demande de manuels scolaires usagés

Bonjour

Je vous demande de faire paraître notre demande de manuels scolaires usagés , en particulier ceux du niveau lycée .
Je vous joins ci dessous un schéma d’article ainsi qu’une feuille avec la répartition des 55 000 bénéficiaires et la localisation des chefs -lieux de régions .Koumra et Sarh .Par internet , je peux vous envoyer de nombreux documents écrits, photos ou vidéos . Je suis à votre disposition pour préparer cette demande .Recevez mes respectueuses salutations

Collèges et lycées francophones , tous unis !
Donnez aux élèves du Moyen Chari (Tchad) vos manuels usagés .les envoyer à Serge Levillayer ,1 rue saint Paul 50 400 Granville
Chaque année , en France 40 millions de manuels scolaires sont détruits après usage . On peut compter que cela fait pour les manuels de mathématiques et de sciences au niveau secondaire 3 millions , pour la Normandie , cela en fait des centaines de milliers et pour notre département de la Manche , des dizaines de milliers
Chaque année , l’alphabétisation fait des progrès dans les pays subsahariens et en 2020 ce seront 20 millions d’élèves qui accéderont au secondaire . Au Tchad , ce seront près d’un million et au Moyen Chari (6 départements ) , ce sont déjà 50 000 en 2016 .Le Moyen Chari est une région grande comme la Normandie et aussi peuplée où il y a 250 établissements secondaires .
En 2015, ces 50 000 élèves disposaient de 50 000 manuels dont une bonne partie a été fournie grâce au recyclage des manuels obsolètes colléctés en Normandie (1993=25 000 , puis 2001 10 000 ) . En 2015 , la fourniture d’un conteneur de 22 500 manuels a permis la dotation de 67 établissements du Mandoul dont 20 en ont reçu pour la première fois, pour les professeurs dans leur matière
Nous vous demandons de contribuer à la dotation d’un lot équivalent pour la rentrée 2016-17 . Nous vous demandons de mettre fin à ce scandale d’élèves sans manuels alors qu’il y a des mauels sans élèves.Nous sommes la délégation manchoise d’Agir ABCd .Le financement du transport d’un conteneur entre Granville et Sarh revient à 8 000 € . Les livres les plus appréciés sont les dictionnaires , les livres d’exercices de grammaire et orthographe , les manuels de maths, sciences , les annales de brevet et de bac ,les encyclopédies , les livres convenant à l’Afrique .
Les dons financiers peuvent être défiscalisés . Les dons en livres peuvent être envoyés à Serge Levillayer 1, rue Saint Paul 50400 Granville . Des regroupements peuvent être envisagés dans les chefs lieux de régions .
AGIR ABCD Association générale des intervenants retraités pour l’aide bénévole à la coopération et au développement
Jacques Robert 06 62 10 85 98 agirabcd50@orange.fr

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42 réflexions au sujet de « demande de manuels scolaires usagés »

  1. 7
    Le manuel scolaire est un objet familier de nos classes. Son utilisation est ancienne, il est universellement diffusé. Toutefois, à l’heure de la révolution numérique, au moment où l’école cherche les voies d’une meilleure performance et les moyens d’un enseignement plus personnalisé, la question du manuel, de sa forme, de son utilité et de son utilisation, se pose dans des conditions nouvelles.
    L’importance des financements qui lui sont consacrés, le développement rapide de nouveaux outils et de ressources pouvant servir la pédagogie, justifient que le manuel ne fonde pas sa légitimité sur la seule coutume. À quoi sert-il ? Sert-il effectivement ? Dans quelle mesure et pour quoi les élèves et les enseignants en ont-ilsbesoin et l’utilisent-ils ? Qu’en attend l’institution ? Qui doit payer ? Que signifie, au sècle de Steve Jobs, le manuel pensé du temps de Jules Ferry? Quelle(s) forme(s) doit-il prendre,
    s’il a encore un avenir ?
    Autant de questions qui affleurent dans les discours et les études sur le manuel, qui surgissent à travers les nombreuses expérimentations concernant les outils numériques…
    En se plaçant dans une perspective historique, il faut s’efforcer de faire le point actualisé du problème, des informationsdisponibles et des orientations possibles, à travers la synthèse des études et des données
    existantes, des réflexions recueillies auprès des différents acteurs et de visites de classe.
    . Il pèse sur la dépense publique, celle de
    l’État et des collectivités territoriales, mais il
    est très diversement utilisé. Il ressortit du droit
    privé, mais jouit d’un statut semi-public. Il est investi par le numérique, depuis son écriture jusqu’à sa distribution, et de plus en plus son support, mais il est toujours utilisé et demandé sous forme imprimée. C’est un outil pédagogique, mais également un objet symbolique, d’aucuns diront un objet transitionnel à la fonction rassurante. Il est destiné aux élèves, mais aussi conçu pour les enseignants et choisi par eux.
    Il est l’expression des programmes officiels aux yeux des élèves, des parents voire des enseignants, au moins garant de leur bonne application, mais de moins en moins règlementé par l’institution.
    Outil pédagogique, le manuel scolaire est aussi et surtout un produit commercial, mais sur un marché institutionnel et captif. Il représentait en 2010 pour le seul enseignement scolaire 281 millions d’euros, soit 10,4 % du chiffre d’affaires de l’édition, et 367,6 millions d’euros en y ajoutant le parascolaire et les ouvrages à destination des enseignants, soit 61 millions d’exemplaires
    vendus. Si 2010 fut une année exceptionnelle du fait des changements de programmes, on constate que ce chiffre d’affaires s’est à peu près
    maintenu dans la décennie écoulée, en valeur absolue et en valeur relative

    . Le manuel contribue à faire vivre le réseau des libraires.
    Son histoire est en France étroitement liée à celle
    de l’édition. Les premiers livres, classiques
    de référence, grammaires latines, manuels de rhétorique, furent imprimés pour l’Université de Paris.

    Cette apparente familiarité ne doit pas faire illusion. La notion même de manuel scolaire, loin d’être univoque, n’est pas clairement définie et ne
    recouvre pas, dans tous les pays, des réalités semblables

    : ce qu’en France on appelle « manuel » peut ailleurs renvoyer à des
    instruments beaucoup plus diversifiés, et de plus en plus à des ressources numériques.

