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Bilan de la cyberaction : Mettons les porcs sur paille pas les paysans

Mise en ligne du 31/10/2013 au 09/02/2015

Le projet d’agrandissement de l’élevage de Monsieur GUINARD ne peut être accepté tel quel puisqu’il ne respecte pas la réglementation en vigueur dans notre département depuis 2002 : le total des apports de fertilisants azotés (engrais + déjections) doit être égal ou inférieur au total des exportations par les récoltes.

Bilan de la cyberaction :

3962 participants

Porcherie de Pommeret : l'arrêté du préfet annulé


La cour administrative d'appel de Nantes a annulé l'arrêté du préfet du 29 janvier 2010 autorisant l'Earl « Les Bergeons » à exploiter un élevage porcin au lieu-dit le Bas-Refus à Pommeret.
L'arrêté préfectoral autorisant cette exploitation avait été alors contesté par les deux associations environnementales Sauvegarde du Penthièvre et Eau et rivières de Bretagne. En juin 2013, le tribunal administratif de Rennes rejetait leur requête. Lors de l'audience du 19 décembre dernier, le rapporteur public avait conclu « à l'annulation du jugement du 28 juin 2013 du tribunal administratif de Rennes et de l'arrêté du préfet du 29 janvier 2010 se basant sur une insuffisance de l'étude d'impact ». La juridiction administrative suit à la lettre les conclusions du rapporteur. L'État devra verser 1 000 € à chacune des associations.
http://www.ouest-france.fr/porcherie-de-pommeret-larrete-du-prefet-annule-3109346  

Présentation de la cyberaction :

André POCHON Trégueux le 28 octobre 2013

Avec le soutien des associations
SAUVEGARDE DU PENTHIEVRE
ERQUY ENVIRONNEMENT

MAIRIE
22120 POMMERET

Monsieur le Maire, Messieurs les Conseillers Municipaux,

Vous avez donné un avis favorable au projet d’agrandissement de l’élevage de Monsieur GUINARD, qui après l’étude à laquelle j’ai procédé, appelle de ma part les remarques suivantes.

Ce dossier ne peut être accepté tel quel puisqu’il ne respecte pas la réglementation en vigueur dans notre département depuis 2002 : le total des apports de fertilisants azotés (engrais + déjections) doit être égal ou inférieur au total des exportations par les récoltes.

Or, dans ce dossier, l’excédent d’azote est de 970 Kg soit 19 KgN/ha. Il est même de 2311 Kg soit 45 KgN/ha si, comme il se devrait pour une telle exploitation, la paille reste sur le champ (si la paille est vendue comme cela apparaît dans le dossier, « bonjour les dégâts » pour le taux de matière organique du sol, l’humus, et donc la fertilité et le rendement des cultures sur le long terme).

Le commissaire-enquêteur a émis un doute sur le rendement des cultures déclaré à 80 quintaux/ha. Si ce rendement est seulement de 75 quintaux/ha, l’excédent d’azote monte alors à 32 KgN/ha, 52 KgN /ha si la paille reste sur le champ.

Mais il y a plus grave : à partir de 2014, année d’application du 5e programme d’action directive nitrate, la fertilisation devra être strictement équilibrée, suivant les données du GREN établies avec le consensus de la profession agricole et cela s’imposera à tous les agriculteurs, installations classées ou pas.
Or, pour un maïs fourrage à 14 tonnes de matière sèche/ha (ce qui est un très gros rendement), la fertilisation maximum totale en azote est de 55 KgN/ha (42 KgN/ha d’azote efficace). Dans ce dossier, on est à 164 KgN/ha pour le maïs.
Il est par conséquent insensé d’autoriser aujourd’hui une fertilisation incompatible avec le 5e programme d’action directive nitrate, celui-ci étant très contrôlé et incontournable. Que fera Monsieur GUINARD de ses excédents d’azote ? la situation sera ingérable.

