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Bilan de la cyberaction : Chez Yves Rocher sois belle et tais-toi

Mise en ligne du 30/10/2018 au 17/07/2019

Pour faire obstacle à une vague massive de syndicalisation de ses salariés, la société turque de cosmétiques Flormar, détenue à 51 % par Yves Rocher, n’a pas hésité à se départir d'un tiers de ses effectifs, dont une majorité de femmes. Les exclus réclament leur réintégration et dénoncent l’inaction complice du groupe français.

Bilan de la cyberaction :

3179 participants

En Turquie, la mobilisation se poursuit contre Yves Rocher
Le 8 mars 2019, soit près d'un an après avoir été licencié·e·s ou poussé·e·s à la démission pour s'être syndiqué·e·s, les 132 ouvrières et ouvriers de Flormar, filiale du groupe Yves Rocher en Turquie, ont obtenu des indemnités correctes... mais leur syndicat n'a toujours pas été reconnu ! Sur place, la mobilisation se poursuit.

Certain·e·s des salarié·e·s injustement exclu·e·s l'an dernier par l'usine cosmétique du groupe Yves Rocher avaient entamé une action en justice contre leur ancien employeur. Ces procès ont été abandonnés après la signature d'un accord signé le 8 mars qui prévoit non seulement l'indemnisation des personnes injustement exclues mais aussi la requalification de leur fin de contrat.

Cependant, leur syndicat n'est toujours pas reconnu par l'entreprise, ce qui exclut toute négociation collective sur les salaires ou les conditions de travail. C'est pourquoi la mobilisation se poursuit, essentiellement devant les tribunaux.

Le syndicat Petrol-Is, membre de la fédération Global IndustriALL Union, a en effet intenté une action en justice contre plusieurs membres de la direction, en raison de leurs actions de dissuasion violentes à l'encontre des personnes syndiquées.

D'autre part, l'entreprise Flormar avait déposé un recours en justice le 12 avril dernier contre l'accréditation du syndicat par le Ministère du Travail (alors que le nombre d'adhérent·e·s nécessaire, soit plus de la moitié des salarié·e·s de l'entreprise, avait bien été atteint).

Ces deux actions en justice sont en cours d'instruction et le seront sans doute encore pour plusieurs mois, compte tenu des délais habituels pour ce type d'affaires en Turquie. Ainsi, le tribunal devrait se prononcer sur la reconnaissance du syndicat en juillet.

Toutes les personnes syndiquées n'avaient pas été exclues en 2018, mais elles ne sont plus majoritaires. C'est pourquoi la mobilisation se poursuit pour soutenir l'engagement des personnes restées dans l'entreprise et pour convaincre de nouvelles ouvrières de rejoindre le mouvement.
https://www.actionaid.fr/nos-actions/droits-des-femmes/en-turquie-la-mobilisation-se-poursuit-contre-yves-rocher  

Présentation de la cyberaction :

A Gebze, l'arrondissement industriel qui jouxte Istanbul, l'usine Kosan Kozmetik produit des cosmétiques de la marque Flormar, acquise en 2012 par le Groupe Rocher. Elle ne veut pas entendre parler d'un syndicat en son sein...

A L'ORIGINE DU BRAS DE FER
Après avoir connu une forte croissance économique, la Turquie fait face depuis le début de l'année 2018 à une forte inflation. « Chaque semaine, les prix augmentent. Pour les gens c'est devenu difficile. » témoigne l'une des ouvrières en grève.
Responsable d'équipe, une autre salariée explique : « Depuis 15 ans nous n'avons eu aucune augmentation. Or depuis que notre usine a été vendue à Yves Rocher, notre entreprise a grandi, de nouveaux magasins ont ouvert. »
Pour obtenir enfin une augmentation de salaire, qui tourne actuellement autour de 1 600 livres turques (soit environ 230 €), une majorité d'ouvrières et d'ouvriers ont accepté de rejoindre le syndicat Petrol-ls, qui a lancé une campagne d'inscriptions dans l'entreprise en janvier.
Jusqu'alors, aucun syndicat n'était présent dans l'entreprise mais le syndicat Petrol-ls a rapidement atteint le nombre d'adhérent·e·s nécessaire pour que sa représentativité soit reconnue par le Ministère du travail et qu'il puisse entamer une négociation collective.

