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Bilan de la cyberaction : Pour un accord de cessez-le-feu en Birmanie

Mise en ligne du 14/09/2015 au 16/12/2015

Alors que les négociations de paix pour un accord de cessez-le-feu national seraient, aux dires du gouvernement birman, en train d’aboutir, l’armée birmane continue d’attaquer certains groupes armés ethniques dans les zones Kachin, Shan, Palaung et Karen. Ces affrontements sèment le doute quant à la possibilité d’une signature rapide de l’accord de cessez-le-feu. En attendant, ce sont, comme souvent, les civils et les communautés locales qui paient le prix de la guerre. La protection des communautés locales, est en effet, largement absente des discussions de paix.



Bilan de la cyberaction :

2806 participants

Birmanie. Htin Kyaw, président de substitution 15/03/16
Sans surprise, Htin Kyaw, un proche d'Aung San Suu Kyi a été élu ce mardi à la présidence de la Birmanie. Un moyen détourné pour la «Dame de Rangoun» de tirer les ficelles malgré les réticences de la junte.
http://www.parismatch.com/Actu/International/Birmanie-Htin-Kyaw-president-de-substitution-930379  


C’est un accord historique qui est aussi l’aveu d’un échec : les chefs de huit guérillas séparatistes d’ethnies minoritaires de Birmanie ont signé, jeudi 15 octobre, un cessez-le-feu avec le gouvernement du Myanmar (le nom officiel de la Birmanie) dans sa capitale de Naypyidaw. Une cérémonie à laquelle avaient été conviés des représentants de la Chine, du Japon, de l’Inde, de l’Union européenne et des Nations unies.

Mais treize autres organisations indépendantistes appartenant à la galaxie complexe d’une rébellion protéiforme, divisée et aussi ancienne que l’indépendance de 1948, ne l’ont pas ratifié. Certaines ont refusé et d’autres, qui auraient été désireuses de le faire, avaient été au préalable écartées par les autorités.
Le « cessez-le-feu national » voulu par le président Thein Sein, un ex-général qui fut le premier ministre de la défunte junte, a beau inclure des guérillas majeures, il laisse de côté des groupes d’importance. Leur absence l’amoindrit considérablement.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/10/15/en-birmanie-le-cessez-le-feu-national-echoue-a-mettre-un-terme-a-toutes-les-guerillas-ethniques_4789783_3216.html  

Présentation de la cyberaction :

D'après le site Info Birmanie une rencontre est prévue entre les représentants de cinq des plus importants groupes armés ethniques, le Président et le chef des armées birmanes, au mois de septembre, à Nay Pyi Daw. Le gouvernement, très confiant, souhaite qu’à l’issue de ces échanges, une date soit fixée pour concrétiser la signature de l’accord de cessez-le-feu national. Pourtant cet optimisme semble  prématuré puisque l’un des obstacles majeurs à la signature de l’accord n’a toujours pas été résolu. En effet, le gouvernement refuse d’inclure six groupes armés ethniques au processus de paix alors que les autres organisations armées ethniques ont conditionné leur signature à une inclusion de tous les groupes armés, sans exception. La stratégie « diviser pour mieux régner » du gouvernement, lui a permis de convaincre une partie des groupes armés ethniques qu’un accord non inclusif mais avec des garanties pour ces six groupes serait un bon compromis. Les autres sont toujours catégoriques et refusent de signer l’accord tant que le processus ne sera pas totalement inclusif. Cette question sera de nouveau abordée lors de la rencontre.

Le président des représentants des groupes armés ethniques (Senior Delegation), a déclaré au sujet des groupes armés ethniques exclus “si le gouvernement et l’armée birmane ne veulent pas qu’ils participent, ou si l’armée continue de les attaquer, la signature d’un cessez le feu national n’aura aucun sens”. Aung San Suu Kyi s’est également exprimée sur le sujet “Nous espérons qu’il (l’accord de cessez-le-feu national) aboutisse bientôt, nous souhaitons qu’il soit totalement inclusif et nous voulons un traité ou chaque partie aient des responsabilités pour que notre pays puisse avancer vers la paix”.

Outre le désaccord sur le caractère inclusif du processus, la persistance des affrontements armés sur le terrain, constitue un autre frein à la signature de l’accord. Des rapports indiquent que des combats ont eu lieu la semaine dernière entre l’armée birmane et l’armée Kachin (KIA), l’armée Shan du Sud (RCSS), l’armée Ta’ang (TNLA), et l’une des armées Karens. Tandis que le Chef des armées annonçait devant le Parlement que les affrontements avaient réduit ces dernières années, les soldats menaçaient les communautés Palaung sur le terrain en déclarant qu’ils allaient “détruire la TNLA, comme il l’ont fait avec l’armée Kokang”. Les communautés locales sont les premières victimes des affrontements armés. Elles sont souvent détenues arbitrairement par l’armée birmane, torturées, forcées à travailler pour les militaires, accusées de travailler pour les armées rebelles, ou même tuées.