Globalement pour l’exploitation de Monsieur GUINARD, et compte tenu des éléments contenus dans le dossier, le 5e programme d’action mis en œuvre à partir de 2014 s’appliquera de la façon suivante :

Le total de l’azote organique à épandre est de 6527 Kg, dont N efficace 4569 Kg
(6527 X 70 % : il s’agit de lisier de porc dont l’azote est à 70 % sous forme ammoniacal forme efficace).

Le total azote organique efficace + les engrais est de 4569 + 2047 = 6615 Kg.

Les besoins en azote efficace pour les cultures, compte tenu des surfaces des rendements annoncés sont les suivants :

BLE 20,67 ha X 124 = 2563
ORGE 5,94 X 52 = 309
MAÏS 17,53 X 54 = 947
COLZA 4,02 X 50 = 201
TOTAL 4020

EXCEDENT 6615 - 4020 = +2596 kg soit à l’hectare 2596 : 50,9 = 51 Kg d’azote.
Or, un excédent d’azote (N) de 51 KgN/ha correspond à 224 Kg de nitrate (NO3), résultat de 51 x 4,4 (source INRA).

Ainsi, tel que constaté par le Conseil Régional Directive Nitrate, la méthode GREN adoptée par le 5e programme d’action est plus limitative que la méthode du bilan (total des apports égal ou inférieur au total des exportations par les cultures) pratiquée pour les dossiers d’installations classées, puisque dans ce dossier, avec la méthode GREN, l’excédent d’azote à l’hectare passe de 19 Kg à 51 KgN/ha, et c’est cette méthode qui sera généralisée sur toutes les exploitations en 2014.

Alors quelle solution pour Monsieur GUINARD ?

Elle est dans l’une des trois préconisations du PLAN D’ACTION ALGUES VERTES pour les éleveurs de porcs :

  1. METHANISATION DES DEJECTIONS AVEC SECHAGE ET EXPORTATION DU DIGESTAT (solution qui pourrait compléter le traitement actuel du lisier);
  2. BÂTIMENT SUR CAILLEBOTIS AVEC RACLAGE EN V afin de séparer liquide et solide, traitement de celui-ci pour exporter : méthode adoptée par la COOPERL mais solution très coûteuse;
  3. LES DEUX NOUVEAUX BÂTIMENTS D’ENGRAISSEMENT SERONT CONSTRUITS SUR LITIERE.

Bien entendu, le traitement du lisier tel qu’il existe sur les porcheries actuelles continuera, mais les deux nouvelles porcheries d’engraissement seront sur paille.
Les 650 porcs produits dans ces deux porcheries (240 X 2,7) éjecteront 877 Kg d’azote (1,35 X 650) au lieu de 1755 sur caillebotis (2,70 X 650) et l’azote efficace ne sera que de 219 Kg (877 X 25 %) au lieu de 1228 sur caillebotis (1755 X 70 %).
La diminution de l’azote organique efficace sera de 1009 Kg (1228 – 219).
L’excédent d’azote organique efficace tombera ainsi à 1157 Kg (2596 – 1009) qu’il sera facile à Monsieur GUINARD de résorber en diminuant l’achat d’engrais azoté ; les 2047 unités d’azote achetés envisagés sont tout à fait injustifiés.

Le choix de deux porcheries sur litière au lieu de celles envisagées sur caillebotis + la diminution d’achat d’engrais sera tout bénéfice sur le plan économique :

Le réseau Cohérence permet déjà cette revalorisation, mais nul doute qu’à l’avenir c’est la voie à suivre pour sortir du marasme actuel et Monsieur GUINARD serait bien inspiré de s’y engager.

Monsieur le Préfet des Côtes d’Armor, en attribuant gratuitement 4080 Kg d’azote supplémentaire pour l’agrandissement de l’élevage de Monsieur GUINARD sur cette zone concernée par le PLAN D’ACTION ALGUES VERTES, et sans demander en contrepartie que l’éleveur mette en pratique une des trois actions prévues à ce plan, ferait une erreur manifeste d’appréciation.