DES MANOEUVRES D'INTIMIDATION

Lorsqu'elle a eu vent des premières adhésions, la direction a réagi en licenciant une vingtaine de personnes.
Parmi les premières à être licenciées, Pinar Koca témoigne : « J'ai adhéré le 21 mars, et ils m'ont licenciée le 23. Ils ont motivé mon licenciement par "performance basse". Ont-ils remarqué que ma performance était "basse" seulement au bout de 8 ans ? ».

Devant la détermination des salarié·e·s licencié·e·s, qui manifestaient devant l'usine, les manoeuvres d'intimidation se sont multipliées, et notamment les démissions forcées : « Pendant la pause thé, j'ai applaudi les camarades à l'extérieur pour les soutenir. Quand je suis remontée on m'a emmenée dans la salle de réunion. Là ils m'ont dit : soit tu travailles dans la production, soit tu donnes ta démission. Moi, normalement je travaille dans les bureaux, j'ai dû donner ma démission. »

UNE FORTE MOBILISATION LOCALE

Depuis maintenant 6 mois, les salarié·e·s injustement privé· e· s de leur emploi manifestent devant l'usine, malgré les descentes régulières de la police, qui éteint la musique et confisque les banderoles. Parallèlement, le syndicat a saisi la justice pour obtenir l'ouverture de négociations et demander leur réintégration. Pour Süleyman Akyüz, le président de Petrol-ls , « l’enjeu de ce combat dépasse désormais l’entreprise : si on réussit à installer une organisation syndicale, on ouvre la voie dans d’autres entreprises ». Or la zone industrielle de Gebze compte des milliers de salarié·e·s, dont les yeux sont rivés sur le piquet de grève.
Pour faire aboutir leurs revendications, les ouvrières et les ouvriers ont aujourd'hui besoin de soutien. Joignez votre voix à la leur !

En Bref

215 000 personnes employées directement ou indirectement dans le monde par le
Groupe Rocher
230 € par mois le salaire moyen dans l'usine Kosan Kozmetik, en Turquie, qui emploie 378 personnes aucun syndicat jusqu'ici dans l'entreprise
132 personnes essentiellement des femmes, ayant perdu leur emploi après s'être syndiquées

Aux côtés du syndicat Petrol-ls nous demandons au Groupe Rocher de :
• faire pression sur l'entreprise Kosan Kosmetik, dont elle est actionnaire à 51% pour qu'elle reconnaisse la représentativité du syndicat ;
• demander à l'entreprise de réintégrer dans les plus brefs délais l'ensemble des salarié·e·s licencié·e·s ou contraint·e·s à la démission depuis mars 2018.
Peuples Solidaires-ActionAid


La lettre qui a été envoyée :


Monsieur,
Consommacteur-actrice de votre marque, je suis sensible à la situation des personnes employées sur le site de Gebze dans l'entreprise Kosan Kosmetik.
En soutien aux 132 personnes injustement privées d'emploi en 2018, je vous demande :
• de faire pression sur votre filiale pour qu'elle réintègre toutes ces personnes à leur poste antérieur, sans discrimination vis-à-vis de leur engagement syndical ;
• de faire en sorte que la représentativité syndicale du syndicat majoritaire Petrol-ls, reconnue par les autorités turques le 24 mai 2018, le soit également par l'usine Kosan Kozmetik de votre marque Flormar.
Dans l'espoir que le Groupe Rocher ne laissera pas bafouer les droits de celles et ceux qui travaillent pour lui, je vous remercie de m'informer des mesures que vous aurez prises à ce sujet.

