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Cette cyberaction est maintenant terminée

Bilan de la cyberaction : Rejets radioactifs autour de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, exigeons des mesures

Mise en ligne du 21/05/2015 au 27/08/2016

Rejets radioactifs autour de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux : le Réseau "Sortir du nucléaire" exige une campagne de mesures

Bilan de la cyberaction :

4017 participants

Nucléaire : l'accident de Saint-Laurent-des-Eaux à l'origine de rejets de plutonium dans la Loire
http://www.actu-environnement.com/ae/news/IRSN-accident-nucleaire-saint-laurent-des-eaux-1980-plutonium-loire-marcel-boiteux-26431.php4  


Saint-Laurent-des-Eaux : l'illégalité des rejets de plutonium dans la Loire n'est pas manifeste
http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-cgedd-cgeiet-rejets-plutonium-loire-saint-laurent-des-eaux-26880.php4  

La centrale de Saint-Laurent-des-Eaux sera finalement démantelée... D'ici un siècle
http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/loiret/la-centrale-de-saint-laurent-des-eaux-sera-finalement-demantelee-d-ici-un-siecle-1049065.html  

Présentation de la cyberaction :

Communiqué de presse commun du Réseau "Sortir du nucléaire" et de l'association Sortir du nucléaire Loir-et-Cher - 20 mai 2015
Alors que l’accident survenu en 1980 à St-Laurent-des-Eaux vient de faire l’objet d’un reportage, lors duquel Marcel Boiteux, ancien président d’EDF, a avoué le rejet de plutonium dans la Loire, et qu’une note de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire vient de paraître à ce sujet, le Réseau “Sortir du nucléaire“ rappelle qu’une école vient d’ouvrir dans les deux kilomètres autour de la centrale. Il demande au gouvernement la réalisation d’une campagne de prélèvements afin d’en tirer les mesures qui s’imposent pour la protection des riverains.

Une enquête insuffisante

Suite à la diffusion du reportage Nucléaire, la politique du mensonge ? et à l’interpellation du député Denis Baupin, le Ministère du Développement Durable a annoncé avoir diligenté une enquête. Cependant, celle-ci est uniquement destinée à établir les circonstances de l’accident et identifier l’information dont ont bénéficié les autorités de contrôle [1]. Cette étape est certes indispensable, mais insuffisante tant que les responsables, tels Marcel Boiteux, ancien président d’EDF, continuent à bénéficier d’impunité.

Surtout, cet accident n’appartient pas au passé. Le rôle des autorités ne devrait-il pas être de protéger les populations qui, 35 ans après, vivent actuellement sur un territoire très probablement contaminé ?

D’inquiétantes zones d’ombres

De plus, une note publiée le 18 mai par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) fait état d’informations préoccupantes. Il est fait mention d’une surveillance radiologique effectuée jusqu’en 1994 par le Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants (SCPRI), celui-ci s’étant rendu tristement célèbre pour avoir dissimulé aux Français les impacts réels de l’accident de Tchernobyl en France.
Par ailleurs, l’IRSN indique ne pas disposer "d’élements détaillés sur la production d’effluents et les rejets radioactifs associés aux opérations de remise en état du réacteur", ce qui ne rassure pas quant à leurs impacts éventuels et nécessiterait une enquête approfondie avec recherche dans les archives.
Enfin, cette note mentionne que le plutonium retrouvé dans les sédiments ne serait pas attribuable à l’accident de mars 1980, mais à un autre accident survenu un mois plus tard, à savoir l’"éclatement d’un conteneur renfermant un élément combustible non étanche" ! Si cette information se vérifie, faut-il en conclure que le déversement de plutonium dans les fleuves était monnaie courante à l’époque ? Enfin, quelle que soit l’origine de cette pollution au plutonium, elle représente un risque pour la santé humaine.

Une école construite sur les retombées de l’accident ?

En effet, la radioactivité du plutonium et des rejets gazeux relâchés lors de l’accident de 1980 persistera encore pendant des siècles, voire des millénaires. Le plutonium qui n’a pas été emporté par le courant du « dernier fleuve sauvage d’Europe » doit toujours être présent dans les sédiments de la Loire. Par ailleurs, le Réseau “Sortir du nucléaire“ dispose d’une carte du Commissariat à l’Énergie Atomique, datée de 1999, qui laisse apparaître clairement des concentrations notables en Césium 137 dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de la centrale. Il serait fallacieux d’attribuer entièrement cette pollution aux retombées des essais nucléaires, comme semble le faire l’IRSN.

