Concours de visuels pour le climat

Comment frapper l’imaginaire de nos contemporains pour susciter des changements de comportements allant dans le sens de la sobriété et de l’éloge de la lenteur à une époque où tout s’accélère ?

Nous faisons appel à votre imagination et à vos talents sous forme d’images ou de videos pour proposer des visuels susceptibles de créer l’électro-choc nécessaire au sursaut écologique.

Merci de me les faire parvenir : je les rajouterai dans cet article pour les soumettre ensuite à votre sagacité. Mais vous pouvez déjà commenter la proposition.

Alain Uguen

sois-cool
Be cool

Changer le droit européen afin d’interdire la publicité et le sponsoring pour les énergies fossiles!

L’exploitation du pétrole, du gaz et du charbon alimente les conflits et la crise climatique. Alors comment se fait-il que ces industries continuent d’avoir autant d’influence dans nos vies et sur les politiques publiques?

Grâce à de vastes campagnes publicitaires et à des opérations de parrainages culturels, sportifs ou dans l’éducation, les entreprises de biens et services fossiles font en sorte d’accroître l’acceptabilité sociale et politique dont elles ont besoin pour bloquer l’action climatique et perpétuer leurs activités climaticides.

REJOIGNEZ DÈS MAINTENANT L’INITIATIVE CITOYENNE EUROPÉENNE POUR UN NOUVEL ACTE LÉGISLATIF EUROPÉEN

Interdire la publicité et les parrainages en faveur des combustibles fossiles

Nous invitons la Commission européenne à proposer un acte législatif de l’UE:

  • interdisant la publicité pour les combustibles fossiles, ainsi que pour les transports aériens, routiers et par voie d’eau (autres que les services de transport d’intérêt économique général) alimentés par des combustibles fossiles;
  • interdisant à toute entreprise active sur le marché des combustibles fossiles, notamment dans l’extraction, le raffinage, la fourniture, la distribution ou la vente de combustibles fossiles, de faire de la publicité;
  • interdisant le parrainage par des entreprises définies au point 2 ci-dessus ou l’utilisation des marques ou dénominations commerciales utilisées pour les combustibles fossiles.

Cet acte législatif relève de la compétence de l’UE, car il consiste à réglementer le marché intérieur pour renforcer la protection des consommateurs, de la santé publique et de l’environnement.

En effet, cette législation permettrait de sensibiliser le public aux produits et technologies responsables du changement climatique et d’autres dommages environnementaux et sanitaires. À ce titre, elle poursuivrait des objectifs qui sont envisagés par les politiques de l’UE en matière d’environnement et de protection des consommateurs, par l’harmonisation des règles relatives à la publicité et au parrainage des combustibles fossiles. Ce domaine relève de compétences partagées, notamment (voir article 4 du TFUE) du marché intérieur, de l’environnement et de la protection des consommateurs.

Pourquoi cette interdiction est-elle importante?

Nous sommes confronté·es à une crise climatique qui nous entraîne vers une crise mondiale des droits humains d’une ampleur sans précédent. Plusieurs communautés, particulièrement en Afrique, en Asie et en Amérique latine, sont déjà confrontées aux conséquences dévastatrices de sécheresses, d’inondations et de cyclones plus fréquents et intenses, et de l’élévation du niveau des mers; qui ont également atteint l’Europe. Pour la première fois, le dernier rapport du GIEC pointe du doigt les industries qui ont obstrué l’action climatique par un lobbying acharné. Ces mêmes industries ont mis en place une stratégie du doute et déployé des campagnes de communication massives pour faire porter la responsabilité du changement climatique sur les citoyen·nes. Ce rapport de climatologues impute également une responsabilité à la publicité qui est faite pour ces entreprises. Selon le Climate Accountability Institute, des entreprises comme TotalEnergies et Royal Dutch Shell, qui figurent parmi les 20 entreprises fossiles les plus polluantes  au monde, continuent de promouvoir leurs activités dangereuses à travers la publicité et le sponsoring.

Les publicités pour les énergies fossiles peuvent encourager une augmentation des émissions

Les publicités pour les produits fossiles, telles que pour les transports utilisant des combustibles fossiles, stimulent intentionnellement les ventes pour ces produits, ce qui augmente les émissions de gaz à effet de serre. Une étude de cas sur une seule campagne publicitaire AUDI a démontré une augmentation des ventes dues à la publicité de 132 700 voitures. Si l’on multiplie ce chiffre par l’empreinte carbone par article vendu, on constate une augmentation globale des émissions de gaz à effet de serre de 5 175 300 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone (CO2) due à cette seule campagne publicitaire. On ne peut pas continuer comme ça.

Les combustibles fossiles ont un impact sur la pollution de l’air, qui entraîne des morts

On estime que la pollution de l’air causée par la combustion des énergies fossiles a été responsable de  8,7 millions de décès à travers le monde en 2018, soit plus que  les décès liés au tabac. Si les combustibles fossiles sont responsables de décès via la pollution de l’air et d’autres moyens, pourquoi est-il encore acceptable que ces entreprises disposent d’autant de visibilité ? L’UE a interdit la publicité et le parrainage en faveur du tabac, alors interdire les publicités et le sponsoring en faveur des énergies fossiles apparaît comme une évidence.

