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Bilan de la cyberaction : La méthanisation des marées vertes et du lisier ne doit pas faire illusion

Monsieur le Préfet de Région,

L’axe majeur du plan gouvernemental de lutte contre les marées vertes consiste à les méthaniser en même temps que le lisier qui les produit en grande partie. Pour toutes les raisons développées ci-dessous, je, soussigné(e), dénonce le mauvais usage de ce procédé, dont je ne conteste pas l’intérêt par ailleurs.

Bilan de la cyberaction :

4777 participants

les commentaires sur le forum
http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?f=19&t=10141  

Présentation de la cyberaction :

La méthanisation consiste à accélérer la dégradation de la matière organique de la biomasse dans des ”digesteurs”, sortes de cocottes-minute hermétiquement closes et maintenues à température constante. Le résultat est la production de méthane, grâce à l’action de bactéries. D’ou l’idée de récupérer ce gaz pour en faire une source d’énergie. C’est une piste sérieuse pour le traitement des déchets dits putrescibles. Pour autant, elle ne réduit ni l’azote, ni le phosphore.

La méthanisation des ”marées vertes” peut à priori paraître séduisante. Et elle l’est d’autant plus si, de surcroît, on développe “des filières pérennes de traitement de l’ensemble des lisiers excédentaires”, comme le met en œuvre le plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes. Elle permettrait de trouver une nouvelle source d’énergie propre qui ne fasse pas appel aux hydrocarbures, tout en éliminant en même temps la cause et la conséquence de cette pollution.
Mais, est-ce si simple ? Vous écartez toute évaluation des conséquences de cette orientation donnée ainsi à la lutte contre les marées vertes tout comme à celle de l’agriculture bretonne. Or, les problèmes ne manquent pas.

D’abord, le problème technique.
Prenons l’expérience réalisée à Plélo (22). Comme le lisier est composé à 96 % d’eau, sa méthanisation implique d’y ajouter du carbone, sous forme de maïs ensilés, de paille et de graisses de stations d’épuration. Mais comme elle ne supprime ni l’azote ni le phosphore, le bilan se conclut par un excédent d’azote par rapport à l’azote initial du lisier. Donc, à ce jour, cette technique mise en œuvre apporte un remède pire que le mal, un excès toujours plus grand d’azote, qui, épandu sous une forme solide, finira de toute façon dans les rivières pour alimenter toujours plus de marées vertes. Que penser alors d’une tentative de méthanisation de masses algales, composées de plus de 90 % d’eau, et de surcroît de sel et de sable ? Le rapport des inspecteurs généraux, dont se serait inspiré le plan gouvernemental, y répond. Il mentionne que ”les obstacles techniques à surmonter ne semblent pas négligeables”.

L’azote n’est pas éliminé, il est solidifié.
Mais, si ces problèmes techniques étaient surmontés, si cette technique s’avérait performante, serait-elle souhaitable ? Non, parce que la performance la meilleure ne parviendrait qu’à produire autant d’azote et de phosphore qu’avant méthanisation. Le gain serait leur forme, désormais solide, plus facilement gérable, donc exportable. Mais exportable où ? Pour quels marchés ? Aucune étude ne répond à ces questions. Quant au gain par production de gaz, donc d’énergie, il n’entre absolument pas dans la problématique posée par la résorption des marées vertes. Si on veut vraiment produire ainsi de l’énergie, que l’on traite par ce procédé les déchets ménagers putrescibles, plutôt que de les incinérer.

Les contribuables paient l’émergence d’un lobby de la méthanisation.
Economiquement cette opération est-elle viable ? La réponse a déjà été donnée dans le rapport des professeurs d’économie MM Mahé et Le Goff. Ses auteurs ont clairement démontré que tout traitement des lisiers et autres déjections apporterait un surcoût que ne compenserait jamais l’augmentation de la production du cheptel. Mais comme il sera assuré en grande partie par la collectivité, à hauteur de 60 à 80 %, les éleveurs seront tentés de l’interpréter comme un signal fort à produire toujours plus, au-delà de leurs capacités d’épandage. Ajoutons à cela les amendements ”Le Fur”, qui facilitent la concentration des élevages et l’installation industrielle de méthaniseurs, et la boucle est bouclée : la lutte contre les marées vertes aboutirait à subventionner l’augmentation du cheptel.
Enfin, légalement, ces mesures remettent en cause le principe de base ”pollueur payeur”. Les auteurs de la pollution ne sont pas sollicités directement pour la mise en œuvre de cette ”méthanisation”, que ce soit en investissements et en fonctionnement. Les coûts de la dépollution devront intégralement être supportés par les contribuables directement ou indirectement.


