Scandula : le projet de révision du décret réglementant la réserve naturelle ne doit pas être revu à la baisse

U Levante espère que le Préfet de Corse et le Préfet de Méditerranée ne reviendront pas sur leur projet de révision de la réserve soumis à enquête publique et que le Conseil exécutif de la Corse le validera aussi. 

Comme nous l’avons rappelé*, la révision du décret réglementant la réserve naturelle de Scandola en prévision de la rédaction d’un nouveau plan de gestion plus protecteur est une mesure d’urgence face au niveau de dégradation écologique du site constaté par les scientifiques, notamment par le Conseil national de protection de la nature (CNPN), dont les recommandations sont reprises dans le projet de décret.
Une enquête publique étant en cours, une réunion publique, en présence, à la tribune, des autorités de l’État a eu lieu le 17 janvier 2025.

Le projet de décret de révision du règlement de la réserve naturelle (RN) de Scandula prévoit :

  • L’interdiction de navigation dans la réserve intégrale de Gargalu (carte ci-dessous).
  • L’interdiction de navigation dans un rayon de 250 mètres autour des nids de balbuzards de la réserve, de février à août.
    Selon la presse :
  • une soixantaine de personnes participaient à cette réunion,
  • des pêcheurs et des bateliers ont manifesté fortement leur opposition,
  • le président de l’Office de l’environnement a dit qu’il s’y opposerait, puis a précisé qu’il demanderait la suppression de 20% du décret,
  • l’État a annoncé qu’il modifierait son projet afin de leur donner satisfaction …

Les pêcheurs professionnels ont affirmé que ces interdictions entraîneraient leur « mort » car elles leur enlèvent trop de zones de pêche. Est-ce plausible ?

  • La réserve naturelle est une minuscule partie de la côte qui s’étend d’Aiacciu à la Revellata.
  • La passe de Gargalu est un confetti de cette carte.

Les bâteliers ne veulent pas que la passe Gargalu soit interdite de navigation et le président de l’office de l’environnement refuse que les nids qui sont dans ce secteur, qu’ils soient occupés ou pas, soient sanctuarisés.

Qu’en est-il réellement de ces nids en 2022 et 2023 ?

Le 23 mars 2022, dans la réserve naturelle, U Levante observe, constat d’huissier à l’appui, que 6 nids des 7 nids sont occupés. Selon l’Office de l’Environnement de la Corse (OEC), en avril 2022, 1 nid est occcupé, 5 probablement occupés et 1 possiblement occupé. Cependant, le 2 juin, U Levante constate que seul 1 nid est occupé et que tous les autres sont vides.

Carte de la partie sud de la RN

Le 30 juin 2023, selon l’OEC, dans la RN,

  • à Gargalu éclosion vers 13-14 mai, 3 poussins sont l’observés à partir du 20 mai mais abandon du nid est observé le 21 juin,
  • à Punta Palazzu ouest un jeune est présent le 19 juillet,
  • à Ficaghja, une couvaison est observée mais il n’y aura aucun envol.

Le 19 avril 2023, selon les donnée de l’OEC, 7 zones de quiétude devraient être mises en place dans la RN et la carte du préfet maritime en tient compte :

Les nids sont donc bien occupés en début de reproduction mais abandonnés ensuite.
Toutes les publications scientifiques, tous les comptages, démontrent que la source principale, cause de l’échec de la reproduction des Balbuzards (bruit, proies (poissons), de leur diminution, est le dérangement par les bateaux. Il faut savoir que le balbuzard est un indicateur fiable de la qualité de la biodiversité marine et terrestre de la réserve.

U Levante appelle à la raison les acteurs économiques dans la réserve qui ont tout intérêt à ce que sa qualité biologique s’améliore, notamment sa ressource halieutique et son riche écosystème gage de son attractivité touristique et qui est mis à mal par une forte anthropisation dérégulée. Il s’agit, dans le cadre d’une gestion durable des sites naturels sensibles et réglementairement protégés voulue par l’État et la Collectivité de Corse, d’y retrouver un équilibre entre la préservation du site et le développement de ses activités économiques.

U Levante espère que le Préfet de Corse et le Préfet de Méditerranée ne reviendront pas sur leur projet de révision de la réserve soumis à enquête publique et que le Conseil exécutif de la Corse le validera aussi.

NB : sur le registre de l’enquête publique, au 22 janvier à 19h30, 75 contributions sur 76 sont favorables au décret.

Voir les contributions (90 au 26/01/25)

Déposer une contribution : cliquer sur le lien ci-dessous

consultationPS : Action précédente :

LA RÉSERVE DE SCANDULA, UN JOYAU EN PERDITION !

 

25 et 26 janvier 2025 : comptage national des oiseaux des jardins

Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 25 et 26 janvier 2025, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.

Parce que chaque observation compte !

