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Cyberaction : L'agriculture biologique : priorité nationale ou alibi?

En renonçant à soutenir fortement le secteur, les décideurs politiques français et européens créent les conditions d'une insécurité économique pour les futurs candidats à la transition agro-environnementale.

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Cyberaction mise en ligne le 22 mai 2019

Proposée par Cyberacteurs

Elle sera envoyée à Président de la République, La République En Marche
En soutien à Agir Pour l’Environnement,Fédération Nationale d’Agriculture Biologique,Nature & Progrès, Mouvement de l’Agriculture Bio- Dynamique, Confédération paysanne, Syndicat National d’Apiculture, Justice Pesticides, SOL Alternatives Agroécologiques et Solidaires, Eaux et Rivières de Bretagne, MIRAMAP, Union Nationale de l’Apiculture Française, WECF,Bioconsom’acteurs, Filière Paysanne,Terres d’abeilles, Maisons de Bricourt,Fermes d’Avenir et de La bascule, Générations Futures, Terre & Humanisme


Elle prendra fin le : 22 août 2019

Plus d'infos

label bioL'agriculture biologique est bien plus ambitieuse qu'une «agriculture sans chimie de synthèse» ; il s'agit d'une transformation profonde des bases de l'agronomie. Mise en oeuvre depuis des décennies par des millions de paysans et de paysannes à travers le monde, parfois sous le terme «d'agroécologie paysanne», elle réconcilie sociétés, paysans, environnement, animaux et territoires, et a depuis longtemps fait la preuve de ses performances. Comme l'attestent de récentes études, elle pourra sans aucune difficulté nourrir l'humanité en 2050 (1), et d'ailleurs bien mieux que n'y parvient l'actuelle agriculture conventionnelle qui laisse tous les ans 15% de l'humanité souffrir de la faim.
Les citoyen·ne·s ne s'y trompent pas et la plébiscitent. Un sondage Ifop montrait en 2017 que 86% des Français·es souhaitent l'interdiction à terme des pesticides de synthèse. Le marché des produits biologiques connaît depuis vingt ans en France une croissance annuelle à deux chiffres, avec par exemple +17% en 2017. Les agriculteurs admettent également de plus en plus la nécessité d'un profond changement de pratiques. Malgré le désengagement de l'Etat et l'insécurité psychologique et financière qui en découle, 6 000 nouvelles fermes se sont converties en 2018.

Insécurisation des agriculteurs biologiques

Il ne s'agit pas d'un effet de mode. Citoyen·ne·s comme paysan·ne·s sont de plus en plus informé·e·s sur les désastres écologiques en cours, et comprennent que l'agriculture biologique est la meilleure réponse à y apporter. Elle atténue les émissions agricoles de gaz à effet de serre et permet de s'adapter en permanence aux évolutions climatiques déjà engagées. C'est également le seul mode de production qui restaure totalement les écosystèmes, par la suppression des pesticides de synthèse et la reconstitution de milieux de vie.

Paradoxalement, c'est au moment où l'agriculture biologique et paysanne devrait devenir l'horizon de l'agriculture française que les politiques publiques françaises semblent s'en désengager. L'objectif institutionnel de 15 % des surfaces n'est que le décalque du scénario tendanciel : il ne consacre pas une ambition mais prend acte d'une dynamique inéluctable. Au contraire, le gouvernement a mis fin en 2017 à la rémunération légitime des agriculteurs biologiques certifiés. Elle n'était pourtant qu'une valorisation nécessaire des pratiques biologiques, qui font économiser à la société des sommes considérablement plus importantes que les aides allouées (dépollution de l'eau, frais de santé, etc.).

Demander à la bio d'être «rémunérée uniquement par le marché» est l'aveu d'une inquiétante ignorance des mécanismes de distorsions de concurrence qui font que le prix n'a aucun rapport avec le coût de production. S'il faut prendre cette profession de foi au mot, demandons alors à tous les agriculteurs français de rendre les subventions qu'ils ont reçues depuis quarante ans ! L'insécurisation des agriculteurs biologiques se poursuit avec un invraisemblable retard de paiement des aides dues depuis 2016. A ce jour, près de 20 000 agriculteurs n'ont encore pas reçu les aides environnementales dues pour 2016 et 2017. En conséquence, des milliers d'entre eux ont dû souscrire un emprunt pour pallier ce retard de trésorerie, et plusieurs dizaines sont sur le point de mettre la clef sous la porte. Les agriculteurs ayant choisi un mode de production performant, dynamique et à la pointe des combats du siècle (climat, biodiversité, santé) se retrouvent en danger de mort économique. C'est tout à la fois ubuesque et scandaleux. Le président de la République s'est engagé à ce que ces retards soient soldés avant la fin du printemps : nous espérons que cette promesse sera tenue.

