Pétition : soutenir la Palestine n’est pas un crime
Julien Thery doit pouvoir à nouveau travailler et enseigner ! Annulation de sa sanction : soutenir la Palestine n’est pas un crime !
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Pétition mise en ligne le 13 juillet 2026
Proposée par Cyberacteurs
En soutien à Julien Théry
Elle prendra fin le : 13 octobre 2026
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Critiquer les génocidaires et leurs complices n’est pas un crime !
Julien Théry, maître de conférences à l’université de Lyon 2 et spécialiste du moyen âge, vient d’être suspendu de l’Université pour une durée de 18 mois, sans pouvoir toucher son salaire. Ses crimes ? Avoir reposté un texte critique d’une tribune pro-Israël parue dans le Figaro et appelé au boycott des personnalités signataires ; avoir constamment dénoncé l’instrumentalisation de la (nécessaire) lutte contre l’antisémitisme pour justifier l’entreprise génocidaire contre les Palestiniens.
Nous connaissons tous parfaitement la méthode consistant à lancer l’accusation infamante d’antisémitisme contre les opposants au nettoyage ethnique en Palestine et tous les critiques de l’Etat d’Israël : depuis des années maintenant, cette méthode perverse est ouvertement utilisée pour faire taire les voix gênantes.
La sanction contre Julien Théry a été prise sous la pression ouverte d’une campagne de harcèlement coordonnée subie par la présidence de l’Université Lyon 2 : celle-ci, ainsi que d’autres responsables de l’université, ont reçu 200 fois le même courriel, envoyé par des personnes différentes. Une action de harcèlement et de pressions coordonnées. Surtout, depuis avril 2025 et « l’affaire Fabrice Balanche », l’Université Lyon 2 est l’objet de pressions inacceptables de la part de Laurent Wauquiez et des Républicains qui dirigent la Région Rhône-Alpes. Ces derniers maintiennent un chantage aux subventions tout à fait illégal en avançant que l’Université Lyon 2 serait gangrénée par « l’islamogauchisme ».
Comment une décision de suspension de 18 mois d’un enseignant pourrait-elle être juste et impartiale dans de telles conditions ? Depuis quand les universités sont-elles soumises aux manœuvres des politiciens, locaux et nationaux, et des défenseurs des intérêts d’un État étranger ?
Non seulement les personnes qui dénoncent le génocide ne nuisent pas à l’image de l’Université, mais au contraire, elles sont les meilleurs défenseurs de l’humanité, au moment où toutes les images nous arrivent montrant les atrocités que subissent non seulement les Palestiniens, mais également les Libanais.
Nous pouvons avoir des points de vue différents sur les moyens de mettre un terme à cette situation de massacre de peuples entiers, cependant, les signataires de ce texte refusent catégoriquement que quiconque soit écarté de sa vie professionnelle ou soit calomnié pour avoir cherché à dénoncer l’inimaginable.
Aussi nous demandons que cette sanction de suspension soit levée, que Julien Théry puisse retrouver son Université et ses étudiant.e.s, et que cessent les limites à la liberté d’expression pour ceux qui ont le courage de se lever pour dénoncer le génocide le plus documenté au monde, qui se déroule en ce moment même. Nous soutiendrons toutes les actions qui iront en ce sens.
Texte de la pétition
Nous demandons que cette sanction de suspension soit levée, que Julien Théry puisse retrouver son Université et ses étudiant.e.s, et que cessent les limites à la liberté d’expression pour ceux qui ont le courage de se lever pour dénoncer le génocide le plus documenté au monde, qui se déroule en ce moment même. Nous soutiendrons toutes les actions qui iront en ce sens.
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en Ariège et ailleurs ...
