chasse aux blaireaux dans le Calvados

blaireau juvénile

La préfecture du Calvados a mis à la consultation du public son projet d’arrêté ordonnant des prélèvements de blaireaux dans les zones définies à risque de tuberculose bovine pour la faune sauvage dans le département du Calvados.

La préfecture a publié sa note de présentation dans la présentation de l’arrêté

et l’arrêté spécifiant les zones concernéeshttp://www.calvados.gouv.fr/IMG/pdf/2021_02_18_ap_infection_faune_sauvage_tuberculose_bovine-1.pdf

AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté  avant le 23 mars 2021.
en vous inspirant des propositions de rédactions ci-dessous

Votre projet d’arrêté prévoit l’éradication de tous les blaireaux présents dans une zone dite infectée, suite à la découverte d’un seul animal contaminé en 2020. Je m’oppose à l’éradication des blaireaux dans les 17 communes de la zone à risque.
Il est incompréhensible d’éradiquer l’ensemble des blaireaux de cette zone par piégeage ou tir alors que seuls 44 blaireaux seront prélevés à des fins de dépistage.
La prévalence d’infection dans la faune sauvage ne préjuge pas de la propagation intraspécifique ou interspécifique.
La « régulation » des populations de blaireaux par piégeage ou tir, en périphérie des élevages bovins infectés (zones de prospection), ne se justifie pas ; l’épizootie est interne à la filière bovine et l’espèce blaireau n’est pas, à ce jour, un réservoir sauvage de l’infection.
La réduction des densités des populations de blaireaux entreprise autour des élevages infectés relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps et peut entraîner la disparition locale de l’espèce.
La France était indemne de tuberculose bovine jusqu’à 2000, c’est-à-dire que le taux de troupeaux contaminés était inférieur à 0,1 %.
La difficulté prophylactique de mise en place de la vaccination, alliée à un relâchement certain du monde agricole, a permis à cette pathologie de se réinstaller dans différentes régions de France à partir de 2002 (Cerfs et sangliers en Seine-maritime et Eure, Blaireau en Bourgogne etc). Par ailleurs, les pratiques de la régulation de la faune sauvage par le biais de nourrissage des sangliers de façon quasi industrielle et à ciel ouvert ainsi que le laisser sur place des viscères éventuellement infectées (estimation de 5000 tonnes par an en France sur les bases des prélèvement statistiques de l’ONCFS) ont implicitement porté Mycobactérium bovis au sein de la faune sauvage…
Les milieux scientifiques ont démontré clairement qu’il n’existe pas de foyer bactérien tuberculinique sauvage. Le problème demeure donc un problème éminemment intra-agricole !
L’éradication massive préconisée comme solution efficace a trouvé ses faiblesses comme l’atteste la longue campagne d’élimination (1973 à 1998) au Royaume-uni et la recrudescence importante qui s’en est suivie… 2 études successives d’un groupe d’experts mandatés par la DEFRA (Département pour l’environnement, l’alimentation et les affaires rurales), puis d’une équipe de l’université d’Oxford, ont également étayé cette thèse.
L’élimination massive du blaireau d’Europe n’est donc qu’une solution à très court terme. La solution est à trouver du côté du monde agricole et à la remise en question de ses pratiques….
Le blaireau fait donc les frais d’une mauvaise gestion humaine et n’est pas responsable de la réapparition de la tuberculose bovine (Hubert BASLE).

 Donnez votre avis (en cliquant sur ce lien ) sur le projet d’arrêté de capture de blaireaux 

Les commentaires de ce message sur le blog peuvent recevoir votre proposition qui peut en inspirer d’autres mais c’est bien sur le site de la préfecture qu’il est utile de le poster.

Décryptage de l’engouement pour la voiture électrique

par Pierre Péguin, physicien, et Ivo Rens, historien et juriste, 3 mars 2021,

Depuis quelques années, de par le monde, la voiture électrique qualifiée de “voiture propre”, est présentée comme la solution aux problèmes de pollution et de climat par les politiques et les médias. Elle répondrait aux exigences d’une société écologique de progrès. S’il est vrai que les véhicules restent indispensables, particulièrement dans la vie rurale, il est nécessaire de pouvoir en disposer qui soient sobres en consommation, fabriqués et recyclés en faisant le moins de dégâts écologiques et sociaux possibles.

L’achat des voitures fonctionnant à l’électricité, bien que généreusement subventionné en France et dans d’autres pays, reste onéreux et s’adresse d’abord à un public aisé s’équipant d’une voiture secondaire pour la ville. Mais est-on sûr que leur bilan complet soit réellement écologique ? Tentons d’élucider cette question qui vaudra aussi pour les voitures hybrides, mutatis mutandis.

En outre, face aux mesures mises en œuvre en France comme ailleurs dans le monde, mais aussi face à l’effet de mode et à l’engouement du public, tentons de voir ce que peut signifier cette promotion volontariste pour l’évolution de la société.

Le scandale écologique de la prime à la casse de véhicules en état de marche (1).

Alors qu’une société sobre se doit de renoncer à l’obsolescence programmée des objets fabriqués industriellement, voilà que des primes sont proposées pour mettre à la casse des voitures en état de marche. Il s’agit de les remplacer par des véhicules neufs plus lourds, fabriqués avec encore plus de matériaux, ceux des batteries électriques, et avec tous les gadgets modernes dont la fabrication énergivore est source de pollutions supplémentaires !
Le prétexte environnemental est que les voitures neuves, consomment moins que celles qu’elles remplacent. Certes les vielles bagnoles consomment et polluent davantage, mais en continuant à rouler longtemps, entretenues ou rafistolées (comme en Afrique…), elles évitent la fabrication polluante et gourmande en matériaux à extraire, en énergie et en eau, de voitures neuves électriques.

Un autre gaspillage d’argent public réside dans l’installation, à grands frais, de bornes de recharge, avec places de stationnement, et dans le dégrèvement fiscal accordé à l’énergie électrique de recharge, aux bornes ou au domicile. Ces avantages bénéficient bien sûr aux tranches sociales assez aisées pour s’offrir ces véhicules électriques déjà généreusement subventionnés…

La voiture électrique est-elle écologique ? (2),(3), (4)

Le plus souvent, les acheteurs de voitures électriques estiment avoir fait un choix écologique, et il est bien vrai que l’utilisation de ce type de véhicules réduit la pollution de l’air dans les agglomérations. Mais leur production se révèle nettement plus énergivore, et polluante que celle des voitures thermiques. En effet la fabrication de leur batterie compte pour près de la moitié dans leur coût énergétique et requiert l’extraction de métaux rares.

Aujourd’hui, le point crucial d’une voiture électrique est sa batterie, le plus souvent produite en Chine. C’est elle qui en détermine un certain nombre de caractéristiques, dont l’autonomie et la puissance. Elle est responsable de l’accroissement important du poids du véhicule, elle en constitue aussi l’élément le plus coûteux. Mais surtout, elle est à l’origine de pollutions, de dégâts environnementaux et sanitaires provoqués par l’extraction, principalement dans le Tiers monde de tous les matériaux nécessaires à sa fabrication. Quant aux mineurs qui sont parfois des enfants et aux autres acteurs impliqués dans cette extraction, , ils sont le plus souvent embauchés pour un salaire de misère et avec des conditions de travail épouvantables. (4)

Paradoxalement, la production de voitures électriques est étroitement dépendante de l’industrie minière. En effet pour fabriquer leurs batteries on a besoin de lithium (provenant du Chili), en fonction des technologies elles contiennent du cobalt (dont plus de la moitié provient du Congo-Kinshasa), du nickel (de Nouvelle Calédonie), du manganèse (du Gabon). Ajoutons que leur fabrication requiert quatre fois plus de cuivre qu’il n’en faut aux voitures thermiques, et que pour alléger le surpoids de la voiture il faut aussi remplacer l’acier par 3 à 4 fois plus d’aluminium dont l’élaboration est très gourmande en énergie. Est-il besoin de préciser que l’industrie minière est totalement dépendante des combustibles fossiles dont elle n’est pas précisément une petite consommatrice. Finalement, la fabrication de ces batteries, et donc des voitures électriques, est au moins deux fois plus polluante à produire que la voiture thermique. Et si au moins les batteries étaient recyclées comme annoncé. Malheureusement, tel n’est pas le cas pour l’instant du moins, seuls les éléments les plus faciles à récupérer le sont.

Qu’en est-il de son bilan énergétique ?

Certes, au conducteur, la consommation énergétique du véhicule électrique paraît exemplaire : la quantité et le coût de l’électricité nécessaire pour le faire rouler sont minimes. Mais qu’en est-il alors du rendement thermodynamique de la voiture électrique comparée à celui de la voiture thermique ? D’après Philippe Lebreton (5), la voiture électrique utilise moins de 20 % de l’énergie fournie par l’uranium ou les hydrocarbures en centrale thermique du fait des rendements successifs, en cascade, de la centrale, de la batterie, et du moteur électrique. Ce faible rendement est à comparer à celui de la voiture thermique qui oscille autour de 30%. Voici ce qu’en disait Philippe Lebreton il y a un quart de siècle (5):

Pour comparer les rendements respectifs des véhicules électriques, et thermiques il faut partir des énergies primaires, d’une part pour la production d’électricité essentiellement en centrales thermiques (nucléaire et fossiles), et d’autre part du carburant tiré à la pompe,

Pour la voiture électrique, sachant que le rendement de conversion de chaleur en centrale thermique est à peu près de 30 % pour le nucléaire, meilleur pour le fuel, le charbon et surtout le gaz pour lequel on approche les 50 %. Sachant aussi que le rendement du stockage de l’électricité en batterie est de l’ordre de 65 %, à condition que la recharge ne soit pas accélérée, puis que le moteur électrique de la voiture aura un rendement de l’ordre de 85 %. On s’aperçoit finalement que seuls 15 à 16 % de l’énergie fournie par la désintégration de l’uranium ou 20 à 21 % de la combustion de fossiles est utilisée par la voiture électrique. Tout le reste est perdu en chaleur, et de plus le rendement baisse s’il faut réchauffer l’habitacle ou au contraire le climatiser.

Pour simplifier, il n’est pas pris en compte tout ce qu’implique l’extraction et la transformation de l’uranium ou du pétrole, dont les dégâts sont considérables, plus graves encore pour l’uranium que pour les hydrocarbures.

Quant à la voiture à essence ou diesel, son rendement moyen est actuellement de 30 % meilleur (ou moins mauvais!) que celui de la voiture électrique Il est susceptible de progrès dans l’avenir, sa limite théorique du fait du 2nd principe de la thermodynamique étant d’environ 60% (6) (7).

