Un plan de sortie heureux pour le conflit de Notre-Dame-des-Landes

Que faire de Notre-Dame-des-Landes dans l’hypothèse où l’État aurait renoncé au projet d’aéroport ? Des centaines d’occupants, installés pour longtemps dans le bocage, poursuivent de prometteuses innovations, révélatrices des évolutions profondes de la société française. Les auteurs de cette tribune plaident pour un règlement global et pacifique, qui transformerait ce conflit en solution d’avenir, pour le bien de tous.

Journaliste engagé pour l’écologie, Fabrice Nicolino est chroniqueur à La Croix et à Charlie Hebdo. François de Beaulieu a publié depuis 1967 une soixantaine de livres et plusieurs centaines d’articles sur le patrimoine naturel et culturel de la Bretagne et est engagé dans la protection de la nature et spécialement des landes bretonnes. Jean-Paul Besset, journaliste, a été député européen écologiste de 2009 à 2014.

Rien n’est terminé, tout peut recommencer, le pire peut encore se produire. Le texte qui suit n’envisage qu’une possibilité et une seule : l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes par le gouvernement, au terme d’une médiation intelligente de quelques mois. Mais, même dans ce cas, il resterait à régler la redoutable question de la présence de plusieurs centaines d’occupants sur le site. Selon nous, une intervention policière, même après le renoncement à toute construction, conduirait à des affrontements graves, potentiellement meurtriers. Pour quantité de raisons, dont celle-ci : bon nombre d’occupants sont devenus paysans, éleveurs, tisserands, maçons, charpentiers. Notre-Dame-des-Landes est devenu leur pays.

Avant de développer notre proposition, il nous semble nécessaire de garder à l’esprit que la société française est en train de vivre une révolution aussi vive que rapide de ses habitudes alimentaires. La consommation de produits bio, qui n’en est qu’un aspect, a augmenté de 20 % l’an passé, et de 278 % en neuf ans. Quel secteur économique pourrait en dire autant ? Neuf Français sur dix ont acheté des produits bio en 2016. La surface agricole dédiée à la bio a grossièrement triplé depuis 2007, et la demande, loin de s’essouffler, oblige à importer massivement.

C’est un mouvement de fond, qui atteint un modèle agricole déjà en crise depuis des années pour des raisons structurelles. Il existe dans le fond culturel de la société française une aspiration massive à manger mieux et autrement. Pesticides, antibiotiques, chimie de synthèse, intensification des productions et concentration des animaux d’élevage sont des méthodes du passé.

Des millions de Français le savent ou le pressentent, et parmi eux, un nombre croissant d’agriculteurs, coincés par un système qui les aura enrichis avant de les ruiner. Il existe une base sociale capable d’entendre de nouveaux discours et de soutenir des projets audacieux. À deux conditions au moins : qu’ils soient bien entendu porteurs d’avenir et qu’ils soient aidés avec sincérité et dans la durée par la puissance publique.

Les changements de pied du pouvoir politique, si fréquents depuis une dizaine d’années, ont cristallisé un sentiment de défiance généralisé. Plus personne ne croit plus personne. Les partisans de l’aéroport restent nombreux, mais ils ont clairement perdu le leadership qu’ils croyaient durable à la suite de la consultation. Bruno Retailleau, qui aurait pu incarner politiquement cette position, surtout s’il était entré au gouvernement, a perdu la main. Il reste des intérêts épars, qui sont loin d’être tous cohérents. Mais avouons-le, cela peut encore changer.

Du côté des opposants organisés, on peut distinguer quatre forces de tailles disparates :

La structure dite Copain, qui regroupe des paysans engagés de longue date dans ce combat. Son cœur est la Confédération paysanne, qui a dans le département de Loire-Atlantique des attaches historiques. Copain dispose d’une vraie légitimité dans le monde agricole local, qui a résisté en partie au conflit.

L’Acipa, bien sûr, actrice historique, est parvenue à organiser, à fédérer un très grand nombre d’initiatives qui ont débouché sur la création de comités dans la plupart des villes importantes du pays. L’Acipa, qui jouit d’une grande considération, a toujours voulu, et c’est à noter, conserver des liens vivants, bien que parfois tendus, avec les occupants du site. Il n’est pas interdit de parler d’une dialectique avec ces derniers.

Les Naturalistes en lutte sont un groupe informel, né fin 2012 dans l’esprit de François de Beaulieu et de Fabrice Nicolino. Pendant trois ans, une centaine de naturalistes — des amateurs éclairés, des biologistes, des salariés de bureaux d’études évidemment bénévoles — ont sillonné le bocage. Cette mobilisation sans précédent dans ce secteur de l’opinion a conduit à des publications, et fait émerger une question jusque là ignorée : la nature. La défense de la biodiversité est entrée en fanfare dans la bagarre et en est devenue une sorte d’épicentre fédérateur. Où a-t-on vu 30.000 personnes défiler derrière un triton géant, sinon dans les rues de Nantes ?

Les Occupants, cela va de soi. Leur présence sur place a permis de donner au projet d’aéroport la dimension d’un vaste débat national, puis européen, et parfois mondial. Ne revenons pas sur le sujet de la violence exercée par une minorité d’entre eux, car notre but est précisément de la laisser derrière nous tous. Le fait est et demeure que les plus pragmatiques d’entre eux sont devenus d’étonnants entrepreneurs sociaux, qui entretiennent cette vaste zone humide et la protègent, tout en commençant à produire des biens agricoles de qualité, et en construisant des bâtiments en bois d’une esthétique indiscutable. Et ce n’est pas toujours le cas dans nos campagnes.

Réunion à Notre-Dame-des-Landes en novembre 2016, à l’instigation notamment de l’Acipa.

