Consultation Pollution aux nitrates : l’État engage la fin de la protection des monts d’Arrée

 Alors que des milliers de manifestants sont attendus à Rennes ce dimanche 7 juin pour défendre la démocratie de l’eau, l’État prépare un affaiblissement du niveau de protection des milieux aquatiques dans les monts d’Arrée. Un territoire considéré comme le château d’eau du Finistère. 

Photo du lac du Drennec

Photo du lac du Drennec

Les membres de l’établissement d’aménagement et de gestion du bassin-versant de l’Aulne (Epaga) s’apprêtent à voter contre le projet de révision des zones vulnérables aux nitrates d’origine agricole. Le déclassement de neuf communes des monts d’Arrée « met en danger la ressource au sein du château d’eau du Finistère », écrivent les auteurs d’une note destinée aux élus, que Splann ! a pu se procurer.

À l’heure où des milliers de Bretons s’apprêtent à manifester pour protéger l’eau, la santé et la démocratie, ce dimanche 7 juin, à Rennes, l’État poursuit son détricotage des normes environnementales.

Les autorités prévoient de sortir neuf communes du Finistère des zones vulnérables à la pollution aux nitrates d’origine agricole : Berrien, Botmeur, Brasparts, Brennilis, La Feuillée, Huelgoat, Lopérec, Plouyé et Saint-Rivoal. Toutes se situent dans les monts d’Arrée, où prennent leur source de nombreux cours d’eau.

Cette proposition, actuellement en consultation, s’appuie sur les résultats de la huitième campagne de surveillance de la qualité des eaux, réalisée en 2022-2023. Les documents produits par l’État indiquent une amélioration de la qualité des eaux autour du lac du Drennec.

Ce qui pourrait s’apparenter à une bonne nouvelle risque pourtant d’aggraver la situation bretonne, déjà alarmante sur le plan des nitrates. Cette même campagne montre qu’après sept programmes régionaux de lutte contre cette contamination, la plupart des masses d’eau bretonnes présentent un état « moins que bon » concernant l’eutrophisation.

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Voir la suite du dossier préparé par Splann ! média indépendant

https://splann.org/declassement-nitrates-monts-darree/

Participation du public : Consultation sur le projet de désignation des zones vulnérables aux nitrates d’origine agricole dans le bassin Loire-Bretagne

https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/consultation-sur-le-projet-de-designation-des-a5078.html

Dans ce cadre, vous pouvez vous exprimer sur ce projet durant la période entre le 26 mai 2026 et le 26 juin 2026. Vos remarques sont à envoyer à l’adresse suivante :

participationdupublic.sebrinal.dreal-centre@developpement-durable.gouv.fr 

Pour rendre obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur les emballages des aliments en France

Le 7 novembre 2025, dans le cadre de la discussion sur le PLFSS à l’Assemblée Nationale, les députés ont adopté deux amendements rendant obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur tous les aliments.

C’est une bonne nouvelle pour les consommateurs et une victoire de la santé publique mais encore faut-il que la mesure aille au bout du processus législatif en contrecarrant l’action des lobbies qui s’y opposent.

Cette mesure est justifiée par le fait que, depuis l’arrêté interministériel du 31 octobre 2017, l’apposition du logo Nutri-Score sur la face avant des emballages des aliments repose sur le volontariat des opérateurs économiques. Cette approche facultative, bien qu’ayant favorisé une adoption partielle du dispositif sous la pression sociétale (1500 marques ont adopté le Nutri-Score, ce qui représente environ 60 % du marché alimentaire en France), elle demeure insuffisante pour garantir une information nutritionnelle transparente, accessible et compréhensible qui soit optimale pour permettre d’orienter les choix des consommateurs vers une alimentation plus favorable à la santé.

Diverses grandes entreprises, qui l’ont combattu depuis qu’il a été proposé, refusent toujours de l’afficher (Ferrero, Lactalis, Coca-Cola, Mars, Mondelez, Kraft, Unilever…) et certaines qui l’avait finalement adopté (Danone, Bjorg, Cristaline) ont décidé de ne plus l’afficher suite à la mise en place en mars 2025 du nouveau Nutri-Score mis à jour par les scientifiques et plus sévère pour les produits sucrés et les boissons édulcorées.

Or, dans un contexte d’augmentation continue du surpoids et de l’obésité au sein de la population — touchant en France un adulte sur deux et près d’un enfant sur cinq —et de l’incidence élevée des maladies chroniques liées à la nutrition (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète…) qui ont un coût humain, social et économique considérable, l’État français a le devoir, de prendre toutes mesures visant à préserver et promouvoir la santé publique.

Comme l’ont montré de nombreux travaux scientifiques (plus de 150 études publiées en Europe), le Nutri-Score est un outil de santé publique efficace pour améliorer l’état nutritionnel de la population contribuant à réduire le risque de maladie chroniques. Les travaux scientifiques accumulés depuis plusieurs années démontrent clairement que le Nutri-Score peut contribuer à réduire le risque des pathologies chroniques qui constituent les enjeux majeurs de santé publique auxquels nous sommes confrontés en France. Mais pour être pleinement efficace, il doit être affiché sur l’ensemble des aliments mis à disposition des consommateurs.