Pour toutes ces raisons, nous considérons que vouloir traiter dans la même filière à la fois le lisier et les algues vertes est un choix inadapté, très imprudent sur le plan technique, économique et environnemental. Ce choix préconise, une fois encore, des mesures en marge de la légalité. Il s’annonce déjà de toute façon désastreux pour les finances publiques qui en auront à supporter l’essentiel du coût.

Par contre, parler de ”méthanisation” et communiquer sur les projets en cours, permet, de faire croire que le problème ”algues vertes” est bien pris en compte par la puissance publique. Ainsi pourront continuer pendant encore plusieurs années, les errements actuels de versements de déchets de nitrates dans les cours d’eau bretons. En témoignent les extensions d’élevage accordées à tout va. Ce sera autant d’années de perdues pour adopter les mesures radicales d’éradication des marées vertes.

La méthanisation des marées vertes et du lisier ne doit pas faire illusion. Elle n’est en aucun cas un remède contre cette pollution majeure de notre littoral. Elle conduit au contraire à lui donner un statut ambigu en la valorisant.
Elle n’est pas non plus une réponse à l’effet de serre, sauf à traiter par ce procédé les déchets putrescibles, ce que le gouvernement n’envisage jamais. Enfin, elle ne réduira pas le taux de nitrates et de phosphore au robinet.

C’est pourquoi, je vous demande, Monsieur le Préfet, de renoncer à ce projet, d’engager la profession agricole à des changements fondamentaux de pratiques culturales, quand ils n’ont pas déjà été accomplis, en les conditionnant à des aides techniques et financières.

Texte proposé par Sauvegarde du Trégor, Rance-Environnement, AE2D et Libre Canut

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le Préfet de Région

L’axe majeur du plan gouvernemental de lutte contre les marées vertes consiste à les méthaniser en même temps que le lisier qui les produit en grande partie. Pour toutes les raisons développées ci-dessous, je dénonce le mauvais usage de ce procédé, dont je ne conteste pas l’intérêt par ailleurs.

La méthanisation des marées vertes et du lisier ne doit pas faire illusion. Elle n’est en aucun cas un remède contre cette pollution majeure de notre littoral. Elle conduit au contraire à lui donner un statut ambigu en la valorisant.
Elle n’est pas non plus une réponse à l’effet de serre, sauf à traiter par ce procédé les déchets putrescibles, ce que le gouvernement n’envisage jamais. Enfin, elle ne réduira pas le taux de nitrates et de phosphore u robinet.

C’est pourquoi, je vous demande, Monsieur le Préfet, de renoncer à ce projet, d’engager la profession agricole à des changements fondamentaux de pratiques culturales, quand ils n’ont pas déjà été accomplis, en les conditionnant à des aides techniques et financières.

 

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16 commentaires

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Il y a un grand progrès. Il y a 20 ans, les agriculteurs et éleveurs menaçaient les scientifiques de "leur casser la gueule" s'ils abordaient le sujet des algues vertes en leur présence.
Les solutions de principe trouvées pour neutraliser les effets désastreux du système agricole a toujours été un encouragement à conserver ce système et à le développer. C'est donc le système qu'il faut changer. Est-ce utopique?

Tolmère
Le 30/11/2010 à 10:26:17

En Franche-Comté aussi on essaie d'implanter des unités de méthanisation mal ficelées donc avec plus de pollution à la clé (on transforme l'azote organique des vaches (fumier) en digestat équivalent à du lisier du porc). Bien fait ça pourrait être intéressant mais il n'y a aucune réflexion globale quand à leur implantation pour permettre une utilisation raisonnée des digestats. Le but est de toucher les subventions.
Pour info (n'oubliez pas d'ouvrir la pièce-jointe en plus du communiqué) : http://www.cpepesc.org/Communique-de-Presse-Unite-de.html?var_recherche=reugney  

yann
Le 17/11/2010 à 16:18:16

Et pourquoi que t'obligerais pas les chimiquier à finir la tâche?