Des naturalistes à Notre-Dame-des-Landes.

Notre projet repose sur une idée fondatrice : personne ne doit partir des 2.000 hectares autrefois destinés à la construction de l’aéroport. Tel est notre changement de perspective : personne ne part. Ou plutôt, personne n’est contraint de partir, car comme on le verra, certains parmi les plus énervés du lieu partiront nécessairement, mais sur la durée.

La première question est à coup sûr celle du foncier. Que faire de la surface — 850, 1.250, 1.400 hectares ? — déjà préemptée, entre les mains pour l’heure d’Aéroport Grand Ouest-Vinci ? Cette zone peut bien entendu être remise entre les mains du système agricole dominant. Il est probable dans ce cas que, la Safer [société d’aménagement foncier et d’établissement rural] aidant, quelques propriétaires locaux trouveraient là le moyen de s’agrandir, au travers d’un mini-remembrement fait d’arasement au bulldozer de nombreux talus boisés. L’un des soubassements de la lutte contre l’aéroport — la défense intransigeante de la nature — disparaîtrait avec. Est-ce bien souhaitable ?

Il existe heureusement d’autres voies, dont certaines sont puissamment originales.

Certains imagineraient volontiers qu’on crée sur la Zad la réserve naturelle nationale justifiée par de nombreux critères européens. Cela suppose un fort investissement financier et que l’on chasse les occupants. Or, nous sommes dans une configuration toujours affirmée sur le papier mais jamais réalisée dans les faits où la population d’un lieu fait siens les objectifs de protection de la biodiversité dans la durée d’un espace naturel habité. Mieux encore, cette étonnante population le fait gratuitement.

Sur cette base, il convient donc de reprendre la question foncière moins insoluble qu’il y parait. Quand François Mitterrand s’est retrouvé face à Valéry Giscard d’Estaing pour l’élection présidentielle de 1981, il a dû composer avec un vote écolo — 5 % au premier tour pour Lalonde et Bouchardeau — et a promis l’abandon de l’extension du camp militaire du Larzac.

Vainqueur, Mitterrand tint parole, mais il restait à décider la destination de plusieurs milliers d’hectares achetés par l’État en vue de son projet. En 1985, grâce à un montage juridique astucieux, 6.300 hectares furent rétrocédés à la Société civile des terres du Larzac, sous la forme d’un bail emphytéotique de 60 ans. La terre revenait aux paysans du plateau, sous la forme étonnante d’un bien commun. Nous reviendrons sur cette dimension.

Est-il possible d’imaginer quelque chose de proche mais de différent avec les terres de l’aéroport ? Sans aucun doute. Les centaines d’hectares de zone humide bocagère sont un pur joyau écologique, presque banal en apparence, mais dont la cohérence et la richesse globales ne se retrouvent plus que rarement en France. On peut à bon droit parler d’une butte-témoin, rappel des temps où les activités humaines pactisaient avec les écosystèmes. Et c’est pour cette raison un synonyme d’espoir.

Lâcher ce territoire serait, sans jeu de mots, une défaite collective en rase campagne. Il faut imaginer, ensemble, une vision utile à l’avenir et à nous tous.

Nous pensons qu’il faut donc tenir le territoire de Notre-Dame-des-Landes pour un tout. La société et la politique l’ont transformé à jamais en y faisant apparaître des acteurs nouveaux — les occupants —, dont la plupart entretiennent des rapports de confiance avec une partie des paysans locaux, ceux de Copain notamment. Il faut leur proposer un pacte global qui tienne compte des singularités et conformations de leur collectif. Son caractère novateur devrait être assumé sous le nom de laboratoire écologique et social.

Marcel et Sylvie Thebault, paysans à Notre-Dame-des-Landes.

Rappelons qu’en France, les deux tiers des exploitations menées par des plus de 55 ans n’ont aucun successeur. Or, les chefs d’exploitation ont en moyenne 48 ans, ce qui annonce une nouvelle vague de déprise agricole au moment même où se posent de nouvelles et radicales questions sur le dérèglement climatique et l’alimentation de bientôt neuf milliards d’humains.

Le pacte consisterait bien sûr en une charte des engagements de part et d’autre. Soit l’usage de la terre en échange de conditions vérifiables, disons tous les dix ans. Et bien sûr sous la forme de communs, terme ancien revenu à la mode, qui renvoie ici au mode de gestion traditionnel du million d’hectares de landes qui couvraient la Bretagne avant la première révolution agricole. N’entrons pas dans les détails : il s’agit pour une communauté de définir un mode de gestion de biens, naturels ou non, dans le but de les gérer et de les conserver au mieux. On pourrait voir dans ces constructions sans appropriation individuelle une élucubration, mais signalons, parmi tant d’autres, les travaux d’Elinor Ostrom et Oliver Williamson, qui leur ont valu le prix Nobel d’économie en 2009. Elinor Ostrom ouvre grandes les portes d’un avenir où la décision collective des communautés deviendrait, au travers des communs, le centre de l’activité économique.

Oui, on peut imaginer sur place une bouillonnante expérience dans laquelle les occupants tiendraient toute leur place. Y compris ceux qui — minoritaires selon nous — ne rêvent que d’affrontements avec la police ? Non, sans eux. Un projet de cette sorte fixerait la population qui pratique déjà quantité d’activités durables, et découragerait peu à peu ceux qui n’auraient plus l’occasion d’en découdre en se réclamant d’une cause qui aurait définitivement changé. En somme et en résumé, la Zad deviendrait une terre pacifiée et constructive.

