Des ACTES : Associations Citoyennes de la Transition Ecologique Solidaire sur tous les territoires

Chère Corinne,

Toutes mes félicitations. Je viens de voir que tu avais été missionnée par Ségolène pour une recherche sur l’économie verte.

Nous serions heureux de pouvoir t’accueillir à Quimper pour en parler puisque nous avons des réflexions qui vont dans le sens de la commande de la Ministre que tu trouveras ci-joint.

A ta disposition

Alain
,__o Alain UGUEN Association Cyber @cteurs
_-\_<, Fédérateur d'énergies (*)/'(*) http://www.cyberacteurs.org Confluences pour la planète c’est 5 partenaires dont 3 sont en colocation actuellement 7 rue Aristide Briand : Al’Terre Breizh, Approche Eco-habitat, cyber @cteurs + Sens et Habitat et Biocoop Quimper qui a ses propres locaux.
Outre la co-location Confluences pour la planète c’est aussi l’Ecofoire (5 édition) et l’organisation de soirées comme avec Jean Marie Pelt (600 personnes au Chapeau Rouge à Quimper en septembre 2013).
Nous réfléchissons à la possibillité de trouver une possibilité de financement d’un animateur économique du territoire cornouaillais au travers de l’adhésion de structures économiques impliquées dans la transition. Possibilité que nous proposons d’étendre à toute la France en lien avec Alternatiba.

courrier à Alternatiba
Nous plaidons pour des convergences et nous souhaitons y participer en proposant dans le cadre de l’association transition citoyenne qui doit se constituer en 2015 un portail commun pour mutualiser les éléments qui gagneraient à être connus du plus grand nombre (agenda…)
Par delà l’aspect conjoncturel de votre proposition nous souhaiterions profiter de ce tour de France pour faire avancer l’idée que les regroupements associatifs pour préparer cet événement donnent naissance demain à des structures pérennes ayant pignon sur rue dans chaque ville de France et de Navarre sous une appellation qui soit la même partout même si localement les structures participantes conservent leur identité locale.
Pour contribuer à financer ces structures, nous nous proposons de travailler sur l’idée d’un annuaire commun qui répertorierait toutes les structures économiques (artisans, commerçants, professions libérales, entreprise, associations…) engagés dans une démarche de transition écologique solidaire et acceptant de contribuer financièrement à la vie de ces structures locales d’animation d’un territoire.
Il y a 15 ans au début de l’association nous avions travaillé sur cette idée d’annuaire

Mais comme c’est un travail en soi, nous n’avons pas eu les moyens de le faire fonctionner.
Nous pensons que la dynamique alternatiba peut être l’occasion de proposer un outil aux regroupements locaux qui accueilleront le tandem pour prospecter sur leur territoire les professionnels qui les aideront à financer l’événement et + si affinités.
Le principe étant : nous ouvrons une ligne par collectif territorial intéressé, les professionnels s’inscrivent et paient en ligne, nous nous chargeons des reçus de dons et reversons les sommes (moins 7% pour les frais ) à la structure désignée par le collectif territorial pour gérer ces fonds.

Stage pour étudier la faisabilité de création d’une structure d’animation économique de la Cornouaille débouchant sur
un annuaire permanent pouvant être utilisé nationalement pour financer des structures identiques ailleurs permettant de répertorier toutes les unités économiques en transition : définition de la structure et de ses moyens de financements (cotisations…)
l’accompagnement de la venue du tandem Alternatiba en Cornouaille pour médiatiser le projet
la mise en place de l’édition 2015 de l’écofoire pendant la semaine européenne des déchets qui pourrait être la première vitrine de cette structure.

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16 réflexions au sujet de « Des ACTES : Associations Citoyennes de la Transition Ecologique Solidaire sur tous les territoires »

  1. Cher Alain

    Merci de ce document que je Vais lire avec le plus grand interet.
    Je ne suis pas sure d avoir le temps d aller à Quimper avant la fin de la mission Mais suis prenne use de contributions ecrites.
    Amities
    Corinne LEPAGE

  2. La priorité devrait être portée sur la production d’hydrogène par des moyens adaptés (hydroliennes, panneaux solaires, éoliennes marines)…

    L’hydrogène tiré de l’eau, est l’un des carburants connus les plus performants qui, recombiné à l’oxygène, représente une source d’énergie quasi inépuisable et non polluante.

    Notre pays à la chance de posséder un domaine maritime considérable permettant l’extraction massive par électrolyse de cette ressource naturelle dans les meilleures conditions; ne pas profiter de cette aubaine serait une faute grave.