Ce sont les observations et les préconisations que je tenais à faire dans l’intérêt de Monsieur GUINARD, avec le regret appuyé qu’un avis favorable ait été émis sur un projet qui engagera un éleveur sur le long terme tout en sachant qu’il sera en contravention avec la réglementation applicable à très court terme, dès 2014.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, Messieurs les Conseillers Municipaux, l’expression de ma considération distinguée.

ANDRE POCHON
Délégué au Comité Régional ALGUES VERTES
Délégué au Comité Régional DIRECTIVE NITRATE
Délégué de l’association VIVARMOR

NB Courrier est adressé également à Monsieur le Commissaire-Enquêteur.

COPIE est adressée
A Monsieur le Préfet de Région
A Monsieur le Préfet des Côtes d’Armor
A Monsieur Bruno LEBRETON, Direction Départementale des Territoires et de la Mer.

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le Préfet,

Le projet d’agrandissement de l’élevage de Monsieur GUINARD ne peut être accepté tel quel puisqu’il ne respecte pas la réglementation en vigueur dans votre département depuis 2002 : le total des apports de fertilisants azotés (engrais + déjections) doit être égal ou inférieur au total des exportations par les récoltes.

Le choix de deux porcheries sur litière au lieu de celles envisagées sur caillebotis + la diminution d’achat d’engrais sera tout bénéfice sur le plan économique et sur le plan écologique.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma considération distinguée.

 

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11 commentaires

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oui, on en peut plus des produits d'Espagne importés en France et je me rends compte qu'à Paris des chinois (légaux ? ouvre des boutiques de fruits d'Espagne à chaque coin de rue... c'est une honte .... ils ont des droits, ils ne pensent qu'au fric.
en plus avec leur argent sale ils achètent les brasseries parisienne et les transforment en salle de jeux vidéo ou des pauvres gens viennent boire leur petit argent et jouer à grattounette pour tout perdre. c'est une sale ambiance en plus ces établissements ne sont pas tenus en matière d'hygiène, ils se les vendent et revendent entre nous , et nous reçoivent avec peu de considération, oui pour le fric... on est bien mal parti... et comment arrêter cela.... ils achètent les terres partout et les exploitent à mort... on en a marre des gens qui ne pensent qu'à leur fric.... et qui usent nos impots sans vergogne et nous prennent pour des vaches à lait... savez vous que les Chinois ont fait un contrat avec des agri. de la Normandie pour importer notre bon lait. et nous nous aurons le lait des vaches malades de la ferme des 1000 vaches... non non non arrêtons l'écatombe. Merci de lire ce texte un peu grincheux !

monicaparis
Le 19/11/2014 à 19:31:23

Je ne vois pas pourquoi on autorise encore la création ou l'agrandissement d'élevage de porcs industriels en Bretagne ou ailleurs . Elevons les porcs en plein air en extensif plutôt que de produire de la merde, surtout destinée à l'exportation pour que cela pollue un peu plus.Halte au productivisme et vive une agriculture paysanne respectueuse de l'environnement et de l'homme.Et mangeons un peu moins de viande pour que la vie sur terre soit vraiment durable pour les générations futures.

totolitoto59
Le 10/11/2013 à 18:59:31

Pour donner du potentiel à un marché de produits alimentaires de meilleure qualité, il faut corriger les dérapages.
Une correction du budget logement dégagerait immédiatement du potentiel sur le budget alimentaire des ménages.
Lorsque le secteur agricole est menacé de « fin de subventions », promet-on aussi la fin des aides au logement ?
L’heure est à la cohérence, à plus d’équité entre les différents secteurs économiques, et l’état doit y contribuer :
http://www.action-publique.gouv.fr/lancement-concertation-sur-revision-valeur-locative-dhabitation  
Et dans des perspectives d’augmentation du prix de l’énergie, le transport ferroviaire sûr, rapide, reste la solution d’avenir.

