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Cette pétition est maintenant terminée

Bilan de la pétition : NON à Eurovia et son projet d'extension de la carrière - OUI à une agriculture durable

Mise en ligne du 28/04/2016 au 16/01/2017

La Haute Vallée de la Loire à Serre de la Fare est le haut lieu du combat pour une Loire Vivante :
Préservons une Agriculture familiale, des terres à forte valeur et la richesse de la magnifique vallée de la Loire entre Le Puy-en-Velay et le Mont Gerbier de Jonc.
Stoppons le projet d'extension de 10 ha de la carrière Eurovia/Jalicot à Solignac-sur-Loire.

Bilan de la pétition :

3313 participants

Présentation de la pétition :

La Haute Vallée de la Loire entre Le Puy-en-Velay et le Mont Gerbier de Jonc constitue un site d’exception pour la biodiversité et le tourisme. C'est le haut lieu du combat citoyen pour une Loire Vivante contre le grand barrage de Serre de la Fare qui a été gagné après 5 ans d'occupation pacifique en 1994.

Une nouvelle atteinte menace cette magnifique vallée et ses plateaux. A quelques centaines de mètres du site emblématique de Serre de la Fare et en pleine zone Natura 2000/ ZNIEFF, en bordure du périmètre d'une Réserve Naturelle Régionale en projet, Eurovia (et sa société Jalicot) veulent agrandir massivement leur carrière, empiétant sur plus que 10 ha de terre agricole riche. Ce projet d'extension de carrière se trouve au milieu d'exploitations familiales agricoles et de paysans qui résistent aux offres financières faramineuses de Eurovia et refusent majoritairement de vendre leurs terrains. Pour atteindre son objectif, Eurovia/Jalicot a demandé la modification du PLU à la commune de Solignac-sur-Loire, qui est favorable.

L’extension du périmètre de la carrière, sacrifiant des terres agricoles de haute qualité (AOC Lentille verte du Puy)au moment où la transition agricole vers un modèle alternatif se met en marche n’est plus acceptable.
Si les terrains deviennent « carrierables », une flambée des prix va accentuer la problématique d’installation des jeunes agriculteurs sur des terres déjà rares.

Les nuisances sonores, les poussières, l’augmentation du trafic sur des routes inappropriées, etc. induites par l'agrandissement massif de la carrière impacteraient aussi bien les agriculteurs, que les riverains, que la faune et notamment l’avifaune et les chiroptères.

La diversité et la beauté des gorges et ses plateaux, ainsi que la qualité des eaux de nos rivières font la fierté de ses habitants. Ces richesses écologiques ont d’ailleurs permis le classement d’une importante partie de la Haute Vallée de la Loire en Natura 2000. L’extension défigurera aussi le paysage.

L’ensemble de la Haute Vallée de la Loire pourrait se voir inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO comme Réserve Man and Biosphere pour ses richesses écologiques mais aussi patrimoniales (projet en cours mené par l'association SOS Loire Vivante, protecteur historique de la Vallée (http://www.mabloireallierardeche.org/).  

Le Collectif des paysans pour la préservation du plateau de Mussic et Collandre lance cette pétition, soutenue par des nombreux partenaires et associations à destination du Préfet de la Haute Loire afin de pouvoir stopper ce projet d'extension du PLU et le projet d'extension de la carrière Eurovia/Jalicot associé au cas où le PLU serait modifié. Il vous est demandé de diffuser largement cet appel et de signer la pétition.

Vous trouverez plus d'information sur l'action menée ainsi que des nouvelles sur le site web dédié à la Haute Vallée de la Loire :  www.hautevalleedelaloire.com.  

Texte de la pétition :


A Monsieur le Préfet de la Haute Loire
43000 Le Puy-en-Velay

Sur la commune de Solignac-sur-Loire est prévu une modification du PLU en vue d'une extension de plus que 10 ha de la carrière Eurovia/Jalicot.

Les périmètres se trouvent au milieu d'exploitations agricoles familiales sur des terres de haute qualité agricole (AOC Lentille verte du Puy).

