J-2 avant les Marches pour une Vraie Loi Climat !

⏳ Ça y est, nous y sommes presque : dans 3 jours nous serons des dizaines de milliers à descendre dans la rue pour exiger une Vraie Loi Climat, et ce partout en France.

🔥 Bonne nouvelle, la mobilisation ne fait que grandir ! Près de 600 organisations ont appelé à se mobiliser (associations, syndicats, entreprises et partis politiques).

Et nous comptabilisons 163 évènements dans toute la France !
Voici les dernières actions que votre organisation peut encore faire pour garantir un succès historique à cette mobilisation (les informations spécifiques pour Paris se trouvent en bas du mail) :

  •  Nous allons former des super-reporters qui agiront dimanche, depuis la rue ou depuis chez eux, pour inonder les réseaux sociaux toute la journée. L’objectif ? Qu’on ne parle QUE DE ÇA dimanche et qu’on soit le plus longtemps possible en Top Tweet ! Pour ça, nous vous proposons d’inviter votre communauté à rejoindre le briefing qui aura lieu vendredi de 19H à 19H45.

  • Il vous reste encore 3 jours pour envoyer un mailing à votre base si vous ne l’avez pas encore fait avec : le lien du site pour repérer sur la carto l’évènement le plus proche de chez eux + l’évènement Facebook.

  • Il est important de rassurer votre communauté vis-à-vis du contexte sanitaire et de la possibilité de manifester. Pour cela, vous trouverez ICI une attestation que vous pouvez remplir avec la date et heure de votre Marche. Vous pourrez ensuite l’envoyer à votre communauté pour que tout le monde ait cette attestation.

En terme de communication :

  • Le message principal qui doit ressortir ce dimanche est bien sûr : nous exigeons une Vraie Loi Climat, à la hauteur de l’urgence. Il est important également de souligner que cette mobilisation marque le retour du mouvement climat dans la rue, un mouvement inter-générationnel et engagé qui ne lâchera rien jusqu’à ce que des mesures vraiment ambitieuses soient prises pour le climat.

  • Concernant la communication du Jour-J sur les réseaux : le hashtag à utiliser sera #MarcheClimat. Les comptes à taguer figurent dans le kit de communication (liste non exhaustive).

  • Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore reçu, voici le kit de communication pour vous aider à communiquer sur l’évènement.

  • Enfin, vous trouverez dans ce document, un kit complet de stratégie de communication avec les différents narratifs à employer, des exemples d’email à envoyer et une analyse des tendances sur les réseaux concernant la loi climat.

Communication sur le contexte sanitaire

  • – Les mesures sanitaires n’empêchent pas les rassemblements en extérieur, ils ne seront pas illégaux. Les rassemblements sont bien évidemment déclarés en préfecture. Si  les préfets estiment qu’il y a un danger pour la santé publique, ils n’ont qu’à les interdire en conséquence.

  • – La Marche parisienne a été autorisée par la préfecture, tout comme d’autres marches ailleurs dans des régions confinées.

  • – S’il y a besoin d’adapter le format de la Marche, nous devons rester mobilisés (si possible en physique), même avec toute sorte d’action qui permette de faire monter la pression et exiger une vraie loi climat.

  • – Enfin, pour celles et ceux qui ne voudraient pas aller marcher, ils.elles peuvent s’investir en ligne, en devenant super-reporters.

Protocole Covid-19

La crise sanitaire causée par le coronavirus nécessite le suivi rigoureux de plusieurs mesures afin d’éviter la propagation de l’épidémie.

1. Si vous avez des symptômes ou que vous avez été en contact avec une personne testée positive dans les jours précédents ou le jour de l’événement, et n’avez pas encore eu l’occasion de vous faire tester, restez chez vous. Pour rappel, vous êtes cas contact quand vous avez eu un contact à moins d’un mètre, sans masque et pendant plus de 15 minutes avec une personne testée positive. 

2. Tout au long de la mobilisation, les distances physiques doivent être respectées avec les autres participant·es (minimum 1 mètre de distance) et chacun et chacune doit appliquer les gestes barrières. 

3. Le port du masque est obligatoire pendant toute la durée de la mobilisation. 

4. Toutes et tous les participant·es doivent avoir sur eux du gel hydroalcoolique pour pouvoir s’en appliquer régulièrement. 

A Paris, comment ça se passe ? 

  • Ce jeudi 25 mars a lieu la plénière à 19h, pour avoir toutes les infos. N’hésitez pas à partager cet évènement!  https://fb.me/e/1cvs3j7jh

  • Le 27 mars a lieu un village d’associations à la Cité Fertile, à Pantin, qui permettra d’échanger autour de l’enjeu de la loi climat et de la marche du 28, et pour finir les dernières pancartes pour celles et ceux qui le souhaitent : https://www.facebook.com/events/527312988660710/?active_tab=about

  • N’hésitez pas à partager le formulaire pour “recruter” des bénévoles, notamment pour l’encadrement : https://airtable.com/shrGVVMfKnqZRbdoT

  • Départ à Opéra à 14h, arrivée à République vers 16h30, prises de parole, dispersion vers 17h30. 

  • Retrouvez par ici un mémento explicatif de la marche parisienne.


Pour rappel, vos interlocuteurs sont les suivants :

Partenariats : Anne-Sophie (anne-sophie.lahaye@protonmail.com, 0672696618), Hugo (viel.hugo.langree@hotmail.fr, 0788197192)
Mobilisations locales : Benjamin (benjamin@raiz.fr, 0649985753)
Marche parisienne : Gaïa (muglergaia@gmail.com, 06 18 82 54 58), Kim (kim.vodinh@gmail.com)
Communication : Sandy (sandy.olivarcalvo@gmail.com, 0762738023), Paloma (paloma.moritz@hotmail.fr, 0603579208)
Excellente fin de journée à toutes et tous et à dimanche !
Gaïa Mugler
pour Alternatiba

Création d’ombrières agricoles et photovoltaïques à Pinia (Ghisunaccia)

Création d’ombrières agricoles et photovoltaïques à Pinia (Ghisunaccia)

Enquête publique du 19 février au 22 mars 2021

Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas dans le dossier soumis à enquête publique le photomontage du projet d’ombrières agricoles et photovoltaïques reproduit ci-dessus. Et pour cause, il figure uniquement dans celui présenté au Conseil des Sites des 5 et 11 mars 2021 dont les comptes rendus ne sont pas encore disponibles.

Cela n’a pas empêché l’enquête publique de démarrer le 19 février et de s’achever le 22 mars prochain :

Comme vous pourrez le lire dans la lettre adressée à M le Préfet de Haute-Corse dès le 22 février 2021 (pièce jointe), U Levante constatant l’absence des avis :

  • de la Commission Territoriale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CTPENAF)
  • du Conseil des Sites

a demandé le report de l’enquête publique et ce jusqu’à publication de ces avis.

Au jour de parution de cet article, aucune réponse ou report, ce qui équivaut à un refus implicite de la part du Préfet de la Haute-Corse !

Au-delà de cet aspect formel, qui a toute son importance, nous tenons à vous faire part de nos « réticences » quant à ce projet.

Gigantisme du projet

Au préalable, nous attirons votre attention sur le gigantisme de ce projet : il s’agit de la création de 130 ombrières agricoles et photovoltaïques :

  • de 1000 m2 chacune,
  • couvrant une surface de 13 hectares permettant la production d’énergie,
  • mais impactant une surface totale de 50 hectares,
  • d’une puissance installée de 13 mégawatts-crête,
  • combinée à l’exploitation d’une plantation d’agrumes.