    : une fonction référentielle (dire les programmes)
    , une fonction idéologique (énoncer les valeurs) ; une fonction instrumentale (servir la classe), et plus

    .
    Ainsi, le manuel a pris son importance sous la monarchie de Juillet, quand il fut diffusé à desmillions d’exemplaires pour aider à l’alphabétisation dans les classes élémentaires. Les textesqui le réglementent et les principes qui le régisse
    nt ont été définis à la fin du XIXe siècle. La question de leur actualisation ne peut donc manquer d’être posée, du fait des transformations
    de l’école, de l’évolution de la notion de citoyenneté à l’heure de l’Europe, de la complexité des appartenances identitaires et du bouleversement des industries éducatives par le numérique.
    la réflexion sur le manuel revêt un caractère d’urgence. Mais
    elle s’inscrit nécessairement dans le temps long de
    l’école : celui de la maturation de l’élève,
    de la consolidation des apprentissages, de la succession des générations d’enseignants, de l’évolution des champs disciplinaires, du temps d’évaluation des expérimentations, et du rythme de transformation propre à une organisation
    aussi vaste et nombreuse que l’éducation nationale.
    C’est pourquoi, à court et moyen terme, on peut faire l’hypothèse que le manuel scolaire va rester un outil indispensable, quel que soit son support et quelles que soient ses adaptations futures. D’ailleurs, ses contenus et sa forme ont déjà beaucoup évolué. Les manuels se sont
    enrichis, illustrés et complexifiés, du fait des possibilités techniques et des besoins
    pédagogiques : par exemple, l’illustration occupe jusqu’à 50 % de leur surface, même si cette
    illustration obéit à des contraintes de maquettage
    plus qu’à des besoins pédagogiques. Le
    phénomène d’adaptation est ancien : l’école a toujours été attentive aux bénéfices
    pédagogiques que les nouvelles techniques pouvaient
    apporter. Voici plusieurs décennies que
    des outils et ressources pédagogiques, radio, diapositives, télévision, cassettes, CD-Rom,calculatrices, sont venus s’ajouter, sans s’y substituer, à la panoplie traditionnelle de l’édition
    scolaire, et plus longtemps encore que le manuel es
    t environné d’outils satellitaires (atlas,
    dictionnaires, éditions classiques, annales…) que l
    es élèves se procurent, à la demande

    Au demeurant, si la question du manuel est importante, il faut la situer à sa juste place. On ne
    peut attendre du seul manuel, miroir plutôt que levier de transformation, qu’il modifie
    profondément la pédagogie. Par son mode d’élaboration et de sélection, il a tendance à
    conforter la tradition, et il n’introduit que prudemment l’innovation. Rédigé le plus souvent
    par des enseignants, et choisi par eux, il doit se
    conformer à la demande majoritaire et il est
    souvent le fruit d’un compromis entre changement et
    continuité. Il faut aussi tenir compte du
    temps nécessaire à l’appropriation de nouveaux programmes. Enfin, l’histoire des outils
    éducatifs montre qu’ils ne modélisent pas les pratiques, mais sont réinvestis par les
    enseignants au service de leurs pratiques et de leurs objectifs.

    Le support papier garde bien des avantages, en termes de maniabilité, de solidité, de coût, de
    sécurité, de facilité d’utilisation, comparés à la
    situation actuelle des livres numériques.
    L’observation des évolutions à l’étranger, l’analyse des expérimentations en cours sur le
    manuel numérique et l’écoute des différents acteurs
    concernés en France, éditeurs,
    pédagogues, parents, élèves
    7
    …, peuvent laisser penser que la page du manuel imprimé n’est
    pas encore tournée, pas plus que celle du livre, et
    qu’il faut raisonner en termes de
    complémentarité plus que de concurrence et de substitution
    8
    . L’histoire du livre montre
    d’ailleurs que le rouleau et le codex ont coexisté
    pendant quatre siècles, avant que ce dernier
    ne l’emporte.
    Mais la part du numérique est appelée à croître. Certaines évolutions peuvent être brutales,
    comme le prouve le basculement de secteurs tels que
    les encyclopédies, ou l’édition
    technique, juridique et scientifique. Aujourd’hui,
    la lecture de livres sur écran est une réalité
    pour 4 % seulement des Français, mais 16 % pensent
    le faire à l’avenir, et 40 % des
    adolescents

    • La vraie question est celle du rythme d’accession à la connaissance générale . J’étais professeur en 1963 au Tchad où il n”y avait que 3 lycées fréquentés surtout par des étrangers . L’alphabétisation en arabe et en français se développe . La première école primaire date de 1910 à Mao , le premier Tchadien bréveté de 1936 .Faut-il encore accélérer l’accès à l’érudition par la fourniture de manuels de sciences et de mathématiques . Je le crois . On verra dans quelques décennies des éditions de manuels d’enseignement du second degré et ce sera formidable . mais , il ne faut pas sauter les étapes .Aujourd’hui , les classes de collège et de lycée ont en moyenne plus de 50 élèves et il n’y a pas 5 manuels par matière et par niveau .On pourrait décider
      de fournir des manuels neufs non spécifiques à l’Afrique . Mais , on ne le fait pas . alors , il est permis de suppléer à ce manque de volonté politique .

