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Cyberaction N° 1108: Protégeons nos forêts domaniales en Scarpe Escaut

Nos forêts régionales en Nord Pas de Calais sont précieuses. Elles constituent un des seuls espaces où les habitants peuvent se ressourcer gratuitement en profitant des bienfaits de la nature.

[ 3 123 participations ]

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Cyberaction mise en ligne le 30 avril 2019

Proposée par Cyberacteurs
En partenariat avec L'iris Sauvage

Elle sera envoyée à Eric Marquette ONF

Elle prendra fin le : 31 décembre 2019

Plus d'infos

En lisière sud de la forêt domaniale de Flines lezElles sont aussi rares, car elles ne couvrent que 8% de notre territoire régional, contre une moyenne nationale de 33%. Elles contribuent aussi à absorber et fixer le CO2 dégagé par les activités diverses d'une population nombreuse et dense, modérant les excès climatiques, filtrant la pollution atmosphérique, et produisant un oxygène vital pour tous. Et cependant, malgré leur exiguïté relative, elles abritent 90% de la biodiversité régionale (selon vos propos rapportés par un quotidien régional). C'est pour ces raisons que l'on a créé ici le premier Parc Naturel Régional, Scarpe Escaut, en 1968.

Or, depuis quelques années, nos forêts domaniales sont soumises à une gestion orientée principalement vers la satisfaction des besoins de l'industrie du bois, avec des modes d'exploitation comparables à ceux de l'agriculture industrielle. Cette recherche de la productivité est encore appelée à s'amplifier avec les prélèvements opérés pour alimenter la filière ONF énergie. Nos forêts perdent le caractère naturel, l'attrait paysager, les individus « mal formés » et « non rentables », en somme leur beauté, et tout ce qui fait que nous aimons les fréquenter.

Nous sommes choqués de voir le manque de respect de la vie des arbres (élagages barbares), et de la propreté de la forêt (gaines plastiques de protection des plants forestiers abandonnées sur place). L'industrialisation de l'exploitation forestière emploie d'énormes engins qui abiment le sol sur 20% de la surface des forêts. Ce chiffre estimé par l'ONF correspond aux « cloisonnements d'exploitation » : mode de cheminement à l'intérieur du massif, censé limiter l'impact de ces engins très lourds. Cette surface considérable est inutilement sacrifiée. Ainsi la dégradation des sols forestiers compromet le renouvellement des populations végétales ligneuses et herbacées. Les zones sensibles -principalement chez nous les zones humides- sont impactées de la même façon : les dégâts sont alors bien plus conséquents et durables, alors même que les Plans d'Aménagement forestiers recommandent d'y pratiquer le débardage en suspension sous câble ou par cheval.

Les coupes rases sont très dévastatrices : impact négatif sur la biodiversité, mortalité élevée des hêtres qui les bordent (par « coups de soleil »), chablis de bordure et bris de branches charpentières consécutifs à l'ouverture aux vents violents, aspect paysager littéralement catastrophique. Leur efficacité dans le renouvellement des plantations n'est pas toujours garantie, car les plantations nouvelles sur ces surfaces dénudées demandent un suivi et des soins réguliers que la compression des personnels ONF ne permettent plus, à tel point que le taux de reprise de ces plantations après coupes rases est souvent quasi nul sur de grandes surfaces. Sous la pression d'un public révolté les forêts domaniales franciliennes ont toutes été reclassées en forêts péri-urbaines, les Plans d'Aménagements sont révisés et on n'y pratiquera plus de coupe rase.

Par ailleurs trop de grumes abandonnées pourrissent au sol. Tous ces arbres, laissés vivants, auraient continué à capter et stocker du CO2 ; morts debout sur pied, ils auraient abrité la biodiversité associée à ces chandelles. Cette pratique heurte le bon sens, c'est un gâchis écologique et économique.

