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Bilan de la cyberaction : Creuse projet d’arrêté fixant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau

Mise en ligne du 27/05/2026 au 09/06/2026

La préfecture de la Creuse propose à la consultation du public un projet d’arrêté relatif à l'exercice de la vénerie sous terre du blaireau pour une période complémentaire du 19 juin 2026 au 17 août 2026. 

Bilan de la cyberaction :

938 participants

Consultation terminée le 11 juin

Présentation de la cyberaction :

La préfecture a publié une note de présentation.
AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté jusqu’au 11 juin 2026.

Important : pour que votre avis soit pris en compte, utilisez nos arguments pour rédiger une réponse personnalisée. 
Modalité de réponse à cette consultation : 
par e-mail : ddt-chasse@creuse.gouv.fr.  
Objet : Projet d'arrêté autorisant l’ouverture d’une période complémentaire de vénerie sous-terre du blaireau durant la campagne cynégétique 2026-2027 dans le département de la Creuse
jusqu'au 11 juin 2026
Précision importante : tout le monde a le droit d’exprimer son avis sur ce projet d’arrêté, quel que soit son département de résidence. 

Monsieur le Préfet de la Creuse,  
Alors que le tribunal administratif de Limoges a suspendu puis annulé les arrêtés du 12 juin 2023 et du 8 juillet 2024, en motivant ses ordonnances et ses jugements par le fait que l’exercice de la vénerie sous terre, pendant la période complémentaire, apparaît susceptible de causer la mort de petits blaireaux, directement ou indirectement, et condamné la préfecture de la Creuse à verser 4600€ aux associations de protection de l'environnement, la Direction départementale des territoires propose à la consultation du public un nouveau projet d’arrêté relatif à l'exercice de la vénerie sous terre du blaireau pour une période complémentaire du 19 juin 2026 au 17 août 2026. 
Je souhaite déposer un AVIS DÉFAVORABLE à votre projet d’arrêté.

SUR LA FORME :

Alors que votre préfecture a déjà été sanctionnée à quatre reprises, votre administration s'apprête à adopter un arrêté autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau. Si vous continuez à adopter des arrêtés illégaux, vous vous exposez à une action en responsabilité pour faute, avec une demande de réparation du préjudice écologique induit par vos arrêtés. 

Vous rappelez en introduction à votre note de présentation que l’article R. 424-5 du Code de l’environnement permet au Préfet, sur proposition du directeur départemental de l'agriculture et de la forêt et après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et de la fédération des chasseurs, d'autoriser l'exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai. Toutefois, vous omettez de rappeler que l’article L. 424-10 du Code de l’environnement dispose qu'il est interdit de détruire, d'enlever, de vendre, d'acheter et de transporter les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée, sous réserve des dispositions relatives aux animaux susceptibles d'occasionner des dégâts. Or, vous ne pouvez plus feindre l'ignorance, puisque c'est sur la base de la méconnaissance de cet article que le tribunal administratif de Limoges vous a sanctionné à quatre reprises. 

Concernant la contradiction entre l’article R. 424-5 du Code de l’environnement et l’article L. 424-10 du même code, de plus en plus de tribunaux sanctionnent les préfectures qui autorisent des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau, pour méconnaissance de l'article L. 424-10 du code de l'environnement. Par deux arrêts du 24 février 2026, la Cour administrative d’appel de Bordeaux s’est prononcée sur le principal moyen mobilisé par les associations à l’encontre des arrêtés préfectoraux autorisant des périodes complémentaires de vénerie sous terre (VST) du blaireau : leur méconnaissance de l’article L.424-10 du code de l’environnement, interdisant la destruction des « petits » des mammifères chassables. Pour la première fois, une juridiction d’appel a considéré qu’eu égard à l’objectif d’équilibre agro-sylvo-cynégétique posé par l’article L. 420-1 du code de l’environnement, il y a lieu d’entendre par « petits de tous mammifères » le petit qui n’a pas atteint une autonomie et qui n’est pas capable de survivre seul sans dépendance de sa mère. Un tel état ne devant être assimilé, ainsi que la cour le précise, ni à la période de sevrage ni à la maturité sexuelle du mammifère.

