Boycottons le championnat du monde de foot par la pub

Alors que la FIFA vient d’annoncer la mise en place d’une pause hydratation pour les joueurs à chaque mi-temps des matchs de la prochaine Coupe du monde de football, le diffuseur français M6 a réagi sans tarder. Il diffusera de la publicité pendant ces coupures.

Reprenant une idée déjà mise en œuvre au moment de la coupe du monde au Qatar, nous vous soumettons l’idée que toutes les communes organisent des projections des matchs sur écrans géants dans des fan-zones avec des coupures pour les pauses publicitaires pendant lesquelles des artistes locaux feraient une prestation pour transformer ces matchs de foot en manifestations contre la politique impérialiste de Trump.

Comme l’outil que nous utilisions pour nos sondages n’existe plus nous vous proposons de répondre à ce message  : POUR, CONTRE, ABSTENTION ou REFUS DE VOTE

Pour en savoir plus et pour vos commentaires sur le blog

Mon temps de cerveau disponible a du pouvoir : Pour un boycott Publi-ciblé de la Coupe du Monde au QATAR

https://www.cyberacteurs.org/blog/?p=9402

On connaît déjà le vainqueur : la publicité 

https://www.quechoisir.org/actualite-mondial-2026-on-connait-deja-le-vainqueur-la-publicite-n173266/

CARTE. JO de Paris 2024. Fan-zones, où regarder gratuitement les épreuves olympiques à Paris ?

https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/carte-jo-de-paris-2024-fan-zones-ou-regarder-gratuitement-les-epreuves-olympiques-a-paris-2960384.html

Coupe du monde 2026 : “Vu le comportement de Donald Trump…” l’ex-sélectionneur Claude Le Roy propose un boycott de la compétition

https://www.ladepeche.fr/2026/01/20/vu-le-comportement-de-donald-trump-lex-selectionneur-claude-le-roy-propose-un-boycott-de-la-coupe-du-monde-2026-13173012.php

“C’est pitoyable” : les associations de supporters dépitées par le prix des billets de la Coupe du monde 2026

https://www.ladepeche.fr/2025/12/12/cest-pitoyable-les-associations-de-supporters-depitees-par-le-prix-des-billets-de-la-coupe-du-monde-2026-13107521.php

Coupe du monde 2026 : pourquoi un match des Bleus va se jouer dans le stade le plus “dangereux” du tournoi selon le FBI

https://www.ladepeche.fr/2025/12/30/coupe-du-monde-2026-pourquoi-un-match-des-bleus-va-se-jouer-dans-le-stade-le-plus-dangereux-du-tournoi-selon-le-fbi-13136641.php

Coupe du monde 2026 : pourquoi l’Allemagne pourrait boycotter la compétition à cause de Donald Trump
https://www.ladepeche.fr/2026/01/19/coupe-du-monde-2026-pourquoi-lallemagne-pourrait-boycotter-la-competition-a-cause-de-donald-trump-13171286.php

Le 16 janvier dernier, le député allemand Jürgen Hardt a proposé un boycott de la compétition par la sélection allemande. Si l’action est similaire à celle imaginée par Claude Le Roy, les revendications ne sont pas les mêmes.

Le député a proposé cette solution en dernier recours si Donald Trump ne fait pas marche arrière sur ses droits de douane supplémentaires à l’encontre de plusieurs pays européens, dans le cadre de sa volonté d’annexer le Groenland.

Boycott de la coupe du monde 2026 : L’Allemagne laissera sa fédération décider, la France temporise

https://www.20minutes.fr/sport/football/4197179-20260121-boycott-coupe-monde-2026-allemagne-laissera-federation-decider-france-temporise

Reste que s’il est trop tôt pour mesurer leurs effets, de nombreux appels au boycott, visant les matchs qui auront lieu sur le sol états-unien, ont été publiés et partagés sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. Y compris de la part de citoyens du pays, qui mettent en avant le comportement des agents fédéraux de l’ICE, la police anti-immigration américaine.

https://www.liberation.fr/checknews/coupe-du-monde-de-foot-2026-17-000-personnes-ont-elles-annule-leur-billet-en-signe-de-protestation-contre-trump-20260115_ZHI3IXJWOZGYLLW6TPWZ37XBSY/

Nous avons essayé à plusieurs reprises d’actionner la dynamique du boycott sans succès.

Pour un boycott politique de la coupe du monde en Russie.

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=1757

JO: boycott diplomatique et affichage humanitaire

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=3793

Transfert de la coupe du monde de Football dans un pays respectant les droits de l’être humain

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=4637

Catharsis : pas un fifrelin pour la fifa

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=4657

Le Qatar c’est pas trop tard, L’Arabie c’est aujourd’hui

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=4662

Utilisation de champignons OGM pour dégrader plus vite la biomasse : n’ouvrons pas la boîte de Pandore !

Nacre : raffiner la biomasse forestière et agricole avec des OGM ??

Il y a urgence à participer à l’enquête publique NACRE, autorisation environnementale pour construction d’une bioraffinerie lignocellulosique

OGM J'en veux toujours pas

Une raffinerie utilisant des organismes OGM pour fabriquer des carburants à partir de biomasse forestière pourrait s’installer sur le site industriel de Lacq, connu pour avoir exploité jusqu’à son épuisement dans les années 2010 le plus gros gisement de gaz de France. SOS Forêt, dont Adret Morvan est membre fondateur, alerte et invite à répondre massivement à l’enquête publique.

L’objectif affiché est de produire 30 000 tonnes d’éthanol deuxième génération, biocarburant pour le transport, plus du biométhane et de la lignine. Ce carburant serait obtenu par raffinage de 120 à 150 000 tonnes de biomasse (55 Kt de bois issus du massif landais ainsi que 70 Kt de bambous cultivés sur 1000 ha et de mescanthus sur 1500 ha).

L’enquête publique devra permettre de savoir si ces organismes génétiquement modifiés seront, ou non, utilisés par la nouvelle usine du projet Nacre de Lacq et, si oui, quelles seront les précautions et garanties prises pour en maîtriser les risques.

L’usine nouvelle de Lacq mobiliserait les brevets déposés à l’issue du vaste programme de recherche Futurol. Ce programme de 76,4 millions d’euros a bénéficié de 29,9 millions de financement public de BPI France. Ces nouvelles technologies, mobilisées pour développer ce que certains appellent la « chimie verte », permettraient d’améliorer techniquement et économiquement la dégradation de la biomasse. Des champignons OGM seraient très performant pour dégrader la lignine du bois et des levures OGM accélèreraient la fermentation du sucre contenu dans la biomasse.

SOS Forêt émet dès à présent les plus vives réserves sur l’utilisation d’OGM pour dégrader la biomasse forestière et vous invite à répondre à l’enquête publique

consultation

Envie d’en savoir plus ? Comme vous le savez, les projets industriels utilisant la biomasse forestière, ou autre, se multiplient sur le Bassin de Lacq, en voie de réindustrialisation. NACRE n’est pas le projet le plus référencé, voici quelques informations que le CADE vous propose pour mieux le connaître :