  2. Etant donné le budget nécessaire pour envoyer des manuels, il est plus judicieux de collecter de l’argent et de l’utiliser pour l’achat de manuels sur place (ce qui a également un intérêt pour le commerce local). Ceci est basé sur mon expérience en pays Dogon. Par ailleurs, l’électricité est souvent loin d’être généralisée, d’où le pb des ordinateurs! A moins qu’ils ne soient solaires (possible mais onéreux).
    Les anciens manuels, c’est mieux que rien – j’entends bien-, mais si les sc dures n’ont pas de “couleur”, il n’en va pas de même pour le frs, l’hist et la géo! je connais de nombreux petits africains qui ont appris “nos ancêtres les gaulois”!…

  3. bonjour,
    ce don de nos manuels usagés pose réellement question.
    Le département d’Ille et Vilaine a fait une réunion aux associations de solidarité internationale pour mener une réflexion à ce sujet, et nous encourager vivement à acheter des manuels sur place. Plusieurs associations intervenant à Madagascar se sont regroupées pour faire travailler l’éditrice malgache Marie Michelle de Prediff- Editions Jeunes malgaches.Les livres sont chers (pas d’industrie du papier à Madagascar) mais cela permet de faire travailler l’édition locale, les dessinateurs etc tout un monde qui a besoin de travailler.Cela permet surtout aux jeunes d’avoir des ouvrages dans leur langue (ou en franco malgache) et dans leur culture. Nous avons été témoins que ces livres “sortent”des bibliothèques , ce qui n’est pas le cas des livres issus du “désherbage” français ou d’ailleurs…(ce qui permet à certains de dire que les malgaches n’aiment pas lire …mais pourquoi liraient ils ce que nos jeunes ne veulent plus lire ou nos vieux manuels non adaptés à leurs programmes ? les pays pauvres doivent ils continuer à recevoir nos fripes et nos vieux manuels? dans le collectif Madagascar 35, nous avons fait le choix de monter des opérations (certains récupèrent les vieux papiers)pour avoir de l’argent et acheter localement.Je suppose que dans tous les pays, il existe des éditeurs, illustrateurs etc…qui ne demandent qu’à travailler et à partager leur culture avec leurs concitoyens ! solidairement Michelle

    • Non , nous n’avons pas de contact en Isère .

      Les remarques concernant le livre et l’édition de manuels ne concerne pas le Tchad au niveau des niveaux de 6, 5è jusqu’à la terminale . Il a été édité des manuels (une dizaine et à trop faible tirage pou rle primaire . Le budget nécéssaire pour envoyer des manuels à 500 000 élèves de secondaire serait très important , qu’ils soient usagés ou neufs . Il serait aussi important si l’éditeur était ailleurs qu’au tTchad , à Dakar par exemple .Intéresons nous à la réalité des régions bordant le Moyen Chari au Tchad . Un manuel qui présente le théorème de Pythagore n’es ten rien une ordure . Il aurait fait 4 fois plus d’années d’usage en son pays d’origine si on l’avait voulu .

      Madagascar est une ile avec une certaine homogénéité qui permet des éditions en langue majoritaire . Ce n’est pas du tou tle cs au Tchad où l’on n’écrit pratiquement pas l’arabe vernaculaire compris par la majorité , mais de l’&rabe littéraire extrêmement peu compris dans la partie sud du Tchad qui parle plusieurs langues Sara et d’autres encore .

  4. Comment vous faire parvenir des livres de lycée qui sont actuellement dans le Loiret à Courtenay? Avez-vous un point de récupération dans ce secteur où sur Paris?

  5. Bonjour ,

    Quels sont les points de dépôts en Normandie (la basse: manche , orne, calvados), ”Des regroupements peuvent être envisagés dans les chefs lieux de régions . ” merci de nous les indiquer.
    Catherine

  6. Je travaille à cette suppléance de l’éducation nationale tchadienne depuis 1992 , date de mon expulsion du Tchad pour activité non-violente . Je travaillais au renouveau de l’enseignement de la récitation et du chant . J’ai édité mais à 1500 exemplaires un recueil pour le cours préparatoire avec quelques textes en langues du pays . J’ai voulu rester en contact avec la jeunesse de ce pays en la servant et en lui fournissant des manuels scolaires , sachant la grande pénurie ces années-là dans la capitale . J’ai vu des livres édités avec le secours de la France . Au cours élémentaire , il était à la gloire du dictateur Hissène Habré et de l’UNIR , son parti . Il y avait un livre d’éducation civique de Magnard à la gloire du dictateur . Depuis , des livres scolaires ont été édités dans quelques langues . Les premiers étaient destinés à la lutte contre le sida . Actuellement , la commission de curricula travaille sur une dizaine de livres . Je pense qu’il s’agit en collège d’histoire , de géographie et de français . en Afrique , il y a des livres de maths qui son tdes copiés collés des livres métropolitains et ils sont édités en nombre très restreint .

  7. Bonjour,
    Y-a-t-il un point de dépôt dans le Nord-Pas-de-Calais?
    Les livres de l’école élémentaire vous intéressent-ils?
    Merci

