Ecologie, climat : l’effondrement n’est pas inéluctable

Certes, un effondrement est possible; mais, non, il n’est pas certain. Ses zélateurs peuvent le qualifier d’imminent, affirmer qu’il surviendra dans quelques décennies, sans toujours préciser ce dont il s’agit. En vérité, il n’y a sans doute pas un mais des effondrements partiels dont l’accumulation finirait par rendre impossible une vie humaine décente.

Or rien n’est inéluctable. Les exemples sont nombreux où des humains, conscients de situations dramatiques, agissent pour rétablir la situation et limiter les conséquences prévisibles de leurs erreurs. Le Japon de l’ère Tokugawa, au XVIIesiècle, a échappé à la déforestation de l’archipel grâce à une politique volontariste. La croissance du trou de la couche d’ozone, principal problème environnemental planétaire il y a une trentaine d’années, a été stoppée; si nous restons vigilants, ce problème devrait être résolu vers 2060. Le Rhin, gigantesque égout à ciel ouvert il y a trente ans, est aujourd’hui dépollué de la source à l’embouchure.

Dans ces deux derniers cas, la «trilogie de la gouvernance» a fait merveille. Se sont associés des militants d’ONG –lanceurs d’alerte, témoins de la pertinence des actions entreprises–, des responsables d’Etat et d’agences internationales, qui ont orienté durablement des politiques publiques, et enfin des industriels, qui ont mis leurs capacités de financement et d’innovation au service de l’intérêt général.

Deux perspectives radicalement différentes s’offrent

Nous sommes aujourd’hui confrontés au plus grand problème environnemental de l’histoire humaine: le dérèglement climatique, qui aggrave la destruction en cours des écosystèmes naturels. Face à ce défi, deux perspectives radicalement différentes s’offrent.

La première pousse à l’extrême la stratégie de communication catastrophiste, pensant que c’est le meilleur moyen de faire évoluer mentalités et comportements. Or les recherches en sciences sociales révèlent que si ce type de communication augmente la prise de conscience, elle diminue, en général, l’engagement comportemental. Le climatologue Michael Mann écrit:«Si le changement climatique est un canular (comme l’a affirmé le président Trump) ou s’il échappe à notre contrôle (comme le dit McPherson[qui prédit la possible extinction de l’humanité vers 2030]), il n’y a évidemment aucune raison de réduire les émissions de carbone. (…) Il est encore temps d’éviter les pires résultats, si nous agissons vigoureusement, non à partir de la peur, mais de la confiance que l’avenir est largement entre nos mains»(«Doomsday scenarios are as harmful as climate change denial», Michael Mann, Susan Hassol et Tom Toles,Washington Post,12juillet2017).

La seconde perspective invite chacun de nous à agir à sa place, depuis le plus humble citoyen jusqu’aux plus hauts décideurs politiques, financiers et industriels. Elle nous invite à une double lucidité autant sur les risques écologiques majeurs qui nous menacent si nous n’agissons pas maintenant, que sur la force de résilience de l’humain et de l’ensemble du vivant.

Nous avons besoin d’une orientation déterminée et vigoureuse

Au niveau des décideurs, il est grand temps de tout mettre en œuvre pour financer la transition écologique. L’argent ne manque pas et différentes solutions techniques ont été proposées. Nous avons surtout besoin d’une orientation déterminée et vigoureuse des instruments et des normes économiques et financiers mobilisant les entreprises vers une économie bas carbone, et accompagnant une transition sociale qui sera difficile. La réduction de la place des énergies fossiles dans notre économie est contraire à certains intérêts. Les pouvoirs publics doivent agir avec réalisme et fermeté.

Au niveau des citoyens, faisons connaître les multiples expériences de terrain qui confirment les résultats de nombreuses recherches en psychologie, en particulier les travaux du psychologue américain Tim Kasser: les personnes qui épousent une conception relationnelle de l’existence sont nettement plus heureuses que celles qui s’enferment dans une vision matérialiste et individualiste du monde.

Loin de tout romantisme mièvre, c’est l’expérience concrète de l’amour de la vie, la tendresse partagée entre nous et avec notre environnement –bien plus que la panique face à la fin du monde– qui invitent à agir. Seule la soif d’un monde plus humain peut nous donner l’énergie collective nécessaire à l’invention d’une sobriété heureuse et nous sortir de notre fascination morbide pour l’accumulation de nos déchets. Cet amour peut et doit être exigeant. Le temps presse.

Geneviève Ancel,cofondatrice des Dialogues en humanité;Isabelle Delannoy,dirigeante fondatrice de DO Green – Economie symbiotique;Gaël Giraud,professeur à l’Ecole nationale des ponts et chaussées;Alain Grandjean,président de la Fondation Nicolas Hulot;Jean Jouzel,directeur de recherche émérite au CEA et membre de l’Académie des sciences;Jacques Lecomte,président d’honneur de l’Association française de psychologie positive

L’Atomik Tour à Quimper

Lundi 25 Février, la caravane d’Atomik Tour s’est arrêtée à Quimper. Cette étape organisée par l’association “Sortir du Nucléaire Cornouaille” a permis à une cinquantaine de personnes de regarder le film de Bernard NICOLAS «Centrales Nucléaires, démantèlement impossible » et d’échanger ensuite autour de ce sujet à l’espace associatif de Quimper.

L’Atomik Tour, c’est quoi?

