Pour autoriser une entreprise à tripler la surface d’extraction du site, situé sur les communes de Saint-Antoine-de-Breuilh et Vélines, la Communauté de communes consulte la population sur la mise en conformité du plan local d’urbanisme
L’entreprise Carrières de Thiviers projette d’étendre son site d’extraction de matériaux alluvionnaires, situé au sud de la route départementale 936, sur les communes de Saint-Antoine-de-Breuilh et Vélines (Dordogne), de 10,3 à 32,8 hectares (ha). Soit 22,5 ha supplémentaires, pris sur des surfaces cultivées. Les matériaux (graves) extraits seraient traités sur le site voisin de Lamothe-Montravel.
Le site avait fait l’objet d’une mobilisation d’agriculteurs de la Confédération paysanne, en janvier 2025, certains critiquant l’accaparement de terres arables dans la plaine.
Enquête publique
Pour permettre cette extension et renouveler l’autorisation d’exploitation de quinze ans, la Communauté de communes Montaigne Montravel et Gurson (CCMMG) doit mettre en compatibilité le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) et organiser une concertation préalable. L’enquête publique, qui a démarré le 15 décembre, se poursuit jusqu’au 23 janvier.
Le dossier est consultable à la CCMMG (avec registre pour toute remarque ou information), sur son site Internet (www.cdcmontaignemontravelgurson.fr) et dans les deux mairies concernées.
Le commissaire enquêteur se tiendra à la disposition du public, jeudi 8 et vendredi 23 janvier, de 14 à 17 heures à la CCMMG.
Perspectives et enjeux futurs
L’opposition à l’extension des carrières de granulat s’inscrit dans une tendance de fond de la société, marquée par une sensibilité croissante aux questions environnementales et une volonté accrue de participation citoyenne aux décisions d’aménagement du territoire.
Cette évolution pose plusieurs défis majeurs pour l’avenir :
- La sécurisation de l’approvisionnement en matériaux de construction, dans un contexte de raréfaction des ressources facilement exploitables
- La transition vers des modèles d’exploitation plus respectueux de l’environnement et mieux intégrés dans leur territoire
- Le développement de filières alternatives (recyclage, matériaux biosourcés) pour réduire la dépendance aux granulats naturels
- L’amélioration des processus de concertation et de prise de décision pour mieux intégrer les préoccupations de toutes les parties prenantes
Face à ces enjeux, de nouvelles approches émergent, comme le concept d’économie circulaire appliqué au secteur des matériaux de construction. Cette approche vise à optimiser l’utilisation des ressources, à minimiser les déchets et à favoriser le recyclage et la réutilisation des matériaux.
Sur le plan juridique, on peut s’attendre à une évolution progressive de la réglementation vers :
- Un renforcement des exigences environnementales pour les projets d’extension
- Une meilleure intégration des enjeux de biodiversité et de préservation des ressources en eau
- Des procédures de concertation plus poussées en amont des projets
- Une prise en compte accrue des objectifs de transition écologique dans l’évaluation des projets
Ces évolutions nécessiteront un dialogue constant entre les différents acteurs : industriels, collectivités territoriales, associations environnementales, riverains et pouvoirs publics. L’enjeu sera de construire un nouveau modèle d’exploitation des ressources minérales qui concilie les impératifs économiques, environnementaux et sociétaux.
En définitive, l’opposition à l’extension des carrières de granulat, au-delà des aspects juridiques, soulève des questions fondamentales sur notre modèle de développement et notre rapport à l’environnement. Elle invite à repenser en profondeur nos modes de construction et d’aménagement du territoire pour les rendre plus durables et respectueux des équilibres écologiques.
Nous vous invitons à rédiger votre propre message à partir de ces propositions, les commissaires enqueteurs ayant tendance à refuser les messages qui se ressemblent.
courrier à adresser à secretariat@cdcmmg.fr
Madame, Monsieur,
L’opposition à l’extension des carrières de granulat, au-delà des aspects juridiques, soulève des questions fondamentales sur notre modèle de développement et notre rapport à l’environnement. Elle invite à repenser en profondeur nos modes de construction et d’aménagement du territoire pour les rendre plus durables et respectueux des équilibres écologiques.
Je vous invite donc à émettre un avis négatif à l’extension de cette carrière pour inciter l’entreprise à miser sur le recyclage.
