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Cyberaction : Produits ultra-transformés risques pour la santé
Les risques pour la santé de l’alimentation ultra-transformée sont largement documentés. A l’heure actuelle, plus d’une centaine d’études scientifiques associent une consommation élevée d’aliments ultra-transformés à un risque accru de nombreuses maladies chroniques.
Cette cyberaction a également pour objectif d'interpeller vos élus. Vous pouvez ajouter vos élus en copie du message en cliquant sur modifier des éléments après avoir rempli vos coordonnées
Cyberaction mise en ligne le 29 avril 2026
Proposée par Cyberacteurs
Elle sera envoyée à Présidente de l'AN | à votre député En soutien à Yuka, foodwatch et France Assos Santé
Elle prendra fin le : 29 juillet 2026
Plus d'infos
Pourtant, ces produits ne font l’objet d’aucun encadrement spécifique. Ils continuent d’être massivement distribués et promus, souvent à l’aide de méthodes qui rappellent celles développées par l’industrie du tabac : ciblage des enfants, marketing agressif, lobbying pour freiner les politiques de santé publique.
Face à ces risques inacceptables, Yuka, foodwatch et France Assos Santé exigent une réponse politique forte et immédiate pour informer et protéger le plus grand nombre.
Dans une pétition commune, les trois organisations invitent les citoyennes et citoyens à l’action en interpellant le Premier ministre ainsi que les ministres de la Santé et de l’Agriculture. Elles demandent un encadrement de la publicité, l’interdiction des stratégies marketing incitatives sur les emballages et la mise en place d’un étiquetage clair en face avant des produits.
Paris, le 28 avril 2026. Aujourd’hui en France, plus de 60% des produits emballés vendus en supermarché sont ultra-transformés : biscuits, sodas, céréales sucrées, chips, nuggets, plats préparés....
Ces produits sont souvent composés d’ingrédients industriels et de multiples additifs, de faible qualité nutritionnelle, et très rentables pour les industriels. Ils représentent 30 à 35% des calories ingérées par les adultes et près de la moitié des calories consommées par les enfants.
Le 7 avril, au One Health Summit à Lyon, Emmanuel Macron a annoncé l’engagement de la France, aux côtés d’autres pays et de l’Organisation mondiale de la Santé, à reconnaître les impacts des aliments ultra-transformés et à mettre en place des politiques publiques favorisant une alimentation plus saine et durable. Ces engagements doivent désormais se traduire rapidement en actions concrètes !
Car il y a urgence.
Une synthèse publiée en novembre 2025 dans la revue scientifique The Lancet, confirme le lien préoccupant entre une consommation élevée d’aliments ultra-transformés et un risque accru de nombreuses pathologies telles que l’obésité, le diabète de type 2, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, certaines maladies rénales ou encore certains cancers. D’autres études suggèrent aussi un lien avec des troubles de la santé mentale, comme les symptômes dépressifs ou certains troubles cognitifs.
Particulièrement exposés, les enfants et les adolescents évoluent dans un environnement saturé de stratégies marketing agressives et invasives, et d'une promotion permanente de ces produits, en particulier sur les réseaux sociaux. Dès lors, et contrairement au discours des industriels et du gouvernement, difficile de faire porter au seul consommateur la responsabilité de ses choix alimentaires.
Pour les trois organisations : « Il est temps d’arrêter de faire peser uniquement la responsabilité sur les consommateurs. Dans un environnement alimentaire saturé de produits ultra-transformés, conçus pour être toujours plus attractifs, prétendre que la situation relève du “choix individuel” est un discours à la fois inefficace et inacceptable. La responsabilité est avant tout politique : les pouvoirs publics doivent agir pour encadrer ces produits et protéger la population. »
Aliments ultra-transformés : Yuka, foodwatch et France Assos Santé lancent une pétition pour exiger une action politique
À travers une pétition, les organisations demandent la mise en place de trois mesures prioritaires :
Encadrer sans compromis la publicité pour les aliments ultra-transformés, en particulier lorsqu’elle vise les enfants et les adolescents, y compris sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux;
Mettre fin aux stratégies marketing sur les emballages (mascottes, personnages, cadeaux, jeux promotionnels, allégations valorisantes) qui ciblent les jeunes et induisent les consommateurs, notamment les parents, en erreur.
Imposer un étiquetage clair, lisible et obligatoire en face avant des emballages, conjointement au Nutri-Score, pour identifier immédiatement ces produits sur la base des connaissances scientifiques les plus récentes.
Avec cette initiative commune, Yuka, foodwatch et France Assos Santé entendent porter dans le débat public la nécessité d’une régulation de l’alimentation ultra-transformée et appeler les autorités à engager sans attendre des mesures d’information et de protection efficaces. La santé publique doit redevenir la boussole des décisions politiques dans un marché alimentaire très loin du droit de toutes et tous à une alimentation saine, choisie, durable.
