Du blé contre du gravier

Pour autoriser une entreprise à tripler la surface d’extraction du site, situé sur les communes de Saint-Antoine-de-Breuilh et Vélines, la Communauté de communes consulte la population sur la mise en conformité du plan local d’urbanisme

L’entreprise Carrières de Thiviers projette d’étendre son site d’extraction de matériaux alluvionnaires, situé au sud de la route départementale 936, sur les communes de Saint-Antoine-de-Breuilh et Vélines (Dordogne), de 10,3 à 32,8 hectares (ha). Soit 22,5 ha supplémentaires, pris sur des surfaces cultivées. Les matériaux (graves) extraits seraient traités sur le site voisin de Lamothe-Montravel.

Le site avait fait l’objet d’une mobilisation d’agriculteurs de la Confédération paysanne, en janvier 2025, certains critiquant l’accaparement de terres arables dans la plaine.

Enquête publique

Pour permettre cette extension et renouveler l’autorisation d’exploitation de quinze ans, la Communauté de communes Montaigne Montravel et Gurson (CCMMG) doit mettre en compatibilité le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) et organiser une concertation préalable. L’enquête publique, qui a démarré le 15 décembre, se poursuit jusqu’au 23 janvier.

Le dossier est consultable à la CCMMG (avec registre pour toute remarque ou information), sur son site Internet (www.cdcmontaignemontravelgurson.fr) et dans les deux mairies concernées.

Le commissaire enquêteur se tiendra à la disposition du public, jeudi 8 et vendredi 23 janvier, de 14 à 17 heures à la CCMMG.

 

Perspectives et enjeux futurs

L’opposition à l’extension des carrières de granulat s’inscrit dans une tendance de fond de la société, marquée par une sensibilité croissante aux questions environnementales et une volonté accrue de participation citoyenne aux décisions d’aménagement du territoire.

Cette évolution pose plusieurs défis majeurs pour l’avenir :

  • La sécurisation de l’approvisionnement en matériaux de construction, dans un contexte de raréfaction des ressources facilement exploitables
  • La transition vers des modèles d’exploitation plus respectueux de l’environnement et mieux intégrés dans leur territoire
  • Le développement de filières alternatives (recyclage, matériaux biosourcés) pour réduire la dépendance aux granulats naturels
  • L’amélioration des processus de concertation et de prise de décision pour mieux intégrer les préoccupations de toutes les parties prenantes

Face à ces enjeux, de nouvelles approches émergent, comme le concept d’économie circulaire appliqué au secteur des matériaux de construction. Cette approche vise à optimiser l’utilisation des ressources, à minimiser les déchets et à favoriser le recyclage et la réutilisation des matériaux.

Sur le plan juridique, on peut s’attendre à une évolution progressive de la réglementation vers :

  • Un renforcement des exigences environnementales pour les projets d’extension
  • Une meilleure intégration des enjeux de biodiversité et de préservation des ressources en eau
  • Des procédures de concertation plus poussées en amont des projets
  • Une prise en compte accrue des objectifs de transition écologique dans l’évaluation des projets

Ces évolutions nécessiteront un dialogue constant entre les différents acteurs : industriels, collectivités territoriales, associations environnementales, riverains et pouvoirs publics. L’enjeu sera de construire un nouveau modèle d’exploitation des ressources minérales qui concilie les impératifs économiques, environnementaux et sociétaux.

En définitive, l’opposition à l’extension des carrières de granulat, au-delà des aspects juridiques, soulève des questions fondamentales sur notre modèle de développement et notre rapport à l’environnement. Elle invite à repenser en profondeur nos modes de construction et d’aménagement du territoire pour les rendre plus durables et respectueux des équilibres écologiques.

Nous vous invitons à rédiger votre propre message à partir de ces propositions, les commissaires enqueteurs ayant tendance à refuser les messages qui se ressemblent.

participez à la consultation

courrier à adresser à          secretariat@cdcmmg.fr

Madame, Monsieur,

L’opposition à l’extension des carrières de granulat, au-delà des aspects juridiques, soulève des questions fondamentales sur notre modèle de développement et notre rapport à l’environnement. Elle invite à repenser en profondeur nos modes de construction et d’aménagement du territoire pour les rendre plus durables et respectueux des équilibres écologiques.
Je vous invite donc à émettre un avis négatif à l’extension de cette carrière pour inciter l’entreprise à miser sur le recyclage.

Autres luttes similaires

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OURS À COMPORTEMENT “ANORMAL OU DANGEREUX” : AVIS DÉFAVORABLE !

Avant le 30 décembre, l’ASPAS vous invite à déposer un avis défavorable au projet d’arrêté ministériel fixant “les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets”.

Avec ce projet, qui remplace le protocole “ours à problème” de 2009, les ministères de l’Écologie et de l’Agriculture entendent faciliter et accélérer la mise en œuvre des mesures d’aversion des ours bruns soupçonnés de présenter un risque pour la sécurité des personnes. En l’occurrence, ce texte concerne les individus qualifiés de soit trop “familiers”, soit trop “agressifs”.

Le projet d’arrêté apparaît très léger, puisqu’il ne fait aucune référence au protocole qu’il est censé appliquer (si ce n’est une rapide occurrence dans ses visas), ce qui interroge en outre sur la valeur juridique et contraignante dudit protocole…

Pourtant, si cet arrêté ne cadre que le volet 2 d’application pratique du protocole, il est indissociable des volets suivants qui peuvent aller jusqu’au tir létal de l’ours concerné.

Dans les faits, le “conditionnement aversif” d’un ours consiste à lui tirer des balles en caoutchouc dans les fesses en espérant qu’il modifie son comportement … L’idée derrière la manœuvre est que l’animal associe la douleur ressentie dans son arrière-train au comportement “anormal” ou “agressif” qu’on lui prête.

S’il ne s’agit pas de nier qu’un ours, à certains moments, peut potentiellement présenter un comportement inhabituel et potentiellement dangereux, surtout envers une personne qui ne sait pas comment réagir face au plantigrade, l’ASPAS alerte sur les assouplissements inacceptables prévus par cet arrêté.

En effet, contrairement à la précédente réglementation, le nouveau projet entend explicitement élargir le conditionnement aversif :

  • aux ourses accompagnées de leurs oursons (femelles suitées) ;
  • à tout individu au “gabarit semblable à l’ours visé”, qui présenterait “un comportement similaire à proximité des mêmes sites”.

De plus, il prévoit de se passer de l’avis du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) de même que de celui des associations. Si l’expertise de l’OFB reste un prérequis obligatoire, la consultation optionnelle des “partenaires locaux” (lesquels précisément, rien ne le précise) laisse craindre un réel manque d’objectivité et de potentiels abus, a fortiori dans les territoires où l’acceptation sociale est loin d’être acquise.