Dan Arduynna
Le 09/11/2013 à 18:24:56

Je vais signer cette pétition pour aider une forme d'élevage "moins pire" et encourager un mode de consommation locale. Mais si la Bretagne produit, même sur paille, de quoi alimenter une partie de l'Europe, le problème de surproduction et de concurrence avec des entreprises de pays sans droits sociaux et sous payés se reposera.
Seul un élevage mené selon les principes de l'agriculture biologique sera à même de satisfaire les consommateurs informés, sans polluer, et rentabilisera une production moins massive.
Il faudra aussi mettre des moyens publicitaires pour faire prendre conscience à la population de tous les avantages de la nourriture bio et de la nécessité manger moins de viande.

jean pierre 16
Le 08/11/2013 à 23:14:18

Pour reprendre quelques citations de "Cohérence", la somme des intérêts particuliers de certains opérateurs économiques ne fait pas l'intérêt général.
L’offre doit rencontrer la demande par pacte d’avenir sur productions labellisées.
Sur constats de fragilité économique et de dégradation environnementale, il faut aider voire inciter les producteurs à s’engager dans une transition agricole plus respectueuse et de qualité.

Dan Arduynna
Le 07/11/2013 à 16:26:08

Monsieur le Président,
La crise est là, à nouveau, et à nouveau des éleveurs de porcs vont être contraints d'abandonner une production qu'ils avaient choisie et des salariés de l’agro-alimentaire se retrouver au chômage. Les places libres seront reprises et la production se concentrera encore.
Certains croient que c'est la logique économique, éliminer les faibles pour avoir demain une filière plus compétitive. Certes, c'est la logique des industries agroalimentaires, fabricants d'aliments, abattoirs, transformateurs, distributeurs qui, chacun à leur niveau, veulent des
tonnages plus importants pour faire des économies d'échelle et accroître leurs parts de marché.
La somme des intérêts particuliers de ces opérateurs économiques ne fait pas l'intérêt général de la Bretagne,
· ni en termes économiques par manque de valeur ajoutée,
· ni en termes d'emplois - l'agroalimentaire non seulement n'en crée plus mais en perd,
· ni bien sûr en termes de préservation des ressources naturelles et de potentiel touristique,
car la concentration des élevages hors sol est néfaste à l’attractivité du territoire.
Ce modèle d'agriculture, beaucoup de volume et peu de valeur ajoutée, coûte cher aux contribuables : aides aux productions en crise, PMPOA, Bretagne Eau Pure, fonds pour lutter contre les algues vertes, aides publiques pour le traitement des lisiers, etc.
1 - Un projet d’avenir pour la Bretagne.
Nous avons la conviction que la prospérité économique de la Bretagne ne se construira pas sur des productions de masse à faible valeur ajoutée, lesquelles sont et seront de plus en plus concurrencées sur les marchés extérieurs par les poulets brésiliens, les porcs catalans ….
Demain ce seront des porcs produits dans des pays où les contraintes environnementales et sociales ne sont guère prises en compte et où les équipementiers bretons contribuent à l’installation d’élevages de très grande taille. Il faut d'abord se centrer sur la demande locale,
bretonne et française : celle des consommateurs en valorisant les produits du terroir, avec des modes de production respectueux des ressources naturelles... et par conséquent des autres secteurs économiques, tels que la conchyliculture, la pêche côtière ou le tourisme. Mieux
vaudrait faire jouer les synergies entre ces secteurs économiques que de constater les situations conflictuelles.
Et ce n'est pas parce qu'il y a baisse des quantités produites qu'il y a nécessairement baisse de revenu. Il faut réinventer des systèmes de production plus économes, plus intelligents pour plus de valeur ajoutée. L'agriculture durable et l’agriculture biologique, parce qu'elles reconquièrent de la valeur ajoutée, sont plus riches en emplois.
Alors que l’agriculture et l’agro-alimentaire breton aujourd'hui sont en crise, c'est le moment de montrer qu'il reste un espoir, une alternative au modèle productiviste qui prévaut en Bretagne depuis 40 ans. Et si la preuve est faite que c'est possible pour le porc, ce le sera aussi pour les volailles, les productions bovines,...
2 - Le système d’élevage de porc sur litière.
Le groupe d’éleveurs et de représentants associatifs (consommateurs, environnementalistes…) qui travaillent sur le projet « Porc Durable » de Cohérence depuis près de 15 ans a défini les critères de base d’une production porcine qui s’engage vers un système plus durable :
1) Un engraissement sur litière
Dans le contexte breton d’excédents structurels de déjections animales, la production sur litière bio-maîtrisée a un premier intérêt : elle permet un abattement d’azote important (de 50 à 60 %) sous forme non polluante avant l’épandage (sous les porcs et pendant le compostage). Au titre de la résorption, la mise en place de ce type d’ateliers est d’ailleurs soutenue financièrement par les Conseils Généraux des Côtes d’Armor et du Finistère et également par l’Agence de l’Eau.
En outre, l’azote contenu dans le fumier ou le compost est sous forme organique : il est stocké dans le sol qui le libère aux périodes de chaleur et d’humidité contrairement au lisier dont l’azote, principalement sous forme ammoniacale, est plus facilement lessivé.
De plus, la litière, si elle est bien conduite, ne dégage pas d’odeurs nauséabondes, les éleveurs (et leurs porcs !) peuvent évoluer dans une ambiance plus vivable, le fumier contribue à maintenir le taux d’humus dans les sols, favorise la vie microbienne.
2) Des animaux nourris avec des aliments exempts d’OGM
L'alimentation animale est le débouché principal des OGM cultivés dans le monde. Grande région d'élevage, la Bretagne est particulièrement concernée puisqu'elle importe la plus grande partie de ses protéines, essentiellement des tourteaux de soja du Brésil et d'Argentine, pour nourrir porcs, volailles, poissons, bovins… Exiger le non-OGM, c’est encourager une agriculture pérenne de qualité indispensable au développement local et gage d’une santé préservée du
consommateur.
3) Elevés en lien avec le sol : l’apport en azote organique est limité à 140 unités par hectare
La notion de hors-sol est définie comme la production d’animaux dans une exploitation ne disposant pas des surfaces nécessaires pour assurer tout ou partie de l’épandage de leurs déjections et tout ou partie de leur alimentation.
L’importance du lien au sol est donc double. Il permet de fertiliser naturellement les sols afin de nourrir les cultures et donc de produire l’aliment nécessaire à l’élevage des porcs.
4) Les antibiotiques sont utilisés uniquement à titre curatif
Ni supplémentation systématique en produit antibiotique, ni recours aux facteurs de croissance, l’utilisation d’antibiotiques uniquement à titre curatif permet de limiter les résidus dans la viande de consommation, mais aussi de lutter contre le développement de souches de
bactéries résistantes.