Prenez vos jumelles (si vous en avez), installez-vous confortablement et observez : vous allez devenir le témoin d’un ballet ailé qui nous permet d’en apprendre plus sur la santé des populations d’oiseaux des jardins. Moineaux, mésanges, rougegorges, sittelle… Qui sera de la partie cette année ? Et attention chaque espèce doit être comptabilisée, même les pigeons !

Ce week-end d’observation est bien plus qu’un simple loisir : c’est une occasion unique de contribuer à la science depuis chez vous. Les données récoltées lors de ces deux journées nous aident à mieux comprendre les raisons qui amènent les oiseaux à fréquenter nos jardins et nous permettent de suivre les tendances de population de ces espèces en période hivernale.

Comment participer au comptage ? 

Il n’est pas nécessaire d’être un expert en ornithologie pour participer, il suffit d’avoir un peu de temps et d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile !

  1. Choisissez votre lieu d’observation : balcon, jardin ou parc public.
  2. Prenez une heure, le 25 ou le 26 janvier pour observer les oiseaux.
  3. Notez pour chaque espèce le nombre maximal d’individus vus en même temps.
  4. Envoyez vos observations sur le site www.oiseauxdesjardins.fr.

Pas de panique si vous êtes novice : le site regorge de fiches d’identification pour vous aider à distinguer, par exemple, un moineau domestique d’un accenteur mouchet ou toute autre espèce

Comment ne pas compter plusieurs fois les mêmes oiseaux ?

Notez uniquement le nombre maximal d’oiseaux observés par espèce. Si vous observez successivement 4 mésanges bleues, puis 2 et enfin 1, ne notez que 4 mésanges bleues et non 7 (4+2+1).

Reconnectez-vous à la nature, là, juste au coin de la fenêtre

Que vous soyez en ville ou à la campagne, ce comptage est l’occasion parfaite de redécouvrir la nature qui nous entoure, parfois juste à quelques mètres de votre canapé. Prenez le temps d’observer la diversité d’oiseaux qui viennent fréquenter votre jardin. C’est le moment idéal pour partager cela en famille ou pour profiter d’un instant de calme.

Un problème technique ?

Pour tout problème technique avec le site (inscription, saisi de données…) nous vous invitons à consulter le Guide d’aide à la participation. Lisez-le attentivement, vous y trouverez certainement la solution à votre problème. Sinon rendez-vous dans la Foire aux questions !

L’équipe animatrice du programme reste également à la disposition des participants pour les aider à identifier les oiseaux observés en envoyant de simples photos à : oiseauxdesjardins@lpo.fr.

Consultation Loup

La consultation Projet d'arrêté modifiant l’arrêté du 21 février
2024 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets
concernant le loup (Canis lupus) est ouverte sur le site Internet du
Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
Cliquez sur le lien ci-après pour y accéder :
https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=3115

Ce projet d’arrêté a été soumis pour avis au Conseil National de Protection de la Nature mardi 17 décembre 2024. Ce dernier a rendu un avis défavorable.

Nous vous invitons à y participer en vous inspirant du communiqué commun ci-dessous ou de la position de l’association Vétérinaires pour la Biodiversité déposée le 25 décembre sur la consultation.

DÉCLASSEMENT DU LOUP : UN CHOIX DÉMAGOGIQUE QUI N’APPORTE AUCUNE SOLUTION

Communiqué commun FNE, ASPAS, Ferus, Humanité & Biodiversité, LPO, WWF

Les organisations de protection de la nature siégeant au Groupe National Loup (GNL) dénoncent fermement la décision du Comité permanent de la Convention de Berne de déclasser le loup, le faisant passer d’espèce strictement protégée à espèce protégée.

Malheureusement, la France a joué un rôle majeur dans cette décision, le gouvernement ayant choisi d’inscrire l’objectif de déclassement dans le Plan national d’actions 2024-2029 sur le loup et les activités d’élevage. C’est une des raisons pour lesquelles nous avions choisi, dès septembre 2023, de suspendre notre participation au Groupe National Loup (GNL).

Faisant fi des réalités scientifiques (6 des 7 populations de loups en Europe n’ont pas atteint un état de conservation favorable), le choix du déclassement entend faciliter les tirs de loups. De ce fait, les loups visés ne seront pas forcément ceux qui ont causé des dommages sur des troupeaux, donc cela ne règlera aucunement les difficultés des éleveurs et bergers.

Aucune étude n’a prouvé que les tirs permettent de prévenir les dommages sur les animaux d’élevage, au contraire, les destructions d’individus provoquent la dispersion des meutes. Cette décision politique est un non-sens qui montre que la parole scientifique n’est pas écoutée et que nos dirigeants, loin de choisir des solutions efficaces sur le long terme, préfèrent céder à la démagogie. La présence du loup est une réalité durable : la seule voie possible est donc celle de la coexistence, qui passe par des mesures de protection efficaces qui ont fait leurs preuves : chiens de protection, clôtures et présence humaine. C’est mentir au monde agricole que de faire croire que les tirs sont la solution prioritaire pour gérer la présence du prédateur.