  8. Les manuels scolaires ont déjà fait couler beaucoup d’encre (sans compter celle qui fut nécessaire pour les imprimer). On a beaucoup écrit sur les différentes conceptions de l’histoire qu’on peut y trouver, sur l’équilibre entre les différentes composantes de la société, sur les valeurs qu’ils transbahutent, sur le fait qu’ils pourraient brimer la créativité des enseignants et par là être un obstacle à leur professionnalisation, sur la nécessité de fournir aux élèves des manuels de qualité y compris d’un point de vue strictement formel, sur l’agrément des manuels en fonction des programmes, etc.
    Au bout du compte, il semble qu’on ait peu écrit à propos d’une question fondamentale : les manuels scolaires sont-ils efficaces ? Bien sûr, les spécialistes se sont posé la question, mais une particularité de celle-ci est qu’il est difficile d’y répondre… Comment en effet isoler l’effet du manuel scolaire qui n’est qu’un outil dans un attirail pédagogique ?
    Dans les pays en voie de développement, la question a fait l’objet de plusieurs études tant il est vrai que le manuel est perçu a priori comme étant un élément-clé pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement en fournissant, si possible à chaque élève, un outil susceptible de l’accompagner directement dans son apprentissage.
    -fournissent ainsi une synthèse de plusieurs études. Il apparaît que « la disposition personnelle d’un manuel par l’élève a un impact plus fort d’une part dans le domaine de la langue (lecture-grammaire) que dans celui des mathématiques et d’autre part dans les premières années du cycle primaire que vers la fin du cycle.. À côté de cet impact individuel, les auteurs notent « la possibilité d’un effet collectif ou contextuel. (…) Plus la proportion d’élèves qui disposent d’un livre est grande, plus en moyenne, chaque élève profite d’un contexte favorable aux acquisitions, même pour les élèves qui ne possèdent pas personnellement le manuel puisqu’il s’agit d’un effet contextuel. » Une explication proposée à cet effet collectif est le partage du manuel entre élèves, mais les auteurs privilégient une explication plus pédagogique : « Lorsqu’il y a peu de manuels, le maître conserve une pédagogie relationnelle fondée sur le tableau et la craie, alors que lorsque le nombre des élèves ayant un manuel augmente, il est incité à utiliser une pédagogie différente dans laquelle il y a progressivement substitution du tableau et de l’oral collectif vers le manuel et le travail individuel. Il est probable que ce dernier « style » soit plus efficace ; le manuel aurait donc un rôle catalytique au-delà de son rôle technique spécifique »
    Les études pour les pays occidentaux sont plus rares, voire inexistantes, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’indicateurs. Il semblerait par exemple qu’en Communauté française de Belgique, huit élèves du primaire sur dix n’ont pas de manuels, alors qu’en Flandre, ceux-ci sont quasiment présents en permanence. On sait aussi que les résultats des élèves flamands aux épreuves PISA sont largement supérieurs à ceux des élèves francophones, même si ce constat doit être nuancé pour des raisons tant socio-économiques que culturelles ou pédagogiques On pourrait en déduire que cette efficacité du système éducatif flamand est dû au large usage du manuel scolaire, mais ce serait en réalité aller un peu vite en besogne. Il y a plus que vraisemblablement d’autres facteurs qui interviennent. Même si le manuel scolaire expliquait une part de l’efficacité du système éducatif, ce serait certainement en interaction avec d’autres facteurs.
    Il existe aussi des études qui ne portent pas directement sur les manuels scolaires, mais qui considèrent la présence de ceux-ci comme une des variables explicatives de la part de variance de l’efficacité pédagogique dans un domaine donné. Ainsi, les résultats d’une étude réalisée en 1996 sur le niveau de maîtrise de la lecture en 2e année primaire en Communauté française de Belgique apportent des données intéressantes, même si elles ne constituent pas son information principale . Le but premier de cette étude était de constituer un échantillon aussi représentatif que possible de la diversité des conditions d’enseignement que l’on rencontre dans une zone géographique limitée tant au point de vue de l’origine sociale des élèves qu’à celui des méthodes d’enseignement de la lecture. Deux tests standardisés ont été proposés en présence de l’enseignant dans le contexte de la classe : une épreuve de décodage (identifier si un mot écrit correspond ou non à l’image qui lui est associée) et une épreuve de compréhension écrite (choisir parmi 4 images celle qui correspond à un énoncé écrit). Les analyses réalisées ont montré que des écoles géographiquement très proches l’une de l’autre – toutes situées dans un rayon de 10 km – enregistraient des rendements très différents en lecture, tant en décodage qu’en compréhension écrite. De plus et contrairement à une opinion fort répandue, cette hétérogénéité n’était pas liée uniquement à des différences de recrutement des élèves, mais aussi à l’inégale qualité de l’enseignement de la lecture dispensé dans les classes. Ainsi, certaines classes accueillant un public socialement et linguistiquement très défavorisés (enfants de migrants issus de milieux modestes et dont la langue parlée à la maison n’est pas le français) obtenaient d’excellents résultats qui pouvaient s’expliquer par le fait que les enseignants utilisaient principalement une « méthode phonique » de l’enseignement de la lecture avec une place importante réservée au décodage (enseignement progressif et systématique des règles de correspondance lettres-sons). À l’inverse, plusieurs classes accueillant des élèves socialement et culturellement privilégiés enregistraient des résultats très médiocres, pour ne pas dire catastrophiques, que l’on pouvait attribuer à une « approche idéovisuelle » de la lecture, centrée presque exclusivement sur des activités de recherche de sens et d’anticipation dans des situations fonctionnelles de lecture, sans enseignement explicite des règles de décodage. Ces résultats ont depuis lors été confirmés par plusieurs recherches [EHRI, NUNES, STAHL & WILLOWS, 01 ; GOIGOUX, ]. Les analyses de régression réalisées dans cette étude apportaient une information intéressante qui a été peu exploitée : les enseignants qui utilisaient un manuel scolaire ou un guide méthodologique obtenaient des résultats nettement supérieurs à leurs collègues qui organisaient les activités de lecture sans cet outil de référence (différence significative à 0,0001 aux deux épreuves). De même, les élèves qui apprenaient à lire à l’aide d’un manuel scolaire obtenaient un rendement supérieur en lecture lorsqu’on les comparait aux élèves qui ne disposaient pas de ce type de matériel (Scores moyens de 80,23 vs 67,65 en compréhension ; de 22,21 vs 18,17 en décodage ; différence significative à 0,0001 aux deux épreuves). Cette variable était en réalité celle qui avait le plus grand pouvoir explicatif dans les analyses de régression multiple. Par exemple, pour la variable « Décodage », l’utilisation par l’élève d’un manuel scolaire expliquait à elle seule 17,8% de la variance, alors que la profession du père et/ou de la mère n’en expliquait que 6,7%, que le sexe de l’élève n’en expliquait que 2,3% et que des variables comme la nationalité ou la langue parlée à la maison étaient non significatives.
    Une autre étude, portant directement sur les conditions de choix et d’utilisation des manuels scolaires, a été initiée par l’IUFM de Paris et l’association SAVOIR LIVRE. De 1995 à 1999, tous les élèves de 63 classes de CP au CM2, à Paris, en Île-de-France et en province, ont été dotés et ont utilisé des manuels et des cahiers d’exercices choisis par leurs enseignants. Les constats exprimés par les enseignants au terme de l’expérience sont significatifs

    • Il n’y a pas de point de dépôt hors du département de la Manche en ce moment et je ne connais pas de collectes dans votre région sauf peut-être à Thonon-les Bains .

