Semaine de l’écologie au Katorza Quimper :  Ciné[K]limat Du mercredi 18 au dimanche 22 mai

 


Exe-PlanetAu programme de ces 5 jours : 7 films à l’affiche avec des soirées débats, inédits, avant-premières, reprises :

 Les films de la sélection :

– I AM GRETA

– POUMON VERT ET TAPIS ROUGE

– WOMAN AT WAR

– UNE FOIS QUE TU SAIS

– BIRDS OF AMERICA

– LES MAINS DANS LA TERRE

– L’INCROYABLE INVASION DES OURS EN SICILE (Jeune public)

 Soirées débats :

* Avant-première BIRDS OF AMERICA en présence de Dominique Weill-Hébert de LPO Finistère

Vendredi 20 mai – 20h30

* LES MAINS DANS LA TERRE, naissance d’un écovillage – en présence de Jean-Hubert Gilson président Les maraichers de la Coudraie et Auréline, initiatrice de l’écolieu “Lan rêvons”
Samedi 21 mai – 20h30

* I AM GRETA – en présence de Louise Briand, militante Génération climat et marches pour le climat et de Sol, militant à Extinction rebellion Quimper
Dimanche 22 mai – 20h30


Animations :

EXPOSITION Sortir du Nucléaire dans le hall du cinéma du 18 au 22 mai
LIBRAIRIE ÉPHEMERE – sélection d’ouvrages sur le thème de l’écologie par Librairie & curiosités
Samedi 21 mai à partir de 18h
En partenariat avec ACTES en Cornouaille, LPO Bretagne et Librairie & Curiosités

La consultation Projet de décret relatif à l’interdiction de la publicité sur les énergies fossiles

Merci à Philippe L. qui a proposé ce texte.

 

Énergie et Climat
– La consultation Projet de décret relatif à l’interdiction de la publicité sur les énergies fossiles est ouverte sur le site Internet du Ministère de la Transition écologique. Cliquez sur le lien ci-après pour y accéder :
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2605

Bonjour!

“L’article 7 de la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets prévoit l’interdiction de la publicité relative à la commercialisation ou faisant la promotion des énergies fossiles.”

Il est notoirement estimé aujourd’hui que les énergies actuellement extraites de forages (gaz, pétrole) ou exploitation minière (gaz de schiste, charbon) sont des contributeurs nets au changement climatique et au manque de résilience face à ses effets. Ceci non seulement à cause de leur utilisation, mais des consommations stupéfiantes de l’industrie en amont de cette utilisation, qu’il s’agisse d’autres industries minières (pour produire notamment l’acier des engins), de l’utilisation des
technologies d’extraction, des transports divers et variés utilisés pour leur acheminement, du traitement des déchets…

Il semble aberrant dans ces conditions de ne pas placer sur le même plan des énergies fossiles (du latin fossilis [« tiré de la terre »]) les minerais d’uranium utilisés pour le nucléaire ainsi bien sûr que l’énergie électrique qui en est tirée.

N’importe quel tribunal indépendant de tout groupe de pression devrait en conviendrait.

La liste présentée est donc foncièrement viciée et incomplète et cela justifie à soi seul la refonte de ce décret, principalement dans son article 1 qui établit cette liste (section 9 Art.
R. 229-119 et Art. R. 229-120 du code de l’environnement) mais aussi dans d’autres articles à venir faisant référence aux énergies ici oubliées.

Au surplus, la note de présentation de la consultation précise que “le mécénat, le parrainage, la communication institutionnelle, la publicité financière sur les produits énergétiques fossiles restent autorisées”
(Art. R. 229-121 de la la section 9 du code de l’environnement). Il est évident que, concernant l’énergie électrique d’origine nucléaire, cet article contreviendrait à l’équité entre les sources d’énergie au regard des nouvelles dispositions en faveur de l’environnement, ce qui doit être manifestement redressé.

Proposition de message à adapter pour que ce soit le vôtre

Madame, Monsieur

Il semble aberrant de ne pas placer sur le même plan des énergies fossiles (du latin fossilis [« tiré de la terre »]) les minerais d’uranium utilisés pour le nucléaire ainsi bien sûr que l’énergie électrique qui en est tirée.
Je m’oppose donc totalement à la publication de ce décret et demande sa réécriture.

A déposer avant le 18 mars sur le site en cliquant sur le lien ci-dessousconsultation

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2605

Guerre : la France nucléarisée est terriblement vulnérable

Par Stéphane Lhomme
Directeur de l’Observatoire du nucléaire
Vendredi 25 février 2022

L’invasion de l’Ukraine par la Russie est une nouvelle occasion pour les promoteurs du nucléaire de mettre en avant leur industrie fétiche, parée de toutes les vertus.

