deux pour permettre à un sénior de bénéficier d’une retraite progressive en formant sa ou son successeur et un-e junior de compléter sa formation en entreprise, sans que le coût des deux emplois ne dépasse celui d’un seul pour l’entreprise.

«Les 35 heures, c’était une idée de DSK et Martine Aubry trouvait ça complètement idiot», assure le politologue Philippe Méchet

sur une campagne courte, vous ne mettez en avant que deux mesures mais ça suffit pour gagner tant que les débats tournent autour de vos propositions

https://www.lefigaro.fr/politique/les-35-heures-c-etait-une-idee-de-dsk-et-martine-aubry-trouvait-ca-completement-idiot-revele-le-politologue-philippe-mechet-20260324

Parrainage mode d’emploi

Dans mon premier texte il manquait une phrase.

Bien que non-encarté, j’ai décidé de tenter d’être candidat à la primaire social-démocrate

Pour trouver les élus de son département : aller sur la pages liste d’élus
https://www.cyberacteurs.org/institutions/index.php

et cliquer sur le département

Si tu as un peu de temps, tu peux interpeller les membres du groupe socialiste, écologiste et républicain du sénat dont tu trouveras les noms
https://www.senat.fr/senateurs/soc.html

Leur adresse électronique est dans la rubrique contact en cliquant sur la petite enveloppe.

Les sénatoriales vont avoir lieu le 27 septembre sur une partie des départements c’est donc le bon moment pour interpeller les élus en place
https://senatoriales2026.senat.fr/

Proposition de formulation à personnaliser

Madame, monsieur,

Au sortir d’un été caniculaire qui a fait passer la préoccupation du climat au 4è rang des préoccupations de nos concitoyens, refuser une candidature citoyenne serait perçu comme une preuve supplémentaire que cette primaire se veut basée sur l’entre-soi.

Je vous demande donc d’apporter votre parrainage à la candidature d’Alain Uguen qui veut que le choix d’un ticket avec Marine Tondelier soit celui du vainqueur de cette primaire pour créer une dynamique positive dans les sondages et lui permettre d’accéder au second tour et de gagner la présidentielle.

Merci donc d’interpeller vos collègues parlementaires susceptibles d’apporter leur soutien à notre projet de coalition des volontaires pour la planète et les droits des vivants pour les inviter à soutenir une démarche qui se veut une démarche citoyenne collective visant à rassembler le plus largement possible.

Mon inscription et mon vote éventuels à la primaire dépendra de votre réponse à cette demande

I have a dream : j’ai besoin de vous pour qu’il devienne réalité

J’ai fait un rêve que les deux millions de citoyennes et citoyens qui ont signé contre la loi Duplomb utilisent le bulletin d’un vert préhistorique sorti de sa retraite politique pour donner une leçon aux partis enkystés dans leur tout à l’égo.

Vert préhistorique (j’étais élu écologiste de Quimper sur une liste écologiste autonome en 1983 avant que nous ne fondions Les Verts en 83 et 84) j’ai été 18 ans élu : ( conseiller municipal et communautaire, conseiller régional). J’ai eu des responsabilités nationales au sein des Verts comme délégué aux élections, aux élus et à la formation : c’est dans ce cadre que j’ai participé aux négociations de l’accord Verts-PS qui a débouché sur la victoire de la Majorité plurielle aux législatives de 1997.

Mort de Jospin, que vive la majorité plurielle.

Manutentionnaire, aide de cuisine, ouvrier d’usine, petit comptable de chantier, métreur, père au foyer pendant 6 ans, créateur et animateur de l’association Cyberacteurs.org depuis 26 ans.

Depuis le 21 avril 2002, nous plaidons pour une primaire de la gauche et des écologistes à toutes les élections uninominales (législatives, sénatoriales, présidentielle) et pour l’autonomie contractuelle de l’écologie : des listes autonomes au premier tour pour les scrutins de listes (municipales et régionales) et la recherche de fusion de listes pour gagner le second tour. 

J’ai participé à la primaire interne des Verts en 2006 pour défendre l’idée de changer les règles du jeu à gauche en prônant une primaire pour présenter des candidates et candidats uniques à la présidentielle et aux législatives. Je n’ai rassemblé que 6% des voix mais Dominique Voynet candidate à la présidentielle n’a rassemblé que 1,57% des voix au 1er tour de la présidentielle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Primaire_présidentielle_écologiste_française_de_2006

Pour répondre aux attentes de nos concitoyennes et concitoyens qui, face aux défis climatique, environnemental et social, souhaitent une victoire de la gauche et des écologistes pour répondre à l’urgence d’une transition écologique solidaire je milite pour un ticket PPEPS (Place Publique-Ecologistes- PS) pour 2027 avec une inversion de la méthode : sur la base des dernières européennes une répartition équitable des candidates et candidats de la coalition chargés de se mettre d’accord sur le programme du quinquennat et sur la personne la plus à même de représenter la coalition à la présidentielle.