  • NACRE, observations générales – 1-1 Ce projet génère des risques très importants pour le patrimoine forestier en mettant en application le programme de recherche Futurol qui va permettre d’utiliser des OGM pour déconstruire la biomasse cellulosique agricole et forestière et fermenter industriellement le sucre issu de ces biomasses. Comme l’a expliqué, dans le podcast d’In’OGM*, Jean-Guy Berrin Directeur de recherche à L’INRAE** qui a participé au programme Futurol***, « Les micro-organismes utilisés sont principalement des champignons et des levures. Les champignons sont utilisés pour déconstruire la biomasse, la découper en petits morceaux et les levures sont impliqués dans le processus pour fermenter les sucres en éthanol ». Or, les documents soumis à enquête publique n’indiquent pas clairement l’utilisation de ces organismes génétiquement modifiés et encore moins les risques encourus par l’utilisation de cette biotechnologie. Question : Pourquoi nous cache t on l’utilisation de ces OGM ? Y aurait-il des risques de dissémination des OGM dans les espaces naturels ?
  • 1-2- Les besoins en « biocarburant » ne cessant de croitre et plus globalement ceux de la bioéconomie qui sollicite la mobilisation de la biomasse pour remplacer l’industrie du pétrole et la pétrochimie. Tout ceci va conduire à « créer » des prétendus déchets qui vont solliciter les forêts et la production agricole. Question : quelles seront les conséquences d’une utilisation accrue de la biomasse forestière et agricole « facilitée » par l’utilisation des OGM ?
  • NACRE, autres pistes – 2-1 Raffinage de la biomasse- utilisation des OGM – Les technologies OGM résultant du programme Futurol dont les brevets ont été achetés par la société AXENS, actionnaire et opérateur technique de la société NACRE. Questions : – Les brevets OGM de Futurol seront-ils ou non utilisés dans le processus technologique de production d’éthanol dit de 2ème génération, par la dite société NACRE? – Pourquoi aucune obligation d’information claire des citoyens et aucune procédure d’autorisation préalable ne semble être prévue ? Allons-nous généraliser la consommation d’OGM à la pompe sans en être informés ? – Les risques de dissémination dans les espaces naturels de ces organismes génétiquement modifiés ont ils été pris en compte ? – Quels sont les protocoles techniques stricts qui seront mis en œuvre pour éviter la dissémination des champignons et des levures OGM ?
  • 2-2 Conséquences du développement de la production d’Ethanol par rapport à la nécessaire sauvegarde de la biomasse agricole – Les terres qui vont être utilisées pour produire les grandes herbes de Miscanthus et/ou des Bambous avaient préalablement soit une fonction de production de biens alimentaires soit elles étaient en friches et constituaient des réserves de biodiversité précieuse. Questions : – Quel est à court terme l’intérêt réel à transformer les terres agricoles, ou en friches, en espace de production de carburant alternatif ? – Une évaluation coûts/bénéfices a t elle été réalisée ?
  • 2-3 Sur le Plan d’approvisionnement en biomasse forestière de NACRE – Le plan d’approvisionnement précise que l’’évaluation des disponibilités en biomasse forestière s’appuie sur les données issues des PRFB 2026/2035 (programmes régionaux de la forêt et du bois). Or aucun texte règlementaire n’a semble-t-il été publié sur ce programme national forêt bois pour cette période, ni dans le programme régional Nelle Aquitaine. Par ailleurs, ces prévisions de disponibilité biomasse forestière ne prennent en compte ni les conséquences brutales et rapides du réchauffement climatique sur la ressource bois, ni les conséquences de l’arrivée du nématode du pin. Questions : d’où viennent les chiffres du Plan d’approvisionnement ? Sont ils crédibles ? – De même la ressource bois qui serait disponible pour satisfaire les besoins de NACRE, ne prend en compte que le projet Miraia de Garlin (biochar). Il ignore donc délibérément les besoins en croissance des entreprises de la filière bois régionale ainsi que les besoins potentiels de tous les autres projets industriels identifiés dans le Sud Ouest (E-Cho, Sobégi, Orpinioa, Siat, usine de pellets, chaufferies bois locales..) – Question : Pourquoi NACRE sous-estime-t-il les conflits d’usages ?
  • 2-4 Le Plan d’approvisionnement en biomasse agricole – NACRE indique que la biomasse agricole proviendra à moyen terme de la production de 1000ha de bambous et 1500 ha de miscanthus. Et d’une partie des rafles de maïs disponibles. Ces surfaces sont importantes. – Questions : Quels arguments pourraient convaincre les agriculteurs de changer de production ? Est-ce crédible ? Et quelles en seraient les conséquences, notamment pour la satisfaction à terme des besoins alimentaires ? – Par ailleurs, une partie, non précisée, des terres agricoles à mobiliser seraient des terres actuellement en friches qui seraient reconverties en culture. Une telle reconversion entrainerait un déstockage important de carbone et une perte importante de biodiversité. Questions : La mobilisation des terres en friches est elle compatible avec l’indispensable nécessité de préserver la biodiversité, qui est déjà en phase d’effondrement ? – Quant aux rafles de maïs, le plan se veut rassurant en indiquant que la disponibilité existe car elles ne sont pas essentielles pour la reconstitution organique et minérale des sols. – Question : Sur quelles bases scientifiques s’appuie cette affirmation ?
  • 2-5 Biomasse et « déchets » convoités par NACRE. – Les déchets agricoles ( les rafles de maïs par exemple) sont déjà utilisés pour reconstituer la richesse organique des sols ou pour de la méthanisation et autres usages. Quant aux co-produits forestiers ils sont déjà largement utilisés pour produire du papier et du carton, des panneaux bois, du chauffage, du paillage …Comme le rappelle Franck Galtier Chercheur CIRAD, dans le podcast d’inf’OGM , « Le fait d’avoir une filière qui transforme des produits considérés comme des déchets, induit forcément une tendance à favoriser la production de ces déchets et aussi à qualifier comme déchets des produits qui en fait ne sont pas des vrais déchets puisqu’ils sont utilisés autrement. ». – Question : Quelles seront les conséquences à terme de cette nouvelle demande de déchets bois ?Nota : D’autres questions sur la mobilisation des ressources en eau, les risques industriels, les risques pour santé publique, résultant de ces nouvelles activités, sont en cours d’évaluation. Le CADE fera une contribution de collectif d’associations, mais bien entendu, les participations citoyennes sont bienvenues, avec votre sensibilité et votre écriture personnelle.
  • BIBLIOGRAPHIE POUR EN CONNAITRE BEAUCOUP PLUS…

* Podcasts  – L’association Inf’OGM lance une série de de 9 podcasts, à paraître toutes les deux semaines, à partir du 17 septembre 2025. L’ambition de ce programme est de relancer le débat autour des biotechnologies, en abordant des sujets parfois méconnus comme les arbres OGM, les micro-organismes GM, les brevets sur le vivant, etc. OMG ! Décodons les biotechs, le nouveau podcast de l’association Inf’OGM

** De l’INRAE Webdoc biomass Fr / De la biomasse aux molécules et matériaux innovants

***Origine des visuels de cet article – Sur les biocarburants de 2de et 3ème génération Biocarburants | Ministères Aménagement du territoire Transition écologique / FUTUROL – Le Futurol s’appuie sur un procédé biochimique pour transformer la biomasse en éthanol.  Projet Futurol, le biocarburant de 2e génération  /

Les projets soutenus concernent toutes les filières de carburants consommés en France (essence, gazole, gaz) :

  • Futurol basé sur un procédé biochimique de transformation de la biomasse pour produire de l’éthanol
  • BioTfuel basé sur un procédé thermochimique de transformation de la biomasse puis de la synthèse Fischer Tropsch pour produire principalement un biogazole et un biokérosène de synthèse
  • Gaya basé sur un procédé de gazéification – méthanation pour produire un biocarburant gazeux

https://ude-ustaritz.fr/dechets/projets-industriels-enquete-publique-ouverte-pour-nacre-bioraffinerie-lignocellulosique/

Produire du kérosène à partir de la biomasse forestière ne décarbonera pas le transport aérien

https://sosforetfrance.org/index.php/2025/02/06/produire-du-kerosene-a-partir-de-la-biomasse-forestiere-ne-decarbonera-pas-le-transport-aerien/

Le dossier d’enquête comportant notamment l’étude d’impact, l’étude de dangers, l’avis de l’autorité environnementale et les avis des services seront consultables :
– sur support papier en mairie de Lacq, aux jours et heures habituels d’ouverture au public .
– sur le site des services de l’État dans les Pyrénées-Atlantiques : www.pyrenees-atlantiques.gouv.fr – page d’accueil – enquêtes publiques – en cours.

