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Bilan de la cyberaction : PERMIS DE TENNIE: porte ouverte à la relance de l’extractivisme en France. Réagissons !

Mise en ligne du 23/07/2013 au 24/03/2015

ALERTE DANGER : Retour des MINES en FRANCE. Cuivre, zinc, or, argent, terres rares = pollutions durables et destruction des territoires.

ACTION : Faites part de votre préoccupation ! Écrivez aux Président, Ministres et Élus locaux

Bilan de la cyberaction :

2318 participants

Présentation de la cyberaction :

A l’occasion de la Journée internationale contre les projets miniers destructeurs, 22 juillet 2013.

En 2009, lorsqu’à Cerro de San Pedro (Etat de San Luis de Potosi, Mexique) les opposants à une mine d’or et d’argent inauguraient la première journée mondiale contre les projets miniers, par solidarité, nous avions diffusé l’information pour soutenir ces communautés en lutte. En Amérique latine comme dans d’autres régions du « Sud », ils sont nombreux à s’opposer aux entreprises, souvent transnationales, qui ne lésinent pas sur les moyens pour accéder aux richesses du sous-sol : expulsions, déplacement de villages entiers, menaces et agressions, assassinats, tortures des opposants, pollutions durables de l’eau, des terres agricoles et de l’air. Aujourd’hui, le 22 juillet 2013, nous sommes solidaires de tous ceux qui luttent contre ces projets destructeurs dans le monde. De la Patagonie argentine aux Andes équatoriennes, du désert d’Atacama au Chili à la côte atlantique vénézuélienne, en passant aussi par le Mexique, le Pérou, le Brésil, l’Uruguay, le Panama, la Colombie, le Honduras, l’Espagne, le Canada … et la France : en tout, plus de 30 événements différents auront lieu ce 22 juillet pour dire « Non aux industries minières polluantes, Non aux mines, Oui à la Vie » ! Mais, s’il semble tristement habituel de voir les communautés paysannes ou indigènes d’Amérique Latine dans cette liste des opposants, la France n’a pas été cette fois présente à leurs côtés seulement par solidarité.

Cette année, l’opposition en France aura été concrète. En effet, le 17 juin dernier, le ministre du développement productiviste, M. Arnaud Montebourg, appose sa signature sur le permis accordant à l’entreprise Variscan l’autorisation d’explorer un territoire de 205 km² à cheval entre la Sarthe et la Mayenne. Ce permis, baptisé PER de Tennie recouvre les communes de Conlie, Crissé, Mézières-sous-Lavardin, Neuvillalais, Neuvillette-en-Charnie, Parennes, Pezé-le-Robert, Rouessé-Vassé, Rouez-en-Champagne, Saint-Rémy-de-Sillé, Saint-Symphorien, Ségrie, Sillé-Le-Guillaume, Tennie, Vernie (département de la Sarthe) ainsi que de Torcé-Viviers-en-Charnie et de Voutré (département de la Mayenne). Au cœur du futur périmètre d’exploration, sur le territoire de la commune de Rouez, se trouve un no man’s land entouré d’un haut grillage interdisant l’accès au public, où l’on distingue depuis la route une maigre végétation desséchée et un immense monticule de terre. Entre 1989 et 1997, Elf puis Total ont exploité ici une mine à ciel ouvert. A peine deux tonnes d’or et sept tonnes d’argent en ont été extraites, mais le bilan environnemental, lui, est sans appel : vingt ans après, il subsiste sur le site entre 250.000 et 300.000 m3 de terres stériles chargées en métaux lourds et les analyses des eaux de ruissèlement révèlent la présence d’un drainage minier acide alarmant. Grâce à la mobilisation des associations locales (notamment Rouez Environnement), les 27 hectares qui correspondent au site de l’ancienne mine ne seront finalement pas retenus dans le périmètre définitif du permis.

Le titulaire, Variscan Mines, est une société fondée en 2010 à Orléans par d’anciens ingénieurs du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) et filiale à 100 % du groupe minier australien Platsearch. Sur le périmètre du permis de Tennie, Variscan espère trouver du cuivre, du zinc et des minerais connexes, comme le plomb, l’or et l’argent. Le gisement pourrait également renfermer du germanium, un métal utilisé dans l’industrie électronique. La phase d’exploration pourrait commencer dès cet été.

Peu importe que des départements comme la Mayenne ou la Sarthe sacrifient leurs territoires aux appétits des industries extractives, la décision est prise dans des bureaux du ministère du « redressement productif ». Peu importe que ce territoire soit un territoire agricole (c’est là que l’on élève les célèbres poulets fermiers de Loué !), ou classé (en grande partie) Natura 2000 ou encore se trouvant dans un Parc Régional ou classé ZNIEFF. La seule chose qui compte, c’est générer de l’activité (peu importe sa nature) et relancer coûte que coûte la croissance du PIB. Tel un « courageux » chasseur d’animaux exotiques confortablement installé dans son véhicule, le fusil sur épaule pour pouvoir tirer de loin, notre productiviste en chef semble vouloir accrocher quelques trophées sarthois et mayennais à son tableau de chasse.