Répression des manifestant.es à Saint- Girons ? Samedi 8 août à saint-Girons un policier municipal, accompagné d’un quidam habillé en civil et qui semblait être son supérieur, se sont arrêtés pour nous demander de décrocher la banderole de l’association et le drapeau palestinien que nous fixons chaque semaine sur les grilles de la mairie, côté marché, en particulier depuis octobre 2023. Le policier municipal a ajouté que si nous ne le faisions pas nous, il s’en chargerait ! Nous lui avons demandé s'il possédait un document officiel du maire qui l'autorisait à agir... N'ayant pas de réponse à donner, il a simplement annoncé que la semaine suivante, SAMEDI 15 AOÛT, nous ne pourrions plus occuper cet espace...
Un cas similaire s’est produit il y a quelques semaines, peu de temps après le changement de mairie à Foix : quelqu’un se présentant comme appartenant à l’équipe municipale, a demandé aux camarades qui tractaient de retirer leurs banderoles et drapeaux. Face à leur refus, il a annoncé qu’ils et elles ne pourraient plus à l'avenir, tracter pour la Palestine sur le marché de Foix. Avertissement pour l'instant sans suites...
Devant la recrudescence des menaces et intimidations, ici comme ailleurs (entre autres et dernièrement, l’interdiction par la municipalité de Châlons sur Saône, de laisser la LDH et l’AFPS 71, participer au forum des associations de la ville !!) nous vous appelons à être à nos côtés les vendredis de 11h à midi à Foix et les samedis matins de 10h30 à midi à St- Girons. Il va de soi que si nous recevons une interdiction officielle (que nous contesterons !) nous poursuivrons notre présence régulière avec banderoles et drapeau palestiniens !
Pour la première fois depuis le 7 octobre 2023, une requête est déposée devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) afin de contester l’utilisation du délit d’« apologie du terrorisme » contre les expressions de solidarité avec la Pa- lestine. Au-delà du cas individuel du re- quérant c’est toute la politique française de criminalisation, répression et censure des voix pro – palestiniennes qui est poin- tée du doigt ! Ayant épuisé toutes les voies de recours en France, Mohamed Makni adjoint au maire d’Échirolles à l’époque des faits devient le premier des nom- breux justiciables poursuivis depuis le 7 octobre 2023 pour des propos relatifs à la question palestinienne à saisir la CEDH de la violation manifeste de l’article 10 de la Convention européenne qui protège la liberté d’expression alors qu’il s’exprimait dans le cadre d’un débat d’in- térêt général. Soutenu par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et la Legal Team Antiraciste (LTA), qui s’associent pleinement à sa démarche et l’accompagnent dans la procédure, il est déterminé à faire reconnaître une viola- tion manifeste de sa liberté d’expression.
À l’instar de Mohamed Makni, depuis le 7 octobre 2023, des centaines de person- nes (cela avait déjà été le cas pour les coprésident.es de Couserans-Palestine après une manifestation à Foix en 2016) ont été poursuivies en France pour leur analyse des événements et/ou des expres- sions de solidarité avec la Palestine. Si la vague répressive a touché bien d’autres pays européens, la France est le seul État à avoir appliqué le délit d’« apologie du terrorisme » à des propos et discours por- tant sur la situation coloniale en Palestine. Une exception nationale déjà sanctionnée par la Cour européenne qui, en 2020, avait condamné la France pour la pénalisation des appels au boycott des produits israéliens
Résultat ? Un renforcement massif de l’arsenal répressif, une extension conti- nue des atteintes à la liberté d’expression et des condamnations pour de simples prises de position politiques. Rien que pour la période allant d’octobre 2023 à décembre 2024, les autorités françaises ont fait état de 1123 personnes mises en cause pour « apologie du terrorisme », dont la moitié ont été poursuivies par la justice.
Le 26 janvier 2026, cinq rapporteurs spéciaux de l’ONU ont adressé aux autorités françaises une communication officielle forte et documentée. Ils y relèvent notamment une politique pénale particulièrement répressive et la mise en cause d’un spectre extrêmement large de cibles incluant des militants, élus, responsables politiques, syndicalistes, journalistes, universitaires ... Les rapporteurs estiment enfin que l’utilisation extensive du délit d’« apologie du terrorisme » a créé un fort climat d’autocensure !
Alain UGUEN
15/08/2026 - 09:45:48