Les 100 raisons de ne pas construire CIGéo

CIGéo : votre participation à l’Enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP)

Si vous n’avez pas encore envoyé votre avis au Commissaire enquêteur,
et vous avez jusqu’au samedi 23 octobre,
merci de transférer tout simplement : « Les 100 raisons de ne pas construire CIGéo », ci-dessous, à :

dup-cigeo@mail.registre-numerique.fr

Objectif de cette opération de communication : 100 000 participations ! 

Le Commissaire enquêteur va devoir embaucher des secrétaires…Et n’oubliez pas de faire circuler ce mail dans vos réseaux.

Les 100 raisons de ne pas construire CIGéo :

La qualification du projet

1 – parce que c’est un projet hors norme.
2 – parce que c’est un projet illusoire.
3 – parce que c’est une mission impossible.
4 – parce que c’est une immense supercherie.
5 – parce qu’il y a trop d’incertitudes.
6 – parce qu’il y a trop de réserves.
7 – parce qu’il y a trop de problématiques majeures.
8 – parce que c’est une impasse : l’ANDRA veut nous faire croire qu’elle maîtrise complètement la radioactivité.
9 – parce que personne au monde ne sait neutraliser la radioactivité des déchets radioactifs. On ne sait que  les stocker en attendant que leur activité décroisse jusqu’à l’acceptabilité.
10 – parce que c’est un pari risqué de vanter les qualités de la couche géologique du Callovo-oxfordien. De nombreuses études contradictoires effritent les certitudes de l’ANDRA.
11 – parce que c’est une utopie de croire que l’ANDRA va pouvoir gérer 270 km de galeries souterraines. C’est l’équivalent d’un métro parisien et demi.
12 – parce que la phase pilote est un leurre. En fait, durant cette phase, l’ANDRA construit la quasi totalité des installations de surface et les premières galeries et alvéoles.
13 – parce qu’il y a des risques de combustion et d’explosion du fait de la génération d’hydrogène par la radiolyse et la corrosion des métaux. L’expert indépendant Bertrand THUILLIER parle “d’une véritable usine à gaz” !
14 – parce que les systèmes de ventilation imaginés par l’ANDRA ne peuvent fonctionner sans panne durant un siècle.
15 – parce qu’au bout de quelques semaines l’air contenant plus de 4% d’hydrogène explose !
16 – parce que l’arrêt volontaire de la ventilation pendant la fermeture et le scellement d’une alvéole provoquera immanquablement une explosion. Quant à l’inertage du volume à l’azote, il présente un risque d’anoxie !
17 – parce que personne ne peut garantir qu’aucune étincelle ne sera produite dans ce vaste chantier pendant un siècle par : une batterie défaillante et non étanche – un éclairage défectueux – l’huile d’un moteur électrique en surchauffe – un système de contrôle, de mesure ou de surveillance – une simple friction ou un choc de deux objets.
18 – parce que, si un incendie se déclenche, il est non maîtrisable (accès des secouristes – problème de la ventilation – utilisation de l’eau interdite – problèmes des bituminés – température de 70°C à ne pas dépasser pour le béton des colis et le béton des murs.
19 – parce que, si un incendie se déclenche, les filtres des ventilations seront bouchés en 30 minutes !
20 – parce que l’hydrogène produit poussera les gaz radioactifs hors des alvéoles, d’où les risques : de détérioration des scellements – de fragmentation de la roche – d’élargissement des microfissures.
21 – parce que les déchets bituminés sont inflammables, et donc inacceptables dans le stockage en l’état.

Alvéoles irradiantes

22 – parce que, une fois remplies, les alvéoles MA-VL sont irradiantes et inaccessibles, en l’absence de protection radiologique des colis. L’ANDRA a fait ce choix pour gagner du volume utile, et donc réduire les coûts. Les alvéoles sont passées de 400 à 500 m de longueur, et de 9 à 12 m de diamètre. Les alvéoles HA, elles, sont passées de 100 à 150 m.
23 – parce que, dans une alvéole irradiante, une action corrective de maintenance est impossible : on ne peut remplacer des capteurs, réparer un système de manutention ou de ventilation, intervenir sur un scellement.
24 – parce que le personnel ne peut opérer dans un tel milieu confiné, avec des produits radioactifs, des produits chimiques, des gaz, des poussières, etc. (notamment des éléments cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction)

Argilite, sel, granite, etc.

25 – parce que l’argilite est beaucoup trop friable. Le 26 janvier 2016, un technicien, a été tué, enseveli dans  l’éboulement du pan entier d’un front de taille. D’où la nécessité de construire des soutènements et des enveloppes métalliques très importantes et onéreuses.
26 – parce qu’une catastrophe est possible, comme celle de Stocamine en Alsace, avec incendie et contamination chimique de la nappe phréatique.
27 – parce qu’il est difficile de croire en la réversibilité-récupérabilité de CIGéo, quand on voit comment cela se passe pour Stocamine qui était annoncé comme un stockage réversible : aujourd’hui, il est impossible de remonter les déchets chimiques.
28 – parce qu’une catastrophe est possible, comme celle du WIPP aux Etats Unis : l’incendie d’un camion, puis l’incendie d’un colis au contenu non-autorisé, d’où la contamination radioactive des galeries et du puits d’extraction d’air, avec des rejets radioactifs dans l’environnement.
29 – parce qu’il est préférable de prendre une sage décision comme l’a fait l’administration OBAMA, qui a arrêté le projet de stockage à Yucca Mountain.
30 – parce qu’il est préférable de prendre une sage décision comme la fermeture du site de PINAWA au Canada, ou de sites en Angleterre, en Suisse et en Australie, suite à l’opposition des riverains.
31 – parce qu’il n’existe à ce jour, dans le monde, aucun stockage en profondeur en fonctionnement : que ce soit en Belgique – Suède – Finlande – Canada – Chine – Japon – Suisse – USA – Russie – Allemagne.

Dangerosité

32 – parce que la dangerosité des déchets nucléaires est effective durant 1000 fois leur période. Pour les HA et MA-VL, elle est quasi éternelle. En effet, ces déchets contiennent de l’Uranium 238, pour qui cette éternité est de 4 mille milliards d’années !
33 – parce que personne ne sait ce qui peut se passer sur notre planète Terre sur une aussi longue période.
34 – parce que, pour raisonner sur une aussi longue période, l’ANDRA utilise des modèles mathématiques. Et comme le confirme Bertrand THUILLIER : un modèle mathématique non validé, n’a aucune valeur.
35 – parce que le consensus mondial sur l’enfouissement n’est qu’une théorie.
36 – parce que le fait que l’ANDRA échange avec d’autres pays sur les techniques d’enfouissement n’est pas une garantie.
37 – parce que la barrière du colis en métal va rouiller, et parce que la barrière de l’argilite n’est pas imperméable : elle est en effet fissurée, et en plus elle contient de l’eau. Ces barrières ne sont donc que des ralentisseurs, et ne constituent nullement un coffre-fort.

Développement du territoire

38 – parce que ce n’est pas une espérance de développement pour la région.
39 – parce que c’est sacrifier un territoire.
40 – parce que la réalisation de Cigéo est une catastrophe médiatique et économique pour le champagne de la Champagne.
41 – parce que la réalisation de Cigéo est une catastrophe médiatique et économique pour les eaux minérales de Lorraine : CONTREX, VITTEL, HEPAR.
42 – parce que CIGéo peut déstabiliser la ressource en eau locale.
43 – parce que CIGéo aura un impact catastrophique sur les nappes phréatiques, l’agriculture, le maraîchage, la pêche, la biodiversité…
44 – parce que les 11 millions de m3 de terres excavées contiennet de l’arsenic et de l’uranium, qui vont se retrouver dans le milieu naturel, dans l’ORMANCON, dans l’ORNAIN, voire dans le captage d’alimentation en eau potable de BAR-LE-DUC. L’ANDRA imagine même la création de bassins de retention.
45 – parce que les événements pluvieux exceptionnels dûs au changement climatique peuvent avoir un impact sur l’Environnement du stockage.
46 – parce qu’il y a un risque d’inondation du stockage via les descenderies et les puits, à cause de la nappe de l’Oxfordien. L’ANDRA parle de 100 à 10 000 m3 par jour, qui seraient remontés par des pompes !

L’impact sur l’Environnement et la santé

47 – parce qu’à quelques dizaines de mètres au-dessus du Callovo-Oxfordien, l’existence démontrée de fractures ouvertes qui sont de véritables autoroutes pour des radionucléides en cours de dispersion.
48 – parce qu’en cas de catastrophe, la circulation des contaminants s’effectuerait vers le Nord-Ouest puis vers le centre du Bassin parisien.
49 – parce que tôt ou tard, quand les radionucléides seront remontés en surface, les riverains de BURE seront impactés comme le sont aujourd’hui les riverains de SOULAINES. Voir villesurterre.com
50 -parce que l’air à proximité de BURE sera irrespirable. Ce ne sont pas des cheminées de 12 m de hauteur qui vont assurer dans l’air une diffusion sans risque.
51 – parce que la biodiversité autour de BURE est en danger.
52 – parce que CIGéo ne respecte pas la séquence : EVITER – REDUIRE – COMPENSER (principe ERC).
53 – parce que l’ANDRA n’a pas envisagé de mesures compensatoires affectées aux cours d’eau. Alors que l’impact est bien réel : rejets, franchissabilité, débit, faune, etc.
54 – parce que le territoire de Meuse et de Haute-Marne va subir une inquiétante mutation, qui n’a rien à voir avec le PDT (Projet de développement du territoire). PDT qui a été entériné sans intégrer l’avis de la population.

L’achat des consciences

55 – parce que les GIP (Groupement d’intérêt public) et “”le pôle national d’excellence en maintenance nucléaire”” ne sont que des outils pour acheter les consciences.”
56 – parce que les départements MEUSE et HAUTE-MARNE reçoivent chacun 30 millions d’euros par an !
57 – parce que le secteur va connaître un développement économique exclusivement nucléaire, donc avec des entreprises à hauts risques, sales et polluantes. Le secteur est sacrifié sur l’hôtel du nucléaire.
58 – parce que c’est la programmation de l’inéxorable désertification du territoire. Aux USA les déchets nucléaires sont stockés dans un désert de sable. En France, c’est dans un désert vert.
59 – parce que le projet est imposé. Le projet avance inéxorablement quels que soient les réserves, les doutes, les arguments des opposants. Le débat est souvent tronqué. Les opposants ne peuvent pas participer aux processus de décision, et ce, dans le non-respect de la Convention d’Aarhus.
60 – parce que la réalisation de Cigéo est une catastrophe pour les populations voisines qui seraient obligées de s’éloigner de BURE en cas de problème.
61 – parce que c’est la perte du potentiel géothermique de la région.
62 – parce qu’enfouir les déchets nucléaires à 500 m sous terre n’est pas un cadeau pour les générations futures. Et on vient de le vérifier avec le stockage de déchets chimiques STOCAMINE.
63 – parce que l’enfouissement n’est qu’une solution, et que la séparation-transmutation, ainsi que l’entreposage de longue durée sont abandonnés.
64 – parce qu’il est préférable de conserver en surface ces déchets, les surveiller, et chercher une solution pour réduire leur dangerosité. Les ingénieurs des générations futures seront peut-être moins “bêtes” que ceux d’aujourd’hui.
65 – parce qu’il n’y a eu aucune concertation populaire avec les Meusiens et les Hauts-Marnais. L’ANDRA se contente d’arroser les élus, les municipalités, les entités économiques, les associations… Et même l’Eglise !