La caravane a quitté Bure le 16 Janvier avec à son bord une petite équipe militante de 5 personnes. Elle se donne pour mission de faire l’Atomik Tour de France en 50 étapes afin de rencontrer des groupes locaux pour créer un réseau de résistance. Mais pas que! Ses objectifs sont multiples: organiser des débats-autogérés ancrés localement, interroger la population sur son rapport au nucléaire, créer, collecter, transmettre des informations et des outils solidaires …

Mais que se passe-t-il à Bure?

Le projet de lutte nomade a démarré dans ce petit village de la Meuse où Cigéo a décidé d’enfouir ses déchets les plus dangereux, qui resteront radioactifs pendant des centaines de milliers d’années.

Durement réprimée en septembre 2017 puis en février 2018, mais aussi soutenue par de petites et grandes structures qui défendent et protègent notre planète, la lutte contre “la poubelle nucléaire” à Bure continue et appelle à un soutien massif afin d’obtenir l’abandon du projet.

La dernière étape

La caravane va terminer son voyage au festival Les Bure’lesques les 9, 10 et 11 août 2019 dans la Meuse pour la fin ou… le début d’une nouvelle aventure ! Vive la lutte nomade !

Nous vous invitons à regarder si la caravane s’arrête près de chez vous en vous rendant sur cette page: http://atomik-tour.org/

Printemps BIO : L’économie Glaz contre les centrales à gaz

1 Déjeuner-réflexion avec des acteurs associatifs cornouaillais

Depuis 20 ans à travers cyberacteurs, j’ai essayé de contribuer à l’animation de la vie associative du territoire au travers des cyberactions, des pétitions, des organisations de départ de cars, de diffusion des événements organisés par les uns et les autres, de la mise en place de l’écofoire avec  et pour les acteurs associatifs de la Cornouaille.

En cette année (des 40 ans de la création du Groupement Anti Gaspillage) des 20 ans de Cyberacteurs, nous envisageons à l’occasion de semaine européenne de réduction des déchets de fêter les 20 ans de notre association, d’organiser un forum sur transacteurs le réseau économique et social des acteurs de la transition écologique solidaire et de relancer l’écofoire.

Pour en parler je propose une rencontre suivie d’un déjeuner offert par cyberacteurs en juste remerciement du temps que tu voudras bien accorder à ces réflexions collectives .

 Marie Mad, Marine et Alain (Cyberacteurs-transacteurs) Denez (ex président de FNE) , Emile ( Finistère Angels) et Philippe (Amis des coquelicots, cyberacteurs-,transacteurs, générations futures)
excusés Jean  (Alerte à l’Ouest, Eau et Rivières, Pisseurs de glyphosate, Baie de Dz Env) et Jean Michel Nicolas (CAFUB)
 En attente réponse: – Emmanuel  (asso MINGA) , Chantal (sortir du nucléaire Cornouaille), Marie  (Faucheurs volontaires, PIG), Patrick  (La Forêt Verte), Alain (Amis des coquelicots ,transacteurs), Al’terre BZH,  l’Effet Papillon,  Martine ACTES En Cornouaille, Slow Food,   Sur un Air de Terre, Jean Yves  (ex pdt d’Approche Eco-Habitat),

Transacteurs c’est
– une tentative d’inventer une nouvelle version de l’économie circulaire entre des associations qui ont de plus en plus de mal à se financer, des consomacteurs qui souhaitent mettre leurs achats au diapason de leurs convictions et des acteurs économiques engagés dans la transition écologique solidaire pour financer des postes d’animateurs au service des acteurs d’un territoire pour leur assurer une plus grande visibilité.

– la possibilité de donner un versant positif à des engagements militants qui sont plus souvent contre quelque chose que pour en offrant aux associations qui sont nos partenaires de nouveaux outils pour développer et mettre en lumière leurs propres activités.

– à titre personnel un essai d’apporter à des plus jeunes qui souhaitent s’engager dans une voie militante une possibilité dont je n’ai pu bénéficier que tardivement grâce à cyberacteurs de ne pas sacrifier sa carrière professionnelle et personnelle pour ses engagements.

Proposition Transacteurs : Kermesse Transition

Beaucoup de choses existent dans le domaine de la Transition mais le problème c’est d’arriver à faire parvenir l’information aux personnes qui auraient le plus besoin des informations en particulier les jeunes ménages que les structures représentatives traditionnelles comme les associations ont du mal à toucher.

D’où l’idée de proposer aux associations et structures publiques ou para-publiques intéressées d’étudier la mise en place de stands pédagogiques qui permettent de faire passer des informations de manière ludique auprès des parents d’élèves à l’occasion de leurs kermesse annuelle.

Ce pourrait être le thème proposé à l’écofoire qui servirait de numéro zéro et permettrait aux associations de peaufiner leur concept en fonction des retours entendus lors de l’écofoire. L’idée étant une fois les modules définis de proposer aux associations de parents d’élèves d’intégrer ces modules dans leur école à l’occasion de la kermesse en proposant aux associations et personnes du quartier de passer pour s’informer.

Exemple d’animations : le compteur gourmand d’Al Terre Breizh
un atelier des associations de promotion du vélo d’apprentissage pour les enfants ou de réapprentissage pour des adultes de la pratique du vélo
un atelier sur les collectes sélectives avec Zero Waste
un atelier sur le compostage
un atelier sur les économies d’énergie : exemple Sortir du Nucléaire Cornouaille faisant la promotion de réglettes interrompables pour éviter les consommations inutiles des appareils en veille.
un atelier sur les économies d’eau : association de consommateurs ou ERB faisant la promotion du WC à deux vitesses
un atelier sur la récupération de l’eau de pluie pour le jardin
un atelier sur les alternatives aux pesticides Coquelicots
un atelier sur les récupéracteurs : Ressourcerie

Echanges Cyberacteurs – MAB29

1 Transacteurs le réseau économique et social des acteurs de la transition écologique solidaire

Parallèlement à son action de mise à disposition des associations ses outils (pétitions, cyberactions, revue de presse, agenda, blog…) l’association Cyberacteurs travaille sur le projet Transacteurs : le réseau économique et social des acteurs de la transition écologique solidaire.