Les surfaces concernées par la modification du PLU se trouvent en zone Natura 2000, en ZNIEFF et en bordure d'un projet de Réserve Naturelle Régionale au cœur de la magnifique Haute Vallée de la Loire et de ses plateaux.

Vue que la majorité des paysans du secteur concerné de ne souhaitent en aucun cas vendre leur terres, il est devenu impossible de mettre en place un projet cohérent d'extension de la carrière protégeant à la fois habitants et environnement des nuisances (bruit, poussières, ...). De plus, la Haute-Loire ne manque pas de matériaux issus de carrières, les capacités existantes sont largement suffisantes. Enfin, le réseau routier est particulièrement inadapté et la centaine de camions qui traverse chaque jour le village de Solignac-sur-Loire n’a pas suffisamment d’espace pour se croiser en toute sécurité.

La commune de Solignac-sur-Loire et la société Eurovia/Jalicot ont mené ce projet avec une discrétion incompréhensible. Une seule réunion publique a été organisée, en novembre 2014, soit 1 an et demi avant l’enquête publique pour la modification du PLU en vue de l’extension de la carrière ! Aucun débat ou autre diffusion d’information n’a ensuite eu lieu et aucune association de protection de l’environnement n’a été associée à l'élaboration du projet...

Pour toutes ces raisons, menaces sur des espaces agricoles de haute qualité, menaces sur la qualité de vie des habitants et menaces sur les opportunités de développement économique durable, et surtout en l'absence d'intérêt public, je vous demande de ne pas autoriser ou d'annuler à la fois la modification du PLU de Solignac-sur-Loire ainsi que tout futur projet d'extension de la carrière Eurovia/Jalicot.

 

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18 commentaires

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Cette carrière est comme une épée de Damoclès au dessus de la Loire. La centrale a enrobé, en cas de défaillance, pourrait polluer un illustre fleuve à quelques dizaines de kilomètres de sa source. Le plateau de Mussic ne sera plus qu'un trou béant détruisant définitivement l'agriculture et ternira a jamais la beauté du site. Si tout est permis, pourquoi ne pas exploiter aussi le mont Gerbier de Jonc!

Pilau10
Le 18/02/2017 à 09:29:18

Non à la carrière. Ras le bol de ces industries qui polluent l'environnement tellement fragile. Pensons à nos enfants.

Cubeta
Le 17/02/2017 à 16:33:29

le suivi des carrières par la préfecture est nul , une fois que l'autorisation a été donnée
L' exploitant extrait le tonnage qu'il veut ( avec une ou deux billetteries )

J' espère simplement que les agriculteurs du coin sont loin de" l' idéologie extensive et folle de la FDSEA "

martin
Le 06/02/2017 à 07:50:57

Oui à l'agro-écologie. il faut soigner lesterres et non les massacrer avec les machines outils !

isabelle obscur
Le 23/05/2016 à 01:06:24

arrëter vos histoires stériles et laisser travailler les gens qui apportent des plus values aux communes

c
Le 20/05/2016 à 21:25:21

Il serait bon que ces assoiffés de pouvoir et de prestige, trouvent un maximum de lentilles dans les cailloux de leur soupe de pognon!...
Des vandales déguisés en bons samaritains et, des guignols qui tirent eux-même les ficelles derrière des écrans de fumée de consultations et concertations aussi minimalistes que bidon; juste pour donner l'illusion et le change!...
Tout cela permet de faire carrière!?...

Steff
Le 20/05/2016 à 15:14:19

Je signe pour les paysans, les riverains, et les paysages...
Mais surtout pour l'eau, et l'air qui sont des biens essentiels à la vie.

Le monde Romain ne s'est pas effondré à cause des invasions (qui ne sont qu'une conséquence!) mais à cause de leur surexploitation de tout leur environnement(agricole, mines etc...). En moins de 4 ans la nature n'a plus rien donné, les champs sont restés stériles, les impôts n'ont plus pu être collectés etc... Entraînant un effondrement économique, politique puis de civilisation, avec la morbidité que cela comporte... Ce n'est pas le seul exemple du genre.