La communication mensongère de l’ANDRA

66 – parce que le discours de l’ANDRA est trop optimiste
67 – parce que l’ANDRA n’a pas encore démontré que CIGéo est réalisable technologiquement et financièrement.
68 – parce que l’IRSN a soulevé quantités de lacunes et de problèmes techniques non résolus.
69 – parce que l’ASN a soulevé quantités de lacunes et de problèmes techniques non résolus.
70 – parce que la CNE2 a soulevé quantités de lacunes et de problèmes techniques non résolus.
71 – parce que l’OPECST a soulevé quantités de lacunes et de problèmes techniques non résolus.
72 – parce que l’Agence environnementale a soulevé quantités de lacunes et de problèmes techniques non résolus.
73 – parce que l’Agence environnementale regrette le choix de l’argilite, rendu possible par le volontariat des collectivités locales.
74 – parce que l’Agence environnementale regrette que l’ANDRA n’ait créé qu’un seul laboratoire souterrain.
75 – parce que l’Agence environnementale se demande si la couche d’argilite est bien la plus adaptée pour engager aujourd’hui l’avenir sur des millénaires.
76 – parce que l’argilite n’est pas une argile homogène, mais une suite de sept strates de calcaires marneux, moins imperméables, cassant et présentant des fissures. ( 41% d’argile et 31% de carbonates)
77 – parce que l’épaisseur de la couche d’argilite ferait plutôt 110 m que 130 à 150 m. Et s’ajoute le problème du pendage à 2%.
78 – parce que des champs de contrainte s’exercent dans le sous-sol, et sont à l’origine de déformations lentes qui peuvent fragiliser les bâtis.
79 – parce que le calendrier de la réalisation est inacceptable. Pourquoi cette précipitation ?
80 – parce que l’enfouissement n’est pas une solution parfaitement sûre. Rien n’est prouvé, rien n’est incontestable.
81 – parce que les promoteurs de ce projet sont en permanence en flagrant délit de désinformation.
82 – parce que, quel que soit l’inventaire de référence ou l’inventaire de réserve, on n’enfouit pas les déchets nucléaires. Et l’inventaire est très discutable, notamment à cause des combustibles usés.
83 – parce que personne ne sait ce qu’il adviendrait en cas de tremblement de terre. Même si Anne LAUVERGEON a déclaré : “Rien ne bougera””, en pariant sur une sûreté absolue.
84 – parce qu’il n’est pas pertinent d’installer un tel stockage si près de failles comme Le Fossé de GONDRECOURT, le Fossé de la MARNE, les failles d’ECHENAY. En 2019, en Ardèche, la faille à l’origine du séisme de TEIL était considérée comme non active ! Rappelons également les séismes voisins de REMIREMONT en 1682, et de SAINT-DIE-DES-VOSGES en 2003.
85 – parce que la co-activité est une source de risques : pendant les 130 années du chantier, comment les opérations de construction des alvéoles et les opérations de remplissage en déchets radioactifs vont-elles pouvoir cohabiter sans accroître les dangers potentiels ?
86 – parce que c’est une source de danger et de nuisances considérables pour les riverains. Notamment l’excavation de millions de m3 de terre. Zone de verses. Bassins de rétention d’eau.
87 – parce que CIGéo, c’est 500 hectares d’installations de surface : entreposage tampon, terminal ferroviaire, réception, contrôle & réconditionnement des colis, descenderies, etc.          

Le transport des déchets

88 – parce que c’est une folie de transporter et de concentrer en un seul lieu 99,96% de la radioactivité totale des déchets nucléaires produits depuis 1960. C’est 1 à 2 convois de 10 wagons par semaine pendant un siècle, sur un réseau commun à la population.
89 – parce que le transport des déchets est très dangereux : il suffit de rester une demi-heure à côté d’un véhicule transportant ces colis pour atteindre la dose annuelle de rayonnement autorisée. Egalement risque de contamination par inhalation ou ingestion de particules projetées sur la peau ou l’environnement. Il vaut donc mieux les stocker là où ils sont produits.

Le financement du projet 

90 – parce que le financement de CIGéo n’est pas assuré. L’ANDRA cherche même à réduire les coûts de la construction au détriment de la sûreté.
91 – parce que c’est le plus gros chantier de ce siècle, et que l’on ne connaît pas son coût réel : 16 milliards en 2003 – 33 milliards en 2014 – 43 milliards selon un cabinet d’audit – 14 milliards selon les producteurs de déchets – 34 milliards en 2016 – et 25 milliards selon Ségolène ROYALE, alors que des experts indépendant l’évaluent à 100 milliards.       

Et pour conclure…

92 – parce que CIGéo est un vieux projet imaginé dans les années 1990, pour recevoir des colis sans protection radiologique, donc avec une maintenance impossible.
93 – parce que le choix du projet CIGéo a été fait sur des critères politiques et non pas techniques.
94 – parce que le personnel serait exposé à trop de risques : écrasement (chute de charges, d’objets) – heurt avec un équipement – électrisation – intoxication – asphyxie.
95 – parce que la matérialisation de la mémoire du site est irréalisable, et représente donc un danger pour les générations futures.
96 – parce que les ONG comme Greenpeace ont bien étudié le projet et sont opposées à la construction de CIGéo.
97 – parce que les mouvements politiques et les partis politiques comme EE-LV, La France Insoumise, NPA, Nouvelle Donne, Génération.s, etc. ont bien étudié le projet et sont opposés à la construction de CIGéo.
98 – parce que les laboratoires indépendants comme la CRIIRAD et l’ACRO ont bien étudié le projet et sont opposés à la construction de CIGéo.
99 – parce que la communication de l’ANDRA sur ce projet applique la règle bien connue : “Plus c’est gros, plus ça passe !”, notamment lors du webinaire du 9 septembre dernier : l’ANDRA ne voit aucun obstacle à la construction de CIGéo.
100 – parce que, comme l’a rapporté Takeo Okada, archevêque de Tokyo, le Pape François a critiqué l’énergie nucléaire en la comparant à la Tour de Babel : quand les hommes tentent d’atteindre le paradis, ils créent leur propre destruction. « Les humains ne devraient pas enfreindre les Lois de la nature créées par Dieu » – C’est plus important que l’interdiction du boogie woogie avant la prière du soir !

villesurterre.com

APPEL DU 26 AVRIL 2021 AUX FEMMES DU MONDE ENTIER

Cet APPEL fait suite à l’ APPEL du 26/4/2016 qui avait suscité 400 initiatives à travers le monde

Contexte Le 26 avril 1986 commençait la catastrophe de Tchernobyl. Analysé, commenté, filmé depuis 35 ans, cet évènement majeur de notre histoire contemporaine reste une « énigme à résoudre pour le XXIème siècle » nous avait annoncé Svetlana Alexievitch (prix Nobel de littérature en 2015). C’est justement son texte La supplication paru en 1997 dans la revue russe Amitié entre les peuples et traduit depuis dans de très nombreuses langues qui a permis aux lecteurs du monde entier de prendre conscience des effets délétères de cette catastrophe technologique et humaine sans retour. Récit tragique régulièrement adapté au théâtre, à la radio et au cinéma, il inspire de nombreux colloques, articles, romans, interviews … et controverses. D’une histoire d’amour banale, Le prologue de La supplication nous transporte au coeur d’un désastre technologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Le simple témoignage d’une toute jeune femme parlant de son mari sapeur-pompier va prendre les accents d’une épopée. De garde cette nuit-là, son mari intervient avec quatorze collègues pour éteindre en vain ce qu’on leur avait annoncé comme « un incendie ordinaire » sur le réacteur N°4 de la Centrale Lénine. Irradié dès les premières minutes, son agonie durera quatorze jours au coeur de l’irrationnel, de l’épouvante … et de l’amour fou. Quatorze journées hallucinées, ravageuses pour lui et pour sa femme, pour leurs familles, leurs amis, mais aussi pour La Médecine, La Science, Le Pouvoir politique et Le Pouvoir militaire. En Union Soviétique comme dans le reste du monde. 

 

Cet « Hymne à l’amour » vaut d’être chanté partout sur la Terre par un gigantesque choeur de femmes. Vous aimez lire ou dire à haute voix ? Vous êtes comédienne ou pas ? Alors, où que vous soyez dans le monde les 25 et 26 avril 2021 et à l’heure que vous déciderez ( à partir de 18h le 25 et jusqu’à minuit le 26 ) lisez ou jouez le Prologue de La supplication de Svetlana Alexievitch. Liste des éditions et traductions du monde entier sur: https://april26appeal.noblogs.org

Cet acte artistique éphémère est adressé à un public convié gratuitement dans une librairie, une bibliothèque, une ruine, un appartement, un théâtre, un jardin public, une salle de classe, une usine désaffectée, au coeur d’une forêt, en haut d’une montagne, dans une cour, un bar, un parking, un cinéma, une prison, un hôpital… 

du 25 à 18h au 26 avril 2021 à minuit lecture ou représentation du Prologue uniquement simplicité d’interprétation gratuité de l’évènement aucune captation si ce n’est une photo 

Aux strictes conditions ci-dessus, Svetlana Alexievitch autorise et soutient l’initiative. Dès maintenant, vous pouvez signaler votre participation sur le groupe Facebook https://www.facebook.com/groups/977646358962204/ Inscrivez votre nom, le lieu (adresse et pays) et l’heure de l’évènement. Si vous le souhaitez, vous pouvez ajouter une photo-portrait de vous ou/et du lieu, une adresse mail, un site internet, un N° de téléphone. Vous êtes responsable de l’évènement. Sa mise en oeuvre doit être simple et non onéreuse. Vous en assurez la publicité en précisant simplement que vous répondez à « l’appel du 26 avril 2021 ». Le groupe Facebook et le Blog de L’APPEL DU 26 AVRIL 2021 répertorient la totalité des propositions au fur et à mesure qu’elles sont reçues. Ils sont des espaces d’information et de communication pour les journalistes du monde entier et pour quiconque veut se renseigner. Correspondance possible avec l’équipe de l’ APPEL DU 26 AVRIL 2021: – en français avec Bruno Boussagol cokoller@bluewin.ch – en anglais avec André Larivière andre.lariviere@laposte.net – en japonais avec Yumi Célia yumi.celia@gmail.com – en russe et ukrainien avec Nika Le Dantec artnouv@gmail.com 

