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Pétition : Défendons la liberté d’informer sur le secteur agro-alimentaire

La crise sanitaire actuelle nous le montre : la vigilance pour la sauvegarde des libertés fondamentales est un combat à reprendre sans trêve. Pour certains, cet attachement semble un luxe dont on pourrait se passer quand la situation est dictée par l’urgence. Cette idée reçue constitue une erreur dangereuse. C’est pourquoi, même si tout semble nous inviter à regarder ailleurs et à s’accommoder de régressions démocratiques prétendument inévitables, il nous importe de porter à la connaissance publique une affaire qui attire notre plus grande attention. 

Nous sommes des militants associatifs, agriculteurs, scientifiques, auteurs, avocats, journalistes, syndicalistes, élus, citoyennes et citoyens. Nous estimons qu’il est de notre devoir, moral et civique, de faire connaître la situation inacceptable rencontrée par la journaliste Inès Léraud. Nous appelons à la soutenir alors que des intimidations et procès visent à faire taire son activité. Plus généralement, nous entendons défendre la liberté d’informer face aux intérêts privés qui aimeraient la restreindre. 

Inès Léraud est une journaliste connue pour avoir beaucoup enquêté sur l'industrie agroalimentaire en Bretagne. Elle s'est notamment immergée dans un village breton et a suivi de près l'intoxication par les pesticides dont ont été victimes des salariés de la plus grande coopérative agricole bretonne, Triskalia. Par des reportages diffusés sur France Inter et France Culture notamment, elle a mis au grand jour des pratiques courantes, illégales et souvent dangereuses, mises en œuvre par certains puissants acteurs du secteur agroalimentaire. Ces pratiques hélas, se sont révélées régulièrement « couvertes » par des administrations et les élus. Cette journaliste, dont le travail a été notamment salué par le quotidien Le Monde, s'est aussi intéressée aux « marées vertes » qui se sont répandues sur les côtes bretonnes depuis l’avènement de l’élevage industriel. Cet intérêt a débouché sur une bande dessinée réalisée en collaboration avec Pierre Van Hove aux éditions La Revue dessinée - Delcourt (2019) Algues vertes, l’histoire interdite, un album qui connaît un retentissant succès. Suite à cette publication, deux séries d'évènements nous alertent.

Pressions et intimidations : la fabrique du silence

En mars 2020, l’hebdomadaire Le Canard enchaîné révèle que la venue de la journaliste au Salon du livre de Quintin (Côtes d’Armor) a été annulée après l’intervention auprès de l’équipe du salon d’un élu de la municipalité. Ce dernier est par ailleurs salarié de la Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor (dirigée par la FNSEA). Un peu plus tôt, la journaliste avait appris qu’une maison d’édition régionale avait préféré renoncer à son projet de traduction en breton de la bande-dessinée Algues vertes, l’histoire interdite, par peur de perdre des subventions du Conseil régional de Bretagne.

Quelques mois plus tôt, fin 2019, Inès Léraud a été visée par une plainte en diffamation de Christian Buson, un personnage phare du paysage agroalimentaire breton. Il est directeur d’un « bureau d’études en environnement », le GES, qui prodigue des conseils à destination des agro-industries (près de 4 millions d’euros de chiffre d’affaire annuel). Il est aussi président de l’Institut Technique et Scientifique de l’Environnement (ISTE) fondé entre autres par les entreprises Lactalis, Daucy et Doux en 1996. Cet institut est notamment connu pour propager des thèses sur les marées vertes favorables au secteur agro-alimentaire. Il est enfin secrétaire général de l’Association Francophone des Climat-Optimistes (AFCO) qui lutte contre la diffusion des informations scientifiques relatives au réchauffement climatique.

Dès 2017, Christian Buson n’hésitait pas à dénigrer la journaliste après la diffusion de ses enquêtes sur les marées vertes bretonnes sur les ondes radio. Il lui écrivait par courriel : “Vous pourrez postuler pour le Prix Elise Lucet de la désinformation (...) Je vous souhaite évidemment une brillante carrière”. La plainte en diffamation qu’il lui intente par la suite ressemble à une vendetta ad hominem : elle ne vise aucunement, comme il est de coutume, la journaliste et le directeur de publication (ou l’éditeur), mais uniquement la journaliste. Elle est par ailleurs déposée dans la boîte aux lettres de la maison où Inès Léraud vivait quand elle menait ses enquêtes dans un hameau, au cœur du centre-Bretagne. Prêtée par des proches, cette maison n’a jamais été sa résidence officielle. Une manière subtile de lui dire : « on sait où vous trouver » ?

Christian Buson a renoncé à sa plainte quelques jours avant l’audience prévue le 7 janvier 2020, alors que la journaliste et son avocat avaient préparé leur dossier de défense. Une preuve que cette attaque judiciaire était une tentative d’intimidation. 

Doit-on laisser la Bretagne devenir le far-west ?

Quelques mois plus tôt, Jean Chéritel, PDG du groupe Chéritel dépose une plainte en diffamation contre Inès Léraud, suite à la publication de son enquête intitulée “Travail dissimulé, fraude sur les étiquettes : les multiples abus d’un groupe agro-industriel breton” (Bastamag, 26 mars 2019). Le groupe Chéritel est un important grossiste en fruits et légumes, qui revendique 45 millions de chiffre d’affaires et 120 salariés. Il approvisionne les enseignes Leclerc, Intermarché, Auchan, Carrefour, Système U, Aldi ou
encore Quick et KFC.

Jean Chéritel n’en est pas à sa première procédure judiciaire destinée à inhiber le travail journalistique. En 2015, il attaque en diffamation le quotidien régional Le Télégramme suite à la publication d'un article sur l’emploi illégal de travailleurs bulgares au sein du groupe. Le Télégramme perd alors son procès. Mais, trois ans plus tard, en décembre 2018, les révélations du quotidien régional sont confirmées : le groupe Chéritel est condamné par le Tribunal de Grande Instance de Saint-Brieuc à 261 610 euros d’amende pour « délit de marchandage (...) commis à l’égard de plusieurs personnes : opération illégale à but lucratif de fourniture de main-d’œuvre ». Son gérant Jean Chéritel, écope de 10 000 euros d’amende, deux mois de prison avec sursis et deux ans d’interdiction d’exercer l’activité de sous-entrepreneur de main-d’œuvre. Le groupe et son gérant ont fait appel.

Le procès intenté au Télégramme agit comme un bâillon invisible sur la presse bretonne. Après lui, celle-ci ne s’intéresse plus guère à cette entreprise. En 2017, lorsqu'une source appelle des journaux locaux pour leur faire part d’une fraude massive sur les tomates au sein du groupe Chéritel, les rédactions se censurent et ne donnent pas suite. Avertie par des confrères, Inès Léraud décide d’enquêter. Ce travail lui prend six mois. Elle découvre aussi bien les fraudes de Jean Chéritel que sa façon d’anéantir les critiques, dans l’entreprise comme au dehors. Elle s’étonne également de l’absence de syndicat au sein du groupe qui comprend pourtant 120 salariés ! Bastamag décide de publier cette enquête. Ce journal, coordonné par Agnès Rousseaux et Ivan du Roy est connu pour avoir mené plusieurs investigations sur le groupe Bolloré et remporté les nombreuses procédures intentées par cet industriel. Quelques mois après la publication de l’enquête, le groupe Chéritel est condamné à près de 100 000 euros d’amende et une peine de prison avec sursis pour maquillage de l’origine de ses produits (novembre 2019). Quoique multi-condamnée en première instance, cette entreprise continue à s’en prendre à celles et ceux qui tentent d’informer sur ses pratiques contestables. Ainsi, la procédure qu’elle vient d’intenter contre Inès Léraud. Elle débouchera sur une audience au TGI de Paris qui aura lieu les 20 et 21 janvier 2021.

La liberté d’informer, un instrument démocratique à protéger

En 2020, en France, une journaliste est donc inquiétée sur deux fronts pour n’avoir fait que son travail : informer ses concitoyens sur le fonctionnement d’un secteur économique central en Bretagne : l’industrie agro-alimentaire. Comment une telle stratégie d'intimidations et de menaces est-elle possible dans un territoire de la République ? Certains acteurs de l’agro-alimentaire seraient-ils au-dessus des lois au point, non seulement de contrevenir au droit, mais aussi de tout faire pour que personne ne puisse le faire savoir ? 

Nous, citoyennes et citoyens, militants associatifs, agriculteurs, scientifiques, chefs cuisiniers, avocats, journalistes, élus, syndicalistes, auteurs, nous ne nous résignons pas face à ces attaques envers la liberté d'informer. Celle-ci est déjà mise à l’épreuve par la tendance à sanctuariser le « secret des affaires » au profit des grandes puissances économiques. Nous en sommes persuadés : nos démocraties, au niveau national comme au niveau régional, ont besoin de cette liberté qui, seule, garantit l’effectivité de contre-pouvoirs citoyens. Cette liberté d’informer s’exerce à l’égard des pouvoirs politiques ; il importe qu’elle s’exerce aussi envers les puissances économiques et financières qui ont pris une importance considérable dans notre société. Ces dernières doivent donc être soumises aux devoirs qui s’appliquent à tout un chacun.

En tant que citoyen, chacun a le droit de connaître la réalité pour être en capacité d'exprimer librement ses choix politiques, quels qu'ils soient. Soutenir la journaliste Inès Léraud face à de tels agissements, c'est défendre la liberté d'information, ce bien démocratique si précieux.

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A lire dans Libé, le portrait de :

"Inès Léraud, vague à l’algue
Par Aurore Coulaud, 8 septembre 2020

Cette journaliste s’est investie corps et âme dans le combat contre la prolifération des algues vertes en Bretagne.

C’est la découverte de la maladie de sa mère, intoxiquée par le mercure de ses plombages dentaires, qui a orienté Inès Léraud vers l’environnement. Elle a 24 ans quand elle réunit dans sa colocation étudiante des malades qui livrent un à un l’histoire de leur errance médicale - «à la façon des alcooliques anonymes». Et elle en a 33 au moment de sa rencontre avec des agriculteurs contaminés par les pesticides et qu’elle commence à se focaliser sur l’immense coopérative agricole Triskalia. Un an après, elle s’installe en Bretagne. Là, elle produit des documentaires, notamment pour France Culture. «Son rêve.» Ironie : à la base, Inès Léraud, 39 ans aujourd’hui, n’était pas fana de journalisme, discipline qui n’explore pas assez à son goût. Mais sa plongée dans l’agro-alimentaire s’est muée en combat dévorant. Sa BD grand public sur la pollution des algues vertes s’est déjà vendue «à plus de 60 000 exemplaires».

On l’a vue débarquer devant la petite gare de Carhaix, au fin fond du Finistère, dans sa Kangoo jaune version la Poste. C’était un lundi. Grand sourire bienveillant, élancée, chevelure brune wavy : un physique de petite sœur cachée de Marion Cotillard et Chiara Mastroianni. «C’est pas le même jaune. La Poste, c’est plus pâle !» La discussion s’entame, fluide. Elle est souvent meilleure sans carnet en main, ni enregistreur. Elle lâche : «Je suis arrivée végétarienne en Bretagne et je suis repartie en mangeant de la viande.» L’affaire était pourtant mal barrée.

La documentariste radio n’a rien d’une Bretonne bretonnante. Elle est née à Saumur, dans le Maine-et-Loire. Atterrir sur la terre des menhirs était au départ un «sacrifice» au service d’«un impératif moral». Le coin, ce n’est pas seulement le festival des Vieilles Charrues, c’est aussi et surtout un énorme pôle de l’agro-industrie. «J’avais en tête toutes ces fermes usines et ces paysages remembrés», dit cette enfant unique. La Bretagne est la première région d’élevage pour la viande. Des dizaines de millions de cochons contre trois millions d’habitants.