La construction de nouveaux réacteurs est ainsi mise en avant pour lutter contre le changement climatique… alors que ces chantiers ne seraient pas achevés avant 2040. De même, le nucléaire serait la solution face à l’envol des prix de l’énergie alors qu’il est d’ores et déjà acquis que les coûts de production des futures centrales seront prohibitifs.

Et voilà aujourd’hui que l’invasion de l’Ukraine par la Russie démontrerait la pertinence de l’option nucléaire imposée depuis plusieurs décennies en France. Quant à l’Allemagne, elle serait désormais confrontée à une erreur majeure, celle d’avoir choisi la fermeture de ses centrales nucléaires et d’avoir parié sur le gaz, en particulier le gaz russe, pour assurer sa transition énergétique en attendant de fonctionner un jour avec 100% d’énergies renouvelables

Il est certes exact que, comme ceux du blé ou de l’aluminium, les prix de l’énergie s’envolent depuis le déclenchement de l’attaque russe. En outre, les pays qui importent du gaz russe – dont la France ! – risquent de devoir se passer subitement de cette ressource, entrainant assurément un envol des prix, voire des pénuries. L’Allemagne va assurément être confrontée à d’importantes difficultés. Pour autant, le nucléaire est-il l’option “magique” apte à protéger la France ? Certainement pas.

Commençons par rappeler que, tous les hivers, la France est fortement importatrice d’électricité, en particulier… depuis l’Allemagne, et ce malgré nos 56 réacteurs nucléaires, ou plus exactement à cause d’eux : l’option “nucléaire + des millions de chauffages électriques” entraine de tels pics de consommation que la production nucléaire française est largement insuffisante.

Ce phénomène s’aggrave d’ailleurs chaque année avec le vieillissement des réacteurs et les pannes de plus en plus nombreuses et inquiétantes. Pour mémoire, EDF est actuellement obligée d’arrêter de nombreux réacteurs suite à la découverte de corrosions de systèmes de sécurité.

Si l’Allemagne ne peut plus exporter d’électricité suite aux conséquences de la guerre en Ukraine, la France va de fait se retrouver en situation critique. Encore est-il heureux que l’hiver touche à sa fin, mais il est très probable que de nouveaux hivers arriveront fin 2022 et les années suivantes !

Rappelons aussi que, même avec la production nucléaire la plus importante au monde – les USA comptent plus de réacteurs mais ils produisent moins de 20% de l’électricité du pays, contre 65% en France – le nucléaire ne couvre que 15% de la consommation française d’énergie. C’est d’ailleurs bien pour cela que les Français sont frappés comme leurs voisins par l’envol des prix du pétrole, du gaz, et de l’électricité : le nucléaire ne nous protège absolument pas.

Les promoteurs de l’atome en déduisent bien sûr que, pour que cette protection fonctionne, notre production nucléaire doit augmenter fortement. Mais, comme signalé plus haut à propos du climat, il faudra attendre au moins jusqu’en 2040 pour que de nouveaux réacteurs entrent en service. Poutine aura alors près de 90 ans !

De plus, des dizaines de réacteurs actuels auront été fermés d’ici là, trop délabrés pour être indéfiniment rénovés à grand frais par EDF. On nous parle beaucoup ces derniers temps d’une électrification massive de notre économie, mais ce ne sont pas les 6 à 14 nouveaux réacteurs annoncés par M. Macron – cela ne coûte rien en période électorale ! – qui permettront un tel basculement : il en faudrait en réalité dix ou vingt fois plus !

Or, outre son aspect insensé – démultiplication des risques de catastrophe et de la production de déchets radioactifs – ce projet est totalement hors des capacités d’EDF sur le plan financier – l’entreprise est d’ores et déjà terriblement endettée – et sur le plan industriel – incapable de construire un seul réacteur, le fameux EPR de Flamanville, comment EDF en ferait-elle des centaines ?

Mais l’incapacité du nucléaire à nous protéger, de façon générale et tout particulièrement en période de crise géopolitique, est évidente pour d’autres raisons que les déficiences d’EDF.

Il est même évident qu’un pays très nucléarisé comme la France est en réalité hautement vulnérable. En effet, qui peut raisonnablement écarter l’hypothèse dramatique d’une guerre qui toucherait le territoire français ? Alors que l’armée russe vient de prendre possession de la tristement célèbre centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl, comment ne pas envisager que des centrales françaises soient attaquées ou bombardées ?