Les observations du public pourront avant le 6 février :
– être consignées sur le registre d’enquête à feuillets non mobiles mis à disposition à la mairie de Lacq ;
– être également adressées par courrier postal à l’attention du commissaire enquêteur à l’adresse de la mairie de Lacq : 27 route départementale 817 64170 Lacq.
– être envoyées par voie électronique à l’adresse suivante : pref-amenagement@pyrenees- atlantiques.gouv.fr en précisant l’objet « EP Nacre »

bonnes nouvelles de Mr Mondialisation

1. A69 : arrêt partiel des travaux pour atteinte à l’environnement

Un juge a ordonné l’arrêt des travaux de l’A69 sur 46 parcelles où le chantier dépassait l’emprise autorisée, soit 30 hectares. Les terrains doivent être libérés sous quatre jours et des mesures compensatoires mises en œuvre sous 30 jours, sous peine d’une astreinte de 20 000 € par jour. La décision ne remet pas en cause la poursuite globale du projet, dont les autorisations ont été rétablies fin décembre. (Reporterre)

2. Artouste abandonne une piste de ski en plastique

La station d’Artouste a renoncé à son projet de piste artificielle en plastique, jugé incompatible avec sa trajectoire de décarbonation en raison de son bilan carbone, notamment l’achat d’une dameuse spécifique. Le projet de 372 000 €, partiellement subventionné par la région, est annulé.  (Reporterre)

3. New York annonce une garde d’enfants universelle et gratuite

Huit jours après son entrée en fonction, le maire de New York Zohran Mamdani a annoncé un service public de garde d’enfants universel et gratuit, une première aux États-Unis. Le projet prévoit 4,5 milliards de dollars pour élargir l’accès à près de 100 000 enfants, sous réserve d’un vote du Parlement de l’État. Il vise à réduire le coût de la petite enfance pour les familles. (L’Humanité)

4. Une pétition contre le classement du renard comme nuisible

Sept associations demandent le retrait du renard roux de la liste des ESOD, en vigueur dans 88 départements. Elles dénoncent une destruction annuelle de 500 000 à 600 000 animaux sans fondement scientifique et rappellent son rôle écologique. La pétition pourra donner lieu à un débat public à partir de 500 000 signatures. (La Relève et La Peste)

5. Première nidification de cigogne noire en région parisienne

Trois jeunes cigognes noires se sont envolées d’un nid en Seine-et-Marne, marquant la première nidification confirmée de l’espèce en région parisienne depuis les années 1970. Les poussins ont été bagués dans le cadre du suivi national. Cette installation reflète la progression de l’espèce et la qualité écologique de certaines forêts franciliennes. (Ornithomedia)

6. Les oiseaux migrateurs évitent massivement les éoliennes

Une étude menée près de Husum (Allemagne) montre que 99,9 % des oiseaux migrateurs contournent les éoliennes en fonctionnement, réduisant par vingt les traversées de zones à risque. La majorité vole au-dessus des pales. Selon les auteurs, ralentir les éoliennes lors des migrations aurait donc un effet limité sur les collisions. (taz)

7. La France suspend certaines importations agricoles traitées aux pesticides

Le gouvernement français a suspendu pour un an maximum les importations de fruits et légumes contenant cinq pesticides interdits dans l’UE. La mesure concerne notamment avocats, mangues et agrumes et répond aux craintes agricoles liées à la concurrence internationale. L’arrêté doit encore être validé par la Commission européenne. (Le Monde)

8. L’Angleterre veut renforcer l’éducation au climat à l’école

Une révision des programmes scolaires anglais propose de faire du climat un enseignement transversal, introduit dès le primaire et renforcé en sciences, géographie et technologie. L’objectif est de préparer les élèves aux transformations écologiques et économiques à venir, avec des effets attendus sur la formation des enseignants et les diplômes. (The Conversation)

9. L’Albanie adopte une loi majeure sur l’égalité de genre

Le Parlement albanais a adopté une loi interdisant les discriminations de genreet instaurant des quotas de 30 à 50 % de femmes dans les institutions publiques. Le texte renforce aussi la lutte contre les violences de genre, tout en ne reconnaissant officiellement que deux genres. La réforme est saluée par l’Union européenne dans le cadre du processus d’adhésion. (Human Rights Research Center)

10. Une plainte climatique recevable contre Holcim en Suisse

Un tribunal suisse a jugé recevable une plainte d’habitants de l’île indonésienne de Pari contre le cimentier Holcim, accusé de contribuer à la montée des eaux. Les plaignants demandent réparations, financements de protection et réduction des émissions. Cette décision, inédite en Suisse, pourrait faire jurisprudence ; Holcim a annoncé faire appel. (France Info)

–  Mauricette Baelen 

A69, ski et crèche gratuite : les 10 bonnes nouvelles de la semaine !

Déclassons la cruauté – Stoppons le massacre injustifié des renards

Lannig Al Louarn

Lannig Al Louarn

Une pétition à l’Assemblée nationale vise à retirer les renards roux de la liste ESOD pour stopper les abattages massifs. Les associations Animal Cross, ASPAS, AVES, Faune Alfort, FERUS, Focale pour le Sauvage, le Pôle Grands prédateurs et One Voice appellent à une mobilisation citoyenne et organisent le 17 janvier des actions dans 11 villes pour sensibiliser le public aux enjeux de cette démarche.

Une pétition officielle a été déposée à l’Assemblée nationale pour demander la fin du classement des renards roux en tant qu’ « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD). Les associations à l’initiative de cette démarche appellent à une mobilisation citoyenne urgente afin de mettre fin aux abattages massifs de ces animaux. Pour éclairer le grand public sur le sujet et rappeler les enjeux de cette pétition, une journée d’action sur le terrain est organisée samedi 17 janvier dans 11 villes, à l’initiative de One Voice.

Un classement ESOD à l’origine d’abattages massifs

Chaque année en France, au moins 500 000 renards sont tués par tir, piégeage ou déterrage, pratiques rendues possibles par leur inclusion sur la liste ESOD, dans 88 départements à ce jour. Ce chiffre glaçant met en lumière une réalité alarmante : les renards subissent ces pratiques cruelles à grande échelle, à l’image du déterrage, une méthode documentée depuis longtemps par nos associations comme étant particulièrement barbare.

Le renard, un allié écologique et sanitaire essentiel

Cette persécution ne repose pourtant sur aucun fondement scientifique. Les renards sont des alliés majeurs de nos territoires : ils régulent les rongeurs ravageurs des cultures et porteurs de maladies telle que la borréliose de Lyme, réduisant ainsi pertes agricoles, dépendance aux rodenticides toxiques et propagation d’une zoonose touchant plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque année en France.

Animaux omnivores disséminant les espèces végétales et charognards éliminant les carcasses, ils constituent en outre un maillon essentiel de nos écosystèmes.

La “régulation” des renards : une inefficacité démontrée

L’ANSES l’a confirmé en 2023 :  les renards ne présentent pas de risque pour la santé publique. Ils ne sont plus porteurs de la rage depuis l’éradication de la maladie en 2001 et leur abattage accroît la circulation de l’échinococcose.

Les dégâts prétendument invoqués sont tout aussi infondés, les études – dont le programme CARELI – démontrant que tuer des renards ne réduit en rien les prédations et que seules des protections adaptées des poulaillers sont réellement efficaces.

Enfin, la régulation naturelle de l’espèce est parfaitement assurée par la disponibilité des ressources, comme l’illustrent les résultats du Luxembourg où l’arrêt de la chasse aux renards n’a provoqué ni surpopulation ni déséquilibre écologique. Ces conclusions ont été confirmées par plusieurs rapports et études scientifiques récents, qui soulignent l’inefficacité des actions de « régulation » des renards (FRB, 2023) et recommandent expressément de les supprimer de la liste des ESOD (IGEDD, 13 février 2025).

Le Conseil d’Etat a d’ailleurs déjà annulé partiellement leur classement en Aveyron, en Haute-Loire et en Lozère, faute de justification des abattages systématiques. La rapporteure publique avait d’ailleurs à cette occasion considéré que la raison commande d’accompagner la remise à plat du régime des ESOD.

Une opposition majoritaire de l’opinion publique

L’opinion publique est elle aussi claire : 65% des Françaises et des Français sont contre ce classement, et 71% s’opposent à ces massacres (sondage IFOP, 2023).

Avec l’effondrement massif de la biodiversité, l’année 2026 devrait être l’année charnière d’une préservation accrue des espèces. Elle ne doit pas être celle du renouvellement de l’arrêté triennal maintenant les renards sur la liste des ESOD, en contradiction totale avec les données juridiques, scientifiques et les attentes sociétales.

Animal CrossAves Francel’ASPASFaune AlfortFocale pour le SauvageFERUS, le Pôle Grands Prédateurs et One Voice appellent ensemble le ministère de la transition écologique à mettre fin au classement des renards en tant qu’ « ESOD ».

