Jusqu’au 10 août 2022 : Consultations publiques sur la suspension de la chasse au grand tétras pour 5 ans

Le ministère de la transition écologique met à la consultation du public un projet d’arrêté visant à suspendre la chasse du grand tétras pendant cinq ans. AVES France vous invite à donner un avis favorable à ce projet d’arrêté jusqu’au 10 août 2022.

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http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-suspendant-la-chasse-du-grand-a2672.html

Proposition rédigée par AVES France 

Je tiens à déposer un avis FAVORABLE pour le projet d’arrêté visant à suspendre la chasse du grand tétras en France métropolitaine pour une durée de cinq ans.

En effet, les populations de Grand Tétras se sont effondrées (-80% de ses effectifs dans les Pyrénées depuis 1960). La directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages nous impose ce moratoire pour que la France respecte ses obligations.

Si la disparition de l’habitat est en partie responsable de ce déclin, la pression insoutenable de la chasse a fait chuter drastiquement les effectifs de cette espèce. Il convient donc de la protéger.

Par une décision du 1er juin 2022, le Conseil d’Etat a enjoint le ministre chargé de la chasse de prendre avant le 15 juillet 2022 un arrêté suspendant la chasse du grand tétras sur l’ensemble du territoire métropolitain de la France pour une durée de cinq ans. Cette décision a été prise eu égard à la gravité de la situation de cette espèce, en mauvais état de conservation, afin de respecter les obligations qui découlent des objectifs de la directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages. Il serait donc insensé de ne pas suivre cette décision de bon sens, eu égard à l’urgence de protéger cette espèce.

D’autre part, je note l’opposition de la CNCFS à ce projet d’arrêté. Cette commission nationale, comme les CDCFS dans les territoires, est composée en majorité de chasseurs, qui n’ont aucun sens de l’intérêt général. Il est urgent de rétablir un équilibre dans ces commissions afin que les associations qui y siègent puissent peser de leur poids et enfin s’opposer à la chasse lorsqu’elle apparait totalement injustifiée, comme c’est le cas ici. Alors que les chasseurs sont en partie responsables de la mauvaise gestion de cette espèce, ils s’opposent à ce moratoire, privilégiant leurs intérêts particuliers à l’intérêt général, alors que moins de 2000 Coqs survivent en 2022 dans les Pyrénées Françaises.

Autre proposition de réponse rédigée par Thierry de Noblens, administrateur de FNE Midi-Pyrénées et du Comité Ecologique Ariégeois

Je suis tout à fait favorable à ce moratoire suspendant la chasse au Grand Tétras pendant cinq ans, eu égard à la gravité de la situation de cette espèce qui a perdu 80 % de ses effectifs dans les Pyrénées depuis 1960, qui est en mauvais état de conservation, et afin de respecter les obligations qui découlent des objectifs de la directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages. Dans ces conditions et compte tenu du comportement irresponsable des chasseurs pyrénéens envers cette espèce depuis des décennies, il ne saurait être question d’abroger avant son terme une telle mesure indispensable à l’espèce.

Pendant que les milieux à tétras subissaient un bouleversement radical ces soixante dernières années (créations puis extensions de stations de ski, créations de routes forestières (des milliers de km), de routes “pastorales”, qui ont détruit physiquement des centaines de places de chant (sans doute proche du millier), de zones de nourrissage ou d’hivernage pour le Tétras, les chasseurs tuaient dans la deuxième moitié du XXème siècle des centaines de tétras chaque année ( largement plus de 500 par an dans les années 1970, des centaines encore dans les années 1980 ( exemple 265 en 1989), et encore plus de 100 par an dans les années 1990 (exemple 120 en 1994 et encore 100 en 1999.) Entre les destructions de milieu de grande ampleur, la sur chasse et le braconnage « traditionnel » et récurrent, il y a eu un effet ciseau dramatique, il était donc parfaitement logique que les populations de Tétras s’effondrent (moins de 2000 Coqs survivent en 2022 dans les Pyrénées Françaises). Si les prélèvements ont fortement diminués depuis cette époque de massacre insensé, c’est non pas par esprit de responsabilité des chasseurs, mais en raison de la chute dramatique des effectifs de l’espèce, et aussi des 54 actions juridiques gagnées par les associations de protection de la nature pyrénéennes contre des arrêtés d’autorisation de prélèvements, qui ont contraint les préfets concernés à restreindre peu à peu les quotas chassables.