Comme on s’en doute, cela ne saurait suffire à régler la situation, car la réputation des occupants est, dans la région épouvantable. Et c’est à ce point de l’histoire qu’il faut se montrer encore plus grand, en commençant par un vaste travail de pédagogie assistée. Auprès de qui ? Mais des paysans, évidemment ! Fixons pour commencer deux points fondamentaux. Un, il existe déjà une frange importante de paysans sympathisants ou membres de Copain, qui doivent être invités au premier rang, en coopération avec le syndicat minoritaire de la Confédération paysanne, très présent. Deux, le syndicat majoritaire — la FDSEA 44 — a plusieurs fois pris position contre l’aéroport, notamment au regard des terres agricoles sacrifiées.

Mais cela ne suffira pas encore, en toute hypothèse. Il faut proposer un accord qui inclue tous les paysans volontaires de la zone — et même de sa périphérie —, quel que soit leur profil. Nous devons parler à tous en leur promettant ceci : un engagement solennel sur 25 ans, signé et contresigné, qui leur offre un statut expérimental généreux, en échange de la participation, fût-elle symbolique — nous souhaitons au passage désarmer les plus acharnés — à l’aventure commune. En deux mots, il s’agirait de rejoindre le mouvement réel de la société, qui réclame toujours plus des productions de qualité, sans chimie ni maltraitance animale, et du même coup garantisse la pérennité des exploitations et la considération de tous.

Inutile de dire que l’opération, complexe et incertaine, serait de vérité sur l’état de la France. Ce pays est-il capable d’une sorte de « paix des braves » à Notre-Dame-des-Landes entre ceux qui défendent le système ancien de production agricole et les autres ? Cette phase, périlleuse entre toutes, pourrait s’étendre sur un temps compté en mois, pendant lequel quantité de spécialistes du sol — les Bourguignon —, de la terre en général — Pierre Rabhi —, des arbres — Jean-Yves Morel —, des friches — Gilles Clément — , de l’eau — Jean-Claude Pierre —, de grands cuisiniers, des paysans d’ailleurs — Via Campesina — viendraient éclairer le débat de leurs savoirs et de leurs pratiques, sous la forme de rencontres, de conférences, ce que plusieurs groupes d’occupants ont déjà engagé. Sans un considérable effort de pédagogie vivante, soyons lucides, l’idée a peu de chances d’aboutir.

Faisons maintenant une pause et résumons avant de passer au très concret. Compte tenu d’évolutions réelles de la société, de nouvelles perspectives apparaissent. Il existe dans le bocage nantais des forces disponibles, dont certaines doivent désormais se parler et se comprendre. L’intérêt bien compris d’un ministre écologiste est d’aider au renouveau sur une terre devenue malgré elle un symbole international. Mais quoi proposer publiquement, qui puisse claquer comme notre étendard à tous ?

Eh bien, les discussions que nous avons eues avec les occupants et l’Acipa nous permettent de dire qu’une cause permet de réunir la plupart des opposants à l’aéroport : la biodiversité. Et c’est d’autant plus intéressant que celle-ci, à Notre-Dame-des-Landes, nous éloigne des habituelles gesticulations médiatiques. En ce qu’elle porte sur une nature ordinaire d’une part — loin des images de baleines ou d’éléphants — et d’autre part, qu’elle est le fruit d’une longue cohabitation entre les humains au travail et quantité d’espèces végétales et animales qui ont su s’adapter à ce cadre. Toute personne considérant l’avenir du monde doit convenir que tel est l’enjeu qui domine les autres : comment cohabiter ? Comment faire en sorte que la présence des hommes ne conduise à la disparition de tout le reste ? De la réponse heureuse à cette question angoissée dépend en partie la suite de la crise écologique.

« Triturus cristatus », le triton crêté.

Donc, la biodiversité. Nous tenons là l’occasion peut-être unique de sortir des phrases convenues pour ouvrir enfin un chantier qui pourrait, par-delà tant de divergences, nous rendre collectivement fiers de l’œuvre accomplie. Sous quelle forme ? Nous proposons pour commencer la création d’un :

Observatoire de la biodiversité. Cet organisme neuf, ouvert aux non-professionnels, se chargerait de collecter pour tous le maximum d’éléments scientifiques sur l’évolution de la faune et de la flore du site, un site que nous souhaitons, rappelons-le, parcouru par les hommes et leurs troupeaux. D’évidence, ici plus qu’ailleurs, l’intelligence collective doit primer. Un état des lieux serait régulièrement réalisé, numérisé, disponible partout dans le monde. Ce bilan, répété sur des années, servirait de fil conducteur à une réflexion transdisciplinaire et permanente sur les liens entre l’homme et la nature simple où il vit et travaille. Décliné sous une infinité de formes — vidéo, livres et livrets, conférences et entretiens, classes vertes —, il pourrait servir de base à une revivification de tout l’enseignement de ce qu’on n’appelle plus les sciences naturelles dans l’enseignement secondaire.

Il faut également envisager le lancement d’un :
Centre international de l’agroécologie, adossé à l’université de Nantes. Notre pays manque cruellement d’une formation de haut niveau, universitaire, qui rende compte de pratiques de plus en plus répandues, et qui permettend’en tirer tous les enseignements, tout en fournissant une formation théorique digne de ce nom. Il est invraisemblable que l’Université française soit à ce point absente de ce grand questionnement. Notons que c’est tout à côté de Notre-Dame-des-Landes, à Granjouan-en-Nozais, qu’a été créée en 1830 la première école d’agriculture de tout l’Ouest.

Pourquoi pas un Centre de recherche sur l’écoconstruction ? Une telle initiative, outre qu’elle permettrait sans doute d’intégrer sur place des occupants très inventifs — et bien d’autres de la région, jeunes ou moins jeunes — serait un encouragement institutionnel à tous ceux qui veulent habiter d’une manière plus raisonnable l’espace qui est le leur.

