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Bilan de la cyberaction : 349 Alstom vs. Climat : la France doit faire le bon choix !

La Banque mondiale doit se prononcer sur un prêt pour la construction de la méga centrale à charbon de Medupi en Afrique du Sud. Elle émettra 25 millions de tonnes de CO2 par an (5 % des émissions françaises totales), entraînera des pollutions majeures au soufre et au mercure, et exigera l‘ouverture de 40 nouvelles mines de charbon pour l’alimenter.
Alors que les Etats-Unis s’abstiendront lors du vote, la France risque de soutenir le projet pour défendre les intérêts d’Alstom, impliqué dans la construction de la centrale…

Bilan de la cyberaction :

3673 participants

3673 participations à cette Cyber action

Copenhague est passé, la Banque mondiale accorde des milliards au charbon

Paris, le 9 avril 2010 – Malgré l’opposition massive de la société civile dans le monde, et l’abstention de cinq pays (1), la Banque mondiale a d’approuvé hier un prêt de 3,75 milliards de dollars pour la société sud-africaine Eskom. Ce financement servira principalement à la construction de la méga centrale à charbon de Medupi, qui sera l’une des plus polluantes au monde. Les Amis de la Terre condamnent fermement ce soutien à un projet dramatique pour l’environnement et qui maintient un apartheid énergétique dans le pays. L’organisation regrette que la France n’ait pas eu le courage politique de voter contre le projet.

Près de 200 organisations de la société civile en Afrique du Sud et dans le monde étaient mobilisées contre le projet Eskom. Elles dénoncent notamment les impacts climatiques très lourds du projet : il rejettera 25 millions de tonnes de CO2 par an, soit 5 % des émissions françaises.

Anne-Sophie Simpere, chargée de campagne Responsabilité des acteurs financiers aux Amis de la Terre, explique : « La centrale de Medupi va émettre des millions de tonnes de CO2 sur les trente années à venir. Ce type de projets enferme l’Afrique du Sud dans un modèle énergétique archaïque et compromet les efforts internationaux de lutte contre les changements climatiques. Il est scandaleux que la Banque mondiale choisisse d’utiliser ses ressources pour des centrales à charbon quand l’Afrique du Sud a un énorme potentiel en matière de renouvelables et d’efficacité énergétique, qu’il faudrait développer. Que pensera-t-on de ce choix déplorable dans quelques décennies ? ».

Les associations expliquent également que le projet ne va pas contribuer à la réduction de la pauvreté. Au contraire, l’électricité produite par Medupi profitera avant tout à des multinationales occidentales, qui bénéficient de tarifs très bas pour l’énergie. Les Sud-Africains verront quant à eux leur facture augmenter, pour contribuer au remboursement de la dette d’Eskom (2). En outre, ils subiront les impacts locaux de la centrale, en particulier les pollutions au soufre et au mercure qu’elle engendrera.

Anne-Sophie Simpere conclut : « La Banque mondiale ne remplit pas sa mission de lutte contre la pauvreté, mais se met au service des entreprises et d’intérêts de très court terme. Elle a fait ce choix au mépris de l’opposition massive de la société civile. Il faut noter que la France a très probablement soutenu le projet, violant tous ses engagements et contredisant les déclarations du président Sarkozy en matière de climat et de développement. Pourtant, ce vote n’a pas été facile : cinq Etats se sont abstenus, et le ministère des Finances états-unien a publiquement exprimé ses doutes quant au projet (3) : c’est une situation exceptionnelle.»

La Banque mondiale vient de lancer un processus de révision de sa politique énergétique qui devrait durer toute l’année. Le vote d’aujourd’hui annonce que des réformes très profondes seront nécessaires.

Contact presse : Caroline Prak - 06 86 41 53 43

Notes :
(1) Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Norvège, les Pays-Bas et l’Italie se sont abstenus
(2) Voir notamment : http://www.amisdelaterre.org/Centrale-a   ... ,4608.html
(3) http://treasury.gov/press/releases/tg635.htm  

Présentation de la cyberaction :

EN SAVOIR PLUS…

Contexte : Le 8 avril, la Banque mondiale décidera d’approuver ou non un prêt de 3,75 milliards de dollars en faveur de la compagnie d’électricité Eskom (Afrique du Sud), qui servira principalement à financer la construction de la gigantesque centrale à charbon de Medupi.

Pour défendre les intérêts d’Alstom, sous traitant d’Eskom, la France risque de voter en faveur de ce prêt, alors qu’il aura un impact climatique désastreux et qu’il appauvrira la population sud-africaine.

