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Bilan de la cyberaction : l'interdiction des nitrites au menu de l'Assemblée nationale

Mise en ligne du 26/01/2022 au 07/02/2022

Les députés commencent à débattre ce mercredi d'un texte visant à interdire d'ici à 2025 aux fabricants de charcuterie d'utiliser des nitrites, des conservateurs controversés qui donnent une couleur rose au jambon cuit.

Bilan de la cyberaction :

2733 participants

03/02/22 Nitrites dans la charcuterie : une loi adoptée ce jour

A la veille de la Journée mondiale contre le cancer, la « loi nitrites » vient d’être adoptée ce jeudi 3 février à l’Assemblée nationale. C’est une véritable avancée dont se félicitent foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka qui militent depuis plus de deux ans pour l’interdiction des additifs E249, E250, E251 et E252 dans notre alimentation. Les interdire permettrait d’éviter des milliers de cancers.
La mobilisation a payé puisque les trois organisations ont réussi à mettre le sujet de l’interdiction de ces additifs à l’agenda politique. La loi qui vient d’être votée engage le Gouvernement et les élu.e.s à prendre ces décisions dans les prochains mois, juste après le rapport très attendu de l’Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale (Anses) à l’été prochain. En attendant, la mobilisation citoyenne continue avec la pétition commune de foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer signée par plus de 363 000 personnes.

Paris, le 3 février 2022. La proposition de loi déposée par les députés Richard Ramos, Patrick Mignola, Barbara Bessot Ballot, Michèle Crouzet (et une cinquantaine de membres du groupe Mouvement Démocrate et Démocrates apparentés) pour interdire les nitrites et nitrates ajoutés dans notre alimentation a été adoptée ce jeudi 3 février à l’Assemblée nationale. foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer, très mobilisées sur ce sujet depuis novembre 2019 et leur pétition qui a rassemblé plus de 363.000 signatures, se félicitent de cette avancée pour la santé publique, car la loi reconnaît noir sur blanc que c’est un sujet important et qu’il va falloir que les responsables politiques prennent leurs responsabilités et tranchent. Mais les trois organisations regrettent que les décisions sur cette l’interdiction soient ainsi reportées. Les risques pour la santé sont déjà clairement identifiés. Ces additifs peuvent en effet contribuer à la formation de composés potentiellement cancérogènes – et les fabricants et industriels de la charcuterie savent déjà s’en passer.

Depuis deux semaines, foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer appelaient les citoyens et citoyennes à interpeller leurs élu.e.s : « La mobilisation a payé. On a mis le sujet de l’interdiction de ces additifs à l’agenda politique, quoi qu’en disent les lobbies charcutiers. Cette loi malheureusement reporte la décision finale, mais elle engage le Gouvernement et les élu.e.s à prendre ces décisions dans les prochains mois. Dont acte. ».

Ce que prévoit la loi votée aujourd’hui :

Dans un délai de 6 mois après la promulgation de la loi :

Le Gouvernement « présente au Parlement un rapport tirant les conclusions de l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail sur les risques associés à l’ingestion d’additifs nitrés dans la charcuterie en matière de santé publique ».

Dans un délai de 12 mois après l’avis de l’Anses (prévu mi-2022), donc pas avant la mi-2023 :

Un décret fixera « une trajectoire de baisse de la dose maximale d’additifs nitrés au regard des risques avérés pour la santé humaine. Après avis de la même agence, ce décret peut aussi fixer une liste et un calendrier de produits soumis à une interdiction de commercialisation de produits incorporant des additifs nitrés ».

Dans un délai de 18 mois après la publication de la loi :

« Un décret précise les modalités de mise en place d’un étiquetage spécifique pour les produits contenant des additifs nitrés et peut définir des conditions particulières de publicité pour les produits qui en contiennent ».

Cette première belle avancée sur le sujet était pourtant loin d’être gagnée face aux pressions importantes du lobby de la charcuterie industrielle. Yuka a ainsi fait l’objet de plusieurs assignations en justice depuis plus d’un an de la part de ce lobby qui a tenté de bâillonner l’application et d’étouffer ainsi les alertes scientifiques qui mettent en cause les additifs nitrés dans les produits de charcuterie. Mais Yuka, foodwatch et la Ligue contre le cancer ont continué le combat pour une meilleure information des consommateurs et se félicitent aujourd’hui que la mobilisation ait porté ses fruits.

Les trois organisations regrettent que les choses n’aillent pas aussi vite qu’elles l’auraient souhaité sur ce sujet avec une interdiction immédiate, et que les décisions aient été reportées de plusieurs mois et conditionnées au rapport de l’Anses.

foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka resteront attentives quant au respect du calendrier fixé et à l’interdiction in fine des nitrites dans la charcuterie.

Présentation de la cyberaction :

Jambon, saucisson… seront au menu de l'Assemblée nationale ce mercredi. Les députés sont appelés à débattre d'une proposition de loi qui prévoit une interdiction par étapes des nitrites d'ici à 2025. Mais l'avenir de ce texte, porté par le député MoDem du Loiret Richard Ramos, est incertain.

L'avis de l'Anses devrait trancher

Le gouvernement dit vouloir «attendre le retour» de l'agence sanitaire Anses «avant de se prononcer sur les décisions à mettre en œuvre», rapporte le ministère de l'Agriculture auprès de l'AFP. «Les analyses risques/bénéfices doivent être établies par les experts», ajoute le ministère, qui «s'engage à suivre l'avis» de l'Anses.
Cet avis, attendu initialement courant 2021, est annoncé pour la fin du premier semestre 2022. L'agence, qui évoque une «saisine complexe», «réfute catégoriquement tout enlisement de l'expertise en cours», dans un communiqué récent.

Pourquoi les nitrites sont-ils utilisés dans la charcuterie ?