En complément, et en cohérence, imaginons :

Un centre international de l’alimentation et des productions alimentaires, ouverte aux étudiants du monde entier. L’avenir — faut-il le rappeler ? — est avant tout autre chose alimentaire.

Encore deux projets, qui complètent les précédents :

Un festival international du goût et de l’alimentation, dans le droit fil du Salone del Gusto, de Carlo Petrini. Nantes, le pays nantais et bien sûr Notre-Dame-des-Landes pourraient accueillir un rendez-vous bisannuel de toutes les saveurs, senteurs et productions du monde. Depuis le café sauvage de la forêt d’Harenna (Éthiopie) jusqu’à l’oignon violet de Zalla (Espagne) et le piment serrano de Tlaola (Mexique), passant par le sel de Baleno (Afrique du Sud) ou encore le cumin d’Alnif (Maroc).

Une bibliothèque de l’écologie, de l’agriculture, de la nourriture, avec un prolongement numérique accessible à tous. Quand donc la France acceptera -t-elle efin de jouer un rôle moteur dans la diffusion de connaissances aussi décisives ? On peut, on doit viser 100.000 volumes en dix ans. En attendant mieux. C’est, bien sûr, le prolongement de la belle initiative de la bibliothèque du Taslu créée sur la Zad.

Et tout cela ne serait rien encore si les futurs habitants du merveilleux bocage de Notre-Dame-des-Landes ne disposaient d’un label conforme à la qualité de leur terre et de leurs pratiques respectueuses. Oui, il est concevable — mais des conditions strictes sont à réunir — d’imaginer d’ici quelques années un label de qualité pour les productions locales. Pour les miels, les laits et fromages, les viandes, les pains, les charpentes. Un tel renversement, de nature économique, serait une manière presque parfaite de tourner la page de dix ans de tensions et d’affrontements. Tel serait pour nous le meilleur moyen de garantir l’avenir d’un bocage qui a failli disparaître.

NDDL Quel sens des responsabilités pour le Syndicat Mixte Aéroportuaire ?

Communiqué de presse du CéDpa – 30 novembre 2017

Quel sens des responsabilités pour le Syndicat Mixte Aéroportuaire ?

A quelques jours de la remise du rapport des médiateurs au gouvernement et de la décision de ce dernier, le syndicat mixte aéroportuaire (SMA) publie le résultat d’un sondage indiquant qu’une majorité des sondés estime que le président Macron doit « tenir son engagement de faciliter le début des travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à l’issue de la médiation d’apaisement qui se terminera le 1er décembre ».

La formulation même de la question avec l’expression « tenir son engagement » ne peut que favoriser la réponse positive.

Il n’a pas été demandé dans ce sondage, si le gouvernement devait tenir son engagement « d’identifier la mesure la mieux apte à satisfaire les besoins de transport à long terme et de préservation de l’environnement…», tel qu’il est écrit dans la lettre de mission des médiateurs.

Nous ne répéterons pas tout ce que nous avons exprimé sur les pièges de la consultation de juin 2016 que nous avons dénoncés dès le début ; aucune des parties ne s’était d’ailleurs engagée à respecter le résultat de cet avis, un parmi d’autres sur ce dossier.

Après avoir fait pression sur la commission de médiation, la manœuvre du SMA est de faire pression sur le gouvernement. Pourtant, le SMA, auditionné comme nous par les médiateurs, les a entendus présenter leur façon de faire : travailler sur des données les plus objectives possible, pas sur des opinions. Le SMA est-il en désaccord avec cette méthode de travail qui permet pourtant d’apaiser les tensions ?  On peut le craindre quand on constate qu’il consacre depuis des années ses moyens importants à la propagande en faveur du projet plutôt qu’au fond du dossier. Ce faisant, le SMA attise les tensions. Quel est son sens des responsabilités ?

Le travail de fond mené par la médiation est susceptible de mettre à jour les mensonges qui ont fondé ce projet. Est -ce cela qui effraie le SMA au point de le pousser à une ultime manipulation de l’opinion ? Nous attendons, nous, de la vérité qu’elle montre la voie de l’intérêt général.

Le CéDpa


Collectif d’élus  Doutant de la pertinence de l’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Mairie
44130 Notre-Dame-des-Landes

 

Nantes-Atlantique est bien une alternative à NDDL !

Nantes-Atlantique est bien une alternative à NDDL !

A quelques jours de la remise du rapport des médiateurs, l’Atelier citoyen qui a poursuivi depuis 2014 les analyses du CéDpa sur Nantes-Atlantique, a rendu publics les travaux qu’il a menés depuis juin dernier dans le cadre de la médiation.

Nous nous sommes placés dans l’hypothèse du maintien de Nantes-Atlantique et avons cherché à vérifier la capacité de l’aéroport actuel à répondre aux prévisions retenues pour NDDL : peut-on accueillir correctement neuf millions de passagers à l’horizon 2040 sans aggraver les conditions de vie des habitants impactés par le bruit ni empêcher le développement de l’agglomération comme le souhaitent les élus ?

En approfondissant tous les sujets, extension de l’aérogare et restructuration des abords, trajectoires, piste, conséquences du maintien sur l’urbanisme, finances et emploi, on  peut affirmer que le réaménagement de Nantes Atlantique est une véritable alternative au projet destructeur de NDDL.

Les cartes de bruit simulées par le bureau Adecs Air Infra montrent clairement que les progrès techniques des avions, reconnus désormais par la Direction Générale de l’Aviation Civile, « gomment » l’augmentation du nombre de mouvements. Il n’y aura pas d’aggravation entre la situation d’aujourd’hui et 2040. Au contraire, les surfaces gelées pour l’urbanisation diminuent dès maintenant substantiellement. Dès lors, si l’on prend enfin des mesures efficaces pour protéger  les riverains directement impactés (interdiction des vols de nuit de 23h à 6h), Nantes-Atlantique peut parfaitement répondre aux besoins des compagnies aériennes et de l’agglomération au sens large. Il pourrait même devenir la porte d’entrée du « Voyage à Nantes » … Alors, chiche ?