Bien entendu, depuis 1960, aucune action contre les destructions de milieux à Tétras n’a été menée par les Fédérations de chasse des Pyrénées (FDC) contrairement aux jeunes associations de protection de la nature pyrénéennes (APNE) qui dès 1985 ont initié de nombreux combats juridiques, souvent avec succès contre des créations ou extensions de stations de ski, et des luttes citoyennes contre des créations de routes forestières ou « pastorales » très préjudiciables au milieux à Tétras. Non seulement les Fédérations de chasse n’ont pas soutenu ces actions de préservation des milieux mais elles ont même souvent reproché violemment aux APNE leurs procédures.

Les quelques actions d’ «amélioration» du milieu resté intact entreprises par les chasseurs, parfois à grand renfort de subventions, notamment par les programmes européens Gallipyr et Habios, sont en réalité très marginales et ponctuelles et n’ont eu aucun effet sur le rétablissement de la population de Tétras.

Les dommages directs et indirects causés par la chasse au Tétras.
Il parait utile de préciser certaines choses :

Dommages directs
I) Les prélèvements effectifs déclarés.
II) Les oiseaux blessés (qui vont mourir de manière certaine). (30% en plus)
III) Les poules tuées par « erreur » (30% en plus) Note: Il est strictement interdit de tuer les poules de Tétras.
IV) Le braconnage directement associé à la chasse, essentiellement en Ariège et Hautes-Pyrénées puisque des centaines de dispositifs de marquage sont distribués chaque année dans ces deux départements pour un prélèvement légal d’une dizaine de Tétras ou moins dernièrement. C’est vraiment un parfait encouragement au délit de braconnage.

Dommages indirects
Sans doute les plus considérables et de très loin, à savoir le maintien ou l’augmentation d’une distance de fuite importante pour cet oiseau.  Or, en hiver, le Tétras devrait être parfaitement tranquille dans un pin à crochets par exemple en mangeant des aiguilles de ce conifère qu’il digère très lentement. Il ne devrait pas être dérangé, mais les activités hivernales, (raquettes, ski hors piste, ski de randonnée etc…) sont très nombreuses et font s’envoler fréquemment les Grands Tétras, qui à force s’épuisent et finissent par mourir. Si le Grand Tétras avait moins peur des coups de fusil, il ne s’envolerait pas, car en réalité, perché en haut de son arbre, il ne craint rien du touriste ou même d’un chien.

La Taxidermie
C’est souvent le moteur pour la chasse au tétras (ou le braconnage très rémunérateur), car c’est le gibier le plus cher de France (6000 euros) selon le barème 2012 de l’ONCFS. Or il est permis de naturaliser la sous espèce pyrénéenne (Aquitanicus) car elle est chassable mais il est interdit de naturaliser la sous espèce des Vosges ou du Jura ( Crassirostris). Comme on ne peut les différencier qu’après analyse génétique, que l’on peut légalement naturaliser la sous espèce pyrénéenne dans toute la France ! et que l’on peut aussi naturaliser légalement en France les Tétras tués en Scandinavie (sous-espèce Urogallus) !, tous les coups tordus sont en fait permis car il est rarissime que l’on contrôle génétiquement les Grand Tétras naturalisés illégalement (ou légalement).

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61 réflexions au sujet de « Jusqu’au 10 août 2022 : Consultations publiques sur la suspension de la chasse au grand tétras pour 5 ans »

  1. mais quelle aberration ! On n’est plus à une barbarie près concernant le loisir .malsain de la chasse en France. Le grand tétras classé nuisible, tant qu’à faire. Quant cette dinguerie s’arrêtera-t-elle enfin !

  2. La chasse est une tradition, certes. Celle de la barbarie gratuite.
    Il est une autre tradition: celle du respect de la nature, celle de l’humanité.
    N’est-il pas temps de passer de l’une à l’autre?

  3. Protégeons notre bien commun des accaparements du loobie des chasseurs,pour qui un bon animal,est un animal mort .
    il y en a marre de ceux qui “lèche le c… des chasseurs”

  4. supprimons la chasse définitivement, ce n’est pas un loisir, toute les espèces on le droit de vivre, pour qui nous prenions nous les humains !

    • Entièrement d’accord !

      On affaiblit ou fait disparaître une espèce, ce sont les autres qui, par la suite, soit en pâtissent et disparaissent ou se multiplient exagérément.
      L’équilibre est rompu ! Toutes les espèces sont liées, l’homme étant l’une d’elles !