Voitures electriques et nucléaire.

En France l’électricité fournie aux bornes de recharge est alimentée à 70 % par la filière nucléaire qui crée d’énormes quantités de déchets radioactifs pour des milliers d’années. Cette filière a connu en un quart de siècle les accidents de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011), avec des conséquences séculaires. Aussi peut-on dire des propriétaires de véhicules électriques qu’ils roulent au nucléaire, qu’ils se rendent co-responsables de risques majeurs menaçant leur pays, leur continent, voire le vivant et aussi de la formation de déchets radioactifs on ne peut plus durables dont nous confions la gestion éminemment problématique aux générations futures pour des dizaines d’années de milliers d’années.

Le développement de ces voitures accroît inexorablement la demande en électricité, et permet aux gouvernants de prétendre à la nécessite de poursuivre sa production par le nucléaire. C’est d’ailleurs pour cette raison même que le chauffage électrique des immeubles continue à être promu malgré son bilan énergétique désastreux.

Il reste qu’en fonctionnement, un véhicule électrique n’émet pas de CO2 et que, au fil du temps, il pourrait compenser le surcroît de pollution engendrée par sa fabrication et celle de sa batterie. Dans beaucoup de pays, en termes de CO2, un véhicule électrique doit parcourir près de 200’000 kms pour rattraper le bilan carbone de la voiture thermique, et ce à condition que la batterie soit toujours fonctionnelle.

En revanche si, comme en Norvège, la production de l’électricité utilisée en recharge est renouvelable, il suffirait de 40’000 km pour compenser le surcroît de CO2 émis lors de sa fabrication. De même un particulier ou une collectivité produisant toute son électricité par voie photovoltaïque obtiendrait un meilleur rendement écologique, mais ce n’est bien sûr pas le cas de l’immense majorité des utilisateurs.

Quant à la pollution aux particules fines, d’après les nouvelles normes de pollution européenne, les gaz d’échappement n’en sont plus la principale source, même si ceux du diesel restent les plus toxiques. L’abrasion des pneus et des plaquettes de frein compte en effet pour 90 % de ces émissions.

Dans le cas des hybrides rechargeables, le bilan énergétique est également défavorable car le poids mort de la batterie entraîne une surconsommation énergétique permanente.

En guise de conclusion provisoire

Promu à l’échelle mondiale, sans la moindre réserve par nos dirigeants, pour des raisons écologiques mais surtout climatiques, le remplacement des voitures thermiques par des voitures électriques devait permettre de ne plus polluer l’air des villes et de limiter le réchauffement climatique. C’est pourquoi, dans différents pays, les autorités favorisent fiscalement et parfois même subventionnent directement les acquéreurs de voitures électriques. Dans certains pays, l’électrification du parc automobile est en bonne voie. L’air des grandes villes deviendra plus respirable et d’aucuns croiront avoir œuvré pour l’écologie. En réalité, la diffusion des voitures électriques n’aura fait que déplacer la pollution notamment vers les pays producteurs des minerais nécessaires à la production des batteries électriques et vers ceux exportant l’uranium destinés aux centrales nucléaires. Car, pour être scientifiquement pertinente, l’analyse de tout processus économique doit aller du berceau à la tombe et ne pas s’arrêter à mi-chemin.

En adoptant des normes restreignant drastiquement les émissions de CO2, l’Union européenne a emprunté cette voie favorisant l’essor des voitures électriques adapté à une clientèle aisée, délaissant ainsi la conception de petits véhicules thermiques sobres, rustiques au coût écologique moindre, ne consommant guère plus de 3 litres aux cent kilomètres.

Dans cet ordre d’idées, on peut s’étonner que les autorités politiques non seulement européennes mais mondiales n’ont jamais même tenté de taxer le kérosène qui a permis de doper une aviation devenue pléthorique ni d’interdire l’utilisation de fuels lourds utilisés à satiété par le trafic maritime qui a puissamment contribué à polluer les mers et les océans. Et que dire de la frilosité de la plupart des Etats peu enclins à favoriser le transport ferroviaire des personnes et des marchandises ?

Mais tentons d’aller plus loin. N’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur les conséquences sociétales du développement imposé de la voiture électrique ? Se pourrait-il que cette dernière ne constitue qu’un aspect d’une transformation en cours de la société ? Avec l’imposition en France des compteurs électriques connectés Linky, le déploiement mondial de la G5, la diffusion des objets connectés, le rêve de la voiture autonome et le mythe d’une électrification intégrale, n’assistons-nous pas à la mise en place de l’infrastructure d’une société complètement normée et surveillée évoquant le célèbre 1984 de George Orwell ? (8)

Il y a d’ores et déjà sur la planète 1,4 milliards de véhicules automobiles à quatre roues. (9) Et il semble bien que le véhicule autonome soit tout sauf exemplaire en sobriété. Pour passer d’un véhicule actuel à un véhicule capable de se conduire et de se garer tout seul, pour remplacer la perception et la conduite humaine par des algorithmes, il faut quantité d’équipements supplémentaires : caméras, radars et d’innombrables capteurs gérés par des ordinateurs. Tout cela comporte des conséquences écologiques avec encore plus d’extraction de métaux rares, plus de centrales nucléaires et aussi plus de centres de données (data centers) dont le refroidissement est gourmand en énergie électrique… et il n’est pas dit qu’ils puissent tous être déplacés ailleurs !

L’engouement actuel pour la voiture électrique n’a de justification ni thermodynamique ni écologique. Il amorce une mutation sociétale qui n’a rien de spontané. Cette mutation a vraisemblablement été conçue déjà vers la fin du siècle dernier dans les arcanes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en marge de réflexions sur la courbe de Keeling (10) qui mit en relation la hausse continue du CO2 dans l’atmosphère avec la consommation des énergies fossiles par les sociétés humaines. Mais son histoire reste à écrire…

(1) « La voiture électrique et le compteur Linky : deux béquilles absurdes et vaines pour une société techniciste aux abois… » Communication de Stéphane Lhomme, décembre 2020.

(2) « Non la voiture électrique n’est pas écologique », Reporterre, Célia Izoard, 1 septembre 2020 ,
https://reporterre.net/Non-la-voiture-electrique-n-est-pas-ecologique,

(3) Challenges du 21/03/2018 « Et si la voiture électrique était un désastre écologique ? » par Nicolas Meunier. https://www.challenges.fr/automobile/dossiers/et-si-la-voiture-electrique-etait-un-desastre-ecologique_575450,

(4)« La voiture électrique cause une importante pollution minière » Reporterre, Célia Izoard, 2 septembre 2020 ,
https://reporterre.net/La-voiture-electrique-cause-une-enorme-pollution-miniere,

(5) Philippe Lebreton – « le véhicule électrique autonome : alternative écologique crédible ou gadget electropublicitaire », 1995, Stratégies Energétiques, Biosphère et Société (SEBES).

(6) Courriel de Philippe Lebreton à Ivo Rens, 26 septembre 2020.

(7) « Le moteur thermique n’a pas dit son dernier mot » Sciences et Avenir https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/automobile-le-moteur-thermique-n-a-pas-dit-son-dernier-mot_106708,

(8)« Derrière la voiture électrique, l’empire des Gafam » Reporterre, Célia Izoard, 3 septembre 2020
https://reporterre.net/Derriere-la-voiture-electrique-l-empire-des-Gafam,

(9) Transitions & Energies, https://www.transitionsenergies.com/combien-voitures-monde/

(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_Keeling

APPEL DU 26 AVRIL 2021 AUX FEMMES DU MONDE ENTIER

Cet APPEL fait suite à l’ APPEL du 26/4/2016 qui avait suscité 400 initiatives à travers le monde

Contexte Le 26 avril 1986 commençait la catastrophe de Tchernobyl. Analysé, commenté, filmé depuis 35 ans, cet évènement majeur de notre histoire contemporaine reste une « énigme à résoudre pour le XXIème siècle » nous avait annoncé Svetlana Alexievitch (prix Nobel de littérature en 2015). C’est justement son texte La supplication paru en 1997 dans la revue russe Amitié entre les peuples et traduit depuis dans de très nombreuses langues qui a permis aux lecteurs du monde entier de prendre conscience des effets délétères de cette catastrophe technologique et humaine sans retour. Récit tragique régulièrement adapté au théâtre, à la radio et au cinéma, il inspire de nombreux colloques, articles, romans, interviews … et controverses. D’une histoire d’amour banale, Le prologue de La supplication nous transporte au coeur d’un désastre technologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Le simple témoignage d’une toute jeune femme parlant de son mari sapeur-pompier va prendre les accents d’une épopée. De garde cette nuit-là, son mari intervient avec quatorze collègues pour éteindre en vain ce qu’on leur avait annoncé comme « un incendie ordinaire » sur le réacteur N°4 de la Centrale Lénine. Irradié dès les premières minutes, son agonie durera quatorze jours au coeur de l’irrationnel, de l’épouvante … et de l’amour fou. Quatorze journées hallucinées, ravageuses pour lui et pour sa femme, pour leurs familles, leurs amis, mais aussi pour La Médecine, La Science, Le Pouvoir politique et Le Pouvoir militaire. En Union Soviétique comme dans le reste du monde. 