  9. Bonjour,
    Je travaille actuellement dans un collège et nous souhaitons nous séparer de manuels.
    Êtes vous intéresser? si oui, y a t-il un point de dépôt dans l’Aquitaine?
    Merci de votre réponse

  10. Nous enverrons un conteneur de 22 000 manuels de collège et de lycée au mois de Septembre .Cela correspond dans le Moyen Chari au Tchad à bien plus que ce qui s’est passé en France avec la généralisation du manuel scolaire vers 1850 Le début de l’alphabétisation date de moins d’un siècle et la première école avec alphabet latin au Tchad date de 1910 . Il s’agit d’un bouleversement , du passage très brusque de la culture uniquement orale à la culture majoritairement écrite . Cela nous demande beaucoup de précaution . Les manuels serviront essentiellement aux professeurs des 250 établissements secondaires et aux élèves d’une dizaine d’établissements beaucoup plus favorisés . Peut-être se trouvera t il un établissement où chaque élève disposera d’un manuel dans chacune des 5 matières . Actuellement , le gouvernement tchadien n’édite de manuels que dans le primaire . Il n’en éditait aucun il y a 20 ans .

  11. Bonjour,
    j’ai 600 livres de Géographie de Seconde à donner .
    ils ont 6 ans et sont en bon état.
    Nous sommes à Valence 26 dans la Drome.
    contactez moi si intéressé.
    Jluc

    • Cher Jluc, nous sommes une jeune association en phase de démarrage et nous sommes très intéressé par tout type de manuel scolaire. Notre objectif est de les rendre disponible pour les écoliers vivant en Afrique Francophone. Merci de bien vouloir nous indiquer si vos manuels sont encore disponible.
      Cordialement,
      Elie David

      • Bonjour elie,
        Les manuels évoqués en juillet 2016 ne sont plus disponibles, mais j aurais d autres livres disponibles en juillet 2017 (la liste sera définie vers mi juin)
        Svp prendre contact de ma part via le formulaire sur le site www point peep-valence point fr

  12. Bonjour, j’habite Monaco et j’ai beaucoup délivrés scolaires, dictionnaires et même des fournitures à donner.
    Je voulais savoir si cela vous intéresse et si oui m’indiquer la marche à suivre pour les vous les faire parvenir.
    Cordialement,
    Mme Vivalda Viviane

    • Cher Madame Vivalda Viviane, nous sommes une jeune association en phase de démarrage et nous sommes très intéressé par tout type de manuel scolaire. Notre objectif est de les rendre disponible pour les écoliers vivant en Afrique Francophone. Merci de bien vouloir nous indiquer si vos manuels sont encore disponible.
      Cordialement,
      Elie David

  13. Nous pensions essentiellement qu’il n’était pas possible d’améliorer les performances dans les tâches hautement cognitives et nous avons été stupéfaits de trouver pareils résultats.»

  14. Bonjour, mon college s’aprète a detruite 600 livres. Je cherche une associaiton sur la saone et loire ou le nord rhone.
    Quelqu’un a t il une piste? merci

    • Bonjour
      Nous sommes une jeune association en phase de démarrage et nous sommes très intéressé par tous types de manuels scolaires. Notre objectif est de les rendre disponible pour les écoliers vivant en Afrique Francophone. Merci de bien vouloir nous indiquer si vos manuels sont encore disponible.
      Cordialement,
      Elie David

      • Bonjour,
        Nous sommes un jeune couple actif venant de terminer ses études supérieures. Nous avons gardé nos manuels scolaires datant du lycée et nous souhaiterions en faire don.
        Nous disposons de livres de Première et Terminale S en bon état.
        Seriez-vous intéressé?
        Cordialement,
        Justine

      • Bonjour Elie David,

        Je dispose d’un certains nombre de manuels scolaires, du CP à la Terminale, certains en série. Ils sont pour la plupart des années 90 et 2000.
        Si cela vous intéresse, vous pouvez me contacter.

        Stéphanie E.

  15. Bonjour,

    J’ai des manuels concernant l’école élémentaire.
    J’habite dans le Pas de Calais si vous êtes intéressés…

    Carolle

  16. Bonjour,

    Je tiens à préciser que mes manuels d’école primaire (maternelle + élémentaire) sont destinés à l’enseignant.

    Cordialement
    Carolle

  17. Bonjour,
    J’ai de nombreux manuels scolaires de collège ( mise en place des nouveaux programmes). Avez vous un point de collecte dans le pas de Calais?
    Merci
    Catherine

  18. Bonjour,
    Je suis en possession de quelques livres scolaires dont je n’ai plus l’utilité

    Voici les références
    – SVT 6e – Bordas 2011
    – SVT 5e – Bordas 2013
    – Histoire géographie 6e – Belin 2010
    – Histoire géographie 5e – Bordas 2010
    – Histoire géographie 4e – Bordas 2011
    – Histoire géographie 3e – Nathan 2012

    Il y a 10 exemplaires de chaque et sont dans un état correct.

    Je recherche soit un point de collecte relativement proche
    ou toute personne intéressée contre bon soin…
    Je suis sur le secteur Arras/Douai/Valenciennes

    Carole

  19. au moment où vous avez des livres qui sûrement ne vous sont pas utiles. je dirige un Collège d’Enseignement secondaire au Cameroun qui compte une trentaine d’élèves par classe. Dans cet établissement, aucune classe ne dispose de plus de trois livres par matières. En plus, je suis responsable éducatif d’un Orphelinat qui encadre une cinquantaine d’enfants en détresse, trouver des parrains n’est d’abord pas aisé en Afrique, ce sont des partenaires italiens qui nous soutiennent; améliorer leurs résultats scolaires sans manuels est encore plus compliqué. comment faire pour acquérir ces livres qui vous êtes presque déjà encombrants?

    • Bonjour, je dispose de quelques livres scolaires à vous fournir. Comment procéder ? Avez-vous des points de collecte sur Toulouse ou Montpellier ou Lyon ?
      Merci

  20. Bonjour, je travaille dans un collège privé sous contrat proche de Paris (à coté de la défense) et nous souhaitons nous débarrasser de pas mal de manuels. Il y en a pour tout les niveaux et dans différent domaine (histoire-géo, math, français, physique chimie, anglais…). Avez vous un point de collecte sur Paris ou ça banlieue?
    Si cela vous intéresse je vous établirai la liste de ce que nous avons.
    G. ANDRE

