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cyberaction : L’heure des prédateurs a sonné

Pendant que les dirigeants du monde signaient la démolition de notre avenir climatique à la COP30 au Brésil, les lobbies pétroliers et les multinationales passaient à l’attaque en Europe. Ursula von der Leyen a offert sur un plateau la tête de l’Union européenne à Donald Trump : à son initiative, l’anéantissement de nos droits sociaux et de nos objectifs climatiques a commencé.

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9 commentaires

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La date du 9 décembre 2025 entrera dans l’Histoire.

Cette nuit, les institutions européennes ont adopté, pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, une législation – en l’occurrence l’Omnibus I, une loi de régression qui ouvre une longue série d’Omnibus de démolition du Green Deal – pensée puis votée par une alliance inédite entre la droite et l’extrême droite.

Cette date marque également le moment où la droite européenne, menée par l’Allemand Manfred Weber pour le Parlement européen et Friedrich Merz, ne se distingue plus de l’extrême droite et, pensant, comme Franz Von Papen en 1932, que la droite pouvait civiliser le diable en s’associant avec lui, accélère la descente aux enfers de l’Union européenne.

Le rapporteur du texte, le député de droite suédois Jörgen Warborn, un ultralibéral convaincu d’obédience Reagan–Thatcher, tentera désespérément de présenter cet acte inaugural de démolition du Green Deal comme une victoire de la droite "pour la compétitivité", mais personne n’est dupe?: c’est bien une victoire écrasante de l’extrême droite qui s’est produite.

C’est en effet sous la baguette des trois formations d’extrême droite du Parlement européen (ECR, PfE, ESN) qui regroupent des partis fascistes, néonazis, racistes, homophobes, opposés à la démocratie, à l’UE et à l’État de droit, que les dernières virgules de l’acte I de destruction du Green Deal se sont négociées.

La droite-extrême droite, la "DED", œuvrant résolument contre les citoyens, les PME, les droits humains et le climat, a eu la peau du devoir de vigilance des entreprises. Après une longue histoire de construction démocratique de lois visant à protéger les citoyens, l’UE est entrée dans la nuit.

Résultat?: les multinationales les plus destructrices des droits humains, sociaux, de l’environnement et du climat retrouvent leur impunité totale. Et elles ne sont plus obligées de respecter l’accord de Paris.

Voilà le programme pour la société de demain selon la DED?: le règne sans partage des lobbies les plus irresponsables.

Un sursaut démocratique est encore possible?: le 16 décembre, lors de l’ultime étape de ce processus législatif, avec le vote de validation du résultat du trilogue par le Parlement européen, avant promulgation de l’Omnibus I, la droite peut rejeter cette législation scélérate, refuser l’explosion de l’arc républicain ainsi que sa propre dissolution.

Si elle échoue, l’extrême droite européenne pourra revendiquer sa première victoire dans l’Histoire parlementaire européenne, laissant présager du pire pour les années à venir.

Ensuite, il ne restera plus aux citoyens que les élections pour reprendre le contrôle de leur destin.

Haut les coeurs.
La lutte ne fait que commencer.

Lire notre communiqué pour plus d'infos.
https://lnkd.in/e6y6aqYg  

BLOOM
12/12/2025 - 08:16:58

De fait la référence à la prédation n'est pas adaptée, car celle-ci est inscrite dans la nature, tandis que la domination absolue de certains humains sur l'espèce entière relève d'un arbitraire social, qui en tant que tel peut être changé.

Odile Camus
05/12/2025 - 15:30:37

Rien, absolument rien ne doit nous détourner de nos combats contre l'obscurantisme destructeur de ceux qui dirigent ce monde. Nous n'avons le droit ni au repos ni au découragement ! Et les prédateurs n'ont qu'à bien se tenir car ils ne gagneront jamais la partie.

Nicolas Meyer
05/12/2025 - 13:13:00

Les citoyens ont quand même quelques pouvoirs réels :
- Ce qu’ils achètent : c’est comme un vote.
- À quelle banque ils confient leur argent, qu’en fait-elle ?
L’argent est le nerf de la guerre, l’argent ne dort jamais.
Si ce pouvoir n’est pas exercé en conscience par les citoyens, comment attendre que des gouvernements, des banques fassent des choix éthiques, écologiques à leur place ?
Ce n’est pas tout, mais c’est une partie de la solution.
Un pouvoir encore trop peu utilisé :
La dette : 3.400 milliards, l’épargne : plus de 5.000 milliards en France abandonnés sans contrôle à la finance.
Choisissez une banque éthique, une vraie, voyez le site de la fédération européenne des banques éthiques et alternatives et les établissements français adhérents.

Gilles Le Louedec
04/12/2025 - 20:05:39

Vous oubliez Poutine et les islamistes dans la liste des prédateurs, et accessoirement la Chine : ces attaques de tous côtés contre la vieille Europe sont alarmantes et méritent des réactions énergiques de tous (et ce n'est pas sur nos politiques qu'il faut compter !) Sans défaitisme, attendons-nous à des lendemains difficiles, et de toute manière la planète et nous y laisserons des plumes...