Les entreprises fossiles utilisent la publicité et le sponsoring pour promouvoir de fausses solutions

Les entreprises fossiles utilisent la publicité et le sponsoring pour promouvoir de fausses solutions à la crise climatique telles que le gaz et l’hydrogène fossiles, la bioénergie et le captage et stockage du carbone (CSC). Une enquête d’Influence Map a révélé que les entreprises fossiles ont versé plus de 9,5 millions de dollars à Facebook pour des publicités présentant le gaz comme une énergie « verte », et affirmant que le gaz fossile présente des avantages pour le climat. Ces fausses solutions détournent dangereusement notre attention des vraies solutions dont nous avons besoin, comme les énergies renouvelables, et nous devons empêcher ces entreprises de tromper et distraire le public et les politiciens en les promouvant.

Influence politique

Les entreprises fossiles peuvent utiliser le sponsoring pour faire valoir leurs intérêts politiques et asseoir une légitimité sociale. Avec les constructeurs automobiles, elles ont été les sponsors officiels de la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne, où se réunissent les ministres nationaux. Porsche et Audi, toutes deux détenues par Volkswagen, ont sponsorisé la  présidence de l’Autriche en 2018 et BMW a sponsorisé  celle de la Finlande en 2019. La même année, la présidence de la Roumanie a été sponsorisée par les constructeurs automobiles Renault et Mercedes, et par les producteurs d’énergies fossiles OMV Petrom et Enel. La  présidence de la Croatie en 2020 a été sponsorisée par Citroën et Peugeot, ainsi que par la compagnie pétrolière INA.

Au Royaume-Uni, une  enquête d’Unearthed a révélé que BP a utilisé son accord de parrainage avec le British Museum et une exposition sur le « Jour des Morts » pour faire avancer ses projets pétroliers au Mexique et en Australie. Cela va à l’encontre de l’affirmation du précédent PDG de BP, Bob Dudley, selon laquelle la compagnie soutient l’art « sans conditions ».

Les entreprises fossiles, les constructeurs automobiles, les compagnies aériennes et maritimes induisent le public en erreur en se présentant comme respectueuses du climat

De nombreuses entreprises fossiles mettent en avant des produits « respectueux du climat » dans leurs publicités, ce qui donne une idée faussée de leur réel niveau d’investissement dans les technologies vertes ou renouvelables. L’année dernière, ClientEarth a contesté avec succès une publicité de BP sur les énergies renouvelables, en faisant valoir que  96 % des dépenses de la société étaient consacrées au pétrole et au gaz. Ces publicités manipulent le public en lui faisant croire que des entreprises à forte empreinte carbone sont « vertes », alors que nombre d’entre elles dépendent majoritairement des combustibles fossiles ou, par exemple, continuent de solliciter des autorisations pour forer  en Arctique. Ces entreprises climaticides ne devraient pas bénéficier d’autant de visibilité et de pouvoir d’ influence alors qu’elles nous entraînent sciemment vers une catastrophe.

Les allégations de compensation des entreprises fossiles dissimulent l’inaction climatique et causeront des dommages importants

De nombreuses entreprises fossiles ont annoncé des objectifs climatiques vagues et lointains de type « zéro émission nette d’ici à 2050 », qui peuvent sembler ambitieux mais n’impliquent en réalité que  peu de changements. Au lieu de mettre fin à l’extraction et la combustion des énergies fossiles, ces entreprises se reposent sur des plans d’achats d’immenses quantités de « crédits carbone » pour « compenser » leurs émissions. À cette échelle, la compensation carbone transformerait de vastes zones de terres en plantations d’arbres  dans le Sud, ce qui menacerait la production alimentaire et les forêts naturelles. Cette situation est particulièrement préjudiciable pour les communautés agricoles et indigènes qui n’ont guère contribué au dérèglement climatique, mais en subissent pourtant déjà ses conséquences.

La crise climatique affecte les droits de l’homme, et certaines entreprises fossiles sont accusées de crimes contre les communautés locales

La crise climatique  affecte les droits de l’homme, notamment les droits à la vie, à l’alimentation, à un logement adéquat, à l’eau, à l’assainissement et à la santé. À mesure que l’urgence climatique s’aggrave, nous pouvons nous attendre à une augmentation des décès, de la faim et des déplacements, et nous savons que les entreprises fossiles aggravent cette crise. Plusieurs d’entre elles font également l’objet d’une surveillance étroite en raison de leur violation présumée des droits humains. Amnesty International a  demandé aux gouvernements d’enquêter sur Shell dans le cadre de  trois actions en justice en cours , mettant en cause la complicité de Shell dans des arrestations, des détentions et des exécutions illégales, et réclamant une indemnisation pour les déversements et les pollutions continues aux hydrocarbures. Shell nie toutes les allégations. TotalEnergies a été accusée de  déplacer des communautés et de financer des dictatures militaires , ce qu’elle a contesté. Compte tenu de ces allégations inquiétantes et des preuves que la crise climatique affecte les droits de l’homme, est-il prudent de laisser libre cours aux stratégies manipulatoires des entreprises qui en sont pour partie responsables?

AIDEZ-NOUS À INTERDIRE LA PUBLICITÉ ET LE SPONSORING POUR LES ÉNERGIES FOSSILES!

https://banfossilfuelads.org/fr/#eci-form

La politique énergétique de l’État met le pays en danger.