On est dans cette phase. Ne pas en prendre acte, et tenter de faire marche arrière est criminel.

un anonyme
Le 20/05/2016 à 09:31:14

je signe en mémoire de mon grand père ,paysan dans la Hte -_loire .

peyroche
Le 19/05/2016 à 23:20:48

Engagé depuis plus de 18 ans pour former de futurs paysagistes respectueux de la biodiversité, sensibilisé à l'économie circulaire, sociale et solidaire, au service de la qualité nos paysages et des habitants (nos agriculteurs "raisonnables", "bio")qui façonnent avec respect nos territoires ruraux, je considère qu'il faut considérer notre patrimoine sol comme un bien commun "source et condition précieuse du vivant" qui doit servir avant tout l'intérêt général et garantir l'avenir des générations à venir et non l'intérêt à très court terme de quelques entreprises..En France, l'équivalent d'un département tous les 10 ans disparait en surface de terre arable et cultivable de façon irreversible(Source GIS Sols)

un anonyme
Le 19/05/2016 à 21:25:29

Détruisons, détruisons et pour quoi faire ? Dites le moi !

Arrêtons le massacre et laissons la nature dans son etat.
L'homme a en vouloir toujours plus n'aura un jour plus rien.
Il sera trop tard quand il l'aura compris.
Que commencent a réfléchir ceux qui veulent s'en mettre plein les poches !
A quoi bon cette avidité ?

Loup garou de la pleine lune
Le 15/05/2016 à 22:44:53

vive l'agriculture et les agriculteurs

keket
Le 12/05/2016 à 16:41:05


Les études scientifiques qui montrent que l'agriculture biologique est meilleure que l'agriculture conventionnelle sur tous les points ne manquent pas.et les techniques d'agriculture biologique ne sont pas enseignés dans les lycées agricoles, ces techniques sont développées et enseignées uniquement de façon ancestrales ou accessibles dans d'autres pays, ou par des cours particuliers avec des agriculteurs bio qui profitent que leur savoir ancestrale n'est pas enseigné dans les lycées agricoles pour faire un business, alors que ce savoir devrait être gratuit et à la portée de tous. On pourrait alors apprendre aussi comment préparer des insecticides bio pour les plantes.
Mais non seulement, on apprend pas comment protéger biologiquement la nature contre toute sorte de parasite, ce que nos ancêtres savaient faire, mais également, on interdit à ceux qui savent, de vendre leurs insecticides biologiques.
l'agriculture bio serait plus à la main de tous, et on aurait de la nourriture suffisante pour tous.
Mais encore faut-il pouvoir conserver les zones rurales pas encore contaminés qui restent pour garder des terres arables et des nappes phréatiques clean.
Il existe évidemment en cas de zones contaminés, la technique d'agriculture bio hors sol mais là, il faut vraiment un gros investissement, et ce n'est pas à la portée du paysan mais uniquement des sociétés.
L'agriculture bio doit pouvoir être accessible à tous.
Et elle est plus rentable que l'agriculture conventionnelle. Tiens, il y avait une étude canadienne qui prouvait que l'agriculture bio était plus rentable que l'agriculture conventionnelle, et comme par hasard, elle a été effacée.
Il y a donc bien une guerre d'information en ce qui concerne l'agriculture.
Les pro de l'agriculture conventionnelle veulent effacer toutes les preuves qui montrent que l'agriculture bio est meilleure qu'elle sur tous les plans.





"L'institut Rodale de Pennsylvanie a publié une étude comparative sur 30 ans dans la province canadienne du Saskatchewan. Contrairement aux idées reçues, l'agriculture biologique a surpassé l'agriculture conventionnelle dans chaque mesure.

d'après un article du Journal Starphoenix, septembre 2011 (ce journal pour des raisons mystérieuses n'est plus accessible en ligne)

Au dernier décompte, il ya environ 1500 agriculteurs biologiques au Saskatchewan. Ils évitent les engrais synthétiques et sprays toxiques qui sont le pilier de fermes conventionnelles. La pensée conventionnelle sur l'agriculture - qui répète que nous devons tolérer les produits chimiques toxiques, car l'agriculture biologique ne peut pas nourrir le monde - est erronée.