Pour l’ASPAS, mieux vaut sensibiliser davantage la population à la cohabitation avec les ours dans les Pyrénées, communiquer sur les bons gestes à adopter en cas de rencontre inopinée avec les plantigrades, plutôt que de faciliter les mesures d’agression envers les ours, avec un protocole douloureux et traumatisant pour l’animal, et aux résultats tout à fait incertains…

Par ailleurs, les qualificatifs “familier” et “agressif” sont sujets à interprétation et risquent d’augmenter le nombre de situations subjectivement considérées comme problématiques. En outre, ils ne permettent en rien d’affirmer avec certitude qu’un ours serait plus dangereux qu’un autre pour la sécurité des personnes. Comme tout animal sauvage, s’il est surpris, un ours peut potentiellement adopter à n’importe quel moment une réaction de défense, et pas seulement lorsqu’il se nourrit ou qu’il est en repos, comme décrit dans le projet d’arrêté.

Pour toutes ces raisons, l’ASPAS appelle à déposer un avis défavorable à ce projet. en cliquant sur les liens ci-dessous

participez à la consultation

https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=3287 

ou directement sur ce lien si votre texte est déjà prêt

PAYS DE L’ours : Consultation publique sur les nouvelles modalités de gestion des « ours à problèmes »

FERUS : Ours brun : un projet d’arrêté avec de trop nombreuses insuffisances

Indiquez bien « avis défavorable » dans le titre de votre commentaire. Nous vous recommandons de ne pas copier-coller ces arguments afin de personnaliser votre message. Vous pouvez bien-sûr vous en inspirer.

Les bonnes nouvelles de Debout la Terre

Pour finir l’année en douceur, la chronique Debout la Terre a sélectionné quelques progrès en matière d’environnement. Si, si on en a trouvé.

Pas facile de trouver de bonnes nouvelles, tant la situation est alarmante en matière de réchauffement climatique et d’effondrement de la biodiversité. Mais il existe quand même quelques lueurs d’espoir.

L’essor des énergies renouvelables

Pour la première fois cette année, les énergies renouvelables, hydroélectricité, solaire photovoltaïque et éolien — ont produit plus d’électricité que le charbon, l’énergie la plus polluante. En l’espace de dix ans, les coûts du solaire ont chuté de 90 %, et ceux de l’éolien de 70 %. Aujourd’hui, environ une voiture neuve sur quatre vendue dans le monde est électrique. Ce boom des énergies propres est en grande partie porté par la Chine.

La Chine reste le pays qui émet le plus de gaz à effet de serre au monde. Mais, pour la première fois en 2025, ses émissions de CO₂ ont été stables. Elles ont même reculé de 1,6 % au premier trimestre, malgré une hausse de la demande en électricité.

Alors, est-ce un tournant historique ? Les émissions ont-elles atteint leur pic, comme Pékin s’y est engagé avant 2030 ? Il est encore trop tôt pour le dire. Et cela ne doit pas faire oublier que, pour l’instant, les énergies fossiles — charbon, gaz et pétrole — restent majoritaires dans le mix énergétique mondial.

La déforestation est en recul

Cette année, la déforestation de l’Amazonie brésilienne — un territoire neuf fois plus grand que la France — a atteint son niveau le plus bas depuis onze ans, selon les données officielles de l’Institut national de recherche spatiale brésilien (INPE).

Plus globalement, au cours des dix dernières années, la déforestation a ralenti dans toutes les régions du monde, d’après un rapport des Nations unies. Le taux annuel de déforestation a ainsi baissé de 38 % par rapport à la décennie 1990-2000.

C’est un bon signe, mais encore insuffisant : près de 10 millions d’hectares de forêts sont toujours détruits chaque année dans le monde.
Cela représente l’équivalent de 27 terrains de football par minute.

Animaux en danger : des espèces qui reviennent de loin

La tortue verte (Chelonia mydas), présente dans toutes les mers chaudes du globe, est sortie du danger d’extinction après avoir été longtemps chassée pour ses œufs et sa carapace. Sa population a augmenté de 28 % en un demi-siècle.

Cette année, la tortue verte marine est passée du statut d’« espèce en danger » à celui de « préoccupation mineure » dans le classement de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Autre exemple : en Inde, le lion d’Asie revient lui aussi de loin. Au début du XXᵉ siècle, il n’en restait qu’une vingtaine. Ils sont aujourd’hui près de 900. Leur population a augmenté d’un tiers en cinq ans dans le parc national de Gir, dans l’État du Gujarat, selon le dernier recensement quinquennal publié cette année.

Ces exemples montrent que les efforts de protection et de conservation, lorsqu’ils sont bien menés sur le long terme, peuvent porter leurs fruits.

Protection des océans

Le traité international pour protéger la haute mer, l’accord BBNJ, est entré en vigueur mi-janvier 2025, après des décennies de négociations. Il a été ratifié par plus de 60 pays.

Imaginez que les États soient les copropriétaires de l’immeuble Terre : la haute mer correspondrait alors aux parties communes. Elle couvre 60 % de la surface des océans.

L’objectif du traité est de protéger ces espaces des activités humaines les plus néfastes, comme la surpêche ou la pollution plastique. Il prévoit également une meilleure coopération entre les pays, la création de zones marines protégées et un partage plus juste des bénéfices issus des ressources génétiques marines.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/debout-la-terre/debout-la-terre-du-vendredi-26-decembre-2025-8115699

les bonnes nouvelles de Mr Mondialisation

1. Nouvelle ère pour l’ARNm contre le cancer : cibler les cellules malades, épargner les saines
Des chercheurs ont conçu une thérapie ARNm « intelligente » qui s’active 
seulement dans les cellules cancéreuses grâce à leurs signaux propres, réduisant les effets sur les tissus sains. Les tests sur  des souris montrent une réduction tumorale significative, promettant des traitements plus précis et mieux tolérés si cela se confirme chez l’humain. (Futura-Sciences)

  1. Ariane 6 remet l’Europe dans la course spatiale
    La fusée européenne 
    Ariane 6 a placé en orbite deux satellites Galileo depuis Kourou, renforçant la constellation européenne et affirmant l’autonomie de l’UE pour accéder à l’espace sans dépendre de puissances étrangères ou de lanceurs privés. Un pas stratégique pour la souveraineté technologique européenne. (La 1ère)

  2.  Guadeloupe : Plus de 100 espèces inconnues découvertes
    Sur des îles méconnues de l’archipel, des scientifiques ont identifié une 
    centaine de nouvelles espèces animales et végétales. Une renaissance de biodiversitéqui rappelle combien il est crucial de protéger ces écosystèmes face au changement climatique et à la destruction des habitats. (Libération)

4. Victoire citoyenne en Slovénie : l’eau reste bien commune
Face à une tentative de privatisation par le gouvernement conservateur, une 
initiative citoyenne a déclenché un référendum où une large majorité des électeurs a dit non aux changements menaçant la protection de l’eau et son statut de bien public. C’est une victoire de la démocratie directe et des communs face aux logiques de marché. (La relève et la peste)