Le CéDpa et l’Atelier Citoyen

NB : vous trouverez sur le site du CéDpa et de l’Atelier citoyen la carte bruit comparative.

Association Citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Adresse postale :

ACIPA

BP 5

Notre-Dame-des-Landes 44130

France

CéDpa
Collectif d’élus  Doutant de la pertinence de l’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Mairie
44130 Notre-Dame-des-Landes

Notre Dame des Landes : Randonnons sur la ZAD !

Organisation : Habitant.e.s et voisin.e.s de la ZAD, Comités de soutien, Coordination des opposants.

Le dimanche 26 novembre 2017
Une JOURNÉE de BALzADE
Randonnons sur la ZAD !

A l’invitation de l’ensemble du mouvement contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, voisin.e.s, promeneurs/euses et randonneurs/euses sont convié.e.s à une grande et belle journée de balade sur la zad, le dimanche 26 Novembre 2017.

Un groupe d’habitant.e.s de NDDL et de la ZAD ont été touché.e.s par la disparition des propositions de randonnées sur le territoire affecté par le projet d’aéroport.
C’est pourtant un bocage ouvert à tous, qui mérite le détour et qui vaut d’être mieux connu.

Appuyé.e.s de membres de comités de soutien de la région, ils/elles se sont réuni.e.s pour pallier ce manque.
Ils/elles ont repéré des parcours et réalisé des cartes de cheminement.
Ils/ elles ont ré-entretenu des chemins parfois abandonnés, puisque non utilisés dans la vie quotidienne, et ont balisé trois boucles sur la zone.
Ils/ elles ont édité une brochure disponible sur place au lieu d’accueil de la zad et sur internet…

L’inauguration du premier circuit a eu lieu le 2 juillet, avec plus de 150 personnes.
D’autres sorties en groupe ont été programmées les 16 et 30 août sur les trois boucles.
Les sentiers ont été parcourus tout l’été, à leur guise, par de nombreux/ses marcheurs/euses. La brochure en est à sa 3ème édition.

Le mouvement contre l’aéroport vous invite à une nouvelle journée conçue pour être accessible et confortable pour tous/toutes : il s’agit de nous faire plaisir, de nous ouvrir à une nature préservée, d’en découvrir la diversité écologique et humaine, d’en parfaire notre connaissance, et, pourquoi pas, de nous préparer à mieux la défendre le cas échéant.

– Rendez-vous à 9h30 à Bellevue, pour un départ groupé accompagné de guides sur les grandes boucles ouest et centre (10 et 12,5 km), puis départs successifs sur ces deux mêmes boucles mais en empruntant des raccourcis (5 à 8 km). Ceux qui le souhaitent pourront opter pour un cheminement sans guide (carte conseillée tout de même !).
– Regroupement vers 12h30 à Bellevue pour un pique-nique tiré des sacs, sous abri (tables, chaises, café chaud sont prévus).
– A partir de 14 h, nouveaux départs sur de petits circuits (familles, lève-tard…).
– Enfin, goûter et clôture.
Les marcheurs/euses qui voudraient planter leur bâton de marche de la journée sur le « champ des bâtons » en auront toute latitude.

Parce que nous serons en nombre, et que les champs peuvent être trop détrempés pour être utilisés comme parkings à cette période de l’année, nous invitons les participant.e.s à s’organiser au maximum en co-voiturage (terminus du tramway au Cardo ligne 2 ou à François-Mitterrand ligne 1 par ex…).
Prévoyez aussi des bottes ou des chaussures imperméables.

N’hésitez pas à inviter vos ami.e.s.

A très bientôt sur les chemins d’une ZAD grande ouverte, espace commun à tou.te.s, qui vit et se projette dans l’avenir !
Téléchargez ici la brochure avec les plans des sentiers : https://zad.nadir.org/IMG/pdf/brochure-sentiers-marges_-ilovepdf-compressed.pdf

Samedi 21 octobre – RDV fourche en main à 10h sur la ZAD

Le 21 octobre, nous vous invitons à une mobilisation pour continuer à poser les bases d’un avenir sans aéroport, à travers une nouvelle étape dans la mise en partage de terres sur la ZAD.

A l’initiative de COPAIN 44, de Sème Ta ZAD, d’habitant.e.s et d’opposant.e.s au projet.

Depuis la victoire face à l’opération César en 2013, le mouvement a mis en culture plus de 200ha de terres sur la ZAD. Il s’agissait à chaque fois de terres reprises à celles gérées par AGO-VINCI et destinées par cette multinationale à être englouties sous le béton. S’y sont développées une grande diversité d’activités paysannes (céréales, légumineuses, maraîchages, plantes médicinales, verger, jardins, apiculture, élevage de moutons, vaches, poules), avec leurs espaces de transformation (boulangeries, meunerie, conserverie…) et de redistribution (marché à prix libre pour les habitant.e.s de la ZAD et des voisin.e.s des alentours, soutien à des projets de cantines, migrant.e.s, piquets de grève et autres luttes).

Sur la ZAD, ces expériences paysannes sont étroitement entremêlées avec les pratiques d’autonomie sur des questions de construction, d’habitat, de soin, de fête… Elles sont prises dans la résistance contre le projet d’aéroport et plus généralement dans les solidarités qui se tissent ici face à la marchandisation de nos vies et à la destruction du vivant. Elles se pensent en lien avec le soin du bocage – de sa faune et de sa flore – que nous avons réussi à défendre victorieusement jusqu’ici.