En fait, des études comme les essais de Rodale (disponibles ici) montrent que, après une période de transition de trois ans, les rendements biologiques ont égalé les rendements conventionnels. Qui plus est, l'étude a montré que les cultures biologiques ont été plus résilientes. Ainsi, le rendements de maïs biologique était de 31 pour cent plus élevé que les cultures conventionnelles dans les années de sécheresse. Ces rendements sont remarquables par rapport aux aliments génétiquement modifiés (GM) "tolérant à la sécheresse", variétés, qui ont montré des augmentations de seulement 6,7 pour cent à 13,3 pour cent par rapport aux variétés classiques.

Plus important que le rendement, du point de vue de l'agriculteur, c'est le sujet du revenu, et en bio il est nettement supérieur. La comparaison sur 30 ans a montré que les systèmes bio ont été presque trois fois plus rentable que les systèmes conventionnels. Le rendement net moyen pour les systèmes biologiques a été de 558$/acre/an contre seulement 190$/acre/an pour les systèmes conventionnels. Le revenu beaucoup plus élevé reflète la "prime biologique" perçues par les agriculteurs et que les consommateurs acceptent de payer. Mais même sans un supplément de prix, l'étude des systèmes biologiques de l'institut Rodale a montré qu'ils sont plus compétitifs que les systèmes conventionnels en raison des coûts d'intrants légèrement inférieur. La récolte de céréales les plus rentables a été le blé de culture biologique avec 835$/acre/an. Fait intéressant, la culture intensive de maïs conventionnel a été la moins rentable, avec juste 27$/acre/an. La comparaison avec les cultures OGM était frappante, elle fait écho à une étude de l'Université du Minnesota, qui montre que les agriculteurs qui ont cultivé les variétés OGM gagnaient moins d'argent sur une période de 14 ans que ceux qui ont continué à cultiver des cultures non OGM.

Surtout, l'étude de l'institut Rodale, qui a débuté en 1981, a trouvé que l'agriculture biologique est plus durable que les systèmes conventionnels. Ils ont trouvé, par exemple, que:

• les systèmes biologiques utilisaient 45 pour cent moins d'énergie que les systèmes conventionnels;
• que l'efficacité de la production était de 28 pour cent plus élevée dans les systèmes biologiques, alors que les systèmes conventionnels de culture sans labour sont les moins efficaces en termes de consommation d'énergie.
• que la santé des sols dans les systèmes biologiques a augmenté au fil du temps tandis que les systèmes conventionnels demeurent essentiellement inchangées. Une mesure de la santé des sols est la quantité de carbone contenue dans le sol. Le carbone remplit plusieurs fonctions essentielles: agissant comme un réservoir de nutriments des plantes, il lie les particules de sol entre elles, maintient la température du sol, fournit une source de nourriture pour les microbes (etc.) Les essais ont comparé différents types de systèmes biologiques et conventionnels; résultat ; l'augmentation du carbone était la plus élevée dans le système de fumure organique, suivi par le système de légumineuses biologiques. Le système conventionnel a montré une perte de carbone dans les dernières années.
• que les champs bio ont augmenté la recharge des eaux souterraines et réduit le ruissellement. Les volumes d'eau infiltrés dans le sol ont été 15-20 pour cent plus élevé dans les systèmes biologiques.


L'agriculture biologique contribue également à soutenir les communautés rurales en créant plus d'emplois, une étude de l'ONU montre que les fermes biologiques créent 30% d'emplois de plus par hectare que les conventionnelles. Plus d'argent dans l'agriculture biologique va rémunérer la population locale, plutôt que les intrants agricoles.
sur le site eauetbio.org

















