NI LREM NI FN NI FI Je vote Europe et Ecologie

NI LREM NI FN NI FI
Je vote Europe et Ecologie

les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

N’oublions pas que 3 ans après le Front Populaire que l’on veut nous vendre aujourd’hui il y avait le début de la 3è guerre mondiale, que 2 ans après 1981 c’était le retour de la rigueur

Le roi est nu

Le parcours et le comportement de Jean Luc Mélenchon ne m’incitent pas à lui donner les clés de la maison.

Il a eu 5 ans pour rassembler, il ne l’a pas fait, il s’est contenté de gérer le capital de sa boutique. Je ne crois pas que de rajouter écologique et sociale derrière son Union Populaire décrétée de Nouvelle soit un gage de démocratie.

Alors que son score est du pour moitié à du vote utile, LFI concède 30 sièges gagnables sur le papier à EELV, 15 au PS, 15 au PC. Cela fait 60 sièges sur les 300 nécessaires pour avoir une majorité susceptible de durer soit 240 députés LFI alors qu’aujourd’hui les élus LFI se réduisent à 17 députés nationaux, 6 euro-députés et Faches-Thumesnil (18000 Hab) est la plus grande ville dirigée par un LFI.

3 points de vue sur les enjeux du second tour

Lendemain électoral

Green Deal 2022 : En Marche Pour la Transition Ecologique Solidaire

Primaire populaire Inverser le calendrier : les législatives avant la présidentielle

plus rassembleur que moi tu meurs

Fables de grenouilles

3 points de vue sur les enjeux du second tour

Depuis le 21 avril 2002, Cyberacteurs défend l’idée d’une primaire de la Gauche et des écologistes pour permettre aux citoyennes et citoyens de choisir leurs élus et les priorités de la campagne et éviter d’avoir un membre de la dynastie Le Pen au second tour.

Pour éclairer le choix que chacune et chacun d’entre vous fera en conscience, je vous propose 3 points de vue.

1 Mon point de vue personnel

Votons le 24 avril pour ne pas regretter d’avoir laissé d’autres décider pour nous

36 ans après Tchernobyl, 20 ans après le 21 avril 2002, 6 ans après le vote du Brexit et l’élection de Trump,

Avec le sortant nous savons que nous devrons continuer à nous mobiliser
Avec son adversaire nous ne savons pas si nous pourrons continuer à nous mobiliser

2 Le point de vue de Jean-François Julliard de Greenpeace

Bonjour Alain,

J’ai partagé avec vous la semaine dernière, au lendemain du 1er tour de l’élection présidentielle, ma vive inquiétude face aux résultats décevants pour le climat mais aussi face à la menace de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir dans notre pays.

Vos nombreux messages de soutien, mais aussi vos interrogations nous ont évidemment touchés et questionnés. Pourquoi Greenpeace, une organisation de protection de l’environnement, non partisane, appelle-t-elle à rejeter l’extrême droite ? Ça mérite quelques explications.

Je suis personnellement en contact quotidien avec nos collègues de Greenpeace sur tous les continents. Ils et elles me font part de leur combat dans des contextes politiques autoritaires. Je voudrais partager avec vous un de ces témoignages, reçu il y a quelques jours.

Une collègue de Greenpeace Brésil nous a fait parvenir cette vidéo. Impossible de rester indifférent face à ce qu’elle raconte du quotidien des militants et militantes de l’environnement sous le gouvernement d’extrême droite de Jair Bolsonaro.

Impossible aussi pour moi de ne pas repenser au soutien exprimé par Marine Le Pen à Jair Bolsonaro, au lendemain de son élection à la présidence du Brésil ; ou à ses déclarations relativisant des propos extrémistes de ce même Jair Bolsonaro.

Des témoignages similaires, nous en recevons aussi de la part de nos alliés. Notamment d’un pays européen, proche de chez nous : la Hongrie. Là encore, Marine Le Pen assume sa proximité idéologique avec Viktor Orban, dirigeant hongrois d’extrême droite.

La France n’est évidemment ni le Brésil, ni la Hongrie. Mais le soutien de M. Le Pen à J. Bolsonaro et V. Orban, les racines de son parti, le cœur de son programme et ses déclarations récentes laissent craindre le pire pour les plus fragiles, pour nos libertés et la capacité de la société civile à se mobiliser ainsi que pour le climat et l’environnement.

Quand M. Le Pen se permet de qualifier les alertes du GIEC de “grandes déclarations sur des prétendus enjeux globaux” ou d’appeler à une transition encore “moins rapide”, relativisant l’urgence climatique, elle représente un danger pour le climat.

Au-delà du climat, la menace de l’extrême droite nous concerne toutes et tous, et particulièrement en tant que sympathisants et sympathisantes d’une organisation militante comme la nôtre dont un des moyens d’action repose sur la désobéissance civile.

Est-ce notre rôle à nous, organisation de défense de l’environnement, de prendre la parole sur les droits humains, la liberté, l’égalité ? Je ne conçois pas de garder le silence, alors que c’est le sens même de notre combat et les moyens de le mener qui sont aujourd’hui menacés.

A la veille du second tour, je reste convaincu que c’est bien notre rôle de rappeler notre rejet catégorique de l’extrême droite, en soulignant encore une fois que cela ne constitue en aucun cas un blanc-seing à Emmanuel Macron.

Nous avons dénoncé le bilan médiocre du président-candidat, son programme écologique vide et ses promesses électoralistes de dernière minute. S’il est réélu dimanche, nous ne nous fierons pas aux promesses. Nous regarderons les actes.

Et nous serons vent debout dès le 1er jour de son mandat et jusqu’au dernier, pour lutter pour l’écologie et la justice sociale.

Merci de votre soutien, pour le climat et l’environnement.

Jean-François Julliard
Directeur général de Greenpeace France

3 Le point de vue d’Ugo Palheta (Contretemps)

Le Pen, le 2nd tour et le danger fasciste. Réfutation de quelques objections courantes

Le premier tour nous enferme dans une situation désastreuse, coincés entre fascisation et fascisme. Pour autant, dans ces conditions détestables que nous n’avons pas choisies, nous sommes condamnés à prendre une décision parce qu’il sortira bien de cette élection un·e président·e : Macron ou Le Pen. L’abstention ou le vote blanc sont évidemment des options possibles, mais si une large part des électeurs·rices de gauche s’abstenaient ou votaient blanc, Marine Le Pen aurait de bonnes chances de l’emporter.

Il est donc important de savoir ce qu’il en est du danger que représente le FN/RN. Or, l’une des difficultés en la matière c’est l’incertitude qui entoure une éventuelle présidence Le Pen, alors qu’à l’inverse chacun·e sait par expérience ce que sera une présidence Macron : destruction sociale, répression des mobilisations, inaction climatique, stigmatisation des musulman·es, traitement ignoble des migrant·es, etc. En somme tout ce qui a été au cœur de son quinquennat – mais qui a commencé il y a plusieurs décennies.

Le Pen présidente, nous ne savons pas précisément comment les choses tourneront. Nous savons qu’elle s’en prendra en particulier aux migrant·es, aux étrangers·ères et aux minorités, mais nous ne savons pas à quel rythme et avec quelle intensité. Nous savons qu’elle cherchera à briser les oppositions mais nous ne savons pas pour quelle stratégie elle optera (guerre-éclair contre toute forme de contestation ou tentatives d’isoler la gauche sociale et politique de la majorité de la population), ni d’ailleurs quelles résistances lui seront opposées dans différents secteurs de la société, etc.

Il faut avoir cela en tête pour ne pas se trouver désorienté si jamais Le Pen était élue : un pouvoir d’extrême droite ne signifiera pas exactement la même chose aujourd’hui que dans l’entre-deux-guerres. Les conditions sociales, économiques, politiques et culturelles ont changé ; les dirigeant·es du FN/RN en sont parfaitement conscient·es, et ils savent qu’il leur faut adapter leurs stratégies, leurs discours, leurs manières d’exercer le pouvoir, etc.