Historiquement, les charcutiers recourent aux composants nitrés pour allonger la durée de conservation des produits et prévenir le développement de bactéries pathogènes à l'origine notamment du botulisme, une affection neurologique grave largement oubliée du fait des progrès sanitaires de l'agroalimentaire moderne. En plus de donner sa couleur rose au jambon, naturellement gris, ils permettent aussi d'utiliser de la viande de moins bonne qualité, moins chère, tout en gagnant du temps dans les procédés de séchage, selon un rapport parlementaire de 2021, cosigné par Richard Ramos

La charcuterie favoriserait les cancers du côlon

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la viande transformée, notamment la charcuterie, comme cancérogène (catégorie 1). Elle favoriserait, entre autres, les cancers colorectaux. Les nitrites ingérés sont quant à eux considérés comme des cancérogènes probables (catégorie 2A).

«Tout aliment consommé en excès peut provoquer des maladies», rétorque Bernard Vallat, président de la Fédération des industriels de la charcuterie (FICT). Plaidant pour attendre l'avis de l'agence sanitaire Anses avant de «prendre toute décision législative en la matière», il estime que la proposition de loi n'a «aucune crédibilité».
 
Le défenseur des charcutiers met en avant la menace d'une résurgence du botulisme. «On ne peut pas balayer d'un revers de la main le risque microbiologique mais les progrès sanitaires, le contrôle de la qualité des matières premières et de la chaîne du froid permettent de penser que le retrait des nitrites ne va pas faire exploser le botulisme en France», déclare à l'AFP Fabrice Pierre, directeur de recherche à l'institut de recherche Inrae, spécialiste de la relation entre alimentation et cancer.

63% des Français consommeraient trop de charcuteries

Ce risque est aujourd'hui «quasiment inexistant», à l'inverse de celui de développer un cancer du côlon imputable à la consommation de charcuteries, estimé à près de 4 000 cas par an en France, souligne le toxicologue, qui rappelle que 63% des Français dépasseraient les niveaux de consommation recommandés (pas plus de 150 grammes par semaine).

De grands fabricants, comme Herta ou Fleury Michon, se sont déjà lancés dans des gammes de jambon sans nitrites. «Les alternatives déjà commercialisées sont souvent plus chères, reconnaît Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch. Mais la concurrence pousserait les industriels à réaligner les prix vers le bas.»
«Nous souhaitons obtenir gain de cause, comme avec le dioxyde de titane», souligne Benoît Martin, cofondateur de Yuka. Cet additif utilisé principalement comme colorant est banni des assiettes françaises depuis 2020 et doit l'être à l'échelle de l'UE dans le courant de l'année.

Député·es, défendez la santé publique : votez pour l’interdiction des nitrites ajoutés
https://www.foodwatch.org/fr/sinformer/nos-campagnes/alimentation-et-sante/additifs/interpellation-deputes-loi-nitrites/  

Avoir une alimentation majoritairement végétale est bon pour la santé et pour l’environnement selon l’OMS
https://onav.fr/ressources/articles/avoir-une-alimentation-majoritairement-vegetale-est-bon-pour-la-sante-et-pour-lenvironnement-selon-loms/  

Bientôt la fin des sels nitrités dans la charcuterie ?
https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loiret/bientot-la-fin-des-sels-nitrites-dans-la-charcuterie-2430265.html  

Nitrites dans l'alimentation : une loi discutée à l’Assemblée nationale pour éviter des milliers de cancers
https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-alimentation/nitrites-dans-lalimentation-une-loi-discutee-a-lassemblee-nationale-pour-eviter-des-milliers-de-cancers-901971  

Attention aux nitrites dans la viande transformée, alertent des chercheurs
https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-sante/attention-aux-nitrites-dans-la-viande-transformee-alertent-des-chercheurs-430488  

La lettre qui a été envoyée :


Madame, Monsieur,

Je vous demande instamment de soutenir la proposition de loi relative à l’interdiction progressive des additifs nitrés dans les produits de charcuterie. Par votre vote, vous avez le pouvoir d’enfin protéger la santé de toutes et tous, en disant stop aux nitrites ajoutés dans l’alimentation.
Dans cette attente, veuillez croire en ma vigilance sur vos votes.

 

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40 commentaires

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Enfin, si cela pouvait aboutir.. Intolérante aux nitrites entre autres, j'en suis ravie, mais j'espère que les industriels ne le remplaceront pas par une autre merde.
Dans ma région je trouve maintenant (Haute Loire) du jambon artisanal sans nitrite, il est plus beigeasse que rosace, alors que les jambons industriels sans nitrites sont encore plutôt roses ?????

Dominique Bergès
Le 17/12/2023 à 20:12:14

L'intérêt des citoyens avant les lobbies alimentaires

CYRIL DURDUX
Le 07/12/2023 à 09:02:32

Le lobby des charcutiers (FICT) soupçonné de cartel?: une entente sur le prix du "sans nitrite" ?
https://newsletter.foodwatch.fr/l/mailing2/browserview/6e63286b-92b8-4121-80d8-8ec283ae7b49  

Alain UGUEN
Le 06/12/2023 à 09:52:02


Nitrites dans l’alimentation : troisième victoire pour Yuka en appel face au lobby de la charcuterie



Yuka, foodwatch et la Ligue contre le cancer se félicitent du jugement prononcé aujourd’hui par la Cour d’appel de Paris, dans l’affaire des nitrites ajoutés à notre alimentation suite à l’attaque de l’application Yuka par la Fédération française des industriels charcutiers traiteurs (FICT). Après la Cour d’appel d’Aix-en-Provence et Brive-la-Gaillarde, celle de Paris a aujourd’hui donné raison à Yuka, en reconnaissant le droit d’alerter sur les risques pour la santé des additifs à base de nitrites et nitrates ajoutés dans l’alimentation. C’est aussi une victoire pour un demi-million de signataires à la pétition conjointe des trois organisations.