A l’occasion du 21 octobre, nous vous appelons à soutenir l’installation de plusieurs nouveaux projets sur les terres de la ZAD – officiels ou hors-cadre : vergers pour des groupements d’achat nantais et pour la ZAD, pâturages à moutons, champs de patate, céréales, jardins vivriers… Ce sera aussi l’occasion de marquer la prise en charge par le mouvement des espaces boisés – forêts et haies de la ZAD.

Dans le contexte de la médiation qui finira en décembre et à l’issue de laquelle le nouveau gouvernement est censé trancher sur la question de l’aéroport, cette journée de mobilisation est là pour rappeler notre détermination intacte à empêcher ce projet. Nous y redirons notre aspiration commune, après l’abandon, à poursuivre le processus de prise en charge à long terme des terres de la ZAD, pensées comme un bien commun de la lutte. Celles-ci doivent être gérées par une entité issue du mouvement pour de nouvelles installations et non aller à l’agrandissement d’exploitations existantes. Il s’agit de réaffirmer ensemble le 21 octobre que les formes de vie, de lutte, d’agriculture et d’activités qui se sont construites sur ce bocage au fil des années doivent pouvoir s’y maintenir et se poursuivre.

Dimanche 22 : discutons de la suite de la lutte !
Invitation aux comités, organisations, collectifs, individus qui luttent de près ou de loin contre l’aéroport et son monde. A la Wardine dimanche 22 octobre, de 10h à 17h. Voir invitation détaillée ici.

En pratique
La journée du 21 octobre commencera par une manifestation, outils agricoles en main, jusqu’à certaines des terres nouvellement investies.

Après un pique-nique, tout le monde sera convié à participer à des chantiers agricoles, de construction et autres sur les terres nouvellement investies, ainsi qu’à des balades aux alentours.

Des discussions auront aussi lieu pour échanger sur les enjeux actuels et les suites du mouvement. La soirée se poursuivra avec des cantines, un bar et des concerts.

Pour plus d’infos sur le déroulé précis de la journée : zad.nadir.org

A l’initiative de COPAIN 44, de Sème Ta ZAD, d’habitant.e.s et d’opposant.e.s au projet.”

L’ACIPA apporte son soutien à la journée du 21 octobre.

ACIPA : SOUSCRIPTION  pour un travail d’étude sur le Plan d’Exposition au Bruit (PEB)

 

SOUSCRIPTION  pour un travail d’étude sur le Plan d’Exposition au Bruit (PEB)

La Coordination des organisations opposées au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes  (dont l’ACIPA fait partie) vous invite à participer à une souscription pour financer un travail d’étude de plans d’exposition au bruit (PEB) prévisionnels sur Nantes Atlantique.

Le cabinet d’expertise ADECS Air Infra a été sollicité pour cartographier 4 séries d’hypothèses.

Dans le cadre de la médiation sur Notre Dame des Landes, le CéDpa (Collectif d’élus, membre de la Coordination) et l’Atelier citoyen apporteront ces cartes, en complément de celles que les médiateurs font réaliser par la DGAC.

Ce travail d’étude devra être présenté aux médiateurs fin octobre, le mois de novembre étant consacré à la rédaction de leur rapport, lequel sera remis le 1er décembre au gouvernement.

Pour financer cette étude, il nous faut réunir la somme de 18 000 euros TTC .
Nous vous invitons à participer à hauteur de vos moyens à ce financement, en envoyant un chèque à
– ACIPA
BP 5
44130 Notre Dame des Landes
en précisant bien au dos du chèque “étude PEB”

Un grand merci à chacun ! Les petits ruisseaux font les grandes rivières…

L’ACIPA  pour la Coordination des opposants

LYON TURIN : la sortie du tunnel par le haut, c’est le respect de la Convention Alpine.

 

  • –  Par ailleurs, la pollution des vallées alpines a des explications simples et les responsabilités sont évidentes. L’une d’elles tient à cette simple vérité : Depuis 15 ans, les vallées et les populations alpines auraient pu bénéficier d’un réel report modal de la route sur le train (ferroutage) si le projet du Lyon Turin n’était pas venu, sans cesse, décourager tous les investissements et optimisation des équipements existants ! L’Etat s’est appliqué, avec une attention remarquée, et malgré nos incessantes interpellations, à réduire le ferroutage à la portion congrue : aujourd’hui, l’« autoroute ferroviaire alpine » totalise 4 allers retours par jour entre Aiton et Orbassano….. alors que l’objectif initial était fixé par les Etats entre 20 à 30 trains par jour et par sens (accord franco italien du 29.01.2001)….et que nous pouvons même faire mieux sur la ligne existante !

    Nous disposons d’écrits des promoteurs du Lyon Turin incitant les pouvoirs publics à ne pas relancer l’Autoroute Ferroviaire Alpine au risque que cela puisse démontrer l’inutilité du Lyon Turin sur le court terme. Rien, sinon l’aveuglement technocratique, empêchent l’utilisation renforcée de la ligne existante. Il est possible de faire démarrer l’Autoroute Ferroviaire dés Ambérieu ou même Dijon en quelques mois : la ligne existante a été mise au gabarit GB1 (la norme permettant le chargement de plus de 80 % des camions !) depuis 2010. Qu’est-ce qu’on attend ? Pendant tout ce temps, nous comptons les décès prématurés liés à la pollution dramatique de l’air…

  • –  Enfin, la nouvelle ligne du Lyon Turin, si elle devait se réaliser, ne réduira pas la fréquentation des camions dans les Alpes … avant au moins 20 ans, date optimiste d’achèvement des travaux ! Or, il est impossible d’attendre encore 20 ans sans devenir complice de la mise en danger de la vie d’autrui.