Lancement de la campagne de vote des franciliens pour le projet de sonde de mesure indépendante de la radioactivité de l’air dans le cadre du Budget participatif Régional Île-de-France

Bonjour
Nous avons besoin de vos votes, citoyen-ne-s d’Île-de-France.
Plus de 3000 cyberacteurs-trices d’entre-vous aviez signé notre pétition en ce sens en 2019.
En créant Nucléaire Je Balise en 2019, nous avions l’ambition de promouvoir l’installation de sondes de mesure indépendante de la radioactivité de l’air en France, en Île-de-France, plus particulièrement dans notre intercommunalité GPS&O, en premier lieu, notre association étant déclarée à Verneuil sur Seine. D’autres projets sont en cours en Île-de-France pour couvrir le territoire représentant pratiquement 20% de la population française.
2021 sera l’année d’une première installation grâce à la commune d’Andrésy (78) et à son maire EELV, Monsieur Lionel Wastl, qui accepte le principe de voir une sonde sur sa commune.
Ainsi nous avons pu concourir au Budget participatif régional.
La campagne de vote des Franciliens  pour les projets retenus dans le cadre de ce Budget est ouverte jusqu’au 8 mars.
Pour voter pour notre projet, il suffit de créer un compte sur
Vous allez ensuite sur le thème Santé environnementale et nous trouvez en 8ème position.
Nous vous sollicitons afin que vous puissiez nous aider :
en contactant vos réseaux sociaux, votre famille, vos ami-e-s, connaissances*, en leur joignant les pièces ci-dessous et en leur demandant de voter sur le site du lien ci-dessus pour le projet Nucléaire Je Balise.
..* à condition qu’ils habitent en Île-de-France
– en demandant à ceux-ci de faire pareil (s’ils ont des connaissances qui habitent en IDF), ainsi de suite, comme une chaîne.
– si cela est possible, en adhérant pour 10€ ou + à NJB. Afin d’avoir plus de poids dans nos démarches pour obtenir d’autres subventions, d’autres soutiens, il nous semble important de vous compter parmi nous en tant qu’adhérent.
Un grand merci
VIREMENT IBAN FR 76 1027806118000203767013 en indiquant vos coordonnées complètes pour le reçu fiscal

Fin du nucléaire asbl Einde van kernenergie Ende der Atomkraft

Le 26 avril 2019 verra la commémoration du 33e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Après 33 années, la situation sanitaire des habitants qui vivent dans un territoire grand comme 5 fois la Belgique continue de se dégrader du fait de la contamination radioactive : plus de 80 % des enfants qui y vivent sont en mauvaise santé, contre moins de 20 % avant l’accident. Cette déclaration de Raisa Misura, pédiatre et directrice de l’hôpital central de Stoline, à 240 km au nord-ouest de Tchernobyl, ne surprend donc pas : « 84 % des femmes enceintes ont une pathologie. C’est pourquoi la naissance d’un enfant en parfaite santé est un évènement rare » (bulletin de janvier 2008 du bureau biélorusse de l’ONU).

En Belgique, tout va bien. pour l’instant : avec deux réacteurs dont les cuves présentent des milliers de fissures et trois autres ayant plus de 40 ans de fonctionnement, la probabilité d’un accident majeur, comme à Tchernobyl et Fukushima, est loin d’être négligeable. Plus un réacteur atomique est vieux, plus il est dangereux.

Aussi l’ASBLFin du nucléaire, le RAN et Bouli Lanners vous invitent à participer à la manifestation antinucléaire du vendredi 26 avril à 16 h à Bruxelles. Ci-dessous et sur le sitewww.findunucleaire.be, vous trouverez les informations pratiques et l’adresse de l’évènement Facebook. Vous y trouverez aussi un argumentaire à propos du risque inacceptable que nous fait courir la filière nucléaire qui, en plus de produire des déchets hautement radioactifs et quasi éternels dont on ne sait que faire, génère aussi des gaz à effet de serre en quantité.

Cordialement,
le comité de coordination de
Fin du nucléaire

Fin du nucléaire asbl, rue de la Charrette 141, 4130 Esneux
www.findunucleaire.be – info@findunucleaire.be– 04.277.06.61

 ___
Extrait de l’annonce à l’agenda du site web de Fin du nucléaire (www.findunucleaire.be/26042019.htm) :

Vendredi 26 avril 2019, 16 h, Bruxelles

Manifestation pour la fermeture immédiate des 5 réacteurs belges les plus dangereux
À la date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986.
Une action similaire sera menée simultanément à Cologne.

Horaire

  • 15 h : rassemblement à la gare du Nord (côté boulevard Simon Bolivar – voir ce plan d’accès).

  • 16 h : début de la manifestation.

  • Vers 17 h : fin de la manifestation.

Déroulement

Vers 16 h, les manifestants se rendront devant le siège d’Engie-Electrabel situé à 400 m de la gare.

À la fin de la manifestation, toutes les personnes présentes seront invitées à se coucher par terre pendant 1 minute pour évoquer les conséquences d’un accident nucléaire grave ; le début et la fin de cette action finale seront signalés par sirène et mégaphone.

Pas de discours prévu en fin de manifestation. N’oubliez pas vos pancartes et calicots pour montrer nos exigences à Engie et au pouvoir politique, ni de prévoir ce qu’il faut pour se coucher par terre.

Argumentaire:

Promotion

Si possible, imprimer les tracts et affiches en noir et blanc sur du papier jaune intense. Si vous habitez en région liégeoise, les tracts et affiches sont disponibles à Barricade, rue Pierreuse 19, 4000 Liège (du lundi au vendredi, de 12h30 à 18h30, et le samedi, de 13h30 à 18h30).

Soutien

Écrivez-noussi vous pouvez aider concrètement à l’organisation de la manifestation (avant et/ou le jour même).

Merci de relayer vers la (les) association(s) dont vous êtes membre.

Organisation: Fin du nucléaire asbl, RAN et Aachener Aktionsbündnis gegen Atomenergie.

NUCLÉAIRE ET CLIMAT

Le fonctionnement d’un réacteur lui-même ne génère que peu de gaz à effet de serre (GES). Mais la filière nucléaire comporte de nombreuses autres étapes qui toutes nécessitent beaucoup d’énergie d’origine fossile et donc émettent des GES, principalement : extraction du minerai, broyage, raffinage, enrichissement de l’uranium, construction et démantèlement des centrales, conditionnement et stockage des déchets.

Le nucléaire génère environ 8 fois plus de GES que l’éolien par unité d’énergie produite. C’est là une affirmation étayée, alors même que pour plusieurs étapes du cycle de vie du nucléaire, les données ne sont pas disponibles ou sont très incertaines : enrichissement, démantèlement et gestion des déchets pendant plus de cent-mille ans. Pour l’enrichissement de l’uranium, l’industrie nucléaire mondiale consomme annuellement 150 000 tonnes de fluor et de chlore sous des formes diverses, qui peuvent constituer des GES dont le potentiel de réchauffement est beaucoup plus grand que celui du gaz carbonique (CO2). Que deviennent-ils ? Quelle proportion est relâchée dans l’atmosphère ? Il n’existe pas de données accessibles pour répondre à ces questions.

Un seul réacteur de 1 GW nécessite annuellement l’extraction d’environ 200 000 tonnes de minerai*, une quantité qui est appelée à augmenter, le minerai exploité étant de moins en moins concentré. Les étapes d’extraction, broyage et raffinage produiront donc de plus en plus de GES. Dans quelques décennies, la quantité de GES émise par kWh nucléaire dépassera le niveau du kWh fossile.

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* Auquel il convient d’ajouter les « roches stériles », c’est-à-dire les roches extraites mais non traitées, car présentant des taux d’uranium trop faibles pour l’exploitation industrielle. Ce qui donne 800 000 tonnes supplémentaires, soit un total annuel de 1 million de tonnes de roche extraites par GW nucléaire, du moins en se basant sur les données de l’exploitation des mines d’uranium en France (source : IRSN).

Pour aller plus loin : Climate change and nuclear power, Jan Willem Storm van Leeuwen, 2017, 85 pages.

L’énergie nucléaire est-elle une bonne solution pour lutter contre le réchauffement climatique ?

Accéder au sondage du POINT

Sondage aberrant et même peut-être bidon. Sabine

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Sondage ambigu, digne de l’hebdo qui le publie. Bien évidemment que le nucléaire n’émet que très peu de gaz à effets de serre… mais il est hautement radioactif et produit des déchets que personne ne sait recycler et ne sait s’ils pourront être recyclés un jour. Si dans le texte qui accompagne le sondage, s’il y a un texte, ils indiquent uniquement le peu de production de gaz, nombre de gens tomberont dans le piège s’ils n’ont aucune info supplémentaire sur les questions de contamination des zones irradiées après un accident, sur les victimes que l’atome provoque sur le long terme, sur la gestion des tonnes de déchets produits chaque année, sur le gouffre financier que sont ces centrales… et j’en oublie certainement. Jean Michel

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Bonjour Alain , et amis écologistes dans le cœur, l’esprit et la main…
J’ai appelé le point. Je vous livre partie de ce que je leur dis, et que vous savez peut-être déjà…  : Je verrai s’il faut aller sur leur compte fbk… j’espère avoir le temps.

Ce sondage n’a aucune valeur scientifique, ne peut que donner une idée de la prise, dans l’opinion publique, de la doxa scientiste, ou, si elle est erronée, de l’importance de l’effort pédagogique à fournir pour en sortir.

Puisque le nucléaire prétend sauver le climat, en focalisant l’attention sur le rôle des émissions carbonées dans l’effet de serre, voyons qui participe à l’effet de serre ?

L’eau dans l’air, est responsable de 70% de l’effet de serre, 55% pour la part radiative, #15% pour la part thermodynamique, ce qui ne laisse plus que 30% pour les émissions carbonées.
Tout rejet thermiquedans la troposphère provoque une augmentation de sa température, qui provoque une augmentation de la quantité d’eaudans l’air, qui s’ajoute aux émissions carbonées, et c’est l’ensemble ( GES + Eau) qui, étant en augmentation, augmente l’effet de serre.

La durée de vie moyenne de l’eau dans l’air n’est peut être que de 2 semaines, mais la persistancedu niveau plus élevé de la température globale, validée par les COP, obéit à des lois physiques élémentaires, ( couple thermo hygrométrique de l’air ), qui font que la quantité moyenne globale d’ eau dans l’atmosphère aura toutes les chances d’être plus élevée, et cette eau interagit à la fois sur le rayonnement solaire incident et sur l’irradiation naturelle émise par la Terre.