Chaque voix compte pour eux. Pour changer la loi autorisant cette liste mortifère, nous appelons le grand public à signer et partager massivement notre pétition commune à l’Assemblée nationale.

signez la pétition

signez la pétition

chiche Semons ensemble en 2026

Nous on sème

Le 15 juillet 2024 ACDN lançait sur notre site une pétition : Marine Tondelier Première ministre !

https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=5912

le 2 juin 2025 nous lancions la pétition La marguerite symbole du sursaut 

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/lamargueritesymboledusursaut-7688.html

le 21 juillet 2025 nous lancions la Pétition : Transformer la mobilisation Duplomb en or

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/transformerlamobilisationduplombeno-7717.html

Le 27 aout 2025 nous lancions la  Pétition : Arrêtons les gnagnagnas et préparons …les législatives avec le slogan nous on sème

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/arryotonslesgnagnagnasetprynparonsl-7765.html

le 11 janvier 2026 Marine Tondelier met en photo de couverture sur sa page facebook une affiche « une autre Marine est possible !»

Ce mardi 13 janvier alors que démarre le procès de l’autre Marine, Marine Tondelier envoie ses vœux avec comme slogan 2026 on sème des graines pour l’avenir

répondons-lui (merci de me mettre en copie du message)

marine.tondelier@lesecologistes.fr 

chiche Semons ensemble en 2026

Marine

Une Marine peut en cacher une autre, une primaire aussi

Ne laissons pas la gauche et les écologistes sombrer dans le tout à l’égo.

Pour ne pas laisser à l’extrême droite le monopole des couleurs de la République, contribuer à défendre les pollinisateurs et permettre aux citoyens de choisir les candidates et candidats aux législatives dans le cadre d’une primaire des territoires, nous souhaiterions qu’ensemble nous appelions à des semis de graines de bleuets, de coquelicots et de marguerites le 21 avril 2026 partout en France.

Enquête publique pour le projet industriel EMME d’unité de conversion de nickel et de cobalt pour la mobilité électrique jusqu’au 15 janvier

Le projet prévoit la création d’une unité de conversion de cobalt et nickel, activités classées pour la protection de l’environnement (ICPE), qui suscitent des interrogations quant aux rejets industriels et à l’impact sur les sols et la qualité de l’air. La Sepanso insiste sur la nécessité pour les habitants et acteurs locaux de s’informer et de faire part de leurs observations, soulignant que ce type d’installation peut transformer durablement le tissu industriel et écologique de ces communes de l’agglomération bordelaise.

En novembre, le projet avait eu un avis défavorable du Conseil national de protection de la nature (CNPN), pointant des inventaires faune et flore incomplets, des impacts sous-estimés sur 25 espèces protégées, et le manque d’alternatives à l’implantation choisie.

Parallèlement, les opposants avait saisi le Conseil d’État, contestant le décret qui reconnaît d’intérêt national majeur la raffinerie. Selon leur avocat, ce texte « ne respecte pas les conditions légales ni les exigences de protection environnementale ».

« Le projet EMME ne remplit aucun des critères, avec des emplois non garantis (200 directs/300 indirects non étayés), une technologie nickel manganèse cobalt en déclin sur le marché européen, l’absence de débouchés identifiés en aval… En comparaison, l’opération d’intérêt métropolitain (OIM) Bordeaux Aéroparc a créé 50 000 emplois, contre seulement 200 hypothétiques pour EMME.»

Les observations et propositions relatives au projet pourront être adressées par écrit  jusqu’à sa clôture (15 janvier 2026) à la commission d’enquête soit :
par dépôt sur le registre ouvert à cet effet dans les mairies de Blanquefort, de Parempuyre et de Saint-Louis-de- Montferrand ;

par correspondance (le cachet de la poste faisant foi) adressée à l’attention du président de la commission d’enquête à la mairie de Parempuyre (siège de l’enquête), 1 av Durand Dassier – 33290 PAREMPUYRE ; par voie électronique sur le registre d’enquête numérique accessible sur le site : https://www.democratie- active.fr/enquete-publique-projet-emme/ ;

  • par courriel à l’adresse suivante : ep-projet-emme@democratie-active.fr.

Avis défavorable

Une usine SEVESO SEUIL HAUT à quelques mètres des habitations est une vraie bombe à retardement

Le site d’implantation du projet est situé en zone inondable, dans le lit majeur de la Garonne, au sein d’une zone d’expansion de crue actuellement non urbanisée, reconnue pour son rôle hydraulique et écologique, et exposée à des aléas fluvio-maritimes documentés. Le projet envisagé correspond par ailleurs à une installation industrielle à risques, susceptible de générer des pollutions accidentelles ou chroniques, dans un environnement déjà soumis à de fortes pressions cumulées.

La jurisprudence issue des événements de la tempête Xynthia à Faute-sur-Mer a clairement établi que les autorités publiques peuvent voir leur responsabilité engagée lorsque des décisions d’autorisation ou d’implantation sont prises en méconnaissance de risques identifiés, insuffisamment évalués ou insuffisamment pris en compte, alors même que ces risques étaient connus ou ne pouvaient être ignorés. Cette jurisprudence souligne l’obligation renforcée de prudence qui s’impose aux autorités compétentes lorsque des projets sont envisagés dans des zones exposées.

Nombreuses lacunes et incertitudes, notamment quant à la prise en compte des scénarios dégradés, à la gestion des situations d’inondation, à l’évaluation des effets cumulés, ainsi qu’aux impacts potentiels à court et long terme sur les populations, l’agriculture et l’ensemble du territoire concerné.

Environnement naturel sensible, en continuité directe avec un site Natura 2000, concerné par la présence d’espèces protégées et menacées, notamment des chiroptères, le vison d’Europe et l’anguille européenne. Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a rendu un avis défavorable en soulignant l’insuffisance de l’analyse des incidences, en particulier des effets cumulés liés aux nuisances lumineuses, sonores, aux pollutions chroniques et à l’augmentation des flux de circulation.

Cette installation Seveso crée la polémique et fait trembler les habitants : “On nous a mis devant le fait accompli”

 

Raffinerie de nickel et cobalt en bord de Garonne : la Sepanso dépose un recours contre le projet Emme, « écologiquement dangereux et économiquement fragile »

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Bonnes nouvelles de Mr Mondialisation

1. Royaume-Uni : interdiction de la publicité pour les produits trop gras, salés ou sucrés

Au Royaume-Uni, la publicité pour les produits trop gras, salés ou sucrés est interdite depuis lundi à la télévision avant 21 heures. La mesure vise à lutter contre l’obésité infantile, qui touche 22 % des enfants à l’entrée en primaire et près de 36 % à 10-11 ans. Selon le gouvernement britannique, cette interdiction pourrait éviter 20 000 cas d’obésité par an. En France, des tentatives similaires ont jusqu’ici échoué. (Reporterre)

2. Lancement du « plus grand réseau de transport gratuit « 

Dans le bassin minier du Pas-de-Calais, les agglomérations de Lens-Liévin, Hénin-Carvin et Béthune-Bruay ont lancé un vaste réseau de transports publics gratuits. Les bus sont gratuits pour tous les usagers, tandis que le train est gratuit pour les habitants du territoire, sous conditions. Le dispositif concerne près de 650 000 habitants(Politis)

3. Norvège : près de 100 % de voitures neuves électriques

En Norvège, 95,6 % des voitures neuves immatriculées en 2025 sont électriques, un niveau proche de la généralisation. Cette transition repose sur de fortes incitations publiques financées par la rente pétrolière (avantages fiscaux, malus sur le thermique, réseau de recharge dense). Malgré leurs impacts, les véhicules électriques émettent 2 à 3 fois moins de CO₂ que les voitures thermiques sur l’ensemble de leur cycle de vie(TV5monde)

4. Congo : des habitants replantent des arbres pour sauver leur île

Sur l’île d’Idjwi, au Congo, des habitants se mobilisent pour replanter des arbres après des années de déforestation liée au charbon de bois et à l’extraction de sable. Portées par des associations de femmes, des écoles, des églises et une radio communautaire, ces initiatives visent à lutter contre l’érosion, les inondations et la perte de terres agricoles. Si la pression économique reste forte, les habitants cherchent à concilier exploitation du bois et reboisement durable(Reporterre)

5. Bande de Gaza : l’école à tout prix

Dans la bande de Gazales enfants recommencent progressivement à aller à l’école depuis le cessez-le-feu. Les cours se tiennent dans des écoles partiellement détruites, encore occupées par des familles déplacées, ou sous des tentes installées dans les camps. Selon l’ONU, près de 90 % des établissements scolaires ont été visés par des attaques israéliennes depuis octobre 2023, laissant une génération d’enfants lourdement marquée par la guerre. (Politis)