Notre pays, de plus en plus dépendant des pays voisins pour assurer son approvisionnement en électricité, apparaît particulièrement fragile pour faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine et aux événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents.

En prolongeant le fonctionnement des vieux réacteurs, il accroît le risque de catastrophe atomique. En prétendant lancer la construction de nouveaux réacteurs EPR, le gouvernement s’enferre dans des choix de politique énergétique qui nous amènent dans un mur.

La vétusté de nos centrales, l’émergence de défauts génériques et le réchauffement climatique entraînent, avec l’arrêt de la moitié du parc, une production insuffisante pour assurer les besoins en électricité du pays. Il en résulte un appel croissant au soutien des pays voisins.

Si jusque-là la France peut compter sur le réseau européen pour assurer ses pointes de consommation, ses besoins d’importation en cours de journée s’accroissent avec la défaillance de ses centrales, tandis que l’importation réduite d’hydrocarbures russes va rendre plus difficiles et plus chers les transferts d’électricité depuis les pays proches.

Le pays est donc confronté à de sérieuses difficultés : hausse importante du prix de l’électricité, délestages probables en période de pointe (coupures de courant temporaires et localisées) afin d’éviter un effondrement du réseau au cas où la consommation dépasserait l‘énergie électrique disponible. La tentation est grande de faire fonctionner des équipements en dehors des normes de sûreté et de faire courir le danger d’une catastrophe atomique. On ne peut pas compter sur la vigilance de l’Autorité de sûreté nucléaire, trop soumise aux impératifs de survie de cette industrie.

Notons, pour en rire si c’est possible, que l’ASN a dénoncé le cas caricatural des groupes électrogènes diesel de secours des réacteurs nucléaires : cette technique on ne peut plus rustique, sur laquelle repose notre sécurité, est déclarée défaillante, en particulier en cas de séisme ! Et ils peuvent même prendre feu au démarrage.

Comment en est-on arrivé là ? Il faut pour le comprendre remonter aux choix de politique énergétique engagés par l’État depuis une soixantaine d’années : investissements massifs et coûteux dans le « tout nucléaire » électrique, avec la construction à marche forcée de 58 réacteurs, qui de ce fait arrivent tous en fin de vie dans la même décennie –, promotion du chauffage électrique, encore relancé actuellement alors qu’en Suisse par exemple il est interdit, développement de la climatisation, autant d’obstacles au développement de l’efficacité énergétique et à la de moyens de production d’énergie renouvelable décentralisés et beaucoup moins dangereux que le nucléaire (solaire, éolien essentiellement).

Cela n’empêche pas l’Etat de prétendre vouloir relancer la construction de nouveaux réacteurs nucléaires EPR au nom d’une indépendance énergétique chimérique, du soi-disant faible coût de l’électricité nucléaire, en fait financé par nos impôts pour éviter la faillite d’EDF, et de la prétendue production d’énergie décarbonée.

Mais l’énergie nucléaire n’est pas une solution face au réchauffement climatique — même si la France a réussi, à force de lobbying, à faire adopter par l’Union européenne qu’elle soit considérée comme énergie de transition.

En effet, le faible rendement thermique des centrales fait que les deux tiers de la chaleur produite ne servent qu’à réchauffer l’environnement. De surcroît, la pénurie d’eau et les conditions climatiques extrêmes en rendent le fonctionnement intermittent.

De plus, sachant qu’au maximum de ses possibilités, l’électricité nucléaire a couvert à peine 17 % de la consommation totale d’énergie en France, il faudrait, pour réduire significativement la consommation d’énergie fossile, construire près de 200 réacteurs, et cela dans des délais extrêmement courts . Est-ce seulement imaginable ?

Enfin, avec tout ce qu’elle implique d’extraction de matériaux, de béton, d’énergie, de transports, de rejets, c’est un mensonge de prétendre que l’énergie nucléaire est décarbonée.

N’oublions pas non plus l’énorme production de déchets radioactifs, à gérer pour des temps infinis à notre échelle, les dégâts sur la santé des êtres vivants et bien sûr les risques de catastrophe !

Aux mains de la nucléocratie, l’État s’entête, ne veut rien comprendre, cela pour protéger les intérêts de grands groupes et d’élus locaux bénéficiant de la « manne » nucléaire, mais aussi pour préserver la maintenance de la force de frappe au nom de sa « grandeur ». Il s’apprête déjà à annoncer la construction de 6 réacteurs EPR au mépris de toute démocratie.

Pourtant il est acquis que l’avenir passe par d’autres voies. Et d’abord par la sobriété et l’efficacité énergétiques, appliquées jusqu’au plus haut sommet de l’Etat et des grandes entreprises, la meilleure énergie étant celle qui n’est pas consommée. Ce n’est certainement pas le développement du transport routier, l’éloge de la vitesse, le soutien inconditionnel aux industries aéronautiques (y compris militaires) et automobiles (voitures électriques), le numérique, etc., qui répondront à cette attente.