Cela n’enlève rien au danger, car le projet de ce parti est bien celui d’une renaissance nationale par purification du corps social, ce qui suppose nécessairement de s’en prendre à celles et ceux qui empêcheraient la nation de demeurer elle-même et de retrouver sa « gloire » passée, en premier lieu les minorités (ethno-raciales, religieuses, de genre et sexuelles), mais aussi d’écraser politiquement (voire physiquement) toute forme d’opposition – syndicale, politique, associative, journalistique, artistique, etc.

Au vu des cinq dernières années, il y a mille raisons d’éprouver du dégoût et de la rage à l’idée de devoir utiliser un bulletin Macron pour écarter le danger Le Pen, au moins provisoirement, pour gagner du temps afin de renforcer l’antifascisme et construire une alternative politique. Mais la sous-estimation – ou pire encore la négation – du danger Le Pen ne sera jamais une bonne raison : celle-ci, son parti et l’extrême droite en général continuent de représenter un ennemi mortel pour les mouvements d’émancipation, pour tou·tes celles et ceux qui aspirent à l’égalité, à la justice sociale et à une démocratie réelle.

***

« Le Pen ne peut pas gagner »

La première objection courante à l’idée d’un danger spécifique consiste à prétendre que Marine Le Pen n’aurait aucune chance de l’emporter. Il est vrai qu’au vu des sondages, ce n’est pas le plus probable ; mais cela ne paraît plus aujourd’hui impossible.

Ces sondages peuvent tout à fait manquer des tendances politiques importantes à l’œuvre dans une partie de la population, d’autant plus dans un scrutin qui comporte autant d’inconnus : quelle part de l’électorat de gauche mais aussi de droite voteront pour Macron, ou pour Le Pen, ou s’abstiendront ; nul ne peut le savoir précisément. Est-ce qu’une part de l’électorat qui s’est abstenu lors du 1er tour pourrait significativement aller voter Le Pen pour dégager Macron ? Là encore, personne ne peut le dire.

En tout cas les chiffres sont clairs : la progression électorale de l’extrême droite a été énorme au cours des dix dernières années, ce qui signale un succès réel de la stratégie de respectabilisation mise en œuvre par Marine Le Pen. En 2002, Jean-Marie Le Pen avait obtenu environ 18% en 2nd tour de l’élection présidentielle (soit à peu près 1 point de plus que son score du 1er tour). En 2017, Marine Le Pen a obtenu environ 34% au 2nd tour, près du double donc du score de son père quinze ans auparavant. Cette année, alors même qu’on la disait carbonisée après son débat raté de l’entre-deux-tours en 2017 et suite aux résultats décevants lors des dernières régionales, son score est estimé entre 43 et 49% et il pourrait encore évoluer, notamment en fonction du débat entre les deux candidats encore en lice.

Elle pourrait rater la marche cette année, si les électeurs·rices de gauche se mobilisent à nouveau significativement pour l’écarter, mais qu’en sera-t-il lors de la période à venir si rien n’évolue par ailleurs, en particulier si n’émerge pas une alternative politique puissante capable de s’appuyer sur des mobilisations et, espérons-le, des victoires sociales ?

« Le Pen n’est pas fasciste »

Courante, cette objection peut même se moduler en l’affirmation absurde, entendue plusieurs fois dans les médias dominants ces dernières années (dans la bouche récemment de Michel Onfray, Marcel Gauchet, etc.) : Marine Le Pen ne serait pas (ou plus) d’extrême droite. Absurde parce que toute l’histoire du FN/RN depuis sa fondation en 1972, toute la trajectoire militante de Marine Le Pen (depuis son adhésion au FN à l’âge de 18 ans en 1986), toutes ses alliances au niveau international, tout son programme, toutes ses références politiques principales, sont celles de l’extrême droite. Sans parler de toute la constellation de négationnistes, de nostalgiques du 3e Reich, de « philonazis » ou d’identitaires obsédés de « grand remplacement » qui continuent à être présents au sein du FN/RN.

La question du fascisme se pose un peu différemment parce que la caractérisation de fasciste est plus exigeante et parce que l’étiquette est si lourde à porter que la quasi-totalité des partis d’extrême droite la refusent pour des motifs tactiques évidents. Impossible d’obtenir une audience de masse en se revendiquant du courant politique sans doute le plus honni du 20e siècle (sans même parler de sa variété allemande, le nazisme, absolument indicible aujourd’hui sauf pour des groupuscules condamnés ipso facto à la marginalité).

Pour beaucoup, le simple fait que le FN/RN refuse le qualificatif d’extrême droite et a fortiori de fasciste suffirait à montrer que ses dirigeants se sont éloignés de la matrice originelle ; du moins pour celles et ceux qui savent que cette matrice fut effectivement néofasciste lors de la fondation du parti en 1972, et en réalité cela n’est guère connu à une échelle large. D’autres considèrent que ses inflexions programmatiques feraient du FN/RN un simple parti de la droite conservatrice. Sauf que l’on précise rarement l’étendue de ces inflexions – en réalité très limitées si l’on s’en tient aux mesures phares qui distinguent le plus nettement le FN/RN – et on se demande encore moins si elles signifient l’abandon de leur projet politique.

Comment définir ce projet dans son cœur, c’est-à-dire au-delà de ce qui a pu varier – voire ne cesse de varier – dans l’histoire du FN/RN (sur les questions économiques, sociales, internationales, etc.) ? Il peut s’énoncer facilement : combattre le « délitement » de la France en privant les « étrangers » de droits, au sens ethno-racial que prend le terme « étrangers » dans la logique de l’extrême droite, à savoir non pas seulement celles et ceux qui sont juridiquement étrangers (même si ces derniers·ères seront à l’évidence les premières cibles, notamment les étrangers·ères non-européen·nes), mais tout ce qui serait fondamentalement étranger et hostile à la France – en particulier les musulman·es, dont la plupart sont pourtant Français·es.

Il faut en outre prendre au sérieux l’idée que la permanence d’un tel projet a exigé des abandons partiels (de propositions, d’un vocabulaire, etc.) et des renouvellements (langagiers et politiques), outre les modifications cosmétiques bien connues : le « Rassemblement national » plutôt que le « Front national », la « priorité nationale » plutôt que la « préférence nationale », « Les Français d’abord » plutôt que « La France aux Français », etc. Cela est vrai en France, comme dans d’autres pays et pour d’autres forces (FPÖ en Autriche, Fratelli d’Italia en Italie, Vlams Belang en Belgique, etc).

Par exemple, Marine Le Pen a parfaitement compris – il ne fallait pas être une observatrice très fine de la vie politique il est vrai… – que la complaisance vis-à-vis de l’antisémitisme et du négationnisme est une ligne rouge depuis la Seconde Guerre mondiale et que les discours de son père pouvaient lui donner une aura de contestataire (du « système », du « politiquement correct », etc.) mais constituaient à long terme un lourd handicap électoral. À l’inverse, elle n’a jamais refusé d’employer les formules les plus violemment islamophobes (par exemple en considérant que le foulard serait le marqueur d’une « idéologie totalitaire ») ou xénophobes (« Combien de Mohamed Merah dans les bateaux, les avions, qui chaque jour arrivent en France remplis d’immigrés ? […] Combien de Mohamed Merah parmi les enfants de ces immigrés non assimilés ? » disait-elle en meeting en 2012).

Elle avance en outre des propositions qui, pour certaines, vont plus loin que le régime de Vichy (abroger la naturalisation par le mariage et supprimer le droit du sol pour les enfants nés en France de parents étrangers eux-mêmes nés en France), et pour d’autres (l’interdiction du foulard dans l’espace public), seraient quasiment uniques au monde, notamment parce qu’une telle mesure entre en contradiction directe avec la Déclaration des Droits de l’homme de 1948 (article 18).

