Enquête publique pour le projet industriel EMME d’unité de conversion de nickel et de cobalt pour la mobilité électrique jusqu’au 15 janvier

Le projet prévoit la création d’une unité de conversion de cobalt et nickel, activités classées pour la protection de l’environnement (ICPE), qui suscitent des interrogations quant aux rejets industriels et à l’impact sur les sols et la qualité de l’air. La Sepanso insiste sur la nécessité pour les habitants et acteurs locaux de s’informer et de faire part de leurs observations, soulignant que ce type d’installation peut transformer durablement le tissu industriel et écologique de ces communes de l’agglomération bordelaise.

En novembre, le projet avait eu un avis défavorable du Conseil national de protection de la nature (CNPN), pointant des inventaires faune et flore incomplets, des impacts sous-estimés sur 25 espèces protégées, et le manque d’alternatives à l’implantation choisie.

Parallèlement, les opposants avait saisi le Conseil d’État, contestant le décret qui reconnaît d’intérêt national majeur la raffinerie. Selon leur avocat, ce texte « ne respecte pas les conditions légales ni les exigences de protection environnementale ».

« Le projet EMME ne remplit aucun des critères, avec des emplois non garantis (200 directs/300 indirects non étayés), une technologie nickel manganèse cobalt en déclin sur le marché européen, l’absence de débouchés identifiés en aval… En comparaison, l’opération d’intérêt métropolitain (OIM) Bordeaux Aéroparc a créé 50 000 emplois, contre seulement 200 hypothétiques pour EMME.»

Les observations et propositions relatives au projet pourront être adressées par écrit  jusqu’à sa clôture (15 janvier 2026) à la commission d’enquête soit :
par dépôt sur le registre ouvert à cet effet dans les mairies de Blanquefort, de Parempuyre et de Saint-Louis-de- Montferrand ;

par correspondance (le cachet de la poste faisant foi) adressée à l’attention du président de la commission d’enquête à la mairie de Parempuyre (siège de l’enquête), 1 av Durand Dassier – 33290 PAREMPUYRE ; par voie électronique sur le registre d’enquête numérique accessible sur le site : https://www.democratie- active.fr/enquete-publique-projet-emme/ ;

  • par courriel à l’adresse suivante : ep-projet-emme@democratie-active.fr.

Avis défavorable

Une usine SEVESO SEUIL HAUT à quelques mètres des habitations est une vraie bombe à retardement

Le site d’implantation du projet est situé en zone inondable, dans le lit majeur de la Garonne, au sein d’une zone d’expansion de crue actuellement non urbanisée, reconnue pour son rôle hydraulique et écologique, et exposée à des aléas fluvio-maritimes documentés. Le projet envisagé correspond par ailleurs à une installation industrielle à risques, susceptible de générer des pollutions accidentelles ou chroniques, dans un environnement déjà soumis à de fortes pressions cumulées.

La jurisprudence issue des événements de la tempête Xynthia à Faute-sur-Mer a clairement établi que les autorités publiques peuvent voir leur responsabilité engagée lorsque des décisions d’autorisation ou d’implantation sont prises en méconnaissance de risques identifiés, insuffisamment évalués ou insuffisamment pris en compte, alors même que ces risques étaient connus ou ne pouvaient être ignorés. Cette jurisprudence souligne l’obligation renforcée de prudence qui s’impose aux autorités compétentes lorsque des projets sont envisagés dans des zones exposées.

Nombreuses lacunes et incertitudes, notamment quant à la prise en compte des scénarios dégradés, à la gestion des situations d’inondation, à l’évaluation des effets cumulés, ainsi qu’aux impacts potentiels à court et long terme sur les populations, l’agriculture et l’ensemble du territoire concerné.

Environnement naturel sensible, en continuité directe avec un site Natura 2000, concerné par la présence d’espèces protégées et menacées, notamment des chiroptères, le vison d’Europe et l’anguille européenne. Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a rendu un avis défavorable en soulignant l’insuffisance de l’analyse des incidences, en particulier des effets cumulés liés aux nuisances lumineuses, sonores, aux pollutions chroniques et à l’augmentation des flux de circulation.

Cette installation Seveso crée la polémique et fait trembler les habitants : “On nous a mis devant le fait accompli”

 

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4 réflexions au sujet de « Enquête publique pour le projet industriel EMME d’unité de conversion de nickel et de cobalt pour la mobilité électrique jusqu’au 15 janvier »

  1. Avis défavorable
    Comment concevoir l’installation d’une activité industrielle à risques classée SEVESO seuil haut dans un milieu fragile et inondable.?
    Jusqu’où va la notion d’intérêt national quand on impacte autant l’environnement et les habitants avec des risques d’un tel niveau ?
    Le Conseil National de la protection de la Nature a donné un avis négatif, on ne peut pas ne pas prendre en compte cet avis hautement qualifié.
    Les impacts cumulés deviennent majeurs, prendre en compte les problèmes en silo n’est pas acceptable, et devant une situation de l’environnement très perturbée, on ne peut qu’être extrêmement vigilant et s’entourer d’une vision globale de la situation.
    Ce sont les raisons de mon opposition au projet industriel EMME;

  2. Avis défavorable
    Comment concevoir l’installation d’une activité industrielle à risques classée SEVESO seuil haut dans un milieu fragile et inondable.?
    Jusqu’où va la notion d’intérêt national quand on impacte autant l’environnement et les habitants avec des risques d’un tel niveau ?
    Le Conseil National de la protection de la Nature a donné un avis négatif, on ne peut pas ne pas prendre en compte cet avis hautement qualifié.
    Les impacts cumulés deviennent majeurs, prendre en compte les problèmes en silo n’est pas acceptable, et devant une situation de l’environnement très perturbée, on ne peut qu’être extrêmement vigilant et s’entourer d’une vision globale de la situation.
    Ce sont les raisons de mon opposition au projet industriel EMME;

  3. Bien le bonjour !
    Il s’agit là, en plus de potentiellement contaminés et conrtibuer toujours plus à l’artificialisation des milieux, tout en polluant l’Eau, donc en empoisonnant les populations à long terme, d’un projet qui pourrait voir le jour en Nouvelle-Calédonie.
    Le Nickel de l’île caillou, comme certains la nomment, pose un problème de domination sur les populations autochtones (Kanaks), car ceux-ci possèdent une mine d’extraction (suite à des accords signés il y a quarante ans environ), et ce situe dans le Nord de l’ïle, mais les colons industriels ne veulent pas que l’économie (de l’autonomie Kanak) se développe sur l’île, ainsi ils ont déjà préférés construire une usine de traitement du minerai en Asie du Sud-Est, plutôt que de fournir aux Kanaks un outils d’émancipation vis-à-vis des colons (les bien-nommés Caldoches)
    C’est incohérent économiquement, mais très efficace contre les Kanaks qu’ils veulent réduire en une minorité crépusculaire.
    Ainsi, le projet qui se profile du côté de Bordeaux n’est que l’extension de cette volonté de soumettre les Kanaks tout en pourrissant également les ressources naturelles de par ici, car les populations doivent être soumises à l’ordre industriels des choses, et ne pas se plaindre, puisque ça va créer des emplois, c’est d’un cynisme profondément machiavélique !
    Faites votre recherche et vous trouverez les tenants et aboutissants de cette politique fielleusement colonialiste.
    FeelBio

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