Malgré le déclassement, la Convention de Berne comme la Directive Habitats prévoient que les gouvernements prennent les mesures nécessaires pour que les «prélèvements» restent compatibles avec le maintien de la population dans un état de conservation favorable. Les autorisations de destruction prises devront faire l’objet d’un système de surveillance afin que l’État puisse garantir la viabilité de l’espèce.

D’autre part, ce déclassement va créer un précédent dangereux, puisque certains acteurs ont déjà dit vouloir désormais s’attaquer à d’autres espèces : ours, cormorans ou encore lynx, au prétexte qu’ils peuvent ponctuellement poser des difficultés pour certaines activités humaines.

Enfin, cette décision va à l’encontre des préconisations des scientifiques qui avaient clairement exprimé leur désaccord avec la proposition de déclassement, constatant le développement insuffisant des populations lupines en Europe. Elle va également à l’encontre de la volonté des citoyens, puisque 74 % des Français et 68 % des citoyens des 10 pays sondés de l’UE se déclarent en faveur du maintien d’une protection stricte du loup en Europe (sondage Savanta, novembre 2023). Plus de 205 000 personnes ont signé notre pétition pour que la France ne soutienne pas ce déclassement, et plus de 320 000 une seconde pétition, à l’échelle européenne. Cette forte mobilisation n’aura donc pas été prise en compte, ni par l’État français, ni par la Commission européenne.

Environnement : l’exemption de débat public pour les projets industriels suscite une levée de boucliers

Le jour même du vote de la censure, le gouvernement Barnier a mis en consultation un projet de décret qui prévoit d’exempter les projets industriels du champ de la Commission nationale du débat public.

Nous vous invitons à y participer jusqu’au 27 décembre 2024

Consultation du public sur le projet de décret modifiant les catégories de projets soumis à la Commission nationale du débat public (CNDP)

en vous inspirant de la contribution de l’Association Générations Futures ci-dessous

La participation du public en matière d’environnement est un droit protégé nationalement par l’article 7 de la Charte de l’environnement, qui a valeur constitutionnelle, et internationnalement par l’article 6 de la Convention d’Aarhus.

Elle est un pilier essentiel de la démocratie environnementale et nécessaire afin de s’assurer de l’acceptabilité sociale des projets. Les infrastructures industrielles, de par les nuisances qu’elles peuvent engendrer (sonores, visuelles, olfactives) et leurs impacts environnementaux et sanitaires doivent pleinement faire partie du champ du débat public mené par la CNDP.

De nombreuses industries pourraient être concernées par ce projet de décret, comme par exemple l’extension de Daikin à Oulins-Pierre-Bénite, près de Lyon. Cette extension permettrait à l’entreprise d’augmenter sa production de PFAS, appelés aussi “polluants éternels”, déjà responsables d’une large pollution de l’eau, l’air, les sols et affectant la santé des populations riveraines.

Étant donné les propriétés très persistantes de ces molécules ainsi que leur capacité à affecter les grands systèmes des organismes vivants (systèmes cardiovasculaires, endocriniens, immunitaires, reproductifs, etc.), il est crucial que l’installation d’industries émettant ce type de substances fassent l’objet d’un débat local éclairé porté par la CNDP.

On compte par exemple plus de 3800 établissements soumis à autorisation concernés par la campagne de surveillance des PFAS dans les rejets aqueux des ICPE au titre de l’arrêté ministériel du 20 juin 2023. Parmi ces établissements, 34% ont quantifié des PFAS dans leurs rejets aqueux. Pour plusieurs dizaines d’établissements, les concentrations en PFAS dans les rejets dépassent les 25 μg/L. Ces données concernent dans certains cas le PFOS, un PFAS classé comme cancérogène probable, dont les rejets dans le milieu naturel au-delà de 25 μg/L sont pourtant illégaux.

Enfin, certains sites, comme la plateforme chimique de Saint-Aubin-Lès-Elbeuf en Seine Maritime, ont été identifiés comme particulièrement émetteurs de PFAS. La plateforme, accueillant les établissement BASF Agri Production, spécialisé dans la fabrication de produits phytosanitaires, et Euroapi, producteur de produits pharmaceutiques, est responsable d’émissions pouvant s’élever à plusieurs dizaines de kilogramme par jour de TFA vers le milieu naturel, un PFAS à chaîne ultra-courte, pour lequel l’Allemagne a déposé une demande de classification en tant que toxique pour la reproduction.