Depuis juin 2013, notre Réseau Cohérence, en lien avec des éleveurs de porcs, a élaboré sur le Pays de Saint-Brieuc une filière de commercialisation de porcs sur litière via un réseau de boucherie charcuterie sous la marque « porc authentique, élevé sur paille ». Ce projet soutenu par le Conseil Régional de Bretagne, les conseils généraux des Côtes d’Armor et du Finistère et également par l’Agence de L’eau Loire Bretagne, est une contribution réelle et
concrète à la construction d’un avenir pour la Bretagne.
Il est primordial de permettre aux éleveurs de porcs qui se sont engagés dans des systèmes de production qui conjuguent la préservation de l'environnement, le bien être animal, la liaison au sol et donc des tailles d'élevage souvent plus modestes, se sortent de cette crise. Sinon, quel espoir aura-t-on de promouvoir des systèmes de production porcine durable si les pionniers disparaissent ? Comment imaginer l’installation d’un jeune ?
Pour conforter ces éleveurs et en inciter d'autres à les imiter, il faut leur garantir un bon écoulement de leurs porcs, avec un prix plancher garanti et agir rapidement par l’achat de ces porcs pour fournir la restauration collective des départements et grandes villes de sorte à
avoir rapidement un nombre significatif de porcs vendus par semaine, en garantissant éventuellement un prix fixe à l'année.
L’offre doit bien évidemment rencontrer la demande. Le consommateur doit pouvoir être en mesure de faire un choix en connaissance de cause. C’est pourquoi, nous vous demandons, en lien avec les éleveurs actuels et futurs de porcs sur litière, de bien vouloir mettre en place, via le pacte d’avenir, une réglementation, par arrêté ou décret, concernant l’étiquetage « porc élevé sur paille » , et donner les moyens financiers aux éleveurs qui le désirent de s’engager structurellement dans cette transition agricole gage d’espoir pour la Bretagne.
C’est un sujet qui peut vous paraître très technique mais compte tenu de l’urgence et de la gravité de la situation il nous semblait nécessaire de bien montrer que notre démarche est réfléchie et structurée et que nous nous tenons à la disposition de vos conseillers et ceux de
vos ministres pour redonner un avenir aux éleveurs bretons.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre haute considération .
La Présidente de Cohérence Armina KNIBBE
Le Vice-Président du Pôle Eau- Agriculture de Cohérence
Jocelyn Thoraval
Pascal Perrot Eleveur de porc sous la
marque « Porc Authentique »