    L’effort devait aussi porter sur la recherche des moyens de conservation, de stockage et d’acheminement de ce matériau stratégique, utilisable pour la production d’électricité comme dans le domaine des transports.

    L’expertise acquise dans ce domaine nous permettrait, par ailleurs, de développer notre industrie et d’exporter notre savoir-faire.

    Je souhaite avoir retenu votre attention et j’espère compter sur votre exposition médiatique pour soutenir ce projet porteur d’espoir sur le long terme, pour la planète, pour notre pays et pour nos enfants.

    Merci
    CB

  3. Un exemple emblématique de lutte contre les émission de GES par reduction des gaspillages concerne la Co-génération électricité + chaleur.
    Il s’agit d’une technique qui, prenant mieux en compte les lois de la Physique, met fin à un véritable biais cognitif: la résignation à la “fatalité du rendement de Carnot” ! (Lorsque – pour des raisons nées à l’époque de… “l’énergie abondante et pas chère” – les production d’électricité et de chaleur sont réalisées par des acteurs indépendants.)

    Cette mutation consiste notamment à favoriser le remplacement de milliers de chaudières à usage collectif, (copropriétés, équipements collectifs, etc.), par des chaudières à co-génération. On passe ainsi de dispositifs dont le rendement global dépasse rarement 40% à près de 90% !
    Pour fixer les idées, avec 100 kWh d’énergie primaire, soit ~10 Nm3 de gaz, (un peu plus de 7 kg, soit de 5 à 17 E TTC, selon qu’il s’agit de gaz de ville ou de butane), brûlés dans un tel appareil, (en utilisant ~29 kg d’oxygène de l’air), on peut obtenir par co-génération: ~35 kWh d’électricité, ~55 kWh de chaleur, ~20 kg de CO2, ~16 kg de vapeur d’eau, et ~10 kWh de perte !
    Autrement dit… avec du gaz à moins de 0,52 E /m3, la production électrique de ~35% peut, (même au tarif actuel du kWh), “effacer” la facture de gaz !

    En 2013, la France a utilisé un peu moins de 10 Mtep de combustibles fossiles, (d’un coût proche de 4 milliards), pour produire presque 10% des quelques 500 TWh annuels de sa consommation électrique.

    Il suffirait que, pour une petite fraction du parc existant, (par exemple 80 immeubles /an et par département), on remplace les chaudières les plus anciennes, (les plus polluantes), par de telles chaudières, (fonctionnant de préférence au gaz), pour qu’au bout de 10 ans, la puissance totale installée en co-génération atteigne ~50 GW, dont près de 20 GW de puissance électrique. (Par exemple ~80 000 unités de ~250 kWe, ce qui correspond en moyenne à des immeubles de quelques dizaines de logements, selon le niveau de rénovation thermique réalisé ou prévu.)

    Avec ~2500 h par an de fonctionnement, l’électricité ainsi produite permettrait de se passer de la quasi-totalité de nos centrales à combustibles fossiles, avec une économie sur la facture d’importations correspondante, proche de 20 milliards en 10 ans (et de 4 à 5 milliards /an, par la suite).
    Pour les 80 000 copropriétés concernées, ayant à financer la même consommation de gaz (ou de fuel) que par le passé, (compte tenu d’un rendement plus que doublé…), l’autoconsommation, (ou la vente), de ~50 millions de MWh, (à ~150 E /MWh), représenterait une économie (ou un revenu), d’un total annuel de ~7,5 milliards, permettant d’amortir en moins de 10 ans l’investissement dans une chaudière plus performante (procurant un revenu moyen de ~90 kE /an.)

    Cette façon d’extraire 2 à 3 fois plus d’énergie d’1 kg de combustible, (fossile ou non), comporte bien entendu quelques contraintes: elle implique un mode de fonctionnement “coopératif”, (s’agissant d’équipements collectifs), excluant par exemple certaines plages horaires: des tarifs adaptés aux 2 pointes quotidiennes de demande électrique peuvent aussi permettre d’éviter de chauffer en milieu de nuit et dans l’après midi.
    En outre, une production électrique qui dépasse la demande peut servir à extraire de l’hydrogène, (par électrolyse de l’eau), une solution technique qui s’inscrit dans la filière de méthanation en cours d’émergence, notamment outre Rhin. (cf. http://www.global-chance.org/IMG/pdf/gc36p10-17.pdf )