La France possède certes des armes atomiques, mais comment permettraient-elles de protéger nos centrales nucléaires ? En atomisant les attaquants… sur notre propre sol ?

Et même sans en arriver là, il est notable que la France nucléaire est d’une immense vulnérabilité du fait de la centralisation extrême de sa production : l’électricité est transportée sur des centaines de kilomètres par des lignes très haute tension (THT) dont les pylônes, situés pour la plupart en rase campagne, peuvent être dynamités avec la plus grande facilité. En une nuit, un groupe paramilitaire ou terroriste peut mettre la France à genoux. Et qu’on ne nous accuse pas de “donner des idées à nos ennemis”, cette vulnérabilité extrême est connue de toute personne qui suit les questions d’énergie.

A contrario, les énergies renouvelables peuvent être déployées de façon harmonieuse et décentralisée sur tout le territoire, et continueraient à fonctionner en grande majorité même si plusieurs régions étaient attaquées. Cette résilience est d’ailleurs aussi de mise face aux évènements climatiques.

Instrumentaliser la guerre poutinienne pour tenter de promouvoir l’atome est cynique, irresponsable et absurde. Que ce soit face au péril climatique, à l’envol des prix de l’énergie ou aux crises géopolitiques, il est clair que la seule option d’avenir passe par le triptyque sobriété (éliminer les consommations non indispensables), efficacité (consommer moins d’énergie pour un même besoin) et énergies renouvelables.

Stéphane Lhomme
Directeur de l’Observatoire du nucléaire

Pour un Débat public sur le nucléaire

Suite aux délibérations de la séance plénière du 1er décembre, la Commission Nationale de Ddébat Public publie son avis sur la tenue d’un débat public de programmation relatif à l’énergie nucléaire.

La Commission nationale du débat public (ma parole a du pouvoir !) constate qu’une relance de l’énergie nucléaire en France représente un choix démocratique majeur, engageant les générations futures. Toute personne vivant en France doit pouvoir être pleinement informée de ces enjeux et participer à l’élaboration des décisions concernant cette politique.

En 25 ans, la Commission nationale du débat public a organisé ou garanti 23 débats publics et 38 concertations sur des projets, des plans ou programmes relatifs à l’énergie dont 6 dans le domaine nucléaire. Forte de cette expérience et de cette connaissance de la participation du public uniques en France, la Commission connait la grande sensibilité, voire la conflictualité de ces sujets. Il en résulte une exigence accrue du public quant aux garanties de sincérité et d’impartialité donc d’indépendance et de neutralité de l’instance garante de ces procédures et des démarches participatives.

La Commission souligne que le public n’a jamais pu être pleinement associé à ces choix énergétiques majeurs concernant l’énergie nucléaire.

La Commission constate que la loi du 8 novembre 2019, dite loi « énergie – climat », exclut explicitement du champ du débat public, la programmation pluriannuelle de l’énergie et la stratégie nationale bas carbone, en ne prévoyant qu’une concertation préalable dont les modalités n’ont d’ailleurs pas encore été définies par voie réglementaire.

La Commission constate également que les annonces de relance de la construction de réacteurs nucléaires ont été formulées avant toute procédure de participation du public prévue par les conventions internationales, en particulier la convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement, ainsi que l’article 7 de la Charte de l’environnement, de portée constitutionnelle.

A défaut, d’un débat public large, ouvert à toute personne vivant en France, le risque d’une radicalisation des conflits et d’un accroissement de la défiance à l’égard des responsables publics n’est pas négligeable. Seul un débat conduit dans le respect des principes d’indépendance, de transparence, de neutralité, d’argumentation, d’équivalence et d’inclusion qui régissent l’intervention de la CNDP peut contribuer à asseoir la légitimité de toute décision future concernant l’énergie nucléaire en France. La sensibilité de la question nucléaire interroge autant la transition écologique que la démocratie.

https://www.debatpublic.fr/debat-public-sur-le-nucleaire-la-recommandation-de-la-cndp-2686

L’enquête publique sur la demande d’EDF de prolonger la durée de vie à 50 ans du réacteur n°1 de tricastin a lieu actuellement jusqu’au 14 février.

Nous avons déjà une cyberaction : Stop Tricastin 40 ans, ça suffit !

Pour sa part l’Association Stop Tricastin compte remettre au commissaire enquêteur sa pétition , signée par 45 000 personnes , qui demande déjà l’arrêt immédiat du réacteur n°1.

