Journal des Bonnes Nouvelles du 14 février 2014

Ces quelques brèves éclaircies dans la grisaille de cet hiver marqué par les tempêtes à répétition doivent être une incitation à poursuivre et élargir nos mobilisations.

Joyeuse Saint Valentin à tous les amoureux de la planète.

6H00, Bayonne s'éveille

Décélération dans l’augmentation des surfaces OGM

Nous venons de recevoir le rapport de l’Isaaa sur les surfaces cultivées$ avec des variétés transgéniques en 2013. L’Isaaa annonce 175 millions d’hectares de PGM en 2013, soit une augmentation de 3%, sans préciser que cette augmentation est la plus faible depuis 1996. La décélération de cette augmentation est sensible depuis plusieurs années : 10,5% entre 2010 et 2011
8,1% entre 2011 et 2012
6,4% entre 2012 et 2013.

Certes, d’aucun diront que les PGM ont atteint un niveau de saturation, notamment le soja… mais si un enthousiasme était réellement là, d’autres pays entreraient dans la danse, d’autres plantes et d’autres modifications seraient autorisées et cultivées. Ce n’est pas le cas. Ainsi, par exemple le riz GM n’est toujours pas autorisé, la Chine n’entend pas se presser sur ce dossier. Les pommes de terre GM ont été autorisées mais n’ont jamais décollées.

L’Isaaa annonce 27 pays qui cultivent des PGM dans le monde… L’Isaaa ne signale pas qu’ils étaient 28 en 2012 et 29 en 2011. Mais surtout, parmi ces 27 pays, quatre (Etats-Unis, Brésil, Argentine et Canada) représentent “seulement” 83,2% des surfaces transgéniques mondiales..

De nombreuses autres informations manquent de contextualisation et de recul, faisant plus de ce rapport un outil de communication au services des industries semencières. Inf’OGM est sur le point de publier ses commentaires à ce rapport… mais d’ores et déjà citons-en deux passages significatifs :

L’Isaaa indique : “L’EMBRAPA, au Brésil, a aussi développé et obtenu, en recourant uniquement à des ressources nationales, des haricots résistants aux virus, une contribution importante à la viabilité”. Le développement d’un tel haricot transgénique est vrai mais ce haricot n’est toujours pas autorisé. Le dossier d’évaluation présente de nombreuses lacunes. Et le Brésil, qui cultive largement du soja et du maïs transgéniques, ne semble pas prêt à autoriser une plante GM destinée directement à l’alimentation humaine.

De même, quelques paragraphes plus loin, James Clive, rédacteur de ce rapport, écrit : “Le Portugal, la Tchéquie et la Slovaquie ont planté moins d’hectares de maïs biotechnologique qu’en 2012, ce qui est imputable, selon le rapport, aux pénibles procédures de déclaration de l’UE imposées aux agriculteurs”. Le lien logique entre les deux faits nous semble très ténu, pour ne pas dire inexistant. En effet, l’obligation de ces déclarations n’a pas freiné l’augmentation des
surfaces les années précédentes (notamment au Portugal et en République tchèque . Il est donc peu concevable qu’elle soit la cause de la diminution constatée aujourd’hui. La déception commerciale de la pomme de terre Amflora qui bien qu’autorisée en 2013 n’était pas cultivée, nous autorise à penser que cette explication n’est pas la bonne. Les PGM n’ont pas la cote dans l’Union européenne, comme l’a encore montré le vote du Conseil de l’UE par rapport à la demande d’autoriser à la culture le maïs TC1507 : 19 pays (sur 28) contre l’autorisation et seulement cinq pays en faveur de cette autorisation.

En attendant notre analyse détaillée du rapport, nous vous invitons à relire les deux articles que nous avons publié fin 2013 sur l’évolution des surfaces GM et des moratoires dans l’Union européenne.

L’évolution des cultures OGM et des moratoires en Europe entre 1998 et 2013 :
Cultures d’OGM dans l’UE : l’Espagne fait cavalier seul :

Nos analyses seront mise en ligne à l’adresse suivante :

Christophe Noisette Rédacteur en chef
05 55 31 21 33 06 28 27 33 91

Vote du règlement sur la commercialisation des semences par la Commission de l’agriculture du Parlement Européen

La Coordination Européenne Via Campesina appuie la volonté affirmée le 11 février par la Commission agricole du parlement européen de prendre le temps nécessaire à un examen approfondi de la proposition de réforme des législations semencières européennes. Il s’agit en effet d’un sujet qui concerne la souveraineté alimentaire, donc la société toute entière et non les seuls professionnels des semences qui ont été consultés jusqu’à présent.

Pour ECVC, il est nécessaire de garantir l’accès des agriculteurs et des jardiniers à toutes les semences paysannes disponibles. Il convient aussi de laisser plus de souplesse pour permettre à chaque pays d’adapter les règles Européennes aux besoins des agricultures paysannes locales, mais ni pour remettre en cause les droits des agriculteur-ices d’utiliser, d’échanger et de vendre leurs semences produites à la ferme, ni pour ouvrir le marché aux semences brevetées et génétiquement manipulées, comme voudrait le faire la commission avec le maïs MON 1507 (voir le vote du 10 Février du Conseil des ministres de l’Union Européenne).