De même, les revendications les plus habituelles à l’extrême droite de remise en cause du droit à l’IVG ou du « mariage pour tous » ont été mises en retrait parce que jugées minorisantes. Est-ce à dire que le FN/RN au pouvoir ne serait pas hostile aux droits des femmes et des LGBTQI ? Absolument pas : tous leurs votes en tant qu’élu·es, notamment au niveau européen, prouvent le contraire.

« Le Pen ne pourra pas obtenir une majorité parlementaire »

Selon un autre argument couramment employé, Marine Le Pen serait incapable d’obtenir une majorité parlementaire. Il est vrai que c’est un scrutin qui n’a jamais beaucoup réussi au FN/RN. À l’évidence, une victoire pour eux n’aurait rien d’assuré : il se pourrait bien qu’à défaut d’un vaste mouvement de rue contre l’extrême droite, on assiste alors à une mobilisation de type électorale. Mais une défaite non plus n’est nullement garantie, pour plusieurs raisons.

Il y a d’abord la prime au vainqueur de l’élection présidentielle. Depuis l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, aucun parti l’ayant emporté à la présidentielle n’a été vaincu lors du scrutin législatif. Pour au moins deux raisons sans doute : une victoire galvanise les partisan·es du vainqueur ; une défaite décourage les sympathisant·es des vaincu·es. En outre, l’élection de Marine Le Pen aurait pour effet prévisible de la légitimer auprès d’électeurs·rices qui se refusaient à elle et à son parti jusque-là mais qui trouveraient dans son élection un motif supplémentaire de considérer qu’il s’agit d’un parti respectable. Sans parler de l’onction « démocratique » que donne l’élection au suffrage universel, et qui demeure intimidante pour beaucoup, malgré l’augmentation de l’abstention.

Ensuite, on présume trop vite que Marine Le Pen demeurerait isolée. On oublie alors plusieurs éléments :

même isolé, le FN/RN pourrait obtenir un grand nombre de député·es dans le cadre de triangulaires ;

historiquement, des pans entiers de la droite conservatrice et libérale ont donné leur appui à des gouvernements d’extrême droite, notamment au moment de leur instauration et y compris en occupant des postes de ministres (en Italie, en Allemagne ou encore au Portugal dans l’entre-deux-guerres) ;

la droite parlementaire est composée de professionnels de la politique dont un grand nombre n’hésiterait pas longtemps à faire alliance avec le FN/RN pour conserver leurs postes s’ils estiment que, sur leur circonscription, une investiture LR ou LREM (autre option) ne permettrait pas leur réélection ;

ce phénomène serait encore accentué par l’énorme crise dans laquelle le score de Valérie Pécresse a plongé le parti qui, historiquement, représentait politiquement la bourgeoisie française (le RPR devenu UMP puis LR) ;

l’extrémisation de la droite au cours des quinze dernières années, jusqu’à la reprise par Pécresse du vocable fasciste de « grand remplacement », a rendu idéologiquement acceptable l’alliance avec le FN/RN ;

le FN/RN est moins isolé qu’il y a cinq ans puisqu’à l’extrême droite a émergé un parti qui sera dans la période à venir à la fois un concurrent (pour capter la radicalité xénophobe et raciste) et un allié potentiel (pour gouverner).

Les élections législatives vont avoir une importance particulière cette année, en particulier pour le pôle populaire qu’a incarné Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle. Mais tout miser sur ces élections, c’est sous-estimer les éléments ci-dessus et faire ainsi un pari particulièrement risqué. Ajoutons en outre que l’absence d’une majorité parlementaire a déjà été prévue par le FN/RN, dès 2017, avec une stratégie claire et simple : réformer la loi électorale et dissoudre l’Assemblée nationale pour y obtenir, cette fois, une majorité, notamment via l’instauration d’une forte prime au vainqueur de l’élection.

« Le Pen sera mise en échec par les institutions »

Un autre argument revient fréquemment, en particulier dans ce qu’on peut appeler l’antifascisme républicain. Celui-ci prétend défendre les institutions contre les fascistes et assure que les institutions nous défendront contre les fascistes. Quelles sont ces institutions ? Qu’on prenne le problème par n’importe quel bout, il n’y a pas de quoi être rassuré.

S’il s’agit de la Constitution de la Cinquième République, celle-ci est parfaitement adéquate à un pouvoir d’extrême droite. Non seulement le pouvoir exécutif est doté en régime ordinaire de pouvoirs très importants, mais depuis novembre 2015 nous avons vécu une grande partie du temps en « état d’urgence » (au nom de la lutte contre la menace terroriste puis, à partir de la loi du 23 mars 2020, sous la forme de l’ « état d’urgence sanitaire », contre la pandémie).

Qu’il y ait eu à prendre des mesures exceptionnelles, c’est l’évidence ; que cela se traduise sous la forme d’une dérive autoritaire, c’est ce qui est inacceptable. Aussi, depuis octobre 2017, une partie des dispositifs associés à l’état d’urgence – donc à une situation temporaire et exceptionnelle – sont passées dans le droit commun (perquisitions administratives, assignations à résidence, fermeture de lieux de culte, etc.).

En outre, deux articles de la Constitution permettent au Président de la République de s’affranchir davantage encore de toute forme de contrôle : l’ « état de siège » et les « pouvoirs exceptionnels » (article 16). Dans les deux cas, les formulations employées dans la Constitution laissent une grande marge de manœuvre au Président de la République, notamment dans l’appréciation du « péril imminent » ou de la « menace grave et immédiate », et lui donnent des pouvoirs démesurés.

Si par « institutions » on entend l’État, il est à la fois certain qu’il y aura des résistances dans certains secteurs de l’État mais que d’autres, en particulier les principaux appareils répressifs d’État (police et armée) seront assurément au diapason du nouveau pouvoir, notamment parce que Le Pen avance des propositions qui renforceraient leur pouvoir et leur impunité (présomption de légitime défense indiscutable), pour peu que le FN/RN soit suffisamment habile pour ne pas se mettre à dos une partie des cadres de ces appareils.

On savait la police gangrénée par l’extrême droite et ses « idées », à tel point qu’une enquête du CEVIPOF montrait il y a un an que 74% des policiers actifs avaient l’intention de voter pour le RN, mais on a pu mesurer dans la dernière période, à travers des lettres ouvertes largement signées, qu’une partie importante de l’armée était également acquise à l’idée d’une nécessaire « reprise en main » (euphémisme pour désigner une offensive autoritaire) permettant de faire face au « délitement » de la France, notamment à ces fameuses « hordes de banlieue » qu’évoquait l’une de ces lettres (signée par vingt généraux).

Quant à l’administration et aux autres institutions d’État, la plupart des expériences gouvernementales de l’extrême droite au 20e siècle n’ont guère montré une désobéissance généralisée aux directives du pouvoir, y compris lorsque les minorités étaient attaquées explicitement (évidemment chacun·e pense ici au régime de Vichy et au traitement réservé aux Juifs·ves). Il y a bien sûr toujours eu des femmes et des hommes qui, dans ce type de situations, ont résisté courageusement et agi conformément à des principes de justice et d’égalité, mais ils et elles n’ont pas été la règle, plutôt l’exception.

« Le Pen ne pourra pas gouverner face à la rue »

Selon un argument différent, venant plutôt de la gauche radicale, on prétend que Le Pen ne pourra pas mettre en œuvre son projet parce que la résistance sociale sera trop importante. Dans une version plus optimiste encore, son élection serait l’étincelle tant attendue, le signal annonciateur d’un soulèvement plus ou moins irrésistible qui permettrait, enfin, de bousculer l’ordre social.