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Il est vrai que des cailloux ont meilleur goût que du blé. Vive la connerie humaine
Nos elus sont toujours a la pointe de la connerie !
Dans l’état critique de notre environnement naturel où les surfaces végétales, agricoles reculent partout, il est insensé de sacrifier un 22,5 ha pour l’extension de cette carrière. L’extractivisme est la ruine de notre environnement.
D’autres voies comme le recyclage de matériaux doivent prévaloir pour un mode soutenable/
Pour une coupe de Champagne tout est bon. Sacrifier le vivant, on s’en fout, on sera bientôt tous des technohumaoïdes !
Cailloux contre blé, après le massacre des vaches du cheptel français tout est fait pour dégager la voie au Mercosur !
Il y a effectivement d’autres sources d’approvisionnement en granulats : recyclage
des matériaux de démolition. Il existe une telle activité près de chez moi
et les zones agricoles se réduisent de plus en plus pour construire notre avenir avec du béton indigeste pour l’humain et pour l’environnement
Mesdames, messieurs,
Les matériaux usagés du BTP polluent gravement l’environnement ainsi que la destruction de bonnes terres agricoles. C’est pourquoi, l’époque est aux changements de paradigmes et à inciter les entreprises du BTP à recycler leurs matériaux de récupération plutôt que d’épuiser les ressources.
C’est pourquoi, je profite de cette consultation publique pour me joindre aux opposants au projet d’extension de carrière et vous demande d’y donner un avis défavorable.
Encore une décision si elle était validée produirait plus de dégâts que de bien pour l’environnement.
Donc, NON à l’extension
De la mesure en tout serait plus sage
avis défavorable au projet. la destruction de bonnes terres agricoles
ça suffit
Avis defavorable au projet. Garder les terres.
La terre aux paysans!
du blé pour le pain pas de cailloux !
Je m’oppose fermement à l’agrandissement de la carrière de granulat. Ce projet menace directement notre environnement, nos ressources naturelles et la biodiversité locale. L’extension de l’exploitation accentuerait la destruction des paysages, la pollution de l’air et du sol, ainsi que le bruit constant qui dégrade la qualité de vie des habitants. Dans un contexte d’urgence climatique, il est impératif de privilégier la préservation de nos milieux naturels plutôt que d’élargir des activités industrielles polluantes. Protéger la nature, c’est protéger notre avenir commun.
ci-dessous le lettre envoyée au secrétariat
Le temps est à la réflexion sur nos modes de consommation et le matérialisme outrancier qui attaque notre environnement.
Il est primordiale d’entamer un débat de fond sur nos choix sociaux, de demander aux entreprises de BTP de s’engager sur le recyclage des matériaux et de diminuer la pression sur des ressources épuisables et sur l’environnement.
Ce projet d’extension de carrière est particulièrement inquiétant en ce qui concerne les terres agricoles. La préservation de celles-ci et le soutien sans faille aux paysans qui les cultivent est la garantie de notre souveraineté alimentaire déjà fortement précarisée.
Je vous demande donc de donner un avis défavorable à ce projet pour préserver les terres nourricières de votre territoire et limiter le toujours plus dans l’exploitation de notre terre commune.
Cordialement
Lorsque je suis arrivée en Bretagne il y a un peu plus de cinq ans, j’ai rencontré une grande dame très digne et très âgée qui m’a tout de suite mise en garde et qui m’a surtout démontré que, je la cite : “les bretons sont les plus grands destructeurs des magnifiques paysages de cette région ; ils ne savent rien garder en l’état et il faut toujours qu’ils ravagent tout”.
J’avais, à l’époque, trouvé qu’elle exagérait peut-être un peu.
Finalement, c’est elle qui avait raison. Ici, dans ce bourg morbihannais qui n’a strictement rien de remarquable, j’ai vu les terres arables s’artificialiser au fil du temps et ça continue. Les arbres, nombreux il y a cinq ans, ne sont plus qu’une maigre poignée et chaque année, les tronçonneuses arrachent le peu qu’il reste. Les haies ont disparu ; l’asphalte a remplacé les chemins de terres, et j’en passe…
Alors, l’extension d’une carrière, c’est vraiment encore une stupidité pour alimenter les caisses d’un groupe proche du gouvernement actuel.