À titre de comparaison, le quotidien « Les Échos » titrait, en octobre 2019 : « Près de Lyon, le plus grand parc d’ombrières photovoltaïques de France » construit sur 8,2 hectares pouvant produire jusqu’à 16 mégawatts d’électricité.

S’il peut paraître légitime d’étudier, avec la caution de l’INRAE, l’opportunité d’une plantation d’agrumes sous ombrières (évaluation des diminutions de perte dues à l’excès d’ensoleillement…), la mobilisation d’une surface de 13 hectares est excessive : la rentabilité globale de ce projet est clairement à chercher ailleurs, du côté photovoltaïque.

Risque d’incendie

Le plan de masse met en exergue la proximité immédiate des ombrières, voire leur imbrication, avec les Espaces Boisé Classés.

On semble loin des 50 mètres de débroussaillage préconisés dans un avis de la Mission Régionale d’Autorité environnementale de Corse (MRAe) concernant un projet de champ photovoltaïque sur la commune de Pieve

Proximité d’espaces de grandes qualités environnementales

Franchement, l’artificialisation de 13 hectares, quoi qu’on en dise, est-elle visuellement opportune à 1,2 km de l’étang d’Urbino et à 700 mètres de la Zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEFF de type 1) « Boisement et brousses littorales de Casabianda à Pinia ».

Il est important de noter que le caractère argileux des sols va nécessiter, pour les quelques 5 000 agrumes, l’apport important « d’intrants »… on craint le pire !

En définitive, quitte à opter pour du photovoltaïque, vertueux dans son principe, il eut été plus judicieux de couvrir, par exemple, les 11 hectares de parking des centres commerciaux de la périphérie ajaccienne que la France entière nous envie !

Pour toutes ces raisons de forme et de fond, nous vous incitons à intervenir nombreux sur le registre dématérialisé de l’enquête publique jusqu’au lundi 22 mars inclus :

https://www.registre-dematerialise.fr/2316

Décryptage de l’engouement pour la voiture électrique

par Pierre Péguin, physicien, et Ivo Rens, historien et juriste, 3 mars 2021,

Depuis quelques années, de par le monde, la voiture électrique qualifiée de “voiture propre”, est présentée comme la solution aux problèmes de pollution et de climat par les politiques et les médias. Elle répondrait aux exigences d’une société écologique de progrès. S’il est vrai que les véhicules restent indispensables, particulièrement dans la vie rurale, il est nécessaire de pouvoir en disposer qui soient sobres en consommation, fabriqués et recyclés en faisant le moins de dégâts écologiques et sociaux possibles.

L’achat des voitures fonctionnant à l’électricité, bien que généreusement subventionné en France et dans d’autres pays, reste onéreux et s’adresse d’abord à un public aisé s’équipant d’une voiture secondaire pour la ville. Mais est-on sûr que leur bilan complet soit réellement écologique ? Tentons d’élucider cette question qui vaudra aussi pour les voitures hybrides, mutatis mutandis.

En outre, face aux mesures mises en œuvre en France comme ailleurs dans le monde, mais aussi face à l’effet de mode et à l’engouement du public, tentons de voir ce que peut signifier cette promotion volontariste pour l’évolution de la société.

Le scandale écologique de la prime à la casse de véhicules en état de marche (1).

Alors qu’une société sobre se doit de renoncer à l’obsolescence programmée des objets fabriqués industriellement, voilà que des primes sont proposées pour mettre à la casse des voitures en état de marche. Il s’agit de les remplacer par des véhicules neufs plus lourds, fabriqués avec encore plus de matériaux, ceux des batteries électriques, et avec tous les gadgets modernes dont la fabrication énergivore est source de pollutions supplémentaires !
Le prétexte environnemental est que les voitures neuves, consomment moins que celles qu’elles remplacent. Certes les vielles bagnoles consomment et polluent davantage, mais en continuant à rouler longtemps, entretenues ou rafistolées (comme en Afrique…), elles évitent la fabrication polluante et gourmande en matériaux à extraire, en énergie et en eau, de voitures neuves électriques.

Un autre gaspillage d’argent public réside dans l’installation, à grands frais, de bornes de recharge, avec places de stationnement, et dans le dégrèvement fiscal accordé à l’énergie électrique de recharge, aux bornes ou au domicile. Ces avantages bénéficient bien sûr aux tranches sociales assez aisées pour s’offrir ces véhicules électriques déjà généreusement subventionnés…

La voiture électrique est-elle écologique ? (2),(3), (4)

Le plus souvent, les acheteurs de voitures électriques estiment avoir fait un choix écologique, et il est bien vrai que l’utilisation de ce type de véhicules réduit la pollution de l’air dans les agglomérations. Mais leur production se révèle nettement plus énergivore, et polluante que celle des voitures thermiques. En effet la fabrication de leur batterie compte pour près de la moitié dans leur coût énergétique et requiert l’extraction de métaux rares.

Aujourd’hui, le point crucial d’une voiture électrique est sa batterie, le plus souvent produite en Chine. C’est elle qui en détermine un certain nombre de caractéristiques, dont l’autonomie et la puissance. Elle est responsable de l’accroissement important du poids du véhicule, elle en constitue aussi l’élément le plus coûteux. Mais surtout, elle est à l’origine de pollutions, de dégâts environnementaux et sanitaires provoqués par l’extraction, principalement dans le Tiers monde de tous les matériaux nécessaires à sa fabrication. Quant aux mineurs qui sont parfois des enfants et aux autres acteurs impliqués dans cette extraction, , ils sont le plus souvent embauchés pour un salaire de misère et avec des conditions de travail épouvantables. (4)

Paradoxalement, la production de voitures électriques est étroitement dépendante de l’industrie minière. En effet pour fabriquer leurs batteries on a besoin de lithium (provenant du Chili), en fonction des technologies elles contiennent du cobalt (dont plus de la moitié provient du Congo-Kinshasa), du nickel (de Nouvelle Calédonie), du manganèse (du Gabon). Ajoutons que leur fabrication requiert quatre fois plus de cuivre qu’il n’en faut aux voitures thermiques, et que pour alléger le surpoids de la voiture il faut aussi remplacer l’acier par 3 à 4 fois plus d’aluminium dont l’élaboration est très gourmande en énergie. Est-il besoin de préciser que l’industrie minière est totalement dépendante des combustibles fossiles dont elle n’est pas précisément une petite consommatrice. Finalement, la fabrication de ces batteries, et donc des voitures électriques, est au moins deux fois plus polluante à produire que la voiture thermique. Et si au moins les batteries étaient recyclées comme annoncé. Malheureusement, tel n’est pas le cas pour l’instant du moins, seuls les éléments les plus faciles à récupérer le sont.

Qu’en est-il de son bilan énergétique ?