Bien que non-encarté, j’ai décidé de tenter d’être candidat à la primaire social-démocrate

En tant que citoyen et écologiste, je souhaite donner envie à toutes les citoyennes et citoyens lassés des querelles d’égo qui éloignent les partis des électrices et électeurs de participer à la dynamique de cette primaire et de se transformer en émissaires de la transition écologique solidaire en allant tirer les sonnettes pour expliquer à tout en chacun et chacune que la fin du mois, la fin du monde, la faim de justice sociale et la faim de démocratie sont les 4 piliers qui fondent notre vivre ensemble.

Le but c’est de faire mentir au printemps 2027 les sondages qui donnent gagnante l’extrême droite au prétexte que nous ne l’aurions pas essayé comme si cela n’avait pas été le cas au siècle dernier avec Pétain en France, Hitler en Allemagne, Franco en Espagne Mussolini en Italie et Staline en URSS avec comme conséquence le désastre de la seconde guerre mondiale.

Pour cela j’ai besoin de vous pour convaincre 10 parlementaires d’apporter leur parrainage à ma candidature. Merci donc d’interpeller les parlementaires de votre département susceptibles d’apporter leur soutien à notre projet de coalition des volontaires pour la planète et les droits des vivants pour les inviter à soutenir une démarche qui se veut une démarche citoyenne collective visant à rassembler le plus largement possible.

Pour trouver les élus de son département : aller sur la pages liste d’élus
https://www.cyberacteurs.org/institutions/index.php

et cliquer sur le département 

Si tu as un peu de temps, tu peux interpeller les membres du groupe socialiste, écologiste et républicain du sénat dont tu trouveras les noms
https://www.senat.fr/senateurs/soc.html

Leur adresse électronique est dans la rubrique contact en cliquant sur la petite enveloppe.

Les sénatoriales vont avoir lieu le 27 septembre sur une partie des départements c’est donc le bon moment pour interpeller les élus en place
https://senatoriales2026.senat.fr/ 

Mettre l’écologie au cœur de 2027 : Lettre ouverte à Olivier Faure et Raphaël Glucksmann

Lettre ouverte à Olivier Faure et Raphaël Glucksmann

Alain Uguen
élu écologiste de Quimper de 83 à 2001
délégué aux élections des Verts au moment des accords Verts-PS de 1996 qui ont permis de gagner les législatives et l’arrivée de la majorité plurielle.

Monsieur le député, cher Olivier

Nous nous sommes croisés à ton arrivée à la gare de Quimper.

Monsieur l’Euro-député, cher Raphaël, 

Mon souhait est celui d’une première ministre écologiste en 2027 pour affirmer le choix de l’écologie et de la solidarité. 

Mais plus que les paroles qui n’engagent que ceux qui y croient, je souhaite une méthode pour fonder une coalition pour la planète et les droits des vivants majoritaire. 

Une répartition proportionnelle des candidatures aux législatives préalable au vote des priorités du quinquennat et au choix de la personne appelée à représenter la coalition à la présidentielle.

Mon inscription et mon vote éventuels à la primaire dépendra de vos engagements.
Olivier.Faure@assemblee-nationale.fr, raphael.glucksmann@europarl.europa.eu

Mettre l’écologie au cœur de 2027 : réponse à Guillaume Duval

Guillaume,

Depuis le 21 avril 2002 je plaide, comme toi, pour une vaste alliance du pôle social-démocrate et de l’écologie.

Il reste trois solutions pour David Cormand : “Une candidature autonome de l’écologie, un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon ou un rapprochement avec le Parti socialiste et Place publique”, avant “un débat” qui permette “de choisir, soit à la fin de l’année, soit au tout début de l’année 2027”.

La première n’est pas une option puisque c’est quasi assurer qu’il n’y aura pas de candidat-e de gauche ou écologiste au second tour.

Reste néanmoins 3 solutions à mettre en concurrence

– la solution Mélenchon qui ne propose que l’allégeance à son discours qui ne peut être le nôtre sur le plan européen ou international

– la solution Faure qui plaide depuis longtemps pour un accord de la gauche et des écologistes mais a été mis en minorité dans son propre parti sur le choix de la primaire

  • la solution Glucksmann qui comme Macron en 2017 parle beaucoup d’écologie mais n’a jamais rien gouverné et ferme tout accord possible avec LFI : Grand disons petit faisous ?

Avec la primaire législative qui n’est plus d’actualité nous défendons en fait une inversion du calendrier en mettant le focus sur les législatives par une répartition des circonscriptions à la proportionnelle entrainant un choix collectif de la part des partenaires ( qui doivent leur siège aux citoyens ) de la coalition appelée à diriger plutôt qu’un choix individuel d’un président auquel les députés doivent leur élection. 