A l’instar d’autres Etats Membres (la Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Espagne), la France a plaidé de nombreuses fois auprès de la Commission européenne pour l’adoption obligatoire au niveau européen d’un étiquetage nutritionnel complémentaire face avant tel que le Nutri-Score .

Malheureusement, en dépit de l’intérêt sanitaire d’une telle mesure pour la santé des Européens et de la reconnaissance et du soutien de la part de la communauté scientifique, de grandes organisations officielles et d’ONG actives dans le domaine de la santé et de la défense des consommateurs, la CE qui s’était engagée en 2020 dans le cadre de sa stratégie Farm to Fork à mettre en place un logo nutritionnel basé sur la science obligatoire en Europe, n’a pas progressé sur ce dossier.

L’instauration du Nutri-Score à titre obligatoire en France pour améliorer la santé des consommateurs en réduisant le risque de maladies chroniques, est donc à envisager en l’absence d’harmonisation européenne.

L’affichage du Nutri-Score sur l’ensemble des aliments permettrait en améliorant les apports et la consommation alimentaire de la population française de réduire les facteurs de risque associés aux maladies chroniques non transmissibles (MNT) (diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, certains cancers), dont le fardeau sanitaire et économique pèse lourdement sur les dépenses publiques et la société.

Dans la situation actuelle où le Nutri-Score n’est pas obligatoire, certains grands groupes agro-alimentaires refusent de l’afficher sur leurs produits (dont la composition nutritionnelle n’est le plus souvent pas favorables). Cette situation constitue donc une perte de chance pour les citoyens français. Ceci justifie qu’il soit rendu obligatoire. Les parlementaires et le gouvernement français doivent répondre à la demande sociétale. C’est une urgence de santé publique.

Signez la pétition sur le site de l’Assemblée Nationale

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Entrons dans L’âge de faire !

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L’âge de faire – le journal
17, Av Balard – St Auban
04600 Château-Arnoux-St Auban
www.lagedefaire-lejournal.fr
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13es JOURNÉES D’ÉTUDE d’ARRÊT DU NUCLÉAIRE les 3, 4 et 5 juillet 2026 à Fromental (87)

Le collectif Arrêt du nucléaire, né il y a dix ans, poursuit la tradition des « journées d’étude » en invitant tous les antinucléaires de France et d’ailleurs à venir s’informer, échanger et réfléchir ensemble sur l’état de l’industrie nucléaire et les moyens de la combattre.
Comprendre la fragilité technique et financière de cette industrie, mal masquée par la « relance » voulue par Macron et les divers projets de SMR, ainsi que les tensions liées à la gestion de l’électricité, devrait nous aider à lutter efficacement pour obtenir enfin l’arrêt du nucléaire civil et militaire, véritable poison pour l’humanité.

PROGRAMME

Vendredi 3 juillet
17 h : accueil, puis repas (auberge espagnole)
20 h : Conférence de Stéphane Lhomme sur l’état du nucléaire en France et dans le monde

Samedi 4 juillet,  matin :
Les failles du système de production et de gestion du nucléaire civil (tissu industriel, gouvernance,financement) et le poids des forces qui le maintiennent en vie (soutien de l’Etat, des médias, des syndicats, liens avec le nucléaire militaire…)
Débat, avec la contribution de Thierry Gadault

Samedi 4 juillet, après-midi :
Quelle production pour quelle consommation d’électricité ? Quelle évolution du réseau ?
– Première partie : Tensions actuelles et prévisibles, et projets des gestionnaires
– Deuxième partie : Conceptions et expériences alternatives
Débat, avec les contributions de Stéphane Lhomme, Thierry Gadault et de membres d’ADN

Samedi 4 juillet, soir : initiatives conviviales et réunion interne au collectif Arrêt du nucléaire

Dimanche 5 juillet, matin :
Stratégies de lutte
– Etat des résistances à Bure, La Hague, Malvési…
– La probabilité d’un accident nucléaire : pour une prise de conscience largement partagée
– Faire le lien avec les luttes connexes : contre les projets extractivistes, les data centers, pour la préservation de l’eau et des biens communs…
Débat, avec les contributions des membres de collectifs de lutte présents

INFOS PRATIQUES
Lieu : à 50 m de la gare de Fromental (Haute-Vienne, à 20 km de La Souterraine).
Hébergement en chambres collectives ou sous tente (Les draps et serviettes de toilette ne sont pas fournis). Repas préparés par les participants.
Prix global indicatif : 50 euros (règlement sur place) comprenant l’hébergement ainsi que les repas du samedi midi et soir et du dimanche midi.