Il est aussi possible, on le sait, de produire une électricité moins chère et moins polluante, à partir de l’énergie qui nous parvient naturellement du soleil. L’Allemagne, l’Italie, produisent déjà la moitié de leur énergie de cette façon et vont accélérer pour être moins dépendants du gaz et du charbon. Avec l’Espagne, ce sont ces pays qui comblent notre déficit de production électrique aux heures de pointe, et de plus en plus souvent dans la journée, pour l’instant du moins.

L’annonce de décisions de construction de nouveaux réacteurs et de nouveaux équipements de gestion des déchets (Cigeo à Bure, piscines à la Hague) sans consultation démocratique relève de la fuite en avant. Elle doit provoquer une réaction massive et radicale : revendiquons l’arrêt du nucléaire sans délai, à commencer par celui des plus vieux réacteurs. C’est la condition pour que les sommes considérables investies dans l’énergie nucléaire soient utilisées plus utilement.

Annie et Pierre Péguin, suite aux Journées d’été du collectif Arrêt du Nucléaire, juillet 2022

Voir le diaporama “Le nucléaire va mal” sur lequel Stephane Lhomme s’est appuyé pour son intervention!

Semaine de l’écologie au Katorza Quimper :  Ciné[K]limat Du mercredi 18 au dimanche 22 mai

 


Exe-PlanetAu programme de ces 5 jours : 7 films à l’affiche avec des soirées débats, inédits, avant-premières, reprises :

 Les films de la sélection :

– I AM GRETA

– POUMON VERT ET TAPIS ROUGE

– WOMAN AT WAR

– UNE FOIS QUE TU SAIS

– BIRDS OF AMERICA

– LES MAINS DANS LA TERRE

– L’INCROYABLE INVASION DES OURS EN SICILE (Jeune public)

 Soirées débats :

* Avant-première BIRDS OF AMERICA en présence de Dominique Weill-Hébert de LPO Finistère

Vendredi 20 mai – 20h30

* LES MAINS DANS LA TERRE, naissance d’un écovillage – en présence de Jean-Hubert Gilson président Les maraichers de la Coudraie et Auréline, initiatrice de l’écolieu “Lan rêvons”
Samedi 21 mai – 20h30

* I AM GRETA – en présence de Louise Briand, militante Génération climat et marches pour le climat et de Sol, militant à Extinction rebellion Quimper
Dimanche 22 mai – 20h30


Animations :

EXPOSITION Sortir du Nucléaire dans le hall du cinéma du 18 au 22 mai
LIBRAIRIE ÉPHEMERE – sélection d’ouvrages sur le thème de l’écologie par Librairie & curiosités
Samedi 21 mai à partir de 18h
En partenariat avec ACTES en Cornouaille, LPO Bretagne et Librairie & Curiosités

La consultation Projet de décret relatif à l’interdiction de la publicité sur les énergies fossiles

Merci à Philippe L. qui a proposé ce texte.

 

Énergie et Climat
– La consultation Projet de décret relatif à l’interdiction de la publicité sur les énergies fossiles est ouverte sur le site Internet du Ministère de la Transition écologique. Cliquez sur le lien ci-après pour y accéder :
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2605

Bonjour!

“L’article 7 de la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets prévoit l’interdiction de la publicité relative à la commercialisation ou faisant la promotion des énergies fossiles.”

Il est notoirement estimé aujourd’hui que les énergies actuellement extraites de forages (gaz, pétrole) ou exploitation minière (gaz de schiste, charbon) sont des contributeurs nets au changement climatique et au manque de résilience face à ses effets. Ceci non seulement à cause de leur utilisation, mais des consommations stupéfiantes de l’industrie en amont de cette utilisation, qu’il s’agisse d’autres industries minières (pour produire notamment l’acier des engins), de l’utilisation des
technologies d’extraction, des transports divers et variés utilisés pour leur acheminement, du traitement des déchets…

Il semble aberrant dans ces conditions de ne pas placer sur le même plan des énergies fossiles (du latin fossilis [« tiré de la terre »]) les minerais d’uranium utilisés pour le nucléaire ainsi bien sûr que l’énergie électrique qui en est tirée.

N’importe quel tribunal indépendant de tout groupe de pression devrait en conviendrait.

La liste présentée est donc foncièrement viciée et incomplète et cela justifie à soi seul la refonte de ce décret, principalement dans son article 1 qui établit cette liste (section 9 Art.
R. 229-119 et Art. R. 229-120 du code de l’environnement) mais aussi dans d’autres articles à venir faisant référence aux énergies ici oubliées.

Au surplus, la note de présentation de la consultation précise que “le mécénat, le parrainage, la communication institutionnelle, la publicité financière sur les produits énergétiques fossiles restent autorisées”
(Art. R. 229-121 de la la section 9 du code de l’environnement). Il est évident que, concernant l’énergie électrique d’origine nucléaire, cet article contreviendrait à l’équité entre les sources d’énergie au regard des nouvelles dispositions en faveur de l’environnement, ce qui doit être manifestement redressé.

Proposition de message à adapter pour que ce soit le vôtre

Madame, Monsieur

Il semble aberrant de ne pas placer sur le même plan des énergies fossiles (du latin fossilis [« tiré de la terre »]) les minerais d’uranium utilisés pour le nucléaire ainsi bien sûr que l’énergie électrique qui en est tirée.
Je m’oppose donc totalement à la publication de ce décret et demande sa réécriture.