Ces violations des droits de l’homme commises par les forces armées birmanes, sont régulièrement documentées par les groupes de défense des droits de l’homme locaux et internationaux et continuent de l’être malgré les négociations de paix en cours. Le comportement de l’armée birmane n’a tout simplement pas changé malgré ses engagements et ses déclarations optimistes. La signature du cessez-le-feu, quand elle aura lieu, sera saluée par la communauté internationale qui ne manquera pas de féliciter chaleureusement le gouvernement birman et le Chef des armées. Et pourtant si le gouvernement et l’armée birmane continuent d’ignorer leurs obligations de ne pas commettre d’abus sur les civils dans les zones de conflits armés, l’accord de cessez-le-feu sera dénué de sens et de légitimité.

Plutôt que de pousser les groupes armés ethniques à signer l’accord de cessez-le-feu, la communauté internationale devrait faire davantage pression sur la Birmanie pour qu’elle remplisse ses obligations internationales et cesse de s’en prendre aux communautés ethniques. Tant que l’armée birmane bénéficiera de cette totale impunité, les violations des droits de l’homme continueront et la paix et la réconciliation nationale ne seront pas envisageables.

Pour plus d'informations
Le site de l'association Info Birmanie
http://www.info-birmanie.org  
Le site du Karen Human Rights Group
http://www.khrg.org  

La lettre qui a été envoyée :


A l'attention de Monsieur Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères et du développement international

Alors que les négociations de paix pour un accord de cessez-le-feu national seraient, aux dires du gouvernement birman, en train d’aboutir, l’armée birmane continue d’attaquer certains groupes armés ethniques dans les zones Kachin, Shan, Palaung et Karen. Ces affrontements sèment le doute quant à la possibilité d’une signature rapide de l’accord de cessez-le-feu.
Plutôt que de pousser les groupes armés ethniques à signer l’accord de cessez-le-feu, la communauté internationale devrait faire davantage pression sur la Birmanie pour qu’elle remplisse ses obligations internationales et cesse de s’en prendre aux communautés ethniques. Tant que l’armée birmane bénéficiera de cette totale impunité, les violations des droits de l’homme continueront et la paix et la réconciliation nationale ne seront pas envisageables.
Comptant sur votre intervention, je vous prie d'agréer mes salutations citoyennes attentives.

 

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8 commentaires

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Les différentes communautés doivent être considérés comme une richesse pour le pays et non un problème!

jeff
Le 16/10/2015 à 12:45:56

C’est un accord historique qui est aussi l’aveu d’un échec : les chefs de huit guérillas séparatistes d’ethnies minoritaires de Birmanie ont signé, jeudi 15 octobre, un cessez-le-feu avec le gouvernement du Myanmar (le nom officiel de la Birmanie) dans sa capitale de Naypyidaw. Une cérémonie à laquelle avaient été conviés des représentants de la Chine, du Japon, de l’Inde, de l’Union européenne et des Nations unies.

Mais treize autres organisations indépendantistes appartenant à la galaxie complexe d’une rébellion protéiforme, divisée et aussi ancienne que l’indépendance de 1948, ne l’ont pas ratifié. Certaines ont refusé et d’autres, qui auraient été désireuses de le faire, avaient été au préalable écartées par les autorités.
Le « cessez-le-feu national » voulu par le président Thein Sein, un ex-général qui fut le premier ministre de la défunte junte, a beau inclure des guérillas majeures, il laisse de côté des groupes d’importance. Leur absence l’amoindrit considérablement.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/10/15/en-birmanie-le-cessez-le-feu-national-echoue-a-mettre-un-terme-a-toutes-les-guerillas-ethniques_4789783_3216.html  

Alain UGUEN
Le 15/10/2015 à 17:18:48

Birmanie: signature d'un accord de cessez-le-feu partiel

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20151014-signature-accord-cessez-feu-rebellions-armees-decennies-conflit  

Alain UGUEN
Le 15/10/2015 à 17:16:49

stop fighting !

Pierre MOREAU
Le 24/09/2015 à 21:30:47

Cupidité et bétise = cruauté maquillée sous des arguments sans réels fondements

Pierre MOREAU
Le 20/09/2015 à 21:03:25

A qui profite le crime ? Telle est la question...

Véronique Thomas
Le 15/09/2015 à 12:57:40

Il est question de groupes armés ethniques. Mais qu'en est il des rohyngias , désarmés, qui font toujours l'objet d'agressions et de persécutions ?

Masson Christian
Le 14/09/2015 à 18:47:12

Je souhaite vivement une bonne entente entre les ethnies

Annie Molinet
Le 14/09/2015 à 16:08:27

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