Or de nombreuses habitations se trouvent dans ce périmètre… sans compter une école primaire fraîchement construite, qui, en septembre, a ouvert ses portes à deux kilomètres de la centrale, en pleine zone de dangers immédiats ! Et ce en dépit des actions et des mises en garde effectuées par le Réseau “Sortir du nucléaire“ et les militants du département !

Par ailleurs, des pavillons se construisent encore dans le périmètre de dangers immédiats de la centrale et des terrains à bâtir sont à vendre juste en face des anciens réacteurs de St Laurent A.

Une campagne de mesures est indispensable

Le Ministère du Développement Durable ne peut se contenter d’investiguer le passé. Pour protéger les riverains, et en premier lieu les enfants qui fréquentent l’école, le Réseau “Sortir du nucléaire“ demande à l’État de mettre en œuvre une campagne exhaustive de mesures de la radioactivité des sols dans les alentours, menée par un organisme indépendant, afin de mettre en évidence les éventuels points chauds persistants. Le cas échéant, toutes les dispositions qui s’imposent devraient être prises pour éviter la mise en danger des habitants.

L’accident étant connu des autorités depuis longtemps, une campagne de mesures rigoureuse et transparente aurait d’ailleurs dû être menée depuis longtemps avant d’autoriser toute nouvelle construction !

Notes :
[1] Voir le communiqué du Ministère :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Precisions-sur-le-rejet-radioactif.html  

Nous vous proposons d'interpeller la Ministre pour exiger des mesures.

Une école installée à l’ombre d’une centrale nucléaire au mépris des règles de sécurité, c’est la France Par Nicole Combredet Présidente de sortir du nucléaire 41
http://www.cyberacteurs.org/blog/?p=1849  

La lettre qui a été envoyée :


Madame la Ministre,

Une école vient d’ouvrir dans les deux kilomètres autour de la centrale de St-Laurent-des-Eaux qui a rejeté du plutonium dans la Loire en 1980.

Le Ministère du Développement Durable ne peut se contenter d’investiguer le passé. Pour protéger les riverains, et en premier lieu les enfants qui fréquentent l’école, avec le Réseau “Sortir du nucléaire“ je demande à l’État de mettre en œuvre une campagne exhaustive de mesures de la radioactivité des sols dans les alentours, menée par un organisme indépendant, afin de mettre en évidence les éventuels points chauds persistants. Le cas échéant, toutes les dispositions qui s’imposent devraient être prises pour éviter la mise en danger des habitants.

Dans cette attente, je vous prie de croire en ma vigilance sur vos décisions.

 

19 commentaires

credible

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Je voudrais de la transparence!!!! on nous ment à longueur de temps et depuis longtemps ou est la démocratie et l'humanité???

un anonyme
Le 11/12/2016 à 12:17:30

Centrale nucléaire de Saint-Laurent des Eaux : pas d'impunité pour EDF ! Audience en appel le 9 décembre à Paris

http://www.sortirdunucleaire.org/Centrale-nucleaire-de-Saint-Laurent-des-Eaux-pas  

Alain UGUEN
Le 09/12/2016 à 08:46:13

En Suisse,il paraît que la plus vieille centrale nucléaire fonctionne depuis 1949...!Mais ce n'est sans doute pas une centrale au plutonium enrichi!

stoppeur
Le 19/07/2016 à 11:11:49

http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/loiret/la-centrale-de-saint-laurent-des-eaux-sera-finalement-demantelee-d-ici-un-siecle-1049065.html  

La centrale de Saint-Laurent-des-Eaux sera finalement démantelée... D'ici un siècle
Célia Mascré

Quand les vieux réacteurs de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) seront-ils démantelés ? EDF vient d'annoncer son intention de reporter la fin des travaux à 2100. Cette annonce suscite l'inquiétude et la méfiance chez les riverains.

© France 3 Centre-VDL Centrale de Saint-Laurent-des-Eaux dans le Loir-et-Cher

Quel est le point commun entre les centrales de Chinon et de Saint-Laurent-des-Eaux ? Elles sont toutes les deux dotées de réacteurs de première génération, dont les déchets sont radioactifs. Ceux-ci doivent donc être démantelés. En attendant, ils ont été simplement été arrêtés.

