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Cette cyberaction est maintenant terminée

Bilan de la cyberaction : Barbie se moque des droits des femmes

Mise en ligne du 17/12/2019 au 14/12/2020

Alors que la multinationale vante les vertus émancipatrices de ses jouets, une nouvelle enquête en Chine révèle que ses ouvrières continuent d'être exploitées... voire harcelées sexuellement.
Contre ces abus, Mattel peut agir. Ensemble, demandons-lui de le faire !

Bilan de la cyberaction :

2500 participants

Dans un droit de réponse à une nouvelle action lancée cette année publié dans Auféminin le 3 décembre 2020, Mattel indique :
"Mattel ne tolère aucune forme de harcèlement et nous sommes engagés à faire en sorte que chacun de nos collaborateurs, y compris ceux travaillant dans nos usines, soit traité avec équité et respect.

Nous suivons un Code de Conduite strict. Sur nos sites de production en Chine, nous organisons des formations contre le harcèlement, formons nos collaborateurs au processus de signalement de problèmes sur le lieu de travail, et disposons également d’un service d’assistance téléphonique permettant à nos collaborateurs de signaler de façon anonyme tout harcèlement, ou autres réclamations. Si nous recevons un signalement pour harcèlement, une enquête est immédiatement conduite et nous prenons les mesures nécessaires en fonction des conclusions de cette enquête. Par ailleurs, le programme Ethical Toy Program de l'ICTI procède à des audits de nos usines afin de s'assurer que les normes liées à la sécurité et à l’environnement de travail y sont respectées.

Nous prenons ces allégations très au sérieux et allons conduire une enquête approfondie afin de nous assurer que nous continuons à apporter un environnement de travail sûr à nos collaborateurs."

Notre réaction
ActionAid France se réjouit de l’engagement pris par Mattel de conduire enfin une enquête approfondie sur le harcèlement sexuel dans ses usines. Pour mener à bien cet engagement, nous demandons à Mattel de dresser un état des lieux des faits de harcèlement sexuel et des risques qui les favorisent dans toutes ses usines et dans toute sa chaîne d’approvisionnement, de publier la méthodologie de cette enquête, ses résultats et les mesures correctives prises.
Sur le Code de conduite mis en avant par Mattel comme preuve de l’engagement de la marque à garantir un lieu de travail exempt de harcèlement, nous mentionnons bien son existence dans notre rapport où nous exposons pourquoi celui-ci n’est d’aucune utilité pratique. En effet, sans définition des comportements prohibés, ni procédure de plainte dédiée, ni sanctions disciplinaires et mesures de protection prévues, ce code est insuffisant et reste un vœu pieux.
Sur l’existence de formations contre le harcèlement mentionnées par Mattel, nous avons constaté qu’elles ne sont pas données à tou?te?s les salarié?e?s comme cela devrait être le cas pour permettre une véritable prévention du harcèlement sexuel En effet, la personne qui a travaillé dans l’usine Dongguan Mattel n’en a pas profité à sa prise de poste, ni pendant la durée de son contrat. Une véritable politique de lutte contre le harcèlement sexuel et les violences sexistes s’accompagne, a minima, de formations à tous les niveaux, adaptées aux différents contextes nationaux et aux risques particuliers de chaque métier.
En ce qui concerne la hotline permettant aux ouvrier?ère?s de rapporter des faits, notre rapport le mentionne mais nous expliquons pourquoi elle est ineffective. Il faut apparemment se rendre dans un bureau durant les heures de travail pour pouvoir la joindre. L’anonymat des plaignant?e?s n’apparaît donc pas garantie et les ouvrier?ère?s craignent de l’utiliser.
Enfin, en ce qui concerne la certification par la fédération internationale de l’industrie du jouet (ICTI), nous démontrons dans le rapport que le référentiel utilisé par l’ICTI est pauvre en ce qui concerne le harcèlement sexuel. Aucune règle ou procédure spécifique de lutte contre le harcèlement sexuel n’est obligatoire pour se voir délivrer la certification de l’ICTI. De même, les auditeur?rice?s de l’ICTI ne sont, à notre connaissance, pas formé?e?s à la détection de cas de harcèlement sexuel.
Mattel peut et doit lutter contre le harcèlement sexuel. Notre nouvelle enquête montre que celui-ci est bien présent dans cette usine, alors que nous avions déjà dénoncé des faits similaires lors d’une enquête dans une autre usine du groupe en 2019.
Nous demandons à l’entreprise d’adopter au plus vite une véritable politique de lutte contre le harcèlement sexuel, applicable dans toute sa chaîne d’approvisionnement, avec une définition claire du harcèlement sexuel, une procédure de plainte facile à comprendre, des sanctions disciplinaires contre les responsables d’abus et des mesures de protection et de réparation pour les victimes.

Présentation de la cyberaction :

"Il y a un an, je devais produire 3 800 pièces avec ma collègue, mais maintenant il faut en faire 4 500 sur la même période"
https://agir.actionaid.fr/barbie/?segment=0  

En 1996, les ouvrier·ère·s étaient rémunéré·e·s à la pièce. Désormais, le salaire est fixe, ce qui est un progrès. Cependant, des quotas de production sont fixés et lorsqu'ils ne sont pas atteints, les ouvrier·ère·s font l’objet de pression, de blâmes publics, voire de violences verbales.
Or ces objectifs ont tendance à augmenter d'année en année.