Devant l’accroissement de la connaissance relative aux impacts environnementaux et sanitaires des activités industrielles, mais aussi de la complexité et de la technicité des dossiers, comme explicité à travers l’exemple des PFAS, il est absolument nécessaire de maintenir les équipements industriels d’envergure dans le champ de la CNDP afin de garantir la qualité de l’information et de la participation du public.

Notre association est donc fermement opposée à ce projet de décret qui est une nouvelle régression du droit de l’environnement et des droits des citoyens à participer activement aux décisions impactant leur environnement et leur santé.

https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2024/12/commentaire-de-generations-futures-a-la-consultation-publique-cndp.pdf 

32 espèces d’arbres menacés du camping d’Auxerre

camping boisé

camping boisé

32 espèces d’arbres :

Tulipier de Virginie                                                             Hêtre pourpre
Frênes                                                                               Érable sycomore
Platanes (donc un de 4m de circonférence)                     Mûriers
Ormes d’Amérique                                                            Tilleul
Marronniers                                                                       If de l’ouest
Pin Weymouth                                                                  Arbre de Judée
Érable plane                                                                     Chêne chevelu
Peuplier retombant                                                           Épicéa
Cyprès chauve                                                                  Prunier
Chêne des marais                                                             Figuier
Bouleaux                                                                           Poirier
Saule Marceau                                                                 Pêcher
Saule a feuilles de romarin                                               Cerisier
Merisier                                                                             Prunier
Charme (remarquablement beau 😊)                               Néflier
Sequoia géant                                                                   Noyers
Sequoia toujours vert (3m55 de circonférence)                Pommier

Participez à la consultation sur la stratégie nationale pour la mer et le littoral

Proposition faite par Eau et Rivières de Bretagne

Pour être réussie, cette stratégie doit permettre d’assurer la cohabitation durable des activités maritimes (pêche, éolien, transport etc.) et leur compatibilité avec le bon état écologique du milieu marin. Pour relever ce défi, France Nature Environnement et ses associations membres vous invitent à participer à cette consultation et vous partage son analyse.

Consultation SNML

Donnez votre avis jusqu’au 27 octobre

Eau & Rivières et ses bénévoles de la commission littoral ont pris le temps de réfléchir au sujet et portent des demandes toute particulières que vous pouvez aussi porter en participant à la consultation

QU’EST-CE QUE LA STRATÉGIE NATIONALE POUR LA MER ET LE LITTORAL ?

La Stratégie nationale pour la mer et le littoral constitue le cadre de référence pour l’ensemble des politiques publiques concernant la mer et le littoral et s’articule avec les stratégies sectorielles existantes.

La stratégie nationale pour la mer et le littoral traite des six thèmes suivants :

  • la protection des milieux, des ressources, des équilibres biologiques et écologiques ainsi que la préservation des sites, des paysages et du patrimoine ;
  • la prévention des risques et la gestion du trait de côte ;
  • la connaissance, la recherche et l’innovation ainsi que l’éducation et la formation aux métiers de la mer ;
  • le développement durable des activités économiques, maritimes et littorales et la valorisation des ressources naturelles minérales, biologiques et énergétiques ;
  • la participation de la France à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques internationales et européennes intégrées pour la protection et la valorisation des espaces et activités maritimes ;
  • la gouvernance associée à cette stratégie, les moyens de sa mise en œuvre et les modalités de son suivi et de son évaluation.

C’est donc elle qui fixe les grandes orientations pour la planification de l’espace maritime et de l’espace littoral français jusqu’en 2029. Elle sera ensuite déclinée dans les territoires grâce aux documents stratégiques de façade pour l’hexagone et aux documents stratégiques de bassin pour les territoires ultra-marins.

La SNML doit transposer deux directives européennes : la Directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM), directive à caractère environnemental qui vise notamment l’atteinte du bon état écologique (BEE) et la Directive cadre pour la planification des espaces maritimes (DCPEM), qui doit permettre la coordination des différentes activités en mer.

POURQUOI FAUT-IL SE MOBILISER ?

Que ce soit par la protection côtière, la régulation du climat, l’approvisionnement en ressources alimentaires, énergétiques, pharmaceutiques, les activités culturelles et récréatives, nous bénéficions toutes et tous des services écosystémiques fournis par le milieu marin.

La première stratégie nationale pour la mer et le littoral n’a pas permis d’atteindre l’objectif de bon état écologique du milieu marin. La bonne santé du milieu marin nous est pourtant essentielle ! A titre d’exemple, aujourd’hui, seulement 6% des habitats marins et côtiers sont dans un état de conservation favorable. 4% de la zone économique exclusive française se trouve en protection forte… dont 3,9% dans les territoires ultramarins. (UICN)

Les effets du changement climatique participent à la dégradation de la biodiversité marine (acidification des océans, disparition de coraux, multiplication des espèces toxiques envahissantes). Les activités humaines, qu’elles soient maritimes (pêche professionnelle, transport maritime, artificialisation du littoral) ou terrestres (pollutions agricoles, industrielles et déchets) constituent elles aussi des pressions pour le milieu marin. A ces activités déjà existantes et impactantes pour le milieu marin, vient s’ajouter l’éolien en mer. S’il participe à la transition énergétique   la France, indispensable à la lutte contre le réchauffement climatique, son développement doit se faire de pair avec la préservation de la biodiversité marine.