Pour ces raisons, Monsieur le Directeur, nous vous demandons respectueusement mais instamment, pour notre Unité Territoriale Scarpe Escaut :
1- de classer les forêts domaniales de Flines lez Mortagne et Bonsecours en forêt péri-urbaine, comme cela a été décidé pour celles de Raismes /Saint Amand/Wallers et Marchiennes,
2- d'y cesser immédiatement les coupes rases, au profit de coupes d'ensemencement, et sur des surfaces limitées à 25 ares maximum,
3- d;y pratiquer de préférence la gestion en futaie jardinée, type Pro Sylva,
4- de pratiquer le débardage sous câble ou à cheval sur tous les sols sensibles,
5- d'y cesser tout prélèvement à destination de la filière ONF énergie,
6- de ne plus exporter vers des pays lointains les « gros » et « très gros bois », et de laisser pousser ces arbres en attendant que la filière industrielle française adaptée soit rendue à nouveau opérationnelle,
7- de créer de nouvelles Réserves Biologiques Domaniales, d'étendre celles qui existent, de créer de nouveaux ilots de sénescence,
8- de laisser vivre leur cycle de vie complet, jusqu'au retour à l'humus, des arbres choisis de toutes espèces indigènes et disséminés régulièrement dans la forêt,
9- de prendre toutes les précautions nécessaires pour préserver la biodiversité partout où elle persiste, et pas seulement en quelques lieux vitrines emblématiques
10- de laisser prospérer les peuplements de chênes pédonculés là où la nappe d'eau souterraine est superficielle, car il est bien documenté qu'il survivra en situation humide face aux aléas du changement climatique,
11- de laisser prospérer le châtaigner, naturalisé depuis longtemps et bien en station sur les sables acides du Landénien, et autres espèces indigènes qui n'intéressent pas l'industrie du bois,
12- de pratiquer un élagage doux et respectueux des arbres forestiers de bordure,
13- de ne plus gyrobroyer les parties herbeuses, mais de les faucher avec exportation des produits, et aux époques qui épargnent la vie qui y est associée.
14- De procéder à la requalification de lisières en lisières étagées, profitables à la biodiversité, et résistantes aux vents violents,
15- De faire enlever par vos agents les gaines plastiques de protection des plants forestiers pour les recycler,
16- De restaurer les alignements de hêtres en bordure de drèves.

PDF à télécharger pour plus d'infos

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Récapitulatif

Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à eric.marquette@onf.fr |
Avec les éléments suivants :
  • Sujet : Nos forêts domaniales en Scarpe Escaut
  • Message : Monsieur,

    Je soutiens les demandes de l'Iris Sauvage en faveur du classement des forêts domaniales de Flines lez Mortagne et Bonsecours en forêt péri-urbaine, de la création de nouvelles réserves biologiques domaniales et d'une gestion de ces espaces pour en préserver toute la biodiversité.

    Veuillez agréer mes salutations attentives à vos décisions.