  5. Je suis tout à fait favorable à ce moratoire suspendant la chasse au Grand Tétras pendant cinq ans, eu égard à la gravité de la situation de cette espèce qui a perdu 80 % de ses effectifs dans les Pyrénées depuis 1960, qui est en mauvais état de conservation, et afin de respecter les obligations qui découlent des objectifs de la directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages. Dans ces conditions et compte tenu du comportement irresponsable des chasseurs pyrénéens envers cette espèce depuis des décennies, il ne saurait être question d’abroger avant son terme une telle mesure indispensable à l’espèce.

  6. Par une décision du 1er juin 2022, le Conseil d’Etat a enjoint le ministre chargé de la chasse de prendre avant le 15 juillet 2022 un arrêté suspendant la chasse du grand tétras sur l’ensemble du territoire métropolitain de la France pour une durée de cinq ans. Cette décision a été prise eu égard à la gravité de la situation de cette espèce, en mauvais état de conservation, afin de respecter les obligations qui découlent des objectifs de la directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages. Il serait donc insensé de ne pas suivre cette décision de bon sens, eu égard à l’urgence de protéger cette espèce.
    Je suis tout à fait favorable à ce moratoire suspendant la chasse au Grand Tétras pendant cinq ans, eu égard à la gravité de la situation de cette espèce qui a perdu 80 % de ses effectifs dans les Pyrénées depuis 1960, qui est en mauvais état de conservation, et afin de respecter les obligations qui découlent des objectifs de la directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages. Dans ces conditions, il ne saurait être question d’abroger avant son terme une telle mesure indispensable à l’espèce.
    Pendant que les milieux à tétras subissaient un bouleversement radical ces soixante dernières années (créations puis extensions de stations de ski, créations de routes forestières (des milliers de km), de routes “pastorales”, qui ont détruit physiquement des centaines de places de chant (sans doute proche du millier), de zones de nourrissage ou d’hivernage pour le Tétras, les chasseurs tuaient dans la deuxième moitié du XXème siècle des centaines de tétras chaque année: largement plus de 500 par an dans les années 1970, des centaines encore dans les années 1980 (exemple 265 en 1989) et encore plus de 100 par an dans les années 1990 (exemple 120 en 1994 et encore 100 en 1999). Entre les destructions de milieu de grande ampleur, la surchasse et le braconnage « traditionnel » et récurrent, il y a eu un effet ciseau dramatique, il était donc parfaitement logique que les populations de Tétras s’effondrent (moins de 2000 coqs survivent en 2022 dans les Pyrénées françaises). Si les prélèvements ont fortement diminué depuis cette époque de massacre insensé, c’est non pas par esprit de responsabilité des chasseurs, mais en raison de la chute dramatique des effectifs de l’espèce, et aussi des 54 actions juridiques gagnées par les associations de protection de la nature pyrénéennes contre des arrêtés d’autorisation de prélèvements, qui ont contraint les préfets concernés à restreindre peu à peu les quotas chassables.
    D’autre part, je note l’opposition de la CNCFS à ce projet d’arrêté. Cette commission nationale, comme les CDCFS dans les territoires, est composée en majorité de chasseurs, dont beaucoup n’ont aucun sens de l’intérêt général. Il est urgent de rétablir un équilibre dans ces commissions afin que les associations qui y siègent puissent peser de leur poids et enfin s’opposer à la chasse lorsqu’elle apparaît totalement injustifiée, comme c’est le cas ici. Alors que les chasseurs sont en partie responsables de la mauvaise gestion de cette espèce, ils s’opposent à ce moratoire, privilégiant leurs intérêts particuliers à l’intérêt général, alors que moins de 2000 coqs survivent en 2022 dans les Pyrénées Françaises. De plus, depuis 1960, aucune action contre les destructions de milieux à Tétras n’a été menée par les Fédérations de chasse des Pyrénées (FDC) contrairement aux jeunes associations de protection de la nature pyrénéennes (APNE) qui dès 1985 ont initié de nombreux combats juridiques, souvent avec succès contre des créations ou extensions de stations de ski, et des luttes citoyennes contre des créations de routes forestières ou « pastorales » très préjudiciables au milieux à Tétras. Non seulement les Fédérations de chasse n’ont pas soutenu ces actions de préservation des milieux mais elles ont même souvent reproché violemment aux APNE leurs procédures.
    Les quelques actions d’ «amélioration» du milieu resté intact entreprises par les chasseurs, parfois à grand renfort de subventions, notamment par les programmes européens Gallipyr et Habios, sont en réalité très marginales et ponctuelles et n’ont eu aucun effet sur le rétablissement de la population de Grand Tétras.
    Les dommages directs et indirects causés par la chasse au Grand Tétras.