Face à tous ces enjeux, la planification et la sobriété des usages sont indispensables pour que les impacts cumulés de toutes ces activités soient compatibles avec le bon état écologique du milieu marin.

COMMENT PARTICIPER À LA CONSULTATION ?

Pour définir une Stratégie nationale pour la mer et le littoral ambitieuse qui défende le milieu marin dont nous dépendons toutes et tous, France Nature Environnement a identifié trois propositions et Eau & Rivières vous en proposent cinq spécifiques au lien terre-mer et la contamination du milieu et des espèces :

  1. Etablir 10% de zones de protection forte sur chaque façade maritime et chaque bassin ultra-marin et en exclure les activités extractives ou destructives.
  2. Exclure le développement de l’éolien en mer dans les aires marines protégées tant qu’il n’est pas démontré que ces zones sont indispensables pour atteindre les objectifs énergétiques.
  3. Réduire les captures de cétacés via la fermeture pendant 4 mois (3 mois en hiver de mi-janvier à mi-mars et 1 mois en été de mi-juillet à mi-août) des pêcheries à risques et l’équipement avec des répulsifs acoustiques (pingers) des chaluts bœufs et pélagiques le reste de l’année.
  4. Noter que les effluents et produits de traitements agricoles soient notés comme principaux contributeurs aux pollutions des eaux côtières françaises avec ses nombreux effets nocifs (marées vertes, microalgues toxiques, contaminations bactériennes et par les pesticides,…)
  5. Mettre en oeuvre un plan de gestion de la sécurité sanitaire des aliments marins dans la continuité des récentes réglementations en matière d’eau potable
  6. Mettre en place un suivi du réseau trophique tel que prescrit par la directive cadre stratégie milieu marin
  7. Améliorer la qualité des eaux de baignade et conchylicoles
  8. Interdire toutes les formes de pêche au filet dans les estuaires et dans un rayon de 500 mètres à leur débouché en mer afin de protéger les poissons migrateurs en danger critique d’extinction

Nous vous invitons à vous mobiliser à nos côtés en suivant les étapes ci-dessous :

  1. Rendez-vous sur le site de la consultation publique sur la Stratégie nationale pour la mer et le littoral.
  2. Evaluez l’importance que vous accordez aux enjeux portés dans la SNML de « très important à inopportun ».
  3. Soutenez les propositions de FNE et d’Eau & Rivières de Bretagne en faisant un copier-coller du texte ci-dessous lorsque vous serez au 5ème point :

Pour que la Stratégie nationale pour la mer et le littoral conduise à une planification spatiale maritime qui intègre les enjeux environnementaux et de biodiversité marine, je soutiens les huit  propositions suivantes :

  1. Etablir 10% de zones de protection forte sur chaque façade maritime et chaque bassin ultra-marin et en exclure les activités extractives ou destructives.
  2. Exclure le développement de l’éolien en mer dans les aires marines protégées tant qu’il n’est pas démontré que ces zones sont indispensables pour atteindre les objectifs énergétiques.
  3. Réduire les captures de cétacés via la fermeture pendant 4 mois (3 mois en hiver de mi-janvier à mi-mars et 1 mois en été de mi-juillet à mi-août) des pêcheries à risques et l’équipement avec des répulsifs acoustiques (pingers) des chaluts bœufs et pélagiques le reste de l’année.
  4. Noter que les effluents et produits de traitements agricoles soient notés comme principaux contributeurs aux pollutions des eaux côtières françaises avec ses nombreux effets nocifs (marées vertes, microalgues toxiques, contaminations bactériennes et par les pesticides,…)
  5. Mettre en oeuvre un plan de gestion de la sécurité sanitaire des aliments marins dans la continuité des récentes réglementations en matière d’eau potable
  6. Mettre en place un suivi du réseau trophique tel que prescrit par la directive cadre stratégie milieu marin
  7. Améliorer la qualité des eaux de baignade et conchylicoles
  8. Interdire toutes les formes de pêche au filet dans les estuaires et dans un rayon de 500 mètres à leur débouché en mer afin de protéger les poissons migrateurs en danger critique d’extinction

Le ministère de l’Agriculture veut autoriser des travaux interdits dans les forêts de protections et faciliter leur déclassement

 | Publié le

Après avoir réussi à imposer l’autorisation de la pêche au chalut industriel dans les zones de protection marine de l’Union européenne, après avoir tout récemment de remis en cause un avis de l’ANSES conduisant à l’interdiction d’un pesticide dangereux, le ministre de l’Agriculture, visiblement sous forte influence des lobbies industriels, s’attaque à présent aux forêts de protection françaises.