A déposer avant le 18 mars sur le site en cliquant sur le lien ci-dessousconsultation

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2605

Guerre : la France nucléarisée est terriblement vulnérable

Par Stéphane Lhomme
Directeur de l’Observatoire du nucléaire
Vendredi 25 février 2022

L’invasion de l’Ukraine par la Russie est une nouvelle occasion pour les promoteurs du nucléaire de mettre en avant leur industrie fétiche, parée de toutes les vertus.

La construction de nouveaux réacteurs est ainsi mise en avant pour lutter contre le changement climatique… alors que ces chantiers ne seraient pas achevés avant 2040. De même, le nucléaire serait la solution face à l’envol des prix de l’énergie alors qu’il est d’ores et déjà acquis que les coûts de production des futures centrales seront prohibitifs.

Et voilà aujourd’hui que l’invasion de l’Ukraine par la Russie démontrerait la pertinence de l’option nucléaire imposée depuis plusieurs décennies en France. Quant à l’Allemagne, elle serait désormais confrontée à une erreur majeure, celle d’avoir choisi la fermeture de ses centrales nucléaires et d’avoir parié sur le gaz, en particulier le gaz russe, pour assurer sa transition énergétique en attendant de fonctionner un jour avec 100% d’énergies renouvelables

Il est certes exact que, comme ceux du blé ou de l’aluminium, les prix de l’énergie s’envolent depuis le déclenchement de l’attaque russe. En outre, les pays qui importent du gaz russe – dont la France ! – risquent de devoir se passer subitement de cette ressource, entrainant assurément un envol des prix, voire des pénuries. L’Allemagne va assurément être confrontée à d’importantes difficultés. Pour autant, le nucléaire est-il l’option “magique” apte à protéger la France ? Certainement pas.

Commençons par rappeler que, tous les hivers, la France est fortement importatrice d’électricité, en particulier… depuis l’Allemagne, et ce malgré nos 56 réacteurs nucléaires, ou plus exactement à cause d’eux : l’option “nucléaire + des millions de chauffages électriques” entraine de tels pics de consommation que la production nucléaire française est largement insuffisante.

Ce phénomène s’aggrave d’ailleurs chaque année avec le vieillissement des réacteurs et les pannes de plus en plus nombreuses et inquiétantes. Pour mémoire, EDF est actuellement obligée d’arrêter de nombreux réacteurs suite à la découverte de corrosions de systèmes de sécurité.

Si l’Allemagne ne peut plus exporter d’électricité suite aux conséquences de la guerre en Ukraine, la France va de fait se retrouver en situation critique. Encore est-il heureux que l’hiver touche à sa fin, mais il est très probable que de nouveaux hivers arriveront fin 2022 et les années suivantes !

Rappelons aussi que, même avec la production nucléaire la plus importante au monde – les USA comptent plus de réacteurs mais ils produisent moins de 20% de l’électricité du pays, contre 65% en France – le nucléaire ne couvre que 15% de la consommation française d’énergie. C’est d’ailleurs bien pour cela que les Français sont frappés comme leurs voisins par l’envol des prix du pétrole, du gaz, et de l’électricité : le nucléaire ne nous protège absolument pas.

Les promoteurs de l’atome en déduisent bien sûr que, pour que cette protection fonctionne, notre production nucléaire doit augmenter fortement. Mais, comme signalé plus haut à propos du climat, il faudra attendre au moins jusqu’en 2040 pour que de nouveaux réacteurs entrent en service. Poutine aura alors près de 90 ans !

De plus, des dizaines de réacteurs actuels auront été fermés d’ici là, trop délabrés pour être indéfiniment rénovés à grand frais par EDF. On nous parle beaucoup ces derniers temps d’une électrification massive de notre économie, mais ce ne sont pas les 6 à 14 nouveaux réacteurs annoncés par M. Macron – cela ne coûte rien en période électorale ! – qui permettront un tel basculement : il en faudrait en réalité dix ou vingt fois plus !

Or, outre son aspect insensé – démultiplication des risques de catastrophe et de la production de déchets radioactifs – ce projet est totalement hors des capacités d’EDF sur le plan financier – l’entreprise est d’ores et déjà terriblement endettée – et sur le plan industriel – incapable de construire un seul réacteur, le fameux EPR de Flamanville, comment EDF en ferait-elle des centaines ?

Mais l’incapacité du nucléaire à nous protéger, de façon générale et tout particulièrement en période de crise géopolitique, est évidente pour d’autres raisons que les déficiences d’EDF.

Il est même évident qu’un pays très nucléarisé comme la France est en réalité hautement vulnérable. En effet, qui peut raisonnablement écarter l’hypothèse dramatique d’une guerre qui toucherait le territoire français ? Alors que l’armée russe vient de prendre possession de la tristement célèbre centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl, comment ne pas envisager que des centrales françaises soient attaquées ou bombardées ?

La France possède certes des armes atomiques, mais comment permettraient-elles de protéger nos centrales nucléaires ? En atomisant les attaquants… sur notre propre sol ?

Et même sans en arriver là, il est notable que la France nucléaire est d’une immense vulnérabilité du fait de la centralisation extrême de sa production : l’électricité est transportée sur des centaines de kilomètres par des lignes très haute tension (THT) dont les pylônes, situés pour la plupart en rase campagne, peuvent être dynamités avec la plus grande facilité. En une nuit, un groupe paramilitaire ou terroriste peut mettre la France à genoux. Et qu’on ne nous accuse pas de “donner des idées à nos ennemis”, cette vulnérabilité extrême est connue de toute personne qui suit les questions d’énergie.