Il nous semble que nous écologistes avons intérêt à mettre ces 3 solutions en concurrence sur deux points

1 Comment sera défini le programme de la coalition pour les législatives ? nous proposons que ce soient les candidates et candidats qui se mettent d’accord sur ce programme

2 Comment seront désignés les candidat-e-s et candidats pour les législatives et sur quelle base de rapport de forces : nous proposons que chaque candidat nous dise quel rapport de forces il propose pour sa formation et pour les écologistes ce qui suppose que nous fassions campagne à la primaire PP-PS pour celui qui fera la meilleure proposition pour les écologistes de manière à ce qu’en gagnant la primaire par la dynamique créée, le rapport de forces entre ce candidat PPEPS et le candidat LFI s’inverse.

Pour une stratégie en 3 temps.

Il s’agit de mettre fin à la suprématie insoumise née du résultat de la présidentielle 2022 sans pour autant renoncer à l’électorat LFI pour battre la candidate RN.

Nous préconisons la proportionnelle dans la répartition des circonscriptions : pour obtenir le soutien des écologistes le-s candidat-e-s proposent quel rapport de forces entre leurs soutiens propres et leurs soutiens éventuels écologistes ? Sur la base des européennes de 2024 nous proposons un tiers PP, un tiers PS et un tiers écologiste le Plus-value écologiste étant liée à la dynamique en terme de sondages créée par ce soutien pour le gagnant de la primaire PPPS lui permettant de gagner sur le candidat LFI devenant ainsi le vote utile 2027 capable d’arriver en seconde position.

Peser sur les candidats de la primaire PPPS sur la primauté : législative ou présidentielle.

Chacune et chacun est invité à interpeller les 2 principaux protagonistes

olivier.faure@assemblee-nationale.fr

raphael.glucksmann@europarl.europa.eu

Mettre l’écologie au cœur de 2027

Mon souhait est celui d’une première ministre écologiste en 2027 pour affirmer le choix de l’écologie et de la solidarité. Mais plus que les paroles qui n’engagent que ceux qui y croient, je souhaite une méthode pour fonder une coalition pour la planète et les droits des vivants majoritaire. 

Une répartition proportionnelle des candidatures aux législatives préalable au vote des priorités du quinquennat et au choix de la personne appelée à représenter la coalition à la présidentielle.

Mon inscription et mon vote à la primaire dépendra de vos engagements.

« Rassembler la social-écologie, voilà l’urgence »

Actant que le « bloc central » ne l’emportera pas contre Marine Le Pen au second tour et que Jean-Luc Mélenchon n’est pas la solution, Guillaume Duval plaide pour une vaste alliance à gauche, entre le « pôle socialiste » et Les Ecologistes.

https://www.nouvelobs.com/politique/20260826.OBS117672/rassembler-la-social-ecologie-voila-l-urgence.html

Au nouveau désordre mondial, Jean-Luc Mélenchon oppose des recettes du XXe siècle 

Au nouveau désordre mondial, Jean-Luc Mélenchon oppose des recettes du XXe siècle 

Publié le 19 août 2026 https://www.lagrandeconversation.com

  • Par Mounir Satouri Député européen Les Ecologistes, Président de la commission DROI du Parlement européen 

Le député européen écologiste Mounir Satouri a lu la dernière note de l’Institut La Boétie consacrée aux enjeux géopolitiques et cosignée par Jean-Luc Mélenchon. Il en tire la conclusion que le leader Insoumis regarde le monde avec les lunettes d’hier et que la plupart de ses engagements sont incompatibles avec les convictions des Ecologistes. 

L’élection présidentielle de 2027 sera décisive pour l’avenir de la France et de l’Europe. Parmi les responsabilités du ou de la Président.e de la République, la politique étrangère et la défense occupent une place essentielle. Les tensions géopolitiques et les menaces extérieures sont telles que le scrutin se jouera en bonne part sur ces enjeux.

Parmi les candidat.e.s, Jean-Luc Mélenchon, en campagne depuis mai dernier, occupe une place centrale à gauche après ses candidatures de 2012, 2017 et 2022. La situation demeure ouverte pour le reste de la gauche et les écologistes mais, pour l’instant, il fait la course en tête dans cet espace politique et peut espérer accéder au second tour. Il faut donc examiner sérieusement ses positions en matière de politique extérieure.

Le 2 juillet dernier, l’Institut La Boétie, que Jean-Luc Mélenchon copréside avec Clémence Guetté, a publié une note intitulée “Au seuil d’un nouveau monde”. Il la cosigne avec Sophia Chikirou, Arnaud Le Gall et Camille Verneuil. Ces 24 pages constituent donc la synthèse la plus récente et la plus complète de la position de Jean-Luc Mélenchon et de son mouvement sur les questions géopolitiques.