Un projet de décret prévoit en effet de donner au ministre de l’Agriculture la possibilité de déclassement de les forêts de protection en lieu et place du Conseil d’État et assouplit considérablement les règles qui les gouvernent. Ces forêts sont celles qui bénéficient du statut protégé le plus ancien dans notre pays. À la fin du XIXe siècle, alors que l’exploitation du bois pour l’énergie avait considérablement réduit les surfaces forestières, la prise de conscience de l’impact de la déforestation sur la ressource en eau et sur l’érosion avait conduit à adopter de premières mesures pour empêcher que l’exploitation des forêts ne nuise à la population. En 1922, une loi instituait les “forêts de protection”, dont le statut visait à protéger d’abord les sols contre l’érosion, les avalanches et l’envahissement des eaux. Les objectifs de cette protection ont progressivement été étendus jusqu’à inclure la protection des écosystèmes en 1976.

Les forêts de protection ne concernent qu’un petit pourcent de la surface forestière métropolitaine (environ 150 000 hectares) mais le statut dont elles bénéficient est primordial : ces forêts sont indispensables aux équilibres écosystémiques, protègent la population de conséquences d’événements climatiques (comme les glissements de terrains en montagne), de l’érosion ou de la submersion (c’est le cas des forêts littorales), mais aussi la santé et la qualité de vie des zones urbanisées (la plus grande forêt de protection française est celle de Fontainebleau) ainsi que des écosystèmes très sensibles et la qualité de l’eau (les forêts alluviales). Une première fois, en 2018, le gouvernement a tenté de s’y attaquer pour autoriser la création de carrières, mais a dû renoncer face à la levée de boucliers des associations (sauf pour l’exploitation du gypse désormais autorisée).

S’il était adopté, le projet de décret du ministre Fesneau conduirait à un assouplissement important des règles en permettant la réalisation d’infrastructures d’intérêt public (notion qui a tendance à s’élargir ces dernières années jusqu’à se confondre avec des intérêts économiques et financiers) et en élargissant les travaux autorisés, sans être très clair sur lesdits travaux concernés. Il autorise notamment l’extension de bâtiments existants, l’implantation et l’entretien de réseaux enterrés, les aménagements nécessaires à l’exercice des activités agricoles ou encore les travaux sur emprise temporaire nécessaires à la réalisation d’un projet d’utilité publique.

Une consultation est ouverte jusqu’au 5 mai prochain, sur ce projet de décret prévoyant de modifier le régime applicable aux forêts de protection.

Nous invitons chacune et chacun à participer à cette consultation.

Je participe à la consultation

Le Gouvernement souhaite exploiter nos forêts protégées

par EELV

🚨 Le Gouvernement souhaite exploiter un peu + la forêt française à travers un projet de décret relatif au régime spécial des forêts de protection.
Une aberration écologique qui nous éloigne de nos objectifs climatiques et de sauvegarde de la biodiversité.

On vous explique ⤵️
Le code forestier prévoit un régime spécial des forêts de protection.
👉🏼 « Aucun défrichement, aucune fouille, aucune extraction de matériaux, aucune emprise d’infrastructure publique ou privée, aucun exhaussement du sol ou dépôt » ne peuvent y être réalisés (Décret n°2012-254).

Selon l’Article R.141-9 : « La décision de classement, ou de modification du classement, est prise par décret en Conseil d’État » après enquête publique, avis du/des conseils municipaux concernés ainsi que de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.

📊 Ces forêts de protection représentent 168 000 hectares soit 1% de la forêt métropolitaine.

Une part qui aurait dû augmenter d’environ 70 000 ha sous l’influence de la stratégie nationale biodiversité 2030 (SNB)…

Un maigre objectif lorsque l’on sait  :
– qu’un accord visant à protéger 30 % de la planète a été conclu à la COP15
– que le Gouvernement a intégré dans sa stratégie nationale pour les aires protégées un objectif de 30% du territoire sous aires protégées

Le tout d’ici à 2030

⚠️ Cependant, sous prétexte d’une simplification, le Gouvernement souhaite apporter un complément à l’article R.141-9 du Code forestier que nous avons évoqué plus haut.

1️⃣ Ce complément consiste à donner aux Préfets les droits de classement et déclassement de ces forêts protégées, qui nécessitait jusqu’ici l’intervention du ministre et une décision du Conseil d’État.

👉 Une décision complètement irresponsable.