Partant d’une moyenne globale terrestre évaluée à 5 g d’eau par kg d’air à 15°C, température globale moyenne de la troposphère, si l’on suit le couple thermo hygrométrique de l’air, une augmentation de 1°Cde cette température globale peut provoquer une augmentation globale de 0.8 g d’eau par kg d’air, soit une augmentation de 16 % de la quantité globale d’eaudissoute dans la troposphère terrestre, donc une augmentation de 16% de l’effet de serre.
A titre de comparaison, on est passé de 350 à 400 ppm de CO2, ce qui fait une augmentation de 14% du CO2.
Cette évaluation justifie la nécessité de la prise en compte de l’eau d’origine anthropiquedans les gaz à effet de serre.

Comme toute centrale qui convertit la chaleur en électricité, si l’on prend les données élogieuses de l’ EPR, pour 1.6 GW de puissance électrique produite, il rejette 6 GW d’énergie thermique, ( et accessoirement produit 2GW d’énergie nucléaire dont il faut se protéger jusqu’à décroissance sur des durées qui posent un problème de sécurité et d’éthique graves).
Le rapport Energie thermique sur énergie injectée sur le réseau est donc dans le meilleur des cas, de 6 / 1.6 = 3.75.
Le nucléaire qui se prévaut de produire 74% de l’énergie électrique nationale, ne représente que 24 % de l’énergie livrée aux utilisateurs finaux.
En fait cette filière énergétique consomme près de 68% de sa propre énergie, sans compter le retraitement des déchets et les démantèlements. Le ratio Energie thermique rejetée sur énergie livrée aux utilisateurs finaux est donc au moins de # 12, soit 4 fois moins bon que les centrales thermiques classiques…

La lutte contre le réchauffement global de la biosphère, nécessite donc de :
CESSER  d’ IMPORTER de l’ ENERGIE dans la BIOSPHERE, donc :
=>  de sortir du carbone fossile,
=>  de sortir du nucléaire, pour plein d’autres bonnes raisons,
=>  de ne pas avoir recours à l’énergie géothermique,
=>  si l’on a recours au solaire, il faut qu’il soit :
+ albédo compensé, et plutôt thermique, car 2 à 3 fois plus puissant, plus simple, plus rustique, plus facilement stockable que l’électricité du photovoltaïque.
+ avec des panneaux relevable, pour servir lorsqu’on en a le pluS besoin, c’est-à-dire en hiver, et pour faciliter leur entretien, les protéger de la grêle par exemple…

REDUIRE nos EMISSIONS de GESde manière significative, particulièrement le METHANE issu de l’ ELEVAGE.
Si l’on part des bilans carbones, et qu’on y applique les PRG à t réel des GES, le méthane est plus climaticide que le CO2.
Dans le 4ème rapport du GIEC, l’élevage était plus climaticide que le transport, hors :
– on consomme autant d’énergie pour les transports,
– on consomme presque toujours autant de viande ( hélas ),
– les PRG du méthane ont été revus à la hausse, et on ne parle plus de ce problème…
Conclusion sur ce problème d’élevage :
Les conservatismes culturels, socioéconomiques et les politiques ne font pas preuve ni de Sagesse, ni d’ éthique.
Quand on sait que ne plus manger de viande nous affranchit des rendements biologiques des espèces intermédiaires de la chaine alimentaire, a pour conséquence de décupler les rendements surfaciques alimentaires, libérer de l’espace à la biodiversité, aux ressources biomasse, mais aussi aux forêts, donc aux puits de carbone, amorçant le cercle vertueux de lutte contre la réchauffement…
Cela permet en plus d’avoir un autre rapport au vivant, plus respectueux, plus humble. C’est un défit gastronomique sympa, c’est meilleur pour la santé, et c’est bon pour notre Conscience… L’espèce humaine doit évoluer, ou disparaître. Alors qu’attend on pour évoluer ?

– nous tourner vers des ENERGIES PRIMAIRES NON CLIMATICIDES, c’est à dire :
=> Eolien et Hydraulique.La solution des stations de pompage – turbinage permet de stocker l’énergie, de l’utiliser de manière très souple, de constituer des stocks d’eau vivrière, qui permettront de faire face aux périodes de sécheresse à venir.
Cette solution est applicable du niveau territorial au niveau domestique.
Pour développer cette solution à l’ échelle humaine, en limitant les bouleversements écologiques et les risques, il faut maintenir le parc des barrages dans le bien commun, et conserver la trace de l’existence des petits cours d’eau. La politique en place a fait l’inverse…

=> Biomassedans la mesure de ce que la Nature POURRA régénérer dans un contexte qui va inéluctablement se dégrader.

La sobriété énergétique est une nécessité vitale.
Tableau tiré de données wiki

Plus tôt nous commencerons, moins dramatique seront les conséquences, pour le Vivant, pour notre espèce, pour notre CONSCIENCE.
Daniel

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64 % ont répondu oui !!! Les gens n’ont-ils plus de cervelle ???? Je suis vraiment écoeurée…. Ghyslaine

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On a du retard pour remonter la pente et donc merci d’avoir fait cette diffusion que j’avais vue passer quand Bernard Laponche s’en est préoccupé.J’ai diffusé aussi avec ce message :

Utiliser un critère tiré par les cheveux via la “faible” production du CO2 pour dire que le nucléaire est une aide pour le climat est questionné ici. Au fur et à mesure de l’épuisement des mines la baisse de la qualité des minerais d’uranium fait que l’on anticipe un nucléaire source de CO2 comparable à celle du gaz en 2040. Associé avec tous les dangers et les déchets ingérables qu’il produit, avec un prix qui dépasse de très loin celui des autres sources, il est temps de prononcer la fin de l’expérience électro-nucléaire de l’humanité.
J’ai dit NON à ce sondage du Point.etc…… Amitiés   Hubert

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Je suis ahurie par le ombre de personnes qui ont répondu oui …..Amicalement  Marie

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Merci de nous avoir indiqué la bonne réponse, on aurait pu se tromper 😀
C’est fait sans blague: merci pour ton travail.
Gerlind
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pour être aberrant, c’est aberrant… et le taux de oui l’est encore plus !!!

cela doit faire partie de la campagne de green washing :
Bonne soirée Laurence
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Bonjour Alain
Je reste stupéfaite de ce sondage et de son résultat !! Comment peut-il y avoir autant de gens pour dire oui à cette question ?
On voit bien toute l’efficacité des mensonges de EDF et Engie and C°. Quel désastre !!!!
Bien amicalement. FAbienne
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Il faut dénoncer ce sondage, avec une question aussi mal posée !!%£
Cordialement Lionel
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Bonjour à tous Oui il faut voter mais c’est déjà une tricherie : C’est typiquement le genre de sondage où aucun contrôle n’est possible sur le résultat affiché au nom du bon vouloir du détenteur du site. La seule validation possible serait la publication intégrale de la liste des emails votants avec leur vote en face. Mais comme la loi impose de cacher cette liste au nom du respect de la vie privée, cela est impossible. Trazibule

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35 000 “oui”
18 000 “non” dont le mien
no comment !

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Ce sondage est une honte absolue. Pas d’argument et de problème posé, juste une question brute, idiote. Pas d’indication méthodologique, pas de garantie de chasse aux doublons. A dénoncer haut et fort comme une manipulation de l’opinion. Il est vrai que c’est à la mode en ce moment…
Françoise
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C’est fait ( directement , alertée par B.Laponche ) et transféré ;  encore plus aberrant , ce sont les commentaires des lecteurs ! s’ils sont authentiques , on est mal barrés …amitiés Anne

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’ai voté bien sûr mais vérifier si le compteur votes s’incrémente, ça s’est déjà vu des sondages bidon…

Merci de cette alerte alors qu’un « débat » sur la gestion des déchets nucléaires se prépare pour ces six prochains mois.
https://www.debatpublic.fr/plan-national-gestion-matieres-dechets-radioactifs-pngmdr

Un document de synthèse déjà orienté
Etonnamment de bonnes question en séance comité du 6 février et apparemment réponses suffisantes pour que le comité du 3 avril acte le top départ.
Idée : transmettre a tous les cyberacteurs les attentes du 6 février :
Bien activement et amicalement
Michel

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Le commentaire  expose bien  l’aberration Michel

Par Ioan Bengel le 08/04/2019 à 20:23

La question est-elle bien posée ?

Le nucléaire en France est et restera toujours source de travail, avec 58 réacteurs en activité, la France est le pays le plus équipé au monde. Beaucoup d’employés vont s’atteler au démantèlement de la première vingtaine de réacteurs qui arrivent en fin de vie.

La filière a besoin d’uranium pour fonctionner. Connaissez-vous les mines d’uranium françaises ? Avec le nucléaire nous resterons malheureusement dépendants des pays partenaires. Areva qui gère la filière nucléaire en France a acquis la mine d’UraMin au Niger pour 3 milliards d’Euros en 2007, avant de se rendre compte qu’elle est inexploitable. Le prochain scandale guette avec la mine d’Imouraren… Sauverons-nous Areva ?

La consommation d’uranium sert à produire de la chaleur que l’on transforme en électricité. Si une centrale a de grandes tours de refroidissement c’est qu’il est nécessaire de refroidir le coeur du réacteur en permanence pour éviter la surchauffe et l’accident. La température des rivière est impactée aux abords des centrales.

Le nucléaire est dangereux.Depuis le début de son utilisation, 5 réacteurs nucléaires ont connu un accident majeur. L’accident au Japon était-il prévisible ? Dans un pays aussi avancé que le Japon, il s’est pourtant produit. Aujourd’hui un douzième du Japon est contaminé, c’est autant que les Hauts de France ou que la Région PACA (30 000km²). Imaginez l’agriculture, le tourisme. En Europe Tchernobyl a causé 1 million de morts et l’espérance de vie en Ukraine a mis 22 ans à revenir à sa valeur d’avant l’accident.

Commençons par des économies d’énergie pour réussir notre transition écologique. L’isolation des bâtiments, la chasse au gaspillage et le développement d’équipements moins énergivores. Parmi les énergies renouvelables on compte non seulement les panneaux solaires, les barrages et les éoliennes, mais il y a plein d’exemples : le chauffage au bois, la combustion de biomasse, la méthanisation de nos déchets alimentaires et des surplus de productions agricoles.

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Bonjour  Alain , certes la question est très  ambiguë, car rèpondre oui peut être  interprété  comme un accord pour le développement  de l’énergie  nucléaire. Néanmoins, bien qu’étant contre le développement  de l’énergie nucléaire  force est de constater que ,dans le cadre d”un parc existant cela participe moins au réchauffement  climatique  que bien d’autres sources d’énergie. Aussi je m’abstiens de répondre à cette question qui est stupide  sauf à servir les intérêts  de l’industrie  nucléaire . Philippe

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UF4/TDN/UO2… Quoi de neuf à Malvési ?