ECVC appelle les parlementaires à rejeter aussi les autres propositions de règlement de la commission qui visent à privatiser le contrôle public des semences, de la santé des végétaux et des animaux, de la biosécurité et de l’ensemble de la chaîne alimentaire. Cette privatisation ne peut conduire qu’à la multiplication des scandales alimentaires au sein des grandes entreprises de production ou de distribution. Elle interdirait aussi toutes les productions paysannes et artisanales autonomes qui ne pourront pas respecter les normes industrielles et les obligations bureaucratiques des autocontrôles sous contrôle officiel, ni amortir leur coût.

Contact : Guy Kastler (FR) +33(0)603945721 / Andrea Ferrante (IT, FR, EN, ES) +393480189221
Bureau ECVC (En, Fr, Es, It, De) : +3222173112

La loi Vote blanc reconnu et comptabilisé votée. « Une loi à minima » dangereuse pour la Démocratie!

Les sénateurs ayant voté en deuxième lecture, sans modificationla propositionde loiprésentée par les centristes de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) visant à reconnaitre le vote blanc, le parlement a définitivement adopté la loi le mercredi 12 février.
 
Le texte va être promulgué par le président de la République dans les 15 jours. Pendant ce délai, le président peut demander un nouvel examen du texte et le Conseil constitutionnel peut être saisi pour vérifier qu’il n’est pas contraire à la Constitution. La loi entrera en vigueur après sa publication au Journal Officiel et des décretsd’application permettent sa mise en ½uvre.
 
L’association Blanc c’est exprimé en dehors de la satisfaction de voir le vote blanc reconnu ne se retrouve pas dans la loi votée qui va à l’encontre de sa démarche initiale qui était de voir cette expression prise en compte comme étant un suffrage exprimé.Cela pour lutter contre la montée des abstentions qui permettent l’émergence de courants minoritaires, xénophobes et racistes.
.
Cela pour redonner crédibilité et légitimité aux élus.
 
Elle ne peut s’associer à la satisfaction générale des médias, à ce qui aurait du être une conquête pour l’expression de la Démocratie. En effet l’association a prouvé par la réponse apportée à ses appels que le vote blanc pouvait ramener vers les urnes des électeurs qui en avaient abandonné le chemin.

Or en reconnaissant le vote blanc sans lui donner sa dimension réelle en terme de conséquences, les parlementaires ont tout simplement oublié (?) que l’appel d’air provoqué par la loi ne va pas servir l’objectif de Blanc c’est exprimé, souhaité par les citoyens, mais bien aller à son encontre.
 
 C’est, de plus, et c’est un élément à prendre en compte,une prime accordée à tous les partis et surtout aux  partis minoritaires extrémistes, xénophobes et racistes. 
 
En effet plus il y aura de votes blanc et plus celafera diminuer le pourcentage de suffrages exprimés qui servent de bases aux résultats définitifs et de facto cela donnera aux partis des pourcentages en augmentation !
 
Ce qui sera un plus pour le financement public des partis politiques…
 
La loi nouvelle loi ne s’appliquant pas à l’élection présidentielle cela enlève toute justification à la volonté de ne pas reconnaître le votre blanc comme étant un suffrage exprimé.
 
Le combat pour que cela devienne une réalité reste celui de l’Association citoyenne « non partisane » Blanc C’est Exprimé. »
 
Aujourd’hui, la loi votée lui apparaît comme une « victoire à la Pyrrhus !»…
 
 Saint-Brieuc le 13 février 2014                         
 
Gérard GAUTIER
Président Mouvement « BLANC C’EST EXPRIME »
18 rue de Penthièvre 22000 Saint-Brieuc   Téléphone ! 02.96.33.50.34
SITE : www.blanccestexprime.fr   COURRIEL : blanccestexprime@wanadoo.fr

Etude sur la consommation et les impacts de l’alimentation bio : lancement de BioNutriNet

Vous voulez savoir si manger bio ou conventionnel a des effets sur votre santé et sur l’environnement ? Participez à l’étude scientifique BioNutriNet, qui s’appuie sur des questionnaires en ligne, que tout citoyen peut remplir  mensuellement.*

Les mangeurs de produits bio sont-ils en meilleure santé que les autres? Sont-ils plus riches, ou simplement mieux informés que ceux qui ne mangent pas bio ? Ou alors les deux ? Ont-ils moins de risques d’avoir un cancer ou une maladie cardio-vasculaire ? Ce sont les questions auxquelles cherche à répondre l’équipe de recherche en épidémie nutrionnelle, qui lance ce 11 février le projet BioNutriNet.  Tous les citoyens disposant d’internet sont invités à participer à cette étude. Celle-ci a pour objet de voir s’il existe des liens entre consommation bio (ou conventionnelle) et divers caractéristiques: santé globale, mais aussi activité physique, profils nutritionnel (concentration de vitamines, sels minéraux, fer, etc. dans notre corps)
et toxicologique (concentration de pesticides), profil socio-démographique (âge, sexe, niveau d’éducation…), économique (personnes aisées ou pauvres) et psychologique (pense-t-on au futur
immédiat ou plus éloigné), ainsi que le risque de maladie chronique (cancer, maladie cardio-vasculaire, obésité, diabète, etc.). L’étude projette également d’évaluer l’impact environnemental des consommateurs, selon la provenance et le mode de production de leur alimentation.