On peut partager plusieurs constats et certaines propositions de cette note. Mais si La France insoumise prétend penser le monde de demain, elle le fait largement avec un logiciel d’avant-hier. Son projet n’est ni réellement altermondialiste ni adapté aux rapports de puissance actuels. Ce néogaullisme classique surestime les marges de manœuvre de la France et sous-estime le rôle structurant de l’Europe comme le poids des nouvelles interdépendances.

La note commence par une longue description des désordres créés par la mondialisation néolibérale. Ce retour en arrière reprend largement les éléments de langage de Vladimir Poutine sur les causes des agressions de l’impérialisme russe contre l’Ukraine et l’Europe et surestime la cohérence et l’efficacité de la politique américaine, présentée comme une sorte de Deus ex machina tirant toutes les ficelles.

Malgré ces réserves, on peut partager une grande partie du diagnostic : effets délétères de la financiarisation et du libre-échange, caractère décisif de la crise écologique sur les plans environnemental et géopolitique, affaiblissement du multilatéralisme, retour des logiques de puissance et des risques de guerre. C’est lorsqu’il faut passer du diagnostic aux réponses que le bât blesse. Or ce sont bien ces réponses qui seront déterminantes en 2027.

Jean-Luc Mélenchon découvre le multilatéralisme

La note de l’Institut La Boétie reconnaît l’importance du multilatéralisme, et même l’erreur commise par les Insoumis en l’ayant trop sous-estimé jusque-là. L’acharnement de Donald Trump contre les institutions multilatérales et le droit international montre en effet qu’ils constituent un point d’appui essentiel pour les progressistes. Paradis fiscaux, climat, eau… Jean-Luc Mélenchon et ses coauteurs dressent une longue liste de ce qu’il faudrait faire pour protéger les biens communs de l’humanité. Mais ils n’expliquent jamais comment, avec qui ni par quelles étapes y parvenir. Cette partie ressemble à une lettre au père Noël : des vœux pieux, du pur wishful thinking.

Et lorsqu’ils abordent ensuite la politique concrète que devrait mener la France, le multilatéralisme et le droit international s’effacent au profit des relations bilatérales avec tel ou tel acteur. Le projet de LFI est profondément opposé à la mondialisation néolibérale mais il n’est pas véritablement altermondialiste parce qu’il ne place pas au cœur de sa stratégie la construction effective d’une autre gouvernance mondiale.

L’Union européenne, voilà l’ennemi !

Cela s’explique : dans ce texte, LFI continue de tirer à boulets rouges sur l’Union européenne, la seule force pourtant à même de mener une telle bataille. Jean-Luc Mélenchon et ses coauteurs ont raison d’en critiquer les règles néolibérales et leurs effets économiques et sociaux néfastes. Mais ils refusent aussi toute avancée vers une intégration politique qui permettrait enfin de dépasser l’« Europe marché ».

La note dénigre notamment l’idée d’une politique étrangère et de défense commune qui ne serait plus soumise à l’unanimité, alors que cette règle empêche l’Union d’exister réellement sur le terrain géopolitique. Elle s’oppose également à une défense commune gérée au niveau de l’UE. Dans un monde de 8 milliards d’habitants, la France et ses 68 millions d’habitants ne peuvent pourtant prétendre, seuls, construire une autre gouvernance mondiale.

Nous ne vivons plus au XIXe siècle, lorsque les affaires du monde se réglaient entre États-nations européens. Multinationales, flux financiers globaux et crise écologique placent désormais nombre d’enjeux internationaux décisifs hors de portée des dirigeants d’un pays représentant moins de 1 % de la population mondiale. Jean-Luc Mélenchon, nostalgique d’un passé révolu, refuse manifestement de l’admettre.

Le principal levier sur lequel la France pourrait — et devrait — s’appuyer pour construire une gouvernance mondiale alternative au néolibéralisme et à la loi de la jungle prônée par Donald Trump ne peut être que l’Union européenne. C’est elle qui gère déjà le commerce, qui peut imposer des sanctions, qui définit une part essentielle de la politique climatique et fixe les règles en matière numérique et financière. Ce n’est aussi qu’à cette échelle que peuvent se bâtir une politique industrielle capable de résister aux dominations technologiques chinoise et américaine, et une puissance géopolitique crédible, notamment en matière de défense.

Pourtant, au lieu de chercher comment transformer les politiques néolibérales et le fonctionnement de l’UE, Jean-Luc Mélenchon et ses coauteurs lui tournent le dos. « Il ne saurait être question d’enchaîner la France à un bloc géographique marqué par un atlantisme forcené… » écrivent-ils, avant d’ajouter : « il est hors de question de voir la France accepter les politiques ordolibérales inscrites dans le marbre des traités européens et continuer à appliquer des mesures si résolument contraires à l’intérêt général humain. L’obéissance à cet intérêt suprême commande la désobéissance aux mesures qui l’expriment dans la pratique européenne. » Fermez le ban : circulez, il n’y a rien à voir ni à faire de ce côté-là…

Une vision néocoloniale du monde

Une fois l’Union européenne écartée — c’est en pratique ce que proposent Jean-Luc Mélenchon et ses coauteurs, même s’ils n’appellent pas explicitement à la quitter — il faut définir d’autres espaces collectifs. Or les pistes avancées sont imprécises, peu réalistes et surtout largement construites autour de l’ancien espace colonial français.