A contrario, les énergies renouvelables peuvent être déployées de façon harmonieuse et décentralisée sur tout le territoire, et continueraient à fonctionner en grande majorité même si plusieurs régions étaient attaquées. Cette résilience est d’ailleurs aussi de mise face aux évènements climatiques.

Instrumentaliser la guerre poutinienne pour tenter de promouvoir l’atome est cynique, irresponsable et absurde. Que ce soit face au péril climatique, à l’envol des prix de l’énergie ou aux crises géopolitiques, il est clair que la seule option d’avenir passe par le triptyque sobriété (éliminer les consommations non indispensables), efficacité (consommer moins d’énergie pour un même besoin) et énergies renouvelables.

Stéphane Lhomme
Directeur de l’Observatoire du nucléaire

Pour un Débat public sur le nucléaire

Suite aux délibérations de la séance plénière du 1er décembre, la Commission Nationale de Ddébat Public publie son avis sur la tenue d’un débat public de programmation relatif à l’énergie nucléaire.

La Commission nationale du débat public (ma parole a du pouvoir !) constate qu’une relance de l’énergie nucléaire en France représente un choix démocratique majeur, engageant les générations futures. Toute personne vivant en France doit pouvoir être pleinement informée de ces enjeux et participer à l’élaboration des décisions concernant cette politique.

En 25 ans, la Commission nationale du débat public a organisé ou garanti 23 débats publics et 38 concertations sur des projets, des plans ou programmes relatifs à l’énergie dont 6 dans le domaine nucléaire. Forte de cette expérience et de cette connaissance de la participation du public uniques en France, la Commission connait la grande sensibilité, voire la conflictualité de ces sujets. Il en résulte une exigence accrue du public quant aux garanties de sincérité et d’impartialité donc d’indépendance et de neutralité de l’instance garante de ces procédures et des démarches participatives.

La Commission souligne que le public n’a jamais pu être pleinement associé à ces choix énergétiques majeurs concernant l’énergie nucléaire.

La Commission constate que la loi du 8 novembre 2019, dite loi « énergie – climat », exclut explicitement du champ du débat public, la programmation pluriannuelle de l’énergie et la stratégie nationale bas carbone, en ne prévoyant qu’une concertation préalable dont les modalités n’ont d’ailleurs pas encore été définies par voie réglementaire.

La Commission constate également que les annonces de relance de la construction de réacteurs nucléaires ont été formulées avant toute procédure de participation du public prévue par les conventions internationales, en particulier la convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement, ainsi que l’article 7 de la Charte de l’environnement, de portée constitutionnelle.

A défaut, d’un débat public large, ouvert à toute personne vivant en France, le risque d’une radicalisation des conflits et d’un accroissement de la défiance à l’égard des responsables publics n’est pas négligeable. Seul un débat conduit dans le respect des principes d’indépendance, de transparence, de neutralité, d’argumentation, d’équivalence et d’inclusion qui régissent l’intervention de la CNDP peut contribuer à asseoir la légitimité de toute décision future concernant l’énergie nucléaire en France. La sensibilité de la question nucléaire interroge autant la transition écologique que la démocratie.

https://www.debatpublic.fr/debat-public-sur-le-nucleaire-la-recommandation-de-la-cndp-2686

L’enquête publique sur la demande d’EDF de prolonger la durée de vie à 50 ans du réacteur n°1 de tricastin a lieu actuellement jusqu’au 14 février.

Nous avons déjà une cyberaction : Stop Tricastin 40 ans, ça suffit !

Pour sa part l’Association Stop Tricastin compte remettre au commissaire enquêteur sa pétition , signée par 45 000 personnes , qui demande déjà l’arrêt immédiat du réacteur n°1.

Cette enquête fait suite

– à celle du démantellement de Brennilis le premier mini réacteur Le démantèlement de Brennilis avec sa durée (36 ans et ce n’est pas fini!), son coût avoisinant le milliard, ses difficultés et sa pollution est la démonstration implacable que le nucléaire n’est pas l’avenir et que dans ce parc naturel, ce sera au mieux un retour à l’herbe contaminée vu ce qu’EDF laisse dans les sous-sols en terme de radioactivité.
https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=3670

– à celle du projet Cigéo, d’enfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux à Bure (Meuse).
https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=3624

– à l’autorisation d’exploiter l’EPR

Cyberaction N° 1410: Autorisation d’exploiter l’EPR : NON
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/autorisationdexploiterlepr-4906.html

– à la volonté de de permettre que les déchets radioactifs métalliques produits par le démantèlement des installations nucléaires puissent être “libérés” et recyclés dans les filières conventionnelles

cyberaction : DÉCHETS RADIOACTIFS Il ne faut pas ouvrir la boite de Pandore !