Certes, au conducteur, la consommation énergétique du véhicule électrique paraît exemplaire : la quantité et le coût de l’électricité nécessaire pour le faire rouler sont minimes. Mais qu’en est-il alors du rendement thermodynamique de la voiture électrique comparée à celui de la voiture thermique ? D’après Philippe Lebreton (5), la voiture électrique utilise moins de 20 % de l’énergie fournie par l’uranium ou les hydrocarbures en centrale thermique du fait des rendements successifs, en cascade, de la centrale, de la batterie, et du moteur électrique. Ce faible rendement est à comparer à celui de la voiture thermique qui oscille autour de 30%. Voici ce qu’en disait Philippe Lebreton il y a un quart de siècle (5):

Pour comparer les rendements respectifs des véhicules électriques, et thermiques il faut partir des énergies primaires, d’une part pour la production d’électricité essentiellement en centrales thermiques (nucléaire et fossiles), et d’autre part du carburant tiré à la pompe,

Pour la voiture électrique, sachant que le rendement de conversion de chaleur en centrale thermique est à peu près de 30 % pour le nucléaire, meilleur pour le fuel, le charbon et surtout le gaz pour lequel on approche les 50 %. Sachant aussi que le rendement du stockage de l’électricité en batterie est de l’ordre de 65 %, à condition que la recharge ne soit pas accélérée, puis que le moteur électrique de la voiture aura un rendement de l’ordre de 85 %. On s’aperçoit finalement que seuls 15 à 16 % de l’énergie fournie par la désintégration de l’uranium ou 20 à 21 % de la combustion de fossiles est utilisée par la voiture électrique. Tout le reste est perdu en chaleur, et de plus le rendement baisse s’il faut réchauffer l’habitacle ou au contraire le climatiser.

Pour simplifier, il n’est pas pris en compte tout ce qu’implique l’extraction et la transformation de l’uranium ou du pétrole, dont les dégâts sont considérables, plus graves encore pour l’uranium que pour les hydrocarbures.

Quant à la voiture à essence ou diesel, son rendement moyen est actuellement de 30 % meilleur (ou moins mauvais!) que celui de la voiture électrique Il est susceptible de progrès dans l’avenir, sa limite théorique du fait du 2nd principe de la thermodynamique étant d’environ 60% (6) (7).

Voitures electriques et nucléaire.

En France l’électricité fournie aux bornes de recharge est alimentée à 70 % par la filière nucléaire qui crée d’énormes quantités de déchets radioactifs pour des milliers d’années. Cette filière a connu en un quart de siècle les accidents de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011), avec des conséquences séculaires. Aussi peut-on dire des propriétaires de véhicules électriques qu’ils roulent au nucléaire, qu’ils se rendent co-responsables de risques majeurs menaçant leur pays, leur continent, voire le vivant et aussi de la formation de déchets radioactifs on ne peut plus durables dont nous confions la gestion éminemment problématique aux générations futures pour des dizaines d’années de milliers d’années.

Le développement de ces voitures accroît inexorablement la demande en électricité, et permet aux gouvernants de prétendre à la nécessite de poursuivre sa production par le nucléaire. C’est d’ailleurs pour cette raison même que le chauffage électrique des immeubles continue à être promu malgré son bilan énergétique désastreux.

Il reste qu’en fonctionnement, un véhicule électrique n’émet pas de CO2 et que, au fil du temps, il pourrait compenser le surcroît de pollution engendrée par sa fabrication et celle de sa batterie. Dans beaucoup de pays, en termes de CO2, un véhicule électrique doit parcourir près de 200’000 kms pour rattraper le bilan carbone de la voiture thermique, et ce à condition que la batterie soit toujours fonctionnelle.

En revanche si, comme en Norvège, la production de l’électricité utilisée en recharge est renouvelable, il suffirait de 40’000 km pour compenser le surcroît de CO2 émis lors de sa fabrication. De même un particulier ou une collectivité produisant toute son électricité par voie photovoltaïque obtiendrait un meilleur rendement écologique, mais ce n’est bien sûr pas le cas de l’immense majorité des utilisateurs.

Quant à la pollution aux particules fines, d’après les nouvelles normes de pollution européenne, les gaz d’échappement n’en sont plus la principale source, même si ceux du diesel restent les plus toxiques. L’abrasion des pneus et des plaquettes de frein compte en effet pour 90 % de ces émissions.

Dans le cas des hybrides rechargeables, le bilan énergétique est également défavorable car le poids mort de la batterie entraîne une surconsommation énergétique permanente.

En guise de conclusion provisoire

Promu à l’échelle mondiale, sans la moindre réserve par nos dirigeants, pour des raisons écologiques mais surtout climatiques, le remplacement des voitures thermiques par des voitures électriques devait permettre de ne plus polluer l’air des villes et de limiter le réchauffement climatique. C’est pourquoi, dans différents pays, les autorités favorisent fiscalement et parfois même subventionnent directement les acquéreurs de voitures électriques. Dans certains pays, l’électrification du parc automobile est en bonne voie. L’air des grandes villes deviendra plus respirable et d’aucuns croiront avoir œuvré pour l’écologie. En réalité, la diffusion des voitures électriques n’aura fait que déplacer la pollution notamment vers les pays producteurs des minerais nécessaires à la production des batteries électriques et vers ceux exportant l’uranium destinés aux centrales nucléaires. Car, pour être scientifiquement pertinente, l’analyse de tout processus économique doit aller du berceau à la tombe et ne pas s’arrêter à mi-chemin.

En adoptant des normes restreignant drastiquement les émissions de CO2, l’Union européenne a emprunté cette voie favorisant l’essor des voitures électriques adapté à une clientèle aisée, délaissant ainsi la conception de petits véhicules thermiques sobres, rustiques au coût écologique moindre, ne consommant guère plus de 3 litres aux cent kilomètres.

Dans cet ordre d’idées, on peut s’étonner que les autorités politiques non seulement européennes mais mondiales n’ont jamais même tenté de taxer le kérosène qui a permis de doper une aviation devenue pléthorique ni d’interdire l’utilisation de fuels lourds utilisés à satiété par le trafic maritime qui a puissamment contribué à polluer les mers et les océans. Et que dire de la frilosité de la plupart des Etats peu enclins à favoriser le transport ferroviaire des personnes et des marchandises ?

Mais tentons d’aller plus loin. N’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur les conséquences sociétales du développement imposé de la voiture électrique ? Se pourrait-il que cette dernière ne constitue qu’un aspect d’une transformation en cours de la société ? Avec l’imposition en France des compteurs électriques connectés Linky, le déploiement mondial de la G5, la diffusion des objets connectés, le rêve de la voiture autonome et le mythe d’une électrification intégrale, n’assistons-nous pas à la mise en place de l’infrastructure d’une société complètement normée et surveillée évoquant le célèbre 1984 de George Orwell ? (8)

Il y a d’ores et déjà sur la planète 1,4 milliards de véhicules automobiles à quatre roues. (9) Et il semble bien que le véhicule autonome soit tout sauf exemplaire en sobriété. Pour passer d’un véhicule actuel à un véhicule capable de se conduire et de se garer tout seul, pour remplacer la perception et la conduite humaine par des algorithmes, il faut quantité d’équipements supplémentaires : caméras, radars et d’innombrables capteurs gérés par des ordinateurs. Tout cela comporte des conséquences écologiques avec encore plus d’extraction de métaux rares, plus de centrales nucléaires et aussi plus de centres de données (data centers) dont le refroidissement est gourmand en énergie électrique… et il n’est pas dit qu’ils puissent tous être déplacés ailleurs !

L’engouement actuel pour la voiture électrique n’a de justification ni thermodynamique ni écologique. Il amorce une mutation sociétale qui n’a rien de spontané. Cette mutation a vraisemblablement été conçue déjà vers la fin du siècle dernier dans les arcanes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en marge de réflexions sur la courbe de Keeling (10) qui mit en relation la hausse continue du CO2 dans l’atmosphère avec la consommation des énergies fossiles par les sociétés humaines. Mais son histoire reste à écrire…

(1) « La voiture électrique et le compteur Linky : deux béquilles absurdes et vaines pour une société techniciste aux abois… » Communication de Stéphane Lhomme, décembre 2020.