5. Kfarabida : site de l’âge du Bronze sauvé et révélé au musée
À Kfarabida (Liban), un site archéologique de l’âge du Bronze menacé a été 
préservé in extremis et ses découvertes sont désormais exposées au Musée national. Une victoire pour la préservation du patrimoine culturel qui enrichit notre compréhension de l’histoire ancienne. (L’orient le jour)

6. Révolution ferroviaire : la France pourrait sauver la moitié des lignes menacées de fermeture grâce à la « ferromobile », une voiture hybride capable d’utiliser les voies. Une victoire pour le rail rural, la cohésion territoriale et la mobilité durable. (Le Parisien)

7. Budget 2026 : la CMP explose en vol
La commission mixte paritaire chargée de trouver un compromis sur le budget 2026 a 
tourné court en quelques minutes, sans accord entre députés et sénateurs. Sans compromis, le gouvernement pourrait bientôt se retrouver censuré. (Huffingtonpost)

8. Réveil communautaire contre l’isolement social aux USA
Dans plusieurs villes des États Unis (Baltimore, Akron, Pittsburgh, Kentucky), des groupes locaux restaurent du lien social (fermes urbaines, coopératives, espaces communautaires) pour lutter contre l’isolement et renforcer la solidarité populaire. (apnews)

9. Des villages en Inde protègent leurs forêts
Dans la région de Kumaon (Uttarakhand), des communautés 
revivent des pratiques ancestrales pour sanctuariser et protéger des forêts, renforçant biodiversité, résilience locale et liens culturels à la terre. (Times of India)

10. UE Mercosur : le traité de libre échange reporté à janvier
La signature de l’accord UE Mercosur, prévue fin décembre après 25 ans de négociations, 
a été repoussée à janvier 2026 sous la pression des agriculteurs opposés à l’ouverture aux produits sud américains. Ce délai ne change rien à l’enjeu : défendre l’agriculture, le climat et les normes sociales face aux logiques libérales du libre échange. (Reporterre)

– Simon Verdière

https://mrmondialisation.org/10-bonnes-nouvelles-train-solidarite-decouverte/ 

Ça va mieux en le lisant : les bonnes nouvelles de Libé

Environnement : c’est la fin du monde, mais il y a quelques bonnes nouvelles

Essor des énergies renouvelables

En 2025, les énergies renouvelables ont officiellement détrôné le charbon – le plus polluant des combustibles fossiles – comme principale source d’électricité dans le monde.

Protection des océans

Après des décennies de négociations, un accord mondial pour réguler la haute mer a finalement été conclu en 2023 et ratifié par suffisamment de pays en septembre 2025 pour entrer en vigueur.

Déforestation en recul

Cette année, quelques signes encourageants ont émergé concernant la déforestation. Les données officielles du Brésil montrent que la déforestation dans l’Amazonie brésilienne a diminué de 11 % entre juillet 2024 et juillet 2025, atteignant ainsi son niveau le plus bas depuis onze ans.

Décision de justice historique

La Cour internationale de Justice (CIJ), la plus haute juridiction des Nations unies, a estimé en juillet que les manquements d’un Etat aux obligations de protection du climat constituent «un fait internationalement illicite».

Rétablissement de certains animaux

Tortues vertes marines et tigres

 

Consultation sur le contournement autoroutier d’Arles

L’enquête publique relative à la réalisation par l’État (DREAL PACA) du projet de contournement autoroutier d’Arles initialement prévue entre le 17 novembre et le 19 décembre, se prolongera jusqu’au 2 janvier.

Vous trouverez ici

1 toute l’information et l’actualité sur la lutte contre le projet de contournement autoroutier d’Arles du Collectif en Travers de la route.

Le contournement autoroutier d’Arles, c’est un projet pensé dans les années 90 pour transformer la Camargue en couloir à camions et favoriser le développement économique du Grand port maritime de Marseille par le transport de marchandises.
https://contournement-arles.fr

2 la présentation de Danielle adhérente de Cyberacteurs depuis près de 20 ans

Comme vous le savez, une enquête publique ouverte jusqu’au 2 janvier permet de recueillir vos avis, doutes, questionnements et autres.

Or le document sur le projet comporte 7000 pages…

J’ai assisté mercredi à la réunion d’Arles à l’initiative du commissaire enquêteur public, à celle de hier, vendredi proposée par les associations qui s’opposent au projet et ai eu un compte rendu de celle de lundi à St-Martin.

Tel qu’il est vendu par la DREAL, (organisme étatique, Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), ce contournement va nous permettre de mieux circuler, de mieux respirer, de ne plus avoir d’accidents, d’avoir plus de travail, etc.

Mais :

– le coût annoncé, près d’un milliard, date de 2020. On sait que depuis, les coûts des matériaux, de l’énergie et autres ont explosé.

On sait aussi à quel point le gouvernement a du mal à avoir un budget et qu’on doit tous se serrer la ceinture, enfin nous, pas les riches.

– le contournement sera payant pour tous les usagers actuels de la voie rapide.

– si le tracé utilisera une partie de cette voie, du péage de St-Martin jusqu’à environ Raphèle, ensuite, l’autoroute sera surélevée d’environ 8 mètres pour enjamber les canaux, et un pont sera construit sur le Rhône. L’armature s’enfoncera, selon la DREAL très profondément, (pardon je  n’ai pas retenu le chiffre impressionnant) dans la nappe phréatique.

– comme vous le savez, l’approvisionnement en eau de plusieurs communes dont Arles et Saint-Martin dépend de la nappe phréatique, alimentée par la culture du foin de Crau.

– à St-Martin, une aire de service ouverte, où les habitants iront se promener le dimanche et acheter des produits locaux… détruira 28 ha de prairies de foin.

Une passerelle est prévue entre l’aire de service et le Domaine du lac (zone résidentielle) pour l’agrément des gens qui s’arrêteront  faire pipi ou manger leur sandwich (à base de produits locaux bien sûr).

Le tracé de l’autoroute passe sur un espace qui abrite 175 espèces protégées. L’Etat a implanté des zones de protection pour des animaux en danger d’extinction mais va permettre la construction de l’autoroute dans ces zones.

– 36 exploitations agricoles vont subir de gros dégâts allant de la suppression totale au rabotage partiel mais avec de gros impacts sur la production. On évalue à environ 200 la perte d’emplois dans ce secteur, qui nous nourrit.

– on ne sait pas combien d’habitations vont devoir être rasées.

– le passage de véhicules supplémentaires dans le centre de St-Martin est estimé à 4000 en version optimiste et 8000 en version pessimiste, celle de la Municipalité.

Pour ceux qui ont connu les célèbres bouchons de St-Martin avant la construction de la voie rapide, ça rappellera le bon vieux temps !