Cette enquête fait suite

– à celle du démantellement de Brennilis le premier mini réacteur Le démantèlement de Brennilis avec sa durée (36 ans et ce n’est pas fini!), son coût avoisinant le milliard, ses difficultés et sa pollution est la démonstration implacable que le nucléaire n’est pas l’avenir et que dans ce parc naturel, ce sera au mieux un retour à l’herbe contaminée vu ce qu’EDF laisse dans les sous-sols en terme de radioactivité.
https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=3670

– à celle du projet Cigéo, d’enfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux à Bure (Meuse).
https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=3624

– à l’autorisation d’exploiter l’EPR

Cyberaction N° 1410: Autorisation d’exploiter l’EPR : NON
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/autorisationdexploiterlepr-4906.html

– à la volonté de de permettre que les déchets radioactifs métalliques produits par le démantèlement des installations nucléaires puissent être “libérés” et recyclés dans les filières conventionnelles

cyberaction : DÉCHETS RADIOACTIFS Il ne faut pas ouvrir la boite de Pandore !

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/dyichetsradioactifsilnefautpasouvri-4738.html

– à La mise en service de l’ICEDA (Installation de Conditionnement et d’Entreposage de Déchets Activés), sur le site nucléaire du Bugey dans l’Ain qui va générer de nombreux transports de matières et déchets radioactifs sur nos routes et voies ferrées, dans nos villes et villages, du Nord au Sud et d’Ouest en Est, à moins que ce soit l’inverse !

cyberaction : ICEDA : halte à la contamination nucléaire généralisée
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/iceda-halteyalacontaminationnuclyna-4297.html

– au ballon d’essai des mini-réacteurs SMR

cyberaction : Pas de réacteur nucléaire SMR (ni EPR), ni à Cordemais, ni ailleurs!
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pasderynacteurnuclynairesmr-niepr-n-5042.html

C’est la première d’une longue série qui va probablement concerner tous les réacteurs de 900 MW après leur quatrième visite décennale (à moins qu’une décision politique remette en cause la mécanique infernale enclenchée par EDF et l’ASN).

Avant de s’intéresser aux problèmes spécifiques du réacteur N°1 il nous semble indispensable de s’intéresser aux problèmes « génériques » communs à tous les réacteurs nucléaires et au système anti-démocratique qui permet qu’ils existent et continuent à fonctionner.

cyberaction N° 1452: Pas de nucléaire dans la taxonomie verte européenne
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pasdenuclynairedanslataxonomieverte-5145.html

EDF est endettée, dans une fourchette peu transparente de 34, officiellement, à 61 milliards d’euros,(selon certains experts). Elle a gaspillé en vain plus de 30 milliards d’euros à l’international et envisage d’engloutir de 55 à 100 milliards d’euros pour le rafistolage de ses 58 réacteurs, sans compter le projet de stockage des déchets nucléaires à Bure, les démantèlements, le chantier d’Hinkley Point en Grande-Bretagne pour lequel le directeur financier d’EDF Thomas Picquemal a préféré démissionner .

le MWh des ENR (ENergies Renouvelables) est à moins de 50 euros alors que le MWh de l’EPR est estimé à plus du double comme l’expliquent les auteurs du livre « Nucléaire, danger immédiat » et du documentaire « Nucléaire, la fin d’un mythe » diffusés en 2018.

A moins de se mettre sous tutelle d’une puissance étrangère (Chine? UE ?), le nucléaire d’Etat, en France, est au bout du rouleau.

Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décrit le 19 janvier les « fragilités du cycle du combustible et du parc nucléaire ». Il a ouvert l’hypothèse d’arrêter à terme le retraitement des combustibles usés, une particularité de l’industrie française.
https://reporterre.net/L-ASN-envisage-l-abandon-du-retraitement-des-dechets-nucleaires

Nous sommes face à un lobby très puissant et d’autant plus dangereux que c’est un monstre aux pieds d’argile soutenu par un Etat qui doit au nucléaire sa place dans le monde. Nous sommes trop divisés et émoussés par, pour certains, une vie complète consacrée à la lutte contre le nucléaire. Si nous restons chacun dans notre pré-carré nous allons perdre par appartement, les efforts que chaque groupe fait dans son secteur pour mobiliser n’étant pas suffisamment mutualisés.

Il nous faut a minima exiger ce débat public national, tel que recommandé par la CNDP, avant toute enquête publique relative aux prolongations des réacteurs de 900 MW. Et ce débat devrait être organisé en associant toutes les parties concernées y compris dans les pays riverains de la France concernés par les conséquences de la prolongation des réacteurs de 900 MW. A l’issue de ce débat un référendum européen, pour ou contre la prolongation des réacteurs de plus de quarante ans, devrait être organisé.

