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Bilan de la cyberaction : Pacte d'avenir en vert ?

Mise en ligne du 02/12/2013 au 01/11/2014

Le pacte d’avenir pour la Bretagne est en cours de discussion et devrait être signé par le Premier Ministre le 13 décembre. Il nous a été présenté, aux 16 assos environnementales du collectif breton, le 21 novembre. Or, ce pacte est une vraie catastrophe, prônant en gros la poursuite du modèle agricole et agroalimentaire dominant. Ce collectif a réagi rapidement en envoyant le texte de position et propositions ci-joint aux Ministres, Préfet, Président de Région, et élus (CRB, présidents de CG, députés, sénateurs).

Bilan de la cyberaction :

2129 participants

Présentation de la cyberaction :

PACTE D’AVENIR de la BRETAGNE Position et propositions des associations de protection, de connaissance, et d’éducation à l’environnement de Bretagne
http://www.cyberacteurs.org/blog/?p=1105  

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le Préfet de Région

Nous demandons que le premier Ministre ne signe dans les prochains jours que le premier pilier du Pacte concernant les mesures d’urgence, et que les deux autres piliers soient signés après une réflexion plus approfondie et plus sereine.

Un travail plus approfondi d’intelligence collective et une vraie concertation permettant à tous les acteurs ( en particulier la coordination verte et bleue) de partager le diagnostic et les orientations de ce pacte sont indispensables pour construire un vrai projet structurant pour la Bretagne.


Dans cette attente, veuillez agréer nos sincères salutations.

 