6. Bretagne : découverte exceptionnelle d’un martin-pêcheur

En Bretagne, un martin-pêcheur d’Amérique, jamais observé officiellement auparavant en France hexagonale, a été identifié le long du canal de Nantes à Brest, près de Glomel. Probablement victime d’un accident de migration, l’oiseau attire depuis plusieurs semaines des centaines d’ornithologues venus de toute l’Europe. L’individu, un jeune mâle, semble en bonne santé et s’est adapté à son environnement, mais sa présence suscite aussi des débats sur l’afflux de visiteurs et les dérangements possibles(Vert)

7. Amazonie : des abeilles sans dard obtiennent des droits légaux

Au Pérou, deux municipalités d’Amazonie (Nauta et Satipo) ont reconnu aux abeilles sans dard le statut de sujets de droit, une première mondiale.Ces pollinisatrices essentielles obtiennent le droit d’exister, de prospérer, de vivre dans un environnement sain et d’être représentées en justice en cas de menace. La décision s’appuie aussi sur l’importance écologique et culturelle de ces abeilles pour les peuples autochtones. (La Relève et La Peste)

8. France : la LPO veut sauver un sanctuaire d’oiseaux menacé par des rats

Sur l’atoll de Clipperton, territoire français du Pacifique nord, la LPO alerte sur une crise écologique majeure liée à l’invasion de rats noirs introduits accidentellement. Les rongeurs détruisent œufs et poussins, provoquant l’effondrement de la reproduction de plusieurs espèces d’oiseaux marins, dont certaines sont déjà proches du point de bascule. Une éradication totale des rats est jugée techniquement possible et urgente, mais elle nécessite un fort soutien logistique et politique de l’État français. (La Relève et La Peste)

9. États-Unis : une entreprise condamnée pour discrimination raciale

Aux États-Unis, une entreprise américaine a été condamnée à verser 115 millions de dollars à une ancienne salariée pour discrimination raciale et représailles. La justice a reconnu un environnement de travail hostile et des sanctions professionnelles liées à des dénonciations internes. Cette décision judiciaire est présentée comme exemplaire. (L’Humanité)

10. Colombie : Gustavo Petro augmente le salaire des travailleurs

En Colombie, le président Gustavo Petro a annoncé une hausse historique de 23,7 % du salaire minimum pour 2026, bien supérieure aux 7,21 % demandés par le patronat. Le chef de l’État affirme vouloir garantir un salaire permettant aux familles de vivre dignement, et non simplement de survivre. Cette décision, prise fin décembre, suscite une vive opposition des employeurs, mais s’inscrit dans la ligne sociale assumée du gouvernement Petro. (L’Humanité)

https://mrmondialisation.org/publicite-transports-et-voitures-electriques-les-10-bonnes-nouvelles-de-la-semaine/

Face au Feu Nationaliste une Coalition des Eco-Volontaires pour la planète et les droits des vivants.

 

Chers cyber-amis, chères cyber-amies,

Vous avez peut-être vu la video de l’incendie de la discothèque de Cran Montana montrant des jeunes filmant l’incendie du plafond avec leur portable tandis qu’une personne essaye d’éteindre le début d’incendie avec un linge.

Cette video est à l’image de ce qui se passe dans le monde où le Feu Nationaliste se répand alors que les démocrates se contentent de regarder paralysés par l’éco-anxièté.

Sans attendre l’entre-deux tours de la présidentielle, préconisons deux contrefeux

1 Une coalition des Eco-Volontaires pour la Planète et les droits des vivants pour

a ) réclamer Une primaire législatives pour désigner les candidates et candidats avant de choisir le ou la candidate à la présidentielle.

Pétition : La marguerite symbole du sursaut

b ) se donner collectivement les moyens d’être visibles : des brassards verts réfléchissants servant aussi bien dans les manifestations que dans la vie quotidienne comme secours pour les victimes de harcèlement, d’homophobie, de racisme…

c) organiser devant toutes les mairies des rassemblements le premier mercredi du mois (pour bénéficier de l’appel de la sirène des pompiers) pour échanger les infos des réseaux présents sur ce territoire.

d) appel « je vote vert ou coalition des Eco-volontaires » pour inciter toutes les listes aux municipales qui veulent les voix des citoyennes et citoyens lassés des divisions qui font reculer la France à rejoindre cette coalition

e ) le 21 avril des opérations de semis de marguerites, de coquelicots, de bleuets dans toute la France pour ne pas laisser à l’extrême droite les couleurs de la République.

2 Une campagne de porte à porte pour discuter avec les citoyennes et citoyens des meilleurs moyens de concilier fin du Monde, fin du mois et faim de démocratie.

Nous avons besoin de vous pour essayer de convaincre les associations auxquelles vous adhérez de la nécessité d’une mobilisation citoyenne en faveur d’une primaire des territoires législatives pour éviter un tout à l’égo présidentiel qui serait la meilleure rampe de lancement pour un RN dont le seul argument est de n’avoir jamais été essayé.

Au bord du gouffre n’essayez pas le saut dans l’inconnu !

GREENPEACE : L’extrême droite au pouvoir : qu’est-ce que ça changerait pour l’environnement ?

Législatives : face au RN, l’appel au Front Républicain pour sauver une transition écologique et sociale

FNE : Urgence démocratique et écologique : mobilisation citoyenne contre l’extrême-droite

 

Hommage à Agnès Bertrand par Pierre Péguin

Agnès Bertrand
Ce message est destiné à celles et ceux qui ont connu Agnès Bertrand, ou ont partagé ou suivi certains de ses combats fondamentaux à la faveur de l’écologie et d’une économie alternative, fraternelle et de proximité, il est destiné aussi à ceux qui souhaitent en savoir plus sur cette période des débuts de la prise de conscience des dangers à venir de la mondialisation libérale, et aussi de la crise écologique, c’est tout ce que nous vivons aujourd’hui; cette époque où nous avions espéré en “l’altermondialisme” est bien loin..

L’ écologiste altermondialiste, Agnès Bertrand est morte le 2 janvier à 77ans. Il sera bien difficile de mesurer l’ampleur de l’influence de son travail sur l’avenir, tant ses apports infusent aujourd’hui encore l’ensemble des analyses produites sur les dégâts de la mondialisation libérale.

Actuellement, de nombreuses voix s’élèvent et tentent de contrer la signature du Mercosur qui menace la petite agriculture et l’agroécologie paysanne, seules pourtant à pouvoir nourrir les peuples, tout en maintenant notre planète en bonne santé.

Avant le Mercosur, ces accords destructeurs du vivant et de la solidarité entre les peuples, étaient déjà là. En 1990 ils s’appelaient GATT (General Agreement on Tariffs and Trade), en 1995 (AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services), sans oublier le traitre à l’acronyme trompeur, l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement), etc. Tous ayant une même volonté d’ orchestrer la mainmise progressive des multinationales de l’agro-industrie, de la chimie, des technologies et de la finance sur les populations du monde entier.

Toute sa vie Agnès Bertrand l’a consacrée à nous éclairer sur les dangers de ces textes sur l’environnement, nos existences et nos démocraties. Nous pouvons mesurer aujourd’hui à quel point elle et ses amis avaient raison de s’émouvoir des conséquences de telles politiques.

Pour en savoir plus on trouvera  un article de la revue Nature et Progrès de 2003,

une photo d’Agnès, et ci-dessous des textes très instructufs  sur la période au cours de laquelle on pouvait espérer mettre des grains de sable dans la mondialisation libérale et promouvoir le respect du vivant, période au cours de laquelle Agnès Bertrand a oeuvré. Ces textes vallent la peine, vous ne serez pas décus de voir comment une poignée de personnes ont tout fait pour faire prendre conscience de ce qui se tramait à cette époque.

Pierre

De Fabrice Nicolino:

1) écrit pour Politis en 2000, quand on parlait encore d’antimondialisation.
https://fabrice-nicolino.com/la-veridique-histoire-des-pionniers-de-lantimondialisation/

2) entretien avec elle mené pour Terre Sauvage en 2005:

L’espoir d’une autre mondialisation


Agnès Bertrand est une pionnière. Bien avant José Bové, elle a compris que le sort du monde se jouait dans les bureaux les plus discrets. Là où se négocient l’air et l’eau, les sols et les forêts, la biodiversité. Elle se dit convaincue qu’on peut vivre et produire autrement. C’est-à-dire mieux.