Inscription (indispensable) : écrire à ADN-JE2026@proton.me – Indiquer nom et prénom [+ association ou collectif], et vos coordonnées (mail et/ou téléphone au moins). Préciser : 1) si vous comptez camper ou être hébergé
2) Si vous êtes ou pas végétarien.

Les bonnes nouvelles de Mr Mondialisation

1. Le Gouvernement transnational tamoul tente d’exister sans territoire

Dix-sept ans après la fin de la guerre au Sri Lanka, le Gouvernement transnational du Tamil Eelam (TGTE) continue de représenter politiquement la diaspora tamoule depuis l’exil. Dotée d’un Parlement et d’institutions propres, cette structure milite pour l’autodétermination des Tamouls et une reconnaissance internationale des violences de 2009 comme un génocide.(Histoires Crépues)

2.Un guide juridique pour se défendre face à la reconnaissance faciale policière

Après une enquête révélant l’usage illégal de la reconnaissance faciale par la police française, Disclose et La Quadrature du Net ont publié un guide gratuit pour aider citoyen·nes et associations à connaître leurs droits.L’objectif : fournir des outils concrets face aux contrôles abusifs et à la surveillance policière. (Rembobine)

3. Quatre jeunes lynx relâchés dans les forêts du Jura

Quatre jeunes lynx recueillis en détresse par le Centre Athénas ont été relâchés dans le Jura après plusieurs mois de soins. Équipés de colliers GPS, ils feront l’objet d’un suivi étroit, alors que les collisions routières et le braconnage restent les principales menaces pour cette espèce protégée. (France 3 Régions)

4. Le gouvernement britannique refuse de nouveaux permis pétroliers en mer du Nord

Le gouvernement britannique a réaffirmé son refus d’accorder de nouvelles licences d’exploitation pétrolière et gazière en mer du Nord.Londres défend une stratégie tournée vers les énergies renouvelables et le nucléaire, malgré les critiques des conservateurs et des partisans d’une relance de l’exploration fossile. (Holyrood)

5. L’Assemblée vote contre l’importation de produits traités avec des pesticides interdits en France

Des députés RN, LFI et écologistes ont adopté un amendement interdisant l’importation de produits alimentaires traités avec des pesticides bannis en France. Le gouvernement s’y oppose, estimant que cette mesure contrevient au droit européen malgré les révélations récentes sur la présence de substances interdites dans des produits importés. (Le Monde)

6. Des éoliennes peintes comme des guêpes pourraient réduire les collisions avec les oiseaux

Une étude finlandaise montre que des motifs rouge, jaune et noir inspirés des guêpes poussent les oiseaux à éviter davantage les éoliennes. Les chercheurs estiment que ces couleurs d’avertissement, déjà utilisées dans la nature, pourraient limiter les collisions mortelles avec les pales. (Earth.com)

7. Un dépistage gratuit du cancer du poumon lancé dans cinq régions

Un programme pilote de dépistage du cancer du poumon va proposer des scanners gratuits à 20 000 fumeurs et ex-fumeurs âgés de 50 à 74 ans dans cinq régions françaises. L’objectif est de détecter plus tôt cette maladie, responsable de plus de 30 000 morts par an en France. (Le Monde)

8. Une espèce de renard sauvée de l’extinction sur une île californienne

Le renard de l’île de Santa Catalina, presque disparu après une épidémie ayant décimé 90 % de sa population en 1999, connaît aujourd’hui l’un des rétablissements les plus rapides d’une espèce menacée. Vaccination, élevage et suivi vétérinaire ont permis à cette espèce endémique de survivre, même si elle reste vulnérable aux maladies et aux activités humaines. (Good Good Good)

9. Six solutions low-tech pour rafraîchir les écoles pendant les canicules

Face aux fortes chaleurs, un chercheur propose des solutions simples et peu coûteuses pour adapter rapidement les écoles : volets extérieurs, ombrage, aération nocturne, brasseurs d’air ou encore repas froids. Ces mesures pourraient améliorer fortement le confort des élèves sans recourir massivement à la climatisation. (Vert)

10. À Greystones, bannir les smartphones a réduit l’anxiété des enfants

Dans cette ville irlandaise, des parents et écoles ont décidé collectivement de ne pas donner de smartphones aux moins de 13 ans. Depuis, les enfantsdorment mieux, jouent davantage dehors et montrent moins de stress lié aux réseaux sociaux, selon les enseignants et familles impliqués dans l’initiative. (La Relève et la Peste)

Tamoul, reconnaissance faciale et lynx : les 10 bonnes nouvelles de la semaine

Les bonnes nouvelles de Mr Mondialisation

1. Animaux écrasés sur les routes : création de l’association Routes vivantes

Une association nommée Routes vivantes a été créée pour réduire la mortalité des animaux sauvages due aux collisions routières. Elle cherche à sensibiliser les automobilistes et à travailler avec les collectivités pour améliorer les passages à faune et mieux intégrer la biodiversité dans l’aménagement des infrastructures routières. (Le Zéphyr)