Taboues mais bien réelles, les violences sexistes et sexuelles

Plusieurs ouvrières de Foshan ont indiqué à notre enquêtrice que les jeunes femmes étaient souvent victimes de violences verbales et d’humiliations. Sur 10 femmes avec qui l'enquêtrice a pu échanger plus longuement, 4 ouvrières ont décrit des situations de harcèlement sexuel.

L'une d'elles a été suivie après le travail par deux collègues masculins qui l’ont prise en photo à son insu. Elle se sent en danger mais n’a osé en parler à personne de peur de ne pas être crue.

Une autre a déclaré qu'un collègue l'avait invitée à dîner à plusieurs reprises et qu'il revenait sans cesse à la charge : « il vient vers moi à chaque pause, je voudrais qu'il me laisse tranquille. J'ai très peur ».
Un numéro de « hotline » se trouve sur les cartes des ouvriers et ouvrières mais il n’est pas utilisé, les ouvrières ne savent pas à quoi il sert, craignent que leur anonymat ne soit pas respecté ou considèrent qu’y faire appel ne réglera rien.
Contre ce fléau, Mattel peut et doit s'engager vraiment, maintenant !

"Il y a beaucoup d'hommes dans cette usine et ils vont toujours demander aux jeunes saisonnières de sortir avec eux. Je suis souvent approchée par des hommes plus âgés".

Danger pour la santé

Dans l'usine Foshan Mattel, l'entreprise semble respecter ses obligations en matière d'assurance maladie et de congés mais d'importants progrès restent à faire en matière de santé et de sécurité.
En effet, les ouvrier·ère·s manipulent des produits chimiques dont certains sont toxiques, sans y avoir correctement formées et l'usine ne fournit d'équipement de protection adéquat que lorsque les ouvrières en font la demande.

Je demande à Mattel de faire cesser les violations de droits fondamentaux dans ses usines :
revoir ses pratiques commerciales et éviter les comportements abusifs qui aggravent le risque de violations des droits des ouvriers et ouvrières : délai de production trop courts, course pour la rentabilité au détriment des droits fondamentaux…
en l'absence de liberté syndicale en Chine, permettre aux employé·e·s de rendre compte de la réalité de leurs conditions de travail et de formuler collectivement des demandes pour les améliorer, avec la pleine participation des travailleuses ; 
assurer le paiement d’un salaire minimum vital comme salaire de base ;
garantir le droit à la vie privée des ouvriers et ouvrières, notamment un temps de repos compatible avec une vie familiale normale en n’imposant pas aux ouvriers et ouvrières de faire des heures supplémentaires excessives pour avoir un salaire décent ;
fournir des conditions de travail respectueuses de la santé et de la sécurité des employé·e·s ;
fixer des quotas de production raisonnables et assurer une formation suffisante des ouvriers et ouvrières ;
offrir des conditions de vie décentes dans les usines ;
garantir un environnement de travail respectueux sans violences verbales.
Pour contrôler le respect des droits fondamentaux des travailleur·se·s, les audits sociaux étant insuffisants, il faut mettre en place des mécanismes de contrôle dont le respect sera assuré par les ouvrières et les ouvriers eux-mêmes.
Mattel doit également lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans ses usines :
se montrer clair avec ses collaborateur·rice·s et ses partenaires commerciaux sur une tolérance « zéro» de l’entreprise sur les violences sexistes et sexuelles ;
élaborer une procédure interne de signalement et de traitement de faits de harcèlement sexuel et imposer à tous ses partenaires commerciaux de prévoir des mécanismes de prise en charge des réclamations et des voies de recours accessibles à toutes les travailleuses, qui garantissent l’anonymat des plaignantes, les protègent contre des mesures de rétorsion et prévoient le licenciement des auteurs de tels actes ;
soutenir les victimes en leur apportant des droits sociaux spécifiques, un accompagnement juridique, psychologique et financier au besoin ;
permettre à des organisations locales d’organiser des formations sur les violences sexistes et sexuelles à destination des travailleurs et travailleuses, des superviseur·se·s et de la direction, les informer des voies de recours qui existent au travail et en dehors du travail ;
conclure des accords-cadres internationaux ou des accords avec des organisations féministes et de défense des droits humains qui intègrent les fournisseurs et sous-traitants
Dans l’attente de connaître les mesures que vous prendrez contre les violences au sein de votre entreprise

La lettre qui a été envoyée :


Madame, Monsieur
Suite à une enquête menée cet été dans l'une de vos usines en Chine, je vous demande d’intervenir au plus vite pour garantir le respect des droits fondamentaux des ouvriers et ouvrières dans l’ensemble de votre chaîne d’approvisionnement.
Dans l’attente de connaître les mesures que vous prendrez contre les violences au sein de votre entreprise

 

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2 commentaires

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bARBIE NE SERAIT ELLE PAS LA FILLE DE KLAUSS BARBY

Ecologiquementvotre
Le 19/12/2019 à 22:03:27

malheureusement il n'y a pas besoin d'aller en chine pour constater le dénigrement de la femme.
chez nous, il suffit de regarder les publicités à la télé, on constate illico que la femme est toujours trop grosse, jamais assez belle et qu'elle fuit de partout.
je ne comprend pas que la ministre de la condition féminine laisse passer de telle pubs.

Jean-Pierre Reillon
Le 18/12/2019 à 10:34:57

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