– Pont de Crau va être aussi fortement perturbé par le trafic ainsi que du côté de Barriol où l’échangeur passera devant 4 écoles.

– les travaux vont engendrer des pollutions énormes et certains habitants qui n’ont pas accès à l’eau potable et sont alimentés par des forages se demandent avec inquiétude ce qu’ils vont boire.

Je pourrai vous en dire encore beaucoup, notamment de la ligne à Très haute Tension qui va défigurer les paysages et de la construction de pipe-lines, en tout 50 projets qui vont avoir des répercussions sur l’alimentation en eau, mais pas que.

Le sentiment que j’ai eu c’est que les gens de la DREAL n’avaient jamais mis les pieds sur le terrain, qu’ils se foutaient de la vie des gens et qu’ils s’accrochaient à leurs belles vidéos. C’est faux bien sûr mais le sentiment d’impréparation et de navigation à vue a été partagé par un grand nombre de participants aux réunions.

Je vous joins un document d’En travers de la route qui vous permettra d’avoir des réflexions un peu plus étayées que les miennes et d’agir au mieux.

Vous pouvez faire participer à l’enquête publique tous vos amis, toute votre famille et si vous voyez le Père Noël, pensez à lui dire de participer.

Vous avez jusqu’au 2 janvier.

Pardon pour la longueur de mon message.

Que votre fin d’année soit aussi belle que possible.

Danielle

Registre dématérialisé sécurisé

https://www.registre-numerique.fr/contournement-arles

Courriel, à l’adresse suivante : contournement-arles@mail.registre-numerique.fr

Courrier adressé par voie postale (cachet de la poste faisant foi) à la commission d’enquête, à la mairie d’Arles (siège de l’enquête) à l’adresse suivante : Mairie d’Arles – Pôle des services publics – 11 Rue Parmentier (13200 Arles) – 2ème étage, bureau 225

Plus d’informations sur le projet et l’enquête publique sur le site internet dédié au contournement autoroutier d’Arles : https://www.contournementarles.com/

déposer votre contribution

participez à la consultation

https://www.registre-numerique.fr/contournement-arles/deposer-son-observation

ARLES Contournement autoroutier : l’enquête publique prolongée, opposants et partisans restent mobilisés

 

du SYMESCOTO au SYMESCOCO : Syndicat Mixte pour l’élaboration du SCOT de Cornouaille

Comme le fait observer le contributeur anonyme N°11 Le SCoT manque d’ambition en termes de transports en commun.
https://www.registre-dematerialise.fr/6887/contributions/2

A partir de ces réflexions éparses ( et parfois répétitives) chacun et chacune est invité à se saisir de cette consultation pour en faire une démarche collective plutôt qu’une addition de demandes de transformation des terrains non constructibles en terrains constructibles.

SYMESCOTO : projet de révision du Schéma de cohérence territoriale de l’Odet

participez à la consultation

Déposer un texte sur le registre avant le 29 décembre

ou envoyer un message à revisionscotodet@qcd.bzh

Le SCOT manque d’ambition

Censé se projeter sur 20 ans, Quimper jouant le rôle de capitale aussi bien en terme de bassin économique que bassin de vie et de déplacement, le SCOT devrait être pensé à l’échelle de la Cornouaille au lieu d’être pensé uniquement aux limites de la circonscription législative.

A l’horizon 2050 avec le réchauffement climatique déjà visible sur nos côtes, il n’est pas possible de penser ce troisième millénaire comme un prolongement du second en particulier en terme de déplacements.

Invitons nos élu-e-s à passer d’une vision clientéliste du droit à une place de parking au pied du lieu où on veut se rendre à une démarche citoyenne responsable mixant les différents modes de déplacements possibles.

L’exemple de la gare interesse tous les cornouaillais

Le document note « les bourgs et villes seront davantage végétalisés pour éviter les ilots de chaleur. ». si dans l’aménagement de la nouvelle gare un effort a été fait en matière de végétalisation, il reste néanmoins encore beaucoup de surfaces bétonnées qui fonctionneront comme des pompes à chaleur l’été.

Qu’est-ce qui empêche que la zone d’arrêt minute soit prolongée jusqu’au parking courte durée entre la rue et l’esplanade de la gare pour fluidifier l’accès aux heures d’arrivées ou de départs des trains ?

Besoins de déplacement des cornouaillais.

Bouge ton Q…uotidien : de la mobilité solitaire à la mobilité solidaire

Compte tenu de la place de Quimper capitale de la Cornouaille au cœur des flux sur ce territoire, il serait pertinent de lancer une réflexion à l’échelle de ce territoire en associant les maires des différentes communes à une enquête sur les besoins de déplacements de leurs administrés.

Si le document note qu’il s’agit d’Evoluer vers une organisation plus soutenable des déplacements on cherchera en vain, à 3 mois des élections municipales, la stratégie visant à inciter les candidates et candidats à la fonction de maire à questionner leur concitoyens sur leurs besoins de déplacement domicile-travail en particulier pour organiser leur commune en terme d’infrastructures ( zones de co-voiturage ) comme en terme de plate-forme électronique regroupant toutes les formes de déplacement aussi bien collectifs qu’individuels).

Outre l’intérêt de la démarche pour répondre de manière appropriées aux attentes de nos concitoyens, cette démarche d’aller au devant d’eux devrait être propice à re-créer du lien entre élus et citoyens et à lutter contre le rejet de la classe politique sur lequel surfent les extrêmes en transformant le maximum de nos concitoyens en missi-dominici de la transition écologique solidaire aptes à faire du porte à porte pour voir avec leurs concitoyens comment ils et elles peuvent conjuguer fin du monde, fin du mois et faim de démocratie en les sondant sur leurs besoins en éco-mobilité pour mettre cette thématique au cœur des scrutins locaux en présentant une écologie positive apte à détourner un électorat populaire du populisme

  • Voir avec le nouveau prestataire de la QUB pour créer une appli pour s’inscrire et trouver des partenaires pour bouger
    Voir avec les institutions (mairie, Département, Hopital, administration) une gestion centralisée des véhicules pouvant être proposés à la location en dehors des heures de travail.
    voir avec click@go pour une appli de compét entre entreprises et entre communes de la Cornouaille pour créer l’entreprise et la commune la plus « bougeuse » de cornouaille
    voir avec l’hôpital : pour inciter les salariés à s’inscrire et éventuellement mettre sur pied des parcours à partir de l’hôpital : se bouger c’est la santé
    voiR avec l’IUT démarchage des entreprises sur Creach Gwen
    voir avec les clubs pour qu’ils inscrivent leurs adhérents pour créer le club le plus bougeur
    voir avec les communes pour inciter leurs habitants y compris financièrement.
    Mettre sur un agenda commun toutes les initiatives sportives ou culturelles grand public et proposer aux acheteurs de billets de co-voiturer
    voir possibilité de garderies pour les enfants afin de permettre aux parents une pratique du sport

En Alsace, les aides publiques dopent le covoiturage courte distance

une aide du département en faveur de la promotion du sport
Avec les JO au niveau national un effort pour la promotion de l’activité sportive : sédentarité, obésité, surpoids, maladies cardiovasculaires…. « nous sommes assis sur une bombe sanitaire »

Et si… on se passait de voitures ? Avec Frédéric Héran
ttps://reporterre.net/Et-si-on-se-passait-de-voitures-Avec-Frederic-Heran

Elles ont testé bigoud’stop

Semaine Européenne de la Mobilité : 11 idées d’actions
https://teamupp.fr/semaine-europeenne-de-la-mobilite/

Un covoiturage reposant sur quelques personnes risque de ne pas être pertinent sur la durée. Par contre si la force de conviction des maires parvient à batir un outil dont une grande majorité de leurs concitoyennes et concitoyens est utilisatrice on peut espérer diviser par deux ou trois le nombre de véhicules circulant réduisant ainsi d’autant les pertes de temps dans les embouteillages et la pollution.