L’idée étant de répertorier tous les professionnels engagés d’une manière ou d’une autre dans la transition et de mixer les différents réseaux au travers d’un annuaire commun complémentaire des sites spécifiques.

Le pari étant à partir de mobiliser suffisamment de consomacteurs pour parvenir à financer tout ou partie d’un poste d’animateur du territoire chargé de mobiliser tous les acteurs ( associations, professionnels, consomacteurs) pour faire la promotion de la trasantion auprès du grand public.

C’est naturellement que nous nous sommes tournés vers la MAB et le GAB à partir du constat que pour toucher en particulier les jeunes ménages il fallait se donner les moyens de faire connaître tous les endroits où il est possible de trouver du bio et du local sur la Cornouaille.

Nous proposons donc à tous les acteurs de la bio de Cornouaille qui acceptent de faire connaître sur leurs étals les événements du réseau que nous cherchons à mettre en place la possibilité de figurer gratuitement sur le site transacteurs en construction avec les mêmes éléments que sur le site bonplanbio + une video d’une minute et demi où chacun des acteurs peut expliquer en quoi à travers son activité, il essaye de mettre en œuvre une transition écologique solidaire.

Suite à deux rencontres fin 2018, la MAB nous a proposé un panel d’actions que nous pourrions déployer sur la Cornouaille avec notre soutien technique et financier.

2. Mise à jour des données de Bon Plan Bio sur la Cornouaille

Constat :

Le site www.bonplanbio.fr est une carte interactive qui référence plus de 1 000 points de vente de produits bio locaux en Bretagne et en Pays de la Loire. En Finistère c’est près de 500 points de vente qui sont répertoriés. Malgré ce chiffre élevé, une marge de progression est encore possible car tous les adhérents sur la carte et parfois les données des inscrits ne sont pas à jour.

Proposition d’action :

– Identifier les adhérents de Cornouaille vendant en circuits courts et encore non recensés sur www.bonplanbio.fr

– Les contacter individuellement pour Comprendre leurs motivations à ne pas être répertoriés (méconnaissance, oubli, manque d’intérêt…),

Argumenter sur son utilité,

Collecter les informations pour une inscription

Saisir les données dans l’interface.

– Contacter les personnes déjà inscrites pour vérifier leurs données.

– Adresser un courrier aux non-adhérents pour faire la promotion de la carte interactive.

la marche du siècle : le 16 mars 2019

Notre contestation a éclos à l’automne. En hiver, sa croissance a été historique. Au printemps, elle change d’échelle. Il n’y a plus de saisons.

Nous sommes aujourd’hui des millions, prêt·es à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, aux multinationales, aux banques et aux institutions financières.

Il est temps de changer de système industriel, politique et économique, pour protéger l’environnement, la société et les individus.

Nous devons réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour limiter le réchauffement global à 1,5°C. Nous devons préserver la biodiversité, alors que nous vivons une sixième extinction de masse. Nous devons renouveler la démocratie et contraindre les décideurs et décideuses à protéger les intérêts de toutes et tous plutôt que ceux de quelques un·es. Nous devons répartir les richesses pour obtenir la justice sociale, afin de garantir une existence digne pour chacun·e. Fin du monde et fin du mois relèvent du même combat.

Nous voulons combattre les dérèglements climatiques, nous voulons combattre la violence sociale et nous refusons toute forme de répression ou de discrimination.

Se déplacer, se nourrir, se loger, se chauffer, produire, consommer autrement est possible : autant de propositions alternatives que les décideurs politiques et économiques retardent et empêchent au nom d’intérêts particuliers qui nous conduisent dans le mur.

Notre printemps sera climatique et social. Le 15 mars, la jeunesse sera en grève partout en France et dans le monde. Le 16 mars, nous marcherons ensemble, pour dire « ça suffit ! » et demander des changements immédiats.