  21. bonjour
    continuons à déverser nos “frippes” et nos vieux manuels scolaires sur l’Afrique et Madagascar (que je connais mieux) Cela les aide “beaucoup” et ne détruit pas le commerce local du tout …tout comme nos poulets de chair ont “tué” les poulets locaux plus chers ! et tout cela avec la meilleure des consciences puisqu’on donne et que cela ne nous sert plus . Si ce n’est pas leur programme scolaire ni leur langue tant pis ! et si tous ces “beaux” livres restent des années sur les étagères , cela nous permettra de dire que les Africains ou les Malgaches n’aiment pas lire (comme je l’entends parfois dire … )ça c’est de la vraie solidarité !!! michelle.chaudron@wanadoo.fr

  22. Notre groupe de la Manche de l’AGIR ABCD , association générale d’intervenants retraités pour aider à la coopération et au développement a envoyé pour la 3ème année consécutive un lot de 25 000 manuels de collège et lycée en maths, physique , biologie , anglais , grammaire française et littérature à 3 capitales régionales du Tchad (Sarh , Bessada et Doba ) en 20015,2016 et 2018 . Elle projette de renouveler cette intervention pour Pala . Chaque région est peuplée de 500 000 à un million d’habitants . L’arrivée de ce conteneur de 25 000 peut doubler le nombre de manuels disponibles et pourtant les 50 000 à 200 000 élèves de chaque région n’en auront pour autant pas un . J’apprécie beaucoup la contribution de Mandelkom . Au Tchad , la réflexion est menée par les Tchadiens et il y a des manuels édités sur place : ils ne concernent que le primaire . bien sûr , il manque de manuels d’histoire , de géographie , de littérature africaine propres à chaque niveau de l’enseignement moyen ou secondaire . Il faudrait y consacrer des études et des moyens éditoriaux . Ils ne sont pas de la compétence de notre groupe départemental d’AGIR ABCD . Nous avons entre 65 et 84 ans . Il n’est pas question de déverser nos frippes . Notre visage est déjà assez frippé comme cela . Il est question de faire comme le colibri , notre part et de donner à un livre l’opportunité d’être deux fois plus lu au Tchad qu’il ne l’a été en France . Cela a beau être de la valorisation de rebut , c’est mieux encore que de le recycler en en faisant de la pâte à papier après déchiquetage comme l’opération Veolia/ Belin qui a reçu le soutien de l’ADEME .Nous avons un site Facebook “Manuels pour le Tchad ” sous mon autorité “Les manuels scolaires ont déjà fait couler beaucoup d’encre (sans compter celle qui fut nécessaire pour les imprimer). On a beaucoup écrit sur les différentes conceptions de l’histoire qu’on peut y trouver, sur l’équilibre entre les différentes composantes de la société, sur les valeurs qu’ils transbahutent, sur le fait qu’ils pourraient brimer la créativité des enseignants et par là être un obstacle à leur professionnalisation, sur la nécessité de fournir aux élèves des manuels de qualité y compris d’un point de vue strictement formel, sur l’agrément des manuels en fonction des programmes, etc.
    Au bout du compte, il semble qu’on ait peu écrit à propos d’une question fondamentale : les manuels scolaires sont-ils efficaces ? Bien sûr, les spécialistes se sont posé la question, mais une particularité de celle-ci est qu’il est difficile d’y répondre… Comment en effet isoler l’effet du manuel scolaire qui n’est qu’un outil dans un attirail pédagogique ?
    Dans les pays en voie de développement, la question a fait l’objet de plusieurs études tant il est vrai que le manuel est perçu a priori comme étant un élément-clé pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement en fournissant, si possible à chaque élève, un outil susceptible de l’accompagner directement dans son apprentissage.
    -fournissent ainsi une synthèse de plusieurs études. Il apparaît que « la disposition personnelle d’un manuel par l’élève a un impact plus fort d’une part dans le domaine de la langue (lecture-grammaire) que dans celui des mathématiques et d’autre part dans les premières années du cycle primaire que vers la fin du cycle.. À côté de cet impact individuel, les auteurs notent « la possibilité d’un effet collectif ou contextuel. (…) Plus la proportion d’élèves qui disposent d’un livre est grande, plus en moyenne, chaque élève profite d’un contexte favorable aux acquisitions, même pour les élèves qui ne possèdent pas personnellement le manuel puisqu’il s’agit d’un effet contextuel. » Une explication proposée à cet effet collectif est le partage du manuel entre élèves, mais les auteurs privilégient une explication plus pédagogique : « Lorsqu’il y a peu de manuels, le maître conserve une pédagogie relationnelle fondée sur le tableau et la craie, alors que lorsque le nombre des élèves ayant un manuel augmente, il est incité à utiliser une pédagogie différente dans laquelle il y a progressivement substitution du tableau et de l’oral collectif vers le manuel et le travail individuel. Il est probable que ce dernier « style » soit plus efficace ; le manuel aurait donc un rôle catalytique au-delà de son rôle technique spécifique »
    Les études pour les pays occidentaux sont plus rares, voire inexistantes, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’indicateurs. Il semblerait par exemple qu’en Communauté française de Belgique, huit élèves du primaire sur dix n’ont pas de manuels, alors qu’en Flandre, ceux-ci sont quasiment présents en permanence. On sait aussi que les résultats des élèves flamands aux épreuves PISA sont largement supérieurs à ceux des élèves francophones, même si ce constat doit être nuancé pour des raisons tant socio-économiques que culturelles ou pédagogiques On pourrait en déduire que cette efficacité du système éducatif flamand est dû au large usage du manuel scolaire, mais ce serait en réalité aller un peu vite en besogne. Il y a plus que vraisemblablement d’autres facteurs qui interviennent. Même si le manuel scolaire expliquait une part de l’efficacité du système éducatif, ce serait certainement en interaction avec d’autres facteurs.
    Il existe aussi des études qui ne portent pas directement sur les manuels scolaires, mais qui considèrent la présence de ceux-ci comme une des variables explicatives de la part de variance de l’efficacité pédagogique dans un domaine donné. Ainsi, les résultats d’une étude réalisée en 1996 sur le niveau de maîtrise de la lecture en 2e année primaire en Communauté française de Belgique apportent des données intéressantes, même si elles ne constituent pas son information principale . Le but premier de cette étude était de constituer un échantillon aussi représentatif que possible de la diversité des conditions d’enseignement que l’on rencontre dans une zone géographique limitée tant au point de vue de l’origine sociale des élèves qu’à celui des méthodes d’enseignement de la lecture. Deux tests standardisés ont été proposés en présence de l’enseignant dans le contexte de la classe : une épreuve de décodage (identifier si un mot écrit correspond ou non à l’image qui lui est associée) et une épreuve de compréhension écrite (choisir parmi 4 images celle qui correspond à un énoncé écrit). Les analyses réalisées ont montré que des écoles géographiquement très proches l’une de l’autre – toutes situées dans un rayon de 10 km – enregistraient des rendements très différents en lecture, tant en décodage qu’en compréhension écrite. De plus et contrairement à une opinion fort répandue, cette hétérogénéité n’était pas liée uniquement à des différences de recrutement des élèves, mais aussi à l’inégale qualité de l’enseignement de la lecture dispensé dans les classes. Ainsi, certaines classes accueillant un public socialement et linguistiquement très défavorisés (enfants de migrants issus de milieux modestes et dont la langue parlée à la maison n’est pas le français) obtenaient d’excellents résultats qui pouvaient s’expliquer par le fait que les enseignants utilisaient principalement une « méthode phonique » de l’enseignement de la lecture avec une place importante réservée au décodage (enseignement progressif et systématique des règles de correspondance lettres-sons). À l’inverse, plusieurs classes accueillant des élèves socialement et culturellement privilégiés enregistraient des résultats très médiocres, pour ne pas dire catastrophiques, que l’on pouvait attribuer à une « approche idéovisuelle » de la lecture, centrée presque exclusivement sur des activités de recherche de sens et d’anticipation dans des situations fonctionnelles de lecture, sans enseignement explicite des règles de décodage. Ces résultats ont depuis lors été confirmés par plusieurs recherches [EHRI, NUNES, STAHL & WILLOWS, 01 ; GOIGOUX, ]. Les analyses de régression réalisées dans cette étude apportaient une information intéressante qui a été peu exploitée : les enseignants qui utilisaient un manuel scolaire ou un guide méthodologique obtenaient des résultats nettement supérieurs à leurs collègues qui organisaient les activités de lecture sans cet outil de référence (différence significative à 0,0001 aux deux épreuves). De même, les élèves qui apprenaient à lire à l’aide d’un manuel scolaire obtenaient un rendement supérieur en lecture lorsqu’on les comparait aux élèves qui ne disposaient pas de ce type de matériel (Scores moyens de 80,23 vs 67,65 en compréhension ; de 22,21 vs 18,17 en décodage ; différence significative à 0,0001 aux deux épreuves). Cette variable était en réalité celle qui avait le plus grand pouvoir explicatif dans les analyses de régression multiple. Par exemple, pour la variable « Décodage », l’utilisation par l’élève d’un manuel scolaire expliquait à elle seule 17,8% de la variance, alors que la profession du père et/ou de la mère n’en expliquait que 6,7%, que le sexe de l’élève n’en expliquait que 2,3% et que des variables comme la nationalité ou la langue parlée à la maison étaient non significatives.
