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Bilan de la cyberaction : Contre les inondations... du bocage pas du béton

Mise en ligne du 16/01/2014 au 26/08/2016

Inondations - Attention aux fausses bonnes solutions: Après les nombreux épisodes de crues de ces derniers jours, l'association Eau et Rivières de Bretagne souhaite tirer les premiers enseignements des événements :

Bilan de la cyberaction :

2583 participants

Présentation de la cyberaction :

1/ pour ce qui concerne les fleuves côtiers et les villes de fond d'estuaire, les débordements sont aggravés par les forts coefficients des marées et l’augmentation du niveau des océans, relativisant de sorte l'influence des dispositifs amonts.

2/ même si les inondations ont toujours existé, il ne faut pas négliger le rôle amplificateur de l'artificialisation de notre environnement qui raccourci la durée du cycle de l'eau et accroit le ruissellement. Or, l'artificialisation c'est au moins trois phénomènes qui se conjuguent à grande échelle :

-Les routes/parkings/urbanisation qui favorisent le ruissellement.

-La chenalisation des rivières qui fait oublier le rôle du lit majeur, accélère l'écoulement et réduit les espaces d'expansion.

-Les évolutions agricoles qui se sont traduites par la suppression de milliers de km de fossés/talus, l'accroissement du tassement des sols par le machinisme, la diminution des surfaces en herbe, la destruction des zones humides ou leurs mise en culture, la modification de la structure des sols (baisse de la matière organique) qui induit une saturation plus rapide et accélère la vitesse des ruissellement vers la rivière.

3/ La mission interministérielle sur les inondations en Bretagne de 2001 avait proposé un panel de solutions diverses et complémentaires, il semble que certaines aient été oubliées en chemin.

Eau et Rivières craint que des réponses soient apportées dans l'émotion, car à l'approche des élections la tendance est à un discours qui déresponsabilise ceux qui occupent l'espace (agriculteurs et aménageurs) en proposant seulement la création de barrages/ralentisseurs anti-crues.

Tout en étant favorable à une approche au cas par cas de l'augmentation de rétention des eaux par des barrières existantes type ponts et routes pour favoriser l'expansion des crues, l'association ne souhaite pas la mise en œuvre d’une solution unique du type barrage. Elle est, par contre, favorable à la combinaison d'actions multiples (reméandrage, zones humides réhabilitées, urbanisation mieux contrôlée, modification des pratiques culturales et création de zones à risques d'érosion, recréation d'un bocage fonctionnel...). Cette vision plus préventive a en outre l'intérêt d'être plus transversale puisqu'elle favorise la biodiversité, la lutte contre l'érosion des sols et même le stockage du carbone. Elle nécessite par contre qu'une réelle solidarité ville-campagne soit mise en œuvre.

Ce qui se prépare sur l'Odet préfigure les choix qui seront sans doute faits pour l'Ellé, l'Aulne, ou les rivières de Morlaix. C'est aussi la raison pour laquelle nous vous proposons d'interpeller les candidats aux élections municipales de votre commune sur les options qu'ils soutiendront.

André Kerdranvat Eau et Rivières de Bretagne
Alain Uguen association Cyber @cteurs

En savoir plus

Inondations, érosion des sols, mêmes causes, mêmes solutions
http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47/914  

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le Président élu en mars 2014

Comme Eau et Rivières de bretagne je crains que des réponses soient apportées dans l'émotion, car à l'approche des élections la tendance est à un discours qui déresponsabilise ceux qui occupent l'espace (agriculteurs et aménageurs) en proposant seulement la création de barrages/ralentisseurs anti-crues.

Tout en étant favorable à une approche au cas par cas de l'augmentation de rétention des eaux par des barrières existantes type ponts et routes pour favoriser l'expansion des crues, comme l'association je ne souhaite pas la mise en œuvre d’une solution unique du type barrage. Je suis par contre, favorable à la combinaison d'actions multiples (reméandrage, zones humides réhabilitées, urbanisation mieux contrôlée, modification des pratiques culturales et création de zones à risques d'érosion, recréation d'un bocage fonctionnel...). Cette vision plus préventive a en outre l'intérêt d'être plus transversale puisqu'elle favorise la biodiversité, la lutte contre l'érosion des sols et même le stockage du carbone. Elle nécessite par contre qu'une réelle solidarité ville-campagne soit mise en œuvre.