350.org ; ActionAid France ; Alternatiba ; ANV-COP21 ; ATD Quart Monde ; ATTAC ; Bizi !; BLOOM ; Boycott Citoyen ; CARE France ; CCFD-Terre Solidaire ; CRID ; EHESS ; Fondation France Libertés ; Fondation de l’Écologie Politique ; Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme ; France Nature Environnement ; GERES ; Greenpeace France ; Les Amis de la Terre France ; Ligue des droits de l’Homme ; ~ le mouvement ; Mouvement Utopia ; Mouvement Colibris ; Notre Affaire à Tous ; One Voice ; Oxfam ; Partager c’est sympa ; REFEDD (Reseau Français des Étudiants pour le Développement Durable) ; Réseau Action Climat – France ; Secours Catholique – Caritas France ; Secours Islamique France ; SNCS-FSU ; SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires ; Solidaires ; ACTES en Cornouaille ; AFDI ; Alofa Tuvalu ; Alternative autogestion ; Amap des Hauts de Belleville ; Antenne Nature Loisir Patrimoine ; Association : CRI-AC! Collectif Relais d’Informations & Actions Citoyennes Association “l’Abeille Écolo” ; Association des amis des convivialistes ; Association Ecoloc ; Association Mobil’idées ; Atelier CAPACITES ; Atelier solidaire de Saint-Ouen ; Atelier Vélorution Bastille ; AYNI France ; Ayya ; Ca le fait pour la planète ; Collectif des Associations Citoyennes ; Canopée Forêts VivantesCap ou pas cap ; Carre Geo & Environnement France ; Centre de recherches sur la culture japonaise de Rennes ; Charente Nature ; Christianisme social ; CliMates ; CMR (Chrétiens dans le monde rural) ; Collectif 07 Stop Gaz de Schiste ; Collectif Arcois pour la Planète ; Collectif sarthois “Pour une Terre plus Humaine” ; Coordination eau bien commun France ; Coordination eau Île-de-France ; Coquelicots Caen ; Cré-sol Centre Réseau Economie Solidaire ; Cyclofficine d’Angouleme ; Citoyens pour le Climat ; Demain Nos Enfants ; DiEM25 France ; Ecologie au Quotidien ; EEUDF – éclaireuses et éclaireurs unionistes de France ; EGREEN ; Enseignant.e.s pour la Planète ; Extinction Rebellion France ; Fédération de l’entraide protestante ; Fédération nationale de l’ACE ; Federation Syndicale Unitaire (FSU) ; Festival Atmosphères ; FIDL, le syndicat lycéen ; Fondation ELYX ; Fondation Énergies pour le Monde ; Générations futures ; Gevalor ; Gret ; Groupe initiatives ; Groupement CARMA Gonesse Pays de France ; Hardpork ; L’abeille Ecolo ; L’Heureux Cyclage ; La Nature en Ville ; La P’tite Rustine : La Voûte Nubienne ; Le Laboratoire de la Transition ; Le Mouvement de la Paix ; Les Amis de la Forêt de la Corniche des Forts à Romainville ; Les Convivialistes ; Maison des Peuples et de la Paix ; Maison des solidarités locales et internationales ; Mouvement du Christianisme social ; Mouvement Ni Putes Ni Soumises ; Mouvement pour l’Economie Solidaire ; Mouvement pour l’Economie solidaire Occitanie ; MTMSI ; Nous sommes Parti-e-s Pour La Décroissance ; Novetat ; Observatoire international de la Gratuité ; Pacte Finance Climat ; Paris Bike Tour ; Paris zéro fossile ; Pax Christi France ; Réseau Action Climat – France ; Réseau Foi & Justice Afrique Europe France ; Résistance à l’Agression Publicitaire ; ResiWay AISBL ; Ritimo ; Savanturiers-Ecole de la Recherche ; Sciences Citoyennes ; Sgen-CFDT ; Sgen-CFDT Pays de Loire ; SOS Racisme ; Syndicat national de l’environnement Sne-FSU ; Touche pas à mon schiste ; Un p’tit dans la tête ; UNEF ; Union des Associations pour la Défense du Littoral ; Union syndicale Solidaires ;Unis Pour Le Climat ; Unis-Terre ; Vélo-Ecole du 20ème ; Vélorution Paris Île-de-France ; Wasquehal en Transition ; WECF France.

https://ilestencoretemps.fr/16mars/appel.php

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Landivisiau (29)
Concarneau. Une nouvelle marche pour le climat le samedi 16 mars 2019

Lettre aux réseaux : En 2019, Ensemble créons du neuf !

Madame, Monsieur,

En 2019, Ensemble créons du neuf !

Recevez nos voeux les meilleurs pour vous, vos familles et votre organisation.

Cyberacteurs a été créée en décembre 1999 chez Léon de Bruxelles à République par 3 amis écologistes qui avaient décidé de relever le pari de permettre à l’un d’eux de concilier militantisme et salariat. Ce pari réussi nous permet d’envisager de fêter nos 20 ans en novembre prochain.

A cette occasion, nous vous proposons de lancer ensemble un autre défi : Transacteurs, le réseau économique et social des acteurs de la transition écologique solidaire pour financer des postes inter-associatifs d’animateurs de territoires.

Nous pensons que la biodiversité associative est une chance mais que, par souci d’efficacité et pour toucher le grand public, elle doit se conjuguer avec une appellation commune. Nous avions salué à l’époque l’Alliance pour la Planète qui n’a malheureusement pas survécu aux problèmes d’égos ou de chapelles.

Devant la raréfaction des ressources publiques, nous souhaitons réfléchir avec vous sur un concept d’économie circulaire entre associations, consom’acteurs et acteurs économiques engagés dans la transition écologique solidaire qui permette sur un territoire donné de dégager des financements pour des animations dont les bénéfices d’images servent l’ensemble des acteurs concernés et pour des reprises locales de campagnes nationales ou régionales.

Nous nous sommes donné un an pour tester la viabilité économique de la proposition sur la Cornouaille et réfléchir avec un maximum d’acteurs locaux, régionaux et nationaux à une formule qui fasse consensus. Pour clôturer cette année d’échanges, nous proposons de terminer par un Breizh storming à Quimper la fin de la semaine européenne de réduction des déchets 2019.

Pour vous remercier d’avoir été nos partenaires au cours des 20 dernières années (parfois à l’insu de votre plein gré ;o)) et vous inciter à participer à nos réflexions, nous vous proposons une contribution de 200 euros ci-jointe pour 2018, 800 euros pour 2019 et la prise en charge des frais (déplacement et hébergement) de la personne qui vous représentera et participera à la liste de discussion qui permettra de faire avancer la réflexion entre nous.

L’encaissement du chèque vaudra acceptation de participer à cette année d’échanges pour nous permettre de calibrer et préparer au mieux l’événement qui comprendrait également une écofoire pour permettre aux associations de se faire connaître du grand public et un concert avec des artistes souhaitant manifester leur soutien aux causes que nous défendons tous ensemble.