Réalités agronomiques ignorées

Pire encore, le président de la République et le ministre de l'Agriculture ont évoqué leur souhait de réduire de cinq à trois ans la durée de paiement des aides soutenant la «conversion». C'est ignorer les réalités agronomiques et économiques, c'est ignorer qu'une transition technique demande du temps et du soutien. En créant de l'insécurité, en effrayant les futurs candidats à la transition, le gouvernement semble tout faire pour ralentir la dynamique de l'agriculture biologique. Nous demandons un changement de cap pour l'agriculture française.
Il s'agit d'abord de payer immédiatement les mesures agro-environnementales en souffrance depuis trois ans, ensuite de restaurer une rémunération pérenne des pratiques bio, au moyen d'un «paiement des services environnementaux» (PSE) de l'agriculture biologique à instaurer dans la prochaine Politique agricole commune, de renforcer l'enseignement de la bio en tant que démarche scientifique d'agroécologie paysanne, et enfin de donner aux organisations d'agriculture biologique les moyens d'assurer l'accompagnement technique et économique des nouveaux arrivants.

L'argent existe : il convient simplement de transférer les budgets existants. L'économie des filières natives énonce que les moyens doivent être à la hauteur de l'objectif et non pas du point de départ. Les deux dernières majorités ont validé l'objectif de 15% des surfaces françaises en bio en 2022 ? Chiche ! Il faut donc, impérativement, consacrer dès à présent 15% des budgets agricoles à l'agriculture biologique.
Monsieur le président de la République, monsieur le ministre de l'Agriculture, serez-vous à la hauteur des défis du XXIe siècle ?

(1) Voir à ce titre l'étude européenne TYFA (Ten Years for Agroecology in Europe), de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).

Signataires
Jacques Caplat, agronome, secrétaire général d'Agir Pour l'Environnement ; Guillaume Riou, président de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique ; Eliane Anglaret, présidente de Nature & Progrès ; Patrick Lespagnol, président du Mouvement de l'Agriculture Bio-Dynamique ; Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération paysanne ; Frank Alétru, président du Syndicat National d'Apiculture ; Arnaud Apoteker, délégué général de Justice Pesticides ; Clotilde Bato, déléguée générale SOL Alternatives Agroécologiques et Solidaires ; Guillaume Bodin, vigneron-cinéaste engagé pour une agriculture vertueuse ; Alain Bonnec, président d'Eaux et Rivières de Bretagne ; Elisabeth Carbone, secrétaire générale du MIRAMAP ; Gilles Daveau, cuisinier, formateur, auteur ; Philippe Desbrosses, pionnier de l'agriculture biologique, docteur en sciences de l'environnement ; Marc Dufumier, agronome, professeur honoraire AgroParisTech et Président de Commerce Equitable France ; Perrine Hervé-Gruyer, Ferme du Bec Hellouin ; Gilles Lanio, président de l'Union Nationale de l'Apiculture Française ; Jacques Loyat, commission agriculture d'ATTAC France ; Véronique Moreira, présidente du WECF ; Julie Potier, déléguée générale de Bioconsom'acteurs ; Jean-Christophe Robert, cofondateur de l'association Filière Paysanne ; Béatrice Robrolle, présidente & fondatrice de Terres d'abeilles ; Olivier Roellinger, cuisinier, Maisons de Bricourt ; Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d'Avenir et de La bascule ; François Veillerette, directeur de Générations Futures ; Françoise Vernet, présidente de Terre & Humanisme

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Récapitulatif

Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à petitions@elysee.fr | contact@en-marche.fr
Avec les éléments suivants :
  • Sujet : Changement de cap ou alibio ?
  • Message : Monsieur le Président

    Les moyens doivent être à la hauteur de l'objectif et non pas du point de départ.
    Je vous demande
    * de payer immédiatement les mesures agro-environnementales en souffrance depuis trois ans
    * de restaurer une rémunération pérenne des pratiques bio
    * de renforcer l'enseignement de la bio
    * de donner aux organisations d'agriculture biologique les moyens d'assurer l'accompagnement des nouveaux arrivants.
    Dans cette attente, veuillez croire en ma vigilance sur vos décisions.