Paris, le 7 juin 2023. La décision de la Cour d’appel de Paris de ce 7 juin met fin à deux ans de procédure intentée par le lobby des charcutiers-traiteurs (FICT) afin de bâillonner la mobilisation citoyenne sur le sujet des nitrites dans l’alimentation. Dans son arrêt, la Cour d’appel « déboute la Fédération des entreprises françaises de charcutier-traiteur (FICT) de l’ensemble de ses demandes sur le fondement du dénigrement, de l’appel au boycott et des pratiques commerciales déloyales et trompeuses ».

Yuka, foodwatch et la Ligue contre le cancer ont uni leurs forces depuis plus de trois ans pour alerter sur les risques pour la santé des additifs à base de nitrites et nitrates (E249, E250, E251, E252) et mobiliser pour obtenir leur interdiction. Avec près d’un demi-million de signataires, leur pétition commune a fait réagir. L’application Yuka, qui donnait l’information à ses utilisateurs, a ainsi fait l’objet de trois attaques en justice, notamment par les industriels charcutiers et leur lobby, la FICT, qui représente les intérêts de petits fabricants mais aussi de marques connues telles Herta, Fleury Michon, Aoste ou Madrange. La FICT exigeait la suppression dans l’application du lien vers la pétition ainsi que de toute mention portant sur le caractère cancérigène des charcuteries nitrés. Toutes ses requêtes ont été rejetées.

« N’en déplaise aux lobbies de la charcuterie, les consommateurs et consommatrices ont le droit de savoir que les additifs nitrés ajoutés dans l’alimentation favorisent certains cancers. Ils ont aussi le droit de savoir que ces mêmes fabricants sont tout à fait capables de vendre des produits sans nitrites. Nous avions raison depuis le début d’alerter sur les risques pour la santé et nous sommes ravis que par trois fois la Cour d’appel ait estimé que l’information prévalait sur les intérêts privés des charcutiers-traiteurs voulant nous bâillonner. S’attaquer au messager était une mauvaise stratégie. Car le message demeure : les nitrites nous exposent à un risque de cancer, il faut donc les interdire, pas seulement les réduire », ont commenté Yuka, foodwatch et la Ligue contre le cancer.

Les trois organisations rappellent que l’avis de l’ANSES dans son rapport de 2022 « Évaluation des risques liés à la consommation de nitrates et nitrites » est sans appel et confirme « l’existence d’une association positive entre l’exposition aux nitrates et/ou aux nitrites via la viande transformée et le risque de cancer colorectal ».
En supprimant les nitrites ajoutés dans la charcuterie, jusqu'à 4000 cas de cancers de l’estomac et du colon pourraient être évités en France.

En mars 2023, Yuka, foodwatch et la Ligue contre le cancer déploraient que le plan ‘nitrites’ du gouvernement ait cédé au lobby de la charcuterie industrielle au détriment de la santé des consommateurs qui ne contenait pas d’engagements assez forts pour la suppression de ces additifs et reposait sur de simples engagements volontaires de l’industrie.

Parce qu’il s’agit d’un sujet crucial de santé publique, Yuka, foodwatch et la Ligue contre le cancer, forts de cette nouvelle décision de justice, vont continuer à pointer du doigt les tentatives d’intimidation des lobbies et mobiliser les citoyen.nes pour enfin débarrasser nos assiettes de ces additifs.
https://foodwatchfrance.klantsite.net/l/mailing2/browserview/4b377c77-d112-463d-a825-e5363f8e31b4  

Alain UGUEN
Le 08/06/2023 à 07:47:11

Charcuterie « cancérigène » : nouvelle victoire de Yuka contre un industriel de la viande
https://www.elle.fr/Societe/News/Charcuterie-cancerigene-nouvelle-victoire-de-Yuka-contre-un-industriel-de-la-viande-4123333  

Alain UGUEN
Le 19/04/2023 à 07:55:12

Nitrites dans la charcuterie et cancer : le gouvernement publie enfin son plan et le compte n’y est pas pour la santé publique, dénoncent foodwatch et la Ligue contre le cancer et Yuka

Plus d’un an après l’adoption de la « loi nitrites » à l’Assemblée nationale et 8 mois après la confirmation par l’ANSES du lien entre risque de cancer et exposition aux nitrites et nitrates via la viande transformée, le gouvernement a enfin annoncé son plan d’action concernant le très sensible sujet des nitrites ajoutés dans la charcuterie. Près d’un demi-million de consommateurs et consommatrices réclament l’interdiction des additifs E249, E250, E251 et E252 par le biais de la pétition lancée en 2019 par foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer. foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer ont pris connaissance de ce plan d’action au ministère de l’agriculture ce lundi 27 mars et dénoncent la frilosité du gouvernement qui se contente surtout de réductions sur base d’engagements volontaires des industriels. Les autorités publiques n’ont donc pas pris de décision règlementaire pour interdire les nitrites/nitrates ajoutés. Jusqu’à 4 000 nouveaux cas de cancers par an liés à la consommation de viande transformée pourraient être évités en interdisant ces additifs dans notre alimentation et ainsi appliquer le principe de précaution inscrit dans la Constitution rappellent foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka.



Paris, le 28 mars 2023. Alors que le gouvernement s’était engagé en juillet 2022 à faire en sorte que « la santé des consommateurs français soit l’unique boussole du Gouvernement dans l’analyse de l’ensemble des données et la prise de recommandations », foodwatch et la Ligue contre le cancer estiment que le compte n’y est pas pour protéger la santé avec le plan révélé aujourd’hui ; et ce malgré l’avis de l’ANSES confirmant «l’existence d’une association positive entre l’exposition aux nitrates et/ou aux nitrites via la viande transformée et le risque de cancer colorectal » plus de trente fois dans le rapport » ,et la mobilisation d’un demi-million de citoyens et citoyennes sur la pétition pour interdire ces additifs, une mission parlementaire et une proposition de loi.