un anonyme
Le 09/05/2016 à 15:04:50

L’agriculture est sous le feu des projecteurs. La presse nous apporte presque quotidiennement son lot d’informations alarmantes sur la salubrité des aliments et de l’environnement. Après la maladie de la « vache folle » et la vague de protestations suscitée par les effets présumés des cultures transgéniques sur la sûreté alimentaire et l’environnement, l’Europe traverse une nouvelle crise provoquée par l’épidémie de fièvre aphteuse.
Partout, les agriculteurs sont accusés de porter atteinte à l’environnement. La liste des griefs est longue : contamination du milieu par les pesticides et les effluents d’élevage, utilisation d’engrais qui ruissellent dans les cours d’eau et les nappes phréatiques, pollutions olfactives, atteinte au bien-être des animaux, destruction des anciens murets de pierre et des haies, érosion des sols et destruction des habitats naturels.Les agriculteurs répliquent qu’ils sont les « gardiens de l’espace rural », qu’ils offrent des paysages et des espaces verts aux citadins et aux touristes et qu’ils assurent une gestion de l’eau qui évite inondations et sécheresses. De toute évidence, ils n’ont aucun intérêt à détruire les ressources qui les font vivre. Mais ils sont confrontés à un véritable dilemme car les consommateurs demandent toute l’année des produits alimentaires peu coûteux et de qualité régulière, tout en exigeant des produits respectueux de l’environnement et des animaux, dont le coût est plus élevé.Dans ces conditions, il apparaît nécessaire de repenser complètement le rôle de l’agriculture dans nos sociétés. Qu’attend-on de l’agriculture ? Comment nourrir la population mondiale tout en conservant les ressources naturelles ? Faut-il payer les agriculteurs pour qu’ils protègent l’environnement ?Les pratiques agricoles actuelles sont-elles durables ? La libéralisation des échanges agricoles favorisera-t-elle la mise en place d’une agriculture plus durable ou lui sera-t-elle au contraire préjudiciable ?L’agriculture durable recouvre trois grands objectifs : l’efficience économique, la qualité de l’environnement et la responsabilité sociale. Pour être économiquement efficiente, l’agriculture doit répondre à l’augmentation de la demande alimentaire mondiale au meilleur coût, tout en réagissant à l’évolution des préférences alimentaires et aux changements structurels au sein du secteur agroalimentaire et de l’économie en général. Parallèlement, les agriculteurs doivent améliorer leurs performances environnementales pour répondre à la demande du public : ils doivent réduire les pollutions d’origine agricole, protéger la base de ressources naturelles et générer des avantages ou bénéfices environnementaux. Enfin, ces objectifs doivent être atteints par des moyens socialement acceptables, c’est-à-dire en améliorant les niveaux d’instruction et de compétence des exploitants, en tenant compte du bien-être des animaux et en veillant à ce que le travail de la terre assure un niveau de revenus acceptable.L’ensemble de la filière agroalimentaire doit par conséquent chercher à accroître sa productivité et à utiliser plus efficacement les ressources peu abondantes, en particulier la terre et l’eau. Il lui faut réduire les quantités de déchets produits et les dommages à l’environnement qui affectent d’autres secteurs. Pour cela, des choix doivent être faits, ce qui implique des arbitrages. Pour être efficientes, les grandes cultures nécessitent des champs très vastes qui permettent l’utilisation de machines puissantes et supposent par conséquent de supprimer haies, murs et bosquets au détriment des habitats naturels. L’adoption de pratiques d’élevage plus respectueuses de l’environnement pourrait entraîner une baisse de la production et une hausse des prix à la consommation. Les agriculteurs pour pouvoir offrir au public tous les gages de durabilité qu’il exige, devront recevoir des marchés et des pouvoirs publics des signaux de prix adéquats, que ce soit sous forme de taxes, de paiements ou de réglementations.L’amélioration de la productivité a permis un accroissement régulier de la production agricole. Dans l’ensemble de la zone de l’OCDE, la production agricole a augmenté de 15 % au cours des 15 dernières années, alors que la superficie cultivée diminuait de 1 % et la main-d’œuvre agricole de 8 %. Les prix des produits alimentaires, corrigés des effets de l’inflation, ont enregistré une baisse d’environ 1 % par an. En conséquence, la part des dépenses alimentaires dans les dépenses des consommateurs avoisine aujourd’hui 12,5 % en moyenne dans la zone de l’OCDE, mais les agriculteurs n’en perçoivent en fait qu’une faible part.Dans bien des pays, l’augmentation de la production a toutefois été stimulée par des politiques coûteuses. En 2000, le soutien total à l’agriculture s’élevait à 327 milliards de dollars des États-Unis dans la zone OCDE, soit environ 1,3 % du PIB. Selon les estimations, le soutien aux agriculteurs représentait en moyenne 34 % des revenus agricoles, avec d’importantes disparités entre les pays : 1 % en Nouvelle-Zélande, 6 % en Australie, 20 % aux États-Unis, 38 % dans l’Union européenne, mais plus de 60 % en Corée, au Japon, en Norvège et en