Suites de la Cyberaction N° 992: Areva Malvesi : le fond de l’air effraie

Conférences – Débats avec  – Bruno Chareyron, CRIIRAD – Mariette Gerber, médecin épidémiologiste – Annie et Pierre Peguin, scientifiques retraités

RUBRESUS et COL.E.R.E lancent un appel au financement participatif

Sous notre impulsion, la solidarité et les actions des associations et collectifs du Narbonnais ont permis la prise de conscience et la mobilisation de la population locale. Malgré la forte opposition à l’encontre des projets TDN et NVH, les autorisations ont été accordées, ceci parfois sans consultation publique.

Aujourd’hui, seules les voies juridiques peuvent mettre un frein à ces projets.

RUBRESUS et COL.E.R.E ont déposé le 27 novembre 2018 un recours en annulation de l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation de NVH.

Il fait suite aux trois recours que nous avons engagés grâce au soutien initial de mécènes :

  • recours déposé le 8/03/ 2018 contre l’Arrêté préfectoral du 08 novembre 2017 autorisant TDN,
  • recours déposé le 30/03/2018 contre le Permis de construire de TDN
  • recours déposé le 22/09/2018 contre l’Arrêté préfectoral complémentaire du 22 mai autorisant des modifications dans les bassins nucléaires et rejets d’eaux pluviales de l’INB dans le milieu naturel.

En précision de ce que certains articles de presse ont pu laisser paraître (Article en ligne : “Narbonne : traitement des nitrates à ORANO, les recours en justice au point mort” et intervention vidéo de l’avocat de l’association TCNA, L’Indépendant du 24 janvier 2019), les recours de COL.E.R.E. à Narbonne et RUBRESUS ont reçu depuis plusieurs mois les réponses (mémoires en défense) de l’administration et de l’industriel. Tout est « sur des rails » pour assurer le plein succès des recours COLERE/RUBRESUS entamés, mais la bataille juridique n’est pas finie !

Narbonne : un financement participatif pour soutenir les recours juridiques contre les projets d’Orano

Narbonne : “Malvési est une calamité” selon Pierre Richard

Iter, Tritium, danger, l’arnaque mortifère du lobby du nucléaire

Ou comment le lobby prétend à tord que le tritium est inoffensif pour en rejeter allègrement dans l’environnement, et pour prétendre que la fusion nucléaire, avec la construction d’Iter à Cadarache, est sans danger.

Pierre Péguin, juillet 2018.

Le tritium est l’isotope radioactif de l’hydrogène dont il a les mêmes propriétés chimiques, il se désintègre en emmettant un rayonnement bêta de très faible énergie. Il est généré au sein des réacteurs nucléaires, et ceux-ci sont autorisés à le rejeter généreusement dans l’environnement, mais ce sont les piscines de stockage de combustibles usés et l’usine de retraitement de la Hague (Manche) qui en relâchent le plus. Du fait de sa très petite taille, le piéger, le confiner nécessite des dispositifs coûteux, aussi pour ne pas avoir à les financer on prétend qu’il est sans danger….

Pourtant des études récentes montrent que la toxicité du tritium a été sous-évaluée quand il est absorbé par l’organisme, l’ASN l’a reconnu*, Il pénètre alors dans l’ADN des cellules. Si en raison de ses caractéristiques, il ne présente presque aucun risque en cas d’exposition externe, pas trop grands risques non plus lié à l’eau (sauf en cas de gestation, il peut atteindre les celules de l’embryon en developpement, y compris celles de l’ADN, avec des dégâts irréversibles), mais c’est lorsqu’il remplace un hydrogène dans une molécule organique qui rentre dans le cycle de la vie et la chaîne alimentaire que les choses s’aggravent….

Des données scientifiques montrent une concentration de tritium au voisinage de l’ADN d’organismes vivants contaminés, et cela devient alors un problème majeur: La désintégration et la transmutation en hélium s’accompagne de l’émission de rayonnement bêta (électron) trop faible pour sortir de la cellule et qui se dépose dans l’ADN, il y a alors perturbation de la molécule contaminée avec des conséquences biologiques inévitables.

Ainsi le tritium généreusement dispersé dans l’environnement, prenant la place d’atomes d’hydrogène non seulement dans l’eau, mais aussi dans toute matière organique et donc dans la chaîne alimentaire, est un dangereux agent perturbateur de l’ADN de tout le vivant. Il est donc faux d’affirmer que le tritium est un radioélément quasi inoffensif, il est criminel de le laisser contaminer librement l’environnement.

Les enjeux économiques étant considérables, la nucléocratie cherche alors à nier et à maintenir le doute, la toxicité radioactive du tritium est officiellement considérée comme particulièrement faible, et on se garde bien de tout nous dire. Mais le cas de Brenilis** a de quoi nous alerter, et d’ailleurs dans son rapport sur la gestion des déchets nucléaires, Christian Bataille dans son rapport sur la gestion des déchets radioactifs affirmait que le tritium « présente pour la santé humaine des dangers incontestables qu’il convient de ne jamais oublier. »

Notons que le tritium est utilisé pour la fabrication des bombes atomiques (bombes H), dont l’expérimentation se poursuit par simulation au centre Mégajoule dans les Landes.

La fusion nucléaire, Iter : Puisque prétendu « sans danger », cela permet aussi de présenter la technologie de la fusion nucléaire sur laquelle le CEA travaille depuis 60 ans, comme une technologie d’avenir sécurisée. La construction très controversée d’Iter*** à Cadarache (Provence) constitue un immense gouffre financier et un fiasco technologique qui ne fonctionnera probablement jamais et cela vaut mieux****, d’autant qu’il se trouve sur la grande faille sismique active qui de la méditerranée à la Scandinavie reçoit la poussée de la plaque Afrique sur la plaque Europe. Un séisme comme celui de 1907, dit séisme de Lambesc, aurait de terribles conséquences.

Rappelons tout d’abord qu’il s’agit de la construction d’une gigantesque usine destinée à reproduire le soleil par la technique dite de fusion nucléaire (fusion des deux isotopes de l’hydrogène H2 deutérium et H3 tritium. Pour « mettre le soleil en boite » (alors qu’il serait tellement plus simple d’utiliser son énergie reçue gratuitement….). Il faut porter ces éléments, maintenus par des champs magnétiques intenses dans l’axe d’un tore (énorme tuyau refermé sur lui-même), à des températures supérieures à cent millions de degrés. Ce réacteur est appelé « tokamak ». Les atomes sont alors à l’état de « plasma » comme dans un éclair de foudre, état physique de la matière dans lequel les atomes peuvent fusionner.

Diverses analyses mettent en évidence que Iter ne peut échapper à des phénomènes d’instabilité appelés « disruptions », véritables coups de foudre détruisant la structure, perforant la paroi, endommageant gravement la machine et libérant le tritium dans l’environnement.

Prix Nobel de physique, Pierre-Gilles de Gennes, partisan convaincu du nucléaire, déclarait en 2006 : « ITER je n’y crois malheureusement plus ». Également prix Nobel de physique, le chercheur atomiste japonais Masatoshi Koshiba exprime : « ITER est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale. Le tritium est hautement toxique et une grande partie des nappes phréatiques sera contaminée, ce qui crée un risque extrêmement grave pour l’environnement. ».

* Livre blanc de l’ASN  p248/251, H3 est plus dangereux dans le noyau que C14 car de plus faible énergie, le rayonnementt béta reste à l’intérieur.

**Site nucléaire de Brennilis, Finistère, en cours de démantèlement depuis 20 ans. « La moitié des personnes qui ont travaillé sur le circuit eau lourde (durant la première phase de démantèlement du site, sont décédées avant 65 ans ».

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/demantelement.html

*** http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/05/03/ITER-et-la-fusion -nucleaire-une-accumulation-de-mensonges-depuis-le-debut par Antoine Calendra

****Une immense arnaque d’extrême dangerosité, Iter. Pierre Péguin janv 2012. Iter, Chronique d’une faillite annoncée. Jean-­‐Pierre  Petit
 http://www.enquete-debat.fr/archives/iter-chronique-d’une-faillite-annoncee

 

Annexes

Ci-dessous on trouvera deux annexes l’une consacrée au tritium et sa dangerosité, l’autre à la construction d’Iter et à tous ses risques.

En savoir plus sur le tritium et sa dangerosité

L’hydrogène a deux isotopes, le deutérium H2, atome stable dont le noyau est composé d’un proton et d’un neutron – c’est le composant de « l’eau lourde »-, et le tritium H3 dont le noyau est composé d’un proton et de deux neutrons, instable, donc radioactif, il se désintègre en émettant un rayonnement béta (électron) de très faible énergie et se transforme en hélium, sa période radioactive est d’une douzaine d’années. il n’existe qu’en traces à l’état naturel créé par le rayonnement cosmique interagissant essentiellement avec des atomes d’azote.

Du tritium artificiel est produit par l’homme en plus grande quantité depuis les années 1940, via les explosions nucléaires, dans le fonctionnement normal des réacteurs nucléaires, et lors du retraitement des combustibles usés Il est, avec le carbone 14, l’un des deux radionucléides les plus émis dans l’environnement par les installations nucléaires. Au sein des réacteurs, du tritium est produit par capture de neutrons dans l’eau qui sert au refroidissement, ainsi que dans le combustible lors de fissions parasites. De ce fait, ce tritium se retrouve dans les piscines d’entreposages de combustibles usés ou dans les effluents lors du retraitement de ces déchets à l’usine de la Hague. Chaque réacteur en produit environ 3gr par an, et ce qui s’en échappe est stocké sur site, avant d’être rejeté avec de larges autorisations fonction de la puissance électrique, autant dire qu’entre La Hague et Flamanville, le Cotentin est particulièrement gâté !…

Mais ces limites, bien que généreuses, peuvent être largement dépassées incidemment, voire discrètement. Ainsi la centrale nucléaire de Cruas-Meysse a pollué les eaux souterraines pendant plusieurs semaines au printemps 18, à une concentration de près de 20 fois supérieure au taux habituel et n’a informé l’Autorité de sûreté nucléaire que tardivement.

l’ASN estime que « le développement de projets de nouvelles installations (EPR, Iter) et l’évolution des modes de gestion des combustibles nucléaires conduisent tous deux à une augmentation des rejets en tritium ».

Le tritium est très mobile comme l’hydrogène, on le retrouve partout. il se retrouve dans l’eau combiné avec l’oxygène pour former l’eau tritiée, appelée alors HTO et dans les molécules organiques, la molécule infestée est appelée OBT, participant alors au cycle de la vie et donc à la chaîne alimentaire. Il pénètre facilement dans l’organisme, à travers le cycle de l’eau, les molécules d’eau s’éliminant rapidement, le tritium lié a peu de temps pour se désintégrer, lexposition interne est donc généralement faible et avec une très faible énergie de désintégration. C’est ce qui permet de prétendre à l’innocuité du tritium. Mais il n’en est pas de même lorsqu‘il intègre une molécule organique, qui ne sera éliminée que bien plus tard.