Après un bac S, un passage rapide par l’école de cinéma la Fémis, c’est à Louis-Lumière qu’Inès Léraud a le «déclic». N’en déplaise à son père, vétérinaire rural, «très science», qui la voyait ingénieure. Un truc sûr. «J’ai toujours été attirée par le son et l’image. Au lycée, l’un de mes petits boulots était de décrire à un aveugle les films de Tarkovsky, Godard, Bresson», se remémore-t-elle. Sa mère, elle, est institutrice. Le mal qui la ronge a fait office de déclic bis. Elle dit : «Ça a vectorisé ma vie. Un questionnement a surgi : pourquoi y a-t-il une lacune de connaissances concernant la santé environnementale ? Je comprends alors que la connaissance scientifique en laquelle j’avais pleinement confiance est guidée par des intérêts économiques et politiques. C’est une claque.»

Celle qui a bien failli tout abandonner en replongeant dans des études de philo, l’admet : «Trouver des rédactions intéressées par les sujets sur la pollution et les maladies, c’était compliqué. Beaucoup avaient peur de la diffamation, peur que les sujets soient trop déprimants.» Il y a aussi de quoi se décourager quand on connaît la force de frappe de communication des mastodontes de l’agrobusiness qui s’«amplifiera» à mesure de ses enquêtes.

Toujours plus imprégnée du malaise paysan au gré de ses pérégrinations, la journaliste vit à Maël-Pestivien, dans la maison des parents de sa compagne Alice, prof de philo. «Un journaliste de presse quotidienne régionale sait tout mais ne peut rien dire alors qu’un journaliste de presse nationale ne sait rien et peut tout dire.» Et Inès Léraud va en lever des lièvres. Les débuts sont durs. Omerta, fréquents claquages de porte. Les langues vont finir par se délier, la confiance par s’instaurer. Pas question d’«agriculteurs bashing», au contraire. «Je dénonce les groupes, pas ceux qui travaillent pour.»

Dans son Journal breton, la gamine qui voulait devenir archéologue raconte la fabrique du silence. «Des salariés et des vétérinaires des abattoirs m’expliquent les pressions subies, les menaces quand ils osent parler des conditions de travail ou du sort des animaux. Les agriculteurs qui emploient les produits d’un grand groupe peuvent se retrouver avec des arrivages d’animaux et d’aliments de mauvaise qualité… Si un groupe te vire, plus aucun autre ne te prend.»

En 2016, nouveau tournant. Dans le Grand Déni, l’adulatrice d’Orwell relaie le scandale de la pollution des algues vertes, échouées en masse sur les plages bretonnes depuis l’avènement de l’élevage industriel et de l’épandage de lisier. Le gaz issu de leur putréfaction serait à l’origine de la mort d’animaux mais aussi d’hommes. De cette affaire, elle tirera une passionnante BD enquête. «On me dit que je ne suis qu’une Parisienne venue salir la Bretagne !»

Celle qui s’est abstenue au deuxième tour de la présidentielle (après avoir voté Benoît Hamon) souligne avoir fait l’objet d’une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux «par des élus et des industriels bretons», et dénonce aussi les phénomènes de censure et d’autocensure. Sa venue au salon du livre de Quintin (Côtes-d’Armor) a été «annulée après l’intervention d’un élu de la municipalité», la version bretonne de son bouquin aussi, la maison d’édition ayant «peur de perdre des subventions du conseil régional de Bretagne», comme l’a rapporté son collectif de soutien dans une lettre ouverte parue dans Libération (1). Elle est à deux doigts de se reconvertir en éleveuse de chèvres. Sans blague. Une passion transmise au gré de ses «bonnes rencontres». «J’étais en début de burn-out. Beaucoup de gens, malades parfois, me sollicitaient. Ça m’affectait énormément, j’avais le sentiment de me noyer dans cette tâche immense.» C’est ce qu’elle confie à un psy, qui s’est spécialisé dans l’écoute des journalistes. Difficile malgré tout de se détacher de sa vocation. A ses heures perdues, elle aime balader les chiens et entraîner des chevaux de ses voisins mais surtout «adore» lire des bouquins sur l’agriculture. «J’ai du mal à ne pas faire que ça.»

Dernier événement en date : son embauche en CDD en 2019 par le site d’investigation Disclose. Une première pour cette intermittente. Surtout, elle devra faire face en 2021 à son procès en diffamation intenté par le PDG du groupe Chéritel, après la publication d’une enquête dans Bastamag. Entre tout ça, elle est partie souffler dans sa maison des Pyrénées achetée avec des copains pour finalement revenir cet été en Bretagne, à Mellionnec. Partir et revenir.

(1) «Défendons la liberté d’informer sur le secteur agro-alimentaire», Libération du 8 mai.

29 mai 1981 Naissance à Saumur (Maine-et-Loire).
2005 Découverte de la maladie de sa mère.
12 juin 2019 Algues vertes (BD enquête).
20 et 21 janvier 2021 Procès."

Laurence Mermet
08/09/2020 - 22:29:43

Bonjour à toutes et à tous,

Nous voulions vous informer que notre alerte du 8 mai 2020 ne cesse d'ouvrir des brèches : il y eut d'abord la création d'un collectif de journalistes bretons, Kelaouiñ, annonçant la naissance d'un observatoire de la liberté de la presse en Bretagne. Nous vous donnerons prochainement des nouvelles de cet observatoire qui recensera les atteintes à la liberté d'informer en Bretagne.

Reporters sans frontières (RSF) a publié en cette rentrée une "Alerte rouge pour le journalisme vert" rapportant les exactions contre les journalistes environnementaux à travers le monde. La situation d'Inès y est évoquée.
https://rsf.org/fr/actualites/alerte-rouge-pour-le-journalisme-vert-10-tues-en-5-ans  

Philippe Vandel dans "Culture médias" sur Europe 1 a dédié cette semaines une émission à cette problématique avec pour invitées Catherine Monnet (RSF) mais aussi la journaliste bretonne Morgan Large, membre de notre comité de soutien et elle-même victime de nombreuses pressions pour, selon ses propres termes, "rester dans des sujets qui ne font pas de bruit, pour faire couler le robinet d'eau tiède".
Pour réécouter cet entretien, c'est ici :
https://www.europe1.fr/emissions/linfo-media-du-jour/alerte-rouge-pour-le-journalisme-vert-les-donnees-alarmantes-de-reporters-sans-frontieres-3987479  

Bonne lecture, bonne écoute, bonne rentrée à tous,
Et vive la liberté d'informer sur le secteur agroalimentaire en Bretagne et ailleurs,

Le comité de soutien à Inès Léraud.

Alain UGUEN
31/08/2020 - 09:24:38

je soutiens

ALAIN MOUETAUX
24/07/2020 - 08:22:04

Je pense avoir déjà signé cette pétition mais en profite pour dire à nouveau mon indignation et ma colère envers ces lobbies de l'agro-industrie qui tentent de réduire au silence les journalistes dont les révélations menacent leurs intérêts. J'adresse toute mon admiration et mes encouragements à Inès Léraud.

Daniel DANIEL
20/07/2020 - 23:41:10

Avec tout mon soutien et mon admiration envers Ines et son superbe travail. MERCI.

Christiane Balannec
15/07/2020 - 21:24:45

L'agro-alimentaire nous tue à petit feu, les sols sont morts. On a le droit de dénoncer leurs pratiques.

Renée NONDEDEU
14/07/2020 - 09:50:03

pour la liberté d'expression, bravo au courage d'Inès Léraud

corinne vasseur
13/07/2020 - 23:14:56

Venez à la rencontre de Daniel Cuef pour la dédicace de son livre "Paysans, on vous aime"
Venez apporter votre soutien à tous ceux qui luttent
contre les pesticides, les marées vertes
contre une agriculture devenue industrielle au mépris de nos biens communs (eau, air, climat, biodiversité, paysages, santé,...)
à faire circuler sans modération - merci

dimanche 19 juillet

pique nique partagé COQUELICOT (chacun amène son repas)

à partir de 12h30

LA LIEUE DE GREVE : PLAGE DE SAINT MICHEL EN GREVE

RENDEZ VOUS PARKING DU ROSCOAT (en bordure de plage) À TREDUDER (2km de ST Michel en Grève)

apéritif offert

Nous aurons le plaisir d’accueillir DANIEL CUEFF qui dédicacera son livre 'paysans on vous aime' et dialoguera avec les citoyens présents

au cours ce pique nique nous pourrons discuter ensemble de la suite du mouvement Coquelicot et des actions futures

le pique nique s'achèvera par une déambulation festive sur la LIEUE DE GRÉVE

L'animation musicale sera assurée par la fanfare WASO et les musiciens présents au pique nique

MAREE VERTE - PESTICIDE DEUX FLEAUX DE L'AGRICULTURE INDUSTRIELLE

au plaisir de vous retrouver le 19

organisé par les coquelicots Trégor et les coquelicots Callac
pour le mouvement citoyen nous voulons des coquelicots Trégor

Alain UGUEN
13/07/2020 - 09:14:25

Côtes-d’Armor. La journaliste Inès Léraud « subit toujours des pressions »
https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/cotes-d-armor-la-journaliste-d-investigation-ines-leraud-subit-toujours-des-pressions-6903865  

Alain UGUEN
13/07/2020 - 09:03:07

Briser l’omerta : des journalistes bretons s’unissent face aux pressions de l’agro-industrie
https://reporterre.net/Briser-l-omerta-des-journalistes-bretons-s-unissent-face-aux-pressions-de-l-agro-industrie?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne  

Alain UGUEN
11/07/2020 - 07:51:45

Le Comité de soutien à la journaliste Inès Léraud organise

le vendredi 10 juillet 2020 à partir de 14h
dans la ferme Les mouettes 37 rue du pont Rolland
à Hillion
Une rencontre-débat avec d'Inès Léraud et de la député européenne Michèle Rivasi autour des thèmes suivants :

- Défendre la liberté d'informer sur le secteur agroalimentaire.

- Algues vertes, un scandale permanent dénoncé par des associations environnementales mais aussi des scientifiques indépendants. (Témoignage en vidéo-conférence de Pierre Aurousseau ancien Président du Conseil scientifique de l’environnement de Bretagne (CSEB).

- Sortir du modèle agricole productiviste néfaste pour les paysans, les salariés de l'agroalimentaire, les consommateurs, et l'environnement.
(Le contre-exemple de la SICA de Saint Pol de Léon).

Merci de faire circuler cette informations dans vos réseaux.

Le Comité de Comité de soutien à Inès Léraud.

Alain UGUEN
07/07/2020 - 09:02:33

Le talent et le courage d'Ines Léraud méritent d'être salués et encouragés. Mon expérience en matière de défense de l'environnement m'a montré que l'administration est souvent de mauvaise foi et elle sait mentir pas simplement par omission. Son cynisme peut s'abriter sous l'incompétence et l'inculture scientifique des préfets et des élus.Il faut les avoir éprouvés pour les connaître. Cupidité des uns et irresponsabilité des autres sont les 2 mamelles du désastre écologique à venir.
Bien à vous RR

ribault
04/07/2020 - 16:27:14

Soutien total. Ma fille à aussi acheté le livre. Il faut acheter et lire ce livre pour avoir une idée du problème. Bon courage.

Alain SEGUY
29/06/2020 - 20:23:54

La France une démocratie? Ah! Ah! Elle est bien bonne. Ouvrons les yeux! C'est une République bananière, où la pouvoir est aux mains de pantins arrivistes au service des patrons capitalistes, et où la ré"pression est de plus en plus féroce (cf les pouvoirs des flics de plus en plus excessifs)
J'ai lu le bouquin d'Inès Léraud et je recommande sa lecture. De par mon travail quand j'étais en activité, j'ai pu assister à de nombreuses réunions en présence de préfets successifs -dans la Nièvre- et j'ai pu voir la grande complaisance de quasiment tous envers la FNSEA et la chambre d'agriculture...

André AMAT
29/06/2020 - 15:16:41

Prix Penn ar BD : « Algues vertes », meilleure BD bretonne 2020
https://www.letelegramme.fr/bretagne/prix-penn-ar-bd-algues-vertes-meilleure-bd-bretonne-2020-18-06-2020-12568027.php  

Alain UGUEN
29/06/2020 - 07:51:07

ERQUY ENVIRONNEMENT lutte depuis plus d'une décennie pour obtenir que les fonds publics consacrés à l'enlèvement des algues vertes des plages bretonnes soient consacrés à aider les agriculteurs à modifier leur système d'élevage et de cultures pour des méthodes plus vertueuses au bénéfice du climat, de la qualité de l'air, de l'eau, et de leur propre santé.
Les pratiques d'intimidation utilisées par l'industrie agro-alimentaire et la FNSEA sont d'un autre âge et doivent être punies sévèrement.