(2) « Non la voiture électrique n’est pas écologique », Reporterre, Célia Izoard, 1 septembre 2020 ,
https://reporterre.net/Non-la-voiture-electrique-n-est-pas-ecologique,

(3) Challenges du 21/03/2018 « Et si la voiture électrique était un désastre écologique ? » par Nicolas Meunier. https://www.challenges.fr/automobile/dossiers/et-si-la-voiture-electrique-etait-un-desastre-ecologique_575450,

(4)« La voiture électrique cause une importante pollution minière » Reporterre, Célia Izoard, 2 septembre 2020 ,
https://reporterre.net/La-voiture-electrique-cause-une-enorme-pollution-miniere,

(5) Philippe Lebreton – « le véhicule électrique autonome : alternative écologique crédible ou gadget electropublicitaire », 1995, Stratégies Energétiques, Biosphère et Société (SEBES).

(6) Courriel de Philippe Lebreton à Ivo Rens, 26 septembre 2020.

(7) « Le moteur thermique n’a pas dit son dernier mot » Sciences et Avenir https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/automobile-le-moteur-thermique-n-a-pas-dit-son-dernier-mot_106708,

(8)« Derrière la voiture électrique, l’empire des Gafam » Reporterre, Célia Izoard, 3 septembre 2020
https://reporterre.net/Derriere-la-voiture-electrique-l-empire-des-Gafam,

(9) Transitions & Energies, https://www.transitionsenergies.com/combien-voitures-monde/

(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_Keeling

le jeu sous forme d’appli : je marche pour la planète

le jeu sous forme d’appli : je marche pour la planète

  • l’idée c’est de créer une appli spécifique qui permette de connaitre en temps réel le nombre d’inscrits à ce challenge et les performances individuelles et collectives avec une visibilité pour chacun et chacune des inscrits. Il faut que chacune et chacune puisse mesurer en temps réel l’impact personnel et collectif de son effort solitaire. L’idée c’est de s’inspirer de ce que tu avais mis sur pied pour NWC en partant d’un combiné entre le goût pour le jeu et la volonté de contribuer à réduire son empreinte écologique pour le climat et d’améliorer sa santé.
  • chacune et chacun s’inscrit

    – dans une catégorie d’âge

    – dans une ville

    – dans un club ou une association ou une entreprise

    – dans une discipline (Marche Nordique, Vélo, marche, course à pied…) on peut imaginer aussi une catégorie covoiturage comme utilisateurs de sa voiture ou comme utilisateurs de celle des autres)

    chacune et chacun peut connaitre son résultat du jour, de la semaine, du mois, depuis son inscription (avec le kilométrage, le taux de CO2 économisé par rapport à l’usage d’une voiture) que ce soit à titre individuel ou collectif (club, association, entreprise..)

    Pour rajouter à l’aspect ludique (de compétition), écologique (réduire l’impact) on peut rajouter l’aspect éthique ( l’inscription permet un don à Innoveo)

Autour 7 000 euros pour construire l’application + son entretien, je jeu en vaut-il la chandelle ? Seriez-vous prêts à jouer le jeu ?

Merci de vos avis et commentaires

VRAI/FAUX. La vérité sur les clichés qui collent aux éoliennes

Article d’Ouest-France du 09/02/20

Les éoliennes terrestres massacreraient les oiseaux, rendraient les riverains malades, pour une production d’électrique décriée comme négligeable… Ce type de production d’énergie fait l’objet de fausses rumeurs, alors que leur développement est inscrit dans la nouvelle version de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le point avec un vrai-faux.

Les Français détestent les éoliennes

FAUX. Si l’on se réfère à la plus grande enquête sur le sujet, réalisée par l’institution de sondage indépendant Harris Interactive, en 2018.

https://harris-interactive.fr/opinion_polls/lenergie-eolienne-comment-les-francais-et-les-riverains-de-parcs-eoliens-la-percoivent-ils/

Principale conclusion : 73 % des Français indiquent avoir une bonne image de l’éolien, c’est même 84 % auprès des 18-34 ans, 78 % auprès des 35-49 ans. Cette image est par ailleurs encore meilleure auprès des riverains de parcs éoliens (80 %). D’autres pays sondés en Europe affichent quasiment les mêmes résultats.

Comment expliquer l’inacceptabilité qui monte ? Une minorité est influencée par le lobby anti-éolien et ses fausses rumeurs comme le bruit ou la non-rentabilité de cette énergie, analyse le polytechnicien Bernard Deboyser, spécialiste de l’éolien, à l’université de Mons, en Belgique. Cette opposition par tous les moyens à un projet donne aux élus et aux médias l’idée fausse qu’une majorité de gens sont contre, alors que ce n’est pas le cas du tout.

La France est saturée d’éoliennes

VRAI et FAUX . Avec moins de 9 000 mâts plantés sur l’Hexagone, la France est loin derrière l’Allemagne et ses 26 000 machines, alors que son territoire est plus petit. Mais l’éolien est cependant mal réparti. Les Hauts-de-France en comptent 2 406, une concentration qui s’explique par son exposition aux vents. Un sentiment d’encerclement par les parcs peut être ressenti. En Nouvelle-Aquitaine, des présidents de quatre départements (Charente, Charente-Maritime, Vienne et Deux-Sèvres) réclament aussi une meilleure répartition des projets dans leur région. L’éolien off-shore, avec des machines implantées en mer, est sans doute à privilégier.

L’énergie éolienne n’est pas fiable

FAUX. Comme le solaire, l’éolien est une énergie intermittente, c’est-à-dire que sa production est variable et dépend des conditions météorologiques. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), les éoliennes fonctionnent aujourd’hui entre 75 % et 95 % du temps et les nouveaux modèles ne cessent d’améliorer cette production, aidée par les prévisions de vent de Météo France.

Pour réguler cette variabilité, il existe différentes solutions de stockage. Par batteries électriques (celles des voitures est un moyen), via l’hydrogène ou les stations de pompage-turbinage des barrages hydrauliques (dites Step). La France est bien pourvue de ce côté-là. La France a aussi la chance d’avoir des réseaux très performants, comme RTE, qui savent parfaitement gérer cette variabilité, indique Mylène Roussel, chargée des groupes régionaux à France Énergie Éolienne. Il est évident que seul, l’éolien ne se substituera pas aux énergies conventionnelles (charbon et nucléaire), mais couplé aux autres sources d’énergies renouvelables, l’éolien prend tout son sens.

Toutes les études scientifiques sérieuses montrent que 100 % d’électricité issue des renouvelables est faisable. C’est moins facile, il faut davantage de câbles souterrains, mais cela fonctionne.

L’éolien est coûteux

FAUX. L’État a dépensé pour soutenir cette filière avec des compléments de rémunération pour les acteurs. Le rapport demandé par le Sénat à la Cour des comptes, de mars 2018, sur le soutien public aux énergies renouvelables est souvent cité, notamment les 5,3 milliards d’euros pour l’année 2016. Mais cette somme couvre tout le renouvelable et s’inscrit dans le cadre des objectifs européens pour développer les énergies propres et renouvelables.

La filière est désormais mature et coûtera moins au contribuable. Le coût des parcs éoliens actuellement construits varie entre 26 et 51 €/MWh, en Europe, selon leur lieu d’implantation. C’est nettement plus compétitif que les nouveaux projets nucléaires de type EPR, comme Hinkley Point, en Angleterre, dont la fourchette varie entre 102 et 172 €/Mwh.