Il faudrait d’abord « réinvestir le petit bassin méditerranéen ». Mais, comme pour l’ONU, LFI aligne ici des bonnes intentions sans esquisser de stratégie concrète pour les mettre en oeuvre. Le propos rappelle ces textes bureaucratiques que produit régulièrement la Commission européenne sur le même sujet. Fait révélateur, la question migratoire et sa gestion avec l’autre rive de la Méditerranée ne sont même pas abordées.

Vient ensuite « l’espace de la francophonie populaire » en Afrique. En substance, c’est en faisant revivre la Françafrique, notamment par la promotion du français, que la France pourrait retrouver une puissance mondiale. Il semble avoir échappé à Jean-Luc Mélenchon que nombre de peuples africains rejettent désormais ce type de relation, au point que certains pays ont préféré se tourner ces derniers temps vers des autocrates comme Vladimir Poutine ou Xi Jinping plutôt que vers la France.

Les Européens doivent évidemment bâtir avec l’Afrique un partenariat solide et équilibré, car une part essentielle de l’avenir du monde au XXIe siècle s’y jouera. Mais l’ancienne puissance coloniale n’est certainement pas, seule, la mieux placée pour y parvenir. C’est à l’échelle de l’Union européenne qu’un tel partenariat peut se construire, la France mettant sa connaissance du continent au service de ce projet plutôt que de tenter d’y replanter son drapeau.

Les territoires ultramarins hérités de l’empire colonial sont eux aussi conçus surtout par Jean-Luc Mélenchon comme des sortes de porte-avions géants permettant à la France de se mêler des affaires de l’Amérique latine, de l’océan Indien ou de l’Océanie. Une vision très néocoloniale et néo-impérialiste des relations internationales.

L’essentialisme de la latinité contre la créolisation

La note devient franchement surréaliste lorsqu’elle met en avant la « latinité » : un espace réunissant les pays francophones, lusophones et hispanophones, auxquels s’ajouteraient l’Italie, la Roumanie et la Moldavie. Si l’on comprend bien l’intention, cet ensemble devrait devenir un espace d’intégration politique privilégié, alternatif à l’Union européenne.

Jean-Luc Mélenchon a fait de la créolisation et de la nouvelle France sa marque de fabrique en politique intérieure, pour affirmer que celles et ceux dont les ancêtres ne viennent pas de cet « espace latin » ont toute leur place dans une communauté nationale dont l’identité n’est pas figée et se transforme en permanence par des apports culturels extérieurs. Mais en politique extérieure, il valorise au contraire une « latinité » fondée sur le passé colonial français, espagnol et portugais, qui essentialise une pseudo-identité des peuples héritée de l’Empire romain. La contradiction est flagrante.

La France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal partagent certes, par leur position au sud de l’Europe et au contact de l’Afrique, des histoires et des difficultés communes. Ils auraient intérêt à se rapprocher pour peser davantage dans une construction européenne aujourd’hui trop dominée par les pays d’Europe du Nord. Mais nul besoin, pour cela, de recourir à une pseudo-latinité essentialiste.

Jean-Luc Mélenchon propose aussi de se tourner en priorité vers la Chine et l’Inde pour faire pièce aux États-Unis, sans prendre en compte les problèmes politiques posés par la dictature de Xi Jinping et le soutien décisif de Pékin à la Russie dans son agression contre l’Ukraine ni par l’autoritarisme nationaliste de Narendra Modi. Il refuse également l’idée d’un rapport de force commercial avec la Chine malgré les dégâts considérables causés à l’industrie française et européenne par ses gigantesques surcapacités industrielles.

Ces géants jouent, et joueront davantage encore dans le futur, un rôle central dans la marche du monde. Il faudra travailler avec eux pour affronter le changement climatique et reconstruire une gouvernance mondiale. Mais imaginer une France de 68 millions d’habitants prenant ses distances avec l’Union européenne pour négocier seule avec une Chine de 1,4 milliard d’habitants ou une Inde de 1,5 milliard relève davantage d’une nostalgie dépassée que d’une stratégie adaptée au XXIe siècle.