 

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23 commentaires

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Je regrette de signer si tardivement, bon courage.

JEROME FROMAGEOT
Le 02/04/2019 à 14:04:18

Je me réjouis de constater que les signataires de CyberActeurs ont des opinions très diverses et que le(s) modérateur(s) laisse(nt) passer des messages très discutables (anonymes bien sûr) qui dénoncent l'appel à mobilisation de la CGT pour les travailleurs irréguliers africains.

robert TROUILLET
Le 26/11/2018 à 10:47:07

CESSEZ DE VOUS BADIGEONNER DE POISONS.
LES CONTENANTS SONT EN QUOI LE PLUS SOUVENT ?
Des fameux plastiques qui défoncent tout sur la planète ?
Ne restons pas les cons les tenant.

Acceptez de vieillir, refusez la dictature de l'apparence illusoire, éphémère.
Vous y gagnerez d'être vrais et d'encourager les autres à le rester ou le devenir.
Vous ferez de conséquentes économies.
ET SI VOUS SOUHAITEZ CHANGER LE SYSTÈME VOUS LE FEREZ AUSSI PAR CE BIAIS.
APPLIQUEZ CETTE ATTITUDE PARTOUT, SUR ABSOLUMENT TOUS VOS ACHATS.

Quand au Bio chez Y.R. c'est un bel argument de vente qui surf sur la tendance.

Venez donc contempler ses jolis champs fleuris, joyeusement ensoleillés sous des cieux bardés de chemtrails.
Situés en bord de routes offrant un accueil quotidien à des milliers de véhicules dont des centaines de poids lourds.
Au point que la chaussée en soit luisante du gasoil hors de prix que l'on nous assomme de taxes répercutées sur absolument tout ce qui engendre nos modes de vie imposés à grands renforts de publicité mensongères.
Ceci est délétère pour nous tous.
***Les légions de camions ne sont pas prêtes à accepter l’hypocrite prime à la casse pour fonctionner sans gasoil au bénéfice du nucléaire pas mieux.

RASLEBOL
Le 17/11/2018 à 12:17:10

Je ne suis pas consommatrice de cette marque, par contre je suis cliente de l'écohotel "la grée des landes", par conséquent, et jusqu'à nouvel "ordre" , je boycotte.
Las....

leclerc
Le 02/11/2018 à 14:44:51

Après la signature de cette pétition et pour rester cohérente je n'achèterai plus chez eux tant que cette affaire ne sera pas réglée.

Ruaux Delphine
Le 02/11/2018 à 12:21:11

Je boycotte depuis de nombreuses années !

Agdo
Le 01/11/2018 à 19:10:01



l'information reste une priorité: ensuite chacun se positionne selon sa pensée, mais ne peut pas dire qu'il ne sait pas...
le nombre d'informés progresse lentement, certains s'engagent sur ce sujet- y compris les "lanceurs d'alerte"- et c'est positif!!
continuons dans cette voie, le monde est gagnant!

mondo
Le 01/11/2018 à 17:48:12

Je suis cliente depuis de nombreuses années dans la même boutique parce que les vendeuses sont vraiment adorables. J'avoue que je ne soupçonnais rien des pratiques dénoncées, et je tenterai désormais de mieux m'informer avant d'acheter. Même si je ne boycotte pas complètement, j'ai pris conscience des problèmes et je me poserai un peu plus de questions.

Anne-Marie LOUIS
Le 01/11/2018 à 11:16:57

n'achetez plus du tout chez yves Rocher ! je n'achète jamais, les soupçonnant de mentir sur la qualité des produits, je ne savais même pas qu'ils avaient des unités de fabrication en Turquie

maripachats
Le 01/11/2018 à 08:22:33

Déjà que la personne ne m'intéressait pas, quant à ses produits je peux m'en passer et le dire autour de moi (2300 personnes?).