Or, EDF a annoncé le mois dernier qu'elle souhaitait prolonger le délai du projet de démantèlement jusqu'à 2100 <http://www.asn.fr/L-ASN/ASN-en-region/Division-d-Orleans/Actualites-de-votre-region/La-surete-nucleaire-et-la-radioprotection-dans-la-region-Centre-Val-de-Loire-en-2015>   pour la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux. Pourtant, en 2010 déjà, l'ASN, l'Agence de sûreté nucléaire, écrivait que "l'engagement de la dernière phase de démantèlement des réacteurs UNGG [....] ne saurait démarrer au-delà de l'horizon 2022. Un entreposage temporaire, s'il s'avérait nécessaire, devrait être disponible à cette date." Aujourd'hui, non seulement rien n'est fait, mais l'on propose de repousser encore la date du démantèlement.


Cela démontre leur méconnaissance du processus de démantèlement" (Nicole Combredet, Sortir du Nucléaire 41)

Pour les partisans de la sortie du nucléaire, cette annonce d'EDF reflète en effet leur incapacité à mettre en place un tel projet. "Ils ne savent pas quoi faire de la quantité phénoménale de graphite irradié que ces centrales contiennent" affirme Nicole Combredet. Et pour cause, ce graphite ne rentre pas dans la catégorie des déchets nucléaires qui peuvent être entreposés sur le site d'enfouissement de Bure, dans la Meuse. Du coup, ces déchets radioactifs sont stockés dans des silos, sur place...

Changement de méthode
EDF explique ce retard par des raisons techniques. La méthode de démantèlement "sous eau", initialement abordée, a été abandonnée au profit d'un démantèlement "sous air". Une technique qu'EDF veut expérimenter sur la centrale de Chinon, censée être démantelée d'ici 2027.

Mais ces explications sont loin de convaincre l'ASN, qui n'a pas encore accepté ce report à 2100.

Actuellement, trois des quatre réacteurs de Chinon sont à l'arrêt. Saint-Laurent-des-Eaux comprend de son côté deux réacteurs en exploitation ainsi que deux autres en cours de démantèlement.

Le graphite irradié, qu'est-ce que c'est ?

Le graphite est une variété de carbone. Il a d'abord été utilisé aux USA pour réaliser la bombe atomique, puis en France pour la pile atomique ZOE, prototype de réacteur nucléaire. C'est dans les années 1960 que son utilisation devient véritablement industrielle, avec, justement, les centrales de Bugey, Saint-laurent-des-Eaux et Chinon. A partir des années 1970, les déchets issus du graphite irradié, radioactif, est entreposé sur place, à Saint-Laurent et à Bugey dans des silos ou des containers. Au début des années 1990, ces réacteurs sont arrêtés, et l'on annonce plus tard leur démantèlement.

Alain Uguen
Le 16/07/2016 à 10:49:54

Nous sommes dirigés par des dingues, irresponsables, comme on le dit tous, et des criminels en puissance puisqu'ils font prendre des risques à la population pour asservir leur soif de pouvoir et d'argent. ll n'y a strictement rien d'autre qui les motive et ils se soutiennent : la corruption à la française pour maintenir leur organisation.
Les gens tentent de montrer leur refus, des mouvements et des manifestations se multiplient dans le pays, que faudra-t'il pour écoutent vraiment la population ??

Melba
Le 20/03/2016 à 23:52:00

@ marali44

Les comprimés d'iode étaient bien distribués sur la commune de Saint Laurent-Nouan, mais j'ignore pour les communes plus éloignées, à plus de 10km de la centrale.
Plus exactement, chaque famille recevait un bon de retrait qui permettait de les retirer dans les pharmacies du secteur(+ fiche cartonnée informative) mais tout le monde ne les retirait pas malgré l'information diffusée régulièrement, mais pas toujours prise au sérieux... les comprimés d'iode ont une validité de 5 ans, comme un médicament, régulièrement renouvelées/5 ans.
Des simulations "d'incident" ont bien eu lieu,TRÈS MÉDIATISÉES, apparemment limitées à la commune de St Laurent.
Anecdote perso/Lors du dernier exercice,dans les années 2000, une étiquette "PAS DE PUB" sur ma boîte aux lettres m'avait privé de l'info distribuée par la Mairie...Quand j'ai entendu la sirène en continu, j'ai pris un petit sac à dos, mes papiers,mes comprimés d'iode, et suis parti "très très vite fait" à l'opposé du vent...des motards interdisaient l'accès au secteur à chaque carrefour même de petites routes de campagne... mais pas de sortir du secteur,Ouf! j'étais persuadé d'avoir sauvé ma peau :))