Dans la vie courante, des composés tritiés gazeux sont utilisés pour leur capacité à faire briller dans le noir les matériaux phosphorescents, avec bien moins de risque qu’avec le radium maintenant interdit (montres, chronomètres, systèmes de visée d’armes, éclairage de panneaux, feux de pistes d’aéroport, cadrans lumineux, signalétique de sécurité type « sortie de secours » n’ayant alors plus besoin d’être alimentatées). Mais on ne peut pas facilement le mesurer car la trop faible énergie des rayons ne leur permet pas de franchir la paroi des compteurs usuels.

Mais le confiner est très difficile et coûteux, Comme l’hydrogène, le tritium gazeux est difficile à stocker. De nombreux matériaux apparemment étanches, sont poreux pour le tritium, il a la particularité de diffuser par la moindre porosité. Il peut pénétrer le béton et la plupart des aciers. Des études menées au Japon sont menées dans la recherche de revêtement étanches tels que la glaçure par des céramiques (oxyde d’erbium), ou en Allemagne (oxyde d’aluminium).

Produire le tritium, Sa production est assurée par irradiation de lithium, méthode choisie par le grand fournisseur anglais de tritium civil, Reviss Service. Quant au projet Iter, il utiliserait environ 2 kilos de tritium. Pour mettre cette quantité « relativement faible » en perspective, on peut estimer le stock mondial actuel à 30 kilos. La dose mortelle pour cet élément est de 1 mg. Deux kilos de tritium peuvent ainsi tuer 2 millions de personnes, mais également servir à la fabrication de centaines de bombes H.

Et les nucléocrates futuristes rêvent que la réaction de fusion soit capables de regénerer du tritium dans une zone périphérique enveloppant le cœur du réacteur devenant ainsi surgénérteur ….. comme les surgénérateurs de plutonium dont on connaît le fiasco de Phénix et de superphenix…..

Et les miitaires, Le principal usage du tritium produit dans le monde est la réalisation de bombes thermonucléaires ou bombes H, ou encore bombes à neutrons. Elles contiennent de 10 à 30 gr de tritium. Leur explosion est amorcée par celle d’uranium 235 ou de plutonium 239.

Alors pourquoi la contamination par le tritium est-elle dangereuse ?

En raison de ses caractéristiques, il ne présente presque aucun risque en cas d’exposition externe. Lié à l’eau, la molécule d’eau tritiée HTO, est rapidement éliminée avec une période biologique de 10 jours ; les risques sont alors limités sauf en cas de gestation : Traversant alors la barrière placentaire et participant à la composition des cellules du fœtus en croissance, y compris celles de l’ADN, le risque de cassure de l’ADN est plus élevé s’il pénètre le noyau ou le cytoplasme au moment de la division cellulaire. Ces dégâts ont été observés au cours d’études menées en Angleterre sur des organismes marins.

Mais il n’en est pas de même lorsqu’il remplace un hydrogène dans une molécule organique, OBT, qui rentre dans le cycle de la vie, on le retrouve dans les sols, végétaux, animaux. Intégrant la chaîne alimentaire, la durée de sa présence dans le corps dépend alors de celle de la molécule, 40 jours en moyenne, rapide pour des molécules qui participent au cycle énergétique, plus longue jusqu’à quelques années, pour des molécules de structure ou des macromolécules comme l’ADN. Il peut même alors se concentrer dans certains organes. Cela a été observé sur des organismes marins autour de Sellafield, les herbivores étant moins contaminés que les carnivores, reproduisant les effets de concentration dans la chaîne alimentaire due à la différence de masse entre l’hydrogène et le tritium 3 fois plus lourd.

Là où ça se corse, c’est que des données scientifiques récentes montrent une concentration de tritium au voisinage de l’ADN, et cela devient alors un problème majeur du fait du faible parcours du rayonnement béta dans la matière vivante. Ce parcours de l’ordre du micron (0,6 μm en moyenne et 6 μm au maximum), nettement inférieur au diamètre moyen d’une cellule, conduit à ce qu’il reste déposé dans l’ADN si l’atome de tritium est localisé au niveau de la chromatine (La chromatine est la structure au sein de laquelle l’ADN se trouve empaqueté). La situation est alors complexe, là où un H3 s’est désintégré et transmuté en hélium il va manquer un électron, là où le béta aboutit, à 1 micron plus loin, il y aura un électron de trop, le comportement biochimique de la molécule en sera inévitablement perturbé par des lésions.

La dégradation des noyaux et les conséquences ont été mises en évidence par exemple à l’université de Plymouth sur des moules de la baie de Severn près de Cardiff. Des dégâts sont rapidement apparus dans les noyaux des cellules de ces moules, mis en évidence et mesurés par les analyses de différents tissus et organes, dégâts visibles dans le génome des hémocytes de ces moules. Cette étude a aussi confirmé que le tritium est fixé de façon différentiée dans les tissus de la moule: c’est l’intestin qui fixe le plus de radioactivité, suivi par les branchies, confirmant que le tritium peut se lier à l’organisme, avec des affinités différentes selon les tissus.

Cinq ans plus tôt, la même université avait publié une étude sur les effets de l’eau tritiée sur les premiers stades de la vie de cette même espèce ; lI avait été observé une augmentation significative des dommages génétiques, des anomalies du développement et de la mortalité des embryons et larves, corrélés à la concentration en tritium. Cela confirme les inquiétudes concernant les embryons humains.

Un expert en radiologie au St Bartholomew’s Hospital de London a considéré qu’il existe un risque accru pour les consommateurs réguliers de poissons pêchés en aval de l’usine de Cardiff. On imagine ce qu’il est est aux alentours de la Hague…

Pour ceux qui pourraient en douter, consulter le livre blanc du tritium publié par l’ASN, mais oui, et sans pour autant que l’ASN en tire les conclusion ! Et dont voici quelques réferences  citées: – Jha AN, Dogra Y, Turner A, Millward GE., Impact of low doses of tritium on the marine mussel, Mytilus edulis : genotoxic effects and tissue-specific bioconcentration. Mutat Res. 2005 Sep 5;586(1):47-57

– Cf. Pursuant to Rule 13a-16 or 15d-16 of the Securities Exchange Act of 1934, 2003-04-14 Jha AN, Cheung VV, Foulkes ME, Hill SJ, Detection of genotoxins in the marine environment: adoption and evaluation of an integrated approach using the embryo-larval stages of the marine mussel, Mytilus edulis ; Depledge MH. Mutat Res. 2000 Jan 24; 464(2):213-28

– Jaeschke BC, Millward GE, Moody AJ, Jha AN, Tissue-specific incorporation and genotoxicity of different forms of tritium in the marine mussel, Mytilus edulis. ; Environ Pollut. 2011 Jan;159(1):274-80. Epub 2010-09-29

– Hagger JA, Atienzar FA, Jha AN, Genotoxic, cytotoxic, developmental and survival effects of tritiated water in the early life stages of the marine mollusc, Mytilus edulis ; Aquat Toxicol. 2005 Sep 10;74(3):205-17
Le tritium génereusement dispersé dans l’environnement, prenant la place d’atomes d’hydrogène non seulement dans l’eau, mais aussi dans toute matière organique donc dans la chaine alimentaire, est un dangereux agent pertubateur de l’ADN de tout le vivant. Il est donc faux d’affirmer que le tritium est un radioélèment quasi inoffensif, il est criminel de le laisser contaminer librement l’environnement.

En savoir plus sur la construction d’iter, Et si Iter, outre l’immense arnaque et la gabégie financière, était bien plus dangereux qu’on ne nous le dis…. quand est-il de sa prétendue non dangerosité ?

Au début des années 2000, la France de Chirac a livré bataille contre le Japon pour avoir la « chance » d’être le pays d’accueil d’Iter, un projet international de réacteur expérimental consacré à la fusion nucléaire. Aujourd’hui, Iter est un désastre industriel et financier duquel divers partenaires aimeraient bien se désengager, tandis que des expérimentations immensément moins coûteuses de fusion nucléaire se développent ailleurs.

Le projet ITER prétend «montrer qu’il est possible de produire de l’énergie propre et abondante grâce à la fusion nucléaire».  Rappelons tout d’abord qu’il s’agit de la construction à Cadarache, en Provence, sur une faille sismique active, d’une gigantesque usine destinée à reproduire le soleil par la fusion du deuterium H2 et du H3 le tritium, produisant de l’hélium et de l’énergie dans des réacteurs appelés « tokamak »(machine en forme d’anneau métallique creux, énorme tuyeau refermé sur lui-même, une invention de physiciens soviétiques dans les années 1950-60). Il faut pour cela maintenir ces isotopes de l’hydrogène dans l’axe du tore par des champs magnétiques intenses, et les porter à des températures de cent à deux cent millions de degrés . Les atomes doivent alors pour pouvoir fusionner, passer à l’état de « plasma », état physique de la matière dans lequel les atomes sont « ionisés ». C’est ce qui se passe dans un éclair de foudre. Cela rend leur manipulation des plus difficiles.

Comme aucun matériau ne peut résister à de telles températures, des aimants « supraconducteurs », c’est à dire maintenus à -270°C, sont prévus pour tenter de contenir le plasma à distance des parois, tel un bouclier magnétique. Du immensèment chaud d’un côté, du froid absolu de l’autre, l‘énergie dépensée pour lancer le processus devra être phénoménale.

Dans l’enceinte d’un tokamak, l’énergie générée par la fusion des noyaux atomiques est absorbée sous forme de chaleur par les parois de la chambre à vide. Comme dans toute centrale électrique, la chaleur est uilisée pour faire bouillir de l’eau (….!) destinée aux alternateurs producteurs d’électricité.

Les inconnues technologiques. Elles sont telles que la réussite de cette expérience est peu probable

Diverses analyses mettent en évidence que Iter ne peut échapper à des phénomènes d’instabilité appelés « disruptions » qui se traduisent par de véritables coups de foudre détruisant la structure et libérant le tritium dans l’environnement. En effet, maintenir un plasma dans un état stable à si haute température est en fait très difficile. Des événements imprévus peuvent se produire et mettre en péril le fragile équilibre du plasma. Lorsque celui-ci est pertubé, il y a alors disruption qui se déroule sur un laps de temps de l’ordre de quelques dizaines de millisecondes.

La température du plasma s’effondre, le champ magnétique devient chaotique, cessant de se boucler sur lui-même, l’énorme courant électrique se projette sur la paroi selon un arc électrique comme un éclair de foudre. Les colères d’Iter qui, prédisent des spécialistes, atteindront les 15 millions d’ampères, perforeront une paroi d’un centimètre d’épaisseur, composée à 80 % d’un métal toxique et cancérigène, le béryllium, dont la température de fusion n’est que de 1280°C, et s’accompagneront de forces gigantesques (de 5000 à 15.000 tonnes) endommageant gravement la machine.