La partie forum nous permettrait

  • de finaliser le nom définitif et les modalités de fonctionnement du concept économique baptisé pour l’instant « Transacteurs »,
  • de fêter le lancement de Mobili-zon le concept sur lequel travaille Framasoft pour libérer les dynamiques associatives de l’exploitation nord américaine de nos données,
  • de réfléchir à un outil bancaire qui puisse servir aux transactions générées par Transacteurs

Par ailleurs pour préparer le forum de la fin de l’année, nous proposons aux différents réseaux invités d’envoyer un représentant pour présenter l’activité de sa structure et débattre en région à l’occasion d’un tro Breizh qui vous permettraient de rencontrer les différents acteurs régionaux qui feraient le pari avec nous. Vos déplacements et frais divers seraient bien évidemment pris en charge par nous.

Dans l’attente d’une réponse que nous espérons positive, je vous prie d’agréer nos sincères salutations

Pour Marie Anne ISLER BEGUIN Présidente

Alain UGUEN Trésorier

Destinataires :

Agir pour l’Environnement 2 rue du Nord – 75018 Paris
Amis de la terre Mundo M, 47 avenue Pasteur, 93100 Montreuil.
BIZI 20, Rue des Cordeliers 64 100 Bayonne
FNAB 40 rue de Malte 75011 Paris
FNE 81-83 BD PORT-ROYAL, 75013 – PARIS
FNH Nicolas Hulot
Framasoft c/o Locaux Motiv 10 bis rue Jangot 69007 LYON
Greenpeace 13 rue d’Enghien 75010 Paris
INF’OGM Mundo-M, 47, avenue Pasteur – 93100 Montreuil
Réseau Action Climat Mundo M, 47 avenue Pasteur, 93100 Montreuil.
Réseau Sortir du Nucléaire 9 rue Dumenge – 69317 Lyon cedex 04

Taxer les flux contre la montée des flots

Pour un plan marshall européen de la transition financé par la taxation des flux internationaux

Alors que les records de température sont pulvérisés en Australie, que les inégalités alimentent la montée des nationalismes, le système économique mondial continue à prospérer en jouissant d’une détaxation des flux insupportables pour la planète et pour ses habitants.

Qui serait d’accord de profiter des européennes pour mener une grande campagne Pour un plan marshall européen de la transition financé par la taxation des flux internationaux ?

Quid d’une liste citoyenne pour le revendiquer et obliger les partis se prétendant écologistes à s’unir pour peser dans un débat vital pour la survie de l’humanité qui n’e peut plus des querelles d’égos et de chapelles.

Merci de vos avis

Alain Uguen

Australie. Records de température pulvérisés. Des chauve-souris qui tombent des arbres, des poissons qui meurent en masse, des humains qui ne se sentent pas bien: une vague de chaleur extrême frappe l’Australie depuis plusieurs semaines. A certains endroits, la température nocturne ne descend pas en dessous de 36°C et elles sont montées jusqu’à 49,5°C à Port Augusta, 47°C à Adélaïde ou 44°C à Melbourne. Certaines centrales thermiques ont dû être mises à l’arrêt.

Porte-conteneurs, supertanker, navires de croisières…, transport aérien international, Ces bateaux géants causent une importante pollution de l’air

La Fnaut dénonce les subventions publiques dont bénéficie le transport aérien

La Fédération nationale des associations d’usagers des transports demande à l’Etat de mettre un terme à l’exonération de la taxe sur le carburant dont bénéficient les vols intérieurs ainsi qu’aux subventions publiques versées aux aéroports déficitaires.

Les aides publiques au transport aérien en France métropolitaine s’élèvent à 505 millions d’euros par an, selon une évaluation présentée ce vendredi 11 janvier par Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut). L’étude, réalisée pour la Fnaut par Jacques Pavaux, détaille les aides. La Fnaut réclame la fin de deux d’entre elles : l’exonération applicable au carburant des vols intérieurs et le subventionnement de la quarantaine d’aéroports non rentables et qu’elle juge sans avenir. Pour la fédération il s’agit d’une question d’équité entre les modes de transport.

335 millions d’euros d’exonération de TICPE

La première forme d’aide pointée par l’étude est l‘exonération de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) dont bénéficient les vols intérieurs. Elle s’élève à 335 millions d’euros par an. La directive de 2003 laisse la possibilité aux Etats membres de taxer le carburant des vols intérieurs et, si le pays d’arrivée l’accepte, celui des vols internationaux. Aujourd’hui certains pays taxent déjà leurs vols intérieurs : Allemagne, Suède, Suisse, Pays-Bas, Etats-Unis, Brésil et Japon. Mettre un terme à cette exonération reviendrait à taxer à hauteur de 50 euros l’hectolitre de carburant aérien (en appliquant la taxe payée par les avions privés). “Il faut choisir le bon moment politique et commencer par un niveau de taxe peu élevé“, suggère Jacques Pavaux, évoquant 10 euros par hectolitre. Une taxation des billets d’avion pourrait être une alternative pour étendre la fiscalité aux lignes aériennes internationales sans contrevenir au droit européen qui restreint la possibilité de taxer leur consommation de carburant.