Là encore, il faut se garder des prédictions définitives. Il n’est pas absolument impossible qu’une large mobilisation émerge dans les zones de force de la gauche et du mouvement syndical, et/ou parmi les principales cibles de l’extrême droite. Mais on peut douter que cela se produise à froid et suite à ce qui serait une double défaite : ne pas avoir réussi à hisser la gauche de rupture au 2nd tour de l’élection présidentielle et ne pas avoir réussi à battre la force politique la plus réactionnaire et la plus raciste.

On peut le regretter, on devra appeler de manière volontariste à la révolte, mais en général les défaites ne produisent pas – en tout cas pas immédiatement – une volonté de se battre. Ce qui domine en général c’est un sentiment de sidération mais aussi d’abattement, de démoralisation, souvent à la mesure des espoirs suscités ; et l’on sait que beaucoup d’espoirs ont été placés dans la candidature de Jean-Luc Mélenchon, seul capable à gauche d’accéder au 2nd tour et de nous éviter le désastre d’un duel Macron/Le Pen.

À cela s’ajoute bien souvent la désorientation : on peut d’ailleurs considérer le vote Le Pen chez des électeurs·rices de Jean-Luc Mélenchon comme une forme extrême de désorientation, tant ce qu’a défendu ce dernier est à l’opposé des valeurs et des politiques qui sont celles de l’extrême droite, de Marine Le Pen. Bien sûr, il faudrait ajouter que cette désorientation est nourrie par cinq ans de brutalisation macroniste et favorisée par plusieurs décennies de banalisation des « idées » d’extrême droite dans les médias dominants mais aussi à travers les politiques menées par les gouvernements successifs (dans la période récente les lois dites « asile-immigration », « séparatisme », « sécurité globale », etc.).

Cela étant dit, si Le Pen était élue, l’essentiel se jouerait bien dans la capacité de mobilisation de la gauche politique et des mouvements sociaux : mobilisation sociale évidemment (manifestations, grèves, blocages, etc.) mais aussi électorale (les élections législatives seront un test assez crucial de ce point de vue). L’arrivée de Le Pen au pouvoir ne signifierait pas en un claquement de doigts l’impossibilité de lutter, comme l’ont montré les victoires de Trump aux États-Unis ou de Bolsonaro au Brésil.

Il faudrait alors enrayer le processus de fascisation de l’État par nos luttes, sociales et politiques, mais dans des conditions assurément plus difficiles que sous Macron : ce dernier étant largement délégitimée, les mobilisations sociales des années à venir pourraient s’appuyer sur les mouvements du quinquennat précédent. À l’inverse, Marine Le Pen bénéficierait sans doute, dans une partie de la population au moins, d’une sorte de bénéfice du doute, et elle pourrait naviguer habilement : faire quelques concessions à certains secteurs des classes populaires pour mieux s’attaquer à d’autres ; engager des compromis avec certaines organisations (syndicales par exemple) pour s’en prendre plus aisément aux syndicats les plus combatifs.

Ne minimisons pas en outre à quel point, sous un pouvoir d’extrême droite par définition radicalement hostile aux minorités et aux mouvements d’émancipation (et à l’inverse entièrement favorable à la police), le sentiment d’impunité de celle-ci s’élèvera à des niveaux inédits : vis-à-vis des exilé·es, des musulman·es, des Rrom·es, des quartiers populaires et d’immigration, des manifestant·es, des grévistes, etc.

« Le Pen ne correspond pas aux intérêts du patronat »

Un argument, là encore présent au sein de la gauche radicale, consiste à affirmer que l’extrême droite ne pourrait gouverner parce que son programme ne correspondrait pas aux intérêts du patronat. Si jamais Marine Le Pen était élue, le capital ferait obstacle à la mise en œuvre d’une partie importante de son projet.

Il est vrai que le RN n’est pas l’option première du grand patronat, et la grande majorité des médias et des idéologues bourgeois ont fait campagne pour Macron. Ils auraient également pu soutenir Valérie Pécresse mais il s’est rapidement avéré que cette dernière n’avait aucune chance : Macron est donc apparu aisément comme le meilleur défenseur de l’ordre social, le seul capable d’aller jusqu’au bout du projet néolibéral de refonte des rapports sociaux dans le sens de la concurrence généralisée, de la privatisation, de la marchandisation, etc.

On peut pourtant objecter plusieurs choses à cet argument. Tout d’abord, le fascisme n’était pas non plus le premier choix de la classe dominante dans l’entre-deux-guerres ; ses leaders – Mussolini ou Hitler – ne faisaient pas partie du sérail, ils apparaissaient comme des personnages grotesques et imprévisibles. Cela n’a pas empêché une grande partie de la classe dominante, y compris certains de ses secteurs dominants, de se rallier au fascisme. D’autres secteurs ont pu lui être hostiles (soit initialement soit plus tardivement), mais pour l’essentiel ils s’y sont accommodés parce qu’ils y ont trouvé leur intérêt.

On trouve en effet un élément dans la politique fasciste ou néofasciste qui ne peut que susciter l’assentiment des bourgeoisies, à savoir l’écrasement brutal ou l’étouffement progressif des mouvements de contestation sociale, en particulier des syndicats, car celle-ci permettrait de revenir rapidement sur les principales conquêtes sociales de la classe travailleuse (protection sociale, services publics et droit du travail notamment), qui restreignent le champ de l’accumulation du capital ou limitent l’exploitation.

Du point de vue capitaliste, il y a évidemment des risques à s’engager dans cette voie : une politique trop brutale vis-à-vis des mouvements sociaux pourrait provoquer l’émergence d’une mobilisation radicale de masse, et la classe dominante préfère en général s’épargner ce genre de risque, en préférant anesthésier les syndicats par toute la politique dite de « concertation sociale », de « dialogue social », etc., ou en faisant quelques vagues concessions (très vagues dans la dernière période). Mais si la crise politique s’approfondit et si la classe dominante a le sentiment non seulement qu’une riposte de grande ampleur est improbable du côté des classes populaires mais aussi que le pouvoir est suffisamment solide, ils peuvent être prêts à soutenir une politique de confrontation violente avec les organisations syndicales et les mouvements sociaux.

De même, la politique de l’extrême droite ciblant les travailleurs·ses étrangers·ères pourrait gêner formellement certains secteurs du patronat, ceux qui en emploient une part conséquente (le BTP par exemple), y compris des travailleurs·ses sans-papiers. Mais ne doutons pas du fait que l’extrême droite parviendrait certainement à des compromis avec le patronat de la construction, sans parler du fait que la classe capitaliste dans son ensemble trouverait avantage à une politique qui aurait pour effet évident d’accentuer toutes les divisions déjà existantes au sein de la classe travailleuse.

Il faut remarquer par ailleurs que l’extrême droite bénéficie d’ores et déjà de soutiens dans les franges les plus réactionnaires de la classe dominante (qu’on pense à Bolloré). En outre, l’émergence politique de Zemmour a permis à l’extrême droite de s’implanter beaucoup plus largement dans des secteurs des classes dominantes qui soutenaient plutôt la droite conservatrice auparavant ; les votes pour Zemmour dans les beaux quartiers de l’Ouest parisien en témoignent, mais aussi la liste de ses soutiens et donateurs qu’avait publiée Mediapart il y a quelques mois.

Une variante de cet argument existe aussi sous la forme suivante : les capitalistes n’ont pas besoin du fascisme parce qu’il n’y a pas actuellement de menace révolutionnaire, de force sociale et politique capable de renverser le pouvoir bourgeois, etc., donc le fascisme ne peut vaincre. Dans cette vision, le fascisme ne serait qu’un instrument utilisé par la classe dominante en cas de besoin, privé de toute autonomie (même relative) et dont la seule logique serait la défense des intérêts de classe bourgeois.

C’est manquer le fait que les fascistes, s’ils ne remettent jamais en cause l’ordre socio-économique une fois au pouvoir (malgré des discours aux tonalités anticapitalistes lorsqu’ils cherchent à séduire les classes populaires), ne sont pas une pure machination inventée par la bourgeoisie ; ils constituent une force politique qui s’appuient sur d’autres fractions de classe, en particulier les couches moyennes (qui lui fournissent ses cadres), et qui développent un projet politique distinct de celui des bourgeoisies, au moins le temps de la conquête du pouvoir, lui permettant de gagner l’adhésion d’une diversité de couches sociales.