Sans ce débat public préalable on peut considérer que l’enquête publique est illégale car elle ne respecte pas la procédure de participation du public prévue par les conventions internationales, en particulier la convention d’Aarhus sur l’accès à l’information.

En effet, les travaux de remise en état après 40 ans de fonctionnement, les modifications pour mise aux normes « post Fukushima » et les changements dans l’environnement naturel et humain du site du Tricastin sont d’une telle ampleur que le projet de prolongation de l’exploitation au-delà de 40 ans de chaque réacteur concerné s’apparente à la création d’une nouvelle installation.

Par ailleurs, une étude réalisée par l’Institut Biosphère de Genève a montré qu’en cas d’accident, sur un seul des réacteurs de la centrale du Tricastin, la contamination radioactive de nombreuses régions et grandes villes en France et hors de France serait bien supérieure aux seuils actuellement autorisés.

Les frontières administratives du périmètre dans lequel est organisée l’enquête publique ne sont pas du tout adaptées à la nature et à l’ampleur du risque d’accident nucléaire.

Nous proposons de faire ensemble une campagne générale de soutien à la CNDP en direction des parlementaires pour qu’ils saisissent la CNDP en vue d’organiser un débat publique national parallèlement aux démarches spécifiques organisées par les uns et les autres dans leur secteur d’intervention géographique ou technique.

De nous donner éventuellement les moyens d’une campagne d’affiches sur tout le territoire.

D’utiliser pour chaque enquête les signatures de cette campagne générale en réclamant de chaque commission d’enquête ce préalable.

De nous mettre en situation d’attaquer systématiquement toutes les décisions qui ne respectent pas la convention d’Aarhus en créant une base de données de jurisprudences, un annuaire d’avocats spécialisés et un fonds spécifique pour cela.

Projet de politique publique impactant l’environnement ou l’aménagement du territoire

Dans le cas d’un projet de réforme d’une politique publique du gouvernement ayant un effet important sur l’environnement ou l’aménagement du territoire , le Gouvernement, 60 députés ou 60 sénateurs, ou 500 000 ressortissants majeurs de l’UE résidant en France, peuvent saisir directement la CNDP en vue d’organiser un débat public national.

Pour connaître les critères techniques de recevabilité d’une saisine de tiers, vous pouvez également vous reporter aux articles L121-10 du code de l’environnement et R121-28 CE du Code de l’environnement. »
https://www.debatpublic.fr/nous-saisir-735#scrollNav-3

Nous vous proposons donc d’interpeller, en même temps que la commission d’enquête, nos parlementaires, pour leur demander de saisir la CNDP en vue d’organiser un débat public national.

Nous proposons que ces signatures électroniques soient utilisées dans toutes les enquêtes publiques à venir concernant le nucléaire dans tous ses aspects ainsi que les signatures papier qui seraient recueillies localement par tous les groupes mobilisés.

enquete-publique-2797@registre-dematerialise.fr

Madame, Monsieur,

Je soutiens la CNDP dans sa demande d’un débat public national avant toute enquête publique relative aux installations électronucléaires : qu’il s’agisse de construction, de remise en état ou de gestions des déchets les modifications pour mise aux normes « post Fukushima » et les changements dans l’environnement naturel et humain des sites sont d’une telle ampleur que tout projet de prolongation d’exploitation s’apparente à la création d’une nouvelle installation.
Je demande à la commission d’enquête, comme je le fais par ce message, de demander à nos parlementaires de saisir la CNDP en vue d’organiser un débat public national pour erspecter la convention d’Aarhus.

Dans cette attente, veuillez croire en ma vigilance sur vos décisions.

Mobilités en Cornouaille.

La priorité c’est l’élaboration d’un plan de la mobilité cornouaillaise pour réduire l’impact de la circulation sur les émissions de gaz à effet de serre en développant les possibilités pour chacun au travers des transports en commun, du covoiturage, de plans vélo et de la marche de se déplacer autrement au moins une fois par semaine.

Cela nécessite une vaste enquête tant au niveau de chaque commune qu’au niveau de chaque zone d’activité pour connaître les déplacements de chacun afin d’alimenter un site qui permette de proposer à chacun à tout moment un éventail de choix alternatifs à l’autosolisme.

Pour ce faire il serait judicieux d’associer les équipes municipales, les citoyens, les associations, les syndicats, les entreprises, les collectivités pour avoir une radiographie la plus fine possible des déplacements en Cornouaille.

Etablir une cartographie des aires de covoiturage possibles en fonction de ces déplacements.