sbirro's
Le 16/11/2010 à 21:25:00

J'entends tous les commentaires sur cette cyberaction. Et j'y réponds puisque, en tant que président de Sauvegarde du Trégor, j'en suis à l'initiative.
Je voudrais ici lever quelques malentendus.
1°) Ce texte n'est pas une déclaration de guerre contre la méthanisation. Il y est dit que si jamais les pouvoirs publics qui proposent cette méthanisation des lisiers y croyaient vraiment, alors voilà longtemps qu'ils auraient méthanisé nos déchets putréscibles. En fait, par pur opportunisme, ils s'emparent de ce procédé, sans même savoir s'il marchera avec les marées vertes, pour couper encore plus le lien avec le sol dans les pratiques agricoles intensives. Quand on se sera rendu compte que le procédé ne marche pas avec les algues, alors tout sera concentré dans la méthanisation du lisier. Grâce à quoi, le produit de la transformation ne sera plus comptabilisé comme lisier à épandre et donc on pourra en finir avec la contrainte des ZES. Conséquence immédiate : augmentation encore plus folle de la production porcine. Et tout cela avec l'aide de la lutte contre les marées vertes !
2°) L'agriculture intensive ne me nourrit pas : voilà des années que je mange bio. D'ailleurs l'argument ne tient non plus pour ceux qui mangent conventionnels, puisque la production de porcs est exporté à 90 % de la Bretagne. C'est une industrie qui se moque de nos besoins, pollue et pense d'abord au profit. C'est aujourd'hui la loi du genre. Mais ce profit, que les producteurs le revendiquent, plutôt que de nous adresser la moraline de service, histoire de nous culpabiliser pour mieux faire passer la pilule de la pollution !
3°) Nous avons usé de termes non-chimiquement corrects. Quand nous parlons de solidifier pour l'azote, il s'agit de dire que le produit de la méthanisation est solide, compact, stockable, et donc plus gérable. Quant au taux de matière organique par litre de lisier, qu'il soit de1%, de 4 %, de 10 % ne change pas fondamentalement les données du problème. Nous nous excusons pour cette formulation non correcte, comme on s'excuse de quelques fautes d'orthographes dans un texte...
4°) En guise de conclusion, je dirai tout simplement : vive la méthanisation ! Sauf, qu'en l'occurence, il faut être bien naïf pour croire que tous ceux qui s'accrochent à ce modèle agricole intensif à bout de course seraient devenus tout d'un coup de louables acteurs de développement écologique de la Bretagne. Si on veut en finir avec les marées vertes, changeons ce système agricole, même si pour cela il faudra passer par des aides techniques et financières.
Yves-Marie Le Lay, président de Sauvegarde du Trégor

Le Lay Yves-Marie
Le 12/11/2010 à 21:09:21

comme le dit un commentaire, nous trouvons un PRG "Potentiel de Rechauffement Global" de 25 pour le méthane, il passe à 58 sur une observation à 30 ans
voir Dr B. Laponche
et B. Dessus
http://global-chance.org/spip.php?article83  

attention à l'expression conditionnant en fin de courriel ??

Microbe tao
Le 12/11/2010 à 18:39:10

Dompicker, merci pour votre participation Je puis assurer les agri-spétiques sur la démarche des non-agri, que l'engagement porté par ces derniers les amène à acheter plus cher des produits de Développement Durable et Solidaire, donc du cochon, et nous sommes prêts à accompagner la filière porcine dans une recherche du juste prix incluant aussi les couts indirects.
Nous pouvons faire des propositions dans ce sens, êtes vous prêts à les écouter?
La meilleure manière de ne pas avoir de couts indirects c'est de ne pas en générer
Voulez vous que l'on en discute ?
cela sera pour ma part avec plaisir.

