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07/06/2026 - 10:30:52
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Comme trop souvent les études d’impact réalisées en amont pour l’implantation des parcs éoliens, apparaissent sous-évaluées. C’est le cas pour ce projet. Ce projet belge « déborde » en France, parce que les oiseaux, notamment les oiseaux migrateurs, ne connaissent pas de frontières. Or, il s’avère que la zone Natura 2000, qui constitue un réservoir majeur de biodiversité, se situe à seulement 1,5 km de ce projet. La faune française, en ces lieux, est riche de plusieurs espèces protégées et patrimoniales telles que : Cigogne noire, Cigogne blanche, Pygargue à queue blanche, etc, ainsi que plusieurs espèces de chauves-souris.
En outre, ce projet s'ajouterait aux parcs éoliens existants de Saint-Maur et de Fontenoy, qui impactent déjà fortement les trajectoires migratoires. Il est évident que de nouvelles éoliennes constitueraient un goulot d'étranglement le long de la vallée de l'Escaut, augmentant le risque de collision pour les oiseaux migrateurs !
Selon une étude de la LPO, les éoliennes déciment les oiseaux migrateurs : 60 % de cadavres de l’avifaune retrouvés au pied des éoliennes, ce qui est énorme, considérable, inacceptable ! Cette hécatombe doit cesser !
De surcroît, le projet affecterait également près de 200 hectares de zones humides, des milieux devenus particulièrement rares et dont la préservation constitue un enjeu majeur face au changement climatique.
J’en appelle à la responsabilité de ceux qui détiennent le pouvoir de créer ou non ce parc éolien. La perte irréversible de sites, tels que la nature nous les offre, impose réflexion ! En effet, la dégradation, voire la destruction d’espaces naturels qui contribuent, notamment à limiter les risques d'inondation, à l'amélioration de la qualité de l'eau et au maintien d'une biodiversité exceptionnelle, ne peuvent être ignorées.
En peu de temps, un parc éolien peut détruire ce que la Nature a mis plusieurs siècles à constituer : des réservoirs de biodiversité, des puits de stockage du carbone.
Je m’oppose donc à ce projet de parc éolien, au regard des conséquences irrémédiables qu’il entrainerait sur la faune sauvage, les espèces protégées et les zones humides. Une solution alternative doit être trouvée car on ne peut tolérer que la transition énergétique se fasse au détriment de la biodiversité.
Claudette ROSE
08/07/2026 - 18:11:56