C’est oublier aussi que, historiquement, les fascistes ne sont généralement pas parvenus au pouvoir en situation pré-révolutionnaire ou révolutionnaire, pour réprimer un soulèvement généralisé, mais plutôt dans des situations d’instabilité politique dans lesquelles le mouvement ouvrier et la gauche se trouvaient plutôt dans une phase d’affaiblissement, de désorientation et de division (même s’il est vrai qu’en tant que phénomène historique le fascisme a été une des formes prises par la contre-révolution, dans le contexte ouvert par la Révolution russe).

On pourrait également évoquer le fait que les néofascistes sont passés maîtres dans l’art d’inventer des menaces imaginaires, aidés en cela par des officines et des idéologues beaucoup plus mainstream : outre le « complot grand-remplaciste », la « colonisation à l’envers », l’ « infiltration islamo-gauchiste » ou la « tyrannie des minorités », on a vu les extrêmes droites et autres droites radicales faire d’Obama un « socialiste » aspirant à transformer radicalement les États-Unis, prétendre que les nations seraient écrasées sous le joug du « marxisme culturel », affirmer que les sociétés occidentales seraient en voie de « féminisation » et de « dévirilisation », ou encore que nous vivrions « en régime communautariste et racialiste anti-blanc, autrement dit un apartheid inversé » (Michel Onfray). Tout cela visant à légitimer en réalité une politique d’affirmation blanche, nationaliste et masculiniste, une contre-révolution coloniale, raciale et patriarcale.

Autant dire que l’extrême droite n’a pas besoin de menace révolutionnaire réelle pour s’ériger en rempart de l’ordre social contre des conspirations imaginaires, des révolutions fantasmées et des dominations inventées de toutes pièces.

« Le Pen se normaliserait une fois au pouvoir »

Il est encore une autre manière de sous-estimer le danger : prétendre qu’en arrivant au pouvoir, l’extrême droite se normaliserait et mènerait une politique plus ou moins identique aux gouvernements qui se sont succédés au pouvoir depuis des décennies.

Ce n’est pas à exclure. Il n’est pas absolument impossible qu’en faisant alliance avec des secteurs de la droite, en accédant aux sommets de l’État, les tendances à la notabilisation du FN/RN s’accentuent et que ses dirigeants oublient leur projet fondamental et leurs propositions les plus notoirement d’extrême droite (« priorité nationale », interdiction du foulard, etc.), pour mieux se maintenir au pouvoir en apparaissant comme des gestionnaires sérieux et responsables du système.

Il s’agit pourtant d’une issue peu probable, pour au moins trois raisons. Si les dirigeant·es du FN/RN n’aspiraient qu’à accéder au pouvoir et n’étaient que de purs opportunistes sans projet spécifique, cela fait longtemps qu’ils auraient pu bénéficier de bien davantage d’élu·es en se débarrassant de leurs propositions historiques et en cherchant systématiquement à faire alliance avec la droite. Ce n’est pas ce qui s’est passé au cours des dernières décennies : ils ont presque toujours maintenu une indépendance vis-à-vis de la droite traditionnelle et n’ont pas abandonné leur programme, ce qui a très fortement limité leur capacité à obtenir des élu·es. Avec toujours le même objectif : une conquête du pouvoir seuls ou en position dominante, jamais comme partenaire subalterne.

Un autre élément important, c’est que leur électorat – qu’ils ont su élargir et stabiliser au cours des années 2010 – ne leur pardonnerait certainement pas de ne pas aller plus loin, et même beaucoup loin, que ce qu’ont fait les gouvernements précédents, vis-à-vis notamment des migrant·es, des étrangers·ères, des minorités (musulman·es, rrom·es, etc.), des quartiers populaires et de l’immigration. Un parti qui vient d’être élu cherche généralement à stabiliser sa base électorale, et pour cela à la satisfaire dans ses aspirations fondamentales. Or, on sait la place que prennent la xénophobie et le racisme dans les motifs du vote pour le FN/RN.

Ajoutons encore un point : l’émergence sur la scène politique de Zemmour et la création de son organisation (Reconquête) signifie comme on l’a dit plus haut qu’il y aura pour le FN/RN un allié possible mais aussi un concurrent, tendu vers l’objectif de dérober à Le Pen son électorat. En cas de victoire de celle-ci, Zemmour et son parti feront assurément de la surenchère anti-immigré·es et islamophobe, lui reprochant sans cesse de ne pas aller suffisamment loin. Cela aura pour effet de faire apparaître le FN/RN comme plus modéré et « républicain », donc à le légitimer et ses politiques avec, mais cela constituera aussi une pression à aller effectivement toujours plus loin pour ne pas perdre le monopole de la radicalité nationaliste et suprémaciste-blanche.

Ugo Palheta est sociologue, maître de conférences à l’université de Lille, membre du Cresppa-CSU et co-directeur de la revue Contretemps. Il est l’auteur de nombreux articles pour Contretemps, deLa Possibilité du fascisme (La Découverte, 2018), de Face à la menace fasciste (avec Ludivine Bantigny, éd. Textuel) et, tout récemment avec Omar Slaouti, de Défaire le racisme, affronter le fascisme (La Dispute, 2022).

Lendemain électoral

il y a 50 ans, le rapport Meadows sonnait la première alerte pour la planète Terre

Il y a un an Pétition : Unis-Terre / Jupiter

Les soussignées et soussignés refusant de connaître un remake du second tour de la présidentielle de 2017 demandent à celles et ceux qui prétendent les représenter à l’onction suprême de se faire les apôtres de l’union des écologistes et de la gauche…une primaire permettra à l’automne aux citoyennes et citoyens de choisir les priorités du quinquennat et la personne la plus à même de les incarner au premier tour de la présidentielle

Un an après ce texte nous y sommes : le total des candidatures LFI, EELV, PC et PS aurait mis une candidature unique de la gauche et des écologistes en tête au premier tour (30,58%).

cyberaction : Coalition Législatives écologiste : la Clé du succès
La planète ne peut pas attendre 5 ans de plus pour cause d’égos surdimensionnés.

La primaire dont nous rêvons aura lieu au premier tour mais il est plus que probable que la dispersion de voix ne permettra pas de participer au second tour et/ou de gagner.

Par contre les législatives, pour peu qu’il y ait une coalition pour une transition écologique solidaire présentant un-e seul-e candidat-e par circonscription peuvent créer une cohabitation comme ce fut le cas en 1997 où l’accord verts ps avait permis de gagner suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale par Jacques Chirac

Cyberaction : Sur autoroute, 110 pour le Climat ! Du concret, pas du blabla.

J’ai souhaité informer le Président sortant candidat à sa ré-élection de mon état d’esprit au lendemain du premier tour.

contact@avecvous.fr

Avec nous dites-vous ?

Monsieur,
il y a 50 ans, le rapport Meadows sonnait la première alerte pour la planète Terre.

Hier vous disiez :”Plus rien ne doit être comme avant. Je souhaite tendre la main à tous ceux qui souhaitent travailler pour la France. (…). Je suis prêt à inventer quelque chose de nouveau pour rassembler.”

Comme vous aviez annoncé votre intention de reprendre la presque totalité des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat !!!

Vous comprendrez que j’attends autre chose que du blabla pour me convaincre de voter pour vous le 24 avril prochain.

Citoyennement vôtre.

Green Deal 2022 : En Marche Pour la Transition Ecologique Solidaire

Entre un centre gauche explosé façon puzzle et un Mélenchon qui veut représenter la République à lui tout seul, la gauche est morte vive l’écologie.