A cela s’ajoutent 25 millions d’euros versés aux compagnies aériennes qui opèrent des lignes en obligation de service public (OSP). L’Etat impose un service minimal aux compagnies, dans le cadre d’un appel d’offres européen, pour desservir un territoire enclavé. En contrepartie, une subvention est accordée au transporteur aérien pour assurer la rentabilité de la ligne. Il s’agit essentiellement de lignes au départ de Paris qui desservent des villes moyennes : Agen, Aurillac, Brive, Castre, Le Puy-en-Velay, Limoge, Périgueux, Rodez et Tarbes. Cette aide est comprise entre une vingtaine d’euros par passager (pour les lignes Paris-Tarbes et Paris-Rodez) et plus de 200 euros par passager (Paris-Périgueux et Paris-Le Puy).

Pas de perspective de développement à long teme

Les compagnies aériennes ne sont pas les seules à percevoir des aides. Les aéroports bénéficient aussi de 170 millions d’euros par an (sur la base des chiffres disponibles jusqu’en 2012). Ces aides sont essentiellement versées sous forme de subventions versées par l’Etat et les collectivités territoriales pour éponger les pertes des plus petits aéroports. Celles-ci sont évaluées à 95 millions d’euros par an. Sur ce point, la Fnaut estime que “mieux vaudrait fermer les nombreux aéroports régionaux non rentables”, plutôt que de fermer les lignes ferroviaires non rentables, comme le propose le rapport Spinetta. Aujourd’hui, la réglementation européenne prévoit la fin de ces aides publiques en 2024.

En France le trafic est concentré sur 10 aéroports qui gèrent 90% du trafic. Les 76 autres ont souvent trop peu de passagers pour être rentables. Aucun aéroport n’est bénéficiaire en dessous d’un million de passagers par an, montre l’étude. Près de soixante d’entre eux n’atteignent pas ce seuil… Les 24 aéroports de moins de 25.000 passagers par an cumulent une perte de 26 millions d’euros par an, soit 163 euros par passager. Le total des 61 plus petits (jusqu’à 1,2 million de passagers par an) s’élève à 103 millions d’euros. “La quarantaine d’aéroports métropolitains dont le trafic est inférieur à 50.000 passagers par an n’ont aucune perspective de développement à long terme”, explique Jacques Pavaux.

Les aéroports bénéficient aussi de 19 à 25 millions d’euros par an de subventions d’investissement (équipements et infrastructures). Ils profitent en outre d’une réduction de deux tiers de la valeur locative prise en compte pour le calcul de la taxe foncière, ce qui représente un soutien de plus de 50 millions d’euros par an. A cela, il convient d’ajouter les coûts nécessaires à leur fonctionnement et qui sont supportés par la collectivité : le contrôle aérien, les douanes et la police aux frontières. Reste enfin la sécurité (filtrage des passagers) dont le coût est essentiellement payé par les passagers des grands aéroports par le biais d’un système de péréquation appliqué à la taxe d’aéroport.

Hausse des bénéfices pour le transport aérien en 2019

Porte-conteneurs, supertanker, navires de croisières… Ces bateaux géants causent une importante pollution de l’air

semaine des pesticides Cornouaille

COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DU 15/01/19 À PLONEOUR LANVERN:

Préparation de la semaine pour les alternatives aux pesticides du 20 au 30 Mars 2019

Personnes présentes (et association):

– Yves (Alerte à l’Ouest)
– Marie (Coquelicots + Alerte à l’Ouest + Pisseurs/Pisseuses Volontaires)
– Jean HASCOËT (Alerte à l’Ouest + Baie de Dz Environnement + Eau et Rivière de BZH)
– Jean JOYEUX (Alerte à l’Ouest)
– Henri (Alerte à l’Ouest + Pisseurs/Pisseuses Volontaires)
– Laurence ( Alerte à l’Ouest + On y est + ex Le télégramme)
– Line et Philippe (Coquelicots + Générations Futures)
– Françoise (CAFUB)
– Sven Neil (Surfer + Apiculteur)
– José (gérant Biocoop de Pont l’Abbé)
– Ronan (pêcheur à pieds pro de La Torche)
– Marie-José (habitante de La Torche, très engagée contre Kaandorp)
– Stéphane (maraicher bio du pays big)
– Odette (Sur un Air de Terre)
– Marine (Cyber Acteur)

Idées pour la semaine des alternatives aux pesticides 2019:

Ø  Du 22 au 24 Mars a lieu Agri Deiz au Parc des Expo de Quimper. Déposer des flyers et des affiches sur le stand du GAB29 (NB : et non du GAG29)

Ø  Philippe Brulé relance l’idée de créer un événement musical mais non plus à Pont l’Abbé car la salle du Triskell est déjà prise. Donc il propose le CAC à Concarneau. Mais les personnes présentes semblent trouver que ce n’est pas réalisable car cela demande énormément de monde et d’organisation

 

Ø  Concernant le spectacle sur la plage de La Torche :

Sven représente les surfeurs de La Torche. ESB (École de Surf de Bretagne) et Surfrider Foundation sont intéressés par le rassemblement sur la plage mais attendent de voir ce qui va être proposé

Ils demandent à faire le rassemblement plus tard dans l’année car en Mars l’eau est vraiment très froide. Il semble que cela soit une bonne idée car il y aura également plus de monde sur la plage plus tard dans la saison. Alors, décaler d’1 mois ? Décaler à début Juin ? Date retenue = le Jeudi 30 Mai (Ascension) A voir avec les surfeurs s’ils nous suivent ou pas à cette date ? Sven nous dit ça rapidement

Remplacement de l’ULM par un drone. Pique-nique, chaîne humaine.

Inviter Bloom et Greenpeace.