Hélène
04/12/2025 - 12:10:48

Juliette,
Si tu as mieux comme image libre de droit pour illustrer la prédation; je suis preneur.
Bizh
Alain

Alain UGUEN
04/12/2025 - 09:17:37

je partagerais bien mais je suis pas d'accord avec l'image : les plus féroces animaux le sont pour vivre. Le prédateur ultime c'est l'homme, et lui c'est pas pour bouffer !

juliette
04/12/2025 - 09:03:56

Le train des humains rapaces roule sur les rails de la destruction.
Ce n'est pas en Omnibus que l'on nous achemine vers le heurtoir de fin de ligne, mais en TGV. Un TGV lancé à pleine vitesse. Jusqu'à présent, notre plus grand combat d'écologistes revient à essayer de freiner cette machine folle.
Je me pose souvent cette question :
Les espèces qui n'ont pas assez de prédateurs pour être régulées sont-elles programmées pour s'autodétruire ?

Frawald
04/12/2025 - 08:34:49

L’Omnibus européen sur la sécurité alimentaire : cette dangereuse simplification dont on ne veut pas, alerte foodwatch



La fuite du texte de l’Omnibus de la Commission européenne sur la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux confirme les inquiétudes de foodwatch. Elle révèle d’inquiétants risques pour la santé publique, la transparence, la protection des consommateurs, notre environnement mais aussi pour le processus législatif démocratique, analyse foodwatch. En rouvrant d’autorité une dizaine de réglementations concernant notre alimentation sous le prétexte de les «?simplifier?» et de promouvoir la «?compétitivité?», la Commission européenne nous propulse de plein fouet dans une nouvelle ère de déréglementation. La Médiatrice européenne vient d’ailleurs de conclure que la Commission européenne n’avait pas suffisamment démontré le degré d’urgence sur plusieurs Omnibus en cours. Pour foodwatch, c’est d’une Europe qui les protège davantage, pas moins, dont les citoyens ont besoin, avant les intérêts de l’industrie.

Bruxelles, le 4 décembre 2025. foodwatch alerte sur les risques identifiés dans le document fuité de l’Omnibus de la Commission européenne sur la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux. Pour l’organisation de défense des consommateurs, s'il n'est pas stoppé, cet Omnibus affaiblira d'un seul coup de balai législatif dix réglementations majeures européennes en matière de sécurité alimentaire, plaçant les intérêts des géants de l'agroalimentaire avant ceux de 450 millions d'Européens. La proposition législative, qui peut encore changer d’ici sa publication officielle le 16 décembre prochain, montre que la Commission a notamment l'intention de réécrire les règles sur les pesticides, les résidus de pesticides, les additifs pour l'alimentation animale, la prévention contre la vache folle et les contrôles aux frontières.

Natacha Cingotti, responsable des campagnes internationales chez foodwatch, a analysé la proposition législative?: «?Il ne s'agit pas d'une ‘simplification’, mais d'un détricotage systématique de décennies de mesures durement acquises notamment sur les pesticides, la vache folle, les contrôles aux frontières, dont beaucoup ont été adoptées pour mieux protéger les Européens à la suite de grands scandales alimentaires. Au nom de la soi-disant ‘compétitivité’, les citoyens sont les grands oubliés d’un plan qui ressemble à un désastre évitable. Nous avons besoin d’un renforcement des lois que le reste du monde nous envie, pas de raccourcis pour les entreprises agroalimentaires. foodwatch est mobilisée pour dénoncer et stopper ce tour de force ».

La proposition a en effet été préparée sans même une étude d'impact sur la santé des consommateurs, l'environnement ou le bien-être des animaux, ce qui constitue une violation flagrante des pratiques même de la Commission en matière de réglementation. Cette opacité n’est pas anodine : le 27 novembre dernier, la Médiatrice européenne a conclu, au sujet de plusieurs Omnibus, que la Commission était coupable de mauvaise administration, suite à un recours abusif aux procédures «?d'urgence?» et à un manque de transparence. En octobre dernier, foodwatch avait participé à l’appel à contributions de la Commission et avait déjà critiqué vivement le fond et la forme de cet Omnibus.

Concrètement, voici quelques mesures prévues par cet Omnibus sur la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux?:

Pesticides

Le projet de texte

prévoit des autorisations illimitées pour les pesticides?;
supprimerait les réévaluations obligatoires fondées sur les dernières connaissances scientifiques?;
étendrait les périodes de grâce pour les substances interdites jusqu'à trois ans.

Pourquoi c'est alarmant : En l'absence de révisions des autorisations fondées sur les nouvelles données scientifiques indépendantes, les substances nocives déjà sur le marché resteront autorisées pendant des décennies. Les récentes interdictions de pesticides tels que le chlorpyrifos et le mancozèbe – à la lumière des nouvelles preuves scientifiques - n'auraient probablement jamais eu lieu dans le cadre d'un régime aussi affaibli.

Résidus de pesticides (LMR)

La Commission propose de maintenir les limites maximales de résidus au moment de la mise sur le marché des denrées alimentaires visées et de supprimer les révisions régulières des LMR temporaires.

