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Cette cyberaction est maintenant terminée

Bilan de la cyberaction : Brésil : Non au projet d'amendement menaçant la restitution des territoires aux indiens

Mise en ligne du 25/10/2012 au 26/09/2013

Un projet d’amendement à la Constitution brésilienne, le PEC 215, va rendre encore plus difficile la restitution aux Indiens du Brésil de leurs territoires traditionnels.

Bilan de la cyberaction :

6841 participants

Suite à la pression des communautés amérindiennes du Brésil, le Congrès Brésilien a invalidé en décembre dernier la proposition de loi (PEC 215) visant à limiter le processus de démarcation des terres indigènes.
Cyber @cteurs avec d'autres associations avaient relayé ces derniers mois les appels des Amérindiens du Brésil, notamment de l’APIB (Association des peuples autochtones du Brésil), afin de faire pression sur les autorités brésiliennes.

Voici la lettre de l'APIB publiée suite à cette victoire :

Lettre de remerciements pour la défense des droits des peuples indigènes


À toutes et tous les alliés des peuples indigènes du Brésil et du monde



 L'Articulation des Peuples Indigènes du Brésil (APIB) et les leaders indigènes mobilisés pendant la semaine du 15 au 19 décembre contre les aberrations législatives de suppression des droits indigènes, en particulier territoriaux, orchestrée principalement par le groupe ruraliste au Congrès National, tiennent par la présente à remercier profondément toutes et tous les alliés de la cause indigène au Brésil et dans toutes les parties du monde - les entités indigénistes, socio-environnementales et de droits de l'homme, les mouvements et les organisations sociales, les institutions académiques, les partis politiques, les parlementaires et les autres initiatives, dont les initiatives individuelles - qui se sont solidarisés avec nous et ont contribué des plus diverses manières à la défense de nos droits gravement menacés en cette fin d'année.

Ce qui s'est produit pendant cette semaine démontre que seules la lutte, la mobilisation et la pression bien articulées permettent d'empêcher que les forces du capital, les classes hégémoniques, les forces de la répression et les autres instances de l'État n'imposent leur volonté contre l'État Démocratique de Droit, le régime démocratique et le caractère multi-éthnique et pluri-culturel du Brésil.



Les peuples indigènes ont démontré qu'ils n'admettront jamais, même en sacrifiant leurs propres vies, que la recolonisation, l'usurpation et la spoliation de leurs territoires s'accomplissent en faveur de l'industrie extractiviste, de l'agro-business et du néo-développementisme défendu par les élites et par l'actuel gouvernement, et qui ne favorisent que le bénéfice, l'enrichissement et la consommation exacerbée de quelques uns, les descendants des envahisseurs et du régime autoritaire, les représentants et les complices des grandes corporations transnationales.



 Inviabiliser cette année la PEC 215/2000 et le PLS/N du sénateur Romero Jucá qui cherchait à réglementer le paragraphe 6 de l'article 231 de la Constitution Fédérale, ainsi que le PL 7735/2014, du patrimoine génétique, représente sans aucun doute une bataille remportée, mais nous ne pouvons pas oublier qu'en 2015, avec un Congrès encore plus conservateur, et avec un gouvernement qui continue à se placer du côté des dominateurs, les défis perdurent. C'est une raison suffisante pour exprimer nos remerciements, appeler nos peuples, les organisations et les leaders, ainsi que toutes et tous nos alliés à rester vigilants et à se préparer à d'autres luttes encore plus importantes, enracinés dans notre spiritualité et notre cosmovision, en défense de la vie, de notre dignité et de notre droit sacré à la terre, pour le bien des actuelles et futures générations, de la société brésilienne et de l'humanité toute entière.



Nous demandons à toutes et tous de con tinuer à être mobilisés et de réussir à obtenir la libération définitive des leaders indigènes emprisonnés, accusés injustement de tentative d'homicide, car comme nous tous, ils exerçaient le légitime droit de manifestation, en luttant pour une cause juste, ainsi que l'a reconnu le juge du Tribunal du Jury de Brasilia en concédant la liberté provisoire aux leaders Alessandro Miranda Marques / Terena, Cleriston Teles Sousa / Tupinambá et Itucuri Santos Santana / Pataxó.