    Le basculement systématique vers la co-génération, lors de la jouvence de chaudières à usage collectif, est un exemple de décarbonation visant à atténuer le changement climatique en cours. Il met en évidence l’insuffisance de l’action publique en France et en Europe:
    il s’agit d’un investissement rentable: pour une production de ~50 TWh /an réalisée avec du méthane, il peut contribuer à l’atténuation pour ~30 millions de tonnes de CO2 /an, (~8% des émissions annuelles de notre pays); il peut en outre réduire d’au moins 3 milliards /an, (en moyenne sur 20 ans), le déséquilibre de la balance des paiements. Une politique favorisant ces investissements collectifs de qualité, (tant du point de vue environnemental que du point de vue financier), parait indiscutable !

    A noter qu’une approche analogue, (de remise en cause de la “fatalité du rendement de Carnot” !), est déjà partiellement mise en oeuvre: c’est le sens de la prime 2015 qui, dans certaines zones urbaines, vient favoriser l’achat d’un véhicule électrique, à condition qu’il s’accompagne de la destruction d’un véhicule diesel de plus de 13 ans. (3500 E qui viennent s’ajouter aux bonifications existantes).
    Une extension de cette politique pourrait viser le remplacement des diesels les plus anciens par des véhicules de type hybride série rechargeable (dont les émissions sont inférieures à 50 g de CO2 /km, pour un parcours mixte de 15 000 km /an dont ~2/3 “en électrique pur”
    cf. http://www.france-alter.info/Hybride_serie_a_gaz.htm ).
    Pour chaque million de véhicules ainsi remplacés, l’effort de réduction de l’hypertrophie de notre parc diesel, se traduirait par une atténuation d’environ 1,5 million de tonnes de CO2/an, et par la réduction de ~500 000 t/an de nos achats de combustibles fossiles. (Une économie de l’ordre du milliard en cumul sur 5 ans).

    Lorsqu’on rapproche ces exemples d’action publique inexistante ou insuffisante, de la mesure qui interdira bientôt la vente de logements mal isolés, (c’est déjà le cas depuis le 1er janvier, pour les organismes de HLMs), on ne peut que déplorer un dosage maladroit entre mesures autoritaires et mesures incitatives ! S’y prendrait-on autrement pour… rendre impopulaire la lutte contre le changement climatique ?!

  4. La France possède encore des dizaines de milliers de sites qui utilisaient la force du courant pour produire de l’énergie. De plus notre pays fabrique les meilleures miniturbines électriques du monde . Mais cette “filière” de production électrique est systématiquement écartée pour des motifs de non rentabilité! Qu’en est il vraiment! Il existe pourtant des sites qui fonctionnent et apparemment ils donnent satisfaction.
    Qu’en pensez vous. Amicalement.
    Marc

  5. Bon, sur le plateau de CSOJ, je suis définitivement du côté de Mathieu Burnel..les affrontements à Plogoff ou ailleurs sont clairement le fait des “opposants” !
    Pour ce qui est de la transition énergétique, dans le domaine de la bagnole, de les faire fonctionner au bio-machin, à la poudre de perlinpinpin ou autre, le premier constat n’est-il pas d’observer le nombre de personne(s) dans les machines en circulation ? et de voir que le premier carburant utilisé est l’égoïsme.
    Par quel bout on prend les problèmes ?

  6. Bonjour,
    Que pensez-vous de la société MDI à Carros (06) qui fabrique des voitures qui roulent à l’air comprimé? Une excellente façon de rouler en polluant beaucoup moins?! Les Renault, Peugeot et autres Mitsubishi peuvent s’y coller, et l’OPEP se lancent dans la fabrication de cellules photovoltaïques sans minerai et leur recyclage!
    Merci pour votre travail!

    • le moteur à air comprimé est plutôt une bonne idée, mais..il faut de l’énergie pour comprimer l’air à 200 bar! et si cette énergie est renouvelable, chacun sa voiture pour aller où on veux, quand on veux, ce n’est pas soutenable..