 

Cet « Hymne à l’amour » vaut d’être chanté partout sur la Terre par un gigantesque choeur de femmes. Vous aimez lire ou dire à haute voix ? Vous êtes comédienne ou pas ? Alors, où que vous soyez dans le monde les 25 et 26 avril 2021 et à l’heure que vous déciderez ( à partir de 18h le 25 et jusqu’à minuit le 26 ) lisez ou jouez le Prologue de La supplication de Svetlana Alexievitch. Liste des éditions et traductions du monde entier sur: https://april26appeal.noblogs.org

Cet acte artistique éphémère est adressé à un public convié gratuitement dans une librairie, une bibliothèque, une ruine, un appartement, un théâtre, un jardin public, une salle de classe, une usine désaffectée, au coeur d’une forêt, en haut d’une montagne, dans une cour, un bar, un parking, un cinéma, une prison, un hôpital… 

du 25 à 18h au 26 avril 2021 à minuit lecture ou représentation du Prologue uniquement simplicité d’interprétation gratuité de l’évènement aucune captation si ce n’est une photo 

Aux strictes conditions ci-dessus, Svetlana Alexievitch autorise et soutient l’initiative. Dès maintenant, vous pouvez signaler votre participation sur le groupe Facebook https://www.facebook.com/groups/977646358962204/ Inscrivez votre nom, le lieu (adresse et pays) et l’heure de l’évènement. Si vous le souhaitez, vous pouvez ajouter une photo-portrait de vous ou/et du lieu, une adresse mail, un site internet, un N° de téléphone. Vous êtes responsable de l’évènement. Sa mise en oeuvre doit être simple et non onéreuse. Vous en assurez la publicité en précisant simplement que vous répondez à « l’appel du 26 avril 2021 ». Le groupe Facebook et le Blog de L’APPEL DU 26 AVRIL 2021 répertorient la totalité des propositions au fur et à mesure qu’elles sont reçues. Ils sont des espaces d’information et de communication pour les journalistes du monde entier et pour quiconque veut se renseigner. Correspondance possible avec l’équipe de l’ APPEL DU 26 AVRIL 2021: – en français avec Bruno Boussagol cokoller@bluewin.ch – en anglais avec André Larivière andre.lariviere@laposte.net – en japonais avec Yumi Célia yumi.celia@gmail.com – en russe et ukrainien avec Nika Le Dantec artnouv@gmail.com 

Lancement de la campagne de vote des franciliens pour le projet de sonde de mesure indépendante de la radioactivité de l’air dans le cadre du Budget participatif Régional Île-de-France

Bonjour
Nous avons besoin de vos votes, citoyen-ne-s d’Île-de-France.
Plus de 3000 cyberacteurs-trices d’entre-vous aviez signé notre pétition en ce sens en 2019.
En créant Nucléaire Je Balise en 2019, nous avions l’ambition de promouvoir l’installation de sondes de mesure indépendante de la radioactivité de l’air en France, en Île-de-France, plus particulièrement dans notre intercommunalité GPS&O, en premier lieu, notre association étant déclarée à Verneuil sur Seine. D’autres projets sont en cours en Île-de-France pour couvrir le territoire représentant pratiquement 20% de la population française.
2021 sera l’année d’une première installation grâce à la commune d’Andrésy (78) et à son maire EELV, Monsieur Lionel Wastl, qui accepte le principe de voir une sonde sur sa commune.
Ainsi nous avons pu concourir au Budget participatif régional.
La campagne de vote des Franciliens  pour les projets retenus dans le cadre de ce Budget est ouverte jusqu’au 8 mars.
Pour voter pour notre projet, il suffit de créer un compte sur
Vous allez ensuite sur le thème Santé environnementale et nous trouvez en 8ème position.
Nous vous sollicitons afin que vous puissiez nous aider :
en contactant vos réseaux sociaux, votre famille, vos ami-e-s, connaissances*, en leur joignant les pièces ci-dessous et en leur demandant de voter sur le site du lien ci-dessus pour le projet Nucléaire Je Balise.
..* à condition qu’ils habitent en Île-de-France
– en demandant à ceux-ci de faire pareil (s’ils ont des connaissances qui habitent en IDF), ainsi de suite, comme une chaîne.
– si cela est possible, en adhérant pour 10€ ou + à NJB. Afin d’avoir plus de poids dans nos démarches pour obtenir d’autres subventions, d’autres soutiens, il nous semble important de vous compter parmi nous en tant qu’adhérent.
Un grand merci
VIREMENT IBAN FR 76 1027806118000203767013 en indiquant vos coordonnées complètes pour le reçu fiscal

le jeu sous forme d’appli : je marche pour la planète

le jeu sous forme d’appli : je marche pour la planète

  • l’idée c’est de créer une appli spécifique qui permette de connaitre en temps réel le nombre d’inscrits à ce challenge et les performances individuelles et collectives avec une visibilité pour chacun et chacune des inscrits. Il faut que chacune et chacune puisse mesurer en temps réel l’impact personnel et collectif de son effort solitaire. L’idée c’est de s’inspirer de ce que tu avais mis sur pied pour NWC en partant d’un combiné entre le goût pour le jeu et la volonté de contribuer à réduire son empreinte écologique pour le climat et d’améliorer sa santé.
  • chacune et chacun s’inscrit

    – dans une catégorie d’âge

    – dans une ville

    – dans un club ou une association ou une entreprise

    – dans une discipline (Marche Nordique, Vélo, marche, course à pied…) on peut imaginer aussi une catégorie covoiturage comme utilisateurs de sa voiture ou comme utilisateurs de celle des autres)

    chacune et chacun peut connaitre son résultat du jour, de la semaine, du mois, depuis son inscription (avec le kilométrage, le taux de CO2 économisé par rapport à l’usage d’une voiture) que ce soit à titre individuel ou collectif (club, association, entreprise..)

    Pour rajouter à l’aspect ludique (de compétition), écologique (réduire l’impact) on peut rajouter l’aspect éthique ( l’inscription permet un don à Innoveo)

Autour 7 000 euros pour construire l’application + son entretien, je jeu en vaut-il la chandelle ? Seriez-vous prêts à jouer le jeu ?

Merci de vos avis et commentaires

Jeu : réduis ton empreinte écologique

Avertissement : Tout ce qui est là, je l’ai copié en furetant sur différents sites présentant des   éco-gestes ou écolo-gestes et sont livrés tels quels “sans filtre” à peine classés par catégorie. Merci à celles et ceux qui prendront la peine de proposer des remarques, des réécritures et/ou des rajouts. 

Le but du jeu c’est de proposer du contenu informatif sur le site des amisdes150 qui permettra de participer à la primaire verte ouverte que nous voulons construire en Bretagne (et que d’autres peuvent copier ailleurs) tout en réduisant son empreinte écologique et ses dépenses.

L’idée de la campagne des amis des 150 comme de toutes les actions de cyber acteurs c’est de faire de tout un chacun, une actrice et un acteur de la transition écologique solidaire que nous appelons de nos voeux dans tous les actes de nos vies quotidiennes et de nous aider les uns les autres à réduire notre empreinte écologique et nos dépenses.

c’est de faire passer la politique au sens premier du terme (les affaires de la cité = de la planète ) de l’ego-logis à l’écologie, du Je au Jeu.

Principe du jeu 

Je choisis les 5 gestes que je privilégie et je signe l’appel des amis des 150 de la Convention Citoyenne pour le Climat.

Si mes 5 choix sont parmi les 5 gestes arrivés en tête et si je fais partie des 100 premiers signataires, je recevrai 10 ACT à utiliser chez les professionnels adhérant au réseau transacteurs à construire.

SE DÉPLACER

20 MINUTES DE MARCHE PAR JOUR

UTILISER LES TRANSPORTS EN COMMUN à chaque fois que c’est possible.

SE DÉPLACER À VÉLO A la clé, une silhouette tonique ! Pour tout savoir sur les pistes, la sécurité, les antivols… www.fubicy.org

OUBLIER LA VOITURE Pour les petits trajets. Le premier kilomètre pollue deux fois plus, car le moteur démarre à froid. (On peut toujours s’en acheter une en bois sur www.monpetitoko.com)

PRENDRE LE TRAIN L’Eco-Comparateur du site de la SNCF évalue le prix d’un trajet et les émissions de CO2 selon le moyen de transport choisi. Un Paris-Nice en train, c’est 30 fois moins de CO2 qu’en voiture et 20 fois moins qu’en avion. ( www.voyages-sncf.com)

VACANCES SANS MA VOITURE en utilisant seulement le train et les transports en commun le prochain challenge et de vraies vacances !

MARCHER EQUITABLE En Veja Tauá, le nouveau modèle de cette marque de baskets cultes, toujours issues du commerce équitable, adoptées et revendiquées par tous les modeux. Ce dernier-né est entièrement fabriqué en coton bio du Nordeste brésilien et en caoutchouc naturel d’Amazonie (pour la semelle et le V). Autres nouveautés : la Veja Bota montante, la Volley, modèles inspirés d’un design des années 70, et les Veja Bêbê, ultrasouples et tellement craquantes. Infos sur www.veja.fr Tél. : 01 40 29 40 80.

CO-VOITURER

PRENDRE LES ESCALIERS C’est bon pour la forme aussi !

LES BONS GESTES À ADOPTER POUR UNE CONDUITE ÉCOLO

https://www.rtsfm.com/news/environnement-les-bons-gestes-a-adopter-pour-une-conduite-ecolo-22971

La voiture, quelle que soit sa fabrication et sa source d’énergie, est un outil de transport qui a un impact sur l’environnement. Si tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir des véhicules plus récents et moins polluants, tous les conducteurs peuvent se mettre à l’éco-conduite, un comportement citoyen qui limite le risque d’accident, diminue les dépenses, et réduit la pollution.

Veillez au bon entretien de la voiture

Saviez-vous qu’un véhicule mal entretenu peut entraîner une surconsommation de carburant pouvant aller jusqu’à 25 % ? En plus de réduire la consommation, un entretien régulier permet de prévenir l’usage de certaines pièces et donc d’éviter de lourdes réparations. Veillez donc à faire vérifier votre véhicule à votre garagisteafin que votre voiture fonctionne de manière optimale. De votre côté, surveillez le niveau d’huile, l’état des filtres, et jetez régulièrement un œil sur vos pneumatiques : un pneu sous-gonflé peut augmenter la consommation de carburant de plus de 10 %.
Enfin, supprimez toutes les charges inutiles, comme les galeries de toit et les portes-bagages, qui alourdissent votre véhicule et donc, votre consommation.

Adoptez une conduite apaisée

Sur la route, essayez de rouler au maximum à bas régime. En plus d’une conduite souple et une vitesse stable, donc moins d’accélérations brusques et de freinages brutaux, votre consommation de carburant diminue drastiquement : une conduite agressive fait grimper la facture, 4 € de dépenses inutiles et 7 kg de CO2 pour 100 km selon l’ADEME, l’agence de la transition écologique.
En été, n’abusez pas de la climatisation, qui génère en moyenne 15 % de CO2 supplémentaire. Exception faite d’une conduite à grande vitesse, notamment sur l’autoroute : pour des raisons d’optimisation de l’aérodynamisme du véhicule, il est moins énergivore de mettre légèrement la climatisation que de laisser les vitres grandes ouvertes.
Concernant la vitesse, si vous n’êtes pas pressés, n’hésitez pas à lever le pied : 10 km/h en moins, ce sont 5 litres en moins sur une distance de 500 km…
Enfin, un vieux réflexe à abandonner pour beaucoup d’entre nous, laisser tourner le moteur de sa voiture si on s’arrête plus de 20 secondes : contrairement aux idées reçues, éteindre puis rallumer un moteur ne consomme pas plus que de le laisser tourner au ralenti.

CONSOMMER

ÉLIMINER LES INTERMÉDIAIRES Acheter ses fruits et légumes aux fermiers producteurs sur les marchés ou par les Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne : http://alliancepec.free.fr).