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15 commentaires

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L'auteur de la pétition à Madame Elise Michaud ONF
Je vous remercie, Madame, pour vos remarques, qui contribuent à l'intérêt de cette pétition. Je remercie également Frawald, Philippe, Véronique et les autres, qui nous soutiennent franchement.
Je milite pour la protection de la nature depuis plus de 50 ans. J'ai été entrainé dans cette passion par Pierre Pellerin, fondateur dans les années 1970 de la revue grand public Bêtes et Nature, et de l'Association des Journalistes et Ecrivains Pour la Nature. Ma connaissance de la gestion forestière n'est pas celle d'un professionnel mais elle me semble suffisante pour porter un jugement sur la réalité pratique de la gestion forestière ONF telle que l'on peut la voir sur le terrain, et celle-ci est bien différente du discours officiel comme des plaquettes luxueuses généreusement offertes par L'Office.
Peu importe que le terme périurbain ne soit pas réglementaire pour l'ONF, car il s'agit effectivement d'adapter le traitement sylvicole aux attentes d'un public nombreux et dans le besoin pressant d'air pur, de calme et de beauté offerts par nos 4 massifs forestiers en Scarpe Escaut. Le taux de fréquentation des massifs de Flines et de Bonsecours n'a pas été évalué comme pour ceux de Raismes/Saint Amand/Wallers et Marchiennes, cependant il suffit de s'y promener un jour férié pour constater qu'ils sont aussi très fréquentés, particulièrement par les belges, puisque ces forêts touchent la frontière et que celle de Bonsecours se prolonge en Belgique (d'où son nom). La proximité des villes de Tournai, Mons, et des agglomérations Valenciennes et Lille amène beaucoup d'amateurs dans la forêt de Flines, très réputée pour sa richesse en champignons, et l'agrément de son parcours. Sa fréquentation va augmenter encore très fortement, dès 2020, lors de l'ouverture du Centre de loisirs nature et sports dénommé "Your Nature", situé juste à la lisière nord de cette forêt. Et en même temps l'ONF prévoit d'augmenter fortement les prélèvements de bois dès cette même année 2020.Il est indispensable d'adapter le Plan d'aménagement pour ces 2 forêts, comme cela commence à se faire ailleurs. Et cette adaptation doit exclure les coupes de grandes ampleur, qu'elles soient rases ou de régénérations en plein, car la caractéristique de ces 2 forêts est d'avoir été épargnées par le vandalisme allemand de la Grande guerre. Elles conservent encore (pour combien de temps?) de vieux arbres et des surfaces épargnées par la transformation industrielle (régime de futaie régulière) qui avance. Ces deux vieilles forêts mériteraient en fait d'être laissées maintenant en libre évolution, pour tenter de stopper l'érosion accélérée de la biodiversité que subit la région, et maximiser à la fois le stockage du carbone atmosphérique et le dégagement d'oxygène.
Veuillez noter que je ne confond pas" coupe rase" et "coupe de régénération en plein": cette dernière appellation ne signifiant rien de précis pour le profane je préfère utiliser le raccourci "coupe d'ensemencement", plus clair à mon avis. Et si ce mode de gestion a réellement été abandonné par l'ONF en forêts périurbaines pour éviter les réactions négatives du public - car il produit visuellement le même effet désastreux que la coupe rase- ses conséquences négatives sur le sol de la coupe et les arbres périphériques telles que décrites dans la pétition sont les mêmes que celles de la coupe rase. Cependant la coupe d'ensemencement est moins dommageable pour la biodiversité par rapport à la coupe rase: les arbres qui repoussent sont d'origines locales, et, lorsque le sol n'a pas été trop abimé par le passage des engins très lourds