Suisse. Comme la plupart des mesures de soutien protègent les producteurs nationaux en créant des barrières commerciales, cela entraîne une augmentation des prix à la consommation et pénalise les concurrents dont les coûts de production sont faibles, notamment de nombreux pays en développement. En d’autres termes, mettre en place une production durable dans un pays peut se faire au détriment de la production d’autres pays souvent bien plus pauvres.L’agriculture entraîne aussi des coûts environnementaux. Les rejets azotés restent très élevés en valeur absolue dans certains pays, comme les Pays-Bas, ou certaines régions, comme la côte est des États-Unis. Les effets de certains pesticides toxiques pour l’homme sont préoccupants. Les nouvelles pratiques agricoles destinées à accroître la productivité – développement de la monoculture ou réduction des rotations notamment – nuisent également à la biodiversité et aux habitats naturels. Le secteur agricole utilise de plus en plus d’eau et, dans certains pays comme l’Australie où la couche arable est fine, l’agriculture et la suppression des zones humides et des arbres causent des problèmes de salinité des sols.Certaines améliorations doivent toutefois être relevées. Depuis le milieu des années 80, l’utilisation d’engrais azotés et de pesticides a diminué de plus de 10 % dans de nombreux pays européens et au Japon, ce qui s’est traduit par une amélioration de la qualité de l’eau. L’adoption de pratiques agricoles plus favorables à l’environnement a également progressé : des pratiques telles que le travail superficiel du sol ou le maintien d’une couverture végétale contribuent par exemple à réduire les émissions de CO2 et renforcent la fonction de puits de gaz à effet de serre de l’agriculture. D’autres pratiques et systèmes agricoles permettent de réduire les risques d’inondation et de maintenir les habitats des espèces sauvages, ainsi que la qualité des paysages.Les enjeux sont clairs. Avec une population mondiale qui devrait passer de 6 à 7,5 milliards d’ici 2020 et des revenus par habitant plus élevés, la production de quantités de nourriture suffisantes pour satisfaire la demande dans le respect de l’environnement et des attentes du public fera peser des pressions considérables sur les ressources.L’avenir dépendra en partie des systèmes agricoles que les pays décideront d’adopter. Dans la zone OCDE, les systèmes agricoles sont extrêmement divers, qu’ils soient « intensifs » ou « extensifs », « classiques » ou « biologiques », « industrialisés » ou « traditionnels ». Ces termes souvent mal définis recouvrent des réalités bien différentes selon les pays.La situation est d’autant plus complexe que la technologie et le changement structurel dans la filière agroalimentaire jouent un rôle croissant. Dans les pays de l’OCDE, le gros de la production agricole (80-90 % environ) est toutefois assuré par un petit nombre d’exploitations (10 à 20 % environ), qui appliquent pour la plupart des méthodes qu’on peut qualifier de « classiques ». Même si elle progresse, l’agriculture biologique ne représente qu’une très faible part de la production : entre 1 et 10 % des terres cultivées en Europe (voir la banque de données). Mais dans la perspective d’une agriculture durable, les méthodes biologiques sont-elles vraiment préférables aux pratiques agricoles classiques ?À première vue, on serait tenté de dire oui. L’agriculture biologique n’utilise en effet que des engrais organiques – fumier ou compost végétal – et des pesticides naturels tels que les prédateurs des espèces nuisibles. Les antibiotiques et autres produits vétérinaires sont seulement utilisés pour soigner les animaux malades et ne servent pas à accroître les rendements. Mais l’agriculture biologique présente aussi des inconvénients par rapport aux systèmes dits classiques : sur une parcelle donnée, les rendements varient et sont généralement peu élevés ; en outre, la petite taille des exploitations ne permet pas de réaliser des économies d’échelle. En d’autres termes, ce type d’exploitation met plus l’accent sur le maintien de l’équilibre écologique que sur la productivité et la croissance.Les systèmes agricoles « classiques » privilégient, quant à eux, la productivité et les résultats économiques. Ils utilisent des engrais inorganiques, des pesticides chimiques et des antibiotiques accélérateurs de croissance et posent des problèmes de gestion de déchets : autant de raisons qui leur valent d’être souvent taxés de non écologiques.La situation n’est pas cependant pas si simple. Maintenir les niveaux actuels de production tout en généralisant les pratiques biologiques exigerait d’accroître la superficie cultivée et la pression du pâturage afin de compenser la faiblesse des rendements. Une telle pratique s’avérerait incompatible avec les objectifs de conservation de la biodiversité et des habitats si elle devait entraîner l’exploitation des terres « naturelles de grande valeur » que sont par exemple les espaces forestiers ou les zones humides. On pourrait toutefois améliorer les rendements en renforçant l’effort de recherche public et privé sur les systèmes agricoles biologiques. On observe certaines évolutions dans ce sens, mais