ALLER AU CIRQUE OUI, MAIS SANS ANIMAUX ! Eléphants, lions et chimpanzés sont à leur place dans la nature, pas en détention ! www.cirques.org/actions/sans_animaux.html

ÉCONOMISER Pour soi et la planète, en choisissant des tenues en coton bio chez H&M : robes évasées, tuniques, top en jersey fin, chemisiers, sousvêtements… Pour les femmes enceintes, la griffe mini-prix propose sous l’étiquette H&M Mama tuniques et leggings assortis. Tout le monde peut se mettre dans le coup, du body de baby au jean de papa.

SE FAIRE DES YAOURTS Avec une yaourtière : 1 litre de lait = 8 yaourts dans des pots en verre réutilisables. Imbattable !

CRAQUER POUR LES PELUCHES En coton bio et laine naturelle vendues sur www.bbenv.com. Ou pour cette créature d’Afrique du Sud, en pneu et perles recyclées (As’Art, 3, passage du Grand-Cerf, Paris-2e.)

FAIRE DES CADEAUX IMMATÉRIELS un massage en institut, une place de spectacle, de concert, un abonnement au Louvre, un resto…

RHABILLER SON BÉBÉ En bio et en branché avec les T-shirts Imps & Elfs (Kids Gallery, 8, avenue de Villars, Paris-7e).

SUIVRE LE TOPTEN : Ce classement, établi par le WWF et la CLCV, indique les produits électroménagers les plus écolos du marché. A voir sur www.wwf.fr(accès rapide, puis topten).

OPTER POUR LE DENIM BIO Toujours hot, le slim se met au naturel. Machja, marque métisse corse-indo-vietnamienne, en propose un joli. Rens. : www.machja.fr. Plus branché, Seven for All Mindkind propose désormais des modèles à l’étiquette verte, bien coupés et ornés de petits détails créatifs. Disponibles chez Shine dès juillet, 15, rue de Poitou, Paris-3e. Tél. : 01 48 05 80 10.

PASSER AU SAVON : Moins emballé que le gel douche, il est généralement exempt de dérivés du pétrole.

SE MEUBLER DURABLE : En s’assurant avec le label Forest Stewardship Council que vos parquets, meubles, etc., proviennent de forêts gérées durablement : www.fsc.org.

EMPRUNTER DES JEUX Les ludothèques sont aux jeux ce que les bibliothèques sont aux livres ! Les adresses sur le site des ludothèques de France : www.alf-ludotheques.org Sinon, acheter le Négocio, avec ses grains de café issus du commerce équitable (chez Alter Mundi, 41, rue du Chemin-Vert, Paris-11e).

DIRE NON AUX BOMBES Aérosols et parfums d’ambiance. Et leur préférer l’encens aux plantes (Les Encens du monde, chez Résonances).

GUETTER LE LABEL BIO AB, garanti sans engrais chimiques, ni pesticides ni herbicides de synthèse. La bonne idée : s’abonner aux paniers du réseau Cocagne ( www.reseaucocagne.asso.fr) ou du Campanier ( www.lecampanier.com). Et un truc de fashionista : utiliser l’huile de chanvre comme soin raffermissant pour le corps.

RÉDUIRE LES DOSES Pour ne pas surcharger nos cours d’eau en agents chimiques, on divise les quantités par deux : lessive, détergent, produit vaisselle, shampooing, gel douche, dentifrice… Si, si !

SURLIGNER AU CRAYON DE COULEUR Plutôt qu’avec un feutre fluo en plastique.

ACHETER LOCAL ET DE SAISON Une fraise cultivée sous serre en février et importée par avion consomme jusqu’à 24 fois plus de pétrole, et donc de CO2, qu’une fraise du coin, achetée en juin. En mars, on se lâche sur les betteraves, les carottes, les choux de Bruxelles, les endives, les poireaux, les kiwis, les oranges, les pamplemousses et les pommes.

AGRAFER SANS AGRAFES L’agrafeuse sans agrafes, 4,95 € sur http://blog.unbureausurlaterre.com

S’ACHETER UN SAC Connue pour ses sacs adulés par les bobos graphistes, cette marque suisse allemande recycle les toiles de bâche. Du réticule au cabas, en passant par le sac à dos XXL. Pièces uniques, hyper-résistantes, indémodables, urban chic.

PROFITER DE LA PLUIE Elle est sans chlore ni calcaire, et à température ambiante : récupérez-la pour arroser vos plantes !

DIRE OUI À UN SEUL PRODUIT Pour éviter l’accumulation de produits « spécialisés ». Nettoyant tous usages, Ecover 3,49 € sur www.biodoo.com

DO IT YOURSELF ! Mettez-vous à la couture, vous consommerez moins ! Une nouveauté : Junky Styling, un duo d’Anglaises déjantées, se rendent à domicile pour relooker toute votre penderie… à Londres. Kate Moss est fan. ( www.junkystyling.co.uk) Plus près de nous, on peut s’acheter les fleurs Gazet en papier journal recyclé, pour customiser un revers de veste, un cabas… (chez Mia Zia, 4, rue Caumartin, Paris-9e).

ÉCRIRE SUR DU PAPIER RECYCLÉ Modèle écolier : 0,99 € sur www.toutallantvert.com

ACHETER UN BERCEAU Oui, mais en carton recyclable, 69 €, chez Kids Gallery, 8, avenue de Villars, Paris-7e. www.kidsgallery.fr

FAIRE REVIVRE SES OBJETS EN PANNE Nombre d’objets peuvent encore servir ou être réparés. Des filières de recyclage, comme le réseau Envie, réparent et revendent les appareils électroménagers : machines à laver, aspirateurs… www.envie.org

REMPLACER LES SACHETS Par du thé en vrac (comme celui aux fruits d’Oxfam, chez Trait d’Ethique). Plutôt café ? Adoptez les filtres en Inox, permanents !

REFUSER LES EMBALLAGES Sus aux coques en plastique, barquettes en polystyrène, portions individuelles, cartons d’emballage et monodoses… Vive les produits en vrac, les écorecharges et le bon vieux filet !

REPÉRER LES BONNES PÉCHES Grâce au logo Marine Stewardship Council (MSC). Il signale les entreprises qui ne pratiquent pas la surpêche. Sur http://fr.msc.org, on trouve la liste des produits certifiés comme le saumon d’Alaska chez ED ou le merlu d’Afrique du Sud chez Monoprix.

REDUIRE SES DECHETS

Les gestes du tri à la perfection

Il existe des centaines d’applications qui ont pour objectif de diminuer son impact environnemental. Parmi elles, le guide du tri permet, comme son nom l’indique, de tout savoir sur le tri des déchets, peu importe où l’on se trouve. En attendant la simplification généralisée du tri, les bonnes consignes sont indiquées, en fonction du lieu où l’on se trouve. Grâce à cette application, finis les doutes sur la destination du petit morceau d’aluminium de la bouteille de lait ou du pot de yaourt vide.

Les ménages français produisent plus de 21 millions de tonnes de déchets par an (chiffres 2016, Ministère de la Transition écologique). C’est beaucoup surtout quand on sait que le chiffre a doublé en 40 ans et que nous faisons face à de belles problématiques de gestion de ces déchets. A noter cependant : depuis 2007, les déchets produits par habitant ont baissé de 4,6% notamment grâce à la prévention, à la réutilisation, la réparation et la réduction du gaspillage alimentaire.

Comment sont traités nos déchets ? Comment diminuer notre production de déchets à la maison ? Ici on vous donne de l’information pratique pour bien gérer les déchets au quotidien !

En réponse aux modes de vie et de consommation de chacun, la quantité de déchets produits chaque année ne cesse d’augmenter.

Il est donc indispensable d’agir et de procéder au tri des déchets pour que ceux-ci soient recyclés. En effet, il est possible d’offrir une seconde vie à de nombreux déchets recyclables.
Exemples de produits recyclés

Bouteilles plastiques à pull polaire
Boîtes de conserves à industrie sidérurgique
Aluminium à pièces automobiles
Papier/carton/verre à papier/carton/verre

Minimisez les encombrants, maximisez la réparation et le réemploi. C’est-à-dire, préférez la recyclerie à la déchetterie pour votre électroménager par exemple. Le concept de la recyclerie est un concept très intéressant du point de vue environnement. En effet, au-delà du simple réemploi, il implique aussi une diminution de la production en amont et donc des déchets correspondants. Néanmoins, ayez le réflexe déchetterie pour ce qui ne peut convenir à la recyclerie.

Ne jetez pas les produits dangereux et toxiques dans les toilettes et éviers, pensez à bien déposer les produits et leurs emballages vides en déchetterie.

Concernant l’alimentation des jouets, de nombreuses alternatives existent aux jouets à piles :

  • Jouets sans fonction électronique : peluches, poupées, voiture miniaturisée sans bruitage
  • Jouets mécaniques (jouets à remontoir, boîtes à musique) ou alimentés par de l’énergie solaire (voiture téléguidée, moteur pour jeux de construction)
  • Jouets fonctionnant sur piles rechargeables ou sur batterie se rechargeant sur le secteur.

Astuces : Préférez investir dans un chargeur de piles avec les piles rechargeables correspondantes. Sinon, pensez à bien les collecter. Les piles et batteries usagées peuvent être rapportées auprès de tout vendeur de piles, mais aussi dans certains lieux publics qui disposent parfois de conteneurs spécifiques pour cette collecte. L’intérêt de la valorisation des piles et des accumulateurs réside dans la réutilisation de métaux comme le zinc, le plomb, le nickel, le cadmium, … (voir www.batribox.fr).

LES COURRIERS PUBLICITAIRES NOMINATIFS

Signalez votre refus de recevoir des publicités dans votre boîte aux lettres à l’aide d’un autocollant du type Stop-pub. Si l’adresse de l’expéditeur est inscrite sur l’enveloppe, remettez le courrier dans la boîte à lettre de votre poste avec la mention « NON SOLLICITE ». Sinon, ouvrez le courrier et utilisez l’enveloppe T qui s’y trouve souvent pour signifier à l’expéditeur que vous ne souhaitez plus rien recevoir. Si l’enveloppe n’est pas prépayée, renvoyez le courrier à son expéditeur en ne mettant pas de timbre, cela créera des complications administratives à l’entreprise qui recevra le courrier.