Terre Sauvage : Agnès, je vous connais depuis une vingtaine d’années, et si j’ai eu envie de cet entretien pour Terre Sauvage, c’est que vous êtes, à mes yeux du moins, un drôle d’animal. Car vous êtes la pionnière en France de ce qu’on appelle l’altermondialisation. Comment a commencé cette aventure ?

Agnès Bertrand : Par l’Europe. Par un club de pionniers de l’écologie, profondément Européens, mais pas du tout partisans de l’Europe actuelle. Il s’appelait et s’appelle toujours Ecoropa, qui signifie Ecologica-Europa, (l’Europe écologique.) J’ai rejoint Ecoropa en 1982 et je me souviens encore de Denis de Rougemont, son président fondateur, nous décrivant comme « le collège invisible des dissidents de l’Occident ». J’étais une néophyte de l’écologie, je ne savais que bien peu de choses dans ce domaine, et voilà qu’ils me chargent de préparer une enquête pour un tribunal international de l’écologie.

TS : Dites moi, quelle responsabilité !

A.B : Oui, mais c’était des gens convaincus, enthousiastes et j’ajouterai polyglottes, ce qui aidait beaucoup. La franchise et l’écoute qui régnaient entre nous avaient quelque chose de jubilatoire. Le comité d’Ecoropa comptait huit ou neuf nationalités, des gens qui s’étaient choisis, rapprochés, et compris.

TS : Vous pouvez nous citer quelques noms ?

AB : Eh bien, Jean-Marie Pelt en faisait partie, ainsi que René Dumont au moment de la fondation. Et encore Christian Huglo, ce grand avocat qui s’est illustré depuis, avec Corinne Lepage, dans le procès de l’Amoco Cadiz. Il y avait également Manfred Siebker, un Allemand qui travaillait à la Commission européenne et nous décryptait tout de l’intérieur. Il y avait le Britannique Teddy Goldsmith, des Espagnols, des Norvégiens. Le secrétaire général, Edouard Kressman, habitait Bordeaux, et au moment de sa retraite, il s’était lancé dans l’écologie. À cause du vin…

TS : Pardonnez-moi de préciser pour nos plus jeunes lecteurs. On ne présente plus Jean-Marie Pelt, botaniste, écologiste et conteur, mais un mot concernant René Dumont et Teddy Goldsmith. Dumont grand agronome de la faim, a été le premier candidat écolo aux élections présidentielles de 1974. Quant au second, il a créé l’une des plus grandes revues écologistes de la planète, en 1969 : The Ecologist. Mais vous parliez du vin, non ?

AB : Oui. Édouard Kressman ne supportait pas comment on traitait la vigne, dans tous les sens du terme. Et il a été la cheville ouvrière des premières réunions. Intellectuel protestant, il avait lu le philosophe Jacques Ellul, qui avec son ami Bernard Charbonneau a beaucoup écrit sur la technique et la technocratie. On ne s’en souvient pas forcément, mais Charbonneau a été le premier à dénoncer cette folie qui consiste à arracher les haies. On trouvait dans ce club de réflexion une vraie érudition qui m’a permis de faire comme une sorte d’université parallèle. Dès ma première réunion, qui se tenait à Paris, dans les locaux du journal protestant Réforme, j’ai été charmée.

TS : Vous êtes par la suite devenue secrétaire générale d’Ecoropa, n’est-ce pas ?

AB : D’abord d’Ecoropa – France, puis au niveau européen à la mort d’Edouard Kressman. Comme ces intellectuels étaient aussi des gens concrets, c’était doublement stimulant. Je me souviens d’une réunion à Genève qui se termina par des collages d’affiches antinucléaires à minuit passé. Non seulement c’étaient des gens de conviction et de plume, mais aussi d’action, et souvent très originaux…

TS : Pensez-vous qu’un groupe aussi réduit ait pu avoir une influence durable ?

AB : Oui, parce qu’il s’agissait au fond d’un réseau de réseaux avant l’heure. Le manifeste d’Ecoropa, traduit dans toutes les langues pour les premières élections européennes au suffrage universel, a joué un grand rôle intellectuel. Notamment auprès de partis écologistes alors en formation. Nous ne nous arrêtions pas au rideau de fer qui à l’époque coupait l’Europe en deux. Nous avions noué des liens avec certains dissidents des régimes communistes, comme la Charte 77 en Tchécoslovaquie.

TS : J’en profite pour dire que l’ancien président tchécoslovaque Vaclav Havel vient de prendre position pour les écologistes aux dernières élections tchèques. Et revenons à vous : que signifiait à cette époque, pour vous, l’écologie ?

AB : J’avais fait des études de philosophie, à Nanterre, où j’étais en 1968… Autrement dit, j’ai été marquée comme d’autres par ces années d’après-68. La mode intellectuelle allait alors vers de grandes théories aujourd’hui oubliées, comme par exemple le structuralisme, et je ressentais une véritable insatisfaction. Sans trop le savoir alors, je cherchais une réponse globale au sens de la vie sur terre. Et les premiers textes écologiques que j’ai pu lire, que ce soit ceux du club de Rome, qui mettaient en question la croissance, déjà, ou encore les écrits de Jacques Ellul ou Ivan Illich, m’ont permis de réfléchir en profondeur. Je repense ainsi au dernier grand ouvrage de Denis de Rougemont, L’avenir est notre affaire. Toute une série de thèmes d’aujourd’hui y sont abordés : les dégâts du productivisme, l’imbécillité de la croissance pour la croissance, les dangers du nucléaire. Ecoropa a été une suite pratique. Je m’occupais du bulletin, maintenais les liens depuis un appartement-bureau où les moyens matériels étaient des plus limités.

TS : Et comment passe-t-on de la réflexion – et du cadre européen – à la contestation de la mondialisation ?

AB : C’est bien difficile à résumer ! Mais j’ai été profondément marquée par un propos d’un des membres d’Ecoropa, l’écrivain Carl Amery : « Il ne suffit pas de courir pour éteindre un incendie l’un après l’autre, il faut arrêter les pyromanes ». Pour nous, les pyromanes n’étaient autres que les grandes institutions financières mondiales, qui prêtaient de l’argent pour des projets insensés qui menaient le plus souvent à la destruction de la planète. Et ils s’appelaient la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). C’est pour cette raison qu’Ecoropa a assumé le secrétariat de la campagne mondiale « Sauvons les forêts, sauvons la planète » qui a réuni 3 millions de signatures, que nous sommes allés remettre au siège des Nations Unies, à New York. Parmi elles, les signatures – sous forme de leurs empreintes digitales – d’indigènes de Bornéo ! Vous imaginez à quel point nous étions émus ? C’était la preuve concrète que nous appartenions à une seule et même planète. Que la coupure entre le Nord et le Sud n’avait rien de fatal.

TS : Mais franchement, peut-on parler d’un lien véritable entre peuples du Nord et peuples du Sud ?

AB : Bien sûr ! Je repense à Ailton Krenak : cet Indien du Brésil, ami de Chico Mendès, avait réussi à faire la paix entre les seringueiros – les collecteurs de caoutchouc – et les tribus indigènes. Ces dernières voyaient leurs territoires ancestraux de plus en plus envahis et Ailton avait fondé l’Union des nations indigènes pour tenter d’arrêter la destruction de l’Amazonie. À New York, il était avec nous pour envahir pacifiquement les Nations Unies. Avec ses plumes, bien sûr. Il n’était pas question d’aller porter nos pétitions sans les représentants des premières victimes de la déforestation. Le réseau malaisien Third World Network y avait envoyé quelqu’un. Quelqu’un qui a repéré que j’étais passionnée et qui m’a invitée à une réunion internationale à Penang, en Malaisie.

TS : Comme ça ? Mais qu’est-ce donc que ce Third World Network ?

AB : C’est une structure qui publie un journal, organise des réunions et séminaires, avant de lancer des campagnes dans le monde entier. En résumé : recherche, étude, vulgarisation, action. Le réseau était alors surtout asiatique, avec des Malaisiens bien sûr, des Indiens, des Thaïlandais, des Indonésiens. Le thème de la réunion de Penang était, figurez-vous : « Grands courants économiques contemporains ». Et c’est là, pour la première fois de ma vie, que j’ai entendu parler du Gatt, l’ancêtre de l’Organisation mondiale du commerce.