Attentif à vos engagements, je vous prie de croire en ma mobilisation sur ce dossier.

 

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10 commentaires

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Habitant en zone de montagne je peux affirmer que
les rivières sont sujettes aux mêmes traitements en montagne,accélération de la concentration des eaux crues plus rapides plus fréquentes.
Moins de neige et donc plus de pluie se surajoutent à l'artificialisation du lit des rivières.
En Bretagne le remembrement et l'agriculture intensive par des pratiques culturales aberrantes amplifient le phénomène , ajouté a la montée de la mer entrainent les mêmes crues plus hautes et plus rapides.
Pour répondre à Peter, le "marché" et la technocratie entrainent les agriculteurs dans une spirale dont ils n'ont pas la maitrise.
Redevenons humble et raisonnable face aux éléments dans une gestion des milieux plus proche de l'homme du réalisme et du vivant.
MP

Marc
Le 29/01/2014 à 13:30:05

Les agriculteurs ne sont pas responsables de la course effrénée des élus au bétonnage des communes. La course à la récupération par tous les moyens aux subventions et dotations diverses est inadmissible.

Peter
Le 26/01/2014 à 11:19:50

Il y en a marre du béton. On ne voit que cela, de partout. Ce n'est pas la solution. il faut rendre à la nature, ses droits. Depuis des décennies, les lits des cours d'eau ont été modifiés, et/ou mal entretenus, voire même bouchés. Pourquoi? la création de parc à champignons......en béton. Ce que l'on appelle, des habitations pour homo sapiens. Bon nombres de maires, et autres promoteurs s'engraissent bien dans ces actions. Quand certaines personnes perdent tous leurs biens, et même leur vie parfois, comme part hasard personne n'est fautif!! Redevenons humble face à la nature, nos ancêtres l'avait bien compris..........

LIBRA 13
Le 24/01/2014 à 11:56:39

il faut se souvenir que les vieux paysans savaient utiliser les prairies

un anonyme
Le 21/01/2014 à 22:20:51

En réponse à Marie, l'action consiste à réduire l'ouverture d'un pont et de provoquer ainsi une inondation plus fréquente à l'amont de la route qui mène au pont, à condition qu'elle soit plus haute que le terrain naturel. Cela permet de stocker une partie de la crue et de réduire les risques d'inondation en aval. Par contre, cela est efficace pour les crues courantes, mais pas pour les crues rares (période de retour supérieure à 50/100 ans par exemple). A ce niveau, il faut des barrages mais surtout il ne faut pas être installé en zone inondable... ou être adapté à cette situation s'il n'y a pas trop de courant.

Jean-Noël
Le 21/01/2014 à 11:27:04

Merci de m'expliquer en quoi consiste "l'augmentation de rétention des eaux par des barrières (...) type ponts et routes" ???

Marie
Le 20/01/2014 à 17:05:02

Salut,
Dans les "Les évolutions agricoles", vous n'avez pas mentionné les travaux de drainage des champs. Or cette action raccourciT la durée du cycle de l'eau.

Danyaile
Le 20/01/2014 à 16:51:06

Tiens ça me rappelle quelque chose qui risque de se passer du coté de Notre "Drame" des Landes.
Sur les perturbations du bassin hydraulique et les inondations qui en découleraient. (ça ce n'est pas pris en compte dans le coût de l'aéroport).

Roger Yon
Le 17/01/2014 à 16:13:23

Comment ne pas être d'accord avec vos propos ! Les aménageurs / élus n'ont toujours pas compris le rôle fondamentale des zones d’expansion des crues ... On se marche sur la tête. Plus on aménagera nos rivières, et plus les crues dévastatrices frapperont les riverains.
Il semblerait que le bon sens de nos anciens ait disparu ....

Jean-Marc
Le 17/01/2014 à 00:59:34

Tout a fait d'accord. Il faut dénoncer cette fuite en avant qui consiste à ne proposer que des barrages pour résoudre les effets des crues et inondations.
Commençons par nous attaquer aux causes du mal,c'est à dire le ruissellement accru de l'eau notamment sur des terres agricoles de plus en plus artificialisées, avec des pratiques agricoles culturales aberrantes dénuées de bons sens agronomique sur des sols en pente, et où les talus dont la fonction était de retenir l'eau et retarder son circuit ont été supprimés à grande échelle.

bgm
Le 16/01/2014 à 18:59:44

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