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Cyberaction : Pesticides à vie ? Non merci ! Interpellez les eurodéputés contre l’Omnibus Pesticides
Depuis 2024, les institutions européennes ont changé de priorités politiques. La “compétitivité” et la “simplification” ont été érigées en priorité absolue. Derrière cet objectif de façade se cache en réalité une véritable dérégulation, avec comme seule boussole la satisfaction de l’agro industrie. Une politique aveugle à la fois aux impacts sanitaires et environnementaux et à la dépendance aux intrants chimiques.
Actuellement, la mise sur le marché des pesticides et des biocides présente de nombreuses failles. Loin de vouloir améliorer la situation, la Commission européenne, ainsi que certains gouvernements européens et eurodéputés, souhaitent autoriser les pesticides et les biocides de façon illimitée. Ils veulent également réduire au maximum la possibilité de limiter ou d’interdire l’utilisation de certaines substances dangereuses. Cet objectif est inscrit dans la proposition de règlement Omnibus Pesticides actuellement en négociation au Conseil de l’UE et au Parlement européen.
Nous ne pouvons pas laisser démanteler les protections indispensables à la santé humaine, à la biodiversité et à l’environnement. Il est plus que nécessaire de nous mobiliser pour mettre un coup d’arrêt à cette entreprise et faire entendre les véritables préoccupations des citoyens !
Au Parlement Européen, les débats sur le texte sont prévus à partir du 3 septembre, avec un vote en comité joint Agriculture et Environnement le 5 octobre, et un vote en plénière entre le 19 et le 22 octobre 2026.
Nous demandons le retrait immédiat du texte, et a minima des mesures suivantes :
Approbations illimitées des substances pesticides et biocides
Limitation de la capacité des Etats Membres à prendre en compte la science
Allongement des délais de grâce
Dérogations d’usage de pesticides interdits
Autorisation d’usage de drones pour épandre des pesticides
Autorisation de substances et produits de biocontrôle en dehors des processus habituels d’évaluation
Pour renforcer la protection de la santé et de l’environnement, et pour permettre aux agences sanitaires de fonctionner convenablement, nous demandons à court terme :
L’octroi de moyens supplémentaires à l’EFSA (l’agence européenne qui donne les autorisation de mise sur le marché) pour résoudre l’engorgement actuel du système, l’agence elle-même ayant indiqué que cette solution constitue une réponse plus efficace à ce problème.
Une tolérance 0 sur les résidus de pesticides interdits dans l’UE dans les produits importés d’autres continents.
Pour un maximum d’efficacité, nous vous proposons d’interpeller en priorité les eurodéputés dont le vote est incertain et va donc être clé : ceux des groupes Renew (centre), S&D (Socialistes) et PPE (droite).
L’omnibus pesticides contient un ensemble de mesures de déréglementation des pesticides en Europe, qui affaiblissent fortement et durablement les protections pour notre santé, la biodiversité et l’environnement. Cette déréglementation aura en outre pour effet de rendre notre agriculture encore plus dépendante des énergies fossiles et des intrants chimiques, et donc des chocs géopolitiques mondiaux, ainsi que de la fragiliser dans l’impérieuse nécessité de s’adapter à de nouvelles conditions induites par le changement climatique.
Parmi les mesures inquiétantes proposées initialement par la Commission européenne :
La suppression des réévaluations périodiques des autorisations pour la plupart des substances actives. Cela entraînerait des autorisations illimitées dans le temps pour une grande majorité de pesticides.
La limitation de la prise en compte des nouvelles données scientifiques : les évaluations des produits par les États membres se baseraient uniquement sur les données disponibles au moment de l’homologation européenne, ignorant les avancées postérieures.
L’extension des délais de grâce en cas d’interdiction des pesticides, qui pourraient aller jusqu’à 3 ans.
La facilitation des reconnaissances mutuelles et autorisations pour usages mineurs, qui entrainent l’utilisation de pesticides dans un pays sans passer par une évaluation du produit par l’agence sanitaire de ce pays.
La création d’une catégorie fourre-tout de pesticides, les pesticides de “biocontrôle”, qui présenteraient des niveaux de risque très différents et qui obtiendraient des facilités d’autorisation.