Le juge affirme dans sa décision : “Je constate que les emprisonnements ne peuvent pas être maintenus. Il faut reconnaître que les faits ont eu lieu dans un contexte du légitime exercice du droit de manifestation, de la liberté de s'exprimer, du droit de participation dans la sphère publique, d'intégrer un processus délibératif politique, les piliers centraux qui soutiernnent l'État Démocratique de Droit... Les sujets affectés cherchaient à exercer le droit de défense de leurs intérêts par la manifestation, le mouvement de protestation, de contestation contre une société qui, dans leur vision, par l'intermédiaire de ses représentants, se place contre eux…“



Pour un État réellement démocratique, juste et pluriel, nous continuerons ensemble et unis en défense de la Constitution Fédérale et des droits territoriaux des peuples indigènes, des quilombolas, des autres populations de la campagne et de notre Mère Nature.



Brasilia, District Fédéral, le 19 décembre 2014.

Articulation des Peuples Indigènes du Brésil - APIB

Mobilisation Nationale Indigène
© racismoambiental.net.br - traduit du portugais par Chico Libri

Présentation de la cyberaction :

L’Association brésilienne des Juges pour la Démocratie condamne et rejette cet amendement. Elle a lancé une pétition adressée à la Présidente Dilma Rousseff pour lui demander de garantir les droits constitutionnels des Indiens et de délimiter sans tarder leurs territoires.


Au Brésil, la Constitution de 1988 prévoyait que la démarcation des territoires indiens aurait été faite dans les cinq ans. Vingt-quatre ans plus tard on est loin du compte. Sur 1046 territoires indiens, seulement 363 ont été régularisés. Et pour 348 d’entre eux, le processus de démarcation, qui est très long, n’a même pas été entamé.

Un projet d’amendement à la Constitution, le PEC 215, a été approuvé à la fin de l’année dernière par la Commission Constitution et Justice du Congrès brésilien. Alors que selon la Constitution, il revient à la Présidence de la République brésilienne d’homologuer les territoires indiens, cet amendement envisage que, désormais, toute démarcation devra être soumise à l’approbation des sénateurs et des députés. Etant donné la composition du Congrès brésilien largement opposée aux Indiens, cet amendement mènera à la paralysie totale du processus de démarcation des territoires indiens du Brésil, selon le Conseil indigène missionnaire (CIMI).

Les Guarani-Kaiowá sont une de ces ethnies indiennes qui attendent désespérément qu’on leur restitue une partie de leur territoire ancestral. Ils vivent une véritable tragédie. Depuis le début du vingtième siècle, ils ont perdu 90% de leur territoire situé dans l’Etat du Mato Grosso do Sul. Leurs terres sont aux mains d’éleveurs de bétail, de planteurs de soja ou d’entreprises de canne à sucre qui les ont presque entièrement déboisées. Les Guarani Kaiowá vivent confinés dans des réserves exiguës ou dans des campements précaires au bord des grand-routes, le long des terres qui appartenaient autrefois à leur ethnie. Leurs conditions de vie sont dramatiques.

Depuis 2005, plus de 100 enfants sont morts de sous-alimentation. C’est le groupe de population qui connaît le plus fort taux de suicide du pays. Las d’attendre que l’Etat leur restitue une partie de leurs territoires traditionnels, ainsi que le prévoit la Constitution, quelques communautés ont décidé de retourner sur leurs terres ancestrales pour y vivre selon leurs coutumes. Mais elles y sont victimes de harcèlements, de menaces et même d’assassinats. Dernier exemple en date : le 10 août dernier, des pistoleiros ont attaqué la communauté guarani-kaiowá d’Arroio Korá dont le territoire a été homologué en 2009 mais d’où les non Indiens ne sont pas partis. Ils ont tué un enfant et emmené un homme qui n’a toujours pas été retrouvé.