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14 commentaires

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Je suis partisan de la suppression de la PAC.
La PAC subventionne l'Agricultuerie industrielle au détriment de l'agroforêsterie et de la permaculture, seules manières de production intensive pouvant nourrir 9 milliards de terriens.

Gilles Bayart jardinier
11/06/2019 - 17:39:59

Le mot URGENCE doit retrouver tout son sens, pour le climat, pour la biodiversité, pour la santé....

Il faut arrêter d'empoisonner la planète avec des produits chimiques.

Si favoriser l'agriculture biologique est considéré comme une distorsion de concurrence, comment qualifier l'empoisonnement ?

Georges Cingal
05/06/2019 - 08:21:39

En rebond sur le commentaire de Christian Colombet

Ce que vous dites pour expliquer vote refus de signer cette pétition ne manque pas de pertinence, mais ne peut-on le dire aussi bien de la plupart des pétitions que nous signons sur ce site ? Alors , question sincère : sur quels critères , choisissez-vous les pétitions que vous signez et celles que vous jugez mal venues ? Je suis persuadé qu' un échange sur ce sujet peut intéresser beaucoup d' entre nous . Cordialement.

jacques Bonnet
27/05/2019 - 11:20:19

La bio, c'est des sols plus fertiles, plus perméables à l'eau, à l'absorption du CO2, c'est tout bébef, même si cultiver en bio est compliqué!!!

cactus
25/05/2019 - 14:56:20

La grande entrave à la mutation d'une agriculture productiviste chimique destructrice des équilibres naturels et de la santé réside dans la pusillanimité et l'électoralisme
de ceux à qui les électeurs confient le pouvoir.
La preuve la plus évidente est fournie par le contenu de l'échange sur la carotte de Créances entre le Président de la République et le maire de cette commune, lors de la première réunion des maires en Normandie avec le premier personnage
de l'Etat.

Robert GERVAIS
25/05/2019 - 12:19:47

Je ne signerai pas cette petition, inutile de redire et reredire et rereredire et petitionner et petitionner et petitionner...... Cela devient debile... Ces gens là savent très bien ce qu'il en est et la situation agricole, sanitaire et alimentaire mais ils favorise les lobbies toujours et encore... Ce qu'il font est criminelle,donc dite le, est arrêtez de répéter les mêmes explications on a plus de temps pour ce genre de logorrhées....
CH.

Christian Colombet
24/05/2019 - 09:59:56

Que les actes suivent les intentions et que les financements suivent les engagements.

Daniel MONSÉGU
23/05/2019 - 11:04:25

c'est un scandale et une stupidité ! nous sommes au bord d'une catastrophe et nos "dirigeants" ne pensent qu'à satisfaire les industriels et à favoriser le matérialisme ! nous pourrions les accuser d'écocide puis de génocide, car c'est vers cela qu'ils nous emmènent

maripachats
23/05/2019 - 08:09:31

Quelle hypocrisie ce "gouvernement Macron"... On fait l'inverse de ce qu'on annonce...
Tout pour le pognon, même pas de miettes pour les autres...

Bernard Pothier
22/05/2019 - 22:47:06

be vegan, make peace

alexandre figour
22/05/2019 - 21:07:43

cette désaffection à l'egard de lagriculture bio est absurde et incompréhensible !!

pascale le gall
22/05/2019 - 20:41:49

Pour soutenir concrètement et tout de suite l'agriculture et l'élevage biologiques, on peut mettre son épargne à La Nef.
C'est un pouvoir considérable que toute l'épargne en France : de l'ordre de 500 milliard d'euros paraît-il ?

Gilles Le Louedec
22/05/2019 - 16:06:31

C'est abominable d'apprendre par votre pétition que les agriculteurs sont encore à attendre les aides pour la reconversion en bio, ce qui les obligent à souscrire un emprunt.
A mon avis, c'est voulu, sans doute l'organisme qui doit leur verser cet argent, subit la pression des puissants comme Mosanto par exemple!..
Espérons qu'un jour nous aurons, nous les citoyens notre revanche contre ces criminels autorisés!...

Annette DELAVAULT
22/05/2019 - 15:36:44

Adhérente d'une AMAP depuis 17 ans, j'ai partagé au quotidien les problèmes de nos producteurs bio. Pour un meilleur avenir, ils ont besoin de nous et du "vrai" soutien de nos dirigeants. Pour l'instant, leur politique agricole "bio" s'apparente plutôt à une vaste blague.

DENISE BARTHELEMY
22/05/2019 - 14:26:35

 

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