    Mesdames Messieurs les Députés, votre responsabilité, au travers de votre vote ce 22 décembre, est engagée.

    Enfin, point aggravant malgré son évidence: disposer d’une ligne nouvelle n’induira aucune obligation des camions à utiliser le ferroutage. Plus qu’une nouvelle ligne ferroviaire à 26 milliards, l’urgence du Gouvernement et des Parlementaires est d’imposer des cadres réglementaires et fiscaux qui, aujourd’hui font défaut à une réelle politique de transfert modal. L’inversion des priorités ne fait qu’affaiblir plus encore le projet !

    Mesdames et Messieurs les Députés, nous nous interrogeons gravement sur l’ensemble de manipulations et d’omissions autour de ce projet qui, toujours, est poussé pour passer en force… Pourquoi faire compliqué et hors de prix lorsqu’on peut faire simple, immédiatement et pas cher? Pourquoi une telle désinformation des parlementaires au plus niveau de l’Etat ?

    Ce projet de 26 milliards est il une priorité au moment où le pays a des besoins majeurs pour rénover son infrastructure ferroviaire de base, au moment où la grande vitesse et la stratégie ferroviaire des 20 dernières années sont remises en cause? Ne vaut il pas mieux reporter ce projet, se donner le temps de mieux l’évaluer et d’étudier les solutions alternatives, de trouver les bons compromis, au bénéfice de tous….. ?

    Il suffit d’engager, immédiatement, avec nos amis italiens et espagnols, le transfert modal en améliorant les capacités de l’Autoroute Ferroviaire, en créant une Autoroute de la mer en Méditerranée (pour réduire la pression à Vintimille), en réduisant le volume des marchandises transportées et en relocalisant les économies…

    Autant d’objectifs contenus dans la Convention Alpine qu’il suffit de mettre en œuvre au lieu de prolonger la fuite en avant.

    Contacts : Alain Boulogne 06 87 71 90 56 – Marc Pascal 06 08 83 52 69 – Adresse postale du Collectif d’Association c/o CIPRA France -MNEI, 5 place Bir-Hakeim 38000 Grenoble

    CIPRA France, Environn’Mont-Blanc, FRAPNA Savoie, FRAPNA Union, Les Amis de la Terre Isère-Savoie-Haute Savoie, Association pour le Respect du Site du Mont Blanc (ARSMB), Challes terres citoyennes, Moutain Wilderness, Vivre et Agir en Maurienne (VAM)- Les Amis de la Confédération Paysanne

 

 

Non à la BIOMASS’CARADE Manif du 05 février

Manif du 05 février INFOS PRATIQUES :

Venir la veille ou rester après :

· Hébergeurs militants ou hébergés, faites-vous connaître à jeanlucdebard@wanadoo.fr

Pour venir à Gardanne

http://www.tourisme-gardanne.fr/fr/venir-%c3%a0-gardanne

http://www.ville-gardanne.fr/Plan

De 8h 9 h arrivée Possible à Gardanne Dépôt des affaires pour ceux qui auront amener à Manger foyer du 3 eme Age

Le dimanche étant un jour de grande affluence (due au marché)

9h30 arrivée maxi à Gardanne Possibilités de Parking : voir les plans Ci-joints et le lien internet :

· http://www.ville-gardanne.fr/Les-voitures

· Parkings :Piscine, Lycée Fourcade, Mistral, Ecole Saint Joseph, ZI de la Palun.

· Route du stade à Meyreuil.

· Route des Sauvaires Meyreuil

10h Mairie : Prise de parole, accueil des associations présentes.

10h30 scénettes sur la Biomascarade devant la mairie de Gardanne

11h Départ de la grande marche,

· Vers le stock de bois après la centrale, sur la commune de Meyreuil ce n’est pas au village. Mairie de Gardanne, Cours de la république, Avenue de la libération, Av de Nice, D6C, route de Sainte Barbe, le stock de bois est à l’intersection de la route de Sainte Barbe D6C avec la route des Sauvaire et la route du Stade de Meyreuil.) 2,5 km.

11h30 / 11h40 Arrivée au stock de bois.

12h / 12h30 Retour à Gardanne. En voiture ou à pied suivant où vous êtes garé.

13 h à Gardanne foyer du 3 eme Age. A côté de la Maison du Peuple Gardanne. Le plan : http://www.forumsocialprovence.org/spip.php?article9

Repas. Soupe, Débriefing Coordination et Travail sur la suite des actions. Printemps Cévenol. Informations et présentation des dossiers Procès au TA.

Stands des associations.

dites NON à la prolongation de 10 ans du réacteur nucléaire Bugey 3 qui fonctionne depuis 37 ans et 9 mois

Pour Bugey 3

Non à la prolongation jusqu’en 2024 de ce réacteur vieux de déjà 37 ans et 9 mois.


Le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire du Bugey a eu sa première divergence en août 1978 et il a été raccordé au réseau électrique en septembre 1978. A ce jour, ce réacteur fonctionne donc depuis 37 années et 9 mois et l’ASN veut le prolonger jusqu’en avril 2024, c’est à dire jusqu’à 44 années et 7 mois. Il y a là de l’inconscience et l’ASN fait prendre le risque à notre région de subir un accident grave avec des conséquences comme à Tchernobyl ou Fukushima. Cette décision est criminelle et j’exige l’arrêt définitif de ce réacteur ainsi que ceux de Bugey 2, Bugey 4 et Bugey 5.