Par ailleurs, les parcs éoliens rapportent sur les territoires où ils sont implantés. La région Auvergne Rhône-Alpes qui veut passer de 553 MW de production éolienne à 2 500 MW à la fin 2030, a calculé que cela générerait 1 600 emplois, 75 millions d’euros de retombées fiscales et 190 millions de richesses sur son territoire.

Les éoliennes massacrent les oiseaux et les chauves-souris

FAUX. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a collecté les données pour 1 065 éoliennes. La moyenne de la mortalité oscille entre six et sept cas par an par éolienne. Un chiffre à mettre en perspective. Rien qu’aux États-Unis, la mortalité des oiseaux due aux lignes électriques à haute tension est d’environ 150 millions de bêtes par an.

Les fabricants d’éoliennes développent ces dernières années des petits modules de détection pour éviter les collisions. Ils s’appellent Chirotech, pour les chauves-souris et DT Bird pour les oiseaux. Le groupe français Engie travaille ainsi avec le concepteur Biotope et programme « Éolien et Biodiversité » coordonné au niveau national par la LPO.

Chaque projet éolien nécessite une étude d’impact sur les oiseaux, la biodiversité. Aucun permis ne devrait être accordé proche des zones de protections spéciales, comme Natura 2000.

Les éoliennes sont bruyantes

FAUX. Selon l’Ademe, les éoliennes émettent un bruit de fond, principalement des basses fréquences entre 20 Hz et 100 Hz. À 500 mètres de distance, le minimum légal entre une éolienne et habitation, le bruit est généralement inférieur à 35 décibels : c’est moins qu’une conversation à voix basse. Les vieux parcs peuvent être un peu plus bruyants. Les riverains peuvent réclamer à l’exploitant la dernière technologie réductrice de bruit : des sortes de peignes en fibre de verre, inspirés des ailes des discrets rapaces. Le groupe Engie en a installé dès 2016, en Belgique.

Les éoliennes sont polluantes

FAUX. Cette énergie est la plus vertueuse pour la santé des écosystèmes et présente le meilleur bilan carbone de toutes les énergies. Selon le groupe d’experts du climat des Nations Unies (Giec), l’éolien terrestre affiche le plus bas taux d’émission en gramme de CO2 par kilowattheure (CO2 eq/kWh) : 11 g en moyenne, contre 12 g pour le nucléaire. Une éolienne n’en émet qu’au moment de sa construction.

Une éolienne n’a pas besoin d’eau pour être refroidie, ne craint pas les inondations et l’on peut cueillir des champignons au pied du mât.

Les éoliennes dépendent des « terres rares » chinoises ?

FAUX. Cette famille de métaux n’est non seulement pas rare, mais très bien répartie sur les cinq continents. Seulement, l’industrie se repose actuellement sur l’exploitation chinoise. Mais cela change et de nouvelles mines ouvrent, en Europe notamment.

Par ailleurs, seules 10 % des éoliennes contiennent du néodyme pour la fabrication des aimants utilisés dans certains modèles de génératrices, selon le Syndicat des énergies renouvelables. Les trois plus grands constructeurs de turbine – Enercon, Senvion ou Nordex – n’utilisent aucune « terre rare ». Elles sont remplacées par de la ferrite ou d’autres matériaux supraconducteurs.

L’éolienne a une durée de vie très courte

ÇA DÉPEND. La première grande éolienne « moderne » construite en 1975, à Ulfborg, au Danemark, tourne toujours. Comme toutes les machines, certaines pièces s’usent et les propriétaires veulent des modèles plus puissants. Elles sont parfois remplacées au bout de vingt-cinq ans, mais peuvent « vivre » très longtemps. La moyenne est de vingt à trente ans, en Europe.

Les éoliennes engendrent des maladies

FAUX. Le consensus scientifique vingt-cinq études mondiales compilées – s’accorde pour dire que les niveaux d’infrasons des éoliennes sont inoffensifs pour la santé humaine. La vaste enquête canadienne Community Noise and Health Survey (2013) est la plus citée. C’est la seule étude à grande échelle qui tient compte de faits subjectifs – des symptômes autodéclarés – et objectifs – mesure du taux de cortisol (hormone du stress), pression artérielle, fréquence cardiaque… – sur la santé de riverains d’éoliennes.

Elle révèle que le bruit et la proximité des machines n’ont pas d’incidences manifestes sur la santé, à l’exception de la gêne ressentie. Sans autre raison qu’un a priori négatif sur la présence d’éolienne, des riverains développeraient des nausées. Une sorte d’effet nocebo , le contraire du placebo.

Des fabricants travaillent cependant sur les rares cas de nausées signalés. Ils se manifestent surtout sur un sol granitique , constate Jean-Yves Grandidier, patron du groupe français Valorem.

Enfin, il y a le cas d’une ferme française, à Puceul (Loire-Atlantique), où une baisse de lait et une surmortalité du bétail sont constatées, à proximité d’éoliennes. Les expertises se succèdent sans rien trouver, pour l’instant. Ce cas, unique au monde selon la chaîne britannique BBC, est sous la surveillance de l’Agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Les éoliennes ne se recyclent pas

FAUX. 95 % des composants d’une éolienne se recyclent selon les professionnels de la filière, 90 % selon l’Ademe. Les parties métalliques comme le mât ont une valeur marchande non négligeable et le béton des fondations est valorisé comme granulat dans la construction. Les matériaux composites des pâles (fibre de verre, carbone), qui jusqu’ici posaient problème ont déjà trouvé une nouvelle vie aux États-Unis ou aux Pays-Bas. Ils sont rebroyés et deviennent du mobilier urbain, des skateboards…

Ce recyclage sera rendu obligatoire d’ici à 2023, en France. Cette perspective doit accélérer la création d’une filière française pour le démantèlement des éoliennes en fin de vie. Précision : la réglementation prévoit déjà une provision de 50 000 € par éolienne pour le démantèlement.

VRAI/FAUX. La vérité sur les clichés qui collent aux éoliennes

 

 

Trucs et astuces : comment dégivrer son congélateur

Selon le site consoglobe c’est souvent la tâche ménagère que l’on repousse sans cesse : dégivrer le congélateur. Un geste pourtant nécessaire pour optimiser la durée de vie de l’appareil et pour réaliser des économies d’énergie…

Le saviez-vous ? Une simple couche de 3 mm de givre pousse un congélateur à augmenter de 30 à 40 % sa consommation électrique. De plus, le givre entraîne votre appareil à travailler davantagepour maintenir une température négative à l’intérieur de l’habitacle, ce qui l’use plus rapidement. De bonnes raisons pour dégivrer son congélateur sans plus attendre.

Dégivrer son congélateur : petites astuces pour de grandes économies !

Et si dégivrer votre congélateur est pour vous une tâche longue et ingrate, elle le deviendra de moins en moins si vous le faites régulièrement.

Première chose à faire quand vous dégivrez votre congélateur : le vider. En hiver, vous pouvez stocker vos aliments dehors, à condition que les températures soient négatives bien sûr. Sinon, munissez-vous de glacières. Une fois vidé, éteignez le congélateur ou placez-le en mode veille.

N’oubliez pas de placer une serpillière et une bassine au pied de votre congélateur, car l’eau va couler !

Les astuces pour ôter le givre et la glace plus rapidement

Votre congélateur est couvert d’une couche plus ou moins importante de givre dont vous voulez vous débarrasser ?

Si vous entretenez régulièrement votre congélateur et que la couche de givre n’est pas trop épaisse, optez pour un des ces deux solutions :

  • La méthode douce : versez de l’eau bouillante dans un vaporisateur et vaporisez sur les parois. Frottez au fur et à mesure, le givre fondra sous l’effet de la chaleur.
  • La méthode accélérée : faites bouillir de l’eau. Quand l’eau est à température, placez directement la casserole (sur un dessous de plat) dans le congélateur et fermez la porte 15 min. Les vapeurs d’eau détacheront la glace plus rapidement.