elles sont encore très discrètes.De plus, s’ils sont bien gérés, de nombreux types de systèmes agricoles peuvent se révéler durables dans la pratique. Cela suppose que les agriculteurs adoptent des technologies et des pratiques qui soient adaptées aux conditions agro-écologiques locales. Différents systèmes peuvent en outre coexister, même si cela exige, encore une fois, un bon niveau de compétences et de gestion agricoles. Le capital humain sur l’exploitation est donc un facteur primordial (qu’il est essentiel d’arriver à développer). En bref, on ne peut comparer la valeur des différents systèmes agricoles que si l’on tient compte de leurs coûts et de leurs avantages économiques, environnementaux et sociaux en termes de variabilité des rendements, d’appauvrissement des ressources en sol et en eau, de pollution, de qualité des paysages, d’habitats naturels et de santé animale et humaine.Les pays de l’OCDE reconnaissent la nécessité d’une agriculture plus durable, sans pour autant disposer de la solution pour y parvenir. Si les systèmes biologiques ont en général des coûts environnementaux inférieurs aux systèmes classiques, leurs coûts économiques sont en revanche plus élevés : dès lors, comment s’assurer que la société dans son ensemble y sera gagnante ?L’OCDE s’efforce d’appréhender plus clairement l’avenir. Les technologies et les pratiques nouvelles constituent l’un des premiers champs d’investigation. Alors que les systèmes agricoles et les connaissances agronomiques visaient autrefois pour l’essentiel à accroître les quantités produites, depuis quelques temps ils doivent également répondre à la demande de denrées de meilleure qualité, produites dans des conditions respectueuses de l’environnement et du bien-être des animaux. Toutefois, il est encore difficile de déterminer grâce à quelles technologies et à quelles pratiques les systèmes agricoles seront plus durables à long terme. D’où l’importance de poursuivre les travaux pour mesurer les progrès accomplis.Certains voient dans la modification génétique des cultures une réponse au problème : elle permettra d’accroître la productivité agricole, de réduire les risques liés à la production et d’augmenter la production alimentaire en offrant des variétés résistantes à la sécheresse et aux ravageurs des cultures. Mais ces cultures transgéniques présentent un risque potentiel pour la diversité génétique des cultures agricoles, notamment parce qu’elles pourraient menacer les variétés propres au pays et altérer d’autres espèces sauvages. La biotechnologie suscite de nombreuses interrogations et de nouveaux travaux doivent être menés pour évaluer les risques et les perspectives qui s’y attachent. Ainsi, il n’est pas certain que toutes les cultures transgéniques demandent moins de pesticides.Pour l’heure, on pourrait grandement améliorer les signaux que le marché et les pouvoirs publics adressent aux agriculteurs. Les pays de l’OCDE ont utilisé diverses panoplies de mesures combinant approches par le marché, réglementation, taxes et subventions, qui peuvent favoriser ou, au contraire, freiner le développement de systèmes agricoles durables. Ceci étant, si l’on veut que les signaux du marché incitent les agriculteurs à prendre les bonnes décisions, il est impératif de réformer les politiques de soutien qui induisent des distorsions de la production et des échanges. Les exploitants doivent en effet être en mesure de percevoir l’évolution de la demande. Des mécanismes doivent être mis au point pour assurer que les agriculteurs paient les dommages environnementaux qu’ils infligent aux autres secteurs, tout en étant dédommagés des coûts supplémentaires qu’entraîne pour eux la fourniture de biens environnementaux publics.Les gouvernements doivent-ils pour autant promouvoir un seul type de système agricole pour assurer le passage vers une agriculture durable ? Avec la plus grande circonspection, en tout cas. Le marché indique déjà une progression de la demande de produits biologiques, et les agriculteurs réagissent en conséquence. Et de nombreux exploitants « traditionnels » pensent qu’il est de leur intérêt de développer des méthodes de production intégrée. La stratégie que les gouvernements devraient privilégier consiste à mettre en place, avec le concours des agriculteurs et d’autres acteurs, un cadre bien conçu au sein duquel les agriculteurs pourraient opter pour des systèmes agricoles durables. Ce serait la meilleure façon de relever le défi qui attend l’agriculture : produire plus en portant atteinte le moins possible à l’environnement.Références• Voir le site  www.oecd.org/agr•.   Chapitre « Agriculture » du Rapport analytique sur le développement durable, OCDE, 2001.• Compte rendu du Séminaire de l’OCDE sur l’Adoption des technologies favorisant les systèmes durables de production agricole, Wageningen, Pays-Bas, juillet 2000, OCDE, 2001.• Indicateurs environnementaux pour l’agriculture - Volume 3 : Méthodes et résultats, OCDE, 2001.• Les systèmes de connaissances agricoles face aux défis de la sécurité des aliments et de l’environnement, compte rendu de la Conférence, OCDE, 2000.• Politiques agricoles des pays de l’OCDE : Suivi et évaluation 2001, OCDE, 2001.