Concrètement, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau et la ministre déléguée chargée de l'Organisation territoriale et des Professions de santé Agnès Firmin Le Bodo ont discrètement publié le 27 mars en fin de soirée un plan d’action en 3 phases qui reconnaît le problème sur certains aliments en évoquant une baisse souhaitée, voire une suppression. « Mais le plan d’action ne contient pas d’engagements assez forts pour la suppression de ces additifs et repose sur les engagements volontaires de l’industrie. De plus, il accorde un sacré répit à l’industrie pour davantage de recherches et développement, utiles mais ici utilisés aussi manifestement pour gagner du temps – et en faire perdre aux mesures nécessaires pour protéger la santé publique. Par ailleurs, ce plan creuse les inégalités entre une population qui aura les moyens d’acheter de la charcuterie sans nitrites et des populations plus pauvres, qui de ce fait, seront encore une fois délaissées et les plus exposées au risque de cancer », dénoncent foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka.

Etape 1 – Immédiatement, une baisse (voire une suppression) pour certains aliments tels que jambons cuits, lardons, les saucisses de porc à griller ou des pâtés (produits stérilisés) ;

Etape 2 – Dans les 6 à 12 mois, des évaluations pour tester et s’assurer de la faisabilité de baisses d’ampleur visées pour les produits le plus largement consommés ;

Etape 3 – D’ici 5 ans et à long terme, la recherche et le développement de solutions visant à accentuer la trajectoire de diminution ou de suppression de l’utilisation de nitrites dans les produits carnés et l’évaluation de leur impact pour la santé.

« C’est un plan d’action frileux qui évoque la diminution voire la suppression des additifs nitrés sur certains aliments mais qui, en fait, ne les interdit pas. Pire, le gouvernement semble tout à fait à l’aise de donner encore à l’industrie et aux lobbies de la charcuterie quelques années supplémentaires alors que le ‘sans nitrites’ existe déjà sur le marché. Des milliers de cancers pourraient être évités chaque année en France. Il n’y a pas de dose acceptable de risque de cancer dans notre alimentation », commente Karine Jacquemart de foodwatch.

« Après une reconnaissance par l’Anses du lien positif entre l’exposition aux nitrites et le cancer colorectal et après des tractations qui durent depuis 2019, nous ne pouvons-nous satisfaire du plan tel qu’il est rédigé. Alors que nous demandons l’interdiction des nitrites et nitrates dans la charcuterie, ce plan propose « une trajectoire de baisse ambitieuse de l’utilisation des nitrites/ nitrates », ce qui ressemble furieusement à la position de la Fédération française des charcutiers et traiteurs (Fict) qui déclare s’inscrire "dans une trajectoire permanente de réduction" des nitrites. La confiance que nous pouvions avoir initialement sur le traitement de ce dossier a été largement entamée. », affirme le Pr Daniel Nizri, Président de la Ligue nationale contre le cancer.

« Nous déplorons que le gouvernement cède au lobby de la charcuterie industrielle au détriment de la santé des consommateurs », ajoute Julie Chapon de Yuka.



Le verdict attendu est désormais politique : suite au rapport de l’Anses, le gouvernement s’est engagé à proposer des mesures avant la fin de l’automne.

« Au vu des risques pour la santé, le principe de précaution exige une interdiction de ces additifs, en France puis en Europe. Le gouvernement disait attendre le rapport de l’Anses, il est enfin là, il est maintenant urgent qu’il joue son rôle pour protéger la population », insiste Karine Jacquemart, directrice générale de foodwatch. « Et ce d’autant plus que les industriels prouvent tous les jours dans les rayons des supermarchés qu’ils parviennent à se passer de ces additifs avec de larges gammes « sans nitrites » dont ils se vantent régulièrement dans des publicités, et qu’ils vendent souvent plus cher. Ce marché à deux vitesses est inacceptable. Une interdiction des additifs nitrés y mettrait fin définitivement », insiste-t-elle.

Enfin, Daniel Nizri, Président de la Ligue contre le cancer, met en garde : « Attention aux fausses solutions ! Une simple réduction des doses de ces additifs dans l’alimentation sur base volontaire des entreprises, idée défendue par certains, n’est pas du tout une solution acceptable pour la protection de la santé publique, particulièrement pour les populations les plus vulnérables. On parle de milliers de cancers évitables, à condition de ne plus être exposés à ces additifs dans la charcuterie et à leurs conséquences. »



Source

Plan d’action « Réduction de l’utilisation des additifs nitrites/nitrates dans les aliments »
Pétition conjointe foodwatch/Yuka/Ligue contre le cancer, près de 500 000 signatures - « Stop aux nitrites ajoutés dans notre alimentation »
Nitrites dans la charcuterie : une loi adoptée ce jour, communiqué de presse 03/03/2022
Nitrites dans la charcuterie : l’Anses confirme le lien entre risque de cancer et exposition aux nitrites et nitrates via la viande transformée, communiqué de presse 12/07/2022
Nitrites ajoutés : jusqu’à 4 000 nouveaux cas de cancers par an liés à la consommation de viande transformée pourraient être évités en France, communiqué de presse 03/02/2020

Alain UGUEN
Le 28/03/2023 à 11:31:47

il y en a partout, même dans le foie gras.... vivement l'interdiction! en espérant qu'ils ne le remplacent pas par quelque chose d'équivalent... ils en sont capable!

lucie aujoulat
Le 12/12/2022 à 14:32:51

La couleur on s’en moque, la Santé avant tout !
On trouve de + en + de jambon sans nitrite mais pour le reste…

Sylvain DEVISSCHER
Le 10/12/2022 à 13:28:14

enfin!!! therese

therese Grimaux
Le 09/12/2022 à 18:45:03

Nitrites dans la charcuterie : la Cour d’appel d’Aix-en Provence donne raison à Yuka



Yuka, foodwatch et la Ligue contre le cancer se félicitent de la décision rendue aujourd’hui, dans le cadre de leur campagne commune pour l’interdiction des additifs nitrés. Ce 8 décembre, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence a tranché dans l’affaire qui opposait la société ABC Industrie (appartenant au vice-président de la FICT - Fédération française des industriels charcutiers traiteurs) et l’application Yuka. Pour la première fois, les juges reconnaissent ainsi le droit d’informer et d’alerter sur les risques pour la santé de ces additifs.





