RESTAURER LA NATURE EN FRANCE : PORTONS LA VOIX DE LA NATURE DANS LE DÉBAT PUBLIC

Face à l’effondrement de la biodiversité, il est temps de réparer les dégâts ! L’année dernière, grâce à vous, nous avons interpelé les eurodéputé·es pour leur demander de voter le texte le plus ambitieux pour la biodiversité depuis 30 ans : le Règlement européen sur la restauration de la nature. Et notre mobilisation a payé ! Désormais adopté, il est maintenant l’heure de le faire appliquer en France et de restaurer le vivant dans nos territoires. Pour cela, vous pouvez compter sur nous !

Un grand débat public est ouvert jusqu’au 23 août sur la restauration de la nature. De quoi s’agit-il ? Pourquoi c’est important ? Comment allons-nous nous mobiliser ? France Nature Environnement vous donne les codes et vous embarque avec elle dans les coulisses du débat public.

POURQUOI RESTAURER LA NATURE ?

Quels sont les enjeux ?

Le constat est alarmant plus de 80 % des habitats naturels en Europe sont dans un mauvais état de conservation. Des écosystèmes fonctionnels constituent pourtant des éléments vitaux, en :

Les Français·es l’ont compris puisqu’en 2024, nous étions 86 % à estimer que notre avenir et notre bien-être dépendent directement de l’état de la biodiversité.

RESTAURATION DE LA NATURE : DÉFINITION, ENJEUX ET SOLUTIONS

Restaurer la nature, ça veut dire quoi ?

Restaurer la nature, au sens du Règlement européen, c’est contribuer au rétablissement des écosystèmes dégradés dans le but de rétablir leur résilience et de renforcer leur biodiversité de manière durable.

Concrètement, ce n’est pas revenir à une nature originelle et historique, mais cela veut dire réparer les écosystèmes pour qu’ils retrouvent un bon état. Comme l’explique le CESE, c’est comme pour une fracture de la jambe : la chirurgie visera à récupérer un bon état de référence (la capacité à s’appuyer sur la jambe et à marcher), et non un état originel (une jambe n’ayant pas subi la fracture). 

Quels types de mesures pour restaurer la nature ?

Le plan national est une occasion unique de coordonner et massifier les efforts déjà conduits par différents acteurs dans les territoires. Il programmera les mesures de restauration à mettre en œuvre à l’échelle locale comme :

Il pourra s’agir aussi des mesures limitant les pressions sur la biodiversité, comme l’arrêt de l’usage des pesticides en site Natura 2000 ou l’arrêt de la pêche ou du mouillage des bateaux dans des zones sensibles.

POURQUOI UN DÉBAT POUR RESTAURER LA NATURE ?

Aujourd’hui adopté, le Règlement européen de restauration de la nature établit des règles pour contribuer à rétablir sur le long terme et de manière durable la biodiversité et la résilience des écosystèmes. Il entend restaurer au moins 20 % des terres et des mers de l’Union Européenne d’ici à 2030.

 

Quelle application en France ?

La balle est dans notre camp ! La France, comme chaque État membre, doit établir d’ici septembre 2026 un Plan National de Restauration de la Nature (PNRN) pour décliner l’objectif européen. Celui-ci ne sera réellement atteint que si chaque pays met en place des mesures fortes pour répondre aux enjeux au niveau national et au niveau local. Un grand débat public sera donc organisé pour consulter tous les acteurs sur le sujet sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP).

Quand a lieu cette concertation ?

Le ministère de la Transition écologique propose aux Français.es de s’exprimer, du 23 mai au 23 août 2025, sur le thème de la restauration de la nature, dans le cadre de la concertation préalable au Plan National de Restauration de la Nature.

COMMENT PARTICIPER AU DÉBAT PUBLIC ?

95 % des français.es considèrent qu’il est crucial de se mobiliser pour protéger et restaurer la biodiversité. Ce large consensus doit se retrouver dans le débat public qui s’ouvre, afin que le futur plan national de restauration puisse rendre à la nature sa place, et offrir à chacun un avenir vivable et désirable.