LES DÉCHETS MÉDICAUX

Les pharmacies se doivent de récupérer les médicaments usagés. Ils seront ensuite dirigés vers les incinérateurs. Veillez donc, pour des questions de sûreté sanitaire et de respect de l’environnement à les ramener à votre pharmacien de quartier. Concernant les déchets de soins, sachez que les professionnels de santé sont responsables de l’élimination des déchets de soins issus de leurs propres produits (seringues, tubules de perfusion…). Ils doivent avoir leur propre filière d’élimination, renseignez-vous. Certains pharmaciens les récupèrent également. Mais surtout évitez de les jeter tels quels dans les poubelles, les opérateurs qui font le tri des déchets recyclables (à la main) pourraient s’y blesser.

Renseignez-vous sur les collectes spécifiques organisées par votre commune.

ATTENTION : ne jetez pas les produits dangereux dans les toilettes et éviers, pensez à bien déposer les produits et leurs emballages vides en déchetterie.

SE LOGER

METTRE DES BALLES… DANS LE LAVE-LINGE ! En caoutchouc, elles décollent la saleté, assouplissent les fibres et font économiser plus de 20 % de lessive. 18 € les 12 balles sur www.toutallantvert.com

PRENDRE LA CLASSE A Un lave-linge de classe A consomme jusqu’à trois fois moins d’électricité qu’un appareil de classe C.

CHANGER D’AMPOULES Si chaque foyer installe au moins trois lampes avec des ampoules basse consommation dans les pièces principales, on fermera, selon la Fondation Nicolas Hulot, quatre centrales nucléaires.

METTRE UNE BRIQUE DANS LE BAC DE LA CHASSE D’EAU Ou une bouteille pleine : cela réduit la quantité d’eau nécessaire à l’évacuation. Sur les 150 litres d’eau potable qu’on consomme chaque jour, 30 partent dans les toilettes.

REMPLIR SON CABAS Réutilisable bien sûr, avec les produits d’entretien écologiques Rainett, partenaires du WWF. En grandes surfaces ou sur www.rainett.fr

DANS LA CUISINE

Quelques bons gestes assez simples à mettre en œuvre :

Pratiquez activement le compostage des déchets de cuisine
Dans votre réfrigérateur, consommer d’abord les produits dont la date de péremption est proche
Préparez des plats maisons à partir de produits frais plutôt que de recourir à des plats préparés ou des produits suremballés
Triez vos emballages et pensez à rapporter les emballages consignés
Réduisez vos consommations de bouteilles d’eau et buvez de l’eau du robinet
Utilisez par exemple une yaourtière et fabriquez vos yaourts avec du lait acheté en ferme
Fabriquez vos fromages/fromages blancs avec du lait acheté en ferme : production de zéro déchet
Respectez et minimisez les doses de produits nettoyants. Ils sont déjà surdosés
Vous pouvez remplacer votre lessive actuelle par les noix de lavage. Il s’agit d’une lessive totalement écologique; les coques des noix contiennent de la saponine, qui est une lessive naturelle.

METTRE EN BOÎTE Une seule batterie de Tupperware ou mieux de plats en verre plutôt que d’innombrables rouleaux de papier alu.

CONSEIL : laissez votre eau du robinet s’aérer dans une carafe afin que les éléments volatiles s’évaporent et donc les éventuels « mauvais goûts » s’atténuent.

DANS LA SALLE DE BAIN

Évitez d’utiliser des produits jetables : mouchoirs en papier, lingettes, rasoirs, etc …
Réutiliser les serviettes en papier aux toilettes.
Concernant les déchets médicaux, pensez à les amener aux services spécialisés dans leur collecte ou dans votre pharmacie.

Là encore, il est possible de réduire sensiblement notre production de déchets :

FERMER LE ROBINET Quand on se brosse les dents. Economie : 24 litres d’eau potable par jour.

SNOBER LE BAIN Une douche de 4 à 5 minutes consomme de 30 à 80 litres d’eau ; un bain, jusqu’à 200 litres !

SE LAVER BIO Choisir ses produits dans les magasins bio ou sur Internet. Ou privilégier ceux issus du commerce équitable, comme l’Eco-recharge de savon liquide Max Havelaar.

Optez pour la douche

Prendre une douche plutôt qu’un bain fait partie des écogestes préférés des Français. Avec 60 litres utilisés en moyenne pour une douche, contre 200 litres pour un bain, il est clair qu’il est préférable de prendre une douche plutôt qu’un bain.

Certes, un bain est souvent synonyme de détente, mais une douche est bien plus économique pour votre facture d’eau, et limite le gaspillage.

Vous pouvez également opter pour un minuteur de douche qui vous indiquera gentiment le temps que vous passez sous la douche. Hydrao propose un pommeau de douche connecté qui change de couleur si l’on consomme trop d’eau, passant du vert au rouge clignotant lorsque la consommation est trop excessive.

FERMER SON ROBINET

Couper son robinet en se brossant les dents fait également partie des écogestes basiques à mettre en place chez soi.

Un petit rappel : couper l’eau lorsqu’on se brosse les dents permet d’économiser jusqu’à 24 litres d’eau par jour. Le conseil vaut aussi lorsque l’on se rase ou fait sa vaisselle.

LA CHASSE AUX FUITES

Les fuites peuvent être négligeables, toutefois elles comptent pour beaucoup dans votre consommation d’eau. Et elles peuvent être facilement évitées. Selon l’Ademe, un robinet qui goutte c’est 120 litres d’eau gaspillés (600 litres pour une chasse) et coûterait 100 euros par an.

Pour vérifier qu’il n’y ait pas de fuite chez vous, vous pouvez relever votre compteur avant de vous coucher et le lendemain matin, sans déclencher de machine à laver ni de chasse d’eau entre temps. Si les chiffres n’ont pas bougé, il n’y a pas de fuite chez vous. Sinon, vérifiez vos robinets, chasses d’eau et appareils électroménagers pour chasser les fuites.

La planète vous dira merci, et votre compte en banque aussi.

POUR LES ENFANTS

Optez pour des couches lavables, qui ont énormément évolué et qui permettent un gain économique très important tout en protégeant l’environnement
Les jouets de vos enfants sont source de déchets, en eux-mêmes, mais aussi à travers ce qui assure leur fonctionnement. Pensez à les apporter en recyclerie dès que vos enfants n’en veulent plus. Ainsi vous ferez d’autres heureux et vous favorisez le réemploi, diminuant ainsi la quantité de déchets rejetés.

JARDINAGE ET TRAVAUX

Louez ou empruntez le matériel que vous n’utilisez pas souvent, comme une décolleuse papier, une voiture pour les citadins, etc… ;

Mutualisez les achats, par exemple utilisez une tondeuse pour quatre voisins. Cela requiert un petit peu d’organisation, mais réduit vos dépenses et diminue surtout la quantité de déchets rejetés ;

Utilisez des alternatives aux engrais et aux produits phytosanitaires, qui sont vraiment très peu respectueux de l’environnement, comme :

Le purin d’ortie comme engrais

La coccinelle contre les pucerons

Le piège à limaces avec un récipient rempli de bière

La bouillie bordelaise contre le mildiou (à employer avec modération car à base de cuivre)

JARDINER NATUREL On abandonne l’usage des produits phytosanitaires (insecticides, herbicides, fongicides) qui polluent l’eau, les sols, et sont dangereux pour la santé. Les jardins de Paris proposent des cours de jardinage bio ( www.jardins.paris.fr). A lire : « Jardiner bio, c’est facile » (éd. Terre vivante).

MANGER DEUX FOIS MOINS DE VIANDE 1 kg de boeuf, c’est 20 000 litres d’eau et l’équivalent en énergie de plus d’un litre de pétrole. Et aller se ruer sur les fruits et légumes au Bob’s Juice Bar (15, rue Lucien-Sampaix, Paris-10e).

 

économies d’eau

La consommation d’eau est essentiellement le fait de l’industrie et de l’agriculture. L’irrigation représente par exemple 70 % de la consommation d’eau totale dans le monde. L’usage domestique ne représente que 8 % de la consommation totale. Toutefois, il est important de bien savoir gérer cette ressource pour ne pas la gaspiller et faire des économies sur votre facture d’eau.

L’eau potable domestique est une denrée précieuse, et elle n’est pas accessible à tous : raison de plus pour l’utiliser avec parcimonie.

ConsoGlobe vous donne dix astuces pour faire des économies d’eau, réduire votre consommation et alléger vos factures.

Optez pour le récupérateur d’eau

Certaines eaux n’ont pas besoin d’être potables et parfaitement propres pour être utilisées, comme l’eau servant aux toilettes ou à l’arrosage.

Or, la plupart du temps, l’eau utilisée pour cela est de l’eau du robinet, filtrée et traitée.

Équipez les robinets de votre domicile

Le robinet… Ce petit objet si facile d’utilisation et qui gaspille tellement ! Sans compter le fait que s’il « goutte », ce sont des litres d’eau gaspillés inutilement.

Pour économiser l’eau du robinet, vous pouvez d’abord opter pour des règles de bon sens, comme fermer le robinet lorsque vous vous brossez les dents, ou ne pas le laisser couler inutilement (un robinet ouvert pendant une minute, c’est 1.5 litre d’eau écoulé).

Vous pouvez également équiper les robinets de votre maison d’économiseurs ou mousseurs. Ces petits objets peu onéreux se placent à la place de l’embout classique de robinet. Une fois installé, l‘économiseur mélangera l’eau à l’air, vous assurant un débit tout aussi important qu’auparavant, et une consommation moindre

Vos douches peuvent également être équipées d’une douchette écologique qui vous permettra facilement d’économiser 40 % de consommation d’eau grâce à l’intégration d’air dans l’eau.

De nouveaux équipements ont également vu le jour pour maitriser sa consommation d’eau comme les systèmes Nebia, qui permet d’économiser jusqu’à 70 % d’eau grâce à un système de micro-gouttelettes.

45 % DE LA FACTURE D’EAU !

Protection de la planète et économies d’énergie sont compatibles. Le magazine 60 millions de consommateurs a testé des douchettes à économie d’eau et préconise la pose de matériel d’économie d’eau sur les robinets et WC.

L’étude montre qu’une famille de 4 personnes peut réduire de 30 % sa facture d’eau (de 150 m3 /an à 100 m3) soit 50 m3 d’eau économisée par an, tout en gardant le même confort.

Ces matériels d’économies d’eau permettent au final une économie entre 217 et 267 euros/an ce qui représente 45 % de la facture d’eau (30 % d’économie pour l’eau et 15 % supplémentaire sur l’énergie).

CHANGER DE CHASSE D’EAU

L’utilisation de la chasse d’eau représente neuf litres d’eau. Il est pourtant facile de diminuer ce débit ou de le réguler en utilisant quelques astuces simples pour utiliser moins d’eau aux toilettes. On peut tout d’abord vérifier les fuites, par exemple en mettant du colorant alimentaire sur les parois ou directement dans la cuvette.