*Des questionnaires mensuels et sécurisés*
Comment se passe l’étude si vous êtes volontaire? D’abord vous vous
inscrivez sur le site internet www.etude-nutrinet-sante.fr et remplissez un premier questionnaire détaillé sur vous : sexe, âge, taille, poids, antécédents médicaux personnels et familiaux, régime alimentaire (quantité et fréquence de consommation de produits bio notamment), caractéristiques socio-démographiques (niveau de vie, etc.).  Ensuite, vous recevrez chaque mois un e-mail avec des questions sur vos pratiques de consommation, votre façon de cuisiner, vos motivations, vos lieux d’achat, les maladies que vous pourriez avoir et les médicaments pris… Un questionnaire mensuel qui dure environ 20 minutes. L’idée : que les chercheurs puissent obtenir et traiter un maximum de données sur chacun des volontaires, durant le temps le plus long possible. Un échantillon de 300 volontaires (consommateurs ou non de produits bio) sera sélectionné pour passer des tests médicaux : prélèvement sanguin et d’urine notamment. Ceci, afin de doser les
vitamines, minéraux, caroténoïdes, profils en acides gras et pesticides.
Précision importante à noter : ces questionnaires sont confidentiels et les données traitées, le seront de façon anonyme.

*But: étudier 50 000 consommateurs bio et 50 000 consommateurs non-bio*
BioNutrinet est un volet de l’étude globale Nutrinet-santé, qui a débuté en 2009 et a obtenu les données de plus de 100 000 internautes. Mais pour mener à bien le projet BioNutrinet, les chercheurs ont besoin de nouveaux sujets : à savoir 15 000 consommateurs bio (occasionnels ou non) et, de manière générale, davantage de consommateurs non bio. Ceci afin de pouvoir étudier au final 50 000 consommateurs bio et 50 000 consommateurs non bio. Les chercheurs de BioNutrinet travaillent dans
des établissements publics reconnus : Inserm, Inra, Cnam, université Paris 13. Le projet, qui s’étale sur 5 ans, est financé par l’agence nationale pour la recherche. Bio Consom’acteurs, à l’instar de d’autres
organisations, participe à l’étude: nous aidons à l’élaboration des questionnaires et relèverons les prix de produits bio dans différents lieux d’achat. Participez à cette aventure scientifique en vous inscrivant surwww.etude-nutrinet-sante.fr
!

Les oies chantent victoire !

À la demande de l’ASPAS et de trois autres associations de protection de la Nature, le juge des référés du Conseil d’État a suspendu l’arrêté ministériel fixant au 10 février la date de fermeture de la chasse de l’oie cendrée, de l’oie rieuse et de l’oie des moissons pour la saison 2013-2014.
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LANCEMENT REUSSI DE ZERO WASTE FRANCE
Le mouvement Zero Waste [1] France, lancé le 1er février à l’Hotel de Ville de Bobigny, aura été un franc succès ! Plus de 500 personnes sont venues assister aux présentations des acteurs locaux, nationaux et même internationaux ainsi qu’à la projection du film Trashed pour clôturer la journée. Jeremy Irons est d’ailleurs le parrain d’honneur de Zero Waste France.
Zéro déchet, zéro gaspillage
Zero Waste est une démarche positive pour aller vers une société zéro gaspillage et zéro déchets, qui suppose la participation de toutes les composantes de la société pour :
En priorité, modifier nos modes de production, afin qu’ils deviennent sobres et efficients dans l’utilisation des ressources naturelles et de l’énergie, et permettent l’allongement de la durée de vie des produits et la réutilisation en toute sécurité des matériaux utilisés;
Développer la réutilisation et le réemploi des produits et matériaux, par le développement des circuits courts, de l’écologie industrielle et de la réparation.
Collecter de manière séparée le plus grand nombre de produits et matériaux valorisables, ce tri à la source étant la condition de réussite d’une valorisation matière maximale.

fourrure : des bonnes nouvelles….pour les animaux !

Les animaux dits “à fourrure” vont peut être commencer à souffler un peu !
Des marques connues et reconnues annoncent l’arrêt de la fourrure dans leurs collections…De quoi aider à diminuer le nombre de violences commises contre les animaux. Chaque année 75 millions de bêtes sont élevées et tuées uniquement pour un effet de mode.

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