Vous continuez d'affirmer que "La grande majorité des blaireautins sont donc déjà sevrés à la mi-mai." et d'ignorer la science qui rappelle que le blaireau est un « petit » tout au long de sa première année de vie. Le sevrage des blaireautins n’est que le passage d’une alimentation lactée à une alimentation solide, généralement fournie par la mère blairelle. Cette étape alimentaire n’a aucun rapport avec le passage à l’âge adulte des blaireautins, lesquels demeurent pleinement dépendants de leur mère jusqu’à la fin de leur premier automne. Autoriser la vénerie sous terre en période complémentaire est donc bien une infraction, qui conduit de plus en plus de tribunaux administratifs à suspendre et annuler les arrêtés concernés.

Le scientifique François Lebourgeois a écrit dans Activités saisonnières et comportements du blaireau européen (Meles meles L.) en contexte forestier tempéré de feuillus de plaine : résultats de 11 ans de suivi journalier (2013-2023) : "Comme beaucoup de mammifères, le blaireau est donc une espèce « altriciale », c’est-à-dire que la croissance et le développement des jeunes nécessitent des soins postnaissance prodigués par des individus adultes (notamment la mère). Même après le sevrage (chez les mammifères « processus durant lequel une mère cesse définitivement d’allaiter son petit »), les jeunes restent dépendants des adultes pour les soins, les différents apprentissages liés à la recherche de la nourriture, aux comportements pour la cohésion des groupes, à l’entretien des terriers." Cet article est en accès libre et serait certainement une lecture plus enrichissante que les documents qui vous sont transmis par la fédération départementale des chasseurs. 

Vous vous sentez toute de même obligé de préciser que "les terriers qui font l’objet d’actions de chasse sous-terre sont la plupart du temps des terriers secondaires pour lesquels le déterrage est plus aisé. En principe, ce ne sont pas dans ces terriers que se trouvent les portées de blaireautins, mais en grande majorité dans les terriers principaux bien plus grands." Même si vous prenez d'infinies précautions réthoriques, vous savez que c'est faux. La vénerie sous terre est une technique de chasse aveugle qui consiste à envoyer un chien dans le terrier pour acculer les blaireaux, puis détruire leur habitat pour les en extraire avant de les tuer. Dans plusieurs départements, la transmission par l’administration des chiffres des prises de blaireaux a prouvé que la vénerie sous terre conduit à la destruction des terriers et de l’ensemble de ses occupants, y compris des jeunes de l’année, dépendants et qui n’ont évidemment pas pu se reproduire. Le pourcentage de jeunes tués lors des opérations de vénerie sous terre peut dépasser 45% ! Elle s’ajoute à une mortalité déjà élevée chez les blaireautins.  

Le recensement des blaireautières par les chasseurs, à la fois juges et parties, n’apporte aucun élément sur les effectifs de blaireaux de votre département. En l’absence de toute information sur la manière dont a été conduit ce recensement par les chasseurs, il est impossible d’estimer les effectifs de blaireaux à partir de ces données. L'IKA n'est pas plus représentatif, ces comptages étant réalisés par ceux qui font pression sur votre administration pour obtenir une ouverture anticipée de la vénerie sous terre chaque année. 

Le nombre de terriers n'est qu'un inventaire brut de cavités recensées, mais ne peut pas être considéré comme un indicateur direct de population. D'abord il n'y a aucun protocole décrit dans la note de présentation. Vous écrivez que : « cet inventaire ne peut être considéré comme exhaustif mais correspond à un nombre minimal », ce qui prouve que vous n'avez aucun recul critique sur les données qui vous sont transmises par les chasseurs, malgré leur conflit d'intérêt évident. Rien ne garantit sa fiabilité. Plusieurs biais sont possibles : doubles comptages ; anciens terriers abandonnés ; terriers secondaires très temporaires ; confusion entre terriers actifs et inactifs ; qualité hétérogène des remontées de terrain ; inventaire réalisé par le réseau cynégétique lui-même. 