À cet égard, la divergence avec les Écologistes est éclairante. Là où Jean-Luc Mélenchon raisonne encore en termes de puissances nationales et de « non-alignement » français, les Écologistes inscrivent d’abord leur action dans une logique européenne : autonomie stratégique commune, défense européenne, régulation des multinationales à l’échelle du continent et action commune pour un multilatéralisme fondé sur le droit. Deux conceptions s’opposent : une lecture encore nationale des rapports de force et l’idée que notre souveraineté ne peut plus s’exercer efficacement qu’à l’échelle européenne.

L’Ukraine et Gaza : le droit international à l’épreuve du réel

L’Ukraine et Gaza constituent deux tests décisifs d’une politique étrangère progressiste. Défendre le droit international n’a de sens que si on le défend partout, y compris lorsqu’il faut construire les rapports de force nécessaires pour le faire respecter.

En Ukraine, cela signifie nommer sans ambiguïté l’impérialisme russe et donner aux Ukrainiens les moyens de décider eux-mêmes de leur avenir. La paix ne peut consister à récompenser une guerre d’agression par l’annexion durable de territoires conquis par la force. Et puisque le désengagement américain oblige désormais les Européens à prendre davantage en charge leur sécurité, la réponse ne peut être le retour à une illusoire souveraineté militaire française solitaire. Elle doit passer par une véritable capacité européenne de défense et de dissuasion, capable de protéger le continent sans dépendre des choix de Washington.

À Gaza, la même exigence doit prévaloir. On ne peut invoquer le droit international contre Vladimir Poutine et l’oublier lorsqu’il s’agit du gouvernement de Benyamin Netanyahou. Face à la destruction de Gaza et aux souffrances de la population palestinienne, l’Europe aurait pu et dû mobiliser bien davantage ses instruments économiques, commerciaux et diplomatiques pour imposer le respect du droit international, obtenir un cessez-le-feu, permettre l’acheminement massif de l’aide humanitaire et ouvrir une perspective politique permettant aux Palestiniens comme aux Israéliens de vivre en sécurité.

C’est ici qu’une politique étrangère écologiste se distingue du néogaullisme insoumis. Ni alignement sur Washington, ni complaisance envers les puissances autoritaires qui contestent l’Occident : les Écologistes défendent à la fois le soutien à l’Ukraine face à l’agression russe et une politique beaucoup plus ferme envers le gouvernement israélien, avec la reconnaissance de l’État palestinien, un embargo sur les armes et des sanctions. Cette cohérence est essentielle : les violations du droit international ne deviennent pas acceptables selon qu’elles sont commises par un adversaire ou par un allié.

Cette politique suppose surtout d’assumer l’échelle à laquelle nous pouvons réellement agir. Sanctions contre la Russie, rapports commerciaux avec Israël, régulation des multinationales, politique climatique ou concurrence avec la Chine se jouent déjà largement à l’échelle européenne. La France peut entraîner, convaincre et proposer. Elle ne peut plus prétendre organiser seule les rapports de force mondiaux.

C’est finalement le paradoxe majeur de la proposition de Jean-Luc Mélenchon. La note de l’Institut La Boétie décrit un monde d’interdépendances, de dérèglement climatique, de multinationales globalisées et de puissances continentales, mais lui apporte une réponse fondée essentiellement sur l’État-nation français, la francophonie, les outre-mer et une improbable « latinité ». Elle diagnostique le XXIe siècle avec une certaine justesse mais continue, pour y répondre, à regarder dans le rétroviseur du XXe.

Une politique étrangère progressiste devrait faire exactement l’inverse : construire une Europe suffisamment souveraine pour ne plus être vassale des États-Unis, suffisamment puissante pour tenir tête à la Chine et à la Russie, suffisamment indépendante pour sanctionner aussi les violations du droit commises par ses alliés et suffisamment ambitieuse pour peser dans la reconstruction d’un multilatéralisme aujourd’hui en ruines.

Cette Europe est évidemment encore très éloignée de l’Union que nous connaissons. Il faut combattre ses politiques néolibérales, démocratiser son fonctionnement, rompre avec la règle de l’unanimité qui la condamne trop souvent à l’impuissance et construire enfin de véritables politiques étrangère, industrielle et de défense commune. Le chantier est immense, mais c’est précisément parce que le monde est devenu plus dangereux qu’il faut l’engager.

Le choix qui se dessine pour 2027 ne doit donc pas opposer l’atlantisme à un souverainisme français repeint aux couleurs du « Sud global ». Il doit opposer plutôt deux conceptions de notre souveraineté : celle, nostalgique, qui imagine encore la France seule en puissance d’équilibre ; et celle qui considère que, dans le monde qui vient, la souveraineté dont nous avons besoin devra être à la fois française et européenne, démocratique, écologique et mise au service du droit international.

