Le mépris et la méprise

Le ministre de la Justice qui dénonce les “ayatollahs verts” fait preuve de mépris et sort de son rôle de gardien de la justice par une facilité de langage qui crée des amalgames injustes envers ceux qui ne pensent pas comme lui.

Ce faisant il insulte l’avenir car comme le signale Pascal Cafin député européen répondant au président de la Fédération nationale des chasseurs “Il y a 13 millions de ruraux en France, 1 million de chasseurs, et parmi eux une grande partie sont des urbains : en aucun cas on ne peut considérer que la chasse serait représentative de la ruralité dans son ensemble. Je critique cette posture, c’est une imposture.”

Il y a méprise de la part d’Emmanuel Macron de soutenir la chasse comme il le fait depuis le début de son mandat

1 parce qu’il se met à dos l’Union Européenne en soutenant des activités interdites alors qu’il se veut le chantre d’une UE renforcée face aux populistes dont, en l’occurence, il adopte les habits.

2 parce que, comme le dit Pascal Canfin, il survalorise ainsi une minorité alors qu’une majorité de l’électorat est opposée à la chasse et qu’il aura besoin des écologistes pour espérer gagner au second tour en 2022

3 parce qu’objectivement les chasseurs* braconnent sur les terres du FN quand ils se présentent en politique et que les soutenir est une façon de se tirer une balle dans le pied.

Restent aux écologistes à avoir l’intelligence de s’appuyer sur les citoyens pour rassembler aux régionales et obliger le gouvernement à changer son fusil d’épaule en matière de biodiversité et à passer la surmultipliée en matière de transition.

Alain Uguen Pour une primaire à 3 temps
1 primaire des écologistes pour définir la liste des régionales et une répartition des circonscriptions aux législatives
2 Elections régionales pour constituer des majorités ouvertes autour de l’écologie
3 Primaire présidentielle des majorités ouvertes de l’écologie pour choisir leur porte-voix et son programme pour 5 ans
https://www.cyberacteurs.org/blog/?p=6313

CPNT, dont le pic électoral reste à 6,77 % aux européennes de 1999 (quand le FN faisait 5,70%) avait présenté deux candidats à la présidentielle Jean Saint-Josse en 2002 (4,23%) et Frédéric Nihous en 2007 (1,15 %).

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