denisculpt
Le 06/02/2016 à 00:48:05

Ma petite famille habite à Cléry St andré non loin de St Laurent.Je ne pense pas qu'ils recevraient des comprimés d'iode

marali44
Le 05/02/2016 à 12:21:46

Enfin, est le premier mot qui me vient...
Enfin...! parce que j'ai habité cette commune de 1991 à 2008; le personnel d'EDF parlait facilement des incidents, depuis celui de 1986, en privé, mais refusaient de témoigner par crainte de perdre leur emploi...
Les maires successifs, dont un certain nombre d'anciens ingénieurs d'EDF, refusaient de mettre en cause la théorie de l'absolue sécurité des installations nucléaires..."Médisance" et "jalousie" étaient leurs seuls arguments...Ne pas nuire à l'image de la commune et d'EDF...
Qu'enfin lumière soit faite par une enquête judiciaire objective est une bonne chose, faisant le tri entre rumeurs alarmistes et nihilisme complice!

denisculpt
Le 05/02/2016 à 11:07:59

SÛRETÉ NUCLÉAIRE La centrale de Saint-Laurent au tribunal
http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/01/29/SURETE-NUCLEAIRE-La-centrale-de-Saint-Laurent-au-tribunal-2606771  

en bref

C'est à la barre du tribunal de police de Paris qu'on a entendu parler de la centrale nucléaire de Saint-Laurent hier. Il s'agissait d'examiner une plainte déposée par le réseau Sortir du nucléaire, concernant un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) datant d'août 2014. Devant le tribunal hier, l'avocat de l'association a détaillé l'ensemble des infractions à la réglementation des installations nucléaires de base et au droit de l'environnement commises par EDF et recensés dans le rapport de l'ASN. Celui-ci pointant notamment le stockage de bouteilles de propane et d'acétylène hors de la zone prévue. Ces infractions avaient motivé la plainte de Sortir du nucléaire, souhaitant que « ces manquements ne restent pas impunis ».
Interrogé hier, l'actuel directeur de la centrale précisait seulement que l'inspection de l'ASN avait donné lieu « à un rapport, pas à un procès-verbal ».

La décision du tribunal a été mise en délibéré au 24 mars.

Communiqué de presse commun du Réseau "Sortir du nucléaire" et de l'association Sortir du nucléaire 41 - 27 janvier 2016

Centrale nucléaire de Saint-Laurent des Eaux :

EDF devra répondre de ses fautes en justice

La centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (41), responsable d’un rejet de plutonium dans la Loire en 1980, ne fait toujours pas le nécessaire pour prévenir de nouvelles fuites dans l’environnement ! En août 2014, une inspection de l’Autorité de sûreté nucléaire a mis en lumière d’inquiétantes infractions à la réglementation environnementale.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a saisi la justice. L’audience aura lieu le 28 janvier 2016 au Tribunal de police de Paris.

