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Cyberaction : ZÉRO AIDE PUBLIQUE A L’ÉVASION FISCALE
« Bercy beaucoup ! » Attac dénonce le scandale des aides publiques aux multinationales. Mardi 2 juin, Attac est passée à l’action face à Bercy pour porter une proposition simple, lisible, immédiatement applicable : zéro aide publique pour les multinationales qui pratiquent l’évasion fiscale. Le jour même, Attac publiait une note ainsi qu’un sondage montrant que cette proposition est massivement soutenue par l’opinion publique.
Cette cyberaction a également pour objectif d'interpeller vos élus. Vous pouvez ajouter vos élus en copie du message en cliquant sur modifier des éléments après avoir rempli vos coordonnées
Cyberaction mise en ligne le 03 juin 2026
Proposée par Cyberacteurs
Elle sera envoyée à Présidente de l'AN | à votre député En soutien à ATTAC
Elle prendra fin le : 03 septembre 2026
Plus d'infos
A l’heure où le gouvernement s’obstine à mener une politique d’austérité délétère au détriment de la Sécurité sociale, des politiques sociales et écologiques, nous montrons qu’une alternative s’impose : couper les aides publiques aux grands groupes qui évadent l’impôt !
Pour dénoncer le scandale des aides publiques versées aux entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale, des militant·es d’Attac ont escaladé l’Accor Arena pour y déployer une banderole de 40 mètres affichant « Des milliards pour les multinationales : Bercy beaucoup ! » face au ministère de l’Économie et des finances.
Une crèche géante a également été installée, composée d’un énorme biberon et de marionnettes représentant des bébés à l’effigie de patrons des multinationales. Cette mise en scène dénonce les montants colossaux d’aides publiques versées à des entreprises qui, tout en bénéficiant de l’argent public, utilisent des filiales dans les paradis fiscaux pour réduire leur imposition
Attac publie une note intitulée « Zéro aide publique pour les multinationales qui pratiquent l’évasion fiscale » qui revient sur le manque de transparence autour des aides publiques aux entreprises, présente les données parcellaires disponibles et propose une mesure simple, lisible, immédiatement applicable et largement soutenue par l’opinion publique.
Est-il légitime de verser des aides publiques à des entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale ? Qui peut justifier que des entreprises qui se dérobent à l’impôt et à l’effort collectif puissent quand même être soutenues par de l’argent public ?
Pourtant, alors que les aides publiques aux entreprises ne cessent d’augmenter depuis plus de 20 ans, il n’existe aucun garde-fou pour s’en assurer. Il n’existe pas de registre précis et à jour des entreprises multinationales qui touchent des aides publiques. Pas plus qu’un recensement exhaustif de leur présence dans les paradis fiscaux. Résultat : plusieurs entreprises émargent à des dispositifs de soutien tout en ayant des filiales dans les paradis fiscaux.
Après avoir décrit comment ce manque de transparence sape l’un des leviers majeurs de la politique économique, puis mis à disposition les informations parcellaires disponibles, cette note propose d’instaurer une mesure simple, lisible, immédiatement applicable et largement soutenue par l’opinion publique : zéro aide publique pour les entreprises multinationales ayant des filiales dans les paradis fiscaux.
Un sondage exlusif commandé par Attac à l’IFOP révèle que seulement 6% des sondé·es considèrent que « Les entreprises qui utilisent des paradis fiscaux pour réduire leurs impôts peuvent continuer de recevoir des aides publiques », tandis que 78 % des sondé·es estiment que « Les entreprises qui utilisent des paradis fiscaux pour réduire leurs impôts ne doivent plus recevoir d’aides publiques ».
UNE MESURE DÉJÀ VOTÉE PAR LE SÉNAT EN AVRIL 2020, CONTRE L’AVIS DU GOUVERNEMENT
Au printemps 2020, dans le cadre du deuxième projet de loi de finances rectificative (PLFR2) débloquant des financements publics massifs en compensation du confinement face à la pandémie de COVID-19, le Sénat a adopté un amendement visant à exclure de certaines aides publiques les entreprises disposant de filiales dans des paradis fiscaux
Déposé par plusieurs sénateurs centristes et indépendants, cet amendement, de portée symbolique, a été voté contre l’avis du gouvernement.