Plus de 60% des produits emballés en supermarché sont ultra-transformés : Sarda B, Kesse-Guyot E, Deschamps V, et al. Complementarity between the updated version of the front-of-pack nutrition label Nutri-Score and the food-processing NOVA classification. Public Health Nutrition. 2024;27(1):e63. doi:10.1017/S1368980024000296
Pourcentage de calories ingérées venant des aliments ultra-transformés en France :
35,9% selon une étude basée sur la cohorte Nutrinet Santé (74 470 personnes analysées) (Chantal et al, 2016)
Environ 30% (29-31%) selon des études basée sur l’INCA 3 (Mertens et al, 2022) et sur l’Étude Nationale Nutrition Santé (ENNS) (Calixto Andrade et al, 2021)
34,2% chez les adultes et 49,3% chez les enfants selon un article basée sur l’étude Esteban (suite étude ENNS - 3456 personnes analysées) (La Garanderie et al, 2025)
Ultra-Processed Foods and Human Health, The Lancet, 18 novembre 2025
Aliments ultra-transformés : des impacts négatifs sur la santé documentés et des propositions concrètes pour limiter l’exposition des populations, Inserm, 19 novembre 2025
Aliments ultra-transformés, quel est le problème, article foodwatch
Programme National Nutrition Santé 2026-2030 (PNNS 5), publié le 8 avril 2026
Discours d’Emmanuel Macron au One Health Summit, le 7 avril 2026 à Lyon
Yuka est une application mobile 100 % indépendante qui analyse l'impact des produits alimentaires et cosmétiques sur la santé. En scannant le code-barres d'un produit, l'application permet d'accéder à une note sur 100 associée à un code couleur allant du vert au rouge, ainsi qu’aux détails de la composition du produit. L'application compte aujourd'hui 80 millions d'utilisateurs dans 12 pays différents. Au-delà d’éclairer les choix des consommateurs, Yuka agit aussi comme un levier de transformation en incitant les fabricants à améliorer la qualité de leurs produits. https://yuka.io/
foodwatch est une organisation à but non lucratif qui se bat pour une alimentation sans risques, saine et abordable pour tous et toutes. Nous faisons entendre la voix des consommateurs-rices, nous militons pour plus de transparence dans le secteur alimentaire, et défendons notre droit à une alimentation qui ne porte atteinte ni aux personnes, ni à l’environnement. Nous agissons aux niveaux national et européen, et sommes présents en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et à Bruxelles.
Contact presse : Ingrid Kragl - ingrid.kragl@foodwatch.fr. - +33 (0)6 01 23 12 46
Créée en mars 2017, France Assos Santé est l’organisation de référence qui porte la voix et défend les intérêts des patients et des usagers du système de santé. Elle regroupe près de 100 associations nationales qui agissent pour la défense des droits des malades, l’accès aux soins pour tous et la qualité du système de santé. Elle forme les représentants des usagers qui siègent dans les instances hospitalières et de santé publique. Elle prend une part active dans le débat public et porte des propositions concrètes auprès des acteurs institutionnels et politiques pour améliorer le système de santé.
Contact presse : France Assos Santé communication@france-assos-sante.org. – +33 (0)7 56 34 10 86
Nous vous proposons d'interpeller directement vos députés
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Récapitulatif
Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à yael.braun-pivet@assemblee-nationale.fr Avec les éléments suivants :
Sujet : Alimentation saine
Message : Madame, Monsieur
Je me joins à l' initiative commune de Yuka, foodwatch et France Assos Santé pour porter la nécessité d’une régulation de l’alimentation ultra-transformée et appeler les autorités à engager sans attendre des mesures d’information et de protection efficaces.
La santé publique doit redevenir la boussole des décisions politiques dans un marché alimentaire très loin du droit de toutes et tous à une alimentation saine, choisie, durable.
Croyez en ma vigilance sur vos décisions.
Cette cyberaction permet d'envoyer une copie de ce message à :
Votre député.
Vous pouvez modifier ces infos (sujet, texte, elus...) en choisissant l'option "modifier des éléments" après avoir renseigné le formulaire "je signe sans compte"
Combien rapportent ces aliments ultra-transformés à l’état via les différentes taxes, combien aux distributeurs, aux fabricants, aux scientifiques qui travaillent pour ces fabricants, aux publicitaires ?
Combien coûtent à la sécurité sociale, aux mutuelles, aux services sociaux, à la population les conséquences de leur consommation à long terme ?
Ils seraient créés de manière à être addictifs.
Et maintenant sont autorisés des médicaments aidant à lutter contre l’obésité, une nouvelle source de profits importants pour des laboratoires.
La loi et l’éducation ont là un terrain d’intervention prioritaire.
Xavier 30/04/2026 - 09:30:13
Empoisonner le peuple avec l'accord de la Vème république. Affligeant!
Une alimentation saine pour toutes et tous doit devenir une obligation commerciale avec des décrets afférents indispensables
Daniel RONDEPIERRE 29/04/2026 - 21:04:45
Il y a un jour qui s'appelle demain... et qui pourrait permettre des recours contre les profiteurs de ce commerce nocif qui empoisonne et est très bien documenté scientifiquement.
michel collin 29/04/2026 - 17:20:56
Obliger tous les supermarché à une comptabilité analytique sur leur résultat financier entre les aliments sains et les néfastes pour mieux juger de la situation
Réguler ensuite comme par le tabac par des taxes ou bien obliger que les marges pour le profit soient sur ces produits et imposer des marges faibles sur le frais fruits et légumes..
Il y a beaucoup d'idées à mettre en avant dans doute avec les personnes les plus au fait des règles qui sont favorables au commerce et négatives en termes de santé publique.
andrée laffilay 29/04/2026 - 14:11:00
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Combien coûtent à la sécurité sociale, aux mutuelles, aux services sociaux, à la population les conséquences de leur consommation à long terme ?
Ils seraient créés de manière à être addictifs.
Et maintenant sont autorisés des médicaments aidant à lutter contre l’obésité, une nouvelle source de profits importants pour des laboratoires.
La loi et l’éducation ont là un terrain d’intervention prioritaire.
Xavier
30/04/2026 - 09:30:13