Pour nous aider, plusieurs moyens sont à votre disposition ! 👇 

Participer au débat public

participez à la consultation

Donner de la force aux assos de protection de la nature

À FNE on se remonte les manches, on plante, on creuse, on défend les espèces, on dénonce les projets absurdes, on interpelle les décideurs. De nombreuses associations du mouvement partout en France restaurent elles-mêmes des milieux naturels pour renforcer la biodiversité. Pour le débat public nous nous mobilisons :

  • face aux représentants d’intérêts privés nous portons la voix de la nature et de l’intérêt général pendant le débat ;
  • nous soumettons des recommandations sur les milieux prioritaires à restaurer aux décideurs, pour que les efforts et les ressources investis soient vraiment efficaces.

    JE SOUTIENS FNE

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12 réflexions au sujet de « RESTAURER LA NATURE EN FRANCE : PORTONS LA VOIX DE LA NATURE DANS LE DÉBAT PUBLIC »

  1. Il serait bon de prescrire l’unité d’action au sein de FNE car il est notoire que certaines fédérations départementales se démarquent des régionale et nationale quant aux exigences environnementales vis à vis de projets en particulier sur l’eau.

  2. Laissons les haies naturelles, ne pas les couper et restaurer les haies coupées.
    Mettre des mares
    Renaturez, renaturons
    Il faudrait des pages et des pages, allez sur FNE, ASPAS,…
    Restons humbles, la nature n’a pas besoin de l’homme

  3. Il est essentiel de restaurer le vivant, tout en aidant les agriculteurs et les éleveurs qui ont été incités à gérer les sols et les animaux de façon industrielle à changer de modèle. Cela ne peut se faire que de façon progressive, mais sur un temps relativement court, 2 à 3 ans.

  4. Bonjour;
    J’aimerais que les agriculteurs qui pratiquent des méthodes alternatives respectueuses de la nature et de la santé des êtres vivants sachent créer du lien avec les agriculteurs “dans le système”, qui sont très effrayés par les discours critiques: on leur a fait croire au “progrès” et ne savent pas comment se sortir de ce système.
    Existe-t-il des exemples d’accompagnement?

  5. Il est urgent et vital de restaurer la nature : protéger les animaux et les plantes de toute catégorie, arrêter de bétonner, au contraire remettre en végétation tout ce qui peut l’être, remettre des haies, cesser de couper celles qui existent, ce serait déjà un bon début…

  6. Bonjour
    Ici nous sommes entre personnes convaincues.
    C’est rassurant ,mais ce sont les élus ,députés maires, présidents de région etc
    que nous devons convaincre.
    exigeons la création de débats mixtes citoyens je sais cela n’est pas facile
    Naturellement cela se décline aussi au féminin.
    Bon courage.

  7. L’humain “consomme” la nature, ce n’est pas nouveau,cela fait 30.000 ans, nous croyons que nous sommes des animaux intelligents… mais nous sommes idiots !
    Nous fonçons à pleine vitesse vers le précipice et nous accélérons !

  8. Le sujet est d’une superimportance assez évidente , mais il est aussi si large qu’on ne sait que dire qui ne serait pas répétitif ! Je me limite donc à faire écho au commentaire précédent , celui de Kléfize J.L. , que je partage , en le reformulant par un mot qui écorche encore trop les lèvres , mais qui a le mérite de donner un cap à l’action collective : DECROISSANCE !
    A ceux qui ne le connaitraient pas , je signale un livre référence sur le sujet et très abordable : “Ralentir ou périr . L’économie de la décroissance ” de Timothée Parrique ( ed. du Seuil ) .

  9. Nous devons revenir à un comportement citoyen écologique.
    a) Ne pas jeter ce qui pourrait un jour nous être utile ou utile à quelqu’un d’autre.
    Si à un moment, nous avons trop de certaines choses, nous devons demandcer dans notre entourage qui serait intéressé et lui échanger ou lui donner.

    b) Nous transformer individuellement comme les gardiens de la nature et faire des remarques à toute personne qui jette quelque chose sur la voie publique (papier, bâtonnet de glace ou de sucette, …)
    Si nous nous y mettons tous, nous contribuerons à changer les comportements.
    Michel Decollogne

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