    Il parait utile de préciser certaines choses :
    Dommages directs
    I) Les prélèvements effectifs déclarés.
    II) Les oiseaux blessés (qui vont mourir de manière certaine). (30% en plus)
    III) Les poules tuées par « erreur » (30% en plus) Note: Il est strictement interdit de tuer les poules de Tétras.
    IV) Le braconnage directement associé à la chasse, essentiellement en Ariège et Hautes-Pyrénées puisque des centaines de dispositifs de marquage sont distribués chaque année dans ces deux départements pour un prélèvement légal d’une dizaine de Tétras ou moins dernièrement. C’est vraiment un parfait encouragement au délit de braconnage.

    Dommages indirects
    Sans doute les plus considérables et de très loin, à savoir le maintien ou l’augmentation d’une distance de fuite importante pour cet oiseau.  Or, en hiver, le Tétras devrait être parfaitement tranquille dans un pin à crochets par exemple en mangeant des aiguilles de ce conifère qu’il digère très lentement. Il ne devrait pas être dérangé, mais les activités hivernales, (raquettes, ski hors piste, ski de randonnée etc…) sont très nombreuses et font s’envoler fréquemment les Grands Tétras, qui à force s’épuisent et finissent par mourir. Si le Grand Tétras avait moins peur des coups de fusil, il ne s’envolerait pas, car en réalité, perché en haut de son arbre, il ne craint rien du touriste ou même d’un chien.
    La taxidermie
    C’est souvent le moteur pour la chasse au tétras (ou le braconnage très rémunérateur), car c’est le gibier le plus cher de France (6000 euros) selon le barème 2012 de l’ONCFS. Or, il est permis de naturaliser la sous-espèce pyrénéenne (aquitanicus) car elle est chassable mais il est interdit de naturaliser la sous espèce des Vosges ou du Jura (crassirostris). Comme on ne peut les différencier qu’après analyse génétique, que l’on peut légalement naturaliser la sous-espèce pyrénéenne dans toute la France et que l’on peut aussi naturaliser légalement en France les Grands Tétras tués en Scandinavie (sous-espèce urogallus), tous les coups tordus sont en fait permis car il est rarissime que l’on contrôle génétiquement les Grands Tétras naturalisés.

  7. Protégeons les grands tétras comme beaucoup d’autres animaux sauvages. Protégeons-nous du lobby des chasseurs, pour qui un bon animal est un animal mort.

  8. Protégeons les grands tétras, comme beaucoup d’autres animaux sauvages. Protégeons-nous du lobby des chasseurs, pour qui un bon animal est un animal mort.

  9. Le tétra est une espèce dont la population est déjà trés impactée par les sports d’hiver . Il ne faudrait pas y rajouter la chasse.

  10. Mieux qu’un moratoire, un arrêt définitif !
    Non seulement je suis favorable au moratoire, mais j’espère que la chasse à ce magnifique oiseau sera enfin, et définitivement, mise hors-la-loi. Le grand tétras est une espèce gravement menacée, arrêtons de nuire à ces animaux qui ne demandent qu’à vivre.

  11. Je viens déposer un avis FAVORABLE pour le projet d’arrêté visant à suspendre la chasse du grand tétras en France métropolitaine pour une durée de cinq ans.

    En effet, les populations de Grand Tétras se sont effondrées (-80% de ses effectifs dans les Pyrénées depuis 1960). La directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages nous impose ce moratoire pour que la France respecte ses obligations.

    Si la disparition de l’habitat est en partie responsable de ce déclin, la pression insoutenable de la chasse a fait chuter drastiquement les effectifs de cette espèce. Il convient donc de la protéger.

  12. Il est absolument nécessaire d’interrompre et même de supprimer totalement la chasse à cette espèce emblématique des zones de montagne qui est en déclin dramatique!
    Comment prôner le respect de la biodiversité et continuer à massacrer nombre d’espèces?