Nous invitons donc tous les électrices et électeurs à interpeller les candidats de leur commune sur leur volonté dans ce domaine pas abordé pour l’instant.

Ne pas regarder l’avenir dans le rétroviseur

Dans le Télégramme du 29 aout, la Maire de Quimper annonçait « une étude sera menée pour examiner le scénario d’un parking à étages de 200 places ».

Déjà à son époque Bernard Poignant envisageait cette solution et nous lui avions fait observer que le parking de la salle Michel-Gloaguen était à moitié vide la plupart du temps. Nous devons à son successeur la construction de la passerelle qui fait de ce parking l’un des plus utilisés de la ville.

Gouverner c’est prévoir et non répéter les erreurs du dernier millénaire en voulant continuer à inviter les auto-solistes à entrer dans les villes en générant pollutions et bouchons.

Depuis 1998, les transports constituent le premier poste contributeur aux émissions nationales de GES. La part des transports dans les émissions de GES nationales n’a fait que croître au cours des dix dernières années, pour atteindre 34 % en 2023.

La majorité des GES des transports proviennent des voitures particulières (53 % des émissions des transports en 2023, soit 67,5 Mt CO2 éq) et des véhicules lourds (poids lourds, bus et cars : 24 % en 2023, soit 30,7 Mt CO2 éq).

https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-transports/fr/20-emissions-de-gaz-a-effet

Réduire les kilomètres parcourus est une méthode simple et efficace pour limiter les émissions de CO₂e. L’optimisation des itinéraires, grâce à l’analyse de données avancées et à des outils numériques, permet d’éviter les trajets inutiles, de réduire les embouteillages et donc la dépense énergétique.
https://globalclimateinitiatives.com/comment-reduire-les-emissions-de-co2-du-transport-routier/

Une enquête de 2019 sur la mobilité des personnes, réalisée pour le compte du ministère de la transition écologique, mettait ainsi en évidence que :

  • 74 % des trajets domicile-travail étaient effectués en voiture,
    12 % en transports en commun,
    9 % à pied,
    3 % à vélo
    2 % en 2 roues motorisées.

https://teamupp.fr/semaine-europeenne-de-la-mobilite/

Changer notre vision de la Mobilité

L’augmentation constante de la demande en matière de services de transport et de déplacement de marchandises se heurte aux contraintes des ressources naturelles et économiques limitées. Face à ce défi, repenser la mobilité dans sa globalité et adopter une approche multimodale devient indispensable pour trouver un équilibre durable.

La transition vers des approches multimodales exige de prendre en compte plusieurs dimensions, allant des aspects comportementaux, sociaux et technologiques aux infrastructures. Cela implique notamment :

  • Maîtriser la demande croissante de déplacements en influençant les habitudes de mobilité

  • Faciliter l’accès aux informations sur les différentes options de transport disponibles en temps réel

  • Réduire les déplacements individuels en faveur de l’auto-partage, de l’autostop, du covoiturage, des transports en commun ou d’autres modes de déplacement moins polluants (marche, vélo, trottinette…)

  • Adapter la flexibilité des infrastructures de transport en phase d’exploitation

Mutualisation des parcs de véhicules collectifs

Plutôt que chaque entité ( personnes, entreprises, administrations…) gère son parc de véhicules, ne serait-il pas plus simple que ce soit un seul interlocuteur qui gère un ensemble de parcs de véhicules et répartisse les utilisateurs en fonction de besoins précis de déplacement (pour aller d’un point A à un point B) et non en fonction de l’appartenance de telle personne à telle institution ou groupe ?

Plutôt que chaque personne continue à prendre sa voiture pour faire les moins de 5 kilomètres en moyenne  (Pour des distances inférieures à 5 kilomètres, la voiture représente encore 60 % des déplacements domicile-travail, même si sa part diminue au profit des modes doux.) ne doit-on pas mutualiser les véhicules en réduisant les coûts individuels (une voiture coute de plus en plus cher) et collectifs (encombrements des voies, des parkings, surfaces imperméabilisées contribuant à l’augmentation des températures en été, des eaux pluviales ….). Plutôt que de faire un quart d’heure de transport le matin et le soir et d’encombrer un parking ou la voie publique le reste du temps, est-ce qu’un véhicule ne peut pas successivement servir aux relations domicile-travail puis être véhicule de fonction d’une entreprise publique ou privés puis servir aux relations travail-dominicile ?

Dans les grandes agglomérations, les administrations, collectivités, grandes entreprises … ont un parc de véhicules permettant des transports collectifs qui ne sont utilisés que pendant les heures ouvrables alors qu’ils pourraient être mis à la location pour contribuer à du co-voiturage les soirées et les fins de semaine, permettant ainsi de réduire les frais pour les organismes propriétaires, pour les particuliers locataires et réduisant le nombre de véhicules en circulation pour tout le monde.

Les frais de garage pourraient également être mutualisés.

Mobil’emploi près de la panne

La presse cornouaillaise fait état que mobil’emploi a un déficit de 200 000 euros sur les deux derniers exercices que le budget de la Mission locale de Cornouaille pourrait être réduit de 200 000 euros alors qu’un tiers des 4000 jeunes accompagnés n’a pas le permis de conduire et donc des problèmes de mobilité pour trouver un emploi.

Nous n’avons pas la prétention d’avoir la solution mais que le sujet, à 3 mois des élections municipales mérite une réflexion de fond avec tous les acteurs possibles et pas seulement les financeurs à qui on demande de combler les déficits.

Plutôt que de sectoriser les publics (salariés, précaires, administrations, entreprises…) ce qui nous intéresse c’est comment on peut utiliser les moyens modernes de communication pour mettre en relation des publics différents mais tous concernés par un problème de déplacement et passer d’une mobilité solitaire (chacun dans sa caisse comme au cimetière ;o) à une mobilité solidaire où ce qui compte c’est de remplir des véhicules pour réduire les embouteillages, la pollution, la perte de temps, les dépenses inutiles….