Gestion locale d’un parc de véhicules

La commune et ses satellites, l’hôpital, les administrations de l’Etat, du Département et de la Région : chacun a sa propre gestion de véhicules qui ne servent qu’aux heures de travail les jours ouvrables.

Pourquoi ne pas étudier

a la gestion centralisée de tout le parc véhicules à l’échelle d’un territoire

b la création d’un service payant de location de véhicules hors heures ou jours ouvrables intégrant des véhicules de particulier en auto-partage

Développer l’info sur les sites publics de co-voiturage BreizhGo ou ouestGo

Développer les Transports doux

Nous cherchons des partenaires pour mettre sur pied un forum des déplacements doux le 1er mai en lien avec la course Elle et Lui du Quimper Athletisme.

La marche c’est le pied

La marche c’est le pied

La proposition c’est de prendre l’attache de tous les partenaires concernés par les transports doux = marche, vélo, transports en commun (clubs, associations, Sécu, Collectivités locales (ville, QBO, Département, Région), QUB, SNCF, autocaristes..

Par-delà la journée destinée à permettre à tous les acteurs de faire connaitre leurs activités, l’idée c’est de proposer de creuser des pistes de développement des transports doux pour se rendre au boulot, pour les loisirs ou pour les vacances (vacances sans ma voiture).

L’idée c’est d’inviter tous les clubs de marche sportive ou pas, la CPAM, l’Hopital… ,pour organiser une campagne en faveur des déplacements doux ,

Faire des enquêtes à la fois dans les zones d’activité pour savoir qui y vient d’où et dans les différentes communes du territoire pour développer le co-voiturage : si chacun accepte des trouver un autre mode de déplacement que la voiture individuelle une fois par semaine cela fait 20% de circulation en moins donc une circulation plus fluide moins de pollution, de perte de temps et de stress.

Co-voiturage organiser des réseaux pour permettre à celles et ceux qui le souhaitent de faire trajet commun avec d’autres pour aller au boulot ou d’aller aider des personnes en difficulté de déplacement à sortir de chez elles pour marcher.

Mettre en place dans chaque zone d’activité un endroit où un marcheur, coureur, cycliste etc.. puisse prendre une douche et se changer avant d’aller au boulot

les Transports en commun pour relier des circuits de rando avec des trajets de car ou de bus :

· vacances sans ma voiture : je viens sans voiture, ou j’y habite et je veux randonner on me fournit des idées de rando à partir d’arrêts de cars sur l’ensemble du territoire intercommunal.

· Dimanche sans ma voiture : sans rien débourser on me fournit des balades reliés aux bus gratuits le dimanche

L’éco-conduite ou la pédale verte

L’éco quoi ? L’éco-conduite qu’est-ce qui se cache derrière l’association de ces deux mots semblant si incompatibles.

L’éco-conduite désigne une manière de conduire permettant de limiter ses émissions de CO2 et sa consommation de carburant. Ce mode de conduite a de nombreux avantages à la fois économiques et écologiques. Voici les petites astuces qui vous permettront de devenir un éco-conducteur !

Tout d’abord il faut commencer par vérifier la pression des pneus. Des pneus sous-gonflés entrainent une consommation accrue de carburant.

Supprimer les charges inutiles : coffres de toit, galeries non démontées entrainent une surconsommation pouvant aller jusqu’à 25%. A noter qu’il n’est pas nécessaire non plus de faire systématiquement le plein qui alourdit la voiture.

Conduite en souplesse : Démarrage en douceur et passer sans attendre le rapport supérieur. Les surrégimes entrainent une surconsomation de 20%.

Anticiper les ralentissements et utiliser le frein moteur plutôt que la pédale de frein.

En réduisant la vitesse de 10 km/h par rapport à la vitesse autorisée, vous économiserez jusqu’à 5 litres de carburant et réduirez de 12,5% les émissions de CO2 sur 500 km.

Couper le moteur si vous vous arrêtez plus de 30 secondes.

Moins de clim c’est 15% de CO2 rejetés en moins sur 100 km.

L’entretien du véhicule : en plus du contrôle technique obligatoire tous les deux ans, un entretien régulier permet de vérifier l’état d’usure et le fonctionnement normal de chaque composant.

Energence.net

Pourquoi vous devez arrêter de charger votre téléphone la nuit

Sans s’en apercevoir, lorsque nous laissons notre téléphone en charge tout au long de la nuit, nous gaspillons énormément d’énergie. Voici 4 astuces faciles à mettre en œuvre pour donner un coup de pouce à la planète.