    Une autre étude, portant directement sur les conditions de choix et d’utilisation des manuels scolaires, a été initiée par l’IUFM de Paris et l’association SAVOIR LIVRE. De 1995 à 1999, tous les élèves de 63 classes de CP au CM2, à Paris, en Île-de-France et en province, ont été dotés et ont utilisé des manuels et des cahiers d’exercices choisis par leurs enseignants. Les constats exprimés par les enseignants au terme de l’expérience sont significatifs” avec des documents sur la collecte et la redistribution de ces manuels . J’aimerais que les Tchadiens participent à cette cyber@ction .Les manuels scolaires ont déjà fait couler beaucoup d’encre (sans compter celle qui fut nécessaire pour les imprimer). On a beaucoup écrit sur les différentes conceptions de l’histoire qu’on peut y trouver, sur l’équilibre entre les différentes composantes de la société, sur les valeurs qu’ils transbahutent, sur le fait qu’ils pourraient brimer la créativité des enseignants et par là être un obstacle à leur professionnalisation, sur la nécessité de fournir aux élèves des manuels de qualité y compris d’un point de vue strictement formel, sur l’agrément des manuels en fonction des programmes, etc.
    Au bout du compte, il semble qu’on ait peu écrit à propos d’une question fondamentale : les manuels scolaires sont-ils efficaces ? Bien sûr, les spécialistes se sont posé la question, mais une particularité de celle-ci est qu’il est difficile d’y répondre… Comment en effet isoler l’effet du manuel scolaire qui n’est qu’un outil dans un attirail pédagogique ?
    Dans les pays en voie de développement, la question a fait l’objet de plusieurs études tant il est vrai que le manuel est perçu a priori comme étant un élément-clé pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement en fournissant, si possible à chaque élève, un outil susceptible de l’accompagner directement dans son apprentissage.
    -fournissent ainsi une synthèse de plusieurs études. Il apparaît que « la disposition personnelle d’un manuel par l’élève a un impact plus fort d’une part dans le domaine de la langue (lecture-grammaire) que dans celui des mathématiques et d’autre part dans les premières années du cycle primaire que vers la fin du cycle.. À côté de cet impact individuel, les auteurs notent « la possibilité d’un effet collectif ou contextuel. (…) Plus la proportion d’élèves qui disposent d’un livre est grande, plus en moyenne, chaque élève profite d’un contexte favorable aux acquisitions, même pour les élèves qui ne possèdent pas personnellement le manuel puisqu’il s’agit d’un effet contextuel. » Une explication proposée à cet effet collectif est le partage du manuel entre élèves, mais les auteurs privilégient une explication plus pédagogique : « Lorsqu’il y a peu de manuels, le maître conserve une pédagogie relationnelle fondée sur le tableau et la craie, alors que lorsque le nombre des élèves ayant un manuel augmente, il est incité à utiliser une pédagogie différente dans laquelle il y a progressivement substitution du tableau et de l’oral collectif vers le manuel et le travail individuel. Il est probable que ce dernier « style » soit plus efficace ; le manuel aurait donc un rôle catalytique au-delà de son rôle technique spécifique »
    Les études pour les pays occidentaux sont plus rares, voire inexistantes, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’indicateurs. Il semblerait par exemple qu’en Communauté française de Belgique, huit élèves du primaire sur dix n’ont pas de manuels, alors qu’en Flandre, ceux-ci sont quasiment présents en permanence. On sait aussi que les résultats des élèves flamands aux épreuves PISA sont largement supérieurs à ceux des élèves francophones, même si ce constat doit être nuancé pour des raisons tant socio-économiques que culturelles ou pédagogiques On pourrait en déduire que cette efficacité du système éducatif flamand est dû au large usage du manuel scolaire, mais ce serait en réalité aller un peu vite en besogne. Il y a plus que vraisemblablement d’autres facteurs qui interviennent. Même si le manuel scolaire expliquait une part de l’efficacité du système éducatif, ce serait certainement en interaction avec d’autres facteurs.
    Il existe aussi des études qui ne portent pas directement sur les manuels scolaires, mais qui considèrent la présence de ceux-ci comme une des variables explicatives de la part de variance de l’efficacité pédagogique dans un domaine donné. Ainsi, les résultats d’une étude réalisée en 1996 sur le niveau de maîtrise de la lecture en 2e année primaire en Communauté française de Belgique apportent des données intéressantes, même si elles ne constituent pas son information principale . Le but premier de cette étude était de constituer un échantillon aussi représentatif que possible de la diversité des conditions d’enseignement que l’on rencontre dans une zone géographique limitée tant au point de vue de l’origine sociale des élèves qu’à celui des méthodes d’enseignement de la lecture. Deux tests standardisés ont été proposés en présence de l’enseignant dans le contexte de la classe : une épreuve de décodage (identifier si un mot écrit correspond ou non à l’image qui lui est associée) et une épreuve de compréhension écrite (choisir parmi 4 images celle qui correspond à un énoncé écrit). Les analyses réalisées ont montré que des écoles géographiquement très proches l’une de l’autre – toutes situées dans un rayon de 10 km – enregistraient des rendements très différents en lecture, tant en décodage qu’en compréhension écrite. De plus et contrairement à une opinion fort répandue, cette hétérogénéité n’était pas liée uniquement à des différences de recrutement des élèves, mais aussi à l’inégale qualité de l’enseignement de la lecture dispensé dans les classes. Ainsi, certaines classes accueillant un public socialement et linguistiquement très défavorisés (enfants de migrants issus de milieux modestes et dont la langue parlée à la maison n’est pas le français) obtenaient d’excellents résultats qui pouvaient s’expliquer par le fait que les enseignants utilisaient principalement une « méthode phonique » de l’enseignement de la lecture avec une place importante réservée au décodage (enseignement progressif et systématique des règles de correspondance lettres-sons). À l’inverse, plusieurs classes accueillant des élèves socialement et culturellement privilégiés enregistraient des résultats très médiocres, pour ne pas dire catastrophiques, que l’on pouvait attribuer à une « approche idéovisuelle » de la lecture, centrée presque exclusivement sur des activités de recherche de sens et d’anticipation dans des situations fonctionnelles de lecture, sans enseignement explicite des règles de décodage. Ces résultats ont depuis lors été confirmés par plusieurs recherches [EHRI, NUNES, STAHL & WILLOWS, 01 ; GOIGOUX, ]. Les analyses de régression réalisées dans cette étude apportaient une information intéressante qui a été peu exploitée : les enseignants qui utilisaient un manuel scolaire ou un guide méthodologique obtenaient des résultats nettement supérieurs à leurs collègues qui organisaient les activités de lecture sans cet outil de référence (différence significative à 0,0001 aux deux épreuves). De même, les élèves qui apprenaient à lire à l’aide d’un manuel scolaire obtenaient un rendement supérieur en lecture lorsqu’on les comparait aux élèves qui ne disposaient pas de ce type de matériel (Scores moyens de 80,23 vs 67,65 en compréhension ; de 22,21 vs 18,17 en décodage ; différence significative à 0,0001 aux deux épreuves). Cette variable était en réalité celle qui avait le plus grand pouvoir explicatif dans les analyses de régression multiple. Par exemple, pour la variable « Décodage », l’utilisation par l’élève d’un manuel scolaire expliquait à elle seule 17,8% de la variance, alors que la profession du père et/ou de la mère n’en expliquait que 6,7%, que le sexe de l’élève n’en expliquait que 2,3% et que des variables comme la nationalité ou la langue parlée à la maison étaient non significatives.
    Une autre étude, portant directement sur les conditions de choix et d’utilisation des manuels scolaires, a été initiée par l’IUFM de Paris et l’association SAVOIR LIVRE. De 1995 à 1999, tous les élèves de 63 classes de CP au CM2, à Paris, en Île-de-France et en province, ont été dotés et ont utilisé des manuels et des cahiers d’exercices choisis par leurs enseignants. Les constats exprimés par les enseignants au terme de l’expérience sont significatifs