💥 En effet, les risques de pression des lobbies nationaux et locaux ainsi que les risques de pressions politiques des élu·es sont réels. Ils pourraient donc avoir une influence sur les décisions du Préfet ce qui n’est évidemment pas souhaitable.

2️⃣ De plus, le ministre pourra passer outre la décision du Conseil d’État s’il souhaite déclasser des parcelles de moins de 100 ou 200 ha en fonction de la superficie de la forêt de protection.

👉 Or, 100 ou 200 ha représentent des surfaces significatives dans des zones où les valeurs biologiques et patrimoniales sont importantes et où chaque impact à une conséquence significative.

3️⃣ Autre modification : de possibles travaux légers – non directement au bénéfice de la forêt – pourront être autorisés par le Préfet.

Cela laissera la place à des travaux de recherche et d’exploitation de la ressource en eau ou à l’exploitation de réserves de gypse.

🔎 La gypse est une ressource clé pour réduire le stress hydrique mais est utilisée pour l’industrie du plâtre et du ciment.

4️⃣Finalement, une modification sera faite pour permettre “une gestion forestière multifonctionnelle”.

👉Cela signifie que le Gouvernement veut désormais prendre en compte des fonctions économiques, d’accueil du public et de prévention des risques. On est loin de la “protection” !

Le Plan souhaite donc transformer les forêts « non productives » (en particulier feuillues) par des plants issus de la filière pépinière 🌲

Conséquences : perte de biodiversité, émergence et propagation de maladies, primauté du critère économique…

❌ Ces 4 modifications par décret du Code forestier sont donc dangereuses pour la conservation de nos forêts et impensables si l’on souhaite respecter nos objectifs en matière climatique et de biodiversité.

Dans les forêts de protection, seules les fonctions écologiques doivent être prises en compte dans leur gestion et aménagement.

Y inclure le critère économique serait un désastre environnemental et mettrait à mal nos engagements contre le réchauffement climatique.

✊ Si vous souhaitez agir contre ce projet, n’hésitez pas à :
–  partager ce thread
– en parler autour de vous
demander le retrait de ce projet dans ce formulaire mis en ligne par le Gouvernement :
https://formulaires.agriculture.gouv.fr/index.php/735155?lang=fr

Stop à la bétonisation de Nantes : préservons le bois du champ de manœuvres !

Le Champ de Manœuvres, situé au nord-est de Nantes, près du quartier de Saint Joseph de Porterie, est bien plus qu’un simple terrain militaire désaffecté.

Vue du ciel (source IGN remonter le temps)

Carte - Champ de manœuvres - Nantes Erdre - Saint Joseph de Porterie

Le projet (Source Ouest France) :

ZAC Champ de manœuvre, Nantes Erdre, Saint Joseph de Porterie

C’est un véritable joyau naturel de 50 hectares en plein cœur de la ville. Ce n’est pas un parc, c’est une oasis de verdure où la biodiversité s’est épanouit en toute liberté quand les activités militaires ont cessé et avant que le site ne soit rendu au public.

C’est également 9,4 précieux hectares de zone humide qui absorbent les pluies.

Champ de manœuvres, Nantes Erdre, Saint Joseph de Porterie

Bois du champ de manœuvres, Nantes Erdre, Saint Joseph de Porterie

Malgré cela, ce site exceptionnel est aujourd’hui menacé par un projet d’urbanisation qui prévoit la construction de 1800 logements. Si rien n’est fait, le Champ de Manœuvres sera irrémédiablement défiguré.

Aujourd’hui : déjà quelques immeubles ont été construits au sud du site. Quelques beaux arbres ont été conservés en potiches paysagères.

Demain : d’autres immeubles, des tours, des routes, un nouveau boulevard pour désengorger la route de Carquefou. Tout sera morcelé, découpé, bruyant, illuminé ; et puis vite trop petit; il faudra alors prévoir là un nouveau gymnase, ici une salle polyvalente et voilà le sort scellé des vieux chênes et de la verdure.

Venez vite visiter la “forêt en chantier” comme nous l’appelons entre nous, il faut la voir pour se rendre vraiment compte de la beauté de ce site en danger où vivent des salamandres, des tritons, des cervidés, d’innombrables insectes, oiseaux et chiroptères.

Champ de Manœuvres, Nantes Erdre, Saint Joseph de Porterie

Chevreuil dans le bois du champ de Manœuvres, Nantes Erdre, Saint Joseph du Porterie

Pourtant, nous sommes largement informés de l’importance de la biodiversité pour préserver notre environnement, des ateliers de sensibilisation sont proposés dans les écoles ou dans les espaces associatifs. Nantes soutient ces initiatives et appelle à une bifurcation écologique. L’ADEME préconise de favoriser les espaces naturels et la biodiversité. L’AURAN (Agence d’Urbanisme de la Région Nantaise) demande clairement de mettre un frein à l’imperméabilisation des sols.