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4 commentaires

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Les 7 lacunes d'un pacte sans avenir
Lettre ouverte au Président de la République, de la part de l'association Agir Pour l'Environnement avec le soutien des associations bretonnes de la Coordination marées Vertes et algues Bleues : Sauvegarde du Penthièvre, Sauvegarde du Trégor, AE2D, Sous le Vent les Pieds sur Terre, Baie de Douarnenez Environnement, Association de Sauvegarde du Pays Fouesnantais et l'Eau et la Terre.
Monsieur le Président,
Votre Premier ministre s'apprête à signer vendredi 13 décembre, à Rennes, le « Pacte d'avenir pour la Bretagne », qui inclut un volet en faveur de l'agriculture et de l'agro-alimentaire.
Il est pour le moins étonnant que des mesures destinées à l'agriculture bretonne se retrouvent ainsi engagées avant même l'adoption de la « Loi d'avenir agricole » qui sera examinée par l'Assemblée nationale en janvier. Voilà une singulière innovation : décliner une loi agricole sur le territoire breton... avant même qu'elle soit adoptée et calibrée au niveau national ! Devons-nous en conclure que la « Loi d'avenir agricole » est déjà validée avant même d'être passée devant la représentation nationale ?
Il est vrai que vous étiez présent mardi 3 décembre 2013 pour les 30 ans de l’entreprise Sofiproteol, groupe qui est en situation de quasi-monopole sur le territoire français pour les agro-carburants... et dont le président, Xavier Beulin, est aussi président de la FNSEA, le syndicat qui orchestre la mise en scène des bonnets rouges en Bretagne.
À cette occasion, vous avez déclaré : «C'est mon rôle de rappeler que l'on doit croire dans le progrès ». Cette étrange coïncidence des calendriers nous conduit à vous rappeler les progrès qu’attendent depuis
trop longtemps de nombreuses associations de défense de l’environnement :
- Le premier progrès porté par les philosophes des Lumières est le progrès humain, traduit dans les concepts de solidarité et de fraternité. Or, ce progrès inclut la relation avec les pays les plus pauvres, et suppose de cesser d'entretenir leur pauvreté en évitant d’exporter (lait, viande) et d'importer (soja) des productions qui concurrencent les cultures vivrières locales. Le Pacte d’avenir prévoit pourtant de « soutenir l’export » avec des objectifs pour la Bretagne sensiblement éloignés d’un vrai progrès humain : « investir plus et vendre mieux » !
- Le progrès, c’est la volonté affichée par l’Union Européenne de limiter à 6 % la part des biocarburants destinés au transport, afin d'en limiter les effets pervers sur l'environnement et sur l'économie rurale. Vous vous en démarquez en faisant la promesse de défendre un taux de 7 %. Comme le dit la Commissaire européenne Faustine Defossez, responsable de la politique agricole du Bureau européen de l'environnement (BEE) : « Ce refus de mettre rapidement la politique sur le bon chemin n'est rien d'autre qu'un cadeau à l'industrie des biocarburants ».
- Le progrès, c’est de limiter la méthanisation qui pousse à l'industrialisation de l'élevage (et à la réduction des emplois) et qui nécessite des cultures dédiées (maïs) implantées au détriment des cultures pour les hommes et pour le bétail. Le Pacte d’avenir pour la Bretagne promet une accélération du développement de la méthanisation à base d'effluents d’ animaux, avec tous ses effets pervers rétrogrades !
- Le progrès, c’est la prise en compte du « bien commun » avant les intérêts particuliers, ce qui passe par l’amélioration du contrôle de l’autorité administrative pour le respect de l’environnement, en particulier la nécessité d’une enquête publique en cas d’extension d’un élevage. Le Pacte promet de limiter cette obligation !
- Le progrès, c’est d'augmenter la part de l’agriculture biologique dans la SAU totale et de permettre à la France de sortir du groupe des plus mauvais élèves de l’Union Européenne sur ce point. Certes, cette ambition est formellement inscrite dans le Pacte d’avenir : « afin d’atteindre les objectifs du programme national 'Ambition bio2017', il est indispensable de passer à la vitesse supérieure et de considérer le bio comme une filière à part entière et non plus seulement comme une niche, d’autant plus que la demande actuelle en produits bio contraint notre pays à importer. ». Mais les moyens alloués pour réaliser cette « ambition » sont absents du Pacte d'avenir, dont les mesures en faveur de l'exportation agro-alimentaire bas-de-gamme sont à l'exact opposé d'une évolution vers l'agriculture biologique. En outre, votre Ministre de l'agriculture prévoit que le soutien aux agriculteurs biologiques certifiés cesse d'être systématique dans la nouvelle PAC et devienne facultatif, la bio étant ainsi considérée comme une « variable d'ajustement » faisant les frais des limites budgétaires : quelle contradiction flagrante !
- Le progrès, c’est un lien agronomique cohérent entre le nombre des animaux d’élevage et la surface des exploitations (un hectare de prairie pour une vache par exemple). Le Pacte d’avenir pour la Bretagne promet au contraire de « stopper la baisse actuelle des productions animales dans le secteur des viandes », donc de favoriser l'élevage hors-sol, responsable des marées vertes. Ne confondez-vous pas « qualité » (qui impose de réduire le nombre d'animaux, afin de permettre aux éleveurs de vivre de leur métier sans polluer) avec « quantité » ?
- Le progrès, enfin, c'est le respect de la vie animale, loin des excès de cet élevage industriel dont nous sommes aujourd'hui tous les victimes, tant sanitairement qu’économiquement.
Voici les dernières lignes du Pacte : «Aucune ambition ne saurait être conduite pour la filière alimentaire bretonne sans qu’elle ne repose sur la préservation de son territoire et de son environnement. ». Nous vous demandons, monsieur le Président, de prendre avec votre Premier ministre des décisions à la hauteur de cet enjeu historique et de modifier en ce sens le Pacte d’avenir pour la Bretagne et la future loi d’avenir agricole.
Alors, avec vous, nous pourrons croire au progrès.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre très haute considération,
Pour Agir Pour l'Environnement, Pour la Coordination Verte et Bleue,
Jacques Caplat Jean Hascoët Coordinateur des campagnes