utilisés actuellement, la biodiversité des espèces végétales est préservée. A condition toutefois que les agents ONF n'y éliminent pas ensuite tout ce qui ne présente pas d'intérêt pour la filière bois, ou n'entre pas dans les espèces ciblées par le Plan d'Aménagement forestier! Par exemple le châtaigner dans nos forêts locales... A ma question posée lors du débat sur le film "L'intelligence des arbres" (à Douai en novembre 2017) un de vos collègues nous a répondu "Le châtaigner n'est pas en station!". Pourtant nous pouvons voir un châtaignier pluricentenaire qui se trouve heureusement encore présent en forêt domaniale de Flines lez Mortagne. Il se porte "comme un charme". Le châtaigner se ressème naturellement et prospère dans cette forêt. On trouve d'ailleurs des poutres de châtaigniers soutenant les plafonds en voûtains des fermes traditionnelles alentour.
Il est vrai aussi que ce même agent ONF m'a déclaré plus tard, à propos du livre "La vie secrète des arbres": "c'est une vision poétique de la forêt". Et lorsque je lui rappelais les références scientifiques mentionnées par Peter Wohlleben: "il y a d'autres études qui ne sont pas du même avis"... Et au sujet du chêne pédonculé le précédent directeur régional de l'ONF m'affirmait que le chêne pédonculé n'est pas un arbre forestier: "Cet arbre ne fait pas colonie, il a été introduit en forêt par les paysans au Moyen Age, parce que ses glands sont plus gros que ceux du chêne sessile, les porcs domestiques y trouvaient avantage". Je peux vous faire voir une futaie spontanée de chêne pédonculé, en lisière de cette forêt (sur une propriété personnelle) qui est d'origine absolument naturelle - née de la chute des glands provenant de vieux chênes alignés en bordure d'une prairie pâturée- et sans aucune intervention de gestion. Ces chênes pédonculés dominent en nombre et en hauteur quelque érables sycomores, charmes, frênes et bouleaux. Ils présentent des fûts bien droits et élagués naturellement. Le terrain les accueillant était à l'origine une prairie de fauche de caractère fort humide.
En ce qui concerne la contradiction que vous relevez entre mon refus des coupes rases et mon souci de préserver la biodiversité, veuillez admettre que la forêt est par essence un milieu fermé. L'abri refuge qu'offre les stades jeunes de la gestion en futaie régulière est tout à fait éphémère, et ne profite qu'à un nombre très limité d'espèces des milieux ouverts. D'autre part lorsque l'implantation de la futaie régulière aura gagné toute la surface de la forêt, les espèces cavernicoles dépendant des gros bois seront cantonnées dans les plus vieilles parcelles -150 ans tout au plus..., et certainement beaucoup moins si l'on suit le discours du "Boss", patron de la scierie industrielle d'Urmatt, interrogé dans le film "Le temps des forêts" sur sa conception d'une gestion durable de la forêt- la crise du logement se fera sentir d'autant plus que ces oiseaux sont territoriaux: cette conception de la biodiversité n'est pas la mienne. Cet avantage que vous évoquez par rapport aux milieux cultivés ouverts devenus inhospitaliers ne peut-être invoqué pour justifier une pratique tout à fait artificielle, d'ailleurs calquée sur l'agriculture industrielle. Les naturalistes que vous évoquez feraient mieux de s'attaquer plus sérieusement à cette agriculture qui stérilise et empoisonne les milieux ouverts,et en chasse la biodiversité, plutôt que de cautionner vos pratiques néfastes. J'observe que le GON - auquel j'adhère- n'a pas de section botanique, et que les ornithologues ne sont pas forcément des experts en cette matière.