Nantes soutient donc les projets écologiques, il y existe même le bureau de la terre…

En signant et en adhérant à notre cause, vous contribuez à faire entendre votre voix et à faire pression sur nos élus. Plus nous serons nombreux à exprimer notre désaccord contre la destruction de cette grande réserve boisée de Nantes Erdre, plus nous aurons de chances de convaincre les autorités de prendre des mesures pour préserver la nature en ville et favoriser la biodiversité.

Bois du champ de manœuvres, Nantes Erdre, Saint Joseph de Porterie

Faire un don et adhérer à notre association est également une bonne façon de soutenir notre action pour défendre notre ville contre les manquements au droit de l’environnement et de l’urbanisme.

LIEN DON & ADHÉSION : https://www.helloasso.com/associations/riverains-et-amis-de-la-beaujoire/formulaires/1

COURRIER TYPE : Vous pouvez aussi transmettre un courrier ou un mail à nos élus :

Site: https://metropole.nantes.fr/elus-nantes-metropole

Contact : https://metropole.nantes.fr/contact

Adresses mails: Prénom.NOM@mairie-nantes.fr

” Madame Monsieur

Vous êtes en capacité de protéger les habitants de notre métropole. Le projet de constructions sur le terrain du Champ de Manœuvres détruit l’opportunité d’installer dans Nantes une zone ensauvagée et perméable qui ne demande qu’à prospérer. Serez-vous une des  personnes en responsabilité qui décidera que la nature à l’intérieur de notre métropole aidera les habitants d’aujourd’hui mais surtout surtout ceux de demain ? Vous connaissez les enjeux de subsistance même de la Métropole. Agissez pour cela, bloquez les constructions sur ces zones, proposez des projets ambitieux d’utilisation de la nature pour la santé et le bien être. Soyez exigeant pour que les habitations se construisent uniquement sur des lieux déjà artificialisés. Sollicitez les associations d’habitants.
Merci pour cette décision qui nous permet de reconnecter attentes et besoins des femmes, hommes et enfants sous votre responsabilité. “

Promeneurs à pied bienvenus

Pour terminer contrebalancer toutes les pancartes d’interdiction bêtes et méchantes qui poussent en forêt, j’envoie une autre diapo que tu peux employer ou non, à ta guise.

promeneurs bienvenus

Les mille et quelques hectares de la forêt du Rosemont sont toujours ouverts aux promeneurs, randonneurs, flâneurs qui peuvent venir y rêver et observer en toute tranquillité, l’accès étant interdit aux véhicules à moteur.

Lors d’une coupe, les forestiers de ce groupement ont fait tout leur possible pour éviter d’abîmer une mare à Tritons palmés que je leur avais signalée.

Francine

Pétition : Non à la chasse aux promeneurs dans les forêts et les campagnes
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/nonyalachasseauxpromeneursdanslesfo-5939.html

PS : nous proposons à toutes les associations naturalistes d’imaginer ensemble une affichette “Bienvenue aux promeneurs” pour contrebalancer celle des pro-chasse qui nous menacent d’amendes.
merci aux dessinateurs de leurs propositions que nous rajouterons sous ce texte.

Verde d’Orezza : un gisement d’une roche unique au monde et d’une beauté exceptionnelle en danger de disparition

Verde d’Orezza : un gisement d’une roche unique au monde et d’une beauté exceptionnelle en danger de disparition

verde-dorezza

Actuellement et jusqu’au 29 mars, 17 heures, une enquête publique porte sur la demande d’autorisation environnementale en vue d’exploiter une carrière de « Verde d’Orezza » sur la commune de Carchetu Brusticu, en Castagniccia, présentée par la « Société corse de recherche et de valorisation des ressources naturelles » (SOCOREVA).

U Levante a adressé à Mme la Commissaire enquêtrice le texte ci-dessous.

https://www.ulevante.fr/verde-dorezza-un-gisement-dune-roche-unique-au-monde-et-dune-beaute-exceptionnelle-en-danger-de-disparition/

Participez! 

soit sur le registre dématérialisé
https://www.registre-dematerialise.fr/4474/

Soit par courrier électronique à
ddtm-sjc-uc-consultation-publique@haute-corse.gouv.fr

Mme la commissaire enquêtrice

Je vous demande d’émettre un avis très défavorable à ce projet de carrière qui autoriserait l’exploitation du “Vert d’Orezza” ou “Verde di Corsica”, projet qui devra être examiné par le Conseil des sites de la Corse.

Cette roche ayant une grande valeur sur le marché des roches ornementales, les plaques sciées seront sans doute vendues « à prix d’or » au bénéfice de la société. Ainsi la Corse perdrait une partie de son exceptionnel patrimoine minéralogique au profit d’intérêts privés…