  13. Je suis favorable à la suspension de la chasse du grand Tetras pendant 5 ans car à l’époque où on constate un effondrement des insectes et des oiseaux, il est essentiel d’ œuvrer au repeuplement de la faune

  14. Stop à la chasse au grand tétra !
    Il n’y en a presque plus. Sur ma commune (Eourres) ils ont été exterminés par des chasseurs venus de Grenoble…

  15. j’aimerais que l’on m’explique l’intérêt de détruire systématiquement cette faune sauvage qui est indispensable à l’équilibre de la vie sur terre.

  16. Je suis favorable à la suspension de la chasse au grand Tétra. Il faudrait même aller plus loin en transformant cette suspension à une interdiction.

  17. Par ce courrier, je témoigne d’un avis FAVORABLE au projet d’arrêter la chasse au Grand Tétras pendant les cinq prochaines années.

    Les arguments pour défendre ce projet d’arrêté sont les suivants.
    – Toutes les populations nationales de Grand Tétras sont en déclin en France. L’espèce a disparu des Alpes, elle est à la limite de l’extinction dans les Vosges, son aire de répartition est en régression dans le Jura, ses effectifs accusent une diminution de 80% des effectifs dans les Pyrénées depuis 1960). C’est donc logiquement qu’elle est inscrite en liste rouge en France.
    – Partout où elle subsiste, il est demandé (voire exigé par le biais d’APPB) aux usagers de la Nature de respecter des mesures de protection afin d’assurer une meilleure reproduction et de limiter le dérangement de ces oiseaux notamment en période hivernale. Il n’est donc pas acceptable que des efforts soient demandés aux promeneurs, aux sportifs, aux cueilleurs de champignons qui ne tuent aucun animal … et que dans le même temps l’espèce reste chassable.
    – Si les Grands Tétras avaient moins peur des coups de fusil, ils ne s’enfuiraient pas systématiquement à la présence humaine. Les Grands Tétras qui se maintiennent à proximité immédiate des chemins de randonnée en Forêt Noire en Allemagne en sont la démonstration. Mais il vrai qu’en ces lieux, ils sont assurés que personne ne quittera les chemins pour les poursuivre.
    – D’une manière générale, aucune espèce inscrite en liste rouge ne doit être chassable afin de limiter, même faiblement la mortalité.
    – La directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages oblige la France à suspendre la chasse en raison du mauvais état de conservation des populations sauvages.

    Pour finir, je m’indigne que la CNCFS ait émis un avis défavorable à ce projet d’arrêté. Cette position est totalement irresponsable mais pas vu surprenante en raison de la composition de cette commission. Comme pour les CDCFS (j’ai siégé par le passé à la CDCFS du Doubs), il est indispensable de réformer ces commissions afin qu’elles ne soient pas des chambres d’enregistrements des souhaits des Fédérations des chasseurs qui privilégient systématiquement leurs intérêts particuliers à l’intérêt général.

  18. Je suis tout à fait favorable au moratoire suspendant la chasse au Grand Tétras au vu de l’effondrement de cette espèce (-80% de ses effectifs dans les Pyrénées depuis 1960)
    il est urgent de rétablir un équilibre dans les commissions de chasseurs afin que les associations qui y siègent puissent peser de leur poids et enfin s’opposer à la chasse lorsqu’elle apparaît totalement injustifiée, comme c’est le cas ici.
    Les quelques actions d’ «amélioration» du milieu resté intact entreprises par les chasseurs, parfois à grand renfort de subventions, notamment par les programmes européens Gallipyr et Habios, sont en réalité très marginales et ponctuelles et n’ont eu aucun effet sur le rétablissement de la population de Tétras.
    Il serait donc insensé de ne pas suivre cette décision de bon sens, eu égard à l’urgence de protéger cette espèce.

  19. Une nouvelle fois, mon avis, ainsi rédigé “Le grand tétras dont les populations se sont effondrées doit être préservé. je suis donc favorable à cet arrêté ” a été refusé. C’est désespérant. Quel déni de démocratie et quelle perte de temps !

  20. Cette mesure devrait être prise depuis longtemps! Et protéger l’espèce complètement serait le minimum à faire face à l’effondrement de la vie autour de nous!

  21. Au vu de la diminution , voire la disparition d’un grand nombre d’espèces animales , il faut absolument sauvegarder les espèces avec lesquelles nous avons ( encore !) la chance de cohabiter .
    Je suis donc FAVORABLE A LA SUSPENTION DE LA CHASSE AU GRAND TETRAS POUR UNE DUREE DE 5 ANS (minimum ) voire l’arrêt définitif !!