Une extrême droite à plus de 30%, une droite à 15%, un président sortant à 25% : pas besoin d’être fort en maths pour constater l’impossibilité d’une coalition de la gauche et des écologistes d’espérer conquérir la majorité seuls. On ne peut parler de l’urgence de décisions pour éviter la catastrophe climatique et continuer à raisonner avec des schémas gauche-droite dignes du dernier millénaire.

Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre à nouveau 5 ans dans la lutte contre le réchauffement climatique au moment où nous pourrions nous appuyer sur l’exemple allemand d’alliance des écologistes, de la social-démocratie et des libéraux pour faire basculer l’Europe vers le Green Deal et la transition écologique solidaire.

Faute d’avoir réussi à convaincre qu’il fallait une primaire législative et non présidentielle, il faut mener campagne pour convaincre les déçus de la gauche et/ou du macronisme de voter utile pour l’écologie , d’utiliser le vote Jadot pour envoyer le message

Le vrai sujet
c’est de faire émerger

une majorité de projet

et non une majorité de rejet

Le premier tour de la présidentielle doit être celui de la primaire qui n’aura pas eu lieu entre la sociale écologie et le macronisme.

Rappelons-nous que les Grünens en faisant alliance avec Merkel ont réussi à imposer l’arrêt du nucléaire en Allemagne. Appeler à une majorité identique à la coalition allemande permettrait d’offrir une alternative aux lobbies sur lesquels Macron s’appuye (agro-industries, fissiles, fossiles, fusils …)

En créant des collectifs En marche pour la Transition Ecologique Solidaire, suscitons des candidatures aux législatives pour une nouvelle majorité capable de mobiliser les déçus de tous bords et de faire entrer la France et l’Europe dans la société du Green Deal.

En transformant ces collectifs en Accompagnateurs Citoyens à la Transition Ecologique Solidaire, nous pourrions mener une campagne à l’image de la société à laquelle nous aspirons : citoyenne, écologiste, solidaire.

Et utilisons le bulletin vert pour faire le bras de fer avec Macron et imposer une répartition des candidatures aux législatives susceptible de porter une nouvelle majorité désireuse de faire gagner l’Ecologie, l’Europe et la Solidarité.

Alain Uguen
confondateur des Verts en 83 et 84, élu vert de 1983 à 2001, délégué aux élections et aux élus des Verts dans les années 90

Primaire populaire Inverser le calendrier : les législatives avant la présidentielle

Le problème quand on a raison trop tôt c’est qu’au moment où on le dit c’est inaudible et que quand cela devient audible, personne ne se souvient du propos initial.

Ainsi je plaide pour une primaire citoyenne depuis le 21 avril 2002 convaincu que c’est la seule solution pour éviter de laisser à l’extrême droite la maitrise du débat. Je l’ai fait en créant primaire.org et même en étant candidat à la primaire interne des Verts en 2006.

L’idée de primaire citoyenne a fini par s’imposer au PS d’abord puis à droite. Mais sa focalisation sur la présidentielle a servi à fusiller le candidat qui en est sorti vainqueur soit en tant que président élu mais vite privé de majorité (Hollande) soit comme candidat privé de soutiens ( Fillon et Hamon).

J’en suis donc venu à l’idée que la primaire citoyenne reste une bonne idée pour remettre les citoyens au cœur du débat politique mais qu’il faut la faire sur les législatives pour éviter le tout à l’égo qui finit par perdre ses héros.

Et c’est là que je suis, pour une fois, d’accord avec Bernard Poignant : il faut une coalition à l’allemande (qui) trouve un débouché pour répondre à leur aspiration.

Pour ça il faut remettre les choses dans l’ordre inversé par le tandem Jospin-Raffarin : comme les allemands mettre les législatives avant pour mesurer le rapport de forces, ensuite instaurer une discussion entre les forces qui veulent gérer ensemble pour trouver un compromis et enfin désigner l’animateur de cette majorité qui est généralement celui de la force la plus importante.

Dans l’éclatement façon puzzle de l’univers social-écolo, cela nécessiterait un candidat qui accepte l’idée d’une primaire législatives permettant de répartir les candidatures au niveau de chaque région et de lui assurer le leadership pour représenter cette coalition au premier tour de la présidentielle afin de négocier entre les deux tours avec le président sortant pour obtenir comme les gruenens en leur temps une sortie du nucléaire et la mise en œuvre de la Transition par une coalition regroupant comme en Allemagne les écologistes, les sociaux-démocrates et les libéraux européens.

Mais je crains que la décomposition du paysage politique français ne soit pas suffisamment avancée pour permettre à une telle idée de germer pour éclore au printemps.

Alain Uguen
Les amis des 150

TRIBUNE Comprendre les français

Eco-gestes pour faire des économies d’eau

La consommation d’eau est essentiellement le fait de l’industrie et de l’agriculture. L’irrigation représente par exemple 70 % de la consommation d’eau totale dans le monde. L’usage domestique ne représente que 8 % de la consommation totale. Toutefois, il est important de bien savoir gérer cette ressource pour ne pas la gaspiller et faire des économies sur votre facture d’eau.

Dossier réalisé grâce à Consoglobe

Optez pour le récupérateur d’eau

Certaines eaux n’ont pas besoin d’être potables et parfaitement propres pour être utilisées, comme l’eau servant aux toilettes ou à l’arrosage.

Or, la plupart du temps, l’eau utilisée pour cela est de l’eau du robinet, filtrée et traitée.

Pourquoi ne pas utiliser alors un récupérateur d’eau qui pourrait grandement alléger votre facture ? Il existe deux types de récupérateurs d’eau : les cuves installées sous terre et à la contenance importante et les cuves que vous pouvez installer dans votre jardin, directement reliées à la gouttière.

Cela vous permettra de réduire votre facture, tout en évitant de gaspiller de l’eau potable.

Équipez les robinets de votre domicile

Le robinet… Ce petit objet si facile d’utilisation et qui gaspille tellement ! Sans compter le fait que s’il « goutte », ce sont des litres d’eau gaspillés inutilement.

Pour économiser l’eau du robinet, vous pouvez d’abord opter pour des règles de bon sens, comme fermer le robinet lorsque vous vous brossez les dents, ou ne pas le laisser couler inutilement (un robinet ouvert pendant une minute, c’est 1.5 litre d’eau écoulé).

Vous pouvez également équiper les robinets de votre maison d’économiseurs ou mousseurs. Ces petits objets peu onéreux se placent à la place de l’embout classique de robinet. Une fois installé, l‘économiseur mélangera l’eau à l’air, vous assurant un débit tout aussi important qu’auparavant, et une consommation moindre.

Vos douches peuvent également être équipées d’une douchette écologique qui vous permettra facilement d’économiser 40 % de consommation d’eau grâce à l’intégration d’air dans l’eau.

De nouveaux équipements ont également vu le jour pour maitriser sa consommation d’eau comme les systèmes Nebia, qui permet d’économiser jusqu’à 70 % d’eau grâce à un système de micro-gouttelettes.

45 % de la facture d’eau !

Protection de la planète et économies d’énergie sont compatibles. Le magazine 60 millions de consommateurs a testé des douchettes à économie d’eau et préconise la pose de matériel d’économie d’eau sur les robinets et WC.

L’étude montre qu’une famille de 4 personnes peut réduire de 30 % sa facture d’eau (de 150 m3 /an à 100 m3) soit 50 m3 d’eau économisée par an, tout en gardant le même confort.

Ces matériels d’économies d’eau permettent au final une économie entre 217 et 267 euros/an ce qui représente 45 % de la facture d’eau (30 % d’économie pour l’eau et 15 % supplémentaire sur l’énergie).

gare à la chasse d’eau

Vous pouvez aussi vous équiper d’une chasse d’eau à double débit ou d’une éco chasse d’eau, qui vous permettra de stopper le débit d’eau de la chasse au moment où vous relâchez la pression sur le bouton.
Les
éco-plaquettes peuvent aussi être utilisées pour réguler le remplissage du réservoir et vous permettre d’économiser jusqu’à 4.000 litres d’eau par an. Le système D fonctionne aussi : mettez simplement une brique dans le réservoir de chasse d’eau, ce qui permettra de diminuer le volume d’eau utilisée.