Une centrale réputée pour son traitement désinvolte des pollutions environnementales
Situé au bord de la Loire, à mi-distance entre Blois et Orléans, le site de la centrale nucléaire de Saint-Laurent des Eaux comprend deux réacteurs en fonctionnement et deux autres en démantèlement. Ces réacteurs à l’arrêt ont connu, en 1969 et 1980, les deux plus graves accidents survenus sur le parc nucléaire français. Comme l’a confirmé Marcel Boiteux, ancien président d’EDF dans une enquête diffusée en mai dernier sur Canal +, l’accident de 1980 a débouché sur un rejet de plutonium dans la Loire ! Suite à la diffusion de ce reportage, le Réseau “Sortir du nucléaire“, destinataire de cartes <http://www.sortirdunucleaire.org/IMG/pdf/CEA_DAM_-_Contro_le_radiologique_St_Laurent_-_page_Cs137_janvier_2000_-1-2.pdf>   mettant en évidence la contamination du territoire, avait exigé la mise en place d’une campagne de mesures par les autorités <http://www.sortirdunucleaire.org/Rejets-radioactifs-autour-de-Saint-Laurent-des>   . Malgré l’urgence de telles mesures - une école venant d’ouvrir dans la commune d’Avaray <http://www.sortirdunucleaire.org/ecole-Saint-Laurent-des-Eaux>   , à deux kilomètres de la centrale ! – cette demande est restée sans suites à ce jour.
Une série d’infractions révélées à la suite d’une inspection
Après avoir fait l’expérience de deux accidents nucléaires, le site de Saint-Laurent aurait dû s’astreindre à une rigueur absolue pour éviter toute nouvelle pollution. Cela n’est apparemment pas le cas ! Une inspection « environnement » menée par l’Autorité de sûreté nucléaire <http://www.asn.fr/content/download/92238/631180/version/1/file/INSSN-OLS-2014-0347.pdf>   le 9 juillet 2014 a mis en évidence de dangereuses négligences. Ainsi, des bouteilles de propane et d’acétylène (gaz extrêmement inflammable) étaient stockées hors de la zone prévue, sans réflexion sur les éventuels impacts sur la sûreté et l’environnement. Le bon état d’éléments susceptibles d’être en contact avec des matières dangereuses (dont des fûts corrodés d’hydrazine – composant toxique et inflammable - et des rétentions d’huile percées et fissurées) n’était pas vérifié. Il n’y avait pas de plan de collecte des effluents, ni de contrôle de l’étanchéité de certaines tuyauteries pour éviter tout rejet non prévu dans l’environnement. Ces dysfonctionnements constituent autant d’entorses à la réglementation des installations nucléaires de base et au droit de l’environnement (voir annexe pour le détail). Pour que ces manquements ne restent pas impunis, le Réseau "Sortir du nucléaire" a saisi le Tribunal de police de Paris. L’association SDN 41 s’est constituée partie civile aux côtés du Réseau. L’audience aura lieu le 28 janvier 2016, à 13h30. Consulter le dossier juridique <http://www.sortirdunucleaire.org/St-Laurent-inspection-environnement>   . Contacts presse :

Juriste du Réseau "Sortir du nucléaire" - 07 62 58 01 23
Benoist Busson, avocat du Réseau “Sortir du nucléaire“ – 06 72 12 72 47

Pour Sortir du nucléaire 41 :

Claude Deron – 06 26 21 05 74

Chargée de communication : 06 64 66 01 23


Annexe : liste des infractions
Absence de signalétique de danger sur les réservoirs de stockage d’acide sulfurique situés dans la station de déminéralisation et sur les bouteilles de propane et de butane entreposées dans le parc à gaz ;

Entreposage de bouteilles de gaz pleines de propane et d’acétylène notamment, en dehors des alvéoles du parc GNU prévues à cet effet ;

Entreposage de bouteilles de gaz pleines en dehors des alvéoles du parc GNU prévues à cet effet sans réaliser préalablement une fiche d’analyse du cadre réglementaire (FACR) afin d’apprécier l’impact de ce stockage hors alvéoles sur les installations situées à proximité et sur les intérêts protégés mentionnés à l’article L. 593-1 du Code de l’environnement ;

Exploitation de la centrale de St Laurent sans s’assurer que les éléments susceptibles d’être en contact avec des substances dangereuses étaient suffisamment étanches pour éviter tout écoulement ou rejet non prévu dans l’environnement, en ne procédant à aucune vérification du bon état des unités mobiles de rétention utilisées pour le stockage des fûts d’hydrazine, par ailleurs très corrodées ;

Exploitation de la centrale de St Laurent sans s’assurer que les éléments susceptibles d’être en contact avec des substances dangereuses étaient suffisamment étanches pour éviter tout écoulement ou rejet non prévu dans l’environnement, en ne procédant à aucune vérification du bon état et de l’étanchéité de la rétention située à l’extérieur du bâtiment de l’huilerie, utilisée pour le dépotage des fûts d’huile, qui d’ailleurs présente des fissures et des trous ;

Exploitation de la centrale de St Laurent de façon qui ne permettait pas d’éviter des écoulements ou rejets non prévus dans l’environnement, en n’établissant pas de plan de collecte des effluents récoltés par les avaloirs, d’ailleurs non signalés, situés sur l’aire de stationnement des engins de manutention ;

Exploitation de la centrale de St Laurent sans s’assurer que les éléments susceptibles d’être en contact avec des substances dangereuses étaient suffisamment étanches pour éviter tout écoulement ou rejet non prévu dans l’environnement, en ne procédant à aucun contrôle de l’étanchéité des tuyauteries présentes dans les caniveaux du bâtiment des auxiliaires nucléaires.