ERQUY ENVIRONNEMENT
08/06/2020 - 17:29:15

lettre de soutien des Faucheurs Volontaires d'OGM bretons à Inès Léraud.

Depuis leur création en 2003, les FV agissent contre le modèle productiviste agricole mortifère et, c'est à ce titre, qu'ils demandent avec détermination une reconversion du modèle agricole français vers l'agroécologie.
Nos actions soulignent et dénoncent la férocité et la nocivité du modèle agroindustriel aussi bien ici en Bretagne qu'ailleurs dans le monde.
Nous soutenons également l'idée que, sans la mobilisation la plus large, il est peu probable que cette transition puisse avoir lieu.
C'est pourquoi nous voulons apporter tout notre soutien à Inès Leraud face aux intimidations subies.
Soyez donc assurée Inès, que vous n’êtes pas seule !Notre expérience de désobéissants civils nous amène à vous dire que si vous suscitez tant de crispations cela signifie que vous explorez là, le bon sujet, au bon endroit et au
bon moment.
Nous vous remercions pour la qualité de votre enquête.
Nous félicitons également le soutien apporté par les autres journalistes dénonçant les pressions qui les autocensurent.

COLLECTIF DES FAUCHEURS-EUSES VOLONTAIRES
http://www.faucheurs-volontaires.fr/  

https://www.cyberacteurs.org/pdf/soutien-ines-l-2ye_76.pdf  

Pour rappel
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ines-leraud-attaquee-justice-avoir-enquete-agroalimentaire-breton-affaire-devient-politique-1830382.html  

https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/bretagne-les-correspondants-savent-tout-mais-ne-peuvent-rien-dire?fbclid=IwAR00CCf7rArBy6uYKIKyOU27_wphhTofAMQjS632IlKjJ9kQPI4cPGUTKXQ  

Alain UGUEN
08/06/2020 - 14:25:17

Aaaaah, le "secret" des affaires…pendant les Affaires, les affaires continuent…

Arnaud Carron de la Carrière
04/06/2020 - 20:10:15

La liberté d'informer est le sang de la démocratie ! Merci à tout ceux qui se mettent en péril afin que la liberté ne soit pas étouffée pour servir les vils intérêts de quelques uns !!

serge Schwindenhammer
03/06/2020 - 08:44:35

Merci à vous Inès Léraud de faire votre travail de journaliste sans laisser d'informations intéressantes "sous le tapis" !
J'avais déjà laissé un message concernant ces algues vertes pestilentielles qui envahissent les côtes du nord Bretagne

Paul Buret
02/06/2020 - 21:15:00

pour la liberté de la presse et des citoyens

Robert DADOY
02/06/2020 - 17:35:44

En boites les tricheurs....d'ailleurs la marque Broceliande....

Christophe Crouzet
02/06/2020 - 14:19:33

Nous n'allons pas laisser la société se construire autours de ces canailles !

Robert AUSSEUR
02/06/2020 - 11:35:48

Algues vertes : le réquisitoire d’Yves-Marie Le Lay
https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/algues-vertes-le-requisitoire-d-yves-marie-le-lay-30-05-2020-12559132.php  

Alain UGUEN
01/06/2020 - 09:08:22

Total soutien!

gaelle savary
31/05/2020 - 11:49:26

La section briochine de la Ligue des droits de l’homme apporte son soutien à Inès Léraud
https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/saint-brieuc/la-section-briochine-de-la-ligue-des-droits-de-l-homme-apporte-son-soutien-a-ines-leraud-28-05-2020-12558430.php  

Alain UGUEN
30/05/2020 - 07:46:26

KuB soutient Inès Léraud !

"Inès Léraud est l’auteure de la bande-dessinée Algues vertes, l’histoire interdite et des documentaires sonores Journal Breton et Changer le monde. Son travail d’investigation dénonce les pratiques productivistes et met en lumière des modèles alternatifs, respectueux de la vie humaine et de la nature.

Alors qu’Inès Léraud est la victime de menaces et d’intimidations, KuB affiche son soutien, défend les auteurs -éclaireurs de notre monde en transition- et vous invite à vous joindre à la pétition Défendons la liberté d'informer sur le secteur de l'agro-alimentaire."

Voir les ouevres d'Inès Léraud : https://www.kubweb.media/fiche/ines-leraud-journaliste/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=soutien%20Ines%20Leraud  

Laurence Mermet
29/05/2020 - 20:48:01

Soutien à tous les journalistes qui doivent pouvoir exercer leur métier sans contraintes et sans avoir la pression pour révéler leurs sources.
Un mot spécial pour Inès Léraud qui exerce son métier d'une façon exemplaire!

Irène
29/05/2020 - 16:38:44

LIBERTÉ D’INFORMER. INÈS LÉRAUD, UNE JOURNALISTE FACE AU MUR DE L’AGROBUSINESS
https://www.humanite.fr/liberte-dinformer-ines-leraud-une-journaliste-face-au-mur-de-lagrobusiness-689659  

Alain UGUEN
29/05/2020 - 12:32:30

la mafia agro alimentaire, avec la complicité forte des élus et politiques, dicte nos assiettes et met notre santé et le vivant en miettes.
Il est temps d'ouvrir les yeux et le cœur et pas seulement la bouche.
La dictature de l'info sur ce secteur montre les tentacules dangereuses de cette mafia qui bâillonnent quiconque veut dire la vérité .
Un bon moyen de casser le système: urgence de boycotter la viande issue de ces cruels et polluants élevages

croustille
28/05/2020 - 17:56:11

La France est un pays libre : pas de censure, pas de limitation de la liberté d'une vrai information.
Les limitations ne peuvent provenir que de la loi et de la raison.
Cordialement,
Mario Mulé

Mario Mulé
28/05/2020 - 11:22:15

Et si les masques servaient (aussi) à nous bailloner ?

Mireille LAFFORT
27/05/2020 - 18:48:40

Liberté d'informer sur le secteur agro-alimentaire !

Simon Fécelier
27/05/2020 - 17:51:00

Je soutiens Inès Léraud pour la liberté d'informer.

Christian Thomas-Javid
27/05/2020 - 17:12:58

Soutien total et inconditionnel à la liberté de la presse

Paule Bizien
27/05/2020 - 16:42:26

Trop peu de gens encore sont informés! Il faut faire connaître la vérité pour que les gens changent leurs habitudes alimentaires et consomment sainement et améliorent ainsi leur santé en augmentant aussi leurs défenses immunitaires que le système affaiblit de plus en plus... Il ne tient qu'à chacun d'entre nous de ne pas céder au système, mais il faut avant tout que nous soyons bien informés!

maryjan chevalier
27/05/2020 - 15:29:24

Journalistes pour la liberté d'informer sur l'agroalimentaire en Bretagne

Lettre de journalistes et professionnel·les de la presse adressée à la Région Bretagne,

à Loïg Chesnais-Girard, président
Jean-Michel Le Boulanger, vice-président, chargé de la culture et de la démocratie régionale
Olivier Allain, vice-président, chargé de l'agriculture et de l'agroalimentaire
Lena Louarn, vice-présidente, chargée des langues de Bretagne

C'est la première région laitière de France. Près de la moitié de la viande y est produite. La Bretagne est au cœur du système agricole national, au cœur de tous les enjeux d'ampleur qui y sont liés : santé, environnement, social... Et pourtant, il est très difficile d'informer correctement sur un secteur omniprésent dans notre région : l'agroalimentaire.

Des journalistes sont poursuivi·es en diffamation ou mis·es au placard pour leurs enquêtes, tandis que d'autres, précaires, peinent à retrouver des emplois. Des articles sont censurés, des sujets pas abordés de peur de fâcher les annonceurs, et des subventions municipales sont coupées, comme ce fut le cas pour une radio en pleine émission sur l'élevage intensif.

Le cas d'Inès Léraud est l'exemple de trop. Journaliste et co-auteure de la bande dessinée « Algues vertes, l'histoire interdite », elle subit des pressions, dénoncées par un comité de soutien qui s'est monté pour défendre son travail. Le salon du livre de Quintin l'invite ? Sa venue est annulée après l'intervention d'un élu local, également salarié de la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor, comme le révèle Le Canard enchaîné en mars 2020. Une édition en breton de sa BD est à l'étude ? L'éditeur Skol Vreizh y renonce, en partie « du fait de l'influence au sein du conseil régional de personnes en charge de l'agriculture », selon son président cité par France 3, le 20 mai 2020.

Il est inacceptable qu'une maison d'édition en arrive à s'auto-censurer de peur d'être sanctionnée financièrement par la collectivité. Que doit-on y voir ? Que des intérêts privés liés à l'agro-industrie pourraient influencer les attributions de budgets et les décisions des représentant·es de la région ? Il aura fallu la publication d’une tribune, le 8 mai, dans Libération pour qu’une partie du monde culturel breton s'indigne. Une réaction à la suite de laquelle vous, MM. Chesnais-Girard et Le Boulanger, avez décidé d’apporter publiquement votre soutien à la journaliste Inès Léraud. Mais les interrogations persistent quant à la liberté réelle d'informer sur ce sujet.

Les citoyen·nes et administré·es ont besoin d'enquêtes journalistiques qui lèvent le voile. La région Bretagne, collectivité que vous présidez, ne peut laisser place au doute quant à son attachement à la liberté d'informer et d'être informé·es correctement. D'autant plus que le succès de l'ouvrage « Algues vertes, l'histoire interdite », écoulé à 46.000 exemplaires, témoigne de l'intérêt croissant des citoyen·s sur les enjeux et pratiques de l'agroalimentaire.

C'est pourquoi, par la présente, nous, journalistes et professionnel.les de la presse, vous demandons de :

Contribuer à garantir une information et une parole publique libre sur les enjeux de l'agroalimentaire en Bretagne, et veiller à ce qu'aucune subvention de média associatif ne soit supprimée, au motif que des journalistes auraient signé cette lettre. Nous y veillerons aussi.
Certifier que nous, journalistes, pouvons interroger en toute transparence et indépendance des élu·es et membres des services régionaux sur ces sujets chaque fois que cela est nécessaire.
Assurer qu'aucune maison d'édition ne verra ses subventions coupées, maintenant ou dans les prochaines années, pour avoir édité la BD d'Inès Léraud et Pierre Van Hove, « Algues vertes, l'histoire interdite », en breton et en gallo.
Intervenir plus largement pour le soutien et la restauration de lieux de formations universitaires à l'information en région.

Et, puisque les ministères de l'Intérieur et de l'Agriculture ont impulsé la création des observatoires départementaux de « l'agribashing », nous vous demandons expressément de contribuer à la création d'un observatoire régional des libertés de la presse. Cet outil indépendant aura pour but de réunir les conditions d'une information transparente et intelligible par tous les Breton·nes. Il devra permettre l'écoute et la protection de journalistes qui viendraient à être inquiété·es pour leurs travaux, et soutenir les enquêtes en cours et à venir.

La lettre que vous avez sous les yeux est l’expression spontanée et déterminée de journalistes qui s'organisent pour faire la lumière sur toutes les zones d'ombre qui entourent l'agro-industrie bretonne, et contourner les murs qui barrent l’information des citoyen·nes. Cette initiative a reçu le soutien enthousiaste de confrères et consœurs, de Bretagne et d'ailleurs, qui y ont apposé leur signature. D'autres n'ont pu le faire, craignant pour leur emploi. Une autocensure qui témoigne d'une loi du silence que nous ne pouvons plus tolérer.