2. Des policiers appellent à désobéir aux ordres contre la liberté de la presse

Une association de policiers, PRC, dénonce les violences et entraves subies par les journalistes lors de manifestations. Elle appelle à sanctionner les comportements abusifs et invite même les policiers à refuser certains ordres jugés contraires à la liberté de la presse, tout en critiquant la concentration des médias. (Blast)

3.Vallée de l’Arve : des habitants participent à la recherche sur les pollutions

Dans la vallée de l’Arve (Haute-Savoie), l’une des zones les plus polluées de France, des habitants participent à un institut écocitoyen qui associe citoyens, scientifiques, élus et acteurs locaux. Ensemble, ils définissent les thèmes de recherche en santé-environnement (qualité de l’air, de l’eau, des sols, impacts sur la santé) afin de produire des études utiles aux décisions publiques et mieux comprendre les effets des pollutions locales. (Vert)

4. Dans un village de la Meuse, les habitants décident directement des projets locaux

À Ménil-la-Horgne, une assemblée citoyenne permet aux habitants de voter directement sur les projets du village (équipements, services, énergie). Le maire et le conseil municipal mettent ensuite en œuvre les décisions prises collectivement. Le dispositif renforce la participation et la cohésion locale, même s’il ne fait pas l’unanimité parmi les habitants.(Reporterre)

5. Au Brésil, réforme fiscale pour alléger la classe moyenne et taxer davantage les riches

Le gouvernement brésilien a adopté une réforme de l’impôt sur le revenu qui relève le seuil d’exonération, permettant à des millions de ménages de la classe moyenne de ne plus payer d’impôt. En parallèle, la contribution des plus riches est augmentée via la taxation des dividendes et un impôt minimum sur les très hauts revenus. (La Relève et la Peste)

6. Sanctuaire pour éléphants au Portugal : une alternative à la captivité en Europe

Un sanctuaire pour éléphants ouvre dans le sud du Portugal, dans la région de l’Alentejo. Il doit accueillir des animaux issus de cirques et de zoos européens, dont Julie, dernière éléphante de cirque du Portugal, et Kariba, une éléphante vivant seule dans un zoo en Belgique. (The Guardian)

7. Un nouveau scanner pour détecter l’endométriose

Des chercheurs d’Oxford testent un nouveau type de scanner combiné à un traceur pour détecter plus tôt l’endométriose. L’objectif est de réduire les années d’attente avant diagnostic, souvent très longues avec les méthodes actuelles. Les premiers résultats sont encourageants mais doivent être confirmés par des études plus larges. (BBC)

8.Victoire juridique contre la vénerie sous terre des blaireaux dans le Tarn-et-Garonne

Le tribunal administratif de Toulouse a annulé un arrêté préfectoral autorisant la chasse des blaireaux en période complémentaire dans le Tarn-et-Garonne. La décision juge cette pratique illégale, notamment car elle pouvait toucher des jeunes blaireaux encore dépendants dans les terriers. Les associations de protection de la nature obtiennent ainsi une victoire après plusieurs années de recours.(ASPAS)

Un modèle de placenta artificiel pour mieux tester les médicaments pendant la grossesse

Des chercheurs de l’Université de Berne ont développé un modèle de placenta artificiel en laboratoire pour étudier comment les médicaments passent de la mère au fœtus. L’objectif est de mieux évaluer les risques, car les effets sur les femmes enceintes sont souvent mal connus et difficiles à tester. Ce système pourrait aussi réduire le recours aux tests sur les animaux. (Swisscom / blue News)

À Varsovie, des canards prioritaires sur la route au printemps

À Varsovie, en Pologne, des bénévoles et la police interrompent temporairement la circulation chaque printemps pour permettre à des canards sauvages de traverser une route en toute sécurité. Ces opérations protègent notamment les jeunes harles bièvres lors de leur déplacement vers la rivière Vistule. (France 24)

Association Routes Vivantes, policiers et Brésil : les 10 bonnes nouvelles de la semaine

Ensemble mettons la transition écologique solidaire au cœur du débat de 2027

SOLITAIRES = ECOLOGIE VULNERABLE

SOLIDAIRES = ECOLOGIE DESIRABLE

D’accord avec BLOOM sur l’’alliance transatlantique des droites pour attaquer la démocratie et la société civile européenne
https://bloomassociation.org/lalliance-transatlantique-des-droites-pour-attaquer-la-democratie-et-la-societe-civile-europeenne/ 

Seriez-vous prêts à vous mobiliser pour que, face aux divisions d’une classe politique régie par le tout à l’égo, nous parvenions à convaincre les ONG de sortir de leur pré-carré pour peser dans le débat de 2027.

Merci de prendre le temps d’y réfléchir.

Cordialement

Alain

,__o     Alain UGUEN  Association Cyber @cteurs
_-\_<, Fédérateur d’énergies
(*)/'(*)      https://www.cyberacteurs.org

Parce que nous sommes a-partisans devons-nous renoncer à nous exprimer dans le débat politique face à la montée de l’extrême droite dans le monde, en Europe et en France ?