Par ailleus les neutrons de très haute énergie qui iront bombarder les parois de l’enceinte de confinement risquent fort de la détériorer et de la rendre radio-active. Aucun matériau connu ne peut résister à un tel bombardement.

Iter ne peut échapper à des phénomènes d’instabilité appelés « disruptions », véritables coups de foudre détruisant la structure, perforant la paroi, endommageant gravement la machine et libérant le tritium dans l’environnement. « ITER est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale. Le tritium est hautement toxique avec une dose mortelle de 1mg, les 2 Kg présents dans ITER pourraient tuer 2 millions de personnes. Le flux radioactif de 2 Kg de tritium est à peu près du même niveau que celui produit par l’accident de Tchernobyl. » Voilà l’opinion du Prix Nobel de physique, le chercheur atomiste japonais Masatoshi Koshiba qui précise « une grande partie des nappes phréatiques sera contaminée, et la zone de contamination augmente avec le temps, ce qui crée un risque extrêmement grave pour l’environnement. »

L’arnaque ! Le but prétendu d’ITER est de générer une puissance de 500 Mégawatts durant au moins 6 minutes avec 50 Mw injectés, soit libérer dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme. En fait les 50 MW injectés ne correspondent pas à l’énergie électrique utilisée, mais seulement à la puissance de chaleur injectée dans le plasma. Car pour injecter 50 MW dans la chambre à vide du tokamak, la machine a besoin de 150 MW de puissance électrique de façon permanente pour son fonctionnement et jusqu’à 500 MW par intervalles, soit un minimum de 300 MW de puissance électrique. Ce qui signifie que dans le meilleur des cas ITER pourrait libérer non pas dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme, mais seulement 1,6 fois ! Ce résultat dérisoire sera t-il obtenu…. Les partisans de la fusion nucléaire ont depuis le début entretenu la confusion Ils savaient très bien qu’il était impossible de multiplier par dix l’énergie injectée.

Et combien ça coute ! La multiplication du cout, initialement, les coûts du réacteur nucléaire ITER annoncés s’élevaient à 5 milliards d’euros pour la construction et à 5 milliards d’euros pour la maintenance et la recherche pour les 35 années d’existence. Ces coûts ont été volontairement largement sous-estimés pour faire accepter me projet.

Le CEA a présenté en mai 2016 le nouveau coût du projet ITER et un nouveau calendrier. Le coût est à présent évalué à 20 milliards d’euros! 4 fois le montant initial! et les travaux ne sont qu’à mi parcours. Il faut ajouter à ces 20 milliards d’euros le montant des composants donnés en nature par des pays partenaires.

L’Europe a un poids déterminant dans le projet : elle assure 45 % des financements, soit 9 milliards, la France, pays hôte y participe à hauteur de 20% de la contribution européenne. soit 1,8 milliard, dont 500 millions approximativement sont couverts par les collectivités territoriales (conseil général des départements limitrophes et conseil régional PACA pour 200 millions, Christian Estrosi ayant rappelé son « indéfectible soutien à la filière nucléaire »…..

Un calendrier réaliste ? Et le premier plasma est renvoyé à 2025, soit 9 ans de retard sur le calendrier, Chaque jour de retard coûtant très cher, environ un million d’euros ! Cette fois, ce serait un « calendrier ambitieux mais crédible ». Cette date de 2025 suppose qu’aucun imprévu ne vienne provoquer un nouveau retard. Cela tiendrait du miracle ! ET le très probable cauchemar de l’assemblage….. un puzzle géant qui a de fortes chances d’être un casse-tête insurmontable. la moindre modification sur un élément de la machine ayant des répercussions en chaîne.

L’ampleur des nouveaux délais et surcoûts a surpris les 7 pays partenaires du projet (Union européenne, Russie, Japon, États-Unis, Chine, Inde, Corée du Sud) mais le Conseil ITER a tout de même validé ce plan le 16 juin 2016.

Des travaux démentiels et des dégats écologiques considérables…. Les promoteurs d’ITER se sont toujours enorgueillis de leurs records mondiaux en tous genres : un poids total de 400 000 tonnes, 23 000 tonnes pour le tokamak soit 3 tours Eiffel, 100 000 kilomètres de câbles supraconducteurs, 18 bobines de champ toroïdal pesant chacune 310 tonnes, etc. Combien de milliers de tonnes de ressources naturelles précieuses dilapidées ? Combien de tonnes de pétrole consommées? Plus de 200 convois exceptionnels de Berre à Cadarache (104km) sont prévus pour amener les pièces réalisées par les différents partenaires internationaux. Seuls 15 convois ont parcouru la route à ce jour. Les bâtiments prévus pour accueillir les pièces ne sont pas prêts, ce qui pose de sérieux problèmes, il fait donc louer des lieux de stockage à Fos-sur-mer.

D’importants travaux sont en cours pour renforcer la dalle, construire un portique capable de soulever et manutentionner les charges, agrandir la porte pour faire passer les gros colis. De gigantesques bâtiments s’élèvent à présent sur la plate-forme de 42 hectares qui a remplacé la forêt domaniale .

Pour plus de détails:
http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/04/11/ITER%2C-mensonges%2C-niaiseries-%E2%80%A6-et-fiasco-in%C3%A9luctable%21-la-situation-au-printemps-2017 Antoine Calandra

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/05/03/ITER-et-la-fusion, -nucleaire-une-accumulation-de-mensonges-depuis-le-debut par Antoine Calendra

Témoignage de dénonciation du LAM de SAINT DENIS

C’est parce qu’il existe des sites comme Cyber @cteurs, MZC, Réseau Sortir du Nucléaire, Greenpeace et encore bien d’autres qu’aujourd’hui le débat parlementaire avance sur la question de la réalité des conditions de travail des employés du nucléaire.

Force est de constater à l’issue de l’enquête que les interrogations sur le sujet ont permis de soulever nombre de points qui s’imposent aujourd’hui comme un rappel à l’ordre à la nécessité de respecter certaines obligations techniques, structurelles, organisationnelles et institutionnelles pour que l’activité puisse se dérouler dans des conditions acceptables mais aussi et surtout, responsables.

Néanmoins, pour tous ceux qui, de par leur profession connaissent bien le sujet, une dure réalité voit jour ; celle-ci est apparue lors des « débats » par la nature des questions posées, qui traduit une grande innocence sur le sujet.

Entre parlementaires « en phase d’initiation » et professionnels aguerris, le décalage est abyssal.

A l’évidence, la prise de connaissance de certaines informations, jusque-là occultées par la voie officielle, a permis d’élever le niveau au minimum requis, pour avoir une première approche de la gravité de la situation.

Faire face au discours officiel, noyant le sujet dans des subtilités d’ordre technique et incompréhensibles à tout néophyte, doit passer par cette connaissance indispensable. Elle rend alors possible d’apprécier la légitimité de certains mécanismes et de les dissocier des stratagèmes qui ne sont que diversions « par effets de com », pour éviter d’avoir à se justifier.

Malheureusement la commission d’enquête n’aura guère eu le loisir de pouvoir digérer la somme d’informations colossales avant la fin de son instruction pour pouvoir véritablement entrer dans le cœur du sujet, d’où une certaine frustration des professionnels du secteur qui en attendaient beaucoup plus. L’on s’en contentera dans un premier temps, ce débat étant une première et ayant le mérite d’exister.

Mais maintenant que nos parlementaires sont un peu plus au courant des réalités, et que cette première porte est ouverte, il nous appartient de savoir ne pas la refermer et d’en ouvrir d’autres, surtout celles qui ont été soigneusement survolées lors de cette première prise de connaissance.

L’aspect santé ayant été brièvement abordé et ce, de manière très superficielle, il serait alors bon de prendre connaissance des subtilités techniques qui permettent d’en comprendre la finalité au travers de dispositions utilisées pour l’encadrer.

Ce que je vais dénoncer est tout particulièrement important car les dérives touchent aussi et malheureusement le secteur médical, cela posant beaucoup de questions.

Comme je l’ai évoqué sur le site MZC auparavant, j’ai développé un cancer de la thyroïde pendant que j’exerçais mon activité professionnelle.

La médecine du travail et la sécurité sociale ont considéré que ce cancer, n’était pas dû à mon activité professionnelle et était probablement d’origine génétique, puisque 5% des cancers de la thyroïde sont de cette origine (les 95% restant étant d’origine accidentelle, industrielle et professionnelle, issus d’une exposition à l’iode radioactif). La lecture statistique qu’en fait le corpus médical est pour le moins surprenante, pour ne pas dire abusive, surtout au vu de mon activité et de la nature des chantiers sur lesquels j’ai eu l’occasion de travailler.

Le fait est qu’à l’issu de ce cancer, j’ai été déclaré invalide pour mon poste de travail, et comme mon employeur n’avait pas d’autre poste à me proposer, j’ai été licencié.

Fin de l’histoire pour l’employeur et la sécurité sociale, mais pas pour moi, car je conteste cette décision.

Grace au site « MZC » et au soutien de « Réseau Sortir du Nucléaire », je suis contacté par une personne qui est interpelée par mon cas et qui me demande des précisions sur mon contexte de travail au moment des faits.

Il lui apparait alors un certain nombre d’incohérences, simplement en regardant mes fiches d’expositions.

A la vue des données que je lui ai transmises, elle se demande comment techniquement l’entreprise peut justifier de toute forme de responsabilité sur une exposition et sur quelles bases médicales, la médecine du travail et la sécurité sociale peuvent exclure tous risques professionnels (???).

Au vu de l’historique des données d’exposition cela est totalement impossible de l’affirmer.

Afin de corréler ce premier constat, elle me demande de récupérer mon dossier médical auprès du LBM de Saint Denis, qui est le laboratoire de biologie médicale qui traite tous les échantillons du personnel évoluant en CNPE, ce que je fais dans les formes en adressant un courrier en RAR, avec justificatif d’identité tout en demandant une liste détaillée des informations avec justification de traçabilité et rapports techniques de mesures.

La Directrice médicale, une première fois, bottera en touche pour ne pas me répondre tout en m’invitant à prendre contact avec mon médecin du travail.

Cette réponse est pour le moins étrange, tout patient ayant un droit d’accès à son dossier médical s’il en fait la demande explicite, celui-ci n’étant pas la propriété, ni du laboratoire, ni du médecin.

Je contacte donc mon médecin du travail, seulement voilà, comme j’ai été licencié et que je ne travaille plus pour l’entreprise, il ne peut (ou ne veut) me recevoir et de fait appuyer ma demande.