Dans l'attente de votre réponse, veuillez recevoir nos salutations les plus distinguées,

Des journalistes et professionnel.les de la presse
le texte intégral en breton et en français
https://framaforms.org/journalistes-pour-la-liberte-dinformer-sur-lagroalimentaire-en-bretagne-1589998587  

Alain UGUEN
27/05/2020 - 15:08:48

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-25-mai-2020  

En Bretagne, de nombreux journalistes ont décidé d’unir leur voix pour dénoncer la difficulté d’informer sur l’agroalimentaire local.

L’affaire Inès Léraud prend de l’ampleur. Au départ, une enquête de longue haleine diffusée sur France Culture et France Inter, dénonçant à la fois le scandale des algues vertes et l’omerta sous lequel la Bretagne l’a enfoui. Puis, une BD publiée chez Delcourt. Succès, 46 000 exemplaires. Seulement voilà, un salon du livre des Côtes d’Armor annule la venue de l’auteur et une maison d’édition locale renonce à la traduction de son livre en breton.

La coupe est pleine. Ces petits baillons, loin d’être insignifiants, s’ajoutent aux plaintes en diffamation, campagnes de dénigrement et autres actes d’intimidation. Début mai, paraît dans Libération une tribune portée par des avocats, des militants, des élus, etc… qui appellent à défendre le droit d’informer en Bretagne, et le droit d’enquêter sur les pratiques des industriels de l’agroalimentaire. La Bretagne, première région laitière, productrice de la moitié de la viande française. La Bretagne, tenue par des poids lourds comme les groupe Triskalia, Daucy, Doux ou encore Chéritel qui ont le bras long. Ils font vivre une partie de la population et leurs dépenses de communication, elles, font vivre les médias locaux.
Une nouvelle génération de journalistes interpelle publiquement le président de la région Bretagne. Une lettre ouverte va lui être adresser aujourd’hui. Initiatives de jeunes consoeurs et confrères exerçant dans la région, directement victimes de pression ou régulièrement témoins d’entraves. Pour la première fois, ils se mettent en réseaux, les langues se délient. Un texte est rédigé demandant à ce qu’aucune subvention ne soit retirée auprès publication de cette lettre ouverte. Ils connaissent trop bien la mécanique des représailles. Ils veulent que les élus et les administrations cessent de se barricader lorsqu’un journaliste les interroge sur ces sujets. Ils veulent qu’un « Observatoire régional des libertés de la presse » soit créé, au même titre que les ministères de l'Intérieur et de l'Agriculture ont adoubé des observatoires de «
l'agribashing ». Les journalistes, eux aussi, voudraient se sentir soutenus, en finir avec « le mur du silence » et l’auto-censure.
Ce week-end, les signatures ont spontanément afflué au bas de cette lettre. L’un des jeunes instigateurs me confiait hier ne pas avoir « osé solliciter certains de ses ainés, des plumes bien connues en Bretagne, des journalistes qui ont été en première ligne, qui en ont pris plein les dents et qui n’aspiraient qu’à une chose, qu’on leur foute la paix ». Vous savez quoi ? Leurs noms sont sur la liste.

Alain UGUEN
27/05/2020 - 14:54:10

je ne suis hélas pas"sponté" après plus de 20 ans de lutte dans l'association "de la source à la mer"
continuons le combat par tous les moyens légaux et politiques
kendalhomp

le guern
27/05/2020 - 14:33:24

Merci de publier, encore, et encore !!!
Se taire, c'est se rendre complice.
Courage à tous.
B Jalabert

Bernard JALABERT
27/05/2020 - 11:23:11

Soutien total à Inès Leraud ! Protégeons nos lanceurs d'alertes et la liberté d'informer la population ! C'est vital... d'autant plus quand il s'agit du sanitaire... Encore plus aujourd'hui !

VickinG
27/05/2020 - 11:05:50

Liberté de la presse = démocratie, c'est important !!
pourquoi protéger les lobbies ?

kathrine Fogarty
27/05/2020 - 10:20:36

la non-information des citoyens est le début d'une dictature au profit des industriels et signe la fin de la démocratie où , pour choisir en connaissance de causes, les personnes doivent être informées.

bruno jarry
27/05/2020 - 10:04:54

Madame,
J'ai votre livre. J'avais bien sur une idée sur le problème des algues vertes bretonnes mais à la lecture du livre j'ai été sponté par les tenants et aboutissants du scandale. Fils de paysan vous m'avez ouvert les yeux.
Merci,
J Pouliquen

jacques Pouliquen
27/05/2020 - 09:57:32

Liberté d’informer sur l’agroalimentaire en Bretagne

Loïg Chesnais-Girard répond à une lettre ouverte de journalistes
« Une lettre ouverte m’est parvenue ce matin, où des journalistes expriment une inquiétude vis-à-vis de la liberté d’informer sur l’agroalimentaire en Bretagne. Ils y formulent des revendications afin de garantir cette libre expression.

Je veux dire aux journalistes que, pour moi, c’est oui !

Oui, je suis d’accord pour contribuer à garantir une information et une parole publique libre, sur les enjeux de l’agroalimentaire en Bretagne, comme sur n’importe quel autre sujet. La liberté de la presse n’est ni anecdotique ni à géométrie variable.

Oui, je peux certifier que tous les journalistes peuvent interroger la Région, en toute transparence et indépendance, à chaque fois que cela est nécessaire. J’en serai le garant, et je suis prêt à répondre de tout manquement à ces principes.

Oui, je peux assurer, comme je l’ai dit à Inès Léraud et au président de la maison d’édition Skol Vreizh, qu’aucune maison d’édition ne verra ses subventions coupées pour la publication de la BD « Algues vertes, l’histoire interdite » en français, en breton ou en gallo. L’aide à la création culturelle et l’aide à la diffusion ne se conditionne pas, c’est un principe fort que j’assume.

Oui, je m’engage à poursuivre et à amplifier notre soutien aux lieux de formations universitaires à l’information en Bretagne, comme nous le faisons déjà avec l’IUT de journalisme de Lannion.

Oui, je suis disponible pour accompagner la création d’un observatoire régional indépendant des libertés de la presse. La liberté de la presse est un droit constitutionnel non négociable, et je m’engage à participer, à mon niveau, au démantèlement de toutes les autocensures qui empêchent les journalistes de travailler sereinement.

Oui, je suis volontaire pour faire en sorte que la presse puisse faire son travail en toute indépendance et en toute impartialité en Bretagne.

Oui, je suis disponible pour vous recevoir, collectivement ou au travers des représentants que vous choisirez. »

Loïg Chesnais-Girard,
Président de la Région Bretagne

Alain UGUEN
27/05/2020 - 09:52:29

Plus de 250 journalistes ont adressé aujourd'hui une lettre ouverte adressée au Président du Conseil Régional dans laquelle ils dénoncent intimidations, censures lors d’enquêtes dans l’agro-industrie.

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/250520/lettre-la-presidence-de-la-region-bretagne-pour-le-respect-de-la-liberte-dinformer-sur  

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-25-mai-2020?fbclid=IwAR2U3sQftoR2VUAyu0J5P1yy2ZfYaLf5YUv5sMsGfI_4BPfCRIBllFJCr5s  

Alain UGUEN
27/05/2020 - 09:02:55

Un comité de soutien trégorrois à la journaliste Inès Léraud
https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/un-comite-de-soutien-tregorrois-a-la-journaliste-ines-leraud-26-05-2020-12557204.php  

Agroalimentaire : les politiques interpellés sur le cas Léraud
https://www.letelegramme.fr/bretagne/agroalimentaire-les-politiques-interpelles-sur-le-cas-leraud-26-05-2020-12557248.php  

Alain UGUEN
27/05/2020 - 08:52:28

Je signe la pétition et soutenir son action !!!

jacquy struzik
27/05/2020 - 00:01:04

Soutenons tous Ines Léraud!
Bravo pour touds les lanceurs d'alerte!!

Ghislaine Millot
26/05/2020 - 15:18:40

Il n'y a pas deux façons de voir les choses:
soit les politiques en place laissent, complices
soit ils dénoncent, agissent, courageux, méritant notre estime
Pas d'entre-deux, pas d'histoire
Honte aux premiers, Démets-taire, Alimen-taire,
Agribashing ? Foutaises
Que la muse muselée attise les seconds,
Un air de liberté ... Journal-Air

Daniel Chateigner
26/05/2020 - 14:00:03

J'ai habité St Laurent de la mer dès 1984 et quitté 8 ans plus tard, en 1992. L'été, l'odeur pestilentielle était perceptible jusqu'au haut de la falaise ! J'imagine ce que cela doit être aujourd'hui... Pourtant les plans pour lutter contre et surtout ce qu'ont coûté les études qui vont avec, payées par les contribuables, aboutissent à l'aveuglement et les mensonges de lobby agroalimentaires qui depuis plus d'un demi-siècle ont mis la main sur une gestion libérale, c.à.d. financière, de l'agriculture bretonne. Les écoles d'agriculture ont façonné les esprits des 2% d'exploitants qui restent (En 1965, 65% de la population des Côtes du Nord vivait de l'agriculture !) et les ont tellement persuadés du bien-fondé de toutes ces entreprises qui les accompagnent que :
- Ils sont devenus des empoisonneurs à long terme suite aux épandages de produits phytosanitaires chimiques dont les scientifiques du Monde entier retrouvent traces dans tous les organismes terrestres et marins ! Tout cela au prix de mensonges éhontés sur la nécessité prétendue d'augmentation de rendements nécessaires pour nourrir la Planète alors qu'on le sait aujourd'hui à grands renforts de documentaires produits par des journalistes honnêtes, le fait de retourner les terres avec des tracteurs de plus en plus gourmands en diesel, non seulement continue d'augmenter notre empreinte carbone mais désertifie, stérilise ces terres, justifiant ce système digne des meilleurs Shadocks, inonder le terrain de fertilisants et produits phytosanitaires alors qu'on est responsable de leur manque.
- Leur système économique inhumain a tellement endetté leurs acteurs qu'ils font faillite les uns après les autres au profit des plus gros qui drainent les subventions européennes cependant de plus en plus maigrichonnes !
Pour ceux que cela intéresserait renseignez-vous sur l'étude menée par le C.N.R.S à la ferme biologique du Bec Hélloin (https://www.fermedubec.com/video/)   qui témoigne d'une productivité 4 fois plus élevée que cette agriculture industrielle mortifère et ce sur une surface identique.
Ces pratiques essentiellement ultralibérales, à vrai dire surtout financières, mettent en coupe réglée le vivant sur notre Planète. Leur emprise qui part de l'agriculteur (En le détruisant sciemment - un suicide tous les deux jours !) et finit dans le financement des campagnes électorales de politiciens habilement sélectionnés dans des grandes Ecoles comme Sciences Po ou l'E.N.A et qui les défendront aveuglément au point d'organiser les pénuries dont on vient d'avoir un bel exemple dans cette crise du covid-19, suite à la création de l'Europe des marchands, une Europe incapable de coopérer dans cette crise ou mieux encore cette Mondialisation qui est la raison même de cette pénurie (Pas de masques parce qu'uniquement produits en Chine) et en réalité transfert à la Chine de notre empreinte carbone pour faire fabriquer à moindre coûts des produits dont on pourra tirer un profit maximum en les ramenant en Europe, au prix grave d'une augmentation de l'empreinte carbone catastrophique…
Nous sommes à l'aube d'une sixième extinction massive du Vivant sur notre Planète, les scientifiques du Monde entier nous alertent sur les risques de toute sorte. Ceux des conséquences sur la Santé des produits phytosanitaires qui sont notés comme cancérigènes. Que fait-on contre ?
Non seulement Rien ! Mais en plus, grâce à l'aubaine du confinement et l'appui de Préfets aux ordres, en catimini, on prend des arrêtés qui réduisent ces distances !!! Était-ce vraiment une décision humainement vertueuse quand toute la population était réunie dans ses habitations (Prête à être empoisonnée) !!!
Pour Info : https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/recours-devant-le-tribunal-administratif-contre-des-prefets-202-168868.html  

L'association environnementale Eau et Rivières de Bretagne (ERB) va déposer des recours devant le tribunal administratif pour demander l'annulation de dérogations accordées en Bretagne par les préfets pour réduire les distances de pulvérisation de pesticides à proximité des habitations, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.
« Le recours a été déposé concernant le Finistère et il est en cours concernant les trois autres départements », a précisé à l'AFP Dominique Le Goux, en charge du dossier « pesticides » à ERB.
« En pleine crise sanitaire du coronavirus, sans aucune concertation publique ni aucune concertation avec les associations environnementales et associations d'usagers, les préfets des quatre départements bretons viennent de réduire la limite d'épandage des pesticides à trois et cinq mètres des maisons et jardins », dénonce l'association.
Selon l'arrêté gouvernemental « pesticides » du 27 décembre dernier, jugé insuffisant par les associations environnementales, les distances de sécurité minimales pour la pulvérisation des pesticides à proximité des lieux habités avaient été fixées à cinq mètres pour les cultures basses, type maraîchage, et à 10 mètres pour les cultures hautes, type maïs ou verger.
Depuis 25 préfets, dont les quatre de Bretagne, ont autorisé les agriculteurs à réduire ces distances à trois mètres pour les cultures basses et cinq mètres pour les cultures hautes.
Voir :
ZNT et chartes riverains - Réduction des distances possible dans plus de 25 départements
ZNT : Sous quelles conditions les distances peuvent-elles être réduites ?