Coherence
Le 07/11/2013 à 10:15:25

Il serait bon de mettre de temps en temps, au titre de travaux d'intérêt général, les préfets et les politiques sur la paille....
pas sûr que le lisier serait exploitable!

abalacalotte
Le 06/11/2013 à 16:03:45

C'est inadmissible de traiter des animaux com ils le sont dans des élevages industriels;et ça contribue à saccager l'environnement et la qualité de la vie des populations qui habitent à proximité,notamment et particulière
ment des citoyens qui n'y travaillent pas...

Il est temps de proscrire formellement ces types d'élevages,qui perturbent gravement la qualité de la vie des consommateurs et des populations qui vivent à proximité,des milieux naturels environnants...

stoppeur
Le 06/11/2013 à 15:46:47

Ce qui est vraiment stupide,c'est vouloir exporter dans des pays où le prix de la m-o est le SMIC:2 ou 3... Comme les Allemands vendent leurs belles voitures,il faut vendre là où la clientèle existe... Et que l'Europe communautaire paie le prix du transport pour exporter,c'est et stupide,et innique en soi...!!

stoppeur
Le 06/11/2013 à 15:34:12

Travaux sur le porc sur paille du Réseau Cohérence, pour infos voir :
http://www.reseau-coherence.org/wp-content/uploads/2013/07/DP-Porc-Authentique-v2.pdf  
http://www.reseau-coherence.org/?p=2102  
https://www.facebook.com/reseau.coherence  
et n'oubliez que nous ne réussirons cela que par le soutien de la consommation de ces produits chez vos meilleurs charcutiers ou en vente directe; Qu'on se le dise !!!

Jean Francois Millepied
Le 06/11/2013 à 12:17:07

Assez de ces élevages intensifs qui maltraitent les animaux, polluent les sols et les plages, produisent des viandes de mauvaise qualité et dangereuses pour notre santé (par les traitements antibiotiques et hormonaux des animaux), utilisent des circuits de traitement et de transport aberrants (animaux parcourant des milliers de kms en Europe pour être abattus à un endroit, découpés à un autre, préparés avec de la viande chevaline et autres produits chimiques ailleurs, tout ça dans des camions qui consomment entre 30 et 50 L de gazole aux 100 kms et s'empilent sur nos grands axes au détriment de notre sécurité.
Je suis déçu de voir le peu de succès de cette pétition. Sympathie avec les "bonnets rouges" bretons ? Sachez qu'on ne leur rend pas du tout service en adoubant les lobbies de l'agroalimentaire qui gèrent ces modes de production désastreux.
Les agriculteurs qui sont engagés dans cette voie sont subventionnés sur fonds publics pour les protéger de la concurrence avec d'autres pays ou leurs homologues sont surexploités et affamés.
Notre état, au bord de la faillite, ne pourra bientôt plus les protéger.

Lionel OUTRIGGER
Le 02/11/2013 à 19:09:43

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