Vous pouvez aussi vous équiper d’une chasse d’eau à double débit ou d’une éco chasse d’eau, qui vous permettra de stopper le débit d’eau de la chasse au moment où vous relâchez la pression sur le bouton.
Les éco-plaquettes peuvent aussi être utilisées pour réguler le remplissage du réservoir et vous permettre d’économiser jusqu’à 4.000 litres d’eau par an. Le système D fonctionne aussi : mettez simplement une brique dans le réservoir de chasse d’eau, ce qui permettra de diminuer le volume d’eau utilisée.

lavez votre voiture… sans eau

Lorsque vous décidez de laver votre voiture, c’est sans doute sans aucune restriction d’eau. Dans une station ou à la main, ce sont des dizaines de litres d’eau qui sont utilisés simplement pour faire briller votre voiture.

Tout d’abord, rappelez-vous que ce type d’utilisation de l’eau n’est pas vital et, en été ou en cas de mesures de restrictions d’eau, bannissez cette activité de vos dimanches après-midi !

Si vous tenez absolument à ce que votre véhicule soit propre, vous pouvez opter pour les produits à utiliser sans eau. Les produits de nettoyage voiture sans eau sont très simples d’utilisation. Il s’agit de produits à pulvériser sur le véhicule, puis à frotter à l’aide d’un chiffon.

Et quitte à opter pour le nettoyage sans eau, autant choisir des produits 100 % d’origine végétale et huiles essentielles naturelles. Il existe des produits spécialement conçus pour les vitres de votre véhicule ou même pour les jantes…

LE JARDINAGE SANS EAU

Le xéropaysagisme… Cela ne vous dit rien ? Il s’agit juste d’une nouvelle façon de jardiner, qui n’utilise pas d’eau ou presque.

L’idée est alors de particulièrement bien choisir les plantes que l’on va cultiver, en les sachant peu gourmandes en eau.

Vous pouvez également construire vos espaces de plantation « en étage » afin de permettre à l’eau de pluie de bien s’écouler dans les sols.

 

changez votre électroménager

Bien sûr, on ne va pas vous demander de changer votre lave-vaisselle ou votre machine à laver dans les heures qui viennent. Consommer intelligemment, c’est consommer lorsque le besoin se fait réellement sentir.

Mais le jour où votre électroménager rend l’âme et que vous vous retrouvez devant une vingtaine de machines devant vous, pensez à bien regarder l’étiquette énergie !

Sur l’ensemble de l’électroménager, une étiquette vous informe en effet de la classe énergétique de votre produit, mais également de sa consommation d’eau.

Des paramètres à considérer lors de l’achat qui vous feront faire des économies d’eau et d’énergie. Ainsi, lors de l’achat de son frigo, de sa machine à laver ou de son lave-vaisselle, il est préférable de choisir des produits classés de A+ à A+++.

RIEN NE SE JETTE, TOUT SE TRANSFORME

L’eau n’a pas forcément un usage unique et vous pouvez réaliser quelques économies d’eau la réutilisant au quotidien.

Ainsi placez une bassine pour recueillir l’eau de votre douche en attendant qu’elle soit suffisamment chaude pour vous risquer sous la douche.

Ainsi, placez une petite bassine dans le fond de votre évier lorsque vous lavez vos légumes, ou que vous attendez l’eau chaude. L’eau, pas vraiment souillée, vous servira à arroser vos plantes.

On peut réutiliser l’eau de cuisson des aliments pour de multiples usages. Vous faites cuire vos pommes de terre à l’eau ? Récupérez l’eau chaude pour désherber votre jardin. Efficacité garantie !

Tous ces gestes peuvent représenter des économies d’eau négligeables, mais mises bout à bout, cela permettra de préserver cette précieuse ressource. En parler autour de vous ou avec vos enfants permet également de sensibiliser votre entourage à l’importance de préserver l’eau.

Dix ans après la ville, la métropole de Montpellier a recruté un agent chargé de traquer le gaspillage de l’eau. Il rationalise la ressource… et les finances publiques.

https://www.lagazettedescommunes.com/702052/de-la-matiere-grise-pour-preserver-lor-bleu-a-montpellier/

ASTUCES POUR REDUIRE SA FACTURE D’ELECTRICITE 

NE PAS SE CHAUFFER LA NUIT En plus : on a le teint plus frais au réveil. Le jour, c’est 20° C max.

27. ÉTEINDRE ! Ne laisser aucun appareil en veille (télé, ordinateur, même quelques heures). Un magnétoscope utilise 90 % de sa consommation électrique quand il ne marche pas.

CINQ APPLICATIONS À INSTALLER SUR SON SMARTPHONE POUR DIMINUER SON EMPREINTE ÉCOLOGIQUE

https://www.rtsfm.com/news/cinq-applications-a-installer-sur-son-smartphone-pour-diminuer-son-empreinte-ecologique-23214

En France, une famille dépense en moyenne près de 2.400 euros par an pour s’éclairer, se chauffer et alimenter les appareils électroménagers. Mais il est possible de réduire la facture de plus de moitié. Comment ? En adoptant des réflexes simples et en se procurant des équipements adaptés permettant de réduire la consommation d’électricité et de réaliser des économies.

MISEZ SUR LES HEURES CREUSES

Faites fonctionner de préférence vos électroménagers pendant les heures creuses, de 10h30 le soir à 6h30le matin en général (les horaires varient en fonction des régions !), car l’électricité y est environ 40 % moins chère.

QUEL FOUR UTILISER POUR ÉCONOMISER L’ÉNERGIE ?

C’est paradoxal mais sachez que le four micro-ondes est au moins 10 fois moins gourmand en énergie au four traditionnel. C’est évidemment à relativiser par rapport aux bénéfices santé et la pollution de l’air, du côté du four traditionnel.

QUELS APPAREILS ÉLECTROMÉNAGERS ?

Choisissez des appareils à basse consommation. Les appareils de caté­gorie A+++ sont plus chers, mais consom­ment jusqu’à 10 fois moins. L’appli ecoGator de l’association TopTen peut vous y aider.

ecoGator : l’appli indispensable pour choisir ses appareils électroménagers

QUELLES AMPOULES POUR LA MAISON ?

Remplacez vos ampoules traditionnelles par des ampoules à économie d’énergie (ampoules basse consommation, ampoules LED) qui durent trois fois plus et consomment trois fois moins. Pensez également à profiter au maximum de la lumière du jour… gratuite.

OÙ METTRE LE CONGÉLATEUR ?

La consommation du congélateur dépend de l’écart de température avec l’extérieur, donc il vaut mieux le placer dans une cave, dans une dépendance non chauffée.

ENTRETENIR SON FRIGO ÉCONOMISE L’ÉLECTRICITÉ

Dégivrez régulièrement votre réfrigérateur avant que la couche de givre n’atteigne 3 mm d’épaisseur, ce qui vous permettra d’économiser jusqu’à 30 % de sa consommation d’électricité.

faites attention au réfrigérateur

Lorsque vous préparez le repas, sortez du réfrigérateur tout ce qu’il vous faut avant de commencer, vous éviterez la déperdition d’air froid.

ON SORT LES CASSEROLES ?

Préférez la cocotte-minute aux casseroles, car elle est au moins 60 % plus économe.

BIEN FAIRE CUIRE LES ALIMENTS

Une plaque de cuisson électrique chauffe encore pendant 15 min après avoir été éteinte, exploitez cette chaleur lors des cuissons longues et pensez à mettre un couvercle sur vos casseroles : les temps de cuisson ou de chauffage seront plus courts.

ATTENTION À LA MISE EN VEILLE

NE LAISSEZ AUCUN APPAREIL ÉLECTRIQUE EN VEILLE. DÉBRANCHEZ-LES DÈS QUE VOUS NE LES UTILISEZ PLUS, SI POSSIBLE.

CONTRÔLEZ LA MAISON

Utilisez les programmateurs pour gérer l’utilisation de votre chauffage quand vous êtes absent. 19 degrés Celsius suffisent dans un séjour, 16 degrés Celsius dans une chambre la nuit.

LA DOUCHE POUR ÉCONOMISER L’ÉNERGIE

Privilégiez la douche à la baignoire, car elle consomme environ 70 % moins d’eau chaude. Quant aux robinets, pensez à installer des économiseurs d’eau, ils vous permettront de diminuer de moitié la consommation d’eau puisqu’ils font couler 6 litres d’eau par minute alors qu’un robinet simple en fait couler entre 10 et 17 litres.

QUELLES PILES UTILISER ?

Sans grande surprise, préférez les piles rechargeables ! Elles restent plus économiques et respectueuses de l’environnement. Une pile rechargeable supporte 400 à 1000 charges.

UNE BONNE ISOLATION

Isolez au mieux votre maison. Une isolation efficace peut vous faire gagner jusqu’à 30 % sur votre facture d’énergie. Le crédit d’impôt pour l’isolation peut vous permettre d’alléger le budget travaux.

Lessive écologique : comment réduire sa consommation d’eau et d’électricité ?

Le lave-linge représente jusqu’à 30% de la consommation énergétique d’un foyer. Choix de la machine, mode d’utilisation, astuces pratiques… Voici comment faire des économies tout en préservant l’environnement.

Un lave-linge consomme près de 22.000 litres d’eau et plus de 1.000 KWh par an (calcul pour un lave-linge de 2200 W et 6 lessives/semaine). On estime ainsi que la machine laver représente entre 25% et 30% de la consommation énergétique d’un foyer et entre 13% et 19% de la consommation d’eau. Bonne nouvelle : il est possible de réduire la facture pour notre porte-monnaie et pour l’environnement.

Lessive écologique : comment optimiser le lavage des vêtements

  • Diminuer la fréquence de lavage. Changer de vêtements tous les 3 ou 4 jours est largement suffisant. Un jean peut même être porté pendant une semaine.
  • Optimiser le chargement de sa lessive. Selon les notices des fabricants, on peut économisez jusqu’à 50% d’énergie en lavant une charge complète au lieu de 2 demi charges.
  • Choisir une machine plus grande. Ne vous fiez pas à la capacité maximale indiquée par les fabricants, valable uniquement pour les vêtements en coton, mais plutôt  la taille de la cuve (indiquée en litres) : plus celle-ci est grande, plus on peut mettre de linge dedans.
  • Choisir une machine économe. Un lave-linge A+++ peut vous faire économiser 30% d’énergie par rapport à un appareil de la classe A. De même, un lave-linge A+++ consomme entre 45 et 60 litres d’eau par lavage contre 60 à 90 litres pour un lave-linge C à A+.
  • Choisir un cycle à basse température. À 60°C, 80% de l’énergie dépensée par la machine sert à chauffer l’eau. Un lavage à 30°C nécessite trois fois moins d’électricité qu’un lavage à 90°C selon l’Ademe.
  • Programmer un départ différé (en heures creuses), où la demande en électricité est plus faible.
  • Zappez le prélavage. Cette étape consomme 15% d’énergie en plus.
  • Augmenter la vitesse d’essorage, ce qui réduit le temps de séchage.
  • Entretenir son lave-linge. Un filtre encrassé ou entartré va entraîner une plus forte consommation d’énergie.
  • Ne pas surdoser la lessive. Non seulement ce n’est pas plus efficace mais il faudra plus d’eau pour la rincer.
  • Faire sécher son linge à l’air libre. Avec une consommation d’environ 350 kWh par an, le sèche-lingeest un équipement très énergivore, rappelle l’Ademe. Étendez le linge dans un pièce bien ventilée et il sèchera presque aussi rapidement.