Jean Francois 22
Le 12/11/2010 à 12:51:53

comme d'autres, je regrette que ce texte ne dise pas CLAIREMENT (et non pas dans un jargon "technocratique") que le meilleur remède contre la pollution c'est...d'arrêter de polluer et donc de dire que nous, contribuables citoyens, refusons que nos impôts servent à subventionner une agriculture productiviste destructrice de l'environnement et productrice d'aliments nocifs pour la santé publique

FRANÇOIS
Le 12/11/2010 à 00:07:05

otre commentaire :

pour info le lisier de porcs dose 15 à 25% de matière sèche et non 4% comme vous le dites , la solution de la méthanisation , si elle n'est pas la panacée est une alternative intéressant et intelligente , les déchets qui en résulteront retournerons au sol et leur valeur en azote , phosphore et potassium , seront déduite des droits a utilisation de ces mêmes engrais , il en résultera une baisse des achats d'engrais ( donc une économie) pour ces mêmes agriculteurs qui vous nourrissent tous ! Actuellement les filières porc , volaille , lait et viande vendent tous à perte y compris avec les primes qu'ils reçoivent et dont ils se passeraient bien si leurs productions étaient rémunérées à leur juste valeur. Je n'ai vu aucun "non agriculteur" pour défendre des prix agricoles justes et rémunérateurs lors des dernières manifestations agricoles
le monde agricole produit pour vous nourrir , avec des méthodes qui ne sont pas toutes parfaites certes , mais la méthanisation elle ,est une avancée qui a été refusée à la Bretagne pour des raisons politiques pendant 30 ans , et pendant ces 30 ans on a utilisé des engrais à très haute dose avec la bénédiction des pouvoirs publics de droite ou de gauche pour faire baisser le prix du panier de la ménagère sur le dos de la nature . Cette ancienne technique arrive maintenant , laissons là s'installer et l'on utilisera encore moins d'engrais pour les années à venir ,de nombreux agriculteurs bio ou non bio cherchent des alternatives pour réduire l'utilisation des engrais au grand dam de leurs systèmes coopératifs qui eux ne le souhaitent pas car ils en vivent ( des engrais et produits phytosanitaires ) . J'espère que ,comme en Allemagne ou au Danemark , on leur permettra de mieux vivre avec cette nouvelle possibilité technologique , leurs revenus en ont besoin . n'oubliez pas que vous mangez tous des légumes , de la viande et des céréales , alors protégeons ce qui peut maintenir notre tissus rural et agricole .

dompicker
Le 11/11/2010 à 18:41:00

ATTENTION
Sans rentrer dans une discussion de fond, ce texte contient de grossières erreurs:

1_Il est écrit au début du texte:
"Le résultat est la production de méthane, grâce à l’action de bactéries".
Quelques lignes plus bas on peut lire:
"Elle permettrait de trouver une nouvelle source d’énergie propre qui ne fasse pas appel aux hydrocarbures".
Si je ne m'abuse, la formule chimique du méthane est CH4 donc un hydrocarbure.

2_ en tête de paragraphe, on peut lire:

"L’azote n’est pas éliminé, il est solidifié."

L'azote est un gaz neutre qui compose l'air que nous respirons à 80%, sa molécule est N2).Comme toute matière, on peut le trouver dans les 3 états:
le plus classique, l'état gazeux
Pour des techniques de conservation bien particulières, on le trouve sous forme liquide (-196°C)
L'état solide n'est utilisé que pour des cas très très particuliers sa température approche le Zéro obsolu.

Si la méthanisation rejette de l'azote solide, voilà peut être la solution au réchauffement climatique.

Restons sérieux
J'en profite pour rappeler L'importance du méthane, en tant que gaz à effet de serre. Son potentiel de réchauffement global (PRG) est de 25 alors que celui du CO2 est de 1, 100 ans après son émission, et le PRG du méthane est bien plus élevé sur des échelles de temps plus courtes.
Au moment ou certains experts di GIEC craignent une accélération du réchauffement climatique à moyen terme, des actions pour réduire rapidement les émissions de méthane, doivent à mon avis être prioritaires, même devant celles concernant le CO2.

dornegan
Le 11/11/2010 à 18:24:24

Bonjour. excellent article, bien détaillé, et d'une telle évidence...
merci à Antoine pour son commentaire.
j'habite en Bretagne, et tenez vous bien, j'ai du mal à pouvoir acheter une côte de porc agréable à manger! que de la cochonnerie, subventionnée et insipide. alors qu'en déplacement dans d'autres régions de France, on trouve de bonnes charcuteries... un comble pour la première région d'élevage porcin !
ne subventionnons plus la m.... et surtout, n'en achetons pas !

JEAN56
Le 11/11/2010 à 08:48:42

Je suis d'accord avec ce texte.

Rien ne sert de dépolluer, il faut cesser de polluer.