Ø  L’action menée durant cette semaine d’alternatives aux pesticides serait donc la distribution de tracts aux visiteurs sur le parking de Kaandorp. RDV 15h00 sur le parking. Impression des tracts par la Biocoop de Pont l’Abbé (+ affiches ?) sans aucune pub (ni Bioccop ni les associations ne figureront sur le document). Y faire figurer la date du rassemblement du 30 Mai (qd Sven aura confirmé ou pas la participation des surfeurs)

Autres sujets abordés:

  • Projet d’usine de méthanisation à La Torche
  • Se renseigner sur la présence ou non des cahiers de doléances dans les mairies (normalement ils ont été rendus le week-end dernier car début du grand débat le 13 Janvier 2019). Y noter nos remarques sur l’environnement
  • Le mouvement des Coquelicots n’organisera plus de projections/conférences après les RDV devant les mairies les 1er vendredi du mois. Une batucada est venue animer celui de début Janvier : l’idée serait plutôt de continuer à rendre le rassemblement plus convivial et d’y faire rester les gens.
  • Alternatiba organise une marche pour l’environnement le Dimanche 27 Janvier : RDV 14h30 place St Corentin
  • Denez Prigent sera au Triskell à Pont l’Abbé à 17h00. Il soutient les coquelicots

 

Université du Bien Commun, six ateliers-débats à Paris. Le premier : 2 février

Bonjour et bonne année 2019 !

L’association Adéquations agit dans les domaines de la transition écologique, de l’égalité femmes-hommes et de la solidarité internationale.
Adéquations est partenaire de l’Université du Bien Commun.
Nous vous invitons à participer aux six ateliers-débats de 2019,
à la Maison du Libre et des Communs dans le 2ème arrondissement à Paris. Les trois premiers :
-> Samedi 2 février à 15h : “Paris-Chamonix, l’air, un bien commun ?”
-> Samedi 9 février, à 14h30 : “Biens communs, critique du numérique et enjeux démocratiques” ; Projection d’un documentaire en avant-première, débat
-> Samedi 16 mars, à 15h :  “Travail et commun. Repenser les fondations du concept de travail au XXIe siècle”
==> Programme complet des ateliers 2019, téléchargement du compte-rendu des rencontres 2018 de l’Université du Bien Commun et informations : www.adequations.org/spip.php?article2531


Le climat est un bien commun très menacé. Pourtant en 2018, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse.
Voici notre bilan de la COP24, qui a adopté le règlement d’application de l’Accord de Paris :
==> www.adequations.org/spip.php?article2528


Le sommet du G7 est présidé par la France depuis janvier.
Parmi les priorités affichées : l’égalité femmes-hommes et l’environnement. Enjeux et mobilisations :
==> www.adequations.org/spip.php?rubrique423

Bien cordialement,
Yveline Nicolas
Coordinatrice Adéquations

Association loi 1901. Développement humain durable – diversité culturelle – solidarité internationale – égalité femmes hommes
C/o Maison des associations, 206 Quai de Valmy 75010 Paris
01 46 07 04 94 // 06 68 88 42 05 // contact@adequations.org // www.adequations.org

Rapport Moral AG “Plogoff Mémoire d’une lutte” 16 décembre 2018

La photo prise par Roland Chatain ( il y a 40 ans!) exprime nos voeux toujours actuels pour un monde sans nucléaire.

Les deux années qui viennent de s’écouler ont été marquées par deux évènements étroitement liés :
– d’une part la randonnée du dimanche 28 août 2017 et la réalisation d’un mandala sur la plage de la Baie des Trépassés

– d’autre part la sortie du film de Dominique Agniel « Plogoff mon amour, mémoire d’une Lutte »

La réalisation de ce mandala a été en effet le fruit d’une collaboration entre l’artiste Emilie Vincent, la cinéaste Dominique Agniel et notre association. Le film de Dominique fait la part belle au site que nous avons réussi à préserver il y a 40 ans et se termine en apothéose sur la vision du mandala. La réalisation du mandala fut une expérience forte pour les participants à la randonnée rejoints par des vacanciers français et européens, adultes et enfants, présents sur la plage lors de cet après-midi magnifique. Quel contraste entre la beauté de cette oeuvre éphémère de sable galets et autres éléments naturels et le danger pour des milliers d’années que représentent toutes ces installations atomiques de béton, acier et éléments radioactifs !

Pendant ces deux années nous avons rencontré quelques acteurs de la lutte contre le projet Cigéo à Bure dans la Meuse® A l’époque de la lutte de Plogoff¬ nous ne cessions de dire que le devenir des déchets radioactifs était LE problème de l’industrie nucléaire® Les promoteurs de l’atome nous répliquaient alors que la vitrification était LA solution à ce problème. Quarante après, LA solution n’est plus et l’on s’apprête à cacher la poussière radioactive sous un tapis souterrain d’argile, à près de 500 mètres de profondeur, pour des dizaines de milliers d’années® Comment peut-on garantir la sûreté sur des périodes aussi longue quand on connaît l’histoire mouvementée de notre planète
Une nouvelle fois c’est le déni qui prévaut au nom du mythe de la croissance.

La vie de l’association c’est aussi les nombreux contacts qui ont émaillé les deux années passées et qui ont été relatés dans le rapport d’activité® Comme le Larzac, comme Notre- Dame-des-Landes¬ la lutte de Plogoff est un espoir pour ceux qui veulent croire qu’un autre avenir plus respectueux de la vie sous toutes ses formes est possible. Les contacts établis par Sortir du Nucléaire Cornouaille avec des militants antinucléaires du Pays de Galles, en lutte contre l’implantation d’une nouvelle centrale atomique à Wylfa prouvent que la victoire de Plogoff est encore dans les mémoires.