Paris, le 8 décembre 2022. Yuka, foodwatch et la Ligue contre le cancer ont uni leurs forces depuis trois ans pour alerter sur les risques pour la santé des additifs à base de nitrites et nitrates (E249, E250, E251, E252). Leur pétition commune demandant l’interdiction des nitrites ajoutés dans l’alimentation a connu une forte mobilisation et compte à ce jour plus de 370 000 signataires. Suite à cette pétition, l’application Yuka a fait l’objet d’attaques coordonnées de la part du lobby de la charcuterie industrielle. Après avoir été condamnée en première instance par le Tribunal de commerce d’Aix-en-Provence, la Cour d’appel reconnaît aujourd’hui la légitimité de l’application à alerter sur les risques liés aux additifs nitrés et indique que « le fait de proposer aux utilisateurs de l’application de signer une pétition entre de toute évidence dans le cadre de la liberté d’expression ».

« Cette décision met un coup d'arrêt à la tentative de bâillonner Yuka et de museler l’information sur les risques associés aux nitrites ajoutés. Nous sommes soulagés que les juges aient fait passer la santé des consommateurs avant les intérêts financiers des industriels », commente Julie Chapon, cofondatrice de Yuka.

En juillet dernier, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) a confirmé « l’existence d’une association positive entre l’exposition aux nitrates et/ou aux nitrites via la viande transformée et le risque de cancer colorectal ». Cet avis scientifique est venu appuyer encore davantage l’ensemble des études qui mettaient déjà en lumière les risques pour la santé de ces additifs.



Le verdict attendu est désormais politique : suite au rapport de l’Anses, le gouvernement s’est engagé à proposer des mesures avant la fin de l’automne.

« Au vu des risques pour la santé, le principe de précaution exige une interdiction de ces additifs, en France puis en Europe. Le gouvernement disait attendre le rapport de l’Anses, il est enfin là, il est maintenant urgent qu’il joue son rôle pour protéger la population », insiste Karine Jacquemart, directrice générale de foodwatch. « Et ce d’autant plus que les industriels prouvent tous les jours dans les rayons des supermarchés qu’ils parviennent à se passer de ces additifs avec de larges gammes « sans nitrites » dont ils se vantent régulièrement dans des publicités, et qu’ils vendent souvent plus cher. Ce marché à deux vitesses est inacceptable. Une interdiction des additifs nitrés y mettrait fin définitivement », insiste-t-elle.

Enfin, Daniel Nizri, Président de la Ligue contre le cancer, met en garde : « Attention aux fausses solutions ! Une simple réduction des doses de ces additifs dans l’alimentation sur base volontaire des entreprises, idée défendue par certains, n’est pas du tout une solution acceptable pour la protection de la santé publique, particulièrement pour les populations les plus vulnérables. On parle de milliers de cancers évitables, à condition de ne plus être exposés à ces additifs dans la charcuterie et à leurs conséquences. »



Sources

AVIS révisé et RAPPORT de l'Anses relatif aux risques associés à la consommation de nitrites et de nitrates, juillet 2022
https://www.anses.fr/fr/content/avis-révisé-et-rapport-de-lanses-relatif-aux-risques-associés-à-la-consommation-de-nitrites  
Rapport d’information parlementaire sur les sels nitrités dans l’industrie agroalimentaire, janvier 2021
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/cion-eco/l15b3731_rapport-information  
Pétition « Stop aux nitrites ajoutés dans notre alimentation »
Questions/réponses
https://www.foodwatch.org/fr/sinformer/nos-campagnes/alimentation-et-sante/additifs/petition-stop-aux-nitrites-ajoutes-dans-notre-alimentation/faq/  
Nitrites ajoutés : jusqu’à 4 000 nouveaux cas de cancers par an liés à la consommation de viande transformée pourraient être évités en France, communiqué de presse (nombreuses sources en bas de page)
Vidéo et action de foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka, janvier 2022
https://www.youtube.com/watch?v=J1gXBb7EpkA&feature=youtu.be  
Nitrites ajoutés dans la charcuterie. Yuka censurée : une honte pour la liberté d’expression et la santé publique, dénoncent foodwatch et La Ligue contre le cancer
https://www.foodwatch.org/fr/communiques-de-presse/2021/nitrites-ajoutes-dans-la-charcuterie-yuka-censuree-une-honte-pour-la-liberte-dexpression-et-la-sante-publique-denoncent-foodwatch-et-la-ligue-contre-le-cancer/  

Alain UGUEN
Le 08/12/2022 à 15:18:20

Ce sont les procédés industriels qui amènent des produits chimique dans toutes la nourriture. Donc arrêtons au quotidien d’acheter ces produits….

Veronique Goglin
Le 19/07/2022 à 18:28:42

Nitrites dans la charcuterie : l’Anses confirme le lien entre risque de cancer et exposition aux nitrites et nitrates via la viande transformée. foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka pressent les pouvoirs publics d’interdire ces additifs.

Paris, le 12 juillet 2022. C’était la dernière et très attendue étape dans le feuilleton de la mobilisation citoyenne lancée fin 2019 et de la loi visant à interdire les nitrites ajoutés dans la charcuterie, débattue en février dernier : l’avis de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) relatif aux risques associés à la consommation de nitrites et de nitrates vient enfin de tomber.

Et ses conclusions confirment qu’il faut agir sans attendre. L’Anses confirme en effet « l’existence d’une association positive entre l’exposition aux nitrates et/ou aux nitrites via la viande transformée et le risque de cancer colorectal ».