Si la couche de glace est vraiment importante (plus d’1 cm), comme dans la méthode accélérée décrite ci-dessus, placez une casserole d’eau bouillante et refermez le congélateur (débranché bien entendu). Laissez agir une dizaine de minutes puis commencez à détacher à la glace en glissant une spatule, en bois idéalement, entre la paroi et le bloc gelé. Il devrait se détacher en gros morceaux, faciles à récupérer, ce qui évite d’inonder…

N’utilisez jamais de couteaux ou instruments pointus ou aiguisés pour décoller les morceaux de glace  : vous risquez de percer la paroi et de rendre votre équipement inutilisable.

Pensez à récupérer l’eau du dégivrage et les pains de glace pour la réutiliser dans les plantes ou au jardin, voire dans le fer à repasser.

Dégivrer, mais pas que ! Nettoyage des parois

Toute la glace est enlevée et vous vous apprêtez à remettre en route votre congélateur ? Stop ! Ce n’est pas parce que votre congélateur est dégivré qu’il est propre !

Mélangez un volume de vinaigre blanc et un volume de jus de citron à 3 volumes d’eau. Utilisez ce mélange pour nettoyer les parois de votre appareil, éliminer les bactéries présentes et désodoriser votre appareil. Ne rincez-pas, mais séchez correctement pour éviter que le givre revienne trop rapidement.

N’oubliez pas de nettoyer les joints également, véritables nids à bactéries. Profitez-en pour vérifier leur étanchéité et les remplacer s’ils sont usés.

Si vous voulez faciliter votre prochain dégivrage, vous pouvez appliquer un film plastique dans votre congélateur, que vous n’aurez qu’à enlever.

Ne vous reste plus qu’à rallumer votre congélateur et à y replacer les aliments en vous assurant qu’ils sont tous parfaitement emballés.

Et vous, avez-vous d’autres astuces à nous faire partager ?

Une maison des transitions à Kemper ?

Chers amis

Kêr Lodenna qui souhaite la création et l’établissement d’un lieu de vie et de partage, autour d’un magasin gratuit et au service de celui-ci, d’un café et d’une boutique locavore de producteurs, artisans, créateurs, artistes
et Cyberacteurs qui porte le projet Transacteurs des acteurs de la transition écologique solidaire
proposent de s’inspirer de l’expérience des Avenières Veyrins-Thuellin pour construire ensemble une Maison des Transitions qui puisse ensuite servir de modèle et s’associer à d’autres territoires pour réussir le pari de la Transition écologique solidaire.

La Maison des transitions est un projet de pépinière d’activités et de projets à buts non lucratifs comme économiques, un lieu de collaboration, de fertilisation croisée, d’incubation et de démonstration au service de la transition écologique, sociale et solidaire en Cornouaille. Son implantation est envisagée sur la commune dans les locaux de l’ancien Espace Associatif.

Nous avons noté que la transition écologique et solidaire est pour la nouvelle municipalité une chance pour un mieux-vivre à Quimper et votre volonté d’une coopération renforcée avec l’ensemble des acteurs de la ville, notamment les associations. A l’heure où s’ouvre l’enquête sur le réaménagement du quartier de la gare, nous vous proposons de faire de l’ancienne maison des associations une maison des transitions( ou de la transition écologique et solidaire…) regroupant les différents acteurs de la transition au coeur d’un quartier qui sera l’image de l’action municipale et intercommunale des nouveaux élus.

Nous pensons qu’ensemble, en partant des souhaits des unes et des autres, nous avons plus de chances d’avoir une oreille attentive de la part des nouveaux élus.

Merci de nous faire savoir l’intérêt de votre structure pour participer à l’élaboration d’un tel projet. dont nous vous proposons de parler ensemble lundi 6 septembre à 18 heures à la maison des associations à Quimper.

Lénaïk BERTHO, Kêr Lodenna
Alain UGUEN, Cyberacteurs

PS : nous vous proposons d’utiliser les commentaires pour présenter les activités que votre association souhaiterait porter dans cette structure commune.

La maison des transitions – Les Avenières Veyrins Thuellin

Hybride entre un incubateur de projets, un low tech lab et une coopérative d’activités, la Maison des Transitions souhaite accompagner, dynamiser, incuber et fédérer les initiatives citoyennes et porteurs de projets.

Son champ d’actions, fruit d’une approche systémique de la transition écologique, sociale et solidaire, est large et pluridisciplinaire. Il crée les conditions d’une participation active des acteurs locaux à la construction d’un territoire résilient et favorise l’émergence d’actions concrètes, à buts non lucratifs comme économiques.

C’est un projet ambitieux qui nécessite, en plus d’un ancrage fort et d’un soutien de la communauté locale, le développement de nombreux partenariats publics comme privés.

Mutualiser matériel et ressources

L’accompagnement et l’incubation proposés recouvrent idéalement toutes les étapes de la gestion de projet : orientation, conseils administratifs, techniques, juridiques, financiers, suivi, évaluation, recherche de financements, communication, formation. Il est assuré par une équipe pluridisciplinaire expérimentée. Les locaux mis à disposition des porteurs de projet (espaces de réunion, de coworking, bureaux, espaces de développement et de production à la manière des Fab lab, stockage, etc) permettent de mutualiser matériel et ressources.

Phénomène récent, les Tiers lieux proposent de nouveaux espaces de réflexions, d’initiatives et d’actions en réponse aux carences ou absences des territoires. Ils favorisent la coopération à la compétition, tout en en renforçant initiatives individuelles et projets collectifs. L’action citoyenne y démontre sa capacité à proposer de nouvelles formes de « services d’intérêt général » pour promouvoir et accompagner la transition écologique, sociale et solidaire.

Le GDEAM-62 dépose un recours gracieux contre TROPICALIA, un projet de serre tropicale géante dans le Pas-de-Calais

 Ce jeudi 19 décembre, le GDEAM-62 a déposé un recours gracieux auprès des maires concernés pour obtenir le retrait du permis de construire du projet Tropicalia. Sa démarche est soutenue activement par Notre Affaire à Tous et 25 autres associations réunies en collectif pour s’opposer au projet. Ce dernier a obtenu son permis de construire le 22 octobre 2019, il sous entend la création d’une serre tropicale et de ses annexes de plus de 20.000m2 sur les communes de Rang du Fliers et Verton dans le Pas-de-Calais. Ce projet est non seulement une menace pour la biodiversité locale en prévoyant le déplacement d’espèces tropicales mais il constitue aussi, notamment, un sacrifice de terres agricoles pour un projet non vital. 

Le projet Tropicalia prône un loisir déraciné des problématiques climatiques sous couvert de justifications écologiques voir scientifiques. 

Pour citer le site de promotion du projet, Tropicalia serait “une porte ouverte vers la compréhension et le respect d’un écosystème fragile“, “une invitation au rêve et à l’émerveillement le long d’un parcours de plus d’un kilomètre” ainsi qu’“un monde animal et végétal en parfait équilibre pour le plaisir des sens.”. 

Commencer la bataille juridique est essentiel pour un projet qui jusqu’à présent est passé à travers les mailles du filet, peu médiatisé malgré son ampleur et son manque de cohérence. La mobilisation peine à se faire autour de celui ci. 