Ces dernières semaines, en plein confinement et avec une circulation réduite, l'agence bretonne pour la qualité de l'air, Air Breizh, avait alerté sur les émissions d'ammoniac en Bretagne « qui proviennent des élevages de porcs, bovins et volailles », selon l'organisme.
Alors qu'en Bretagne « de nombreuses exploitations agricoles mettent en œuvre des modes de production respectueux des consommateurs et des habitants, l'État devrait encourager leur développement au lieu de donner des gages aux tenants de l'agro-chimie », conclut l'association.
Le 23 avril neuf ONG, dont Eau et Rivières, ont déposé deux recours devant le Conseil d'État contre les dérogations accordées début avril par des préfets.
Mardi, le collectif des maires anti-pesticides a saisi lui-aussi le Conseil d'État pour demander la suspension en urgence de l'arrêté du 27 décembre fixant les distances minimales - réduites depuis par certains préfets - avançant un « lien probable » entre épandage et propagation du nouveau coronavirus. L'audience de référé est prévue le 12 mai.
Ouest-France informait dans sa news-letter :
"Dans ce contexte d’épidémie de coronavirus, alors que nos concitoyens sont aujourd’hui confinés à domicile et pour bon nombre d’entre eux vivent à côté de zones agricoles, permettre de telles pratiques, c’est faire le choix d’ignorer leur santé, écrivent encore les parlementaires, dont la députée LREM de la Somme Barbara Pompili, présidente de la commission développement durable de l’Assemblée, ou le député LREM de l’Essonne Cédric Villani."
Pour ceux qui seraient intéressés par la réponse du Conseil d'Etat :
https://www.conseil-etat.fr/ressources/decisions-contentieuses/dernieres-decisions-importantes/conseil-d-etat-15-mai-2020-distances-d-epandage-de-pesticides-a-proximite-des-habitations  
Ordonnance du 15 mai 2020

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
LE JUGE DES RÉFÉRÉS

Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrée le 29 avril et le 11 mai 2020 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, le Collectif des maires anti pesticides demande au juge des référés du Conseil d’Etat, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner la suspension de l’exécution du décret du 27 décembre 2019 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d’habitation et ensemble, de l’arrêté du 27 décembre 2019 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et modifiant l’arrêté du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits pharmaceutiques et leurs adjuvants visés à l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil de la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, en ce que, en premier lieu, les distances d’épandage de 5 et 10 mètres préconisées par l’ANSES sont insuffisantes, eu égard en particulier aux mesures de confinement les populations qui sont, par suite, confrontées à la pollution sans interruption en période d’épandage des pesticides, en deuxième lieu, par une circulaire prise dans le cadre de l’épidémie de covid-19 et par de nombreuses dérogations, les textes attaqués se trouvent dépourvue de portée pratique, rendant leur suspension pertinente dès lors que l’argument selon lequel mieux vaut l’application d’une règle limitée qu’une absence d’application n’est plus pertinent et, en dernier lieu, la pollution atmosphérique, et en particulier la pollution agricole, aggrave les risques de développer des formes graves en cas d’exposition au virus covid-19 ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité des actes contestés ;
- le décret et l’arrêté contestés ont été adoptés au terme d’une procédure de consultation entachée d’irrégularité dès lors, en premier lieu, que le dossier de consultation ne comportait pas la note de présentation qu’imposent les dispositions de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, en deuxième lieu, que les observations et les propositions déposées par voie électronique n’ont pas été rendues publiques et, en dernier lieu, qu’aucun document ne fait état des motifs de la décision finale du gouvernement, en méconnaissance du principe de participation rappelé à l’article 7 de la Charte de l’environnement ;
- les décisions contestées sont entachées d’un vice tenant à l’interprétation erronée de l’avis n° 2019-SA-0020 rendu le 14 juin 2019 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) qu’elles visent, dès lors que, en premier lieu, cet avis relève l’insuffisance et l’ancienneté des études évaluant les risques que pose l’utilisation des produits phytopharmaceutiques pour les riverains, en deuxième lieu, il ne préconise des distances de sécurité de cinq mètres et dix mètres qu’à titre de seuil minimal et, en troisième lieu, les décisions contestées ne retiennent pas les recommandations émises par l’ANSES en matière de généralisation des dispositifs limitant la dérive et d’information préalable des résidents ;
- elles méconnaissent les obligations résultant de la directive 2009/128/CE du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable et du règlement 1107/2009/CE concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, ainsi que de son règlement d’application n° 284/2013 du 1er mars 2013, qui imposent de garantir aux personnes présentes sur les lieux où sont utilisés des produits phytopharmaceutiques un niveau d’exposition qui n’excède pas celui qui est défini pour la substance active de ces produits lors de leur autorisation, alors qu’aucun test n’est effectué sur l’ensemble des éléments entrant dans la composition des produits et leur interaction ;
- le décret et l’arrêté contestés méconnaissent également ces dispositions en ce qu’ils ne répondent pas à l’objectif de réduction de l’utilisation des pesticides qu’elles fixent ;
- le décret et l’arrêté contestés sont entachés d’une erreur manifeste dans l’appréciation des mesures qu’appelle l’application du principe de précaution garanti tant par l’article 5 de la Charte de l’environnement que par le droit de l’Union européenne, qui impose de proscrire toute exposition des personnes résidentes aux produits phytopharmaceutiques ;
- le décret et l’arrêté contestés méconnaissent l’article 17 de la directive du 21 octobre 2009, qui impose de prévoir des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives pour en assurer la mise en œuvre ;
- les chartes d’engagement des utilisateurs prévues par le décret contesté méconnaissent également les dispositions du droit de l’Union européenne mentionnées ci-dessus, en ce qu’elles permettent des dérogations aux règles minimales de distances sans apporter des garanties suffisantes sur l’efficacité des mesures de protection qu’elles comportent, et sans prévoir d’information obligatoire des résidents avant l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ;
- la différence de traitement établie par le décret contesté entre les maires des communes rurales, qui sont associés à la concertation sur les projets de chartes des usages agricoles, et les maires des communes urbaines, qui ne sont pas associés à la concertation sur les chartes d’engagements concernant les usages non agricoles, est contraire au principe d’égalité ;
- l’arrêté contesté méconnaît tant le principe de précaution que les dispositions mentionnées ci-dessus du droit de l’Union européenne en ce qu’il fixe des distances minimales de cinq, dix et vingt mètres manifestement insuffisantes pour assurer la protection des résidents, alors qu’il résulte de l’avis de l’ANSES que ces distances correspondent à des niveaux élevés d’exposition et qu’elles ne sont pas assorties de mesures complémentaires de protection suffisantes ni de sanction ;
- ces distances sont entachées d’erreur manifeste d’appréciation alors que la distance de 150 mètres retenue par les maires qui ont pris en ce sens des arrêtés municipaux est seule à même de permettre la protection des résidents.
Par mémoire en défense, enregistré le 7 mai 2020, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation conclut au rejet de la requête. Il soutient que la requête n’est pas recevable, que la condition d’urgence de l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’est pas remplie et qu’aucun des moyens invoqués par le requérant n’est propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité des textes attaqués.
La requête a été communiquée à la ministre de la transition écologique et solidaire, à la ministre des solidarités et de la santé et au ministre de l’économie et des finances, qui n’ont pas produit d’observations.