La Directrice du LBM en conditionnant un passage obligé par la médecine du travail, qui refuse de vous recevoir, vous prive des données qui sont la base de votre contestation. A en croire l’étrange attitude de la médecine du travail, il semble apparaître que « le téléphone ait bien marché ».

Question : comment fait-on alors pour accéder aux éléments médicaux en pareille situation ?

J’adresse alors un second courrier de relance au LBM : aucune réponse.

J’adresse alors un troisième courrier de relance avec copie auprès des autorités de contrôles, dont l’ASN.

A ce jour, toujours pas de réponse.

Vous comprendrez pourquoi je vous alerte sur ce sujet, parce que si un jour et, je ne vous le souhaite pas, vous vous retrouvez dans une situation similaire à la mienne, vous vous rendrez vite compte que vous vous retrouvez bien seul et démuni devant un monstre qui use et abuse de moyens totalement illégaux pour faire barrage, au plus basique des principes, celui de pouvoir se défendre sur la base de documents officiels qui vous sont normalement accessibles.

Le LBM à une obligation technique de conserver les documents médicaux pour une durée de 50 ans, pour servir de justification dans les cas de contestation possible.

Seulement voilà, entre la théorie et la pratique, il y a un monde.

Quand les autorités de contrôle et le LBM font barrage en se distinguant par leur silence, cela soulève des questions qui, en l’état actuel des choses, font office de non-réponses et rendent légitimes les suspicions.

Le Secret Médical n’a de valeur que par la discrétion du caractère nominatif des résultats.

Dans ce cas précis, ce sont mes analyses, et il m’appartient de pouvoir rendre publique les éléments de mon dossier si cela s’avère utile pour d’autres.

En aucun cas, le corps médical ne peut m’imposer ce silence, celui-ci s’appliquant à son exercice mais pas à moi et si je décide de partager ces informations, personne n’a le droit de me l’interdire.

Quand les moyens légaux sont verrouillés comme c’est le cas, il existe d’autres moyens, entre autre celui de la mobilisation pour faire pression.

Tout personne susceptible d’avoir été exposée est en droit de contester un refus de reconnaissance en maladie professionnelle et doit pouvoir accéder à son dossier médical pour faire valoir ses droits.

C’est pourquoi je vous demande de relayer ce message massivement, pour que ce genre d’entrave ne soit plus la règle et qu’un maximum de personnes soient au courant de ce genre de pratique totalement illégale mais cautionnée par les autorités.

Patrice Girardier

UNE PAGE SE TOURNE AU CRILAN…

Je dois les raisons de l’abandon de mon poste de Président aux adhérents et sympathisants du CRILAN et à toutes celles et ceux, de l’extérieur, avec lesquels j’ai travaillé.
Je suis un jeune de…79 ans : il était temps que je laisse cette responsabilité pour la pérennité  de la lutte.
Voici un bilan non exhaustif 
Président fondateur du CRILAN en 1975 et à nouveau de 2004 jusqu’au printemps 2018, sans cumul de responsabilités pendant mes fonctions politiques et institutionnelles (conseiller régional-1986-1989) et de 1992 à 2004, et réélu toujours de façon indépendante, député européen de 1989 à 1992, vice-Président de la commission énergie, recherche et technologie pour le groupe VERT européen. M’ont succédé un temps, Charles Guibert, Alexandre Boivin, Christian Lamotte, Jacques Piquery, Michel Frémont.
J’ai demandé à être remplacé en tant que président du CRILAN depuis plusieurs années : c’est maintenant le terme. Je n’exerce plus la présidence du CRILAN après que le nouveau conseil d’administration désigné par l’assemblée du 25 mars 2018 a été mis en place. Une passation s’est faite le 11 avril au niveau des responsables (Présidence, secrétariat … ) et continue de se faire progressivement  ( siège, transfert de matériel etc)
Je reste membre du C.A. tant que l’A.G. le souhaitera, que ma santé le permettra et que l’orientation du CRILAN me conviendra.
Parallèlement, toujours à mes côtés, Paulette, abandonne le secrétariat épuisée par les lourdes tâches organisationnelles, en particulier du rassemblement du 30 septembre 2017 à  STLô et le 15 mars dernier, de la venue réussie, à Flamanville, de Naoto KAN, Premier Ministre japonais au moment de la catastrophe de Fukushima. Elle reste à ce jour au Conseil d’administration afin d’ assurer le passage nécessaire.
Le CRILAN existe depuis plus de 40 ans (cf brochure) dans un état très centraliste, associant capitalisme d’Etat avec le nucléaire, avec un système capitaliste privé très libéral, et ce, dans un régime politique de type bonapartiste. 
Le Cotentin est devenu peu à peu un bastion du nucléaire avec : 
  • la fabrication de sous marins nucléaires à l’arsenal de Cherbourg,
  • La première usine du CEA (en secours en cas d’accident à Marcoule) pour extraire le plutonium nécessaire à la bombe à partir des combustibles irradiés (1%)  des centrales nucléaires et ce, à la Hague, accompagnée du centre de stockage Manche géré, à l’origine par INFRATOME, entreprise privée disparue ( mais pas les déchets, environ 100kg de plutonium.) La COGEMA  a pris la suite pour des raisons commerciales, à partir de 1976 ( contrats étrangers) devenue plus tard AREVA NC et maintenant ORANO.
  • Le terminal ferroviaire de Valognes.
  • Les transports routiers de plutonium vers Marcoule où se fabrique le MOX. 
  • La centrale EDF , à Flamanville, choix politique et technique ( pour fournir l’électricité à une usine de la Hague qui visait un formidable développement,  prévue avec une  ligne THT de 400 000 volts revue à…90 000) .
  • Le poste de transformation THT de l’Etang-Bertrand.
LE CRILAN A TENU, DANS LES DIFFICULTES, SON RÔLE D’INFORMATION :
  • En Région
  • Meetings et rencontres avec Cabu, J.Y Cousteau, le général de Bollardière, René Dumont, Georges Arnaud, Solange Fernex… et tellement d’autres qui nous ont soutenus aussi bien moralement que financièrement… 
  • De nombreux étudiants, lycéens et débats dans les Facs.
  • Réunions publiques contre l’enfouissement des déchets.(Athis, Barfleur, Fougères, Bais…).
  • Participation à des actions, avec d’autres assos ( contre le MOX, les couloirs de lignes THT…)
  • Participation aux CLIs, le I signifiant info est non intégration et cogestion
Aux niveaux national et international : 
Compte tenu de la situation « privilégiée » du CRILAN  et du Cotentin :
  • Réceptions et déplacements de militants en relation avec notre stratégie de contournement du mur de la honte de la Hague ( Grillages, police, armée…)
  • Avec l’étranger : Niger, ( Touaregs), Japon (dès 1977, puis Fukushima), Suède, Allemagne ( Wackersdörf, Gorleben),  Italie, Suisse, Tchernobyl (avec le groupe Vert au Parlement européen), Belgique, Pays-Bas, Finlande( Olkiluoto), USA ( contre la construction par AREVA d’une usine de fabrication de MOX, et contre la reprise éventuelle de l’extraction du plutonium avec la commission OBAMA, dite «  Blue Ribbon » à Cherbourg, avec succès, en relation avec l’Institut de recherche pour l’énergie et l’environnement de Washington.(IEER)
  • En France, quant aux projets de centrales nucléaires ( Le Pellerin, Le Carnet, Plogoff, Plouezec, ST Jean du Doigt, avec succès), mais aussi à Malville, Civaux, Golfech etc.. et quant aux projets de centres d’enfouissement de déchets à Parthenay, Segré, Angers, la Bresse, l’Aisne, les Cévennes, avec succès sauf …à Bure où le CRILAN est aussi allé à plusieurs reprises.Les combats à la Hague et à Bure ne doivent pas à être séparés.
LE CRILAN A ETE AU COEUR DES LUTTES ET DES ACTIONS :
Seul ou avec des collectifs, quels que soient les Gouvernements ,
  • Contre l’extension de l’usine de la Hague à des fins commerciales avec l’Union Régionale CFDT, en 1976 . Blocage et retour d’un train de déchets allemands en gare de Mézidon ( été 1981). 
  • Contre l’arrivée des déchets au port de Cherbourg et par voie ferrée. Dans un premier temps avec d’autres associations mais aussi partis politiques et syndicats de Gauche qui nous ont ensuite abandonnés , les uns après les autres.
  • Avec le Réseau Sortir du Nucléaire ( adhésion du CRILAN, et membre du C.A de 2004 à la crise de 2010), avec lequel, le CRILAN a organisé le rassemblement de Cherbourg, en avril 2006 contre l’EPR ( 25 000 à 30 000 personnes).
  • Avec les comités locaux anti-EPR et THT.
  • Avec le collectif antinucléaire Ouest depuis 2015 ( Rassemblement de Siouville et de STLô en 2016 et 2017).
  • En 1977, occupation d’un mois du site de Flamanville et dépôt des grillages.
  • Mise en place d’un GFA, comme au Larzac pour éviter les emprises de terrains. Résultats: environ 18 mois de retard seulement et obligation, pour EDF de procéder à une concession sur la mer de 36 hectares pour compenser son espace réduit.
  • Divers recours en justice, notamment celui de la mise en examen d’AREVA et  la perquisition  de son siège, contre le stockage illégal de déchets étrangers, et également contre l’ANDRA, qui ont abouti à l’arrêt des travaux sur le CSM, la nomination d’une commission dite Turpin sur son contenu, mais pas à la reprise du stockage Nord Est en 1996/97 : les travaux conseillés ne sont pas encore effectués, mais ces deux recours  principaux ont permis l’accélération des retours de déchets aux pays d’origine.
  • Quant à la justice d’ETAT, rendue par le Conseil d’ETAT, mieux vaut ne pas compter sur sa neutralité. 
En conclusion : 
De nombreuses victoires auxquelles le CRILAN a contribué en France et à l’étranger, 
Mais des victoires seulement partielles et  des défaites dans une région qui s’est vue colonisée par le nucléaire : 
  • 2 réacteurs et non 4 à Flamanville mais le 3 ème en fin de construction, L’EPR à risque !
  • Une usine sur 2 seulement en fonctionnement à la Hague. (1000 à 1200 tonnes/an au lieu des 2000 souhaitées à l’origine). La plupart des projets de stockage de déchets en profondeur ont été abandonnés.
Plus mouvementiste ( par en bas) que partidaire ( par en haut), je suis plus convaincu que jamais de la nécessité de la lutte pour des raisons, non seulement  environnementales et sanitaires, mais aussi sociétales, face aux limitations des libertés démocratiques et encore éthiques pour un avenir non mortifère. Et ce, quels qu’en soient les modes d’organisation face à l’état nucléaire.
 Rien ne se serait fait sans vous, et, avec vous, l’action a été utile malgré la spécificité de la France nucléaire et du Cotentin. Que la lutte continue ! …
Le 23 avril 2018, 
Didier ANGER