mandelkorn
Le 02/05/2016 à 09:05:21

Les fonds financiers qui utilisent eurovia pour ajouter des chiffres à des chiffres dans le cadre de la compétition avec d'autres fonds financiers afin d'avoir la plus grosse... sont constitués de gens pris dans un syndrome qu'on peut qualifier d'aveuglement compulsif. Le seul remède: leur ouvrir les yeux (et le coeur, mais si ils en ont un !) en protégeant la terre de leurs agissements toxiques. En Haute Loire comme ailleurs partout dans le monde la résistance est un signe de libération .

incognitus
Le 30/04/2016 à 15:25:17

Depuis 16 ans nous nous battons nous aussi pour que le département du Lot ne soit pas qu'un gruyère à carrières. Combat long et difficile et malgré les oppositions, ces grandes entreprises transnationales ont toujours les faveurs des préfets !

Michelle Chauveau
Le 30/04/2016 à 12:13:05

Je voudrais savoir, avant de signer, de quel type d'agriculture parlez-vous? Il est clair qu'un agriculture conventionnelle (même "raisonnée" ou "familiale") est plus nocive pour l'environnement qu'une carrière.

un anonyme
Le 30/04/2016 à 11:13:09

Et dire que les paysans ralent contre l'artificialisation des terres.
On va droit dans le mur.

Jean-Jacques RISS
Le 29/04/2016 à 20:54:50

J'ai eu le plaisir de découvrir cette superbe région il y a quelques années et c'est vrai qu'il faut la préserver et empêcher que de telles choses qui détruirait ce paysage et causerait une pollution insuportable.

Tatane 2
Le 29/04/2016 à 20:09:19

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