  7. Le général De-Gaulle, Président de la République, avait en son temps pris une décision politique, concernant notre indépendance, notamment militaire et avit eu recours au nucléaire.
    Aujourd’hui, notamment pour notre indépendance énergétique, je me pose de nombreuses questions: pourquoi le développement de l’énergie des marées: perpétuelles et écologique, ne serait pas une grande cause Nationale, notre pays étant bordé à plus de 50%par l’océan.
    Une décision politique d’ampleur, pour les générations futures est nécessaire, quant au financement, il ;suffit de trouver les moyens: plafond du livret développement durable doublé.., souscription Nationale…. tout ceci affecté à l’énergie des marées.
    Certes, il nous faudra renforcer notre distribution, à partir des océans, à mettre en œuvre parallèle.
    Merci de m’indiquer les travaux et les recherches en cours pour un avenir durable pour mon petit fils.
    Dans l’attente d’une réponse concrète, sur les perspectives de cette énergie inépuisable et propre,.
    Quant aux partis politique, et notamment EELV aucune réponse sur ce sujet et notamment un plan de financement des énergies renouvelables.

    • L’équipe gouvernementale en place actuellement n’est pas foutue de mener une vraie politique industrielle et énergétique…
      Ce sont des jean-foutre incapables de donner un cap et de dresser un programme réaliste et cohérent.

      Leur “grande cause nationale” est une coquille vide ne contenant aucune mesure concrète. Ils nous enfument comme tous les politiciens qui se sont succédé depuis De Gaulle.

      Si ils travaillaient pour une entreprise, dans le monde réel, il y a longtemps qu’ils auraient été virés !

      • Hou-là, Claude, vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère..!
        Ne pas tout attendre d’une équipe, fût-elle gouvernementale, pourrait être le début d’un embryon de solution(s)..?
        Le scénario négawatt, quelqu’un connait, ici ?
        Entre nous, Le Général, avec quelques autres, nous a laissé l’héritage de Brennilis et les 58 autres réacteurs, qui vont donner bien du souci aux générations qui nous suivent -qui nous survivront- dans un monde que NOUS avons, collectivement, construit ou laissé construire..

        • De Gaulle nous a en effet laissé en héritage une industrie énergétique basée essentiellement sur le nucléaire… Il a fait cela à une époque où l’hypothèse de l’arrêt des centrales ne se posait pas.
          Qu’aurait-il dû faire alors que nous avions besoin d’une énergie abondante et bon marché ?

          La décision du “tout nucléaire” (je ne suis pas d’accord avec cette expression) nous a apporté une indépendance énergétique qui a accompagné et soutenu les “trente glorieuses”.
          Au moins a-t-il eu le mérite de montrer clairement l’objectif et donné à l’industrie les moyens de l’atteindre.

          Actuellement, nous avons besoin d’un chef d’état qui définisse hautement et distinctement sa politique et qui s’en donne les moyens.
          Ce qui n’est pas le cas.

          Quant à négawatt, ce n’est actuellement qu’une coquille vide à tendance plutôt régressive.
          Financer massivement la recherche sur les énergies renouvelable serait un bon début…

          • Il n’y a rien de concret.
            Ça parlote, ça analyse, mais ça n’agit pas…
            Les intentions sont bonnes mais ça ne débouche pas sur des actes.
            Enfin… C’est mieux que rien !

          • Encore une fois, les intentions sont louables, mais je n’ai encore vue aucune mesure concrète issue du scénario négawatt dont l’horizon se situe à 2050…
            Or nous avons besoin de développer des énergies renouvelables et non polluantes MAINTENANT…

            Lisez mon message du 22 janvier dans lequel je propose une orientation vers une ressource quasi-inépuisable et non polluante.
            Les spécificités et les techniques d’utilisation de l’hydrogène sont connues depuis longtemps, bien qu’elles puissent encore être améliorées, notamment dans le domaine du stockage.
            Mais on peut mettre en œuvre un plan d’exploitation dès maintenant.
            Ce qui n’empêche pas d’explorer d’autres pistes.

            Les allemands, particulièrement l’industrie automobile, s’orientent résolument dans cette direction alors que nos constructeurs nationaux en sont encore à développer des véhicules électriques équipés de batteries rechargeables ou échangeables… Une fois de plus, nous allons avoir une guerre de retard.

            Nous avons besoin de directives fortes et incitatives portées par un gouvernement ferme dans ses convictions, et non d’un concept mou et changeant en fonction de l’air du temps.
            Temps dont nous manquons maintenant cruellement.

  8. Petit “détail” fiscal :

    en temps que professionnel libéral, je roule en voiture (pour l’instant, vu mon métier rural, pas moyen de faire autrement).

    Si je roule une voiture moins polluante (4 ou 5 CV fiscaux), je compte en charges professionnelles moins de frais que si je roule en voiture plus polluante (7 CV fiscaux)

    L’état m’encourage donc à consommer et à polluer par sa fiscalité.

    Qui va mettre son nez la-dedans ?

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