TS : Je crains que les lecteurs de Terre Sauvage aient besoin d’une explication sur le Gatt.

AB : Au départ, après la Seconde guerre mondiale, le Gatt, initiales anglaises pour Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, n’était qu’un accord international de commerce, sans statut juridique permanent. Mais peu à peu, ses réunions ont été investies par les transnationales, d’autant plus aisément que les politiques ne s’en occupaient pas réellement. On n’a d’abord parlé que de marchandises réelles quittant réellement un pays pour aller dans un autre. Et puis d’autres questions ont été mises sur le tapis, comme les services. Peu à peu, le Gatt a commencé à mettre le nez dans les règles et lois internes de chaque pays, par exemple en menaçant du tribunal ceux qui ne voulaient pas accepter les nouvelles règles commerciales. Et puis, on a transformé les anciens droits de propriété industriels en droits de propriété intellectuelle. De cette façon, il devenait possible de déposer des droits de propriété, avec brevets et royalties, sur des formes vivantes, comme des plantes ou animaux transgéniques. Entre autres. D’année en année, le Gatt transformait la planète en une gigantesque marchandise.

TS : Et vous avez compris tout cela à Penang, au cours de cette seule réunion ?

AB : Presque, oui, car je n’avais aucune idée de tout ce que je viens de vous raconter. J’ai gardé mes cahiers de l’époque, et je dois dire qu’il m’arrive de les relire. Les gens du Third World Network déployaient une énergie, une intelligence absolument remarquables. Outre Martin Khor, le directeur du réseau, j’y ai rencontré l’Indienne Vandana Shiva. Et je me souviens lui avoir demandé : « Vous êtes combien, dans ce réseau ? ». Elle m’a répondu : « Oh, une dizaine ».

TS : Qui s’apprêtaient à défier le monde entier…

AG : Oui. Après Penang, notre petit groupe international a commencé une enquête intellectuelle passionnante. Il fallait se plonger dans des accords aussi épais que les vieux bottins téléphoniques, et bien moins clairs. Nous ne pouvions avoir accès aux documents officiels, le contenu des négociations du Gatt relevait du secret défense. Et pendant ce temps, notre Parlement ignorait qu’une structure sans aucune légitimité était en train d’écrire des règles nouvelles visant à s’imposer au monde entier.

TS : Ecoropa était pourtant une force minuscule…

AB : C’est vrai. Nous n’avions qu’un bureau de 30 m2, où il faisait 13 degrés l’hiver, avec un fax qui tombait en panne aux moments les plus cruciaux. Mais nous avons fini par trouver des alliés : avec France Nature Environnement, la Confédération paysanne et l’UFC-Que Choisir notamment, avons créé l’Alliance paysans- écologistes consommateurs. Au fil des mois et des années, nous avons trouvé un style. Un jour, par exemple, j’ai appris qu’Arthur Dunkel, le directeur du Gatt, était de passage à Paris, au Grand Hôtel, invité par la Chambre de commerce internationale. PDG et ministres y étaient conviés. Nous nous sommes présentés à l’entrée avec une camionnette remplie de deux tonnes de plumes.

TS : De plumes ?

AB : De plumes, et aux cris de « Tous plumés par le Gatt ». Avec une soufflerie qui dispersait le tout, nous avons bloqué les portes de l’hôtel et improvisé une conférence de presse. . Les policiers éternuaient, et nous aussi. Vous n’allez pas me dire que ce n’est pas de la non-violence, j’espère. Des plumes !

TS : On comprend mieux le grand show de Seattle, en 1999. Rappelons pour nos lecteurs que le Gatt s’est transformé en Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995 et que l’OMC avait décidé de se retrouver à l’automne 1999 dans cette grande ville américaine. Mais vous étiez là-bas, vous et beaucoup d’autres. Que s’est-il passé ?

AB : L’OMC voulait lancer un nouveau round de négociations commerciales, s’étendre à de nouveaux domaines et accélérer encore les négociations sur les services. À Seattle, la réunion était sponsorisée par Microsoft et Boeing. Nous n’avons rien contre les petites entreprises. Mais ces négociations étaient faites sur mesure pour les très grandes, celles qui ont assez d’appétit pour avaler le monde entier. Sur place, à Seattle, il y avait eu un travail de préparation remarquable des jeunes de Direct Action Network. Très courageux, totalement non violents, ils ont fait la différence. Ils s’étaient mis en tête de bloquer l’accès au Centre de conférences, où devaient se réunir les officiels. Nous avons suivi, et ces jeunes sont parvenus à empêcher pendant six heures le démarrage de la conférence.

TS : Mais comment ?

AB : Ils s’étaient enchaînés les uns aux autres et avaient coulé par-dessus une sorte de béton à prise rapide. Il aurait fallu couper leurs bras pour les séparer ! Six heures. Au milieu des gaz lacrymogènes. Je crois que la police a un peu cafouillé… (rires). Quand j’ai appris que la réunion de l’OMC était finalement suspendue, sans parvenir à aucun accord, je me suis mise à courir vers le Centre de conférence. Il y avait de la magie dans l’air.

TS : En tout cas, Seattle a changé la face du mouvement altermondialiste, et entraîné un fort courant de sympathie, surtout chez les jeunes. Vous avez peu de temps après votre retour créé dans le Gard, dans un village, un Institut pour la relocalisation de l’économie. En quelques mots ?

AB : Cet institut incarne la défense du local comme valeur universelle. Je ne plaide en aucun cas pour le repli à l’intérieur des murs. Les échanges culturels, culinaires, artistiques, le dialogue entre les gens et les peuples, les rencontres, c’est fantastique. Mais la production d’objets et de nourriture doit rester le plus proche possible des lieux où l’on habite. Je reprendrai volontiers à mon compte ce propos de la linguiste Helena Norberg-Hodge, qui a vécu 23 ans au Ladakh : « L’important n’est pas de se demander si l’on mangera des oranges dans les pays froids, mais s’il est utile que nos aliments de base parcourent des milliers de kilomètres avant d’arriver sur notre table quand ils peuvent être produits à proximité ». Cette démarche est multiplicatrice de solutions. On minimise ainsi l’impact sur, les sols, les eaux, le climat, sans participer à cette terrible exploitation des enfants et adultes dans les pays du Sud. Mais elle implique au passage de reconstituer des paysanneries là où elles ont disparu. Enfin, une économie relocalisée fait renaître la démocratie parce qu’elle conduit à discuter sur place des meilleurs systèmes. L’économie globale ne détruit pas seulement la planète, mais aussi la société, en cassant les liens sociaux. Je crois dans le local, le vernaculaire comme l’appelait Ivan Illich. J’y crois, parce qu’il représente l’espoir.



De Pierre Ygrié
Agnès Bertrand est une figure de l’ombre mais essentielle de l’écologie politique française, particulièrement active depuis les années 1990. Voici une synthèse de ses travaux et publications majeures.

Ses ouvrages de référence
Philosophe de formation, elle a principalement écrit pour décrypter les mécanismes de la mondialisation :

  • OMC, le pouvoir invisible (Fayard, 2002) : Coécrit avec Laurence Kalafatides. C’est son livre le plus célèbre. Elle y dénonce le “coup d’État planétaire” que représente selon elle l’Organisation Mondiale du Commerce, en expliquant comment des règles commerciales secrètes priment sur les protections sociales et environnementales.
  • Le Tao de l’écologie (Éditions du Rocher) : Elle a traduit et adapté cet ouvrage d’Edward Goldsmith (fondateur de la revue The Ecologist). Ce livre est fondamental pour comprendre la vision systémique et holistique de l’écologie qu’elle défend.
  • La dernière oasis : l’eau en danger (1995) : Un ouvrage sur la gestion des ressources en eau, thématique qu’elle a portée très tôt.


Ses articles et contributions (Revue L’Écologiste)
Elle a été membre du comité de rédaction et “associée” de l’édition française de la revue The Ecologist. Parmi ses contributions notables :

  • “AGCS : la fronde des élus” (n°14, 2004) : Un article sur la résistance locale face à la libéralisation des services.
  • “Empoisonnement à la dioxine” (n°7, 2002) : Une enquête technique sur les scandales sanitaires.
  • Analyses sur les OGM : Elle a beaucoup écrit sur les risques liés aux biotechnologies et la nécessité de protéger les semences paysannes.