Depuis bien longtemps vous rechargez votre smartphone en le branchant avant de vous coucher. Sans le savoir, vous faites du mal à la planète. Alors que la COP21 bat son plein, on s’est dit que c’était l’occasion idéale pour vous aider à vous débarrasser de cette mauvaise habitude. Parce que tout ça, en plus, vous coûte cher.
“Même quand le téléphone est chargé à 100%, le transformateur qui se trouve sur la prise, lui, absorbe de l’électricité en continu, explique à metronews Florence Clément, chargée de l’information à l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Énergie (Ademe)”. Il y a cinq ans, il fallait quatre heures pour recharger son téléphone mais aujourd’hui il faut compter deux heures tout au plus, assure la porte-parole de l’Ademe.

Environ 70 euros par an

“On ne s’en rend généralement pas compte, mais presque tous les appareils électriques continuent à consommer de l’électricité tant qu’ils restent branchés à la prise, car un courant résiduel circule toujours”, poursuit Florence Clément. Et cela, même si vous appuyez sur le bouton “arrêt”. C’est ce qu’on appelle les “veilles cachées”, précise la spécialiste.

Pour vous faire une idée, la consommation d’électricité pour l’éclairage représente 12% de la facture globale… contre plus de 14% pour l’informatique, selon l’ Ademe . Le coût pour votre facture ? 70 euros par an, avec 14 équipements électriques plus ou moins récents restés branchés du soir au matin, d’après une étude menée par le site GuideTopTen.fr .

Deux réacteurs nucléaires à plein régime

“Le geste d’éteindre la lumière quand on sort d’une pièce est aujourd’hui un réflexe pour des millions de Français, mais nous avons perdu en revanche l’habitude d’éteindre nos appareils électroniques”, estime Florence Clément, qui estime que l’affichage de l’étiquette énergie devrait être imposé au matériel informatique, au même titre que l’électroménager.

Car si l’on prend l’ensemble des foyers français, ce sont près de 2300 mégawatts qui partent en fumée à chaque instant. Au niveau national, cela représente l’équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires, pour un coût de 2 milliards d’euros, à en croire les estimations du cabinet Powermetrix. Prêt pour le changement ? Voici nos 4 astuces.

 Le mode “avion” ou “nuit” (gratuit)
C’est la meilleure façon de réduire le temps de charge de votre smartphone. En passant sur ces modes, cela permet de couper toutes les communications, et d’épargner la batterie.

EN SAVOIR + >>  Comment recharger son smartphone plus rapidement

► La prise programmable (à partir de 10 euros)
On en trouve dans tous les magasins de bricolage, pour la modique somme de 15 euros. Grâce à une minuterie intégrée, vous pouvez programmer l’heure à laquelle vous souhaitez stopper la charge.

► La batterie de charge externe (à partir de 7 euros)
On les utilise principalement en tant que batterie de “secours”, pour palier le manque d’autonomie de nos smartphones. Une fois vidée, le boîtier, lui, ne consomme plus d’énergie

► Optez pour un chargeur écolo (à partir de 30 euros)
Pour ceux qui se soucient davantage de la cause écologique, il existe des chargeurs solaires ou éoliens. Mais c’est un peu cher…

J-2 avant les Marches pour une Vraie Loi Climat !

⏳ Ça y est, nous y sommes presque : dans 3 jours nous serons des dizaines de milliers à descendre dans la rue pour exiger une Vraie Loi Climat, et ce partout en France.

🔥 Bonne nouvelle, la mobilisation ne fait que grandir ! Près de 600 organisations ont appelé à se mobiliser (associations, syndicats, entreprises et partis politiques).

Et nous comptabilisons 163 évènements dans toute la France !
Voici les dernières actions que votre organisation peut encore faire pour garantir un succès historique à cette mobilisation (les informations spécifiques pour Paris se trouvent en bas du mail) :

  •  Nous allons former des super-reporters qui agiront dimanche, depuis la rue ou depuis chez eux, pour inonder les réseaux sociaux toute la journée. L’objectif ? Qu’on ne parle QUE DE ÇA dimanche et qu’on soit le plus longtemps possible en Top Tweet ! Pour ça, nous vous proposons d’inviter votre communauté à rejoindre le briefing qui aura lieu vendredi de 19H à 19H45.

  • Il vous reste encore 3 jours pour envoyer un mailing à votre base si vous ne l’avez pas encore fait avec : le lien du site pour repérer sur la carto l’évènement le plus proche de chez eux + l’évènement Facebook.