Depuis le 21 avril 2001 nos adhérents consultés à de nombreuses reprises ont toujours répondu non à cette question en soutenant nos propositions de primaires associant les écologistes à d’autres sensibilités politiques.

Comme Lucie Pinson, Nobel de l’environnement nous croyons que « La dérive conservatrice et fascisante n’a rien d’une fatalité » et comme Quand les villes montrent la voie en matière de climat, les citoyens suivent, c’est à nous, société civile, de montrer à nos concitoyennes et concitoyens que fin du monde, fin du mois et faim de démocratie sont les 3 faces d’une écologie positive

Face aux menaces sur toutes les avancées dans les domaines culturels, environnementaux, sociétaux ou sociaux, face aux menaces contre les lanceurs d’alerte, contre les associations qui soutiennent ces avancées, face aux menaces de suppressions de subventions ou de la possibilité de percevoir des dons déductibles…nous plaidons pour une coalition des Eco-volontaires pour la planète et les droits des vivants car nous croyons qu’ensemble on va plus loin.

Après l’alerte à la disparition d’un guide sur la transition écologique, c’est la disparition de l’ADEME elle-même dont il est aujourd’hui question.

Editeurs d’outils mis à disposition de nos partenaires pour mener nos combats communs, nous proposons l’édition d’une plaquette des différentes fiches simplifiées avec quelques gestes que tout un chacun peut faire facilement pour lier fin du monde et fin du mois et un QR code pour mener à la fiche globale ?

L’idée étant de la proposer à toutes les associations à prix coûtant pour qu’elles rejoignent la Coalition des Eco-volontaires pour la planète et le droit des vivants (ce qui leur vaudrait d’être citées dans le livret) et pour qu’elles fassent assurer la diffusion en porte à porte par leurs militants et militantes ( ce qui leur permettrait de faire passer quelques idées sur l’intérêt des éco-gestes pour leur porte-monnaie comme pour la planète).

Ces associations pourraient proposer à des étudiantes et étudiants de diffuser cette plaquette pour améliorer leurs fins de mois (dont chacun sait qu’elles sont difficiles ) en faisant un don supérieur au prix coutant de la plaquette.

Merci pour vos avis et propositions sur ce projet que nous proposons à nos cyber-amis de soumettre aux autres associations dont ils et elles sont aussi adhérents pour qu’ensemble nous mettions la transition écologique solidaire au coeur de la campagne de 2027.

Les bonnes nouvelles de MR Mondialisation

1. Colombie : un projet de relocalisation pour les hippopotames d’Escobar

Alors que la Colombie envisage d’euthanasier une partie des hippopotames descendants des animaux introduits par Pablo Escobar, le milliardaire indien Anant Ambani propose de transférer environ 80 animaux vers un sanctuaire en Inde. Les autorités invoquent les risques écologiques liés à cette espèce invasive, tandis que des associations défendent des solutions non létales. (World Animal News)

2. La Grèce interdit les transats sur 251 plages protégées

La Grèce a interdit l’installation de transats, parasols et structures temporaires sur 251 plages afin de protéger des zones côtières sensibles, dont plusieurs sites marins classés Natura 2000. Le gouvernement veut limiter les effets du tourisme de masse et préserver les écosystèmes fragilisés par l’urbanisation et le changement climatique. (Euronews)

3. Un oiseau marin protégé réapparaît sur la Côte d’Opale

Le gravelot à collier interrompu, petit oiseau marin protégé disparu depuis plusieurs années de la Côte d’Opale, a été de nouveau observé en avril 2026. L’ONF appelle à renforcer la vigilance sur les plages, car cette espèce qui niche au sol reste très vulnérable aux activités humaines, aux chiens, au tourisme et à l’érosion du littoral. (France 3 Régions)

 4.Le Parlement européen autorise le vote par procuration pour les députées enceintes

Le Parlement européen a adopté une réforme permettant aux eurodéputées de déléguer leur vote jusqu’à trois mois avant et six mois après une naissance. Cette dérogation au vote en personne a été approuvée par 616 voix contre 24 et doit désormais être validée par le Conseil puis ratifiée par les États membres. (Parlement européen)

5. Des chercheurs développent un plastique à base de chanvre pour remplacer le PET

Une équipe de l’université du Connecticut a mis au point un plastique fabriqué à partir de cannabidiol (CBD), un composé du chanvre, pour remplacer certains plastiques issus du pétrole comme le PET utilisé dans les emballages alimentaires. Le matériau résiste à la chaleur et à l’eau, sans utiliser de bisphénol A (BPA), un composé controversé pour ses effets sur la santé. Les chercheurs travaillent désormais à industrialiser sa production. (DongA Science)