Retrouvez ce communiqué sur notre site http://www.sortirdunucleaire.org/Centrale-nucleaire-de-Saint-Laurent-des-Eaux-EDF  

Alain UGUEN
Le 31/01/2016 à 17:37:40

ne sqyons pas inresponssable

abro
Le 21/06/2015 à 23:13:12

Quand je pense qu'on nous a menti pendant des années en disant que les seuls rejets étaient de la vapeur d'eau !

Georges Cingal
Le 27/05/2015 à 23:07:48

Je suis peut être très naïf, mais le risque du maintien en fonctionnement des centrales nucléaires s'apparente pour moi à la "Mise en danger de la vie d'autrui" en droit pénal français

Pour que le délit de mise en danger délibérée de la vie d'autrui soit constitué, le ministère public doit apporter quatre types de preuve cumulatives :
1) existence d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement ;
2) violation manifestement délibérée de cette obligation ;
3) exposition directe d'autrui ;
4) existence pour autrui d'un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente. (extrait Wikipédia)

Est-il possible pour un collectif d'associations de lutte contre le nucléaire de soutenir ceci et d'en finir avec ces épées de Damoclès permanentes.

ROGER SAURET
Le 27/05/2015 à 10:27:44

j'ai travaillé 20 ans en centrale nucléaire, mon employeur m'en a sorti car en tant que militant cgt, je commençais à faire trop de vague sur les problèmes de santé des salariés exposés aux rayonnements ionisants. ils sont les premières victimes de l'atome et déjà trop d'entre eux sont décédés à cause de cela et beaucoup d'autres sont malades. il est temps d'agir et stopper carnage. denis baupin est au courant, j'ai été auditionné par lui pour son enquête parlementaire sur les coûts du nucléaire. il n'a pas pris cela en compte, dommage car la maladie liée au nucléaire à un coût. sortir au plus vite de cette industrie de destruction massive pour l'avenir de nous tous. et à toutes celles et ceux qui disent que l'ont ne peut pas recycler les salariés du nucléaire, c'est un gros mensonge. j'en suis la preuve vivante. notre site internet  www.sst-nucleaire-chimie.org.  

la mouche
Le 23/05/2015 à 07:55:18



il est grand temps de mettre un terme à cette industrie et à ses effets pathogènes qui, lorsqu'ils se révèlent, s'avèrent gravissimes et irréversibles
certains, comme St Thomas, ne croient que ce qu'ils voient
dommage pour nous tous.............

Mondo
Le 22/05/2015 à 20:35:27

le nucléaire sans danger et propre... mon oeil oui..
Il est important de prendre des mesures pour pouvoir sortir de cette énergie dangereuse et polluante, et du coup créer des emplois dans les énergies renouvelables !

Qu'attendent nos décideurs, incompréhensible si ce n'est que ce lobby est puissant et bien installé dans l'hémicycle (tout bords confondus)

Bernard
Le 22/05/2015 à 19:28:26

Il me semble souhaitable de tirer un tract à distribuer aux parents et enseignants de l'école et d'organiser localement une réunion d'information, en invitant, pourquoi pas les élus et les responsables de la centrale ?

Jean Reynaud
Docteur d'Université

reynaud
Le 22/05/2015 à 16:23:32

J'ai vu ce reportage sur spécial investigation ,tout comme celui de MONSANTO, que faisons nous de notre planète, qu'allons nous laisser à nos enfants?...

VALERIE
Le 22/05/2015 à 14:02:45

Des centrales vieillissantes, un entretien peut-être moins rigoureux (contraintes budgetaires aidant)conduit à ces "incidents"!!! Si tant est que la technique soit sans faille?....

Myosotis
Le 22/05/2015 à 13:34:26

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