Greenwashing éhonté, les porteurs du projet passent sous couvert le déplacement d’espèces que sous entend le projet, le risque de leur dissémination, les terres agricoles supprimées pour la construction d’une telle infrastructure (supposant artificialisation des sols, pollution lumineuse etc.). 

Promettant 26 degrés toute l’année dans la serre grâce à une technologie n’ayant pas encore fait ses preuves : Terraotherme, le projet prend notamment le risque d’une consommation d’énergie abusive. 

En rejoignant la campagne SuperLocal, qui cartographie les projets polluants sur le territoire, le projet a pu être identifié et les associations membres du collectif, notamment Notre Affaire à Tous et le GDEAM-62, joignent leurs efforts et leur capacité d’expertise afin que celui ci ne puisse se faire en toute impunité. 

Pour Mariette Vanbrugghe, Présidente du GDEAM-62 : “Le projet Tropicalia est en déphasage complet avec les exigences de limitation du gaspillage des ressources naturelles, gaspillage des sols en particulier, ressources non renouvelables, pour quels services rendus? En déphasage complet aussi avec le respect de la vie animale, rien ne justifie la détention d’espèces animales tropicales dans notre région.” 

Pour Chloé Gerbier coordonnant l’équipe juridique du projet Super Local : “Ce projet est la vitrine de l’incohérence entre notre mode de vie et l’urgence climatique à laquelle nous devons faire face. Le projet Tropicalia dénie tout droit à la nature, en dissimulant, derrière de vains arguments de greenwashing, la construction d’un zoo tropical.” 

CONTACT PRESSE 

GDEAM-62 : Mariette Vanbrugghe, présidente – Marc Everard, directeur – 03 21 06 50 73 

Notre Affaire à Tous : Chloé Gerbier – 06 46 43 55 09 

ANNONCES D’EMMANUEL MACRON SUR LE CLIMAT RÉACTIONS DES ONG

ANNONCES D’EMMANUEL MACRON SUR LE CLIMAT

RÉACTIONS DES ONG

Pour Morgane Créach, Directrice du Réseau Action Climat :

Le Président de la République a acté le retard pris par la France dans la transition écologique et beaucoup parlé de méthode, sans faire d’annonces concrètes. Pire, le report à 2035 des objectifs de réduction de la part du nucléaire va freiner la transition écologique. Plutôt que d’entériner de fausses solutions, le Gouvernement devrait mettre en œuvre des mesures supplémentaires pour réduire les émissions des principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre. Sans ces mesures, ce quinquennat se soldera par un nouvel échec. Qu’il s’agisse de la rénovation performante des logements, de la demande alimentaire ou du projet de loi mobilités, on ne perçoit que des ajustements à la marge, alors que des mesures profondes sont indispensables.

Pour Florent Compain, Président des Amis de la Terre France :

Ce qui est prévu par le gouvernement dans la PPE ne va pas assez vite ni assez loin, et inclut même le risque de fausses solutions comme le recours massif à la biomasse. L’Histoire a montré que les États étaient capables de transformer en profondeur leur économie en temps de guerre. Ce sont ce même type d’efforts qui sont attendus pour construire une société plus juste socialement et plus soutenable écologiquement. Les citoyens sont saturés des effets d’annonces, des fausses solutions, des incohérences et des mesurettes : c’est cela qui nourrit aujourd’hui la colère qui monte.

Pour Jean-Baptiste Lebrun, Directeur du CLER Réseau pour la Transition Énergétique :

Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron recule devant la nécessité d’engager les mesures structurantes de transition énergétique pour lesquelles les solutions existent pourtant déjà et de nombreux acteurs de terrain sont mobilisés. En exprimant seulement de grandes intentions, il espère sans doute calmer les symptômes des difficultés sociales liées aux prix de l’énergie mais ne s’attaque pas aux causes réelles du problème et des factures des Français, comme les consommations trop élevées des 27 millions de logements en France dont 7,5 millions de passoires énergétiques. Une transition énergétique et solidaire est pourtant possible, en accompagnant les citoyens vers les solutions pertinentes pour eux et pour la planète !

Pour Audrey Pulvar, Présidente de la Fondation pour la Nature et l’Homme :

Ce discours c’est le statu quo sur l’ère du nucléaire et l’art du vide en matière de transition écologique et solidaire. Nous ressortons avec plus d’interrogations que de réponses. Sur les fermetures de réacteurs nucléaires, par rapport à ce que Nicolas Hulot avait négocié, le Président acte un recul et ouvre la porte à de nouveaux EPR. Sur l’accompagnement, il reste flou concernant l’utilisation des recettes de la taxe carbone. Aucune annonce concrète sur la rénovation énergétique des logements, à part le changement de chaudière. Et ses propos sur l’industrie automobile, partout pour tous, laisse entendre un soutien au tout-routier.

Pour Jean-David Abel, Vice-président de France Nature Environnement :

La PPE annoncée aujourd’hui est inquiétante au regard de l’urgence des enjeux. Elle ne permet pas d’engager la France dans une transition énergétique et écologique digne de ce nom. La fermeture de quelques centrales nucléaires en plus de Fessenheim est insuffisante pour tenir le cap et les engagements de la Loi de Transition Énergétique : la France doit s’engager sur un rythme de fermeture de 2 réacteurs par an minimum pour respecter l’objectif de réduction de la part de nucléaire à 50 %. C’est extrêmement décevant car ce faisant, le Président nie la volonté des Français de réduire la part du nucléaire, les difficultés économiques d’EDF et le risque croissant lié à la prolongation des centrales au-delà des 40 ans. Il est pourtant possible de fermer plus de réacteurs sans mettre le réseau électrique en difficulté, comme démontré par RTE. Avec cette PPE, le gouvernement se montre incapable de se débarrasser du boulet que le nucléaire représente pour la transition énergétique de la France. Enfin, nous appelons le Gouvernement à mettre ses actes en cohérence avec ses mots. Cela veut dire notamment mettre fin aux projets climaticides dans les territoires, comme le Grand Contournement Ouest de Strasbourg ou le forage offshore de Total en Guyane. Et cela veut dire également rendre la fiscalité plus juste, en taxant les plus gros pollueurs que sont les camions, les avions et les navires.

Pour Jean-François Julliard, Directeur de Greenpeace France :

Emmanuel Macron est en train de réussir un tour de force : alors que l’urgence climatique s’aggrave, il s’apprête à faire moins pour la transition énergétique et le climat que son prédécesseur, François Hollande. Les effets d’annonces ne doivent pas masquer la réalité : les mesures annoncées par le président de la République ne permettent pas de réduire rapidement les émissions de gaz à effet dans les secteurs fortement émetteurs, la consommation d’énergie et d’électricité. Au contraire, le gouvernement continue d’accorder un soutien aveugle au nucléaire, au mépris des objectifs fixés en matière d’énergies renouvelables. Le gouvernement semble privilégier les lois dictées par les industriels et les lobbys à celles votées à l’Assemblée Nationale. À quelques jours seulement de l’ouverture de la COP, les beaux discours d’Emmanuel Macron n’y changeront rien, la France se décrédibilise sur la scène internationale.

Contact presse :

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Sauvons la Roya : Balance ton Poids Lourd

Depuis 2017, les habitants de la Vallée de la Roya excédés du mépris manifesté à leur égard, ont décidé de ne plus supporter les graves atteintes à leur environnement, à leur santé, à leur cadre de vie et à leur sécurité, découlant du passage de camions lourds dans leurs villages les les 5 maires, toutes étiquettes politiques confondues, ont cosigné un arrêté municipal commun interdisant le transit dans leurs agglomérations, des poids lourds de plus de 19 tonnes de port en lourd .