10 raisons de rejeter le projet d’Eskom


1. Il va contribuer à l’aggravation des changements climatiques
Alors que l’Afrique est et sera particulièrement affectée par les changements climatiques, la centrale à charbon Medupi de 4800 MW, une fois construite, émettra 25 millions de tonnes de CO2 par an, contribuant fortement à l’aggravation des changements climatiques.

2. Il va à l’encontre des engagements de la France en matière de climat A Copenhague, la France et Nicolas Sarkozy se sont positionnés comme leader en matière de lutte contre les changements climatiques. Le soutien à un projet climato-suicidaire comme la centrale de Medupi anéantirait la crédibilité de notre pays en la matière.

3. Il ne sert qu’à soutenir des multinationales occidentales très riches.
La centrale Medupi est conçue pour alimenter le secteur industriel en Afrique du Sud. Ces industries, notamment dans le secteur minier, sont largement tournées vers l’exportation, et contrôlées par des multinationales étrangères, qui rapatrient une immense partie de leurs profits vers leurs sièges à Londres, New York ou Luxembourg.

4. Il ne va pas améliorer l’accès à l’énergie des Sud-Africains.
Les industries sud-africaines bénéficient de tarifs artificiellement bas pour l’électricité, en raison d’accords inéquitables signés à la fin de l’apartheid. Ainsi, le coût de production de l’électricité pèse de façon disproportionnée sur la population. Pour rembourser le prêt de la Banque mondiale, Eskom prévoit des augmentations de tarif de 25 % par an jusqu’en 2012 pour les foyers sud-africains : cela rendra l’énergie inabordable pour les plus pauvres et pèsera lourdement sur tous les particuliers.

5. Il va entraîner l’ouverture de 40 nouvelles mines de charbon.
La construction de la centrale de Medupi implique l’ouverture de 40 nouvelles mines de charbon pour l’alimenter, ce qui va conduire à de sérieuses pollutions des eaux, des sols et de l’air, notamment au soufre, ainsi qu’à un accaparement de la ressource en eau pour l’exploitation minière. Là encore, les populations locales en seront les premières victimes.

6. Il nuira gravement à la santé des communautés voisines.
En plus des émissions de gaz à effet de serre, la centrale de Medupi affectera lourdement la santé et la vie des riverains en les exposant à des résidus de mercure liés à la production d’électricité à base de charbon. Les militants sud-africains ont déjà alerté la Banque mondiale sur les impacts sanitaires lourds d’une telle centrale, notamment les problèmes respiratoires développés par les populations vivant à proximité.

7. Les Sud-Africains ne veulent pas du projet.
Plus de 65 ONG, syndicats et mouvements religieux s’opposent aujourd’hui au projet de centrale Medupi en Afrique du Sud. Les syndicats envisagent des grèves pour protester contre la hausse des tarifs prévue par Eskom. La société civile est mobilisée pour dénoncer les impacts sanitaires et environnementaux du projet.

8. La société civile mondiale ne veut pas du projet.
Des Etats-Unis au Kenya en passant par l’Inde, partout dans le monde, plus d’une centaine d’organisations se mobilisent contre le projet, en signant la Déclaration de la société civile sud-africaine contre le projet Eskom ou en interpellant leurs gouvernements. Plusieurs cyber-actions semblables à celle-ci circulent aujourd’hui, notamment en Grande-Bretagne et en Australie.

9. Les alternatives existent.
L’Afrique du Sud a un potentiel énorme en matière d’énergies renouvelables. Pourtant, aujourd’hui la Banque mondiale ne consacre que 7 % de son prêt à Eskom aux renouvelables, et 13 % à l’efficacité énergétique, alors que la société civile sud-africaine souhaite le développement de ces deux secteurs.

10.La France n’est pas au service d’Alstom.
L’Etat français a déjà accordé une garantie à Alstom via la Coface pour cette centrale ultra controversée. S’il continue à soutenir le projet, il va donner de la France une image lamentable dans le monde: celle d’un pays plus intéressé par la défense de ses industries les plus sales que par ses engagements en matière climatique, et qui méprise ouvertement la société civile sud-africaine qui s’oppose massivement au projet.

Texte de la pétition :


Monsieur le Président de la République, Madame la Ministre des Finances,

Le 8 avril prochain, la Banque mondiale va examiner une demande de prêt de la société Eskom, visant principalement à financer la construction de centrale thermique à charbon de Medupi en Afrique du Sud.

Ce projet qui entraînera des pollutions majeures ne contribue à aucune des missions de la Banque mondiale. Il va à l’encontre des engagements de la France en matière de développement et de lutte contre les changements climatiques.

Je demande donc que l’administrateur français à la Banque mondiale vote contre le projet le 8 avril prochain.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, Madame la Ministre, l'assurance de mes salutations respectueuses.

 

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