« Notre jeunesse a besoin d’être accompagnée » : quatre postes et 500 dossiers menacés à la Mission locale de Cornouaille

Difficultés..de mobilités

À Ergué-Gabéric, un débat pour repenser habitat et mobilité

« Nous serons en difficulté de trésorerie au printemps » : à Quimper, Mobil’Emploi en appelle à ses financeurs

Penmarc’h Le Transport solidaire est désormais opérationnel !

Avec OuestGo, vous avez le choix entre trois options adaptées à vos besoins :
Covoiturage domicile-travail ou domicile-études : Idéal pour ceux qui recherchent un trajet régulier. Partagez vos trajets et faites des économies tout en réduisant votre empreinte carbone !

Covoiturage solidaire : Un coup de pouce pour ceux qui sont en recherche d’emploi ou de stage, ou qui veulent simplement s’entraider au quotidien.

Ce service, animé par un opérateur dédié, permet de faciliter la mise en relation et l’accompagnement humain pour vos déplacements.

Covoiturage événementiel : Ne manquez plus aucun événement grâce à cette option qui simplifie l’organisation de vos trajets vers des manifestations publiques ou privées.


@éhop
est une association loi 1901 engagée depuis 2002 pour faire du covoiturage une évidence en Bretagne : que ce soit pour aller au travail, chez le médecin, faire ses courses ou amener le petit dernier au basket le mercredi. Travaillant en lien avec les collectvités bretonnes et utilisant la plateforme OuestGo, l’association éhop vous accompagnera pour toutes vos demandes concernant le covoiturage.

  • Des questions? Des hésitations ? Vous pouvez contacter l’association éhop au 02 99 35 10 77 ou sur contact@ehop.bzh

Pas de solution de transport pour aller au travail, sur votre lieu de stage, de formation, d’intérim ou d’apprentissage ? Le service éhop solidaires vous accompagne du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h au 02 99 35 01 56 ou sur solidaires@ehop.bzh

Ce n’est qu’un début continuons le …débat

Alain Uguen

Pour la planète et les droits des vivants
pour le futur de nos enfants
Au premier tour je vote vert
ou coalition des volontaires

CONSTRUCTION D’UN SITE PISCICOLE ET D’UN ATELIER DE TRANSFORMATION DE SAUMONS

prendre-vous du saumon pour les fêtes

L’enquête publique sur le projet controversé de ferme aquacole porté par Pure Salmon, au Verdon-sur-Mer, en Gironde, a officiellement débuté ce lundi 15 décembre. Habitants et parties prenantes sont invités à faire part de leurs observations jusqu’au 19 janvier 2026  sur ce projet industriel d’envergure, qui suscite déjà de vives inquiétudes environnementales et sanitaires.

https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/10-000-tonnes-de-saumons-par-an-et-24-bassins-d-elevage-l-enquete-publique-est-ouverte-sur-ce-projet-pharaonique-de-ferme-usine-tres-controverse-3267518.html

Le projet déclaré fin octobre “recevable sur la forme” par les services instructeurs de l’État vise la création d’une ferme d’élevage intensif destinée à produire 10 000 tonnes de saumon par an, réparties dans 24 bassins d’élevage installés sur la terre et assortie d’un site d’abattage et de transformation. Un projet qui crée de nombreuses inquiétudes d’un point de vue environnemental.

“Accidents majeurs” et “usines qui brûlent”

Pour Maxime de Lisle, cofondateur et directeur de Seastemik, une ONG de protection des océans, la ferme aquacole pose déjà question par sa taille. “Ce sont des usines, qui à cette échelle, n’ont été mises en œuvre nulle part ailleurs dans le monde”, souligne le dirigeant. Et à chaque fois, les tests se sont soldés par des accidents qui sont majeurs. À chaque fois, ce sont des usines qui brûlent et des déversements de chlorures de fer dans les mers.”

Le projet d’usine, dont l’emprise serait de 14 hectares au sein du Parc naturel régional du Médoc, a fait l’objet d’un avis de la Mission Régionale d’Autorité environnementale de Nouvelle-Aquitaine.

Nous devons stopper cette fuite en avant, avant qu’elle ne cause des dommages irréversibles aux écosystèmes, aux animaux et aux communautés humaines.

Les ONG Seastemik et Foodrise

Au-delà des risques d’accident, l’instance avertissait en août 2024 concernant la préservation des ressources en eau potable. Alors que le territoire est régulièrement en stress hydrique, la Mission Régionale mettait en garde contre “un système global […] nécessitant un apport en continu en eau neuve quasi équivalent de 6 500 mètres cubes par jour”. Un flux entrant problématique donc pour un flux sortant qui pose tout autant question.

Le site industriel prévoit en effet de produire 27 tonnes de boues par jour, dont le convoi vers une usine de méthanisation ne serait pas sans incidence en termes de transport. Des points d’interrogation auxquels l’Autorité environnementale enjoignait les porteurs de projet de répondre en “précisant les solutions alternatives en cas de situation accidentelle” et en “quantifiant le nombre de tonnes d’azote rejetées dans l’estuaire”. Pour Maxime de Lisle, pas de doute au vu de l’étude de projets similaires. “Avec de tels rejets, c’est évidemment la qualité de l’eau qui est menacée” renchérit le directeur de Seastemik, qui en association avec l’ONG Foodrise a publié un rapport sur les dégâts causés par l’élevage hors sol des saumons.

le PDF est visible à l’adresse

https://www.cyberacteurs.org/pdf/foodrise-salmononl_83.pdf

Les recherches menées par Foodrise et Seastemik révèlent que l’élevage intensif terrestre de saumons est un désastre environnemental et social. C’est la nouvelle frontière de l’élevage industriel.

L’expansion des installations terrestres ne fera qu’approfondir les impacts déjà existants de la production de saumon, en augmentant la demande de poissons sauvages pour l’alimentation et en déclenchant une cascade d’autres dommages pour l’environnement, la faune, le bien-être animal et les communautés.

Les décideurs européens et britanniques doivent agir dès maintenant pour mettre un terme à la propagation de cette technologie destructrice avant qu’elle ne s’installe.

L’avis de GÉNÉRATION ECOLOGIE NOUVELLE AQUITAINE

Aujourd’hui, nous ne sommes pas seulement réunis pour dire “non” à un projet. Nous sommes réunis pour dire “oui” à la raison, à la santé environnementale et à l’avenir de notre territoire.

Le projet “Pure Salmon” n’est pas une solution, c’est un mirage. Un mirage destructeur, énergivore, et profondément déconnecté des réalités d’aujourd’hui et de demain.

Nous sommes en 2025, le monde brûle, et pourtant, on nous propose là une usine à saumons géante, produisant 10.000 tonnes par an, un volume encore jamais réalisé, symbole de cette folie croissantiste qui pense encore pouvoir construire notre avenir sur l’exploitation sans limite des ressources, et au mépris de tous les équilibres.