Sur ce terrain décisif de la politique étrangère et de la sécurité, Jean-Luc Mélenchon ne nous prépare donc malheureusement pas vraiment au monde d’après. Il nous propose le retour à un monde qui n’existe déjà plus.

mounir.satouri@europarl.europa.eu

Pour un ticket Gluksmann-Tondelier à la présidentielle

Depuis le 21 avril 2002 je plaide pour une primaire de la gauche et des écologistes. En interne des Verts j’ai été candidat à la primaire présidentielle pour dire qu’il valait mieux négocier un groupe parlementaire et un accord de gouvernement que de présenter une candidate à la présidentielle. Je n’ai pas convaincu, Dominique Voynet a gagné la primaire et a fait 1,57% à la présidentielle.

Aujourd’hui je continue à défendre la primaire mais législative pour désigner les candidates et candidats à l’Assemblée Nationale qui auront ensuite à désigner la personne la mieux à même de représenter la coalition pour les vivants à la présidentielle et à se mettre  d’accord sur le programme du quiquennat.

La politique c’est de la dynamique et la dynamique cela se crée.

Et pour créer cette dynamique je propose de s’inspirer de 3 exemples de notre histoire : La stratégie de la main  tendue : Maurice Thorez 1936, Accord Verts-PS et la victoire des législatives lors de la dissolution de 1997, 22 février 2017 : le jour où Bayrou s’est sacrifié pour Macron

La stratégie de la main  tendue : Maurice Thorez 1936

Il y a quatre-vingt dix ans, le secrétaire général du Parti communiste français Maurice Thorez tendait la main aux catholiques et à la droite, au nom de l’union nationale face à la menace fasciste. Ce discours de la « main tendue » préfigure l’alliance victorieuse qui permettra l’arrivée au pouvoir du Front populaire.

A neuf jours d’élections législatives qui s’annoncent décisives, Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste français, stupéfait en lançant le 17 avril 1936 la politique de la « main tendue » vers les catholiques et la droite au nom de l’union nationale face à la menace fasciste. Pour le PCF, qui avait campé depuis sa fondation en 1920 sur une ligne « classe contre classe », combattant tant la droite que les socialistes, c’est là un tournant majeur.

Au soir du 26 avril 1936, premier tour du scrutin, le PCF recueille plus de 15% des suffrages, soit le double de son score au scrutin de 1932. Ses alliés socialistes et radicaux stagnent.

Accord Verts-PS et la victoire des législatives lors de la dissolution de 1997

Interviews de Mme Dominique Voynet, porte-parole des Verts, à France 2 les 1er et 8 mai, dans “Le Parisien” du 5 et à France-Inter le 6 mai 1997, sur l’accord électoral Les Verts – PS, 

Nous avons passé un accord programmatique et électoral avec le Parti socialiste qui concerne une trentaine de circonscriptions sur l’ensemble de la France où les candidats verts seront candidats à la fois du Parti socialiste et des verts,

22 février 2017 : le jour où Bayrou s’est sacrifié pour Macron

Bayrou : un acteur indispensable à l’ascension Macron

en 2017 ce qui a fait basculer les sondages en faveur de Macron c’est le jour où F Bayrou a retiré sa candidature au profit de Macron : ce qui a fait passer Macron devant Fillon comme prétendant au second tour face à Le Pen. Du coup B.Hamon donné entre 13 et 17% à ce moment-là a fini à 6,36% alors qu’il a bénéficié du retrait de Y.Jadot en sa faveur : la présidentielle tient du pari = je vote pour le candidat qui a le plus de chances d’être au second tour
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_sondages_sur_l%27élection_présidentielle_française_de_2017

Mais il est certain que le sacrifice de Bayrou a redonné au candidat d’En Marche ! un élan décisif au meilleur moment. Le 23 avril 2017, avec 24% des suffrages, ce dernier s’impose devant Marine Le Pen (21,3%) et écarte Fillon (20%) et Mélenchon (19,6%). Deux semaines plus tard, Emmanuel Macron réussit son pari fou : avec les deux tiers des voix, il est élu président de la République.

Aujourd’hui la victoire de l’extrême droite est inscrite dans tous les sondages, la victoire de la candidate d’origine sud armoricaine étant la plus brillante face à l’ami des dictateurs sud-américains qui croit son heure arrivée après une longue carrière d’apparatchick.

Pour contrer le tout à l’égo qui prévaut et décourage les électeurs je préconise l’idée du ticket avec comme objectif l’accès au second tour en mobilisant les supporters pour un porte à porte pour combler le fossé qui s’est creusé entre les partis et les citoyens et pour plaider que fin du monde, fin du mois, faim de santé et faim de démocratie sont liés.

Le but de cette proposition c’est de changer le rapport de forces à gauche, pour faire de ce ticket le vote utile 2027 propre à redonner espoir aux citoyennes et citoyens à qui les sondages n’arrêtent pas de seriner que les jeux sont déjà faits, c’est de remettre l’écologie au coeur du débat d’une manière positive pour contrer celles et ceux qui en font une présentation punitive. 