Le groupe de travail de l’Anses et les Comités d’experts spécialisés recommandent notamment :

de limiter l’exposition alimentaire aux nitrates et aux nitrites via les produits carnés traités en limitant l’utilisation des additifs nitrés ajoutés et en respectant les recommandations de consommation ;
que la suppression ou la réduction éventuelle de l’usage des nitrates/nitrites soit systématiquement associée à des mesures de maîtrise compensatrices autorisées, validées, surveillées, vérifiées, partagées par les professionnels et par les autorités ;
d’améliorer l’information des consommateurs concernant l'utilisation d'alternatives à l'emploi des nitrates, nitrites telles que les bouillons de légumes, qui peuvent également être source d’exposition à ces composés.

« Face aux faits scientifiques, les acteurs politiques doivent prendre leurs responsabilités. En effet, après plusieurs mois d’attente, l’avis de l’Anses doit être suivi d’une action forte de la part du nouveau gouvernement. Les nombreuses alertes scientifiques, dont celle de l’Anses, le rapport parlementaire étayé et près de 400 000 signataires de notre pétition l’exigent. La santé publique doit enfin primer, n’en déplaise aux lobbies », martèlent foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka.

Cet avis scientifique majeur de l’Anses vient appuyer la mobilisation lancée par les trois organisations en 2019, les conclusions de la mission parlementaire et la « loi nitrites » menés par le député Richard Ramos avec un groupe de parlementaires trans-partisans. Il vient surtout contredire le lobby de la charcuterie, la FICT (Fédération française des industriels charcutiers traiteurs), qui s’époumone depuis trois ans pour faire croire que les nitrites et nitrates ajoutés ne présentent pas de risques sérieux pour la santé, et qui a cherché à bâillonner la mobilisation en attaquant Yuka devant plusieurs tribunaux de commerce.

« Il est hors de question d’accepter de perdre plus de temps ou de se contenter d’engagements volontaires des entreprises, qui créent un marché à deux vitesses : un pour les pauvres et un pour les nantis et informés. Il n’y a qu’une façon de protéger enfin la santé des consommatrices et consommateurs : interdire les nitrites et nitrates ajoutés à l’alimentation. Il est désormais important de mettre les conclusions du rapport en application de la loi votée avec un calendrier qui mette fin à cette cause évitable », insistent foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka.

Une simple réduction des doses de ces additifs sur base volontaire, idée proposée par certains, ne pourrait en effet être une solution acceptable pour la protection de la santé publique. Et ce d’autant plus que les industriels prouvent tous les jours dans les rayons des supermarchés qu’ils parviennent à se passer de ces additifs avec de larges gammes « sans nitrites » dont ils se vantent régulièrement dans des publicités, et qu’ils vendent souvent plus cher.

Pour rappel, la loi votée le 3 février dernier prévoit :

Dans un délai de 6 mois après la promulgation de la loi :

Le Gouvernement « présente au Parlement un rapport tirant les conclusions de l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail sur les risques associés à l’ingestion d’additifs nitrés dans la charcuterie en matière de santé publique ».

Dans un délai de 12 mois après l’avis de l’Anses (prévu mi-2022), donc pas avant la mi-2023 :

Un décret fixera « une trajectoire de baisse de la dose maximale d’additifs nitrés au regard des risques avérés pour la santé humaine. Après avis de la même agence, ce décret peut aussi fixer une liste et un calendrier de produits soumis à une interdiction de commercialisation de produits incorporant des additifs nitrés ».

Sources

Pétition foodwatch, Yuka, Ligue contre le cancer : « Stop aux nitrites ajoutés dans notre alimentation », près de 370.000 signatures
Nitrites : une première avancée à l’Assemblée nationale et un Gouvernement qui freine, communiqué de presse 26 janvier 2022
Communiqué de presse, vidéo et nombreuses sources, par foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer : « Nitrites ajoutés : jusqu’à 4 000 nouveaux cas de cancers par an liés à la consommation de viande transformée pourraient être évités en France » (3 février 2020)
Communiqué de presse, rappel des faits et nombreuses sources : « foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer exigent l’interdiction des nitrites et nitrates dans l’alimentation » (20 novembre 2019)
Vidéo Yuka, foodwatch, la Ligue contre le cancer
Contacts presse

foodwatch France – Ingrid Kragl, ingrid.kragl@foodwatch.fr.   , 06 01 23 12 46

Yuka – Benoît Martin, benoit@yuka.io.   – 07 80 96 72 82

Ligue contre le cancer - Aelya Noiret, noiret.aelya@gmail.com.   – 06 52 03 13 47

Alain UGUEN
Le 18/07/2022 à 08:21:04

A l'oeil, le rose est plus sympa que le grisâtre !
Mais pour la santé, ??

Danièle verraes
Le 07/02/2022 à 17:47:40

La fin de notre civilisation, se fera plutôt par l'empoisonnement des populations pour le gain des plus riches avant que le climat soit en cause

DOMINIQUE ORS
Le 04/02/2022 à 12:07:00

A quand également les vins et cidres sans sulfites ? Ce qui est tout à fait possible.
Nous connaissons un vigneron biodynamique. Il a été "dénoncé" par ses "collègues" pour publicité mensongère ! Car il ne rajoute pas de sulfites dans son vin. Après contrôle de la DDCCRF, il a été blanchi, aucune trace dans tous les prélèvements effectués.
Mais comme pour les nitrites, les habitudes ont la peau dure....

Philippe ALVAREZ
Le 31/01/2022 à 15:38:07

Il est plus que temps que les responsables politiques décident d'arrêter d'autoriser, l'introduction d'ingrédients nocifs pour la santé des consommateurs dans les produits alimentaires.

FRANCIS LEGROS
Le 31/01/2022 à 14:22:16

Pourquoi pas la couleur naturelle ???