Pure Salmon fait cas d’école en matière de non-sens écologique et social. Illustration en 5 faits et chiffres :

• 100 GWh par an : c’est la consommation électrique de ce projet. C’est l’équivalent de celle de 45 000 habitants. Une ville entière. Une ville qui elle, abrite des écoles, des hôpitaux, des vies. Pas des bassins surpeuplés où des saumons agonisent à 70 kg par mètre cube.

• L’eau potable, cette ressource vitale, est jugée, par la Commission Locale de l’Eau, comme menacée par ce projet. On nous parle de prélèvements massifs dans la nappe de l’estuaire, alors que nos nappes phréatiques sont déjà sous tension. On nous parle aussi de rejets liquides chargés d’azote et de médicaments, alors que nos rivières étouffent sous les algues et les polluants.

• 16 degrés : c’est la température maximale que supportent les saumons en élevage. Or, l’eau de la nappe, à 15-16°C, est déjà proche de cette limite létale. Alors que fera-t-on lors des pics de chaleur de plus en plus fréquents ? Refroidira-t-on l’eau à grands frais, (avec au besoin des groupes électrogènes qui émettent 18 fois plus de CO₂ que le réseau électrique) ? À l’heure où chaque kilowatt doit être économisé, où chaque gramme de CO₂ compte, c’est une insulte à l’intelligence collective.

• 250 emplois, c’est ce que promet Pure Salmon. Mais qui peut croire à ces chiffres miracles ? La réalité se situe bien plus certainement autour de 70 emplois seulement. 70 emplois précaires, mécanisés, jetables, là où il faudrait 8.000 artisans et artisanes de la pêche et de la conchyliculture pour produire les mêmes volumes, avec des pratiques qui, elles, nourrissent les territoires sans les détruire.

• Et puis, il y a les camions. Une dizaine par jour pour transporter le saumon, indique Pure Salmon. Mais où sont passés les dizaines d’autres ? Ceux qui amèneront les aliments, ceux qui évacueront les déjections ? Des kilomètres de pollution, des embouteillages, du bruit, de la fatigue pour nos routes et nos villages. Sans compter que ces saumons seront nourris avec des farines de poissons pêchés dans des pays en développement, volant ainsi la ressource des communautés locales.

C’est ça, le monde qu’on nous propose ? Un monde où l’on sacrifie la qualité de l’emploi local, de l’eau, et le climat sur l’autel du profit à court terme ?

Pourtant, des alternatives existent.

Nous ne sommes pas contre l’aquaculture. Nous sommes pour une aquaculture intelligente et soutenable, comme l’élevage de truites de mer en petites unités locales, ou de coquillages à forte valeur ajoutée comme les ormeaux, qui permettent moins de camions, moins de pollutions et plus de résilience. Des emplois ancrés, une activité qui régénère au lieu de piller.

Le choix est entre nos mains. “Pure Salmon” n’est pas une fatalité. C’est un choix : celui d’un modèle qui nous affaiblit, ou celui d’un avenir qui nous rend plus forts.

L’enquête publique est ouverte ce jour et jusqu’au 19 janvier. Chaque avis compte. Exigeons des études sérieuses.
Soutenons les alternatives. La Gironde n’est pas à vendre. Elle est à défendre. Alors levons-nous. Mobilisons-nous. Protégeons ce qui nous unit : cette terre, cette eau, cet avenir commun.

Rappel NON au projet d’usine à saumons de Plouisy

la méga-usine de saumons prévue par Smart Salmon à Plouisy est définitivement abandonnée ! Face à la mobilisation acharnée de citoyen·nes, de collectifs comme Dourioù Gouez, d’associations environnementales et d’élu·es locaux engagés, les promoteurs norvégiens ont dû jeter l’éponge. Cette victoire prouve une fois de plus que les luttes locales peuvent faire plier les géants industriels, et qu’aucun combat n’est jamais perdu d’avance !
https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=4337

Nous vous invitons à faire vos courses dans les différents avis proposés ci-dessus et d’autres qui viendraient compléter ceux-ci dans les commentaires de notre blog et à déposer votre propre texte sur le registre numérique.

participez à la consultation

https://www.registre-numerique.fr/construction-elevage-saumon-verdonsurmer/deposer-son-observation

Le Collectif STOP PANHARD1 est à nouveau en lutte !

Projet PANHARD – TELAMON à Sens, Yonne : Opacité, spéculation foncière, impacts environnementaux avérés, risques sanitaires, économiques et sociaux inacceptables

Contexte : L’agglomération du Grand Sénonais a été désignée par l’État comme territoire de logistique, label facilitant l’installation d’entrepôts logistique XXL de plus de 4 hectares de surface au sol, accompagnant les promoteurs de défiscalisation et d’aides publiques -Promoteurs financés dans leur grande majorité par des fonds de pension étrangers.

De ce fait, on compte actuellement 3 énormes projets2 sur la ville de Sens.

— Green’dev-Quartus avec un entrepôt de 5 hectares sur 10 hectares de terres en cours d’achèvement, en vente sur le site du promoteur, bien que ce dernier affirme à la presse locale avoir déjà un client.

— VG4, le deuxième projet porté par Panhard -Télamon, est un entrepôt de 10 hectares sur 20 hectares de terres. Autorisation environnementale et permis sont accordés depuis plus d’un an, mais Télamon reconnait lui-même qu’aucun client n’a encore été trouvé… donc aucun emploi en vue, ni début de construction3.

— C’est au sujet du troisième projet que notre collectif tire aujourd’hui la sonnette d’alarme : il s’agit d’un complexe logistique de deux entrepôts, plus de 11 hectares à eux deux (LOG A et LOG B) toujours sous la bannière Panhard-Télamon, auxquels s’ajouterait ultérieurement un troisième bâtiment (LOG C), sur 30 hectares de terres agricoles…

  • Risques sanitaires accrus : le site d’implantation se trouve à proximité de nombreux établissements publics, crèche des Petits Sénons, écoles maternelles et primaires, le plus gros lycée de la région Bourgogne-Franche-Comté, divers équipements sportifs, et d’importants quartiers d’habitations, (Champs Plaisants et Sainte-Béate environ 8000 habitants soit le quart de la population de Sens).

  • Nuisances liées au trafic très impactantes dans un tel contexte urbain…

  • Données acoustiques potentiellement erronées ou sous-évaluées

  • Évolution des normes européennes sur la qualité de l’air4 auxquelles le territoire devra se conformer impérativement d’ici 2030 non prise en compte… Gouverner, c’est prévoir ?

Où en est ce projet ?