Yves FRUCHON
Le 31/10/2018 à 23:39:14

nous aimerions aussi qu' YvesRocher soit plus moteur en matière d' écologie et de respect des animaux :
- emballages des produits et courriers ultra sophistiqués autant que surabondants = pollution, gaspillage de ressources, argent mal utilisé.
- Test sur animaux via laboratoires et pays interposés sur les molécules actives= infâme traitement des animaux nos frères.
- pas de formulatons écolo innovantes comme les produits sans eau et pas d' écorecharges .
Où est le pionnier et le chef de cordée???

sophie
Le 31/10/2018 à 19:16:27

Nous devons réfléchir à élargir les conseils d'administration des sociétés.
Notamment pour ce qui concerne la ventilation des bénéfices.
En effet, les syndicats, les collectivités locales et peut-être régionales devraient pouvoir donner leurs avis concernant les primes au personnel et les investissements.

Michel D.
Le 31/10/2018 à 19:13:14

boycottons la marque ! c'est déjà une arme qui devrait faire réfléchir Yves Rocher !

capucine02
Le 31/10/2018 à 18:50:08

Je suis cliente régulière d'Yves Rocher mais je désapprouve ces méthodes ! Je ne passerai plus de commande tant qu'Yves Rocher n'aura pas réintégré ces salariés...

Michèle
Le 31/10/2018 à 18:02:15

Yves Rocher ne doit pas rester dans cette logique d'exploitation vraiment indigne du personnel !

Pilou
Le 31/10/2018 à 17:58:34

Interpellé sur son site Facebook à ce sujet, Yves ROCHER a prétendu que c'était faux !... Pur hasard si les personnes licenciées étaient syndiquées !...

Marie-Lise BALLANDRAS
Le 31/10/2018 à 16:51:58

sois belle et tais-toi!ou sont les produits de beauté ? surement pas chez Yves Rocher

un anonyme
Le 31/10/2018 à 16:12:16



voilà une raison de la délocalisation et de la mondialisation :gagner toujours plus sur le dos des travailleurs, à plus forte raison des travailleuses

pas de loi du travail (ou ce qu'il en reste en France...)pour la défense des salariées
à quand une situation similaire en France??
en attendant, boycott sur ces produits féminins et cette marque irrespectueuse

mondo
Le 31/10/2018 à 15:30:47

Les pratiques d'Yves Rocher contre les syndicalistes sont dénoncées depuis longtemps. La dernière pétition a été lancée il y a quelques mois Industriall-union.org (intersyndicale internationale) dont est membre, entre autres, la CGT. Mais informer ne suscite pas de grands mouvements de solidarité parmi les client-e-s Yves Rocher. Une remarque qui est valable pour bien d'autres entreprises et produits: Qui (ce n'est qu'un exemple pour un produit que l'on trouve partout: le chocolat) boycotte Nestlé, Lindt, etc... alors que, au mépris des conventions internationales, des enfants travaillent dans les plantations de cacaoyers dont ils sont donneurs d'ordre et clients? Ce constat n'absout pas Yves Rocher dont les pratiques de management patronal sont inacceptables; je veux simplement souligner que même lorsque nul n'en ignore, peu de gens énoncent et agissent ou réagissent en changeant leurs pratiques.

Mireille
Le 31/10/2018 à 15:18:16

Ne pas acheter est le moyen???? d'arrêter la répression rampante!!!

Cactus
Le 31/10/2018 à 14:52:07

Bel exemple des moeurs médiévales d'un pays lointain aux portes de l'Europe. Mais au fait, ces moeurs médiévales ne sont elles pas en train de reprendre du poil de la bête ici aussi ?

Alain Jégo
Le 31/10/2018 à 12:50:40

au lieu d'appeler a mobilisation au mont Genèvre (hautes alpes) pour les "travailleurs irréguliers africains", la CGT ferait mieux de s'occuper de celles là.

un anonyme
Le 31/10/2018 à 12:35:26

Femmes défendez-vous !

Bernard Pothier
Le 31/10/2018 à 08:34:04

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