Malheureusement tout cela n’est pas un jeu: la menace est très concrète et, si nous ne réagissons pas, les dégâts, eux aussi, seront réels. Ici, comme ailleurs, l’exploitation minière a toujours des impacts importants :


Pour toutes ces raisons et parce qu’il n’est pas trop tard, nous vous proposons de dire dès maintenant : Non au permis minier de Tennie ! Oui à la transition énergétique et écologique véritablement citoyenne ! Non aux territoires sacrifiés au nom de la croissance et des profits de quelques-uns! Mr Montebourg, il n’est pas trop tard et, comme dit le proverbe, vous pouvez encore changer d’avis.

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le Président,
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les élus locaux,

Nous refusons que la France adhère à la logique des « zones de sacrifice » qui force les habitants des territoires riches en ressources naturelles à payer les frais – en supportant les pollutions et les impacts socio-économiques néfastes pour le tissu local – d’une croissance et d’un développement qui ne leur apportent aucun bénéfice réel.

Par conséquent, nous exigeons :

1. L’abrogation du PER de Tennie et la suspension de l’instruction en cours des autres permis de recherche minière.
2. Que toute décision d’attribution de permis de ce type soit approuvée par les habitants de la zone concernée, qui doivent avoir accès à l’information complète, transparente et objective sur ce sujet.
3. Que la décision relative à la relance de l’extractivisme en France revienne aux habitants du territoire français.
4. Que le code minier en cours de réforme établisse des garanties solides quant à la préservation de l’environnement et du tissu socio-économique local, objectifs qui doivent être considérés comme prioritaires par rapport aux profits escomptés par les entreprises.
5. Que les entreprises minières françaises et européennes responsables des désastres socio-environnementaux et de la violation des droits des populations locales dans d’autres régions du monde, puissent être condamnées pénalement en France et en Europe, ce pour quoi des cadres juridiques appropriés doivent être mis en place.

22 juillet 2013 – Journée internationale contre les projets miniers destructeurs

 

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6 commentaires

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Arrêtez d'acheter ou changer votre portable dernier cris !!
on en reparlera après ..
Triste monde d'hypocrites!

Laurent
Le 14/09/2014 à 09:56:50

Tout à fait d'accord avec les commentaires précédents !

Sophie Couka
Le 10/09/2013 à 07:23:29

Du bon sens dans les 3 commentaires précédents :
1- moins consommer,
2- recycler,
3- et s'il faut tout de même de nouveaux gisements, que chacun en prenne sa part : c'est trop facile de dire non aux mines en France, si on continue d'importer les métaux et minerais de pays moins regardants...
Je ne signerai donc pas...

Gwen22
Le 13/08/2013 à 01:53:42

il est plus que temps de mettre en pratique ce que disait l'un de nos anciens: "nos rebuts d'aujourd'hui sont nos minerais de demain". Tant que nous ne ferons pas du recyclage des métaux un système absolu, tant que nous voudrons changer de voiture tous les deux ans et de portable ou de tablette tous les trois mois, nous serons devant l'alternative suivante: tolérer dans les pays du tiers monde une exploitation pillante, dévastatrice et humainement insupportable, ou tenter une exploitation raisonnable chez nous. A vous de choisir! je ne signerai pas la pétition, ce serait du faux cul de base -(traduisez du not in my beautiful garden). J.

jh
Le 08/08/2013 à 10:30:56

L'intitulé de la cyberaction est "Retour des MINES en FRANCE". Certes les dommages liés à l'extraction sont dramatiques. Mais il faut aussi raison garder et modifier notre consommation de ces minerais.
Il ne suffit pas de dire non aux mines, il faut réduire l'usage des "cuivre, zinc, or, argent et terres rares" en évitant de changer d'appareils tous les 6 mois, en recyclant les appareils usagés, en réfléchissant à la consommation délirante que la pub nous fait croire nécessaire à notre bonheur.
On peut vivre autrement. Nombreux sont les appareils dont l'usage n'est pas vital. Prenons du recul, écartons-nous de cette société de consommation qui occupe notre cerveau et nous empêche de vivre vraiment. Les vrais valeurs sont ailleurs.
Claire-Marie

Claire-Marie
Le 29/07/2013 à 17:49:24

Puiser encore et toujours dans les ressources minières ou fossiles n'est plus à l'ordre du jour.
Il est temps d'avoir une autre approche, beaucoup plus économe de ces ressources.
Par exemple, le pays gagnerait plus à développer une industrie du recyclage des appareils électroniques qu'à rechercher des compétences minières perdues depuis 30 ans.

Le site de Rouez-en-champagne, au cœur de la demande de PERM Tennie a une histoire. Une histoire faite de promesses non tenues, une histoire faite de déchets polluants qu'il est devenu trop coûteux de nettoyer, une histoire d'extraction trop sujette aux aléas de la bourse.

Ne recommençons pas les erreurs du passé.

Si, malgré tout, nos élus locaux ou nationaux souhaitent relancer une activité d'extraction qui reste toujours aussi polluante qu'ils soient vigilants sur le traitement des déchets, surtout souterrains ; qu'ils ne se laissent pas éblouir par le miroir aux alouettes des promesses d'emploi ; qu'ils veillent à ce que les bénéfices de ces activités demeurent en France.

JMV
Le 24/07/2013 à 10:20:56

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