Pierre BELLERT
Le 31/01/2022 à 10:37:50

"Les nitrites dans la charcuterie, ça tue": le député Richard Ramos salue "une victoire d’étape" à l’Assemblée nationale
https://rmc.bfmtv.com/emission/les-nitrites-dans-la-charcuterie-ca-tue-le-depute-richard-ramos-salue-une-victoire-d-etape-a-l-assemblee-nationale-2054032.html  

Alain UGUEN
Le 31/01/2022 à 09:30:14

un peu de jus de betterave rouge remplace avantageusement les nitrites pou la couleur rose

azertie
Le 30/01/2022 à 18:53:19

Aucune raison d'avoir le droit - et même à petit feu - d'empoisonner les consommateurs, même (je répète- à petite dose ou à petit feu. Trop facile de dire que ce n'est pas prouvé. Il y a tellement de produits ou autres pollutions qui provoquent tant de maladies dites "de civilisation(!)". On serait donc incapable d'arrêter ces conneries alors qu'on est capable d'aller sur la lune ou d'envoyer un robot sur Mars ou ailleurs??????!!!! Il manquerait une case à l'être humain ou quoi?

Nicole Dulmet
Le 30/01/2022 à 12:31:47

Qdest-ce qu'on arrêtera de nous empoisonner sciemment!

Christiane Huard
Le 28/01/2022 à 19:00:46

Freyd Drouan a Saint Maurice dans le Val de Villé; éleveur de cochon cul noir. charcuterie sans sel nitraté

alain HUMBERT
Le 28/01/2022 à 17:39:34

Additifs nitrés dans la charcuterie : les députés contre une interdiction dès à présent
https://www.lefigaro.fr/conso/additifs-nitres-dans-la-charcuterie-les-deputes-contre-une-interdiction-des-a-present-20220126  

Alain UGUEN
Le 28/01/2022 à 08:53:11

Je signe des 2 mains. Très difficile de trouver des saucissons sans nitrates ou nitrites qui sont des poisons cancérigènes. Une petite exception chez Naturalia. Entendu sur France Inter, dans Carnets de Campagne de Philippe Bertrand, un charcutier traiteur breton de Carentoir n'utilisant ni nitrates ni nitrites. ce serait super si on pouvait commander à distance !
boucheriefanfan.com

Marie Roule
Le 26/01/2022 à 21:49:08

Je ne mange pas de jambon mais je soutiens cette action contre des dispositions avant tout cosmétiques. Tout est permis, y compris l'addition de substances nocives, pour attirer le chaland à consommer du beau, du pas bon, du pas naturel.

Christine GONCALVES
Le 26/01/2022 à 21:48:04

cela devrait être fait depuis fort longtemps!un ministre de la santé , dont j ai oublie le nom , avait déjà dénoncé l effet cancérigène des nitrites , pourquoi attendre encore 2025 et ne pas faire cela plus tôt?

pocachard
Le 26/01/2022 à 19:59:54


Ce serait un premier petit pas vers d'autres mesures limitant les additifs alimentaires et en faveur d'une alimentation plus saine.

Il semble que les industriels intelligents ont déjà amorcés le virage... en remplaçant souvent les dérivés nitrés par des sucres. Pas sûr que l'alimentation industrielle devienne saine un jour.

Flip
Le 26/01/2022 à 18:20:15

J’ai entendu ce député du MoDem qui a eu le courage de venir sur France Inter. On l’a laissé parler, ouf. Ce lanceur d’alerte ne libère pas les truies des cages des usines à viande, mais il se préoccupe de la santé des gens qui aiment le jambon violet à bas prix.
Bravo pour l’énergie qu’il met dans son combat. Mais les gros vendeurs de viande porcine vont lui tirebouchonner les cheveux à l’assemblée et continueront à empoisonner les acheteurs gogos.
Première chose à faire c’est éduquer les écoliers en primaire pour leur ouvrir les yeux et développer leurs papilles. M. Blanquer aurait pu y penser, nom d’un porcelet qui saigne du bout arrière. Ensuite faire manger du jambon plus cher et labellisé, garantie de bonne chaire.
Faire la liste des charcutiers qui cancérisent les amateurs de tranches nitrées et les mettre à l’amende puis au cachot dès que l’ANSES a fait son boulot.
A bas les usines porcines, à bas les abattoirs, à bas les agro-alimenteurs qui se débarrassent des petites gens en leur donnant des tumeurs pas roses.
Aïchat Nussy

colette Nusbaum Vallet
Le 26/01/2022 à 17:56:09


Le dioxyde de titane aussi devrait être interdit très vite, dans l'alimentation et dans les produits pharmaceutiques.

emmas
Le 26/01/2022 à 17:55:54

Difficile de trouver du saucisson sans (E250)Nitrite de sodium ou (E251) Nitrate de sodium ou E252 Nitrate de potassium.
Pour le jambon, on en trouve plus facilement sans ces additifs.
Ça devrait être interdit depuis longtemps.

Sylvain DEVISSCHER
Le 26/01/2022 à 15:19:22

Je ne mange pas de charcuterie, mais je suis solidaire et je signe des 2 mains contre les Nitrites dans les aliments en général.
Même chose contre le TiO2 ( Dioxyde de Titane ) ou colorant E171, sous forme de nanoparticules ou pas. Interdit dans l'alimentation mais pas définitivement, et présent dans 800 médicaments, dont on se moque de la blancheur ou de la brillance, contrairement aux arguments des Laboratoires Pharmaceutiques qui se sont tous donnés le mot et persistent à nous empoisonner, nous prenant, encore et toujours, pour des imbéciles. Impossible de trouver en France, des gélules ou des comprimés d'AMLODIPINE (anti-hypertenseur) sans ce fichu poison, qui me stresse tous les matins... C’est déjà pénible de dépendre des médicaments quand tu t’appliques à ne pas manger n’importe quoi, et à bien lire toutes les étiquettes…

Françoise Soubiran
Le 26/01/2022 à 14:40:55

Les industriels et quelques charcutiers artisanaux sont en train de supprimer les nitrites, non par philanthropie, mais parce que le mentionner est un argument de vente... tant que la concurrence jouera sur ce point précis. Comme Sylvie Bartre, je suis végane, donc je ne suis pas personnellement concernée. Par contre, j'informe autant que faire se peut autour de moi sur les nuisances et conséquences désastreuses des additifs et produits chimiques qui "infectent" tous nos aliments qu'ils soient préparés par une professionnel comme le jambon ou par nous-mêmes à partir de produits frais, bio inclus, l'air, la terre et l'eau étant pollués.