Le passage de 6 109 terriers à 24 800 blaireaux paraît particulièrement discutable. Vous affirmez : « la population […] est estimée au minimum à environ 24 800 adultes avant reproduction » soit plus de 4 adultes par terrier recensé en moyenne. Or cela pose plusieurs problèmes biologiques et méthodologiques, puisque tous les terriers ne sont pas occupés simultanément. Le dossier distingue : terriers principaux, secondaires et indifférenciés, mais un clan utilise souvent plusieurs terriers, les terriers secondaires peuvent être occasionnels, certains sont abandonnés, plusieurs terriers peuvent appartenir au même groupe familial. Donc le nombre de terriers est différent du nombre de groupes de blaireaux.

La densité implicite issue de vos données paraît élevée pour la Creuse. 24 800 adultes dans la Creuse représenterait une densité importante à l’échelle départementale. La Creuse fait environ 5 560 km². Cela donnerait environ 4,5 blaireaux/km² avant reproduction. Pour une espèce territoriale vivant en groupes sociaux, cela paraît élevé à l’échelle d’un département entier comprenant des zones agricoles ouvertes, des secteurs moins favorables et une fragmentation des habitats. Tout cela nous amène à penser que les données fournies par les chasseurs manquent de sincérité, et que les calculs que vous en tirez sont erronés. 

Vous vous hasardez à faire des estimations de populations de blaireaux sans avoir de données pertinentes pour démontrer que la vénerie sous terre n'est pas de nature à mettre en danger les populations de blaireaux de votre département. Vous vous appuyez sur des données provenant de la fédération départementale des chasseurs de la Creuse, des présidents des associations communales de chasse agréées (ACCA) et des lieutenants de louveterie, c'est-à-dire exclusivement des représentants des intérêts cynégétiques. Outre le risque d'insincérité des données produites, les chasseurs ayant tout intérêt à multiplier le nombre de blaireaux présents sur leur territoire, leurs méthodes de comptage n'ont aucune valeur scientifique. Mais si vos méthodes de calcul sont contestables, la principale illégalité de votre projet d'arrêté repose sur le fait que vous n'êtes pas en capacité de démontrer que l'ouverture d'une période complémentaire de vénerie sous terre est indispensable dans votre département. Je vous rappelle que la vénerie sous terre peut être pratiquée légalement de mi septembre au 15 janvier chaque année, et que son ouverture anticipée doit être justifiée par autre chose que l'envie d'un groupe de chasseurs de pratiquer une chasse de loisir avant l'ouverture générale de la chasse. 

Dans votre note de présentation, vous citez les écrits du Dr Philippe Mourguiart. Celui-ci travaille en tant que « Conseiller scientifique à la Fédération Régionale des Chasseurs de Nouvelle-Aquitaine ». Monsieur Mourguiart n’est pas un chercheur indépendant, mais un consultant payé par une fédération de chasseurs. Ses publications sur le blaireau n’ont jamais été produites dans des revues soumises à comité de lecture. L’indépendance de Monsieur Mourguiart doit être remise en cause et la validité de ses écrits également. 

L’article 9 de la Convention de Berne n’autorise les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées qu’« à condition qu’il n’existe pas une autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée pour prévenir des dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et aux autres formes de propriété ». Pour être légales, les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux blaireaux doivent être justifiées par trois conditions, devant être cumulativement vérifiées : la démonstration de dommages importants aux cultures notamment ; l’absence de solution alternative ; l’absence d’impact d’une telle mesure sur la survie de la population concernée. L’exercice récréatif de la chasse est exclu. Or, la note de présentation n’apporte aucun élément pour justifier cette période complémentaire. Elle ne fournit aucune estimation fiable des populations de blaireaux dans le département, ni aucun détail sur les estimations de dégâts attribuées à l’espèce. Par ailleurs, vous vous contentez de rejeter les mesures préventives qui pourraient solutionner les rares dommages causés par ces animaux en raison de leur coût. Dans ces conditions, rien ne justifie la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau et le projet d’arrêté est donc entaché d’illégalité. 