  23. Bonjour ,
    y a – t-il un point de dépôt dans le Nord (ou Pas de Calais )
    J’ai des livres de Maths 2eme , 1ère , et terminale
    Ce sont des livres de Profs dont la plupart ont les solutions aux problèmes

  24. Bonjour, j’ai des manuels scolairescolaires lycée à donner. Ils date des 15 ans environ sont en bon état. Avez vous un lieu en Gironde pour les réceptionner svp.

  25. Bonne année Alain

    Merci pour 2018 !

    Je persiste dans l’entreprise de recyclage de manuels scolaires de second degré au profit des jeunes Tchadiens et Tchadiennes . En ce moment , à Doba au Logone au Tchad a lieu la redistribution de 25 000 envoyés en Janvier . En 2019 , ce sera peut-être le chant du cygne et le plus gros lot jamais collecté : 40 000 pour une quatrième région , la Tandjilé , 500 000 habitants qui accèdent à l’érudition en langue française . On peut souhaiter qu’ils accèdent à l’érudition en langue de leur région (4 langues principales et d’autres arabe et français qui sont nationales ou de minorités linguistiques .Je le souhaite aussi . Il n’est en mon pouvoir que de ne pas nuire à cet épanuoissement . Je participe à cette redistribution sur facebook . C’est sur une page dédiée que j’ai pu contacter l’inspecteur régional d’académie tchadien . Les cyberactions sont souhaitables .

    Continue!

    Serge

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