Son rôle “historique” : L’affaire de l’AMI (1997)
C’est un fait d’arme méconnu mais crucial. Avec l’Observatoire de la mondialisation, Agnès Bertrand a fait partie du petit groupe de militants (aux côtés de Susan George et Christian de Brie) qui a réussi à se procurer le texte secret de l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement).

En révélant ce texte, qui permettait aux multinationales de poursuivre les États, ils ont provoqué un tollé tel que le gouvernement de Lionel Jospin a fini par se retirer des négociations, entraînant l’échec mondial de l’accord. C’est l’un des actes fondateurs du mouvement altermondialiste en France.

Ses réseaux d’influence

  • ECOROPA : Un réseau européen de penseurs (dont Jacques Grinevald) qui a théorisé la “décroissance” et la “relocalisation” bien avant leur popularisation actuelle.
  • Alliance paysans-écologistes-consommateurs : Structure précurseure dans la mise en relation directe entre producteurs et citoyens, à la base de ce que nous connaissons aujourd’hui sous forme de circuits courts.

    De Bernard Bruyat
    Je vous remercie de cette info qui me touche personnellement beaucoup . Je n’ai eu la
    chance de croiser Agnès qu’une fois chez une amie en Ardèche , alors que j’ai beaucoup fréquenté Sauve chez SERGIO GIRARDI que j’avais connu a travers les réunions des DÉCROISSANTS “spécialiste des écrits de MARX “et défenseur des SITUATIONNISTES que j’ai essayer d’approcher avec lui en GRÈCE.
    Mais c’est bien autour des idées que défendait Agnès que c’est construit mon travail de recherche pour un autre VIVRE ENSEMBLE que je poursuis encore aujourd’hui avec une boutique de rencontre “LES TERRESTRES RESPONSABLES” a VALS LES BAINS ouvert a TOUTES ET TOUS pour poursuivre le travail d’Agnés

    Je dois aussi souligner que c’est avec un de ses ami RAOUL MARC JENNAR “AGCS bien oublié” que nous avons crée l’ OPDLM (observatoire des pratique de développement du local au mondial) libre de toutes appartenances politique,religieuse et sectaire .

STOP au projet d’usine de saumons au Verdon-sur-Mer

Après trois ans de combat, Pure Salmon vient d’annoncer la dernière étape avant la construction de son usine de saumons en Gironde : l’enquête publique a lieu du jusqu’au 19 janvier 2026.

L’objectif de Seastemik ? Obtenir un avis négatif de la commission d’enquête et bloquer ce projet industriel qui serait un désastre écologique et social

https://seastemik.org
https://www.usinesdesaumonsnonmerci.fr

En chiffres

Investissement & production
  • Prévision de 10 000 tonnes de saumons par an, soit l’équivalent d’un quart de la production piscicole française (env. 40 000 tonnes), ou presque l’équivalent des débarquements de pêche en Nouvelle-Aquitaine (12 000 tonnes)
  • 3 millions de saumons par an, élevés dans l’équivalent de près de 250 piscines olympiques.
  • 275 millions d’€ d’investissement annoncé pour une convention d’occupation de 49 ans avec le GPMB
Zone ciblée
  • 14 hectares sur le site industrialo-portuaire du Verdon-sur-Mer
  • Une ancienne vasière, remblayée en 2015
  • Site “clés en main France 2030”
  • Site en bordure du Parc naturel marin Estuaire de la Gironde et mer des Pertuis et du Parc Naturel Régional du Médoc
  • Aux abords immédiats de 2 zones NATURA 2000 et de 3 zones naturelles d’intérêt : ZICO, ZNIEF 1 et 2
Emploi
  • Promesse d’emploi surévaluée : 250 emplois annoncés (pour une mise en production estimée à partir de 2030) VS 850 emplois pour 10 000 tonnes de truite chez Aqualand ; 800 emplois pour 12 000 tonnes débarquées en pêche artisanale en Nouvelle-Aquitaine
Consommation d’eau, énergie et environnement
  • Empreinte carbone : 70 000 de tonnes de CO2 par an
  • Consommation d’eau : 6 500 m³ d’eau par jour = consommation d’une ville de 44 000 habitants. Pompages à 200 m du rivage, près d’une plage familiale
  • Consommation électrique : 100 à 125 GWh/an = consommation d’une ville de 40 000 habitants
  • Dépendance aux importations : 233 milliards de poissons sauvages devront être pêchés + 436 000 tonnes de soja devront être récoltés chaque année pour nourrir les saumons
  • Densité d’élevage extrême : jusqu’à 80 kg/m³ (contre 15-25 kg/m³ en mer), créant stress, maladies et nécessitant potentiellement des traitements médicamenteux. C’est jusqu’à 500 poissons par mètre cube d’eau.
Logistique & transports
  • Durée du chantier : environ 3 ans
  • Trafic routier équivalent à 15 à 25 semi-remorques par jour minimum
  • Estimation de 27 tonnes/jour de boues humides (issue des déjections animales) à évacuer

 

https://www.usinesdesaumonsnonmerci.fr/comprendre

 

Quelques conseils pour rédiger votre avis

  1. Exprimer clairement votre désaccord avec le projet
  2. Mettez en avant votre lien avec le territoire
  3. Argumentez votre avis en vous focalisant sur 1 ou 2 aspect(s) du projet qui vous touche(nt) particulièrement

Vous pouvez par exemple évoquer (liste non exhaustive) :

  • Risques majeurs de pollution de l’Estuaire : rejets d’azote et phosphore
  • Menace sur l’emploi du littoral : pêche locale, conchyliculture et tourisme
  • Intensification du trafic routier dans un secteur déjà saturé (15 semi-remorques minimum par jour)
  • Nuisances visuelles, sonores et olfactives
  • Pression sur les ressources locales en eau : 6 500 m3 d’eau pompés / jour
  • Mortalité massive de poissons : densités élevés, production intensive
  • Saumon “local” nourri aux importations : soja (Brésil) et farine de poissons (Afrique de l’Ouest)
  • Empreinte carbone : 70 000 tonnes de CO2 émises chaque année
  • Consommation électrique : 100 à 125 GWh/an, soit la consommation d’une ville de 40 000 habitants

Comment participer ?

Sur le registre numérique : registre-numérique.fr

  1. Par email : construction-elevage-saumon-verdonsurmer@mail.registre-numerique.fr

  2. Par courrier : à l’attention du Président de la commission d’enquête à la mairie du Verdon-Sur-Mer, 9 bld Lahens, 33123 Verdon-Sur-Mer

  3. Par dépôt : à la mairie du Verdon-Sur-Mer et de Soulac-Sur-Mer

Participer en ligne

consultation

https://www.registre-numerique.fr/construction-elevage-saumon-verdonsurmer/deposer-son-observation

Pure Salmon : deux manifestations ce samedi à Royan et Soulac-sur-Mer contre le projet

 

« Une chance » ou « une aberration » ? En Gironde, le projet Pure Salmon divise les habitants du Verdon-sur-Mer

 

Contribution de Georges Cingal  SEPANSO

Ce projet mérite de recevoir un avis défavorable.

Conséquences environnementales

Pure Salmon devra :
Détruire une importante zone humide sensible
Consommer des eaux en grandes quantités (prélèvement nécessaire estimé à 6500 m3/jour) au risque de perturber la nappe de l’Éocène et l’interface eaux douces/eaux saumâtres.
Consommer beaucoup d’électricité
Effectuer des rejets d’effluents dans un parc naturel marin en induisant une perturbation importante de l’estuaire de la Gironde.

Conséquences économiques

Il ne ressort pas des pièces du dossier que les impacts du projet ne porteront pas atteinte aux activités économiques actuelles : conchyliculture, tourisme… L’intérêt général est loin d’être démontré !

Conséquences sanitaires

les nutritionnistes de l’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire, de l’environnement et du travail recommandent de ne pas consommer plus de 200 grammes de poisson par semaine (ceci vaut pour du saumon pourtant intéressant pour ses oméga-3). Ceci est dû au fait que les poissons contiennent des substances chimiques qui sont toxiques pour la santé. Les substances chimiques les plus préoccupantes en regard de la consommation de poisson sont le méthylmercure et les polychlorobiphényles (PCB).

Esther Dufaure, de l’ONG Seastemik, opposante au projet Pure Salmon au Verdon-sur-Mer