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/dyichetsradioactifsilnefautpasouvri-4738.html

– à La mise en service de l’ICEDA (Installation de Conditionnement et d’Entreposage de Déchets Activés), sur le site nucléaire du Bugey dans l’Ain qui va générer de nombreux transports de matières et déchets radioactifs sur nos routes et voies ferrées, dans nos villes et villages, du Nord au Sud et d’Ouest en Est, à moins que ce soit l’inverse !

cyberaction : ICEDA : halte à la contamination nucléaire généralisée
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/iceda-halteyalacontaminationnuclyna-4297.html

– au ballon d’essai des mini-réacteurs SMR

cyberaction : Pas de réacteur nucléaire SMR (ni EPR), ni à Cordemais, ni ailleurs!
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pasderynacteurnuclynairesmr-niepr-n-5042.html

C’est la première d’une longue série qui va probablement concerner tous les réacteurs de 900 MW après leur quatrième visite décennale (à moins qu’une décision politique remette en cause la mécanique infernale enclenchée par EDF et l’ASN).

Avant de s’intéresser aux problèmes spécifiques du réacteur N°1 il nous semble indispensable de s’intéresser aux problèmes « génériques » communs à tous les réacteurs nucléaires et au système anti-démocratique qui permet qu’ils existent et continuent à fonctionner.

cyberaction N° 1452: Pas de nucléaire dans la taxonomie verte européenne
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pasdenuclynairedanslataxonomieverte-5145.html

EDF est endettée, dans une fourchette peu transparente de 34, officiellement, à 61 milliards d’euros,(selon certains experts). Elle a gaspillé en vain plus de 30 milliards d’euros à l’international et envisage d’engloutir de 55 à 100 milliards d’euros pour le rafistolage de ses 58 réacteurs, sans compter le projet de stockage des déchets nucléaires à Bure, les démantèlements, le chantier d’Hinkley Point en Grande-Bretagne pour lequel le directeur financier d’EDF Thomas Picquemal a préféré démissionner .

le MWh des ENR (ENergies Renouvelables) est à moins de 50 euros alors que le MWh de l’EPR est estimé à plus du double comme l’expliquent les auteurs du livre « Nucléaire, danger immédiat » et du documentaire « Nucléaire, la fin d’un mythe » diffusés en 2018.

A moins de se mettre sous tutelle d’une puissance étrangère (Chine? UE ?), le nucléaire d’Etat, en France, est au bout du rouleau.

Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décrit le 19 janvier les « fragilités du cycle du combustible et du parc nucléaire ». Il a ouvert l’hypothèse d’arrêter à terme le retraitement des combustibles usés, une particularité de l’industrie française.
https://reporterre.net/L-ASN-envisage-l-abandon-du-retraitement-des-dechets-nucleaires

Nous sommes face à un lobby très puissant et d’autant plus dangereux que c’est un monstre aux pieds d’argile soutenu par un Etat qui doit au nucléaire sa place dans le monde. Nous sommes trop divisés et émoussés par, pour certains, une vie complète consacrée à la lutte contre le nucléaire. Si nous restons chacun dans notre pré-carré nous allons perdre par appartement, les efforts que chaque groupe fait dans son secteur pour mobiliser n’étant pas suffisamment mutualisés.

Il nous faut a minima exiger ce débat public national, tel que recommandé par la CNDP, avant toute enquête publique relative aux prolongations des réacteurs de 900 MW. Et ce débat devrait être organisé en associant toutes les parties concernées y compris dans les pays riverains de la France concernés par les conséquences de la prolongation des réacteurs de 900 MW. A l’issue de ce débat un référendum européen, pour ou contre la prolongation des réacteurs de plus de quarante ans, devrait être organisé.

Sans ce débat public préalable on peut considérer que l’enquête publique est illégale car elle ne respecte pas la procédure de participation du public prévue par les conventions internationales, en particulier la convention d’Aarhus sur l’accès à l’information.

En effet, les travaux de remise en état après 40 ans de fonctionnement, les modifications pour mise aux normes « post Fukushima » et les changements dans l’environnement naturel et humain du site du Tricastin sont d’une telle ampleur que le projet de prolongation de l’exploitation au-delà de 40 ans de chaque réacteur concerné s’apparente à la création d’une nouvelle installation.

Par ailleurs, une étude réalisée par l’Institut Biosphère de Genève a montré qu’en cas d’accident, sur un seul des réacteurs de la centrale du Tricastin, la contamination radioactive de nombreuses régions et grandes villes en France et hors de France serait bien supérieure aux seuils actuellement autorisés.

Les frontières administratives du périmètre dans lequel est organisée l’enquête publique ne sont pas du tout adaptées à la nature et à l’ampleur du risque d’accident nucléaire.

Nous proposons de faire ensemble une campagne générale de soutien à la CNDP en direction des parlementaires pour qu’ils saisissent la CNDP en vue d’organiser un débat publique national parallèlement aux démarches spécifiques organisées par les uns et les autres dans leur secteur d’intervention géographique ou technique.

De nous donner éventuellement les moyens d’une campagne d’affiches sur tout le territoire.

D’utiliser pour chaque enquête les signatures de cette campagne générale en réclamant de chaque commission d’enquête ce préalable.

De nous mettre en situation d’attaquer systématiquement toutes les décisions qui ne respectent pas la convention d’Aarhus en créant une base de données de jurisprudences, un annuaire d’avocats spécialisés et un fonds spécifique pour cela.