Après avoir convoqué à une audience publique, d’une part, le Collectif des maires anti pesticides et, d’autre part, la ministre de la transition écologique et solidaire, le ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’agriculture et de l’alimentation ;
Ont été entendus lors de l’audience publique du 12 mai 2020 à 10 heures :
- les représentantes du Collectif des maires anti pesticides ;
- les représentants du ministre de l’agriculture et de l’alimentation ;
Et à l’issue de laquelle le juge des référés a différé la clôture de l’instruction au 13 mai 2020 à 17 heures puis au 14 mai 2020 à 14 heures.
Vu les autres pièces du dossier ; Vu :
- la Constitution, notamment son Préambule ;
- le règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques ;
- la directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable ;
- le code de l’environnement ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- la loi n° 2019-938 du 30 octobre 2018 ;
- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ».
2. Il résulte de ces dispositions que l’urgence justifie la suspension de l’exécution d’un acte administratif lorsque celui-ci porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l’acte contesté sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire.
Sur le cadre juridique applicables à l’usage des pesticides dans le secteur agricole :
3. Aux termes de l’article 12 de la directive du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable : « Les Etats membres, tenant dûment compte des impératifs d’hygiène, de santé publique et de respect de la biodiversité ou des résultats des évaluations des risques appropriées, veillent à ce que l’utilisation de pesticides soit restreinte ou interdite dans certaines zones spécifiques. (…) Les zones spécifiques en question sont : / a) les zones utilisées par le grand public ou par des groupes vulnérables au sens de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 (…) ». L’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 dispose que font partie de ces groupes vulnérables « les femmes enceintes et les femmes allaitantes, les enfants à naître, les nourrissons et les enfants, les personnes âgées et les travailleurs et habitants fortement exposés aux pesticides sur le long terme ».
4. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime : « Les conditions dans lesquelles la mise sur le marché et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et des adjuvants vendus seuls ou en mélange et leur expérimentation sont autorisées, ainsi que les conditions selon lesquelles sont approuvés les substances actives, les coformulants, les phytoprotecteurs et les synergistes contenus dans ces produits, sont définies par le règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/ CEE et 91/414/ CEE du Conseil, et par les dispositions du présent chapitre. (…) ». Aux termes du I de l’article L. 253-7 du même code, pris pour la transposition de l’article 12 de la directive du 21 octobre 2009 précitée : « I. – (…) l’autorité administrative peut, dans l’intérêt de la santé publique ou de l’environnement, prendre toute mesure d’interdiction, de restriction ou de prescription particulière concernant la mise sur le marché, la délivrance, l’utilisation et la détention des produits mentionnés à l’article L. 253-1 du présent code et des semences traitées par ces produits. Elle en informe sans délai le directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. / L’autorité administrative peut interdire ou encadrer l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans des zones particulières, et notamment : 1° Sans préjudice des mesures prévues à l’article L. 253-7-1, les zones utilisées par le grand public ou par des groupes vulnérables au sens de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 ; (…) ». Aux termes du III inséré à l’article L. 253-8 du même code par la loi du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous : « (…) l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des zones attenantes aux bâtiments habités et aux parties non bâties à usage d’agrément contiguës à ces bâtiments est subordonnée à des mesures de protection des personnes habitant ces lieux. Ces mesures tiennent compte, notamment, des techniques et matériels d’application employés et sont adaptées au contexte topographique, pédoclimatique, environnemental et sanitaire. Les utilisateurs formalisent ces mesures dans une charte d’engagements à l’échelle départementale, après concertation avec les personnes, ou leurs représentants, habitant à proximité des zones susceptibles d’être traitées avec un produit phytopharmaceutique. / Lorsque de telles mesures ne sont pas mises en place, ou dans l’intérêt de la santé publique, l’autorité administrative peut, sans préjudice des missions confiées à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, restreindre ou interdire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des zones définies au premier alinéa du présent III. / Un décret précise les conditions d’application du présent III ».
5. Le décret du 27 décembre 2019 a été pris pour l’application des dispositions citées ci-dessus du III de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime. Il a pour objet de fixer le contenu des chartes d’engagements des utilisateurs que prévoient ces dispositions ainsi que leurs modalités d’élaboration et d’approbation. L’arrêté contesté modifie l’arrêté du 4 mai 2017 partiellement annulé par la décision n° 415426 du 26 juin 2019 du Conseil d’Etat statuant au contentieux. Il insère dans cet arrêté des articles 14-1 et 14-2 dont les dispositions prévoient que, en l’absence de distance de sécurité spécifique fixée par l’autorisation de mise sur le marché du produit concerné, l’utilisation doit respecter une distance minimale de 20 mètres qui ne peut être réduite, pour ceux contenant les substances les plus dangereuses et une distance de 10 mètres ou de 5 mètres, suivant les cultures concernées, pour les autres produits, ces dernières distances pouvant être réduites, respectivement à 5 mètres et 3 mètres, lorsque des mesures, prévues à l’annexe 4 de l’arrêté, apportant des garanties équivalentes en matière d’exposition des résidents par rapport aux conditions normales d’application des produits sont mises en œuvre conformément à des chartes d’engagements approuvées par le préfet du département concerné.
6. Par une ordonnance n° 437814 en date du 14 février 2020, le juge des référés du Conseil d’Etat a rejeté une requête du Collectif des maires anti pesticides tendant à la suspension de l’exécution du décret du 27 décembre 2019 et à l’arrêté du même jour au motif que la condition d’urgence prévue par l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne pouvait être regardée comme remplie.
Sur la condition d’urgence :
7. Par la présente requête, le Collectif des maires anti pesticides demande à nouveau au Conseil d’Etat d’ordonner la suspension de l’exécution du décret du 27 décembre 2019 et de l’arrêté du même jour. Il reprend à l’appui de cette nouvelle demande les mêmes éléments que ceux développés à l’appui de sa précédente relatif au risque pour la santé inhérent à l’utilisation des pesticides tout en se prévalant de plusieurs éléments nouveaux : d’une part, en particulier, une étude néerlandaise, conduite sous la direction du professeur Vermeulen, sur l’exposition aux pesticides utilisés dans le cadre des cultures horticoles aux Pays-Bas, dont il résulte que des traces des pesticides utilisés peuvent être retrouvés jusqu’à 250 mètres des terres cultivées ; d’autre part, le contexte particulier créé par l’épidémie de covid-19 et l’existence d’un lien entre la pollution de l’air, en particulier par les particules PM10 et PM2,5, et le développement des maladies respiratoires en général et du covid-19 en particulier.
8. Toutefois, il résulte des éléments versés au dossier et des échanges lors de l’audience publique que l’étude néerlandaise, qui porte sur le cas particulier de la culture horticole dans laquelle l’usage des pesticides est particulièrement important, si elle souligne la grande capacité de dispersion des produits en cause, n’apporte aucun élément nouveau sur les effets d’une exposition à ces produits, qui plus est à des doses plus réduites compte tenu de leur diminution avec l’éloignement, sur la santé. Par ailleurs, si certaines études récentes, en particulier une étude italienne versée au dossier par le requérant, souligne la corrélation entre les dépassements répétés du seuil de 50 µg / m³ pour les PM10 dans l’air survenus en Lombardie sur la période du 10 au 29 février 2020 et la virulence de l’épidémie de covid-19 dans cette région à compter du 3 mars de cette année, ces études ne portent pas sur la question spécifique des effets à court et moyen termes de l’épandage de pesticides à des fins agricoles sur la santé des habitants des zones situées à proximité. Elles n’apparaissent pas, en l’état de l’instruction, de nature à remettre en cause l’avis rendu sur ce sujet par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail le 4 juin 2019 qui recommandait les distances minimales de sécurité que l’arrêté du 27 décembre 2019 a retenu.
9. Il résulte de ce qui précède que la condition d’urgence prévue par l’article

L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie. Par suite, et sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l’agriculture et de l’alimentation ni de se prononcer sur la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux sur la légalité du décret et de l’arrêté contestés, la requête du Collectif des maires anti pesticides doit être rejetée, y compris, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l’article
L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :
Article 1 : La requête du Collectif des maires anti pesticides est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au Collectif des maires anti pesticides et au ministre de l’agriculture et de l’alimentation.
Copie en sera adressée à la ministre de la transition écologique et solidaire, à la ministre des solidarités et de la santé, au ministre de l’économie et des finances.

Le Conseil d'Etat ne serait-il pas vertueux ???

Jérôme ROGUEZ
26/05/2020 - 12:49:46

Plus de 250 journalistes ont adressé aujourd'hui une lettre ouverte adressée au Président du Conseil Régional dans laquelle ils dénoncent intimidations, censures lors d’enquêtes dans l’agro-industrie.

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/250520/lettre-la-presidence-de-la-region-bretagne-pour-le-respect-de-la-liberte-dinformer-sur  

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-25-mai-2020?fbclid=IwAR2U3sQftoR2VUAyu0J5P1yy2ZfYaLf5YUv5sMsGfI_4BPfCRIBllFJCr5s  

Alain UGUEN
26/05/2020 - 12:11:38

Bravo pour votre courage. Hélas, il y a en Bretagne une doxa "crypto-nationaliste" bien pensante

Jean-Marie HENRY
26/05/2020 - 08:21:10

pour la liberté de penser

fabienne couton
25/05/2020 - 18:27:20

Merci à Inès pour OSER ne pas rester muselée par des manoeuvres indignes cautionnées et soutenues en haut lieu.
Que chacun en prenne de la graine....

Marie-France
25/05/2020 - 16:02:45

J'aime la Bretagne sans algues vertes. Encore merci, Madame Inès Léraud, pour votre enquête passionnante

Marc de BEAULIEU
25/05/2020 - 13:50:39

Depuis Guingamp un peu de soutien de la liste Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp. Merci à vous.

Roblin Gael
25/05/2020 - 00:03:51

Avec vous Ines pour la défense du droit à l'information.
Et Merci pour votre courage.

Tant d'années écoulées à jouer à la politique de
l'autruche!



Annick Boutouiller
24/05/2020 - 19:10:18

Le monde politique breton doit ouvrir les yeux. Combien de temps le monde agricole dictera t il ses règles ?
Des traitements de +en + des engins de +en + gros une agriculture de + en + déraisonnée qui se détache des habitants ….

LAUNAY
24/05/2020 - 17:13:19

Edifiante, votre enquête, Inès Léraud.

Le lobby-mafia agro-breton at-il encore beaucoup à envier aux mafias corse, calabraise, sicilienne, pour les plus connues, mais malheureusement pas les seules?...

Il faudra encore beaucoup de journalistes et lanceur-se-s d'alerte de votre trempe pour que le politique se désembourbe du libéralisme économique toxique. Merci à tou-te-s

DaliA
23/05/2020 - 18:50:49

J'apporte à Inès LERAUD tout mon soutien et l'assure de toute ma solidarité et sympathie en ces moments difficiles.
Je sais ce qu’elle vit et ce que cela représente pour avoir subi une tentative analogue de bâillonnement il y a quelques années... http://www.christian-jacquiau.fr/a-laffaire-13199  
Courage et détermination.

Christian JACQUIAU
23/05/2020 - 17:48:14

Christian Buson, bureau d'études GES qui était à Liffré, serait aujourd'hui dans la commune voisine de Noyal sur Vilaine semble avoir retiré sa plainte. Pour nous écologistes du secteur, ce fut et c'est encore un vrai problème, notre territoire est très marqué car ce GES Buson avait et a l'écoute des dirigeants locaux. La plainte du gros Légumier Chéritel, elle persiste. Le comité de soutien à Inès Léraud se met en place. C'est important les quelques journalistes qui osent enquêter sur les pratiques de l'agroalimentaire bretons doivent se sentir en sécurité, sinon la Bretagne va devenir le Far Ouest. https://www.letelegramme.fr/bretagne/le-comite-de-soutien-a-la-journaliste-ines-leraud-s-organise-22-05-2020-12555764.php  

Gallese
23/05/2020 - 11:10:12

SOUTIEN TOTAL !

Christian COMBES
23/05/2020 - 10:58:55

Algues Vertes. Un comité de soutien à Inès Léraud
https://www.ouest-france.fr/bretagne/algues-vertes-un-comite-de-soutien-ines-leraud-6843311  

Le comité de soutien à la journaliste Inès Léraud s’organise
https://www.letelegramme.fr/bretagne/le-comite-de-soutien-a-la-journaliste-ines-leraud-s-organise-22-05-2020-12555764.php  

Alain UGUEN
23/05/2020 - 07:47:56

Soutient total.

Christian Le Guen
22/05/2020 - 23:39:24

Tout notre soutien. Collectif "Nous voulons des coquelicots" de la commune d'Héric (44)

Lucien BOURDEAU
22/05/2020 - 21:27:53

Nous allons faire en sorte de faire connaître encore plus le travail essentiel d'Inès Léraud, pour nous citoyens. Nous lui apportons tout notre soutien face à ces mauvaises têtes sans scrupules de l'agroindustrie polluante et irrespectueuse du vivant.

jcb
22/05/2020 - 16:49:11

Le bien de l'humanité pourrait-il devenir cause nationale ?
Merci à tous ceux qui défendent et se battent pour l'avenir de l'Homme versus le profit et la finance à tout prix.

Philippe RIVIER
22/05/2020 - 15:41:06

La FRANCE pays de "liberté" je croyais...restons très vigilants!

Tellier
22/05/2020 - 15:36:48

De tout coeur avec vous.
Bravo.
Charly.

charly
22/05/2020 - 13:36:21

Inès Léraud attaquée en justice pour avoir enquêté sur l’agroalimentaire breton : l'affaire devient politique
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ines-leraud-attaquee-justice-avoir-enquete-agroalimentaire-breton-affaire-devient-politique-1830382.html  

La journaliste Inès Léraud attaquée en diffamation par un chef d’entreprise costarmoricain
https://www.letelegramme.fr/bretagne/la-journaliste-ines-leraud-attaquee-en-diffamation-par-un-chef-d-entreprise-costarmoricain-21-05-2020-12555363.php  

Inès Léraud : "Il n'y a plus de parole critique publique sur l'agroalimentaire en Bretagne"
https://www.europe1.fr/societe/ines-leraud-il-ny-a-plus-de-parole-critique-publique-sur-lagroalimentaire-en-bretagne-3968359  

Alain UGUEN
22/05/2020 - 08:01:58

Tout mon soutien !
Résistance Info Pesticides sud-gironde

PASCALE MOTHES
22/05/2020 - 00:58:07

Incroyable - que la liberté d'informée soit tancé !

Jean-Paul RAIMBAULT
21/05/2020 - 22:44:21

Vous n'êtes pas seule, bravo et merci pour votre courage

BRUNO CORLOUER
21/05/2020 - 19:08:58

Il ne faut rien lâcher, continuons la lutte pour le droit à l'information et pour les consommacteurs que nous voulons être !!

Philippe Debaigt
21/05/2020 - 15:30:48

Merci ! Tenez bon.

Marie-Eve CALVES
20/05/2020 - 22:59:56

Continuez Inès, pourquoi l'agriculture nourricière serait exclue des champs d'investigation des lanceurs d'alerte ou des journaliste ; Nous sommes en République et en France; La liberté d'informer existe n'en déplaise à ceux qui veulent continuer à se cacher derrière leur petit doigt pour continuer à intoxiquer les autres.... Censés pourtant les faire vivre !