Alors que vous considérez que la vénerie sous terre est une chasse de régulation, les chasseurs avouent que c'est une chasse récréative qui n’a pas d’objectif de régulation. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la vénerie sous terre est pratiquée principalement en période complémentaire, avant l'ouverture générale de la chasse.

Vous tentez de justifier l’ouverture anticipée de la vénerie sous terre du blaireau par les risques de collision routière ou les dommages aux infrastructures. Pourtant, vous savez que la vénerie sous terre ne peut en aucun cas répondre à ce genre de problématique, ne pouvant pas être réalisée à proximité des voies ferrées, des routes ou des digues. Seules des solutions permettant un renforcement des ouvrages et la création de terriers artificiels permet de résoudre ces cas précis. Concernant les collisions routières, les blaireaux comme les autres animaux sauvages en sont les principales victimes. Il convient de diminuer la vitesse de circulation dans les zones concernées, et non de les tuer préventivement, ce qui est une aberration totale.

Malgré des prélèvements en forte diminution, le nombre de collisions est également en baisse, ainsi que le nombre de communes ayant enregistré des dégâts. Le nombre de battues administratives est quant à lui stable. 

A propos des dégâts agricoles, votre administration n'apporte aucune preuve des dégâts recensés sur les cartes. On ne connait ni la nature des dégâts, ni leur récurrence ou leur importance. Vous ne faites que rapporter des généralités sans aucun lien avec votre département. 

Je me permets de vous rappeler que les arrêtés de destruction de blaireaux doivent être justifiés par une problématique de dégâts. Or, sur les dix dernières années,  environ 400 blaireaux ont été détruits par les lieutenants de louveterie chaque année. Il semble donc qu'en plus d'autoriser chaque année une période complémentaire sans pouvoir la justifier, vous adoptez des arrêtés de destruction administratives de blaireaux sans pouvoir les corréler à des problématiques de dégâts. Je me permets donc de vous rappeler que plusieurs préfectures ont également été condamnées pour des arrêtés de destructions administratives injustifiés, et que ces arrêtés doivent faire l'objet d'une consultation du public.  

En conclusion de votre projet d'arrêté, vous écrivez que "Après examen, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, réunie le 6 mai 2026 dans sa formation plénière a émis un avis favorable à la majorité sur le projet d’arrêté préfectoral relatif à une période complémentaire d’ouverture de la vénerie sous terre du blaireau."
Chacun sait que ces commissions sont déséquilibrées et que les représentants d'intérêts cynégétiques y siègent en large majorité. La publication d'un compte-rendu de la CDCFS aurait toutefois permis aux contributeurs de savoir quelle a été la nature des débats et quelle position ont adopté les associations de protection de l'environnement présentes. De plus, l'avis de la CDCFS est seulement consultatif, et il est de votre responsabilité de faire respecter la loi et de ne pas céder aux chasseurs, alors que vous savez que votre arrêté sera une nouvelle fois attaqué devant le tribunal administratif. 

Le rôle d'un préfet est défini par l’article 72 de la Constitution de la Cinquième République : « dans les collectivités territoriales de la République, le représentant de l’État, représentant de chacun des membres du Gouvernement, a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois. » Votre rôle est clairement de défendre l'intérêt général, et non l'intérêt particulier d'un petit groupe de chasseurs, qui souhaite préserver une chasse de loisirs alors que les autres modes de chasse sont fermés. 

Je me permets de vous rappeler qu’au moment de la publication de l’arrêté final, l’article L 123-19-1 du code de l’environnement stipule qu’ « au plus tard à la date de la publication de la décision et pendant une durée minimale de trois mois, l’autorité administrative qui a pris la décision rend publics, par voie électronique, la synthèse des observations et propositions du public avec l’indication de celles dont il a été tenu compte, les observations et propositions déposées par voie électronique ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision. » Je vous remercie donc de bien prévoir la publication d’une synthèse des avis qui vous ont été envoyés.