Mireille
Le 26/01/2022 à 14:28:37

Cela devrait être interdit depuis très longtemps! C'est infernal cette pression des puissances industrielles qui massacrent en plus les petits charcutiers locaux.

Pierre Elie
Le 26/01/2022 à 14:24:55

Nitrites : une première avancée à l’Assemblée nationale et un Gouvernement qui freine

foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer plus mobilisés que jamais

La proposition de loi pour interdire les nitrites et nitrates ajoutés dans notre alimentation a été débattue ce mercredi 26 janvier en Commission des Affaires économiques à l’Assemblée nationale, peu avant le vote du 3 février prochain – veille de la Journée mondiale contre le cancer.
On avance vers une interdiction mais le Gouvernement y a mis son grain de sel et freine le calendrier législatif.

foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer restent plus mobilisées que jamais pour obtenir l’interdiction de ces additifs – E249, E250, E251, E252 - qui présentent des risques avérés pour la santé. Les trois organisations ont rassemblé plus de 360.000 signatures sur leur pétition et des dizaines de milliers de personnes interpellent leurs député.es sur le sujet depuis la semaine dernière et jusqu’au vote prochain. Ces additifs peuvent en effet contribuer à la formation de composés potentiellement cancérogènes alors que les industriels savent s’en passer. Des milliers de cancers seraient ainsi évitables ; d’où l’importance de la loi, et l’urgence de cette mesure de santé publique.



Paris, le 26 janvier 2022. Le gouvernement a mis son grain de sel dans la « proposition de loi relative à l’interdiction progressive des additifs nitrés dans les produits de charcuterie » déposée par les députés Richard Ramos, Patrick Mignola, Barbara Bessot Ballot, Michèle Crouzet (et une cinquantaine de membres du groupe Mouvement Démocrate et Démocrates apparentés). La version soumise au vote de l’hémicycle le 3 février prochain sera donc une version retouchée, contenant les amendements voulus par le gouvernement. C’est ce qui ressort de la discussion en Commission des Affaires économiques qui s’est tenue ce matin.

La mobilisation citoyenne initiée par foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer pour l’interdiction de ces additifs continue à faire avancer le débat, en s’inscrivant enfin dans un texte de loi. Toutefois, les trois organisations regrettent que le Gouvernement pose ses conditions et échelonne le calendrier législatif :

Dans un délai de 6 mois après la promulgation de la loi :

Le Gouvernement « présentera au Parlement un rapport tirant les conclusions de l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sur les risques associés à l’ingestion d’additifs nitrités en matière de santé publique ».

Dans un délai de 12 mois après l’avis de l’Anses (prévu mi-2022), donc pas avant la mi-2023 :

Un décret fixera « une trajectoire de baisse de la dose maximale d’additifs nitrités et peut prévoir des exceptions à ces doses maximales en cas d’éventuelle impossibilité technique ou de risques avérés pour la santé humaine ne pouvant être maîtrisés par d’autres moyens. Après avis l’Anses, ce décret pourra fixer une liste et un calendrier de produits soumis à une interdiction de commercialisation de produits incorporant des additifs nitrités ».

Dans un délai de 18 mois après la publication de la loi :

« Un décret précisera les modalités de mise en place d’un étiquetage spécifique pour les produits contenant des additifs nitrités et peut définir des conditions particulières de publicité pour les produits qui en contiennent. »

foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka « voient dans cette proposition de loi une avancée qui confirme que les responsables politiques reconnaissent que les additifs à base de nitrites et nitrates représentent un enjeu de santé publique. Mais nous ne comprenons pas que l’on perde tant de temps. Il s’agit de cancers évitables, et tous les éléments sont déjà sur la table. Le rapport de l’Anses sera utile, mais ne devrait pas être une précondition à l’action politique ».

Les trois organisations demeurent plus mobilisées que jamais. Les citoyens et citoyennes peuvent toujours interpeller leurs député.es avant le vote du 3 février afin de peser pour interdiction des nitrites et nitrates ajoutés dans l’alimentation.

foodwatch
Le 26/01/2022 à 13:29:20

Si nos députés se préoccupaient réellement de notre santé, ils refuseraient les dérogations accordées aux épandeurs de pesticides. Gageons qu'ils fermeront pareillement les yeux sur les nitrates des dépendeurs d'andouilles, jambons et saucissons. Eh oui mon côlon...
Je signe tout de même par solidarité ! ;-)

Frawald
Le 26/01/2022 à 13:18:48

je fait passer ce lien, entendu dans émission France inter, carnets de campagne du mardi 25/01/22 ...étant végane, je ne peux pas faire l'apologie de la viande, mais les "valeurs" de ce boucher m'ont interpellées car SANS NITRITES et autres
https://boucheriefanfan.com   à Carentoir (56)

Bartre sylvie
Le 26/01/2022 à 12:19:10

Pourquoi attendre 2025 ?

Lionel Bécus
Le 26/01/2022 à 12:15:36

Assez de coller des cochonneries dans les aliments ! Et d'être obligé de lire les étiquettes pour être sure de ne pas manger de la mierda.
Bonne année

Yamina frecaut-martin
Le 26/01/2022 à 12:00:02

Il faudrait supprimer le sucre que l'on retrouve également dans le jambon bio.

Laurette Fouconnier
Le 26/01/2022 à 11:14:44

L'ion nitrate est NO3- et non NO3+ comme indiqué dans l'article.

Alain Métillon
Le 26/01/2022 à 09:58:11

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