6. La population du cheval de Przewalski dépasse les 900 individus en Chine

Quarante ans après le lancement d’un programme de réintroduction, la population de chevaux de Przewalski en Chine dépasse désormais les 900 individus,soit environ un tiers de la population mondiale. Disparue à l’état sauvage dans les années 1970, cette espèce menacée a été réintroduite grâce à des programmes d’élevage et de réensauvagement dans le nord-ouest du pays. (China Daily)

7. L’UE prépare des sanctions contre des colons israéliens en Cisjordanie

L’Union européenne a approuvé des sanctions contre plusieurs organisations et figures du mouvement des colons israéliens en Cisjordanie, accusés d’alimenter les violences contre les Palestiniens. Les mesures, qui incluent gels d’avoirs et interdictions de visa, marquent un tournant après la levée du veto hongrois. Plusieurs États membres poussent aussi pour restreindre le commerce avec les colonies israéliennes. (EUobserver)

8. L’automobiliste qui a tué le cycliste Paul Varry sera jugé pour meurtre

Le conducteur du SUV ayant mortellement percuté puis écrasé le cycliste Paul Varry à Paris en octobre 2024 a été renvoyé devant les assises pour meurtre. La juge d’instruction estime qu’il a volontairement redémarré alors que la victime se trouvait devant son véhicule. La mort de ce militant de l’association Paris en selle avait suscité une forte émotion et relancé le débat sur les violences routières. (Le Monde avec AFP)

9. À Bornéo, des scientifiques réintroduisent des arbres dans les plantations d’huile de palme

En Malaisie, le projet TRAILS expérimente des systèmes agroforestiers mêlant palmiers à huile et arbres forestiers indigènes afin de restaurer la biodiversité dans les plantations de Bornéo. Menée avec des villageoises et des chercheurs du CIRAD, l’initiative montre le retour progressif d’oiseaux, d’insectes et d’autres espèces dans ces zones cultivées. Les chercheurs cherchent désormais à mesurer l’impact économique de ces modèles face aux monocultures intensives. (La Relève et la Peste)

10. Une association laisse des forêts évoluer librement dans la Meuse

L’association Libre forêt achète des parcelles pour les soustraire à l’exploitation et les laisser en libre évolution. Dans la Meuse, elle a organisé une balade pour montrer qu’une forêt non gérée peut rester riche en habitats, en espèces et en résilience, malgré l’image de désordre qu’elle renvoie souvent.(Reporterre)

Hippopotames, transats et forêt : les 10 bonnes nouvelles de la semaine

Lozère jusqu’au 25 mai 2026 : consultation publique sur l’arrêté relatif à la chasse, prévoyant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau

Le Projet d’arrêté

La préfecture de Lozère propose à la consultation du public un projet d’arrêté autorisant en son article 4 une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet 2026 à l’ouverture de la chasse.

La préfecture a publié une note de présentation d’une page n’apportant aucun élément pour justifier leur projet d’arrêté.

AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté jusqu’au 25 mai 2026.

Important : pour que votre avis soit pris en compte, utilisez nos arguments pour rédiger une réponse personnalisée.

Modalité de réponse à cette consultation : 

Précision importante : tout le monde a le droit d’exprimer son avis sur ce projet d’arrêté, quel que soit son département de résidence.

TITRE : Avis défavorable au projet d’arrêté relatif à l’exercice de la chasse dans le département de la Lozère pour la saison cynégétique 2026-2027

TEXTE : personnalisez la première phrase et reprenez quelques uns de nos arguments.

Monsieur le Préfet de Lozère,

La Direction Départementale des Territoires propose à la consultation du public un projet d’arrêté préfectoral relatif à l’ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2026/2027 dans le département de Lozère, lequel prévoit en son article 4 une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet 2026 à l’ouverture de la chasse.

Je souhaite déposer un AVIS DÉFAVORABLE à votre projet d’arrêté.

SUR LA FORME :