PRODUIRE / TRAVAILLER

IMPRIMER ÉCOLOGIQUE

Chez vous ou au bureau, lorsque vous imprimez :

Choisissez l’option « brouillon », qui vous permet de réaliser des économies de papier et d’encre. Si vous le pouvez, imprimez en recto verso, sinon utilisez l’envers des feuilles jetées en papier de brouillon. Conseil : barrez d’un coup de crayon au préalable le recto pour éviter de se tromper et stockez les dans un unique endroit bien précis.

Evitez d’imprimer les documents pouvant être lus et archivés directement sur ordinateur : ce sont des économies de papier et d’encre. Par exemple, imprimez uniquement les photos réussies avec votre appareil photo numérique.

Faites collecter les consommables d’impression vide par un prestataire spécialisé ;

Mutualisez, pour des utilisations non quotidiennes

Un bureau écologique : zéro déchet même en entreprise

SE NOURRIR

Des courses à l’assiette, les apps pour mieux manger

Limiter notre empreinte environnementale commence par mieux s’alimenter. Ce n’est plus un secret pour personne que s’alimenter localement, et de saison est bénéfique pour la santé, pour le budget, et pour la planète. Mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver : quelle est la saison du salsifis ? Les pommes de terre poussent-elles toute l’année ? Le kiwi, plutôt en hiver ou en été ? Autant de questions qui n’auront plus de secrets pour vous grâce à l’application Étiquettable. Listings mensuels pour connaître parfaitement les fruits et légumes de saison, idées recettes, recettes bas carbone et zéro déchet… Respecter davantage la saisonnalité, en achetant les fruits et légumes à la bonne saison, est déjà un geste considérable pour la planète, dans la condition qu’il devienne une habitude.
Dans le même registre, pour les amoureux du poisson, l’application Planète Océan est idéale. C’est un véritable guide pour la préservation des fonds marins, qui aide notamment à choisir le bon poisson. Les espèces de poissons, les conditions de pêches, les recettes associées… L’application permet d’avoir de nombreuses informations nécessaires, qui nous aident à faire le meilleur choix avant d’acheter notre poisson.

90 jours, l’application pour devenir rapidement un vrai écolo

Transformer les contraintes, liées au changement d’habitudes, en jeu, c’est le pari de l’application 90 jours, qui, grâce à des défis à relever, nous permet de devenir de vrais écolos en herbe. L’application a été téléchargée plus de 670 000 fois, preuve de l’aspect ludique et efficace du concept.

Yes We Green, un annuaire de la consommation responsable

Enfin, pour débusquer commerces, initiatives, bons plans, qui ont toute en commun leur respect pour l’environnement, notez Yes We Green, c’est le nom de cette sorte d’annuaire écolo, qui nous embarque vers un mode de consommation locavore et zéro déchet.

INCREASE Expérience de recherche citoyenne sur l’agro-biodiversité des haricots

INCREASE est un projet de recherche scientifique qui vise à préserver l’agro-biodiversité, porté par un collectif de chercheurs européens.

Parce que la conservation de la biodiversité concerne tout le monde et que la science et les approches scientifiques doivent être diffusées à l’ensemble de la société, nous ouvrons notre projet INCREASE aux volontaires qui souhaiteraient contribuer à cet effort de recherche à travers une expérience de science citoyenne : nous proposons aux citoyen.ne.s intéressé.e.s de tester une approche décentralisée innovante de la conservation, de la multiplication et du partage des semences afin de préserver l’agro-biodiversité.

Le projet INCREASE comporte de nombreuses variétés locales de haricots qui attendent d’être cultivées, multipliées et documentées via des photographies, des vidéos.

Les participant.e.s sont invité.e.s à rejoindre l’expérience en cultivant des haricots communs de variétés locales européennes dans leurs champs, terrasses, balcons et jardins. Inscrivez-vous simplement via notre application « Citizen Science » (recherchez INCREASE CSA dans votre navigateur préféré).

De nombreux citoyen.ne.s se sont déjà porté.e.s volontaires dans plusieurs pays européens participants, mais nous attendons votre participation pour renforcer l’expérience. La deuxième série d’inscriptions est ouverte du 1er février 2021 au 1er mars 2021. Alors réservez dès à présent vos graines de haricots en vous pré-inscrivant dès aujourd’hui !!! Une troisième vague d’inscription débutera par la suite et se terminera le 1er avril, mais il n’y aura peut-être plus assez de semences pour tout le monde, alors dépêchez-vous !

Nous vous invitons à contribuer à la diffusion de l’expérience de science citoyenne INCREASE, en utilisant vos contacts, listes de diffusion et/ou réseaux sociaux.

Vous trouverez toutes les informations sur les liens suivants

Facebook: https://www.facebook.com/pulses.increase

Twitter: https://twitter.com/pulses_increase

Instagram: https://www.instagram.com/pulsesincrease/

Et n’oubliez pas de jeter un œil à nos NOUVELLES vidéos sur la science citoyenne dans lesquelles vous comprendrez pourquoi il est important de participer à notre expérience (vous trouverez sur le site une version avec les sous-titres en français).

·Clip 1 INCREASE | Come with us!”

·Clip 2 INCREASE I Become a Citizen Scientist!”

·Clip 3 INCREASE | The Citizen Science App”

Maud Tenaillon, Directrice de recherche CNRS
Génétique Quantitative et Evolution – Le Moulon
Université Paris-Saclay – INRAE – CNRS – AgroParisTech
Ferme du Moulon, 91190 Gif-sur-Yvette
Phone: +33 (0)1 69 33 23 34

Twitter : @MaudTenaillon
http://moulon.inrae.fr/en/personnes/mtenaillon/

Fables de grenouilles

Les grenouilles et la marmite

« Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.

L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

LES GRENOUILLES QUI DEMANDENT UN ROI

Les grenouilles se lassant
De l’état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.

Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique :
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S’alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu’elles croyaient être un géant nouveau.

Or c’était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s’aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.

Elle approcha, mais en tremblant ;
Une autre la suivit, une autre en fit autant :
Il en vint une fourmilière ;
Et leur troupe à la fin se rendit familière

Jusqu’à sauter sur l’épaule du roi.
Le bon sire le souffre et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue :
« Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue. »

Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir ;
Et grenouilles de se plaindre.

Et Jupin de leur dire :« Eh quoi ? votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement ;

Mais, ne l’ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fut débonnaire et doux
De celui-ci contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire.»

Jean de La Fontaine, Fables

Les Deux Taureaux Et Une Grenouille

Deux Taureaux combattaient à qui posséderait
Une Génisse avec l’empire.
Une Grenouille en soupirait.
Qu’avez-vous, se mit à lui dire
Quelqu’un du peuple croassant.
Et ne voyez-vous pas, dit-elle,
Que la fin de cette querelle
Sera l’exil de l’un ; que l’autre le chassant,
Le fera renoncer aux campagnes fleuries ?
Il ne régnera plus sur l’herbe des prairies,
Viendra dans nos marais régner sur les roseaux ;
Et nous foulant aux pieds jusques au fond des eaux,
Tantôt l’une, et puis l’autre ; il faudra qu’on pâtisse
Du combat qu’a causé madame la Génisse.
Cette crainte était de bon sens.
L’un des Taureaux en leur demeure
S’alla cacher à leurs dépens,
Il en écrasait vingt par heure.
Hélas ! on voit que de tout temps
Les petits ont pâti des sottises des grands.

Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine

La grenouille qui était sourde

Il était une fois une course … de grenouilles. L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour. Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir. La course commença. Dans la foule de celles qui ne croyaient pas possible que des grenouilles atteignent le sommet de la tour, on entendait:

” c’est utopique !!! ”

“Elles n’y arriveront jamais ! ”

Les grenouilles commencèrent peu à peu à se décourager, sauf une qui continua de grimper. Les gens continuaient :

” … Vraiment pas la peine !!! Elles n’y arriveront jamais !… ”

Et les grenouilles s’avouèrent vaincues, sauf une qui continuait envers et contre tout…

A la fin, toutes abandonnèrent, sauf cette grenouille qui, seule et au prix d’un énorme effort, rejoignit la cime. Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait. A sa descente, l’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.

Et découvrit qu’elle… était sourde !

Source : psychologue.levillage.org (rubrique : histoires inspirantes)

Moralité de ces fables

les grenouilles c’est le peuple qui se croit opprimé par les puissants
à tel point qu’il finit par se croire totalement impuissant
restant spectateur des luttes des intrigants
dénigrant même tant qu’il peut lanceurs d’alerte et résistants

ce sont aussi les lanceurs d’alerte qui tapent du pied pour rebondir
et sourds aux cris qui les invitent largement à subir
continuent au contraire à être acteurs dans leur envie de réussir
pour que leurs enfants aient encore le droit à un avenir

Les premiers regardent vers le passé, les seconds vers l’avenir.
Entre les deux postures chacune et chacun doit à présent choisir.

Alain Uguen
Appel des amis des 150
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/appeldesamisdes-4309.html

VRAI/FAUX. La vérité sur les clichés qui collent aux éoliennes

Article d’Ouest-France du 09/02/20

Les éoliennes terrestres massacreraient les oiseaux, rendraient les riverains malades, pour une production d’électrique décriée comme négligeable… Ce type de production d’énergie fait l’objet de fausses rumeurs, alors que leur développement est inscrit dans la nouvelle version de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le point avec un vrai-faux.