L'ONF doit en principe s'attacher à la préservation de la biodiversité, végétale comme animale, tout autant qu'à l'accueil du public et à la production de bois. Sauf que deux stations de maïenthème, plante protégée en région, ont été éradiquées récemment de la forêt de Flines lez Mortagne, à cause des coupes qui les ont brutalement soumises au rayonnement solaire direct et à un recouvrement consécutif par ronces et fougère aigle. On me réplique: "Le maïenthème se porte bien à Flines". Est-ce une raison suffisante pour accepter que sa population soit amputée? Le fait qu'elle soit protégée ne vous émeut-il pas ? Acceptez-vous qu'ici comme en Amazonie ou en Indonésie les espèces, protégées ou non, disparaissent au profit de l'exploitation intensive? L'alarme récente de l'IPBES sur la disparition programmée d'un million d'espèces ne vous interroge-t-elle pas?
Ma fréquentation ancienne de la forêt de Flines - je la parcoure régulièrement depuis près de 60 ans- me permet d'affirmer que la bondrée apivore et l'autour des palombes n'ont pas attendu l'ouverture artificielle du milieu pour s'installer dans cette forêt. Notre territoire Scarpe-Escaut offre partout, en périphérie des forêts, des prairies permanentes et des marais pourvoyant à leurs besoins nutritifs. J'observe régulièrement ces 2 rapaces, avec buse variable, faucon crécerelle et hobereau ajoutés, en chasse sur ces espaces herbeux en lisière de forêt. Et avant que l'ONF ne remplace le Conservatoire des Eaux et Forêts, je trouvais régulièrement des cadavres de ces rapaces sur les sentiers forestiers, fusillés par le garde forestier (ils n'étaient pas encore protégés à l'époque).
Concernant l'engoulevent, il était encore présent voici une 10ne d'années en lisière nord de cette forêt de Flines, sur le territoire belge, en zone classée " Site de Grand Intérêt Biologique". Il a disparu de ce site depuis, et les nombreuses coupes rases ou de régénérations présentes à proximité immédiate de ce SGIB ne l'ont pas retenu. A ma connaissance il n'avait d'ailleurs jamais été présent en forêt de Flines.
A propos de ces coupes rases, voyez la motion adoptée par l'Assemblée Générale statutaire des Réserves Naturelles de France du 30 avril 2018 intitulée:
"Pour un encadrement des coupes rases en zones naturelles protégées, notamment les réserves naturelles et les sites Natura 2000".
Elle stipule entre autres ceci: "La coupe rase n'est pas un mode de gestion durable des forêts dans le périmètre des réserves naturelles et des zones Natura 2000". Toute la forêt de Flines est classée Natura 2000, elle est malheureusement trouée de toutes parts.
Voyez aussi les nombreuses remarques mentionnées dans "Plantes protégées et menacées en région Nord/Pas-de-Calais" (publication du Centre Botanique National de Bailleul) sur les dangers que l'exploitation forestière actuelle présente pour les espèces végétales forestières.
J'étais présent le 25 octobre 2018 à Saint Benoît Tronçais, avec des centaines de vos collègues de l'ONF et tout autant des associations environnementales. Cette grande journée de protestation contre la direction de l'ONF était l'aboutissement de la Marche pour la forêt, venant des 4 coins de France pour rejoindre à pied à travers nos grands massifs forestiers la fameuse forêt de Tronçais, joyau de la sylviculture française. Le Manifeste de Tronçais: pour la forêt française, notre bien commun, et toutes les manifestations qui l'ont précédé et suivi sont certainement à l'origine de la mise à la retraite anticipée de Christian Dubreuil, Directeur national de l'ONF, courroie de transmission du ministre Stéphane Travert, tous deux promoteurs de cette gestion forestière irresponsable. Leurs successeurs ne nous laissent pas plus d'espoir puisque l'on annonce aujourd'hui le dessaisissement de l'ONF dans la gestion des forêts communales. Les appétits privés de l'industrie du bois ont le champs libre. Le pire est encore à venir.

