Les bonnes nouvelles de Debout la Terre

Pour finir l’année en douceur, la chronique Debout la Terre a sélectionné quelques progrès en matière d’environnement. Si, si on en a trouvé.

Pas facile de trouver de bonnes nouvelles, tant la situation est alarmante en matière de réchauffement climatique et d’effondrement de la biodiversité. Mais il existe quand même quelques lueurs d’espoir.

L’essor des énergies renouvelables

Pour la première fois cette année, les énergies renouvelables, hydroélectricité, solaire photovoltaïque et éolien — ont produit plus d’électricité que le charbon, l’énergie la plus polluante. En l’espace de dix ans, les coûts du solaire ont chuté de 90 %, et ceux de l’éolien de 70 %. Aujourd’hui, environ une voiture neuve sur quatre vendue dans le monde est électrique. Ce boom des énergies propres est en grande partie porté par la Chine.

La Chine reste le pays qui émet le plus de gaz à effet de serre au monde. Mais, pour la première fois en 2025, ses émissions de CO₂ ont été stables. Elles ont même reculé de 1,6 % au premier trimestre, malgré une hausse de la demande en électricité.

Alors, est-ce un tournant historique ? Les émissions ont-elles atteint leur pic, comme Pékin s’y est engagé avant 2030 ? Il est encore trop tôt pour le dire. Et cela ne doit pas faire oublier que, pour l’instant, les énergies fossiles — charbon, gaz et pétrole — restent majoritaires dans le mix énergétique mondial.

La déforestation est en recul

Cette année, la déforestation de l’Amazonie brésilienne — un territoire neuf fois plus grand que la France — a atteint son niveau le plus bas depuis onze ans, selon les données officielles de l’Institut national de recherche spatiale brésilien (INPE).

Plus globalement, au cours des dix dernières années, la déforestation a ralenti dans toutes les régions du monde, d’après un rapport des Nations unies. Le taux annuel de déforestation a ainsi baissé de 38 % par rapport à la décennie 1990-2000.

C’est un bon signe, mais encore insuffisant : près de 10 millions d’hectares de forêts sont toujours détruits chaque année dans le monde.
Cela représente l’équivalent de 27 terrains de football par minute.

Animaux en danger : des espèces qui reviennent de loin

La tortue verte (Chelonia mydas), présente dans toutes les mers chaudes du globe, est sortie du danger d’extinction après avoir été longtemps chassée pour ses œufs et sa carapace. Sa population a augmenté de 28 % en un demi-siècle.

Cette année, la tortue verte marine est passée du statut d’« espèce en danger » à celui de « préoccupation mineure » dans le classement de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Autre exemple : en Inde, le lion d’Asie revient lui aussi de loin. Au début du XXᵉ siècle, il n’en restait qu’une vingtaine. Ils sont aujourd’hui près de 900. Leur population a augmenté d’un tiers en cinq ans dans le parc national de Gir, dans l’État du Gujarat, selon le dernier recensement quinquennal publié cette année.

Ces exemples montrent que les efforts de protection et de conservation, lorsqu’ils sont bien menés sur le long terme, peuvent porter leurs fruits.

Protection des océans

Le traité international pour protéger la haute mer, l’accord BBNJ, est entré en vigueur mi-janvier 2025, après des décennies de négociations. Il a été ratifié par plus de 60 pays.

Imaginez que les États soient les copropriétaires de l’immeuble Terre : la haute mer correspondrait alors aux parties communes. Elle couvre 60 % de la surface des océans.

L’objectif du traité est de protéger ces espaces des activités humaines les plus néfastes, comme la surpêche ou la pollution plastique. Il prévoit également une meilleure coopération entre les pays, la création de zones marines protégées et un partage plus juste des bénéfices issus des ressources génétiques marines.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/debout-la-terre/debout-la-terre-du-vendredi-26-decembre-2025-8115699

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