LES JURISPRUDENCES EN FAVEUR DU BLAIREAU : 
Suite aux recours en justice déposés par les associations, les juges des tribunaux administratifs donnent de plus en plus souvent raison aux associations. 

Dans leurs ordonnances, les tribunaux administratifs justifient la suspension ou l’annulation des arrêtés pour les motifs suivants : 
Insuffisance de démonstration de dégâts
Illégalité destruction « petits » blaireaux
Défaut de recours à des mesures alternatives à l’abattage
Insuffisance de justifications dans la note de présentation
Méconnaissance de l’état des populations de blaireaux
Défaut de fixation d’un nombre maximal d’animaux susceptibles d’être prélevés
Irrégularité de la convocation des membres de la CDCFS
Risque sanitaire lié à la tuberculose bovine
Illégalité de l’article R.424-5 du code de l’environnement
Non respect de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique
Maturité sexuelle des petits non effective
Insuffisance de démonstration de dégâts aux infrastructures


SUR LE FOND : 
Suite aux recours des associations, de plus en plus de départements reconnaissent l'illégalité des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau et ne les autorisent plus.

Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux puisqu’elle consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, à creuser afin de les saisir avec des pinces. Les animaux, dans un état de stress très important, sont ensuite achevés à la dague.

La vénerie sous terre met en danger les chiens qui sont envoyés dans les terriers et qui peuvent être blessés, répandre des zoonoses ou être tués par les animaux sauvages qui se défendent d’une agression extérieure. D’ailleurs, la Suisse a interdit cette pratique dans le but de protéger les chiens. 

La vénerie sous terre n’est pas sans conséquences pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers, souvent anciens, se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme le Chat forestier (Felis silvestris) pour les départements concernés ou des chiroptères lorsque certaines espèces sont en phase d’hibernation pendant la période de septembre/octobre à fin avril : « Le Petit rhinolophe hiberne dans des gîtes souterrains (mines, caves, sous-sols ou même terriers de Renard ou de Blaireau) »source : Atlas des Mammifères de Bretagne éd. 2015.

Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »


À PROPOS DU BLAIREAU :
Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

La dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par femelle et par an).

Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année).

Une mortalité importante de blaireaux est liée au trafic routier.

Les opérations de vénerie peuvent affecter considérablement les effectifs de blaireaux et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.

Les dégâts que le blaireau peut occasionner dans les cultures de céréales sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt. Selon l’Office National de la Chasse ONC bulletin mensuel n° 104 : « Les dégâts que peut faire le blaireau dans les cultures ne sont gênants que très localement (…) Et il suffit de tendre une cordelette enduite de répulsif à 15 cm du sol pour le dissuader de goûter aux cultures humaines. »

En ce qui concerne les éventuels dégâts causés sur les digues, routes ou ouvrages hydrauliques par le creusement des terriers, la régulation du blaireau a montré son inefficacité, voire même un effet contre-productif du fait de la place libérée par l’animal éliminé qui est très vite occupée par un autre individu.

Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème, ceci accompagné de la mise à disposition à proximité de terriers artificiels. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan. (source : LPO Alsace) 

La lettre qui a été envoyée :


Madame, Monsieur
Alors que le tribunal administratif de Limoges a suspendu puis annulé les arrêtés du 12 juin 2023 et du 8 juillet 2024, en motivant ses ordonnances et ses jugements par le fait que l’exercice de la vénerie sous terre, pendant la période complémentaire, apparaît susceptible de causer la mort de petits blaireaux, directement ou indirectement, la Direction départementale des territoires propose à la consultation du public un nouveau projet d’arrêté relatif à l'exercice de la vénerie sous terre du blaireau pour une période complémentaire. 
Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème, ceci accompagné de la mise à disposition à proximité de terriers artificiels. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan

 