Alain Uguen

GEO contre les égos

GEO (Gauches et Ecologistes Ouverts) contre les égos

Alors que nous voudrions fêter les 30 ans de la victoire de la majorité plurielle de la gauche et des écologistes aux législatives de 1997, la multiplication des candidatures à la présidentielle nous menacent de vivre les 25 ans de la disparition d’un-e candidat-e de gauche ou écologiste à la présidentielle et l’élection d’une candidate d’extrême droite.

Les sénatoriales ne concernent que les grands électeurs et grandes électrices mais n’en constituent pas moins une occasion de faire entendre notre voix citoyenne en appelant à la constitution de listes GEO (Gauche et Ecologistes Ouverts) aux sénatoriales.

Nous vous invitons à signer (si ce n’est pas encore fait ) les deux cyber actions ci-dessous et à interpeller en ce sens les candidats aux sénatoriales en indiquant leur adresse électronique dans les commentaires.

Votre voix et votre souris ont du pouvoir

Alain Uguen

Cyberaction : 2027 Construire en commençant par la base citoyenne

Cyberaction : Parrainage 2027

la stratégie du faible au fort

Marine,

La primaire présidentielle a échoué qu’à cela ne tienne propose la primaire des territoires législative pour répondre à la main tendue de JLM qui a tout d’une clef de bras pour te paralyser. Oui à un accord politique mais qui associe les citoyens pour désigner les candidats aux législatives au niveau des territoires.

Au jeu du Tout à l’égo JLM est le plus fort. Rien ne l’empêchera de penser qu’en 2027 il fera 27% et sera au deuxième tour surtout si les autres candidats n’arrêtent pas de parler de lui.

La stratégie du faible au fort consiste à partir des points faibles de son adversaire pour parvenir à ses fins.

Ton point fort Marine c’est d’avoir été celle qui a maintenu la cohésion de la nouvelle alliance populaire lors des législatives tout comme les écologistes depuis 42 ans que nous les avons créés ont été forts lorsqu’ils ont su rassembler que ce soit aux européennes ou aux municipales ou aux législatives de 1997 où nous avions les accords Verts-PS comprenant le programme et la répartition des circonscriptions alors que LFI n’est fort que parce que nous lui laissons l’espace que ce soit aux dernières municipales où nous avons disparu dans des listes menées par le PS alors que la proportionnelle aurait voulu que nous y allions au premier tour pour fusionner au second après avoir créé le rapport de forces.

Pour gagner contre LFI il faut leur proposer une primaire législative des territoires en discutant partage des circonscriptions avec PS, PC, régionalistes et les amis de Glucksmann au niveau des régions pour marginaliser LFI et opposer la stratégie collective à la stratégie de la grande gueule de celui qui se prétend la République et veut diviser des écologistes entre ceux qui partent avec lui et ceux qui veulent partir avec le reste de la gauche et les écologistes.

Toujours partant pour en discuter avec toi.

Amicalement

Alain Uguen

Pour une Majorité Plurielle de la Gauche et des Ecologistes en 2027

Dominique,

Il y a vingt ans, lors de la primaire des Verts pour la présidentielle de 2007 je n’ai pas réussi à te convaincre que le vote utile priverait le ou la candidate écologiste de votes après le 21 avril 2002. 

Mon avis a évolué depuis et plutôt qu’une primaire présidentielle qui se révèle à l’usage catastrophique pour le gagnant ( Hamon à gauche et Fillon à droite) je plaide pour une primaire des territoires législative permettant de désigner les candidates et candidats aux législatives chargés de désigner celle ou celui qui représentera la coalition au premier tour de la présidentielle et de se mettre d’accord sur un programme pour la législature.

Pour éviter de fêter les 25 ans du 21 avril 2002 avec un duel entre une représentante de la dynastie de Saint Cloud et celui qui se prend pour la République, je te propose de prendre la tête d’un mouvement pour les 30 ans de la Majorité Plurielle de la Gauche et des Ecologistes pour rappeler qu’en 1997 nous avions gagné parce que nous avions un accord Verts-PS portant à la fois sur un programme et sur une répartition des circonscriptions. 

En tant que représentante du premier gouvernement Jospin porteuse d’une loi qui porte ton nom et met en avant le territoire et en tant que parlementaire de l’opposition actuelle, tu aurais légitimité pour proposer à la fois à tes collègues de l’époque encore vivants et à tes collègues de l’Assemblée Nationale un processus mobilisateur susceptible de permettre d’accéder au second tour en évitant la dispersion synonyme de disparition et de gagner au second dans la dynamique créée au premier tour.

Je suis à ta disposition pour en parler si tu le souhaites soit à Groix si tu y as toujours une maison soit à Paris.

Bien amicalement

Alain Uguen

Si d’autres personnes souhaitent s’adresser à Dominique Voynet

dominique.voynet@assemblee-nationale.fr