  • Votre projet d’arrêté est accompagné d’une note de présentation d’une seule page, n’apportant aux contributeurs aucune information pour justifier les dispositions de votre arrêté. Pourtant, l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement précise : «Sous réserve des dispositions de l’article L. 123-19-6, le projet d’une décision mentionnée au I, accompagné d’une note de présentation précisant notamment le contexte et les objectifs de ce projet, est mis à disposition du public par voie électronique et, sur demande présentée dans des conditions prévues par décret, mis en consultation sur support papier dans les préfectures et les sous-préfectures en ce qui concerne les décisions des autorités de l’Etat, y compris les autorités administratives indépendantes, et des établissements publics de l’Etat, ou au siège de l’autorité en ce qui concerne les décisions des autres autorités.» De nombreux tribunaux ont suspendu et annulé des arrêtés dont les notes de présentation étaient incomplètes. Soit ces éléments existent et vous refusez de les transmettre aux contributeurs, en contrevenant à l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, soit vous ne possédez aucune donnée pour justifier votre projet d’arrêté, lequel est alors entaché d’illégalité. 
  • Dans l’introduction du projet d’arrêté, on peut lire : CONSIDÉRANT l’avis formulé par la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage réunie le 28 avril 2026“. Vous demandez aux contributeurs de donner leur avis sur un projet d’arrêté sans préciser quel a été celui de la CDCFS. Si chacun sait que ces commissions sont déséquilibrées et que les représentants d’intérêts cynégétiques y siègent en large majorité, la publication d’un compte-rendu de la CDCFS aurait permis au contributeur de savoir quelle a été la nature des débats et les éventuelles oppositions soulevées contre votre projet d’arrêté.
  • En ce qui concerne la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau, vous n’êtes pas en capacité de démontrer que l’ouverture d’une période complémentaire de vénerie sous terre est indispensable dans votre département. Je vous rappelle que la vénerie sous terre peut-être pratiquée légalement de mi septembre au 15 janvier chaque année, et que son ouverture anticipée doit être justifiée par autre chose que l’envie d’un groupe de chasseurs de pratiquer une chasse de loisir avant l’ouverture générale de la chasse.
  • L’article 9 de la Convention de Berne n’autorise les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées qu’« à condition qu’il n’existe pas une autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée pour prévenir des dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et aux autres formes de propriété ». Pour être légales, les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux blaireaux doivent être justifiées par trois conditions, devant être cumulativement vérifiées : la démonstration de dommages importants aux cultures notamment ; l’absence de solution alternative ; l’absence d’impact d’une telle mesure sur la survie de la population concernée. L’exercice récréatif de la chasse est exclu. Or, la note de présentation n’apporte aucun élément pour justifier cette période complémentaire. Dans ces conditions, rien ne justifie la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau et le projet d’arrêté est donc entaché d’illégalité.
  • Si l’article R. 424-5 du Code de l’environnement permet au Préfet, sur proposition du directeur départemental de l’agriculture et de la forêt et après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et de la fédération des chasseurs, d’autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, l’article L. 424-10 du Code de l’environnement dispose qu’il est interdit de détruire, d’enlever, de vendre, d’acheter et de transporter les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée, sous réserve des dispositions relatives aux animaux susceptibles d’occasionner des dégâts. Plusieurs administrations, reconnaissent que l’autorisation de la période complémentaire est préjudiciable à la survie des jeunes, ce qui est confirmé par de nombreux tribunaux administratifs.
  • De l’avis de l’ensemble de la littérature scientifique, le blaireau est un « petit » tout au long de sa première année de vie. Le sevrage des blaireautins n’est que le passage d’une alimentation lactée à une alimentation solide, généralement fournie par la mère blairelle. Cette étape alimentaire n’a aucun rapport avec le passage à l’âge adulte des blaireautins, lesquels demeurent pleinement dépendants de leur mère jusqu’à la fin de leur premier automne. Autoriser l’ouverture anticipée de la vénerie sous terre est donc bien une infraction, qui conduit de plus en plus de tribunaux administratifs à suspendre et annuler les arrêtés concernés.
  • La vénerie sous terre est une technique de chasse aveugle qui consiste à envoyer un chien dans le terrier pour acculer les blaireaux, puis détruire leur habitat pour les en extraire avant de les tuer. Dans plusieurs départements, la transmission par l’administration des chiffres des prises de blaireaux a prouvé que la vénerie sous terre conduit à la destruction des terriers et de l’ensemble de ses occupants, y compris des jeunes de l’année, dépendants et qui n’ont évidemment pas pu se reproduire. Le pourcentage de jeunes tués lors des opérations de vénerie sous terre peut dépasser 45% ! Elle s’ajoute à une mortalité déjà élevée chez les blaireautins.
  • Concernant la contradiction entre l’article R. 424-5 du Code de l’environnement et l’article L. 424-10 du même code, de plus en plus de tribunaux sanctionnent les préfectures qui autorisent des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau, pour méconnaissance de l’article L. 424-10 du code de l’environnement. Par deux arrêts du 24 février 2026, la Cour administrative d’appel de Bordeaux s’est prononcée sur le principal moyen mobilisé par les associations à l’encontre des arrêtés préfectoraux autorisant des périodes complémentaires de vénerie sous terre (VST) du blaireau : leur méconnaissance de l’article L.424-10 du code de l’environnement, interdisant la destruction des « petits » des mammifères chassables. Pour la première fois, une juridiction d’appel a considéré qu’eu égard à l’objectif d’équilibre agro-sylvo-cynégétique posé par l’article L. 420-1 du code de l’environnement, il y a lieu d’entendre par « petits de tous mammifères » le petit qui n’a pas atteint une autonomie et qui n’est pas capable de survivre seul sans dépendance de sa mère. Un tel état ne devant être assimilé, ainsi que la cour le précise, ni à la période de sevrage ni à la maturité sexuelle du mammifère.
  • Je me permets de vous rappeler qu’au moment de la publication de l’arrêté final, l’article L 123-19-1 du code de l’environnement stipule qu’ « au plus tard à la date de la publication de la décision et pendant une durée minimale de trois mois, l’autorité administrative qui a pris la décision rend publics, par voie électronique, la synthèse des observations et propositions du public avec l’indication de celles dont il a été tenu compte, les observations et propositions déposées par voie électronique ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision. » Je vous remercie donc de bien prévoir la publication d’une synthèse des avis qui vous ont été envoyés.