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11 commentaires

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A Monsieur le Préfet de la Creuse, 
Je suis épatée d’apprendre qu’à chaque maudit mois Messieurs les Préfets lâchent les veneurs sous terre tout comme leurs chiens pour tuer les blaireaux alors qu’ils …
- ne donnent pas de maladie aux vaches,
- ne détruisent pas de chemin de fer
- ne piétinent ni ravagent les champs des agriculteurs alors que ceux-ci arrosent de poison
- ne sont ni détestés par la Grande Bretagne, la Suisse et d’autres
- ne forniquent aucunement à gogo
- ne tiennent pas du tout à se battre avec le fox
- ne déciment pas les autres animaux
- n’empêchent pas les amis renards d’habiter le terrier vidé après son cadavre
VIVE LES ANIMAUX
IL N’Y A PAS D’ESOD DEFENSE D’ENTREE DANS LES RESERVES ET LES PARCS NATIONAUX


Aïchat Nussy

Colette Nusbaum Vallet
Le 03/06/2026 à 09:46:15

Bien que condamnées plusieurs fois, ces préfectures départementales reviennent à la charge, année après année. Si ce n'est pas de la récidive, qu'est-ce ?
Les préfets en question font perdre leur temps aux juges et épuisent, à dessein, les moyens financiers des associations de protection de la nature et des animaux.
Si nous vivions dans un pays évolué, un pays où l'on respecte la Vie et la Justice, de tels délinquants environnementaux récidivistes seraient condamnés plus sévèrement, jusqu'à être interdits d'exercer dans la fonction publique.

Frawald
Le 01/06/2026 à 14:13:12

Ecoutez, pas que je sois pour la destruction des blaireaux surtout sous terre! et j'ai signé les premières fois, mais signer 90 fois, pour chaque département, ça fait un peu trop! Peut-on protester une bonne fois pour toutes pour le pays dans sa globalité???? Ou au moins faire ça par région???

Denise MOUTIN
Le 01/06/2026 à 12:10:09

Foutez la paix aux blaireaux qui sont bien plus utiles que les humains, en particulier les chasseurs, les politiciens et les hauts fonctionnaires qui obéissent à ces politiques

Daniel AUTARD
Le 31/05/2026 à 17:48:25

Encore une fois, on veut tuer plus!
Pourquoi ne laisse-t-on pas faire les loups qui réduiraient les colonies pour se nourrir?
A tuer tous les prédateurs naturels, on arrive à une surpopulation des colonies.

Arrêtons de chasser les prédateurs et le problème sera réglé.
Sans fusil, donc sans acccident plus ou moins mortels .
Sans subventions pour les nénéries....et pour les chasseurs en général.
Quel gaspillage honteux!!!!

Mariane Duport
Le 30/05/2026 à 15:38:20

La vénerie sous terre fait partie de la "chasse de loisir" ...

Daniel Faudry
Le 29/05/2026 à 11:32:56

et l'Autre qui donne lus de pouvoir aux Préfets !!!!! cette histoire de "vénerie sous terre" est un pur massacre, cruel, inutile et démontrant bien la sottise et la méchanceté humaine

maripachats
Le 29/05/2026 à 07:48:49

STOP à cette barbarie. La vénerie sous terre doit impérativement être abolie !

Brigitte Dubois
Le 28/05/2026 à 20:46:49

Je suis contre le déterrage et la mise à mort des blaireaux Le décompte réel n'a pas été fait donc il n'existe pas de renseignements fiables sur leur nombre.En attendant LAISSEZ LES VIVRE!!!

Christine Leducq
Le 28/05/2026 à 13:03:58

ils n'arreterons donc jamais

Dominique RANNOU
Le 28/05/2026 à 10:19:20

Les blaireaux sont l'amusement des chasseurs en période hors chasse. Le lobby est trop puissant et la prise de conscience des indifférents très insuffisante: on aime son chat et son chien, c'est tout
La presse régionale est pro-chasse car c'est un "loisir" pour elle

Jacqueline Bridet
Le 28/05/2026 à 10:10:13

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