Le matin même de l’adoption de l’amendement au Sénat, le ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire indiquait publiquement sur France Info qu’ « une entreprise ayant son siège fiscal ou des filiales dans un paradis fiscal,[...] ne pourrait pas bénéficier des aides de trésorerie de l’État », précisant que « si votre siège social est implanté dans un paradis fiscal, il est évident que vous ne pourrez pas bénéficier du soutien public »
Le gouvernement s’est pourtant opposé au Sénat à cet amendement ... qui a finalement été supprimé quelques heures plus tard en commission mixte paritaire.
Signer !
Récapitulatif
Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à presidente@assemblee-nationale.fr Avec les éléments suivants :
Sujet : Zero aide à l'évasion fiscale
Message : Madame, Monsieur,
Cette recommandation a déjà été votée par le Sénat au printemps 2020, avant d’être supprimée.
Je soutiens la proposition d’instaurer une mesure simple, lisible, immédiatement applicable et largement soutenue par l’opinion publique : zéro aide publique pour les entreprises multinationales ayant des filiales dans les paradis fiscaux.
Croyez en ma vigilance sur vos décisions
Cette cyberaction permet d'envoyer une copie de ce message à :
Votre député.
Vous pouvez modifier ces infos (sujet, texte, elus...) en choisissant l'option "modifier des éléments" après avoir renseigné le formulaire "je signe sans compte"
Impossible de toucher aux super profits des entreprises sans déclencher l'ire du gouvernement et d'une majorité de parlementaires. L'un des exemples est la taxe Zucman qui, pourtant, ne cassait pas trois pattes à un canard.
"Mare aux grenouille" dit Frawald. C'est gentil une grenouille. Je penserais plutôt à un marigot empli de crocodiles affamés et tant pis si vous y mettez un pied et êtes la prochaine victime entièrement dévorée.
Il est inutile d'avoir suivi de longs cours d'éthique ou de morale pour comprendre qu'utiliser de l'argent public pour s'enrichir au détriment à la fois du contribuable et d'une immense partie de la population est un scandale inqualifiable.
Après les municipales, nous sommes entrés dans une grande turbulence électorale qui durera encore deux ans: présidentielle, législatives, européennes, départementales, régionales. Notre bulletin de vote a un véritable pouvoir et peut tout changer. Aux électeurs d'agir et de chasser les crocodiles loin du marigot, voire de les éliminer purement et simplement.
Mireille 04/06/2026 - 14:51:03
Fermer les ponts pour de bon.
Bruno Lemaire* n'a-t-il pas été embauché par un cabinet new-yorkais qui conseille, entre autres, des multinationales ? Il est donc en première ligne pour leur dire : "L'évasion fiscale, c'est pas bien." ;-))
Une pensée également pour Monsieur Castaner et son intérim chez Shein... J'en oublie sûrement car ils sont nombreux, les "recasés".
Je soutiens la mesure, bien sûr, mais ça va être difficile étant donné la mare aux grenouilles des juteux petits arrangements et recasages.
Afin de remettre les boeufs avant la charrue, il faudrait contrôler/couper/interdire pour de bon ces ponts entre les multinationales et les politiciens influents.
Toute somme publique détournée se sa fonction de servir le bien commun et d'améliorer la vie des plus défavorisés devrait être récupérée à l'Euro près.
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"Mare aux grenouille" dit Frawald. C'est gentil une grenouille. Je penserais plutôt à un marigot empli de crocodiles affamés et tant pis si vous y mettez un pied et êtes la prochaine victime entièrement dévorée.
Il est inutile d'avoir suivi de longs cours d'éthique ou de morale pour comprendre qu'utiliser de l'argent public pour s'enrichir au détriment à la fois du contribuable et d'une immense partie de la population est un scandale inqualifiable.
Après les municipales, nous sommes entrés dans une grande turbulence électorale qui durera encore deux ans: présidentielle, législatives, européennes, départementales, régionales. Notre bulletin de vote a un véritable pouvoir et peut tout changer. Aux électeurs d'agir et de chasser les crocodiles loin du marigot, voire de les éliminer purement et simplement.
Mireille
04/06/2026 - 14:51:03