Projet de politique publique impactant l’environnement ou l’aménagement du territoire

Dans le cas d’un projet de réforme d’une politique publique du gouvernement ayant un effet important sur l’environnement ou l’aménagement du territoire , le Gouvernement, 60 députés ou 60 sénateurs, ou 500 000 ressortissants majeurs de l’UE résidant en France, peuvent saisir directement la CNDP en vue d’organiser un débat public national.

Pour connaître les critères techniques de recevabilité d’une saisine de tiers, vous pouvez également vous reporter aux articles L121-10 du code de l’environnement et R121-28 CE du Code de l’environnement. »
https://www.debatpublic.fr/nous-saisir-735#scrollNav-3

Nous vous proposons donc d’interpeller, en même temps que la commission d’enquête, nos parlementaires, pour leur demander de saisir la CNDP en vue d’organiser un débat public national.

Nous proposons que ces signatures électroniques soient utilisées dans toutes les enquêtes publiques à venir concernant le nucléaire dans tous ses aspects ainsi que les signatures papier qui seraient recueillies localement par tous les groupes mobilisés.

enquete-publique-2797@registre-dematerialise.fr

Madame, Monsieur,

Je soutiens la CNDP dans sa demande d’un débat public national avant toute enquête publique relative aux installations électronucléaires : qu’il s’agisse de construction, de remise en état ou de gestions des déchets les modifications pour mise aux normes « post Fukushima » et les changements dans l’environnement naturel et humain des sites sont d’une telle ampleur que tout projet de prolongation d’exploitation s’apparente à la création d’une nouvelle installation.
Je demande à la commission d’enquête, comme je le fais par ce message, de demander à nos parlementaires de saisir la CNDP en vue d’organiser un débat public national pour erspecter la convention d’Aarhus.

Dans cette attente, veuillez croire en ma vigilance sur vos décisions.

Mobilités en Cornouaille.

La priorité c’est l’élaboration d’un plan de la mobilité cornouaillaise pour réduire l’impact de la circulation sur les émissions de gaz à effet de serre en développant les possibilités pour chacun au travers des transports en commun, du covoiturage, de plans vélo et de la marche de se déplacer autrement au moins une fois par semaine.

Cela nécessite une vaste enquête tant au niveau de chaque commune qu’au niveau de chaque zone d’activité pour connaître les déplacements de chacun afin d’alimenter un site qui permette de proposer à chacun à tout moment un éventail de choix alternatifs à l’autosolisme.

Pour ce faire il serait judicieux d’associer les équipes municipales, les citoyens, les associations, les syndicats, les entreprises, les collectivités pour avoir une radiographie la plus fine possible des déplacements en Cornouaille.

Etablir une cartographie des aires de covoiturage possibles en fonction de ces déplacements.

Gestion locale d’un parc de véhicules

La commune et ses satellites, l’hôpital, les administrations de l’Etat, du Département et de la Région : chacun a sa propre gestion de véhicules qui ne servent qu’aux heures de travail les jours ouvrables.

Pourquoi ne pas étudier

a la gestion centralisée de tout le parc véhicules à l’échelle d’un territoire

b la création d’un service payant de location de véhicules hors heures ou jours ouvrables intégrant des véhicules de particulier en auto-partage

Développer l’info sur les sites publics de co-voiturage BreizhGo ou ouestGo

Développer les Transports doux

Nous cherchons des partenaires pour mettre sur pied un forum des déplacements doux le 1er mai en lien avec la course Elle et Lui du Quimper Athletisme.

La marche c’est le pied

La marche c’est le pied

La proposition c’est de prendre l’attache de tous les partenaires concernés par les transports doux = marche, vélo, transports en commun (clubs, associations, Sécu, Collectivités locales (ville, QBO, Département, Région), QUB, SNCF, autocaristes..

Par-delà la journée destinée à permettre à tous les acteurs de faire connaitre leurs activités, l’idée c’est de proposer de creuser des pistes de développement des transports doux pour se rendre au boulot, pour les loisirs ou pour les vacances (vacances sans ma voiture).

L’idée c’est d’inviter tous les clubs de marche sportive ou pas, la CPAM, l’Hopital… ,pour organiser une campagne en faveur des déplacements doux ,

Faire des enquêtes à la fois dans les zones d’activité pour savoir qui y vient d’où et dans les différentes communes du territoire pour développer le co-voiturage : si chacun accepte des trouver un autre mode de déplacement que la voiture individuelle une fois par semaine cela fait 20% de circulation en moins donc une circulation plus fluide moins de pollution, de perte de temps et de stress.

Co-voiturage organiser des réseaux pour permettre à celles et ceux qui le souhaitent de faire trajet commun avec d’autres pour aller au boulot ou d’aller aider des personnes en difficulté de déplacement à sortir de chez elles pour marcher.

Mettre en place dans chaque zone d’activité un endroit où un marcheur, coureur, cycliste etc.. puisse prendre une douche et se changer avant d’aller au boulot

les Transports en commun pour relier des circuits de rando avec des trajets de car ou de bus :

· vacances sans ma voiture : je viens sans voiture, ou j’y habite et je veux randonner on me fournit des idées de rando à partir d’arrêts de cars sur l’ensemble du territoire intercommunal.

· Dimanche sans ma voiture : sans rien débourser on me fournit des balades reliés aux bus gratuits le dimanche