Pensez également à “l’éco chasse d’eau” qui, en interrompant l’écoulement de l’eau dès que vous relâchez la tirette, vous permet d’économiser jusqu’à 30 euros sur votre facture d’eau.

lavez votre voiture… sans eau

Lorsque vous décidez de laver votre voiture, c’est sans doute sans aucune restriction d’eau. Dans une station ou à la main, ce sont des dizaines de litres d’eau qui sont utilisés simplement pour faire briller votre voiture.

Si vous tenez absolument à ce que votre véhicule soit propre, vous pouvez opter pour les produits à utiliser sans eau. Les produits de nettoyage voiture sans eau sont très simples d’utilisation. Il s’agit de produits à pulvériser sur le véhicule, puis à frotter à l’aide d’un chiffon.

Et quitte à opter pour le nettoyage sans eau, autant choisir des produits 100 % d’origine végétale et huiles essentielles naturelles. Il existe des produits spécialement conçus pour les vitres de votre véhicule ou même pour les jantes…

le jardinage sans eau

Le xéropaysagisme… Cela ne vous dit rien ? Il s’agit juste d’une nouvelle façon de jardiner, qui n’utilise pas d’eau ou presque.

L’idée est alors de particulièrement bien choisir les plantes que l’on va cultiver, en les sachant peu gourmandes en eau.

Vous pouvez également construire vos espaces de plantation « en étage » afin de permettre à l’eau de pluie de bien s’écouler dans les sols.

La consommation d’eau des Français

Entre la cuisine, l’hygiène, le nettoyage ou encore la vaisselle, un Français utilise en moyenne 150 litres d’eau par jour.

Une consommation qu’il est important de savoir maîtriser.

Optez pour la douche

Prendre une douche plutôt qu’un bain fait partie des écogestes préférés des Français. Avec 60 litres utilisés en moyenne pour une douche, contre 200 litres pour un bain, il est clair qu’il est préférable de prendre une douche plutôt qu’un bain.

Vous pouvez également opter pour un minuteur de douche qui vous indiquera gentiment le temps que vous passez sous la douche. Hydrao propose un pommeau de douche connecté qui change de couleur si l’on consomme trop d’eau, passant du vert au rouge clignotant lorsque la consommation est trop excessive.

Récuperer l’eau le temps que l’eau chaude arrive jusqu’au pommeau de douche. Un seau ou une bassine permet de récupérer l’eau froide qui sort du pommeau de douche en attendant qu’elle soit à température. Cette eau peut servir pour le jardin ou pour d’autres usages.

fermer son robinet

Couper son robinet en se brossant les dents fait également partie des écogestes basiques à mettre en place chez soi.

Un petit rappel : couper l’eau lorsqu’on se brosse les dents permet d’économiser jusqu’à 24 litres d’eau par jour. Le conseil vaut aussi lorsque l’on se rase ou fait sa vaisselle.

la chasse aux fuites

Les fuites peuvent être négligeables, toutefois elles comptent pour beaucoup dans votre consommation d’eau. Et elles peuvent être facilement évitées. Selon l’Ademe, un robinet qui goutte c’est 120 litres d’eau gaspillés (600 litres pour une chasse) et coûterait 100 euros par an.

 

Pour vérifier qu’il n’y ait pas de fuite chez vous, vous pouvez relever votre compteur avant de vous coucher et le lendemain matin, sans déclencher de machine à laver ni de chasse d’eau entre temps. Si les chiffres n’ont pas bougé, il n’y a pas de fuite chez vous. Sinon, vérifiez vos robinets, chasses d’eau et appareils électroménagers pour chasser les fuites.

changez votre électroménager

 

Bien sûr, on ne va pas vous demander de changer votre lave-vaisselle ou votre machine à laver dans les heures qui viennent. Consommer intelligemment, c’est consommer lorsque le besoin se fait réellement sentir.

Mais le jour où votre électroménager rend l’âme et que vous vous retrouvez devant une vingtaine de machines devant vous, pensez à bien regarder l’étiquette énergie !

Sur l’ensemble de l’électroménager, une étiquette vous informe en effet de la classe énergétique de votre produit, mais également de sa consommation d’eau.

Des paramètres à considérer lors de l’achat qui vous feront faire des économies d’eau et d’énergie. Ainsi, lors de l’achat de son frigo, de sa machine à laver ou de son lave-vaisselle, il est préférable de choisir des produits classés de A+ à A+++.

Rien ne se Jette tout se transforme

L’eau n’a pas forcément un usage unique et vous pouvez réaliser quelques économies d’eau en la réutilisant au quotidien.

Ainsi, placez une petite bassine dans le fond de votre évier lorsque vous lavez vos légumes, ou que vous attendez l’eau chaude. L’eau, pas vraiment souillée, vous servira à arroser vos plantes.

On peut réutiliser l’eau de cuisson des aliments pour de multiples usages. Vous faites cuire vos pommes de terre à l’eau ? Récupérez l’eau chaude pour désherber votre jardin. Efficacité garantie !
Tous ces gestes peuvent représenter des économies d’eau négligeables, mais mises bout à bout, cela permettra de préserver cette précieuse ressource. En parler autour de vous ou avec vos enfants permet également de sensibiliser votre entourage à l’importance de préserver l’eau.

plus rassembleur que moi tu meurs

Yannick,

Bravo pour cette élection qui te confère la responsabilité de rassembler y compris dans ta propre famille politique.

«Demain, dès que nous accéderons aux responsabilités, nous rendrons le pouvoir aux Français», promet-il, remerciant ses adversaires malheureux et les invitant à le rejoindre.

Sans attendre demain, dans le prolongement de ta démarche de rassemblement de la gauche en avril, je te propose

1 une méthode de composition de la majorité calquée sur le modèle allemand : la primaire législatives pour permettre à toutes les composantes qui souhaitent participer à la majorité écologiste en 2022 de se compter en répartissant les candidatures législatives à la proportionnelle  pour

– remettre dans le bon ordre le calendrier inversé par Jospin en 1997 avec l’aide de Raffarin

– sortir des guerres d’égos pour des débats sur le programme

– associer les citoyennes et citoyens qui souhaitent un changement de majorité au choix des candidats et du programme

2 une méthode de campagne qui transforme celles et ceux qui souhaitent contribuer à ce changement de majorité non pas en distributeurs de tracts mais en coaches transition écologique solidaire faisant le tour des foyers français pour discuter concrètement avec chaque famille des moyens de réduire son empreinte écologique et ses dépenses en proposant des solutions en matière d’alimentation, de déchets, de consommation d’énergie, d’eau, de transports…

Cela nécessite de mettre sur pied dans chaque région des collectifs d’ONG travaillant sur ces questions pour élaborer des formations de formateurs qui formeront à leur tour ces coaches énergie qui iront au devant des citoyennes et citoyens pour leur permettre de reprendre concrètement le pouvoir sur leur propre vie.

Je suis à ta disposition pour en parler (et contribuer à les mettre en oeuvre) si ces quelques idées te paraissent mériter un examen plus attentif.

Bien cordialement

Alain Uguen confondateurs des Verts en 83 et 84, élu vert de 1983 à 2001, délégué aux élections et aux élus des Verts dans les années 90

Vote Ecolo : le mélange c’est tendance !

Défendons le droit de vote le 20 juin prochain : plus le nombre de listes augmente et plus l’abstention grandit !