SCHAFF
20/05/2020 - 22:07:21

continuez à lutter contre l'epandage des raccourcisseurs de ble qui se font en ce moment ...... et de l'epandage de lisier à proximité des habitations
en achetant des produits bio

serge de RENNES

serge fleury
18/05/2020 - 20:50:40

Ci-dessous le message que je n'ai pu faire parvenir par le lien transmis par Attac 22 la semaine passée. Nous l'avons mis sur la page facebook de la S2LH22 . Bien évidemment, je vous remercie de votre ténacité dans cette affaire, (vous, le dessinateur de la BD et toutes ces personnes que vous avez retrouvées au cour de cette longue recherche et que ,je connais pour la plupart ).
Défense du droit à l’information pour Inès Léraud auteure de la BD sur les Algues vertes
« Bonjour,
J’habite depuis toujours Saint-Laurent de la Mer, à proximité de Saint-Brieuc. Nous avons vu dans les années 70 les algues vertes envahir l’avant port, nous habitions la rue du phare. Nous avons invité, en Juin 1979 les représentants élus du Conseil général de l’époque pour venir constater, très aimablement, ce qui nous alertait. Revenue depuis 2012 entre le phare et la pointe du Roselier, j’assiste à l’envahissement toujours plus important des algues vertes, alors que la plage des Rosaires est, elle, parfaitement, « nettoyée, chaque jour », au frais des contribuables de la commune de Plérin, entre autres et laissant penser, aux touristes de passage, que ce phénomène des algues vertes est très probablement, isolé. L’été dernier les bouchots étaient infestés, et les moules impropres à la consommations…
Le lobby agro-alimentaire en est le responsable avéré.
Non, ce scandale qui dure, est dissimulé, à grand frais … et depuis tant d’années.
Quand la bande dessinée est sortie l’été dernier, elle fit grand bruit dans la campagne bretonne…Enfin !
Citoyenne, Militante associative pour entre autres, la défense de la presse indépendante, et en particulier en soutien au journal l’Humanité, sur les Côtes d’Armor.
Je manifeste mon soutien à cette initiative relayée par Attac22.
Vonig le Goïc Présidente du Comité local de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité en Côtes d’Armor.
Saint-Laurent de la Mer, le 9 Mai 2020.
Bonne Journée le 16 Mai 2020

Alain UGUEN
18/05/2020 - 08:17:54

Bonjour
Productrice à l'origine de la 1ère AMAP en France avec Daniel et au nom de CREAMAP : Centre de Ressources pour l'Essaimage des AMAP (Réseau des initiateurs locaux des AMAP) nous apportons un franc soutien à Inès.
Les AMAP apportent la preuve qu'une agriculture paysanne et biologique est possible.
Elles ont apporté la solution économique pour les petits paysans grâce à l'engagement financier du consommateur.
Elles remettent en valeur la qualité sanitaire, nutritive, gustative et environnementale des pratiques agricoles, des valeurs complètement bafouées dans l'agro industrie et la transformation.
Nous ne pouvons que soutenir Inès Leraud et lui dire qu'elle n'est pas seule.
Son travail d'information permet une prise de conscience au plus grand nombre. Plus nous serons nombreux et plus nous pèserons et pourrons espérer une meilleure orientation des politiques agricoles et enfin, l'arrêt de l'agro business ou: ne plus laisser faire de l'argent sur la santé des gens et celle de la planète.
Denise Vuillon
Auteure du livre: L'histoire de la première AMAP - "Soutenir les paysans pour se nourrir durablement" - L'Harmattan
--
Denise VUILLON
04.94.30.03.13
AMAP: https://olivades.com/  
amap@olivades.com.  
CREAMAP:  www.creamap.com.  

Alain UGUEN
18/05/2020 - 08:10:59

Tout au long de l'Histoire de la Terre, les plus gros (dinosaures et autres) ont fini par disparaître alors que les plus petits éléments de la nature (animaux ou végétaux sans oublier les virus) ont traversé les différentes périodes en se transformant. Alors tout ces systèmes qui veulent être les plus gros et surtout les seuls au dessus des autres, devraient y réfléchir avant d'entraîner l'environnement sous toutes ses formes dans leur propre destuction.

Maryannick LE NORCY
18/05/2020 - 01:02:32

Merci Inès et à tou.te.s celleux qui nous informent et nous défendent contre ces malades mentaux qui ne pensent qu'à eux et à leurs profits.

Antoine
17/05/2020 - 13:35:11


Merci,
Votre indépendance est une liberté indispensable.
Gardez le courage face à ce monde absurde de l’agro-alimentaire qui nous divise, nous empoisonne.
Levons nous enfin tous ensemble

Gelbart Patrice
16/05/2020 - 10:39:00

Défendez le travail des journalistes contre les lobbys

Dominique POIRIER
15/05/2020 - 18:07:00

Inès Léraud, autrice de Algues vertes, l'histoire interdite, victime de pressions et d'intimidations
http://www.9emeart.fr/post/news/franco-belge/ines-leraud-autrice-de-algues-vertes-l-histoire-interdite-victime-de-pressions-et-d-intimidations-11742  

Alain UGUEN
15/05/2020 - 10:44:52

Inès Léraud sur son enquête sur l'industrie agroalimentaire : "Les agriculteurs avaient peur de parler"
https://www.europe1.fr/emissions/linfo-media-du-jour/ines-leraud-sur-son-enquete-sur-lindustrie-agroalimentaire-les-agriculteurs-avaient-peur-de-parler-3968324  

Alain UGUEN
14/05/2020 - 16:37:36

Il faut boycotter les produits issus de Triskalia, Cheritel...,( quand on voit la provenance ), et l'idéal, c'est que Greenpeace fasse des actions contre eux : c'est visible et a du poids .
Pouvoir mettre des infos ( flyers..) dans des magasins, quand c'est possible...
Pour beaucoup , nous ne connaissons pas tous les faits, tous les noms...
Il faut être aux aguets !!!

Melba
14/05/2020 - 15:54:42

Comme d'habitude, dans un monde cupide et stupide, le changement ne peut venir que grâce au dynamisme courageux des citoyen.ne. de base conscient.e.s de la valeur du bien commun

Annie Jourdain
13/05/2020 - 22:05:05

Nous sommes nombreux et déterminés pour retrouver l'harmonie avec notre Mère la Terre

Nicole DUHAMEL
13/05/2020 - 15:51:47

Le journalisme d'investigation gêne le pouvoir des puissants.Comme dans les pires régimes totalitaires ils sont à la manœuvre chez nous en Bretagne, avec des
méthodes et des soutiens ignobles.C'est
une honte !

Maurice PERON
13/05/2020 - 12:04:07

Le journalisme d'investigation gêne le pouvoir des puissants.Comme dans les pires régimes totalitaires ils sont à la manœuvre chez nous en Bretagne, avec des
méthodes et des soutiens ignobles.C'est
une honte !

Maurice PERON
13/05/2020 - 11:54:59

Bravo et merci Madame pour votre courage et votre détermination à faire votre travail jusqu'au bout, malgré toutes les pressions subies !

Michelle CHAUDRON
13/05/2020 - 09:23:28

Comme l'a fait remarquer un signataire, le texte soumis est explicatif mais ne comporte pas d'injonction précise. ???

Dominique Maurice René ALLAIN
12/05/2020 - 22:00:26

Et pourtant chacun(e) se doit de respecter la Charte de l'Environnement adossée à la Constitution, loi constitutionnelle n°2005-205 du 1er mars 2005! La persévérance paie toujours ! Donc persévérons pour défendre les libertés au sens large !

MARIE-PAULE PERRICHON
12/05/2020 - 18:55:41

Un Etat de droit devrait rendre impossible ce genre d'intimidations de la part de groupes industriels ou de lobbies. Mais on le voit,la collusion (pour ne pas parler de corruption) est au plus haut niveau des instances de l'Etat !

Lionel Forment
12/05/2020 - 18:34:33

peu de gens connaissent J-Marie Pelt, Philippe Desbrosses ou M-Monique Robin, y compris chez les "écolos du dimanche". Et ils devraient s'en inspirer...

jean-louis petithory
12/05/2020 - 13:41:02

pas besoin d'être oligarque russe ou grand exploitant américain pour tricher, saloper la nature et faire sa loi ! la preuve est là et c'est lamentable que le profit soit le seul but et non pas l'équilibre de la nature ....pas étonnant avec les équipe gouvernementale qui dirigent depuis plusieurs décennies

maripachats
12/05/2020 - 12:23:33

Doit on espérer que dans le monde d'après, on ne soit plus obligé de signer ces pétitions qui seraient devenues inutiles?
Espérons

Alain GUILLEM
12/05/2020 - 02:23:13

OSONS! DÉFEND LA LIBERTÉ D’INFORMER
Les tenants du monde d'avant ne se laisseront pas faire, à preuve ces procédés ignobles menés à l'encontre de la journaliste Inès Leraud.
Le jour d'après, c'est aussi et d'abord la nécessité pour les citoyens d'avoir une information éclairée.
Osons ! soutient cette tribune Défendons la liberté d’informer sur le secteur agro-alimentaire et appelle chacun·e à la cosigner.
Pour la petite histoire locale : Le GES, dont il est question, est le prestataire chargé par une célèbre entreprise malouine d’analyser ses rejets ! https://www.osons-a-stmalo.com/osons-defend-la-liberte-dinformer/  

OSONS
12/05/2020 - 00:39:43

les ultras-productivistes agricoles à la tête de la FNSEA et de ses ramifications ne pensent qu'à faire du fric, ils se foutent royalement de la santé des gens.. et de la préservation de l'environnement, et ils se foutent même des agriculteurs... pour eux tous les moyens sont bons y compris des pratiques de voyous,, mafieux et fascistes... en travail journaliste a révélé il y 2 ou 3 ans que leurs valeurs étaient proches du FN.... pour stopper ces gens-là, il faudra frapper fort, sans ménagement... Car eux ils sont en guerre contre le reste de la société depuis des décennies, et ils considèrent que le milieu rural, la "nature" leur appartient

steff bodin
11/05/2020 - 23:59:08

Quand nos gouvernants feront-ils le "ménage" à tous ces profiteurs qui se gavent en créant des maladies et des morts à cause de toutes leurs pollutions dont ils ne prennent aucune responsabilité ?
N'ont ils aucune honte d'avoir de tels comportements ???

Jacques Journot
11/05/2020 - 23:53:22

Je salue le courage et la persévérance d'Inès Léraud qui fait honneur à sa profession. Je rejoins l'opinion du commentateur précédent,Daniel Thierry, je trouve le terme de mafia approprié, une mafia aux multiples tentacules à tous les niveaux et qu'il convient d'empêcher de nuire de toute urgence.Il y a une grande désinfection à accomplir en France pour neutraliser toutes les vermines.

Muriel FOSSARD
11/05/2020 - 22:26:23

Les intimidations et pressions commises envers cette journaliste sont dignes du pire des pouvoirs mafieux et absolument intolérables

Catherine FEDY
11/05/2020 - 22:15:01

Les intimidations commises envers cette journaliste pour entraver sa liberté d’informer sont dignes des pires pouvoirs mafieux et absolument intolérables

Catherine FEDY
11/05/2020 - 22:14:48

Les intimidations et pressions commises envers cette journaliste sont dignes du pire des pouvoirs mafieux et absolument intolérables

Catherine FEDY
11/05/2020 - 22:14:20

Les intimidations commises envers cette journaliste pour entraver sa liberté d’informer sont dignes des pires pouvoirs mafieux et absolument intolérables

Catherine FEDY
11/05/2020 - 22:12:09

"[...] président de l’Institut Technique et Scientifique de l’Environnement (ISTE) fondé entre autres par les entreprises Lactalis, Daucy et Doux en 1996. Cet institut est notamment connu pour propager des thèses sur les marées vertes favorables au secteur agro-alimentaire."

Ah, ah,ah ! de "l'Environnement"... tout de suite ça désarme, n'est-ce pas ? Revêtir les habits de ceux à abattre, classique !

Bienvenu en France, ça va avec le reste, "tout se tient" comme je le répète inlassablement, Mafia d'État & Co, on le voit assez, on n'en a pas fini (de baver...). Puis regardez, rappelez-vous, l'autre micron, son petit déconfinement en Bretagne, Finistère, de passage dans les tomates hors-sol... Il aime (mais je suis bien certaine qu'à sa table on ne sert que du bio, pas fou !) : pour les autres, le poison. Crevez ! je le veux, il nous dit.