  22. … Evidement toujours POUR ce moratoire contre la chasse aux grand tétras, et si possible pour plus de 5 ans ! Y’en a marre de ces consultations publiques qu’on est obligé de refaire tous les 6 mois ! Contre la glue, le déterrage des renards, des blaireaux, pour sauver les grand tétras, les ours, les loups, etc… Sans arrêt les chasseurs reviennent à la charge pour écœurer leur monde par l’intermédiaire de leurs chers porte-paroles : les préfets. Pourrait-on envisager qu’un jour un gouvernement (non soumis au lobby des chasseurs) prenne en compte les avis de la population et légifère en fonction une fois pour toute !!!

  23. Très favorable à ce moratoire.
    Les populations de Grand Tétras étant de plus en plus fragilisées, pour des raisons essentiellement autres que la chasse certes, il me parait néanmoins extrêmement urgent de ne pas ajouter la menace de la chasse.

  24. Je suis totalement favorable au projet d’arrêté visant à suspendre la chasse au Grand Tétras pendant 5 ans. (Et plus)
    Directive 2009/147/CE

  25. Je revois ces autocollants “La chasse, c’est naturel !” que les pro-chasse arboraient sur leurs véhicules dans les années 80… et du plaisir que nous avions en apposant juste à côté nos autocollants assortis “La bêtise aussi !”

  26. Je tiens à déposer un avis FAVORABLE pour le projet d’arrêté visant à suspendre la chasse du grand tétras en France métropolitaine pour une durée de cinq ans.

    En effet, les populations de Grand Tétras se sont effondrées (-80% de ses effectifs dans les Pyrénées depuis 1960). La directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages nous impose ce moratoire pour que la France respecte ses obligations.

    Si la disparition de l’habitat est en partie responsable de ce déclin, la pression insoutenable de la chasse a fait chuter drastiquement les effectifs de cette espèce. Il convient donc de la protéger.

    Par une décision du 1er juin 2022, le Conseil d’Etat a enjoint le ministre chargé de la chasse de prendre avant le 15 juillet 2022 un arrêté suspendant la chasse du grand tétras sur l’ensemble du territoire métropolitain de la France pour une durée de cinq ans. Cette décision a été prise eu égard à la gravité de la situation de cette espèce, en mauvais état de conservation, afin de respecter les obligations qui découlent des objectifs de la directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages. Il serait donc insensé de ne pas suivre cette décision de bon sens, eu égard à l’urgence de protéger cette espèce.

    D’autre part, je note l’opposition de la CNCFS à ce projet d’arrêté. Cette commission nationale, comme les CDCFS dans les territoires, est composée en majorité de chasseurs, qui n’ont aucun sens de l’intérêt général. Il est urgent de rétablir un équilibre dans ces commissions afin que les associations qui y siègent puissent peser de leur poids et enfin s’opposer à la chasse lorsqu’elle apparait totalement injustifiée, comme c’est le cas ici. Alors que les chasseurs sont en partie responsables de la mauvaise gestion de cette espèce, ils s’opposent à ce moratoire, privilégiant leurs intérêts particuliers à l’intérêt général, alors que moins de 2000 Coqs survivent en 2022 dans les Pyrénées Françaises.

  27. Outre l’évènement climatique inédit que supporte actuellement le monde vivant dont les oiseaux et nous même faisons partie, nous sommes pris en otage par un gouvernement au service d’un puissant lobby cynégétique qui dans le cadre d’un renvoi d’ascenseur post électoral et prêt à défier les lois européennes à contre courant du plus élémentaire bon sens.
    Cette situation est simplement insupportable.
    En aucun cas nous ne pouvons laisser accepter cette série de projets d’arrêtés barbares, destructeurs et incohérents

  28. Comme il a été formulé, NON, NON et NON à la chasse au grand tétras, au nom d’une ridicule tradition et de commentaires absurdes !

  29. AVIS FAVORABLE au projet d’arrêt de chasse du Grand Tétras (il faudra un 2° quinquennat)
    Quelle bonne nouvelle en ces temps lugubres.
    Pas de pétarades dans la montagne. Pas de sang dans la neige.
    Des roucoulades, des queues en éventail. C’est mieux que mieux.
    Il faut désormais des interdictions (No trespassers, c’est pour l’ex prime Minister) de profaner l’habitat du Grand Tétras.
    Une seule dérogation pour Vincent Munier s’il veut prendre des photos.