Nous vous proposons de vous joindre à la mobilisation relayée par ICRA international en interpellant la Présidente du Brésil et son Ambassadeur à Paris

Amicalement

Alain Uguen

La lettre qui a été envoyée :


Madame la Présidente,
Monsieur l\'Ambassadeur,

Je me joins à l’Association brésilienne des Juges pour la Démocratie qui condamne et rejette le projet d’amendement à la Constitution brésilienne, le PEC 215, qui va rendre encore plus difficile la restitution aux Indiens du Brésil de leurs territoires traditionnels.

Je vous demande de garantir les droits constitutionnels des Indiens et de délimiter sans tarder leurs territoires.

Dans cette attente, je vous prie d\'agréer mes salutations attentives à vos décisions.

 

7 commentaires

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une fois de plus l'humain contre l argent
on peut s inquieter

hela
Le 20/11/2012 à 20:45:21

Lunely E.Raador, je partage complètement ta pensée.

D'après moi c'est une honte d’empêcher de la sorte des peuples de vivre non seulement sur leurs territoires, mais aussi dans des conditions de vie décentes. Ce n'est pas humain.

J'espère réellement que cette pétition aboutira. Et que le gouvernement brésilien prendra conscience qu'il doit accélérer cette procédure de restitution des terres que prévoyait la Constitution de 1988.

Camille D
Le 01/11/2012 à 22:33:27

En défendant les droits les plus élémentaires des Natifs d'Amérique ce sont les droits de toutes les minorités du monde entier qui sont exploitées,spoliées,niées que l'on défend aussi.
Le plus désolant,hélas,c'est que Mme Dilma Rousseff s'est faite élire sous une étiquette de gauche.La gauche dans le monde s'adapte assez facilement aux exigeances du capitalisme sauvage!!!

Ecrins 05
Le 01/11/2012 à 21:47:44

Derrière notre signature , c'est notre coeur qui est là pour accompagner les indiens dans leur juste cause!

mamiebio
Le 30/10/2012 à 15:52:24

@ Lunely E Raador : comme vous avez raison !! Hélas, beaucoup ne le savent pas encore !

vivi
Le 30/10/2012 à 15:39:31

Je remercie Lunely E Raador pour son message tellement Vrai.

Henriette
Le 30/10/2012 à 13:16:04

Depuis la nuit des temps, les indiens vivaient avec et par les esprits de la terre ;
la terre, mère nourricière, fille de l'univers, soumise à ses cycles et à ses cataclysmes.
Leurs ancêtres se mêlaient aux créatures qui la peuplent et la fécondent dans un respect mutuel transmis de génération en génération. Une culte-ure fondamentale !!!

Grand en vérité est l'enseignement que les indiens nous ont prodigué, à l’image d’un certain prophète mort sur la croix par amour pour des ignorants qui voulaient UN coupable.
N'eût été la bestialité et la cupidité de peuples autoproclamés "civilisés" !
Ceux-là n'ont eu –NOUS n’avons eu de cesse…
QUE…- d'usurper des territoires n'appartenant qu’à ceux qui les font VIVRE ET RESPIRER
- de violer femmes et ESPRITS LIBRES
- de dépecer, tuer, acculturer, soudoyer, asservir, écraser,
-d’acheter, de revendre ces ressources qui sont A TOUS et à personne à la fois et qui n’ont d’autre raison d'être que DANS LE PARTAGE ET LA VÉNÉRATION.

Le temps du sacrifice de l'indien est accompli.
Celui de la résurrection enfin venu.
A l’aube d’un jour nouveau, laissons-nous illuminer.

EN CHACUN DE NOUS SOMMEILLE UN INDIEN.
QU'IL S’ÉVEILLE ENFIN!
C'EST MON VŒU LE PLUS CHER.
IL EST ENCORE TEMPS.
ÉTAT D'URGENCE.

Lunely E Raador
Le 30/10/2012 à 12:43:52

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