Nous plaidions pour une primaire verte ouverte qui permette d’associer les citoyennes et les citoyens aux choix de leurs candidats et des priorités programmatiques. Ce ne sera pas pour cette fois et la primaire aura lieu au premier tour des régionales mais nous pensons que chacune et chacun peut utiliser son droit de vote pour envoyer un message clair à la classe politique qui reste figée sur des pratiques d’un autre temps.

l’Appel pour un débat sur une majorité régionale verte ouverte en Bretagne est resté sans réponse ;o(

L’abstention n’est pas une option.

Des femmes et des hommes, encore aujourd’hui sacrifient leur vie pour défendre le droit de vote

C’est le 21 avril 1944, que le Comité Français de Libération Nationale, présidé par le Général de Gaulle, signait, à Alger, une “ordonnance relative à l’organisation des pouvoirs publics en France après la Libération”. Après de longues années de luttes, les femmes devenaient enfin électrices et éligibles, comme les hommes, au suffrage universel.

Avant de décider de laisser à d’autres le choix de décider pour nous chacune et chacun doit réfléchir à la portée de cet acte à un moment où populisme et dictature deviennent monnaie courante sur la planète.

Face à la déliquescence de la vie politique où le clivage gauche-droite laisse de plus en plus la place au clivage écologiste (et donc terrien) – nationaliste, les mouvements politiques, associatifs, syndicaux gangrénés par le tout à l’égo peinent à offrir des perspectives poussant les jeunes générations à s’engager tant ils s’émiettent en une multitude de micro-organismes. Dans cette période de décomposition-recomposition chacune et chacun peut choisir soit d’opter pour les micro-organismes soit d’être la petite graine qui germera quand le compostage sera à maturité.

La multiplication des listes dites écologistes fait peser la menace qu’aucune ne franchisse le cap des 10% nécessaires pour participer au second tour et aucune ne dit clairement avec qui elle compte s’allier pour constituer une majorité au second tour.

Marre de voter vert au premier tour et d’être marron au second

Pour envoyer un message clair nous proposons de voter pour les listes que vous voulez voir ensemble pour gérer votre région et votre département. S’il y en a plusieurs votre vote sera compté nul mais comme la règle veut que la présidence du bureau de vote signe tous les bulletins blancs ou nuls, vous pouvez être assurés que votre vote sera entendu et que chacune des listes saura qu’elle a perdu une voix faute d’avoir su trouver un accord avant le premier tour.

Alain Uguen les amis des 150

Ma graine contre la gangrène

De changer la vie à changer ma vie :
à moi de semer ma petite graine sur le compost de la vie politique

Le compostage est un processus de transformation des déchets organiques (déchets de cuisine, déchets verts et de bois) par des micro-organismes et petits animaux (bactéries, vers de terre) en un produit comparable au terreau : le compost. C’est un amendement organique naturel à utiliser directement dans son jardin, un fertilisant d’excellente qualité et 100 % naturel. Il allège la terre et permet des économies d’engrais, de terreau et d’eau.
Composter permet de réduire nos déchets (de cuisine et de jardin) et d’éviter les transports jusqu’à la déchetterie pour s’en débarrasser.

Face à la déliquescence de la vie politique où le clivage gauche-droite laisse de plus en plus la place au clivage écologiste (et donc terrien) – nationaliste, les mouvements politiques, associatifs, syndicaux gangrénés par le tout à l’égo peinent à offrir des perspectives poussant les jeunes générations à s’engager tant ils s’émiettent en une multitude de micro-organismes. Dans cette période de décomposition-recomposition chacune et chacun peut choisir soit d’opter pour les micro-organismes soit d’être la petite graine qui germera quand le compostage sera à maturité.

Une société se change par le bas

Nous plaidions pour une primaire verte ouverte qui permette d’associer les citoyennes et les citoyens aux choix de leurs candidats et des priorités programmatiques. Ce en sera pas pour cette fois mais nous pensons que chacune et chacun peut commencer à transformer ses habitudes de vie et utiliser son droit de vote pour envoyer un message clair à la classe politique qui reste figée sur des pratiques d’un autre temps.

Pour paraphraser Coluche « nous ne proposons pas le grand soir mais juste à changer et à voir »

Il ne resterait que 3 votants, le vainqueur se targuerait de la majorité pour dire « j’ai gagné » : l’abstention n’est donc pas une option visible. Chacune et chacun peut choisir entre les multiples listes se prétendant écologistes ou choisir de déposer un bulletin des amis des 150 pour envoyer un message vert clair

au gouvernement et son plan climat raplapla

à la région et à son plan agri rabougri

au département et à son plan vélo ramollo

aux partis : je veux décider de notre avenir

aux citoyennes et citoyens :
notre avenir est entre nos mains

Alain Uguen
les amis des 150

Fables de grenouilles

Les grenouilles et la marmite

« Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.

L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

LES GRENOUILLES QUI DEMANDENT UN ROI

Les grenouilles se lassant
De l’état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.

Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique :
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S’alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu’elles croyaient être un géant nouveau.

Or c’était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s’aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.

Elle approcha, mais en tremblant ;
Une autre la suivit, une autre en fit autant :
Il en vint une fourmilière ;
Et leur troupe à la fin se rendit familière

Jusqu’à sauter sur l’épaule du roi.
Le bon sire le souffre et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue :
« Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue. »

Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir ;
Et grenouilles de se plaindre.

Et Jupin de leur dire :« Eh quoi ? votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement ;

Mais, ne l’ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fut débonnaire et doux
De celui-ci contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire.»

Jean de La Fontaine, Fables

Les Deux Taureaux Et Une Grenouille

Deux Taureaux combattaient à qui posséderait
Une Génisse avec l’empire.
Une Grenouille en soupirait.
Qu’avez-vous, se mit à lui dire
Quelqu’un du peuple croassant.
Et ne voyez-vous pas, dit-elle,
Que la fin de cette querelle
Sera l’exil de l’un ; que l’autre le chassant,
Le fera renoncer aux campagnes fleuries ?
Il ne régnera plus sur l’herbe des prairies,
Viendra dans nos marais régner sur les roseaux ;
Et nous foulant aux pieds jusques au fond des eaux,
Tantôt l’une, et puis l’autre ; il faudra qu’on pâtisse
Du combat qu’a causé madame la Génisse.
Cette crainte était de bon sens.
L’un des Taureaux en leur demeure
S’alla cacher à leurs dépens,
Il en écrasait vingt par heure.
Hélas ! on voit que de tout temps
Les petits ont pâti des sottises des grands.

Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine

La grenouille qui était sourde

Il était une fois une course … de grenouilles. L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour. Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir. La course commença. Dans la foule de celles qui ne croyaient pas possible que des grenouilles atteignent le sommet de la tour, on entendait:

” c’est utopique !!! ”

“Elles n’y arriveront jamais ! ”

Les grenouilles commencèrent peu à peu à se décourager, sauf une qui continua de grimper. Les gens continuaient :

” … Vraiment pas la peine !!! Elles n’y arriveront jamais !… ”

Et les grenouilles s’avouèrent vaincues, sauf une qui continuait envers et contre tout…

A la fin, toutes abandonnèrent, sauf cette grenouille qui, seule et au prix d’un énorme effort, rejoignit la cime. Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait. A sa descente, l’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.

Et découvrit qu’elle… était sourde !

Source : psychologue.levillage.org (rubrique : histoires inspirantes)

Moralité de ces fables

les grenouilles c’est le peuple qui se croit opprimé par les puissants
à tel point qu’il finit par se croire totalement impuissant
restant spectateur des luttes des intrigants
dénigrant même tant qu’il peut lanceurs d’alerte et résistants

ce sont aussi les lanceurs d’alerte qui tapent du pied pour rebondir
et sourds aux cris qui les invitent largement à subir
continuent au contraire à être acteurs dans leur envie de réussir
pour que leurs enfants aient encore le droit à un avenir

Les premiers regardent vers le passé, les seconds vers l’avenir.
Entre les deux postures chacune et chacun doit à présent choisir.

Alain Uguen
Appel des amis des 150
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/appeldesamisdes-4309.html