Le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes a complété par un arrêté interdisant le transit hors agglomération. Du col de Tende à Fanghetto, la RD6204 leur est désormais interdite. Les transporteurs italiens bénéficient d’une alternative beaucoup plus pratique qui est l’autoroute Cuneo-Fossano-Savona-Ventimiglia et pour les transports lourds, la voie ferrée Cuneo-Breil-Ventimiglia. Or ces arrêtés ne sont pas respectés par les transporteurs qui profitent de la nuit pour passer en fraude et les forces de l’ordre n’interviennent que très peu.

Nous vous demandons donc d’intimer l’ordre aux forces publiques dépendant de l’Etat de faire respecter les arrêtés municipal et départemental, et notamment au checkpoint de la frontière à Fanghetto où tous ces camions passent impunément sans que les forces de l’ordre présentent 24h sur 24 ne réagissent.

Roya Expansion Nature et Sauvons la Roya.

Argumentaire

La vallée de la Roya est un bout du sud-est de la France de 450km2, composé de 5 communes, traversé par la RD6204 qui est aussi l’itinéraire européen E74. Cette route touristique relie deux agglomérations italiennes, raccordées au réseau autoroutier italien, distantes d’une centaine de km, celle de Cuneo au nord et celle de Vintimille au sud où la Roya se jette dans la Mer Méditerranée. Entre les deux se dresse, au nord de Tende, la fin de la chaîne alpine, obstacle imposant avec des sommets dépassant 2500m voire 3000m et un seul point bas, le Col de Tende à 1900m d’altitude. A la fin du XIXè siècle, quand la Haute-Roya était italienne, deux tunnels ont été construits, le tunnel routier de 3200m de long à 1370m d’altitude, accessible par une route en lacets et le tunnel ferroviaire de 8100m de long à 1000m d’altitude.

Le tunnel ferroviaire joue un rôle mineur car la voie ferrée rétablie dans la vallée de la Roya en 1979 après avoir été dévastée pendant la 2ème guerre mondiale est à nouveau en mauvais état faute d’entretien régulier suffisant et assure donc peu de trafic faute d’ambition et d’investissements. Des risques de fermeture sont régulièrement évoqués au titre de « mesures d’économie ».

La route a été construite par les ducs de Savoie, futurs rois d’Italie, à partir du 17è siècle pour des diligences et des charrettes à partir d’une ancienne piste caravanière apportant à dos de mulet le sel provençal en Piémont. Depuis elle n’a connu pendant longtemps que le minimum d’investissements et d’entretien. Puis depuis une trentaine d’années, sous l’emprise de lobbys économiques italiens privilégiant le transport par camion sur une route gratuite plutôt que sur des autoroutes payantes, des travaux ont été faits sur certains tronçons en Italie (tunnels des gorges d’Airole et aménagement du tronçon nord entre Cuneo et Limone) et en France (tunnels des gorges de Saorge et rectification de la route d’accès au tunnel du col de Tende)

Devant l’augmentation du gabarit des camions, le tunnel du Col de Tende, trop étroit a vu la circulation règlementée et un alternat par feux mis en place. Cela n’a pas beaucoup dissuadé le passage des camions. Ceux-ci-traversent ensuite les villages de Vievola, Tende, Saint-Dalmas, Fontan, Breil, Piène-Basse,, puis en Italie, Fanghetto, San Michele puis Trucco avant d’arriver à Bevera à la bretelle donnant accès à l’autoroute côtière. Dans les villages français, la route n’est pas adaptée à un trafic lourd, du fait de sa sinuosité, de son étroitesse, des nuisances (dont le bruit) et du danger pour les riverains. Des dispositifs ralentisseurs ont été implantés en agglomération (zones 30km/h et 50km/h) voire un alternat par feu à Fontan où seuls deux véhicules légers peuvent se croiser. Dans le reste de la route, coincée le plus souvent entre de hautes falaises et La Roya, on remarque régulièrement les croix fleuries marquant les sites d’accidents mortels qui se produisent trop fréquemment.

En 2017, au lieu dit Scarassoui, une catastrophe a été évitée de justesse quand des ouvriers chargés de nettoyer la berge de la Roya ont découvert une véritable caverne dans le remblai sous la RD 6204, qui aurait pu s’effondrer au passage d’un véhicule. De trop nombreux tronçons sont dans le même état de vétusté, non seulement de revêtement et de géométrie, mais aussi dans la structure profonde de la route qui n’a jamais été dimensionnée pour supporter du trafic lourd intense.

En 2017, devant l’énervement croissant des populations locales, les 5 maires de la vallée concernés, toutes étiquettes politiques confondues, ont pris un arrêté municipal commun interdisant le transit des camions de plus de 19T de port en lourd dans leurs agglomérations. Le conseil départemental, gestionnaire de la route, a confirmé hors agglomérations. Cet arrêté s’impose à tous les poids lourds sauf livraisons locales et son respect doit être assuré par les forces de gendarmerie. Il apparaît qu’il n’en est rien, celles-ci préférant pourchasser les immigrants illégaux et les habitants qui les aident plutôt que d’arrêter les poids lourds qu’ils voient passer au « cheikh-point » de la frontière à Fanghetto.

Les riverains peuvent constater le passage des camions sous leurs fenêtres au petit matin. Mais tout le monde peut les voir sur les caméras du Col de Tende qui sont en ligne sur internet.

Des transporteurs continuent à faire passer les plus de 30 tonnes dans la vallée. Il suffit pour le constater de se lever tôt (entre 4h30 et 6h) et de regarder ce qui circule sur la route :

Les infractions ne sont pas verbalisées. Les autorités et la gendarmerie sont au courant, mais interviennent au compte-goutte. Pourquoi les autorités ne font-elles rien?

De leur côté les entreprises de transports italiennes font pression pour obtenir des aménagements et tentent un passage en force. N’oublions pas que l’arrêté des maires fait toujours l’objet d’un recours au Tribunal Administratif.

Puisque les autorités ne veulent pas faire respecter la loi, nous voulons les y obliger et nous vous demandons donc de nous aider à faire respecter les décisions de nos conseils municipaux pour préserver notre environnement. :

a) de bien vouloir signer et diffuser la pétition ci-jointe #balanceTonPL

b) de répondre à notre appel à témoin : si vous avez la possibilité de filmer ou de photographier les plus de 19 tonnes traversant la vallée, merci de nous les faire parvenir à l’adresse suivante : sauvons.la.roya@gmail.com .

Voici une vidéo qui présente la problématique transports dans la vallée :

[FINALE] COP 21 – Lettre ouverte aux décideurs des politiques de transport des massifs alpins 

Comment surveiller les caméras du Col de Tende et enregistrer les images de passage de gros poids lourds :

Sur la page du site Sauvons-la-Roya, en haut à droite :

 

On peut visualiser les captures d’écran de la caméra du tunnel de Tende et parcourir les images.

Par exemple,camion Tende la nuit :

Si vous en voyez une suspecte, merci de la faire parvenir à sauvons.la.roya@gmail.org .

Diffusion presse :

En Italie : Article de la Stampa

http://www.lastampa.it/2018/02/22/edizioni/cuneo/ancora-furbetti-dei-tir-in-valle-roya-dove-sono-i-controlli-HxkHRWQh2GAvixwrfc7w6K/pagina.html

En France: Article dans  CNEWS Matin Cote d’Azur

https://www.facebook.com/CNEWSMatinCoteDAzur/photos/a.239335202911965.1073741830.148505735328246/960597964119015/?type=3