Pour les rapporteurs du texte Herbert Dorfmann (PPE – Droite) et Michele Picaro (ECR – Extrême-droite), cette proposition n’allait néanmoins pas assez loin et ils ont proposé d’amplifier les propositions de la Commission
Les approbations illimitées seraient automatiquement accordées à toutes les substances récemment ré-évaluées, incluant le glyphosate et l’acétamipride
Le programme de travail prévu pour réévaluer certaines substances approuvées sans limite de temps deviendrait optionnel, et non plus obligatoire
Les délais de grâce de 3 ans et les dérogations d’usages de pesticides interdits concerneraient encore plus de pesticides
Les substances candidates à la substitution, c’est-à-dire les pesticides jugés plus dangereux que les autres mais pas encore interdits, verraient leur durée d’autorisation allongée de 7 à 15 ans
Un produit autorisé par un Etat membre de l’UE serait automatiquement autorisé dans les autres pays de la même zone, interdisant aux agences sanitaires nationales d’agir si elle n’a pas la même appréciation du niveau de toxicité.
Un produit pourrait être autorisé de façon tacite dans un Etat membre s’il n’a pas rendu sa décision dans un délai de 120 jours – alors que les agences sanitaires n’ont souvent pas les moyens de mener leurs évaluations dans ces délais.
Une seule mesure positive émerge de ce texte : la possibilité pour les Etats d’instaurer, après étude d’impact spécifique, d’une tolérance 0 sur les résidus de pesticides interdits dans l’UE dans les produits importés d’autres continents. Mais la Commission comme l’un des rapporteurs – Herbert Dorfmann – cherchent à vider cette mesure de sa substance, malgré les nombreuses limitations à son application déjà présentes dans la proposition de la Commission.
Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à roberta.metsola@europarl.europa.eu Avec les éléments suivants :
Sujet : Retrait de l'omnibus pesticides
Message : Madame, Monsieur,
Dans la foulée du veto contre l’augmentation des limites maximales de résidus du flupyradifurone, je vous demande de voter le retrait de l’Omnibus pesticides, et en particulier des mesures qui entraînent la diminution du niveau de protection de la santé et de l’environnement en Europe.
La dérégulation va à l’encontre des intérêts des citoyens européens.
Croyez en ma vigilance sur vos votes.
Vous pouvez modifier le sujet et le texte de cette cyberaction en choisissant l'option "modifier des éléments" ou "me connecter et modifier"
Que nos gouvernants arrêtent de nous empoisonner !
david barrillon 27/09/2026 - 11:37:22
C'est d'une évidence !
Frederic Feron 26/09/2026 - 00:09:40
Je signe mais aux USA Kennedy Jr secrétaire à la santé défend une évaluation actualisée liée aux produits chimiques toxiques, à leurs effets sur la santé humaine et environnementale et aussi une évaluation des vaccins et de leurs composants; étant donné la mauvaise santé des enfants aux USA et le manque d’évaluation et de sureté des vaccins, ceux ci passent de 17 obligatoires à 11. En France, le nombre augmente sans évaluation.
Ça me semble logique étant donné ce qu’on trouve comme produits chimiques dans les vaccins injectés aux bébés.et cela d'autant plus que les injections ne passent par la barrière digestive.
Louise 25/09/2026 - 11:57:58
Il est temps de prendre en compte les erreurs du passé, et de penser aux générations futures, vos enfants, petits enfants seront eux aussi concernés. Il faut passer à une agriculture plus respectueuse de la vie.
Pilar Arnao Marquez 24/09/2026 - 16:51:13
Omnibus = omnes mortui (tous morts).
Ce que je vois aussi, c'est la corrélation entre la (re)montée des droites "dures" au sein de l'Europe, avec le libertarisme américain en produit importé, et la dérégulation environnementale. Ils sont de nouveau là, tout près et tout prêts, les adeptes du Zyklon.
Ils sont de nouveau là et ils veulent tout contrôler parce qu'ils ont peur, peur de la nature sauvage et florissante, peur de nous et de notre liberté.
Tuer, flytoxer les plantes, les insectes ou les gens, pour eux, peu importe car seules comptent à leurs yeux la domination par une maîtrise totale et la puissance par l'argent. Domination et puissance comme exorcisme de leurs peurs.
Frawald 24/09/2026 - 13:57:09
Notre santé doit être prioritaire sur toute autre argumentation , fusse elle économique ou pour des raisons de rendement agricoles !!
serge Schwindenhammer 24/09/2026 - 08:30:48
C’est plus possible, les scientifiques, les médecins, les agriculteurs disent stop aux pesticides.
Il n’y a plus que l’agro-industrie, les lobbies de la pétrochimie et les politiciens corrompus qui mettent avant les pesticides !
Mathieu Bodin 23/09/2026 - 21:24:39
L'aberration la + folle!
Huard Christiane 23/09/2026 - 19:27:08
C'est de la merde,
Pesticides à vie ? Non merci !
NON à l’Omnibus Pesticides
Stéphoto 23/09/2026 - 17:22:10
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Beajess
29/09/2026 - 10:45:39