Jean Claude Brunebarbe
12/06/2019 - 13:19:31

la foret nous donne tout, protegeons la pour notre avenir .

jb
05/06/2019 - 18:47:43

Cette rentabilité perdue pour ouverture vers une privatisation donne raison à Chateaubriand: "les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent".

Unamunam
07/05/2019 - 20:19:02

chaque pays devrait reboisé de 15% son territoire.

Nans
07/05/2019 - 10:57:40

Le statut d'Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial de l'ONF l'oblige à équilibrer son budget.
Cet équilibre a été compromis par la tempête dévastatrice de 1999 et la recherche de rentabilité a malheureusement conduit vers des pratiques qui désolent les riverains et désespèrent les agents forestiers.

Mais même si le classement "forêt péri-urbaine" n'existe pas, l'ONF peut réviser localement sa politique sous la pression des habitants : dans la région de Versailles où j'habite, arrêt des ventes sur pied génératrices de sous-traitances incontrôlées et de coupes à blanc déraisonnables ...

dominno
05/05/2019 - 16:06:11

Les coupes de régénération, souvent qualifiées à tort de "coupes rases", peuvent effectivement servir pendant un temps d'habitat de substitution à certaines espèces aviaires tels l'Engoulevent d'Europe, le Gobemouche à collier, le Pipit des arbres, même les Pies-grièches écorcheurs (les grises, il n'y en a plus !)… Ensuite, passé un certain stade de croissance des jeunes arbres, le milieu n'est plus favorable. Ne sont pas favorables non plus, les broyages qui y sont effectués afin de pratiquer des ouvertures tous les 5 à 6 mètres (c'est du moins ce que je constate en Franche-Comté), broyages qui ont lieu non pas en tenant compte des rythmes naturels, mais selon la disponibilité du sous-traitant forestier et des engins. Bref, cela ne gêne pas trop certains "gestionnaires" de faire broyer en pleine période de nidification ! Votre omelette baveuse ou bien cuite ?
Habitante du Nord-Est, je ne connais pas la situation du Nord Pas de Calais, mais les arguments de cette Cyberaction sont en résonance avec ce que je peux observer autour de chez nous. Donc je signe volontiers.
Une remarque additionnelle pour l'ONF. Si les Braves de Tronçais -- vos collègues -- ont fait appel à nous, les écolos, c'est parce qu'ils partagent nos valeurs et qu'ils sont effarés de la tournure que prend la gestion des forêts publiques, de même que la gestion du personnel au sein de l'Office. Vous feriez mieux de les écouter et de les soutenir avant d'être morcelés et/ou privatisés. Une réforme annoncée à mots couverts qui aura, nous le savons tous, des conséquences néfastes pour vos emplois ainsi que des conséquences désastreuses sur les écosystèmes forestiers. La porte grande ouverte à la rentabilité outrancière et immédiate sans vision à long terme ni respect des fonctions écologiques de la forêt. "Pire qu'le pire" dirait le capitaine Olsen de Jorn RIEL ! Un coup de pelle supplémentaire dans le creusement de notre fosse commune.
Alors plutôt que d'essayer de "coller" les néophytes sur du jargon professionnel bien ou mal utilisé, réagissez, nom de D... ! Ne vous laissez pas acheter par de vagues promesses d'intégration des primes dans le calcul de vos retraites !
Frawald, Marcheuse pour la Forêt et bénévole LPO... Aussi de très mauvais poil...

Frawald
03/05/2019 - 08:28:46

Merci pour cette pétition. Je suis contre l'utilisation de la biomasse forestière comme source énergétique. Battons nous pour que les arbres puissent vieillir et la forêt être protégée et abriter la biodiversité. Le rôle de l'homme est de prendre soin de la nature et non de le considérer comme une ressource économique.

Veronique
02/05/2019 - 16:26:18

SOLIDAIRE.

CHRISTIAN SCHEIDECKER
02/05/2019 - 14:03:06

Cette pétition citoyenne n'est ni la première, ni la dernière de temps qui changent, tant par l'industrialisation des forêts que par la prise de conscience que l'on peut faire autrement. Bravo à l'association Iris Sauvage pour cette initiative !
"Si la perception des citoyens a évolué, elle l’a fait en écho à certaines pratiques sylvicoles constatées depuis plusieurs décennies (mécanisation des récoltes, impacts paysagers des coupes rases, transformations de peuplements...), ainsique grâce à la diffusion d’alternatives performantes d’un point de vue environnemental, mais aussi économique (sylviculture à couvert continu, techniques de débardage moins impactantes...)." (Julie Marsaud, coordinatrice du Réseau Forêt de FNE en 2018).

Philippe
02/05/2019 - 13:41:10

la biodiversité c'est la vie sur terre. Les forêts sont à préserver comme un trésor de vie.

Michèle Goossens
02/05/2019 - 09:13:08

Les forêts sont des trésors, la biodiversité aussi. Cessons de tout détruire et tout massacrer, il en va de notre propre survie !

vertad
30/04/2019 - 19:59:04


Au niveau réglementaire, le classement demandé n’existe pas en France. Le terme « périurbain » est utilisé pour qualifier les forêts situées à proximité des grands pôles urbains et pour lesquelles la fréquentation du public est très importante. Ces caractéristiques peuvent conduire l’ONF à rechercher et mettre en ½uvre des adaptations en termes de paysages et d’organisation de l’accueil du public, afin que gestion forestière et usages récréatifs puissent cohabiter de manière harmonieuse.