  30. S’il y a un nuisible qu’il faudrait éradiquer, le chasseur serait en tête de liste, suivi de peu par les politiciens à la morale fréquemment plus que douteuse.

  31. Ah la la, quelle époque, quel pays ! En être réduits à chasser une espèce en voie d’extinction pour manger, comme ces berbères dans la misère qui braconnent en Afrique du Nord. Pauvres chasseurs ! Même pas de quoi s’acheter un poulet. Vite, créons une cagnotte pour ces malheureux et ouvrons des succursales aux Restos du Coeur : les Restos du Chasseur. ;-)) Bon assez rigolé, voici ma participation :
    “Très sensible aux dérangements, au bouleversement climatique et aux atteintes portées à son habitat ; le Grand Tétras a totalement disparu des Alpes, est fortement menacé dans les Vosges et a perdu 80% de ses effectifs dans les Pyrénées depuis 1960 (il y subsiste moins de 2000 coqs). En outre, l’espèce subit un braconnage à but taxidermique ! Par conséquent, n’ajoutons pas une pression cynégétique à ces conditions largement défavorables. Nous devrions, au contraire, mutualiser nos moyens pour la sauvegarde de cet oiseau emblématique. Je suis favorable à ce projet d’arrêté. Merci pour votre attention.”

  32. Oui, il faut faire preuve de bon sens et suivre les recommandations du Conseil d’Etat en interdisant la chasse au grand tétras. Cette interdiction de 5 ans devrait même être prolongée pour une durée indéterminée.

  33. je suis favorable à l’arrêt de la chasse envers cet animal (comme envers beaucoup d’autres ) au nom de tant de dégâts!

  34. je suis favorable à l’arrêt de la chasse au grand tétras, pour 5 ans au moins. Je préférerais que cette chasse, qui décime un oiseau inoffensif et magnifique, soit complètement interdite, mais le lobby des chasseurs étant très puissant, je n’y crois guère.
    Si vraiment ces individus rétrogrades veulent se prouver leur virilité en abattant d’innocentes créatures, qu’ils essaient les pigeons d’argile!

  35. STOP à la chasse au Grand Tetra pendant 5 ans. Comme le reste de la biodiversité il endure, par notre seule faute, de lourdes épreuves et pertes: chasse, appauvrissement des ressources en eau et nourriture,incendies, électrocution, chocs de véhicules,piégeage, braconnage. STOP!
    Nous voulons des gardes forestiers et des gardes champêtres en grand nombre pour réellement protéger la Nature et sa faune contre les délinquants de toutes sortes

  36. On affaiblit ou fait disparaître une espèce, ce sont les autres qui, par la suite, soit en pâtissent et disparaissent ou se multiplient exagérément.
    L’équilibre est rompu ! Toutes les espèces sont liées, l’homme étant l’une d’elles !
    Que les politiques prennent leurs responsabilités !

  37. Je suis tout à fait favorable à l’arrêt de la chasse au Grand Tétra dont la population s’est effondrée. Pourquoi un arrêt pour cinq ans ? Ne pouvez-vous pas prendre une décision courageuse en stoppant cette chasse définitivement ?

  38. Dans un souci élémentaire de préservation de cette espèce en danger, je suis totalement favorable à l’interdiction de la chasse au Grand Tétras

  39. totalement favorable à l’arrêt de la chasse au Grand Tétras.
    Soit les chasseurs ont besoin de leurs prises pour vivre, soit ils prennent plaisir à tuer leurs cibles : réfléchissons.

  40. Oui à la suspension de la chasse au grand tétras et même OUI à la SUPPRESSION de cette chasse ! Chasseurs ! qu’avons-nous besoin de tuer et tuer encore pour notre plaisir ! C’est un peu criminel, non ? Quand le dernier tétras sera enfin tué, sur quoi ou sur qui pourrons-nous tirer ???

  41. JE SUIS FAVORABLE A L’INTERDICTION DEFINITIVE DE LA CHASSE AU GRAND TETRA, et on pourrait à l’avenir réfléchir au problème s’il arrivait qu’il devienne envahissant.

  42. Je suis entièrement FAVORABLE à la suspension de la chasse du grand tétras en France métropolitaine pour une durée de cinq ans et plutôt sans limitation de durée, c’est-à-dire définitivement.

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