C'est évident que cette "usine à gaz" de solution est un doigt de plus dans l'engrenage de la surproduction industrielle qui dévaste tout : la terre, la mer, l'air, et l'homme bien sûr, avec toute sa culture ancestrale.

Une des solutions est de n'acheter que des denrées produites dans le respect de la terre, de la mer et des hommes. Donc exit les jambons industriels et bonjour les jambons bio. C'est trois fois plus cher ? et bien on en achète trois fois moins et on se portera 6 fois mieux.

J'aurai aussi aimé une fin plus claire et qui affirme que les valeurs de la production bio sont une solution à ce problème.

Vincent
Le 10/11/2010 à 22:37:47

Mouais... pas franchement convaincu par cette cyberaction.

J'ai bien compris l'idée de s'opposer à la méthanisation qui ne résout en rien l'origine des pollutions. Ok

Mais ce qui me gène c'est la demande formulée en finale :
"...d’engager la profession agricole à des changements fondamentaux de pratiques culturales, [...], en les conditionnant à des aides techniques et financières"

Pollueur, payeur ! Point barre ! Il existe des formes d'agriculture alternative, et il existe de nombreux paysans qui ont refusés de se laisser embarquer dans une hérésie intensive par leur coop et par leurs "amis" du Crédit Agricole. Du coup, pour moi, il faut imposer par la loi des changements profonds des pratiques culturales avec des délais fermes et des sanctions financières à la clé.

Sinon, on continue de gaver de subventions l'agriculture intensive et de râler contre le soi-disant surcoût des produits bio et/ou des produits issues d'agricultures extensives.

Voilà ma réflexion... bon allez, je signe quand même mais... je voulais partager cet élément de réflexion.

Antoine
Le 10/11/2010 à 21:11:36

La patience est la vertu qui permet l'observation.
Commençons donc par observer et une fois que toutes les observations de base prendront une forme cohérente. Un début de solution apparaîtra.

Soyons patient même si le temps semble nous presser.

Salueur publique
Le 10/11/2010 à 20:32:22

@Fabienne en particulier

Bonsoir,

Peut-être que les derniers mots ont échappé à votre attention :
"...d’engager la profession agricole à des changements fondamentaux de pratiques culturales, quand ils n’ont pas déjà été accomplis, en les conditionnant à des aides techniques et financières"

Il me semble que c'est bien là LA solution alternative que vous réclamez, elle n'est pas expliquée en détail mais les destinataires devraient la connaître ou alors c'est grave.

Eviter d'élever des porcs les uns sur les autres dans des camps de concentration en les bourrant d'aliments qu'on produit à coup d'engrais azotés, ça devrait un peu résoudre le problème !

Bien cordialement,

Cédric

Cédric
Le 10/11/2010 à 19:31:53

Un train peu en cacher un autre et c'est bien ce qui nous est expliquer.
L'idée comme toujours ce n'est pas d'en rajouter mais bien d'en ENLEVER, ici réduire les élevages qui finissent de toute façon à mal nourrir les populations rendues malades et qu'il faut soigner!! La boucle est bouclée et par tous les bouts l'humain est enlisé dans ses erreurs!! Avec aussi toujours les même payeurs ceux qui ne font pas les choix et les autres qui choisiraient bien autrement...

ArtsMaSage
Le 10/11/2010 à 19:23:06

Cette action me laisse un peu perplexe et je m'explique. La méthanisation n'est pas en soi un mauvais procédé, je l'ai vu utilisé en Afrique pour alimenter en gaz une cantine scolaire et ça marchait assez bien. Il est dit aussi que ce procédé est utile par ailleurs. Certes il n'est pas parfait et demande à être amélioré pour être plus performant au niveau de la réduction en azote et phosphore. Mais comme il est dit en y ajoutant d'autres déchets ménagers.
Ce qui me gêne c'est que cette action ne propose pas d'alternative au problème. Et si chaque fois qu'une solution est apportée, on crie dessus en disant "Attention, c'est un leurre et le remède sera pire au final", nous n'en sortirons jamais ! Même si la méthanisation n'est pas LA SOLUTION unique, elle peut en être un élément, qui, associé à d'autres, aménagés en complémentarité, arriveraient à une réduction rélle du pb. Alors, plutôt qu'une action contre, ne pourrait-on pas faire une action pour son aménagement et son encadrement lors de sa mise en oeuvre ?

Fabienne
Le 10/11/2010 à 18:03:38

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