Pour l’année à venir voici quelques perspectives d’actions :
– la randonnée du dimanche 25 août avec peut-être la participation de nos amis gallois évoqués ci-dessus

– l’ouverture du site internet de l’association qui nous permettra d’être davantage visibles sur le réseau internet. Une équipe chargée de la maintenance et de l’actualisation du site va se mettre en place avec le soutien bénévole de Maria Caroff, conceptrice du site. Appel aux volontaires dès aujourd’hui®

– la poursuite des actions de collectage de photos et documents qui nous a réservé de

bonnes surprises comme par exemple la rencontre récente avec le photographe Roland Chatain et les archives de Roger Tanneau du CLIN de Plozévet

– la préparation des 40 ans de l’enquête publique en 2020. Plusieurs réalisations peuvent être envisagés : projection des films sur la lutte de Plogoff, exposition dans un lieu à définir édition d’un livre illustré de photos, affiches, dessins de Nono.

– la poursuite des tournées de témoignages notamment autour des films « Le Dossier Plogoff » et «Plogoff mon amour mémoire d’une lutte »

– le soutien aux luttes antinucléaires en particulier aux militants de Bure qui connaissent en ce moment une répression policière et judiciaire sans précédent. Nous qui avons connu cette situation à Plogoff, nous pourrions envisager d’accueillir temporairement certains d’entre eux pour leur permettre de souffler.

– la poursuite du contact établi avec Josef Pech responsable d’une coopérative d’énergies renouvelables dans le Bade-Wutemberg (Allemagne) rencontré lors de la randonnée du 26 août dernier.

Pour terminer je voudrais insister sur l’importance des années à venir en matière de transition énergétique et écologique. Force est de constater que la lutte contre le changement climatique fait du sur-place et même recule, le spectacle de la COP 24 le prouve amplement.

En France, EDF et le gouvernement présentent plus que jamais le nucléaire comme une énergie dé-carbonée et nous préparent la relance du nucléaire.

Malgré ces perspectives pessimistes, prenons appui sur notre lutte victorieuse à Plogoff pour militer encore et toujours une en faveur d’une autre voie respectueuse de la vie. La prise de conscience sur les dangers du glyphosate et le succès de la campagne « nous voulons des coquelicots » nous encourage à poursuivre notre action.

Jean Moalic Président

Aux arbres citoyens

Mode d’emploi pour planter un arbre le 25 novembre (et après…)

Aux arbres citoyens·Vendredi 12 octobre 2018

Pour planter un arbre…une pelle, un joli plan…un peu d’eau, et le tour et joué!

Où planter ?

Sur les espaces communs : Il est mieux de demander à votre mairie, elle n’a aucune raison de refuser, car encourager cet acte citoyen correspond à ses missions:

  • Planter un arbre correspond à plusieurs cibles des Objectifs de Développement Durable qui sont des accords mondiaux.
  • Planter des arbres est inscrit dans le Plan de Protection de l’Atmosphère.
  • Votre Mairie ou votre communauté de commune doit s’engager dans un Plan Climat Air Energie Territorial et planter des arbres est noté dans les priorités.
  • Planter un arbre répond à l’objectif “4 pour mille” qui a pour but d’emprisonner le CO2 de l’atmosphère.

Il est fort probable, comme cela se voit dans beaucoup de communes, que l’on vous fournisse des plans. L’avantage de planter ainsi est que la municipalité prendra soin de votre acte citoyen.

Si vous n’avez pas envie d’un accord avec vos élus ou que ces derniers ont eu l’audace de refuser, protégez votre arbre avec des tuteurs et signalez par un affichage “je plante ici, cet arbre pour agir en faveur du climat”, et pensez à venir vérifier son arrosage. Si moralement, la municipalité ne peut se permettre de l’arracher, elle pourrait le négliger et réduire vos efforts à néant.

Sur un bord de parcelle agricole : Entrez en contact avec le propriétaire.

Comme sur tout terrain privé, vous n’aurez aucune possibilité d’assurer l’avenir de votre plantation si ce n’est avec l’accord du propriétaire terrien.

Beaucoup vont être ravis et saisiront l’opportunité de planter des haies vives qui sont bénéfiques aux cultures: ils financeront les plans.

Dans votre jardin ou sur le terrain d’un ami: vous passerez un bon moment avec vos proches!

N’importe où: Vous pouvez vous inspirer, comme Salgado et bien d’autres, du chef d’œuvre de Giono “L’homme qui plantait des arbres”…

Quelle essence choisir?

Des fruitiers: Si de grandes décisions à l’échelle mondiale ne sont pas prises pour éviter d’aller vers l’effondrement climatique, il est fort probable que nous traversions une famine…Vous serez heureux de pouvoir récolter les fruits de vos efforts! Et si par chance, nous ne vivrons pas cela, quel plaisir de déguster des fruits qui poussent sur votre trottoir!

Des espèces locales: anticiper qu’il puisse s’adapter au réchauffement.

Des espèces exotiques: attention qu’elles ne soient pas invasives!

Pourquoi?

Vous entendez tous les jours des informations inquiétantes, il faut changer ses habitudes, c’est vrai, et vous faites des efforts en ce sens, mais agir en faveur du climat est tellement plus agréable et enrichissant!

Vous aurez tous les jours le plaisir de voir grandir les arbres que vous avez plantés, il va emprisonner le CO2 de l’atmosphère pour vous restituer de l’Oxygène, il apportera de la fraîcheur dans votre quartier, il contribua à la pureté de vos eaux souterraines, le bruit de son feuillage dans le vent s’ajoutera aux chants d’oiseux qu’il abritera….