Alain Uguen
Le 12/12/2013 à 17:43:31

AVIS DE LA COORDINATION VERTE ET BLEUE SUR LE PACTE D'AVENIR
POUR LA BRETAGNE
Bretagne, invente ton avenir !
Les hommes et les femmes qui vivent en Bretagne, comme
ailleurs, ne peuvent se tourner vers l’avenir que si l’environnement est préservé.
Depuis le début des années soixante, une « révolution »
agricole a profondément transformé notre territoire. Un modèle d’agriculture s’est imposé dans tous les pays développés avec intensification des productions (inclus les animaux), spécialisation des territoires et utilisation d’engrais chimiques et de pesticides.
Les limites de modèle d’agriculture sont vite apparues :
suppression de nombreuses exploitations, très difficiles conditions de travail dans les industries agroalimentaires, destruction du paysage, appauvrissement de la terre, pollution des eaux, maladies liées aux pesticides, disparition de la biodiversité et effet de serre.
Crises, après crises, ce modèle ne survit qu’avec la dépense publique et l’impôt de tous (au moins un milliard d’euros par an d’aide pour la Bretagne si on inclue les aides de la politique agricole commune PAC).
Aujourd’hui la crise est plus importante que les précédentes et des milliers de personnes ont déjà perdu leur emploi. La coordination verte et bleue est solidaire de ces travailleurs. Elle interpelle à la fois les industriels et les pouvoirs publics qui ont fait preuve de beaucoup d’imprévoyance. Il y a plus de deux ans que l’union Européenne avait prévenu de l’arrêt des restitutions
(une prime à l’exportation pour du poulet entier congelé très bon marché). De même la restructuration nécessaire dans les abattoirs était elle aussi prévisible.
Toute remise en cause est difficile car c’est un ensemble
agro-industriel qui est en place, avec des fournisseurs d’engrais, de semences, de produits phytosanitaires, des fabricants de matériel agricole, des coopératives, la grande distribution, et les banques. Mais ce qui est grave à nos yeux, c’est que rien ne change aujourd’hui, parce que les décideurs économiques tirent profit d’un tel système. Plus grave encore est le soutien inconditionnel qu’ils reçoivent de la part des décideurs politiques.
Ce conservatisme nous conduit crise après crise, à une faillite certaine.
Les voies de l’avenir sont pourtant tracées grâce à des
pionniers courageux qui depuis 30 ans se battent pour une autre agriculture : l’agriculture biologique dont le plan ambition bio 2017 prévoit un doublement des productions (en 3 ans !), le CEDAPA avec André Pochon qui prouve depuis longtemps qu’il est possible d’élever des vaches laitières sur des prairies permanentes tout en étant « compétitif », et tant d’autres manières de respecter à la fois les terroirs et les animaux (cochons sur paille, poulets en plein air, veaux sous la mère…). Nous voulons une agriculture qui s’intègre à la vie humaine et qui permette aussi la survie de ce qui fait la biodiversité (depuis les microorganismes qui vivent dans la terre jusqu’aux insectes, petits mammifères et autre animaux sauvages). C’est à cette condition que l’on préservera l’environnement et l’agriculture pour les générations futures.
Il faut donc changer d’agriculture pour survivre ! Plus nos
décideurs tarderont à l’admettre, plus la conversion sera difficile !
Aujourd’hui ceux-là même qui ne veulent pas changer
profitent du désarroi des travailleurs de l’agro alimentaire et de la naïveté de ceux qui militent à juste titre pour une plus grande autonomie régionale pour exiger des pouvoirs publics que tout continue comme avant. C’est le sens de cette mise en scène bien orchestrée avec bonnets rouges et drapeaux bretons. Désignant Paris et Bruxelles comme les ennemis causes de tous les malheurs de la Bretagne, ils agglomèrent à bon compte tous les mécontentements, divers et variés, légitimes et illégitimes, sans rien régler des problèmes structuraux dont souffre notre région.
La Coordination Verte et Bleue refuse cette supercherie et
déplore que le gouvernement réponde à ces revendications par un Pacte d’Avenir qui ne propose que de continuer ce passé si désastreux. Alors que l’urgence grandit : retrouver la qualité de l’eau, les talus, les arbres et les animaux.
Retrouver la blanche hermine si l’on veut un avenir pour la
Bretagne !
Pour la coordination verte et bleue CVB le 06 décembre
2013

coordination verte et bleue
Le 11/12/2013 à 08:17:27

Voir aussi la pétition lancée par la plupart des associations de défense de l'environnement en Bretagne :
http://pacteecosolidairebretagne.wordpress.com/  

bibi
Le 09/12/2013 à 23:04:01

Il n'y a rien à attendre de ce gouvernement : le projet de réforme fiscal dont on aurait presque cru qu'il allait faire tomber le verrou de Bercy, le super procureur financier qui devait nous faire oublier l'affaire Cahuzac, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique qui devait surveiller le lobbying de nos députés et protéger les lanceurs d'alerte, etc, etc, etc, etc, etc, que des flops bien mous au final.
Et là, ici, encore, toujours, les lobbies mortifères qui tiennent la télécommande de nos pantins de députés !

Lionel OUTRIGGER
Le 03/12/2013 à 20:25:57

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