Les Français détestent les éoliennes

FAUX. Si l’on se réfère à la plus grande enquête sur le sujet, réalisée par l’institution de sondage indépendant Harris Interactive, en 2018.

https://harris-interactive.fr/opinion_polls/lenergie-eolienne-comment-les-francais-et-les-riverains-de-parcs-eoliens-la-percoivent-ils/

Principale conclusion : 73 % des Français indiquent avoir une bonne image de l’éolien, c’est même 84 % auprès des 18-34 ans, 78 % auprès des 35-49 ans. Cette image est par ailleurs encore meilleure auprès des riverains de parcs éoliens (80 %). D’autres pays sondés en Europe affichent quasiment les mêmes résultats.

Comment expliquer l’inacceptabilité qui monte ? Une minorité est influencée par le lobby anti-éolien et ses fausses rumeurs comme le bruit ou la non-rentabilité de cette énergie, analyse le polytechnicien Bernard Deboyser, spécialiste de l’éolien, à l’université de Mons, en Belgique. Cette opposition par tous les moyens à un projet donne aux élus et aux médias l’idée fausse qu’une majorité de gens sont contre, alors que ce n’est pas le cas du tout.

La France est saturée d’éoliennes

VRAI et FAUX . Avec moins de 9 000 mâts plantés sur l’Hexagone, la France est loin derrière l’Allemagne et ses 26 000 machines, alors que son territoire est plus petit. Mais l’éolien est cependant mal réparti. Les Hauts-de-France en comptent 2 406, une concentration qui s’explique par son exposition aux vents. Un sentiment d’encerclement par les parcs peut être ressenti. En Nouvelle-Aquitaine, des présidents de quatre départements (Charente, Charente-Maritime, Vienne et Deux-Sèvres) réclament aussi une meilleure répartition des projets dans leur région. L’éolien off-shore, avec des machines implantées en mer, est sans doute à privilégier.

L’énergie éolienne n’est pas fiable

FAUX. Comme le solaire, l’éolien est une énergie intermittente, c’est-à-dire que sa production est variable et dépend des conditions météorologiques. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), les éoliennes fonctionnent aujourd’hui entre 75 % et 95 % du temps et les nouveaux modèles ne cessent d’améliorer cette production, aidée par les prévisions de vent de Météo France.

Pour réguler cette variabilité, il existe différentes solutions de stockage. Par batteries électriques (celles des voitures est un moyen), via l’hydrogène ou les stations de pompage-turbinage des barrages hydrauliques (dites Step). La France est bien pourvue de ce côté-là. La France a aussi la chance d’avoir des réseaux très performants, comme RTE, qui savent parfaitement gérer cette variabilité, indique Mylène Roussel, chargée des groupes régionaux à France Énergie Éolienne. Il est évident que seul, l’éolien ne se substituera pas aux énergies conventionnelles (charbon et nucléaire), mais couplé aux autres sources d’énergies renouvelables, l’éolien prend tout son sens.

Toutes les études scientifiques sérieuses montrent que 100 % d’électricité issue des renouvelables est faisable. C’est moins facile, il faut davantage de câbles souterrains, mais cela fonctionne.

L’éolien est coûteux

FAUX. L’État a dépensé pour soutenir cette filière avec des compléments de rémunération pour les acteurs. Le rapport demandé par le Sénat à la Cour des comptes, de mars 2018, sur le soutien public aux énergies renouvelables est souvent cité, notamment les 5,3 milliards d’euros pour l’année 2016. Mais cette somme couvre tout le renouvelable et s’inscrit dans le cadre des objectifs européens pour développer les énergies propres et renouvelables.

La filière est désormais mature et coûtera moins au contribuable. Le coût des parcs éoliens actuellement construits varie entre 26 et 51 €/MWh, en Europe, selon leur lieu d’implantation. C’est nettement plus compétitif que les nouveaux projets nucléaires de type EPR, comme Hinkley Point, en Angleterre, dont la fourchette varie entre 102 et 172 €/Mwh.

Par ailleurs, les parcs éoliens rapportent sur les territoires où ils sont implantés. La région Auvergne Rhône-Alpes qui veut passer de 553 MW de production éolienne à 2 500 MW à la fin 2030, a calculé que cela générerait 1 600 emplois, 75 millions d’euros de retombées fiscales et 190 millions de richesses sur son territoire.

Les éoliennes massacrent les oiseaux et les chauves-souris

FAUX. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a collecté les données pour 1 065 éoliennes. La moyenne de la mortalité oscille entre six et sept cas par an par éolienne. Un chiffre à mettre en perspective. Rien qu’aux États-Unis, la mortalité des oiseaux due aux lignes électriques à haute tension est d’environ 150 millions de bêtes par an.

Les fabricants d’éoliennes développent ces dernières années des petits modules de détection pour éviter les collisions. Ils s’appellent Chirotech, pour les chauves-souris et DT Bird pour les oiseaux. Le groupe français Engie travaille ainsi avec le concepteur Biotope et programme « Éolien et Biodiversité » coordonné au niveau national par la LPO.

Chaque projet éolien nécessite une étude d’impact sur les oiseaux, la biodiversité. Aucun permis ne devrait être accordé proche des zones de protections spéciales, comme Natura 2000.

Les éoliennes sont bruyantes

FAUX. Selon l’Ademe, les éoliennes émettent un bruit de fond, principalement des basses fréquences entre 20 Hz et 100 Hz. À 500 mètres de distance, le minimum légal entre une éolienne et habitation, le bruit est généralement inférieur à 35 décibels : c’est moins qu’une conversation à voix basse. Les vieux parcs peuvent être un peu plus bruyants. Les riverains peuvent réclamer à l’exploitant la dernière technologie réductrice de bruit : des sortes de peignes en fibre de verre, inspirés des ailes des discrets rapaces. Le groupe Engie en a installé dès 2016, en Belgique.

Les éoliennes sont polluantes

FAUX. Cette énergie est la plus vertueuse pour la santé des écosystèmes et présente le meilleur bilan carbone de toutes les énergies. Selon le groupe d’experts du climat des Nations Unies (Giec), l’éolien terrestre affiche le plus bas taux d’émission en gramme de CO2 par kilowattheure (CO2 eq/kWh) : 11 g en moyenne, contre 12 g pour le nucléaire. Une éolienne n’en émet qu’au moment de sa construction.

Une éolienne n’a pas besoin d’eau pour être refroidie, ne craint pas les inondations et l’on peut cueillir des champignons au pied du mât.

Les éoliennes dépendent des « terres rares » chinoises ?

FAUX. Cette famille de métaux n’est non seulement pas rare, mais très bien répartie sur les cinq continents. Seulement, l’industrie se repose actuellement sur l’exploitation chinoise. Mais cela change et de nouvelles mines ouvrent, en Europe notamment.

Par ailleurs, seules 10 % des éoliennes contiennent du néodyme pour la fabrication des aimants utilisés dans certains modèles de génératrices, selon le Syndicat des énergies renouvelables. Les trois plus grands constructeurs de turbine – Enercon, Senvion ou Nordex – n’utilisent aucune « terre rare ». Elles sont remplacées par de la ferrite ou d’autres matériaux supraconducteurs.

L’éolienne a une durée de vie très courte

ÇA DÉPEND. La première grande éolienne « moderne » construite en 1975, à Ulfborg, au Danemark, tourne toujours. Comme toutes les machines, certaines pièces s’usent et les propriétaires veulent des modèles plus puissants. Elles sont parfois remplacées au bout de vingt-cinq ans, mais peuvent « vivre » très longtemps. La moyenne est de vingt à trente ans, en Europe.

Les éoliennes engendrent des maladies

FAUX. Le consensus scientifique vingt-cinq études mondiales compilées – s’accorde pour dire que les niveaux d’infrasons des éoliennes sont inoffensifs pour la santé humaine. La vaste enquête canadienne Community Noise and Health Survey (2013) est la plus citée. C’est la seule étude à grande échelle qui tient compte de faits subjectifs – des symptômes autodéclarés – et objectifs – mesure du taux de cortisol (hormone du stress), pression artérielle, fréquence cardiaque… – sur la santé de riverains d’éoliennes.

Elle révèle que le bruit et la proximité des machines n’ont pas d’incidences manifestes sur la santé, à l’exception de la gêne ressentie. Sans autre raison qu’un a priori négatif sur la présence d’éolienne, des riverains développeraient des nausées. Une sorte d’effet nocebo , le contraire du placebo.

Des fabricants travaillent cependant sur les rares cas de nausées signalés. Ils se manifestent surtout sur un sol granitique , constate Jean-Yves Grandidier, patron du groupe français Valorem.

Enfin, il y a le cas d’une ferme française, à Puceul (Loire-Atlantique), où une baisse de lait et une surmortalité du bétail sont constatées, à proximité d’éoliennes. Les expertises se succèdent sans rien trouver, pour l’instant. Ce cas, unique au monde selon la chaîne britannique BBC, est sous la surveillance de l’Agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Les éoliennes ne se recyclent pas

FAUX. 95 % des composants d’une éolienne se recyclent selon les professionnels de la filière, 90 % selon l’Ademe. Les parties métalliques comme le mât ont une valeur marchande non négligeable et le béton des fondations est valorisé comme granulat dans la construction. Les matériaux composites des pâles (fibre de verre, carbone), qui jusqu’ici posaient problème ont déjà trouvé une nouvelle vie aux États-Unis ou aux Pays-Bas. Ils sont rebroyés et deviennent du mobilier urbain, des skateboards…

Ce recyclage sera rendu obligatoire d’ici à 2023, en France. Cette perspective doit accélérer la création d’une filière française pour le démantèlement des éoliennes en fin de vie. Précision : la réglementation prévoit déjà une provision de 50 000 € par éolienne pour le démantèlement.

VRAI/FAUX. La vérité sur les clichés qui collent aux éoliennes

 

 

28 et 29/01 Guingamp sera la capitale bretonne de la mobilisation écologiste

Jeudi et vendredi prochain le Tribunal de Guingamp sera la capitale bretonne de la mobilisation écologiste.

manif des passeurs involontaires de glyphosates

Jeudi 28 Nous soutiendrons Inès Léraud et Bastamag pour défendre la liberté d’informer devant le Tribunal de Guingamp (38 place du Centre), à 13h30

Voir l’appel du comité de soutien

Vendredi 29 procès des pesticides pour soutenir les faucheuses et faucheurs volontaires d’OGM, devant le tribunal de Guingamp, à partir de 8h30.

Voir l’appel des faucheurs et faucheuses de Bretagne

Dans l’espoir de t’y rencontrer

Bien à toi

Alain

   ,__o     Alain UGUEN  Association Cyber @cteurs
_-\_<, Fédérateur d’énergies
(*)/'(*)      
https://www.cyberacteurs.org

Veilleurs Mieux 2021
https://www.cyberacteurs.org/pdf/veilleurs-mieux-re_90.pdf