Cette décision de prolongation de ce réacteur jusqu’à 44 ans et 7 mois est insensée car elle fait courir un grave risque d’accident. L’ASN veut-elle faire disparaitre des milliers d’emploi (déjà plus de 6000 emplois à moins de 10 km du site nucléaire), faire évacuer des millions de personnes (Lyon à 30 km), tuer l’économie française (plus d’axe nord-sud par routes, autoroutes, voies ferrées, plus d’aéroport Lyon Saint Exupéry, …). Soyons raisonnable, il faut fermer de suite ce réacteur et les trois autres, d’autant que la loi de transition énergétique diminue la part du nucléaire dans la production électrique française et que pour cela il faut fermer une dizaine de réacteurs d’ici 2025. Actuellement trois réacteurs sont à l’arrêt et notre région n’a pas encore manqué d’électricité, donc on peut arrêter de suite cette centrale.


Selon l’article L593-19 du Code l’Environnement, le réexamen de sûreté effectué au-delà de la 35e année de fonctionnement d’un réacteur électronucléaire entraîne la proposition de dispositions par l’exploitant. Celles-ci ne doivent être soumises à la procédure d’autorisation par l’ASN qu’après enquête publique. Il se trouve que le réacteur Bugey 3 a eu son troisième réexamen de sûreté après 35 années de fonctionnement, puisqu’il a été raccordé au réseau électrique en septembre 1978 et que le rapport de bilan de l’examen de sûreté date du 6 février 2014, soit à 35 ans et 5 mois de fonctionnement. Il est donc nécessaire que les dispositions proposées par l’exploitant soient préalablement soumises à enquête publique avant toute décision de l’ASN.


Il faut arrêter la mascarade de la sûreté nucléaire. L’ASN est sur le point de prendre une décision sur la prolongation du réacteur n° 3 du site nucléaire du Bugey. C’est l’objet de la présente consultation publique. Dans la décision qui nous est soumise, l’ASN ne dit rien des problèmes de pièces non conformes et aux certificats falsifiés par l’usine du Creusot d’AREVA. On peut avoir des doutes sur la fiabilité des contrôles faits par l’ASN. Il est urgent de ne pas prolonger le fonctionnement de ce réacteurs et d’arrêter aussi les trois autres.
Hors ce grave problème, on peut être étonné des décisions qui sont imposées à EDF pour ce réacteur avant le 31 décembre 2016 :
– un dispositif de confinement est installé afin d’éviter une dispersion directe du ciel de cuve du réservoir de traitement et de refroidissement d’eau des piscines (PTR) dans l’environnement en cas d’accident : pourquoi le 31 décembre 2016, alors que pour Bugey 2 c’était avant le 31 décembre 2014 et pour Bugey 4 le 31 décembre 2015 ?
– un dispositif est mis en place afin d’éviter une rupture de confinement en cas de rupture de la barrière thermique d’un groupe motopompe primaire : pourquoi le 31 décembre 2016, alors que pour Bugey 2 c’était avant le 31 décembre 2014 ?
– la mise en place de matériels antidéflagrants dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires (BAN) est achevée : pourquoi avant le 31 décembre 2016 alors que pour Bugey 2 c’était le 30 septembre 2014 et pour Bugey 3 le 30 juin 2015 et que l’avis IRSN n° 2011-394 pointait déjà les insuffisances de ce local BAN en matière de résistance au feu et demandait une mise en conformité pour Bugey 2 avant fin 2011 ?
– l’exploitant met en place le déport de la commande de fermeture de la vanne du tube de transfert dans un local protégé des rayonnements en situation accidentelle : pourquoi avant le 31 décembre 2016 alors que pour Bugey 2 c’était le 31 décembre 2013 et pour Bugey 4 le 31 octobre 2014 ?
Lorsque des problèmes de sûreté sont identifiés, les travaux de mise en conformité sont extensibles sur plusieurs années. On a l’impression que l’ASN est plus à la disposition de l’exploitant qu’à assurer la sécurité des citoyen(ne)s.
Il faut arrêter cette mascarade de sûreté nucléaire et fermer définitivement ce réacteur n° 3 ainsi que les trois autres.


Parallèlement à cette consultation, il y a une consultation pour modifier la décision de poursuite du réacteur Bugey 2. Cette modification porte sur le risque de colmatage lié au calorifuge de type Microtherm. Or il est dit que ce type de calorifuge équipe les réacteurs du site de Bugey. Pourquoi n’y a t’il pas de prescription similaire pour le réacteur Bugey 3 ?

Pour Bugey 2

Non à la prolongation de ce réacteur vieux de déjà 38 ans et 1 mois.

Cordialement,
Elisabeth BRENIERE
pour la coordination STOP BUGEY (www.stop-bugey.org)

Voici la déclaration commune du mouvement anti-aéroport lue à la Vache Rit ce dimanche soir suite aux résultats de la consultation.

« Comme l’avait démontré les différentes composantes du mouvement, le cadre, le processus et le contenu de cette consultation étaient fondamentalement biaisés. Celle-ci était basée sur une série de mensonges d’Etat et radicalement inéquitable. Il ne s’agissait pour nous que d’une étape dans la longue lutte pour un avenir sans aéroport à Notre Dame des Landes.

Cette lutte se poursuit dès ce soir. Nous savons que les attaques du gouvernement et des pro-aéroport vont se renforcer. De notre coté, nous n’allons pas cesser pour autant d’habiter, cultiver et protéger ce bocage. Il continuera à être défendu avec la plus grande énergie parce qu’il est porteur d’espoirs aujourd’hui indéracinables face à la destruction du vivant et à la marchandisation du monde. Nous appelons tous les soutiens et comités partout en France et au-delà à se mobiliser et à redoubler de vigilance dans les semaines et mois à venir. Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Nous appelons en ce sens, et dans un premier temps, à converger massivement à Notre Dame des Landes pour le rassemblement estival anti-aéroport, les 9 et 10 juillet.»