Pourquoi c'est alarmant : Les limites maximales de résidus (LMR) diminuent généralement parce que de nouvelles données scientifiques révèlent des risques pour la santé. Le gel de limites obsolètes entraîne une exposition accrue aux substances dangereuses, ce qui compromet directement la protection des consommateurs.

Mesures de protection contre l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, vache folle)

La Commission estime que les règles mises en place à la suite du scandale de la vache folle ne sont « plus proportionnées au faible risque actuel de cette maladie dans l'UE ».

Pourquoi c'est alarmant : La faible incidence actuelle de l'ESB (vache folle) est précisément due à la mise en place d'un cadre juridique solide, de tests et de contrôles. Leur affaiblissement et la redéfinition des tissus considérés comme à haut risque pourraient exposer l'Europe à un risque de nouvelles épidémies d'ESB. La gélatine, que l'on trouve dans les bonbons, les desserts, les bouillons et les aliments transformés, pourrait provenir de plus en plus d'os de bovins sans restrictions préalables liées à l'ESB.

Additifs pour l'alimentation animale

L'Omnibus supprimerait le renouvellement décennal des autorisations d'additifs pour l'alimentation animale et déplacerait les règles d'étiquetage vers des formats uniquement numériques.

Pourquoi c'est alarmant : Les additifs pour l'alimentation animale entrent dans la chaîne alimentaire par le biais de l'agriculture et de la transformation des aliments. La réduction des contrôles et de la transparence augmente les risques à long terme pour la santé humaine et animale.

Contrôles aux frontières

La proposition permettrait de libérer plus rapidement des parties de lots lors des contrôles.

Pourquoi c'est alarmant : Alors que les échanges commerciaux s'intensifient, les contrôles devraient être renforcés, et non assouplis. Cette mesure accélèrerait les échanges au détriment de la précaution, ce qui risquerait d’entraîner une augmentation de la fraude alimentaire et des angles morts.

foodwatch demande à la Commission de protéger les normes européennes de sécurité alimentaire, la santé publique et l'environnement, plutôt que de les diluer. foodwatch presse la Commission européenne de retirer cette proposition et de s'engager à renforcer le système de sécurité alimentaire de l'UE, plutôt que de l'affaiblir. Les citoyens européens attendent une meilleure législation, pas moins. La Commission doit s'assurer que la transparence, la gestion des risques pour la santé basée sur les études scientifiques, le principe de précaution et l'intérêt général restent les fondements de la politique alimentaire de l'UE.



Sources

Analyse préliminaire de l'omnibus européen sur la sécurité alimentaire : un danger pour les consommatrices et consommateurs, alerte foodwatch
Proposition de la Commission européenne ici publiée par Contexte (pourrait encore être mise à jour d'ici le 16 décembre 2025) - Paquet omnibus de simplification Proposition de RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL modifiant les règlements (CE) n° 999/2001, (CE) n° 1829/2003, (CE) n° 1829/2003, (CE) n° 1829/2003 et (CE) n° 1829/2003, (CE) n° 1829/2003, (CE) n° 1831/2003, (CE) n° 852/2004, (CE) n° 853/2004, (CE) n° 396/2005, (CE) n° 1099/2009, (CE) n° 1107/2009, (UE) n° 528/2012, (UE) 2017/625 en ce qui concerne la simplification et le renforcement des prescriptions relatives à la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux
Contribution de foodwatch à la Commission européenne sur l'Omnibus sur la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, publiée le 13 octobre 2025
Conclusions de la Médiatrice européenne à propos de plusieurs Omnibus, 27/11/2025 : «?La Médiatrice a constaté que la Commission avait adopté une interprétation large de l’«urgence» et n’avait pas suffisamment justifié l’«urgence» des propositions législatives à l’égard du public et n’avait pas documenté ses dérogations aux règles applicables en matière d’amélioration de la réglementation. La Médiatrice a également constaté que la Commission n’avait pas mis en place de procédure garantissant, comme l’exigent les traités et la jurisprudence, une préparation transparente, fondée sur des données probantes et inclusive des propositions législatives «urgentes». La Médiatrice a en outre constaté qu’en ne tenant pas de registres appropriés des contrôles de cohérence obligatoires de ses propositions avec les objectifs climatiques de l’Union, la Commission n’avait pas agi de manière responsable?».
foodwatch est cosignataire, avec 113 autres organisations, de la tribune parue dans Le Monde « En déréglementant les pesticides chimiques, la Commission européenne ferait reculer l’Europe de trente ans », 01/12/2025
L'Omnibus est-il illégal ? The Legality of Omnibus Legislation Under EU Law (La légalité de la législation omnibus en vertu du droit communautaire) : A Preliminary Analysis of Omnibus I Simplification Directive of CSRD and CSDD and its Legal Consequences on the EU Legal Order (Analyse préliminaire de la directive de simplification Omnibus I de la CSRD et de la CSDD et ses conséquences juridiques sur l'ordre juridique de l'UE), par Alberto Alemanno

Alain UGUEN
04/12/2025 - 08:03:17

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