Tiphaine
11/05/2020 - 21:33:09

Aux arbres, citoyens ! Exigeons la fin des pesticides en Bretagne et ailleurs. Cela fait trop longtemps qu'on nous balade, gouvernement comme FNSEA, ils ont largement eu le temps de chercher et de trouver ou retrouver des méthodes alterntives.

Delpech Emmanuelle
11/05/2020 - 21:31:31

Je vous recommande, pour comprendre la problématique agricole, de lire "Le ménage des champs" et "Le paysan impossible" des éditions Du Bout de la Ville : http://leseditionsduboutdelaville.com/index.php?id_category=12&controller=category  

Planforet
11/05/2020 - 21:26:08

Bon courage à tous, le plus dur reste à faire ….

Françou du Périgord
11/05/2020 - 20:25:05

la Bretagne ce n'est pas ce que l'on croit.
l'agro-alimentaire est bien implanté heureusement qu'il existe des journalistes comme Inès pour dénoncer les magouilles

Stéphoto
11/05/2020 - 19:28:45

"Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n'empêcheront jamais le printemps" (Pablo Neruda)

Sylviane Murat
11/05/2020 - 16:36:03

Journalistes d'investigation, merci pour votre courage au service des citoyens.On cite des peines de prison pour les coupables de fraudes mais toujours avec sursis... Mais pour baillonner les révoltes, peines de prison ferme et mandat de dépôt immédiat. Justice à 2 visages ?

Jacques Bigot
11/05/2020 - 16:22:32

Sylvie,
le texte de la pétition c'est tout le texte ci-dessus. ;o)

Alain UGUEN
11/05/2020 - 15:41:28

Pire que la Corse ou la Calabre la mafia agro alimentaire est un pouvoir qui défie les lois de la république depuis trop longtemps il n'est que temps de débaillonner la justice et les médias en Bretagne et ailleurs.

Daniel THIERRY
11/05/2020 - 15:33:49

OU est le texte de la pétition??? Il n'apparait pas.

sylvie henry reant
11/05/2020 - 15:13:31

ne faut-il pas envisager une demande reconventionnelle si elle a subi une plainte ? car elle est la victime in fine ?

catherine haye
11/05/2020 - 15:06:05

si nous voulons que nos Petits enfants ne soient pas atteint du CANCER il faut lutter contre l'utilisation des pesticides et engrais chimiques IMMEDIATEMENT . Réagissons tous ensemble dès maintenant. je crie BRAVO et remercie tous les journalistes qui ont le cran d'informer les citoyens que nous sommes.

Papa Joseph
11/05/2020 - 14:48:09

Pénurie de masques, pléthore de bâillons…
MERCI à cette journaliste courageuse qui fait honneur à son métier.

Frawald
11/05/2020 - 14:03:10

Tous ces pollueurs sont en retard d’une guerre, ils sont prisonniers du circuit du fric et incapables de comprendre que le monde change et revient à des pratiques plus intelligentes. De ce fait, un jour proche ils devront rendre de comptes d’une manière ou d’une autre et ce sera à leurs dépens.

Roland Mader
11/05/2020 - 13:59:30

La signature par la France de traités commerciaux internationaux avec des pays peu regardants sur les bonnes conditions de la diversité ne va pas aider les aides de l'Europe (la P.A.C.) au financement des agricultures bio locales.

Alain Wazner
11/05/2020 - 13:58:35

C'est tellement évident que cela se passe de tous commentaires...

patrick geromin
11/05/2020 - 13:46:03

Mersi Braz, merci à tous ceux qui oeuvrent pour la terre et le vivant, par les actes concret de chaque instant. Merci Inés (à ré-ecouter en post-cast)

chouette
11/05/2020 - 12:32:09

QUAND EST-CE QUE LA PUISSANCE DES LOBBIES VA PRENDRE FIN ?

IL FAUT RECOMMANDER, OFFRIR, LA B.D D'INES, ELLE EST REMARQUABLE.....Comment tous ces "cols blancs" peuvent se regarder dans une glace ?

Si la petite "bête" ne nous emmène pas en voyage, il va nous falloir continuer le combat, et informer sans relâche... Le changement se fera avec les citoyens......

serandour
11/05/2020 - 12:15:34

Le nombre de contrôle de la qualité des fruits et légumes est ridiculement faible. Lorsque "Générations futures" a fait réaliser des analyses, on a pu apprécier que la consommation de certains aliments (manger 5 fruits et légumes par jour !) n'était pas sans risque. Le public qui a pris connaissance des analyses a boudé raisins, pommes ... L'impact économique a conduit des producteurs à chercher noise à "Générations Futures"
ALORS OUI PLAIDONS POUR LE DROIT DE SAVOIR SI CE QUE NOUS ACHETONS EST SAIN !

Georges CINGAL
11/05/2020 - 11:56:24

Qui sera le prochain Louis XVI ?

Daniel Chateigner
11/05/2020 - 11:55:12

Pour la liberté d’enquêter et d’informer.

Claire Gignan
11/05/2020 - 11:51:19

Des splendeurs de l'humanité...

Jean-Yves Baudais
11/05/2020 - 11:41:13

Soutien total au journalisme d'investigation souvent la seule source d'information pour les citoyens. Merci à Inès pour son travail.

Philippe
11/05/2020 - 11:28:51

Merci , un très grand merci pour toutes les alertes
toutes vos actions, tous vos soutiens.... Vous êtes formidables de courage, de sérieux, de suivi, et aussi d'humour..Il en faut de la persévérance pour combattre toutes les atteintes au droit fondamental de la vie, des humains (les vrais)de la Nature..
les mêmes MOTS pour lutter contre les mêmes MAUX.
Bravo à toute votre équipe.
Josette -75 ans- qui s'est épuisée à lutter, répéter depuis plus de 40 ans. C'est votre courage qui me donne un peu d'espoir .

Josette SERRE
11/05/2020 - 11:18:06

Et ça va s'arrêter où ? avec maintenant " Demeter..." et un ministre de l'agriculture aux bottes de la FNSEA ???

Bernard Lafitte
11/05/2020 - 11:11:05

Cette pétition nous parle surtout de Bretagne et d'Inès L.
mais nous consommons tous des produits issus de Bretagne et, par ailleurs, se sont toutes les libertés d'informer qui sont en danger. J’encourage donc tout un chacun à répandre, le plus largement possible, cette pétition.

Marie CLAUX
11/05/2020 - 11:06:58

Rien n'est simple, mais il faut donner une autre orientation à notre système agricole productiviste suicidaire à terme. Une des armes : l'information sans concession

bernard lansac
11/05/2020 - 10:49:36

Servir ou se servir. merci de prendre soin du bien commun, chacun a sa place

pierre chesnot
11/05/2020 - 10:48:52

de tout coeur et corps avec vous

Josette Bel
11/05/2020 - 10:41:38

Nous devons aider solidairement tout journaliste qui fait son véritable travail d'investigation et d'information auprès du public. Sinon, qui va le faire? L'administration et le monde des partis sont trop muselés par des intérêts divers et des pressions politiques et étatiques. On se croirait dans des périodes staliniennes parfois.
Bravo et courage, Ines ! Des citoyens libres vous soutiennent.

Serge Salanove
11/05/2020 - 10:20:57

Courage ! Salut et Bravo !

Etienne et Malou GILLE-PELZER
11/05/2020 - 10:19:47

Pour l'Humanité

Françoise De Bock
11/05/2020 - 10:16:49

luttons contre les puissants de l'argent roi, destructeurs du monde qui nous entoure.Destructeurs depuis le ventre de notre mère jusqu'à notre mort et même au delà.Rappelons nous les mauvais traitements des corps donnés à la science......

pierre sanial
11/05/2020 - 10:13:58

Signée des 2 mains et des 2 pieds =

Dominique BINZENBACH
11/05/2020 - 10:11:34

Bien sûr que je soutiens. La lecture d'Algues vertes, qui retrace cette remarquable enquête d'Inès LERAUD, m'avait laissé aussi révolté qu'admiratif.

Daniel DANIEL
11/05/2020 - 01:06:21

Tout mon soutien Ines !
Solidarité et fraternité !
Michel

Michel Le Thomas
10/05/2020 - 20:27:18

C'est malheureusement à ce modèle agro-industriel qu'Emmanuel Macron est venu apporté son soutien lors du confinement à l'occasion de sa visite d'une entreprise de production de tomates sous serre.

Eric Lesaunier
10/05/2020 - 15:25:35

A notre tour de surveiller avec une forte précision l'ensemble de ceux qui veulent nous museler. Le lawfare marche dans les deux sens, l'empêchement de faire notre travaille de documentation est un délit.
Solidarité.

Pascal BEAUDRU
10/05/2020 - 14:02:29

Ne laissons pas les tenants de l'agrobusiness museler ceux qui contestent le système agricole dominant, ici avec Inès Léraud, ailleurs avec les cellules Demeter/Castaner !

JEAN MICHEL JEDRASZAK
10/05/2020 - 13:05:30

A travers mes films j'ai démontré que l'on pouvait, qu'il fallait faire autrement pour un futur possible. Mais la "maffia" (quel autre nom lui donner) agro alimentaire ne veut rien entendre. Un climat de violence anti journaliste se repand un peu partut. c'est inacceptable.

jfvallee
10/05/2020 - 12:54:26

pour défendre la liberté d'informer sur le secteur agro-alimentaire

Isabelle GUYTON
10/05/2020 - 03:07:56

Pouvoir rester informé par des personnes libres et indépendantes pour ne revenir à l’anormal.

Philippe RAJALU
09/05/2020 - 20:21:43

M. Cheritel est quelqu'un de peu recommandable.
J'ai eu l'occasion de le connaître et ses méthodes sont très "particulières".

Alain MADEC
09/05/2020 - 18:52:42

Vive l'agriculture responsable et bio!

muriel senant
09/05/2020 - 18:10:28

Choquée par l'attitude du monde agricole dominant et la complicité des Pouvoirs Publics sur ce sujet qui devrait être en tête des préoccupations citoyennes. Il s'agit d'une question majeure de santé publique.

Bravo Inès pour ton courage !

soazig GUENNOC
09/05/2020 - 17:43:42

Tout notre soutien,

Gael Briand
rédacteur en chef du magazine Le Peuple breton

Gael Briand
09/05/2020 - 16:03:42

La tomate industrielle est vraiment pourrie !

Olivier Besnard
09/05/2020 - 15:30:51

Il faut que ça change

Sylvie Bourgy
09/05/2020 - 10:18:33

Ç’a y est notre tribune est publiée sur le site de Libération !!!
https://www.liberation.fr/debats/2020/05/08/defendons-la-liberte-d-informer-sur-le-secteur-agro-alimentaire_1787668  
Serge LE QUEAU

Alain UGUEN
09/05/2020 - 08:09:10

Merci à vous gérant cyberacteurs. C'est essentiel quand on pense que des organisations comme Change vivent de ce qu' elles dénoncent et n'ayant aucune confiance en elles.
Jean-François Laot.
29810 LAMPAUL-PLOUARZEL

jef laot
09/05/2020 - 00:47:05

Vous pouvez me rappeler le nom du type (j'ai cliqué trop vite, l'article est parti :))qui a osé dire à Inès Léraud : "vous aurez le prix Elise Lucet de la désinformation". Quel enfoiré! quel minable! quel horrible personnage, quel monstre!
Bisson ? et son prénom ?

Brigitte Bécavin
07/05/2020 - 12:24:35

La réalité elle est là, on peut bien signer nos pétitions, voilà ce qui se passe :

https://strategika.fr/2020/04/01/geopolitique-du-coronavirus-entretien-avec-valerie-bugault/  

Tiphaine
07/05/2020 - 12:00:06

Soyons des milliers à signer cette pétition pour défendre la liberté d'informer sur le secteur agro-alimentaire et soutenir la journaliste Inès Léraud, que le lobby agricole breton voudrait réduire au silence !

Le Quéau Serge
06/05/2020 - 21:12:22

[ Signer la pétition ]

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