L’une de ces adaptations a été l’arrêt des coupes de régénération en plein, très souvent à tort qualifiées de « coupes rases » puisqu’elles ont lieu lorsque la régénération naturelle est déjà acquise (les jeunes arbres, appelés semis, sont déjà présents et suffisamment vigoureux lorsque les derniers arbres de la parcelle sont coupés). La raison pour laquelle de mode de régénération de la forêt a été abandonné dans certaines forêts du département est purement sociale : les usagers de la forêt, de plus en plus citadins, sont choqués par les trouées que la régénération entraîne dans le paysage pendant plusieurs dizaines d’années, le temps que les semis grandissent et reconstituent une nouvelle forêt capable de produire du bois pour nos enfants. La futaie irrégulière, mode de gestion qui permet une régénération plus étalée dans l’espace et dons plus discrète dans le paysage, a donc été adoptée autour des grands pôles d’accueil du public (autour du chât eau de l’Hermitage à Bonsecours par exemple) et de façon plus étendue dans certaines forêts connaissant une fréquentation touristique très importante et diffuse dans tous les secteurs, comme Marchiennes et Raismes-Saint-Amand-Wallers.

Pourtant, et les naturalistes, eux, le savent parfaitement, ces trouées entrainaient une explosion de la biodiversité forestière : l’Engoulevent d’Europe, qui ne trouve plus sa place dans les plaines agricoles, est venu s’y réfugier et s’y reproduire. De nombreux rapaces, comme la Bondrée apivore, viennent s’y nourrir. Les papillons et libellules apprécient également ces ouvertures. Ce n’est pas pour rien qu’une bonne partie de l’énergie dépensée par les conservatoires ou les gestionnaires de réserves a pour objectif le maintien de stades jeunes (pelouses sèches, marais, prairies) en rajeunissant la végétation, luttant contre la croissance spontanée des arbres… Le futaie régulière avait l’avantage d’offrir ces milieux, contrairement à la futaie irrégulière que nous devons désormais appliquer dans certains secteurs péri-urbains pour des raisons paysagères, au risque que certaines espèces à haute valeur patrimoniale ne t rouvent plus leur place.

La demande de l’Iris Sauvage, que vous souhaitez soutenir, m’apparait donc contradictoire avec votre souhait de mieux protéger la biodiversité.

Concernant la création de nouvelles réserves biologiques : ce classement est proposé par l’ONF au Conseil national de la protection de la nature afin de préserver la biodiversité remarquable des milieux ouverts qui ne peut pas être assurée par une simple prise en compte dans la gestion forestière. Cela a été le cas pour la réserve des Breux en forêt domaniale de Flines, en raison de la présence de l’Osmonde royale et d’une aulnaie à sphaigne tout à fait remarquable. Dans cette réserve, aucune exploitation de bois n’a lieu et des travaux sont actuellement mis en ½uvre en faveur de l’Osmonde royale. A l’heure actuelle, aucun nouveau milieu et aucune nouvelle espèce connue ne justifie la création d’une réserve supplémentaire. Nous sommes en lien étroit et régulier avec le Conservatoire Botanique de Bailleul, le Parc Naturel Régional Scarpe Escaut et la Groupement Ornithologique et Naturaliste du Nord de la France, compétentes pour nous signaler toute nouvelle espèces à protéger. Le plus souvent, la mise en place d’une réserve biologique n’est pas nécessaire.

Elise Michaud ONF
30/04/2019 - 17:39:55

par solidarité depuis la forêt du Morvan

Jean-Yves Perceau
30/04/2019 - 14:22:20

Quand vous passez commande sur certains sites tendance bio/naturel/etc., maintenant ils vous proposent de faire un mini-don pour planter un arbre je ne sais où dans le monde. L'écolo-bobo bonne conscience par excellence... Faudrait peut-être se préoccuper de sauvegarder ceux qui sont toujours en place et menacés AVANT TOUTE CHOSE ! Parce que leur arbre nouvellement planté, d'ici à ce qu'il soit opérationnel et utile, va falloir attendre 20/30 ans minimum.

Sinon, en forêt de Rennes, il y a un sacré virage qui a été opéré ces dix dernières années en matière d'entretien on dirait, on se pose franchement des questions... Bizarre !

Tiphaine
30/04/2019 - 14:01:19

Petite ou grande, la forêt est l'avenir de l'HOMME, mais pas seulement.... de la nature dans sa globalité.

cactus
30/04/2019 - 13:56:39

 

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