Malgré l’avis favorable de l’enquête publique, la mairie de Sens a refusé les deux permis de construire le 13/08/2025 sous l’argument que le rond-point d’accès au site resterait à la charge de la collectivité et non à celle du promoteur, contrairement à la promesse qu’il avait faite… Ce refus, qui pourrait n’être ainsi que provisoire, questionne sur la façon qu’ont la Ville et l’agglomération du Grand Sénonais d’appréhender l’impact des projets logistiques sur la sécurité routière et sur les voiries. Ne voient-elles pas que la somme des différents projets ferait transiter chaque jour sur la D606 près de 1600 poids lourds et plus de 3000 véhicules légers supplémentaires ? Que la petite départementale 46 n’absorberait pas sans aménagements le ballet incessant des poids-lourds entrant et sortant des entrepôts ? Qu’elle serait saturée aux heures de pointe ?

Ni la Ville ni l’agglomération n’ont communiqué sur ce refus de permis, elles ne l’avaient pas davantage fait au moment du choix de la logistique comme moteur du développement économique. Cette absence d’information bafoue les principes de transparence démocratique et entretient un climat d’opacité inacceptable pour des habitants en attente de considération.

Bien que la Ville ait refusé les permis de construire, le Préfet de l’Yonne a signé fin octobre les arrêtés d’autorisation environnementale des deux entrepôts LOG A et LOG B.

Ce sont ces arrêtés que nous contestons.

Des actions juridiques et citoyennes seront engagées par notre collectif avec le dépôt d’un recours devant le tribunal administratif contre les deux autorisations environnementales et l’organisation d’actions et d’informations à destination de la population dès le début 2026.

Nous réaffirmons que l’intérêt général, la préservation des terres agricoles -à ce sujet, il faut souligner que le projet a reçu un avis défavorable de la commission de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers(CDPENAF)-, la santé publique, la lutte contre le changement climatique et la transparence démocratique doivent primer sur toute logique de spéculation foncière et de profit privé.

Nous invitons l’ensemble des personnes et collectifs qui veulent nous rejoindre ou nous soutenir à nous contacter par mail à :  stoppanhardtelamon@gmail.com ou sur notre page facebook :  STOP Panhard Telamon

Merci d’avance pour votre soutien, moral ou/et financier…  Sur ce dernier aspect, merci à Cyber Acteurs pour la mise en place de la cagnotte en ligne !

« Le cochon n’attend qu’un clic de votre part ! »,

1-Le collectif Stop Panhard, composé d’associations environnementales, de collectifs citoyens, de syndicats agricoles et de partis politiques, est né en 2021 pour s’opposer à GF8, premier projet d’entrepôt logistique XXL sur Sens porté par le groupe Panhard, devenu Télamon depuis. Grâce à notre mobilisation et notre action au tribunal administratif de Dijon, nous avons obtenu l’abandon de ce projet, conçu pour le géant du e-commerce Zalando, évitant la perte de 40 hectares de terres agricoles.

2- Cette démesure, à l’échelle de notre agglomération du Grand Sénonais, grève toute possibilité de développement pour nos TPE / PME locales et va à rebours du Projet Alimentaire Territorial aujourd’hui à l’étude. De quoi renforcer les inquiétudes sur l’avenir de notre territoire.

3- La plupart du temps les projets sont conçus dans une logique d’investissement et de spéculation foncière. On retrouve ce cas de figure un peu partout en France, dans l’Yonne à Auxerre-Appoigny par exemple (5 entrepôts en attente de réalisation sur AuxR’Parc depuis plus de deux ans).

4- Valeurs réglementaires beaucoup plus strictes pour les cinq principaux polluants atmosphériques

Bilan de la cyberaction : Stop panhard à Sens

Journal des Bonnes nouvelles de Mr Mondialisation

1. La Pologne met fin à l’élevage d’animaux pour la fourrure

La Pologne adopte une loi interdisant l’élevage d’animaux pour leur fourrure, mettant fin à une industrie qui comptait encore plusieurs centaines d’exploitations. (La Relève et La Peste)

2. Mobilisation à La Rochelle contre l’abattage d’arbres pour un projet aérien

À La Rochelle, des centaines de manifestants se sont rassemblés pour s’opposer à la coupe d’arbres prévue pour permettre le passage d’avions supplémentaires. Les habitants dénoncent un projet contraire aux enjeux climatiques et défendent la préservation des espaces arborés. (Reporterre)

3. En Syrie, un an après la chute d’Assad, les habitants se réapproprient les ruines

Un an après la chute du régime d’Assad, des Syriens commencent à réinvestir les ruines laissées par les combats. Le processus de reconstruction sociale est fragile, mais les habitants tentent de recréer des lieux de vie malgré la destruction. (Reporterre)

4. À Lyon, une coopérative couvre les écoles de panneaux solaires

À Lyon, une coopérative citoyenne installe des panneaux solaires sur les toits des bâtiments scolaires pour produire de l’énergie locale. Le projet, participatif et financé par les habitants, permet d’associer transition énergétique et implication citoyenne. (Reporterre)

5. À Paris, les transformations écologiques rendent tout retour en arrière impossible

À l’approche des municipales 2026, à Paris, plusieurs acteurs politiques affirment que les douze années de transformations écologiques dans la capitale ont profondément changé la ville en bien. Plus aucun camp ne propose d’annuler ces évolutions. (Vert)

6. Au Chili, une volonté politique de sortir l’agriculture des pesticides

Au Chili, plusieurs partis et mouvements cherchent à réduire fortement l’usage des pesticides, notamment à la faveur des élections locales et nationales. Le débat autour d’une transition agroécologique est jugée nécessaire pour la santé et l’environnement. (Basta!)

7. Les mobilisations anti-Sterin s’étendent face à l’extrême droite

Les mobilisations contre Sterin, figure de l’extrême droite, s’intensifient et s’étendent à de nouveaux territoires. Une  » diagonale de la résistance « reliant des collectifs variés unis contre la progression idéologique du groupe se consolide. (Basta!)

8. Un vigneron lutte contre les inondations grâce à l’agriculture bio sans labour

Dans le Gard, un vigneron met en place des pratiques biologiques sans labour pour réduire l’érosion et limiter l’impact des fortes pluies. Ces pratiques améliorent la résilience des sols et protègent les parcelles face aux épisodes d’inondation. (Basta!)

9. Les États-Unis veulent limiter l’usage de singes dans la recherche

Les États-Unis envisagent de réduire l’utilisation de singes dans la recherche biomédicale, particulièrement dans les laboratoires privés. Des organisations saluent une avancée tandis que des chercheurs alertent sur les conséquences pour certains programmes scientifiques. (30 Millions d’Amis)

10. La fin programmée de la vidange annuelle obligatoire des piscines publiques

Dans le Grand Est, la réglementation évolue pour mettre fin à la vidange systématique des piscines publiques une fois par an. Les autorités prévoient une gestion plus souple permettant d’économiser de grandes quantités d’eau sans compromettre l’hygiène. (France 3 Régions)

– Mauricette Baelen