LES JURISPRUDENCES EN FAVEUR DU BLAIREAU : 

Suite aux recours en justice déposés par les associations, les juges des tribunaux administratifs donnent de plus en plus souvent raison aux associations.

Dans leurs ordonnances, les tribunaux administratifs justifient la suspension ou l’annulation des arrêtés pour les motifs suivants :

  • Insuffisance de démonstration de dégâts
  • Illégalité destruction « petits » blaireaux
  • Défaut de recours à des mesures alternatives à l’abattage
  • Insuffisance de justifications dans la note de présentation
  • Méconnaissance de l’état des populations de blaireaux
  • Défaut de fixation d’un nombre maximal d’animaux susceptibles d’être prélevés
  • Irrégularité de la convocation des membres de la CDCFS
  • Risque sanitaire lié à la tuberculose bovine
  • Illégalité de l’article R.424-5 du code de l’environnement
  • Non respect de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique
  • Maturité sexuelle des petits non effective
  • Insuffisance de démonstration de dégâts aux infrastructures

SUR LE FOND : 

  • Suite aux recours des associations, de plus en plus de départements reconnaissent l’illégalité des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau et ne les autorisent plus.
  • Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux puisqu’elle consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, à creuser afin de les saisir avec des pinces. Les animaux, dans un état de stress très important, sont ensuite achevés à la dague.
  • La vénerie sous terre met en danger les chiens qui sont envoyés dans les terriers et qui peuvent être blessés, répandre des zoonoses ou être tués par les animaux sauvages qui se défendent d’une agression extérieure. D’ailleurs, la Suisse a interdit cette pratique dans le but de protéger les chiens.
  • La vénerie sous terre n’est pas sans conséquences pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers, souvent anciens, se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme le Chat forestier (Felis silvestris) pour les départements concernés ou des chiroptères lorsque certaines espèces sont en phase d’hibernation pendant la période de septembre/octobre à fin avril : « Le Petit rhinolophe hiberne dans des gîtes souterrains (mines, caves, sous-sols ou même terriers de Renard ou de Blaireau) »source : Atlas des Mammifères de Bretagne éd. 2015.
  • Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »

À PROPOS DU BLAIREAU :

  • Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.
  • Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».
  • La dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par femelle et par an).
  • Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année).
  • Une mortalité importante de blaireaux est liée au trafic routier.
  • Les opérations de vénerie peuvent affecter considérablement les effectifs de blaireaux et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.
  • Les dégâts que le blaireau peut occasionner dans les cultures de céréales sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt. Selon l’Office National de la Chasse ONC bulletin mensuel n° 104 : « Les dégâts que peut faire le blaireau dans les cultures ne sont gênants que très localement (…) Et il suffit de tendre une cordelette enduite de répulsif à 15 cm du sol pour le dissuader de goûter aux cultures humaines. »
  • En ce qui concerne les éventuels dégâts causés sur les digues, routes ou ouvrages hydrauliques par le creusement des terriers, la régulation du blaireau a montré son inefficacité, voire même un effet contre-productif du fait de la place libérée par l’animal éliminé qui est très vite occupée par un autre individu.
  • Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème, ceci accompagné de la mise à disposition à proximité de terriers artificiels. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan. (source : LPO Alsace)

À PROPOS DES AUTRES ESPÈCES :

  • Votre projet d’arrêté encadre la chasse de plusieurs espèces dont les effectifs sont en déclin. Aussi, je vous demande de ne pas autoriser la chasse de la bécasse des bois, des perdrix, des faisans et du lièvre, tout comme l’interdiction de relâcher des animaux issus d’élevages et qui pourraient être responsable d’une pollution génétique et de transmission de maladies. Relâcher des animaux nés dans des élevages pour le simple plaisir de les chasser est une totale aberration à laquelle il faut mettre un terme immédiatement.
  • L’ouverture anticipée de la chasse du renard est une tradition qui montre que les chasseurs ne comprennent rien à la régulation des espèces. Le renard est un prédateur naturel de nombreux rongeurs qui s’attaquent aux récoltes. Abattre des renards contribue à faire exploser les populations de rongeurs. Il est donc totalement aberrant de permettre une ouverture anticipée de la chasse du renard. Si les chasseurs défendaient l’intérêt général plutôt que leurs intérêts particuliers, ils s’opposeraient à cette ouverture anticipée.
  • La chasse à tir, autorisée jusqu’au 28 février pour le blaireau, provoque potentiellement la mort des mères gestantes et ne doit en aucun être autorisée, en application de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, visant à préserver le renouvellement des espèces.
  • Je suis par contre favorable à l’interdiction de la chasse des tétraonidés, du chamois et du putois sur l’ensemble du département.