  • Il est important de rassurer votre communauté vis-à-vis du contexte sanitaire et de la possibilité de manifester. Pour cela, vous trouverez ICI une attestation que vous pouvez remplir avec la date et heure de votre Marche. Vous pourrez ensuite l’envoyer à votre communauté pour que tout le monde ait cette attestation.

En terme de communication :

  • Le message principal qui doit ressortir ce dimanche est bien sûr : nous exigeons une Vraie Loi Climat, à la hauteur de l’urgence. Il est important également de souligner que cette mobilisation marque le retour du mouvement climat dans la rue, un mouvement inter-générationnel et engagé qui ne lâchera rien jusqu’à ce que des mesures vraiment ambitieuses soient prises pour le climat.

  • Concernant la communication du Jour-J sur les réseaux : le hashtag à utiliser sera #MarcheClimat. Les comptes à taguer figurent dans le kit de communication (liste non exhaustive).

  • Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore reçu, voici le kit de communication pour vous aider à communiquer sur l’évènement.

  • Enfin, vous trouverez dans ce document, un kit complet de stratégie de communication avec les différents narratifs à employer, des exemples d’email à envoyer et une analyse des tendances sur les réseaux concernant la loi climat.

Communication sur le contexte sanitaire

  • – Les mesures sanitaires n’empêchent pas les rassemblements en extérieur, ils ne seront pas illégaux. Les rassemblements sont bien évidemment déclarés en préfecture. Si  les préfets estiment qu’il y a un danger pour la santé publique, ils n’ont qu’à les interdire en conséquence.

  • – La Marche parisienne a été autorisée par la préfecture, tout comme d’autres marches ailleurs dans des régions confinées.

  • – S’il y a besoin d’adapter le format de la Marche, nous devons rester mobilisés (si possible en physique), même avec toute sorte d’action qui permette de faire monter la pression et exiger une vraie loi climat.

  • – Enfin, pour celles et ceux qui ne voudraient pas aller marcher, ils.elles peuvent s’investir en ligne, en devenant super-reporters.

Protocole Covid-19

La crise sanitaire causée par le coronavirus nécessite le suivi rigoureux de plusieurs mesures afin d’éviter la propagation de l’épidémie.

1. Si vous avez des symptômes ou que vous avez été en contact avec une personne testée positive dans les jours précédents ou le jour de l’événement, et n’avez pas encore eu l’occasion de vous faire tester, restez chez vous. Pour rappel, vous êtes cas contact quand vous avez eu un contact à moins d’un mètre, sans masque et pendant plus de 15 minutes avec une personne testée positive. 

2. Tout au long de la mobilisation, les distances physiques doivent être respectées avec les autres participant·es (minimum 1 mètre de distance) et chacun et chacune doit appliquer les gestes barrières. 

3. Le port du masque est obligatoire pendant toute la durée de la mobilisation. 

4. Toutes et tous les participant·es doivent avoir sur eux du gel hydroalcoolique pour pouvoir s’en appliquer régulièrement. 

A Paris, comment ça se passe ? 

  • Ce jeudi 25 mars a lieu la plénière à 19h, pour avoir toutes les infos. N’hésitez pas à partager cet évènement!  https://fb.me/e/1cvs3j7jh

  • Le 27 mars a lieu un village d’associations à la Cité Fertile, à Pantin, qui permettra d’échanger autour de l’enjeu de la loi climat et de la marche du 28, et pour finir les dernières pancartes pour celles et ceux qui le souhaitent : https://www.facebook.com/events/527312988660710/?active_tab=about

  • N’hésitez pas à partager le formulaire pour “recruter” des bénévoles, notamment pour l’encadrement : https://airtable.com/shrGVVMfKnqZRbdoT

  • Départ à Opéra à 14h, arrivée à République vers 16h30, prises de parole, dispersion vers 17h30. 

  • Retrouvez par ici un mémento explicatif de la marche parisienne.


Pour rappel, vos interlocuteurs sont les suivants :

Partenariats : Anne-Sophie (anne-sophie.lahaye@protonmail.com, 0672696618), Hugo (viel.hugo.langree@hotmail.fr, 0788197192)
Mobilisations locales : Benjamin (benjamin@raiz.fr, 0649985753)
Marche parisienne : Gaïa (muglergaia@gmail.com, 06 18 82 54 58), Kim (kim.vodinh@gmail.com)
Communication : Sandy (sandy.olivarcalvo@gmail.com, 0762738023), Paloma (paloma.moritz@hotmail.fr, 0603579208)
Excellente fin de journée à toutes et tous et à dimanche !
Gaïa Mugler
pour Alternatiba