actualité écologie

Les amis des 150

APPEL : Les petits pas ne suffisent pas

33è anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl

EPR : Echec Prévisible de la Roulette Russe

Journal des Bonnes Nouvelles

météo

vacances de votre animateur

2023 l'année des droits

Ne laissez pas vos appareils en veille

Jour du dépassement : Pourquoi le recul cette année du 'jour du dépassement' est un trompe-l'œil

Le Gouvernement abandonne le projet de Notre Dame des Landes

SPAM etc...

Bonne année 2025

AG Cyberacteurs

Cyberaction N° 852: Refus du CETA Bravo et Merci au Gouvernement wallon

PROJECTION DU FILM UNE FOIS QUE TU SAIS

22 V'là les acteurs des transitions

2024 année délicate

On l'a dans le BABA

image vide cyberacteurs
image vide

Cette cyberaction est maintenant terminée

Bilan de la cyberaction : Ardennes vénerie sous terre du blaireau

Mise en ligne du 07/05/2026 au 19/05/2026

Alors que le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a déjà sanctionné la préfecture des Ardennes à 5 reprises (suspensions en 2021, 2024 et 2025 et annulations en 2021 et 2023 + 7800€ à verser aux associations), la préfecture propose à la consultation du public un projet d'arrêté prévoyant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 1er juin 2026 au 25 juillet 2026. 
La préfecture a publié une note de présentation.
AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté jusqu’au 19 mai 2026.

Bilan de la cyberaction :

930 participants

Consultation terminée

Présentation de la cyberaction :

Monsieur le Préfet des Ardennes,  
La Direction départementale des territoires des Ardennes propose à la consultation du public un projet d’arrêté fixant les dates d’ouverture et de clôture de la chasse dans le département des Ardennes pour la saison 2026-2027, et prévoyant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 1er juin 2026 au 25 juillet 2026.
Je souhaite déposer un AVIS DÉFAVORABLE à votre projet d’arrêté.

SUR LA FORME :

Alors que le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a déjà sanctionné la préfecture des Ardennes à 5 reprises (ordonnances 2201104 et 2101567 : suspension puis annulation de l’article 2 de l’arrêté du 21 mai 2021 en ce qu’il autorise une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 15 mai 2022 au 14 septembre 2022 + 3300€ à verser aux associations ; ordonnance 2301559 : annulation de l'arrêté du 17 mai 2023 par lequel le préfet des Ardennes a fixé les dates d’ouverture et de clôture de la chasse dans le département des Ardennes en tant qu’il autorise une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 15 mai 2024 au 14 septembre 2024 + 1500€ à verser aux associations ; ordonnance 2401425 : suspension de l’arrêté du préfet des Ardennes du 23 mai 2024, en tant qu’il autorise une période de vénerie du blaireau du 1er juin au 14 septembre 2024 + 1500€ à verser aux associations ; ordonnance 2501940 : suspension de l'arrêté du préfet des Ardennes du 23 mai 2025, en tant qu'il autorise une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 1er juin 2025 au 14 septembre 2025 + 1500€ à verser aux associations), votre administration prévoit d'autoriser à nouveau une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 1er juin 2026 au 25 juillet 2026. Je ne peux que vous encourager à ne pas reconduire cette période complémentaire de vénerie sous terre dans votre département, sans quoi les associations de protection de l'environnement attaqueront de nouveau votre arrêté, et votre préfecture sera une nouvelle fois condamnée.

Dans votre note de présentation, vous écrivez qu'il n'y avait que 3 équipages de vénerie sous terre actifs dans le département des Ardennes en 2025, qui ont prélevé 23 blaireaux. Permettez-moi d'être surpris par les moyens gâchés par votre administration pour répondre aux injonctions de la fédération des chasseurs de votre département. Votre obstination à autoriser les périodes complémentaires, malgré les sanctions du tribunal administratif, est incompréhensible de la part d’une préfet, dont la fonction est définie par l’article 72 de la Constitution de la Cinquième République : « dans les collectivités territoriales de la République, le représentant de l’État, représentant de chacun des membres du Gouvernement, a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois. » Votre rôle est de défendre l'intérêt général et de faire appliquer les lois, et non de les braver pour l'intérêt particulier d'un tout petit groupe de chasseurs. 
Concernant la contradiction entre l’article R. 424-5 du Code de l’environnement et l’article L. 424-10 du même code, de plus en plus de tribunaux, a l'instar du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, sanctionnent les préfectures qui autorisent des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau, pour méconnaissance de l'article L. 424-10 du code de l'environnement. Par deux arrêts du 24 février 2026, la Cour administrative d’appel de Bordeaux s’est prononcée sur le principal moyen mobilisé par les associations à l’encontre des arrêtés préfectoraux autorisant des périodes complémentaires de vénerie sous terre (VST) du blaireau : leur méconnaissance de l’article L.424-10 du code de l’environnement, interdisant la destruction des « petits » des mammifères chassables. Pour la première fois, une juridiction d’appel a considéré qu’eu égard à l’objectif d’équilibre agro-sylvo-cynégétique posé par l’article L. 420-1 du code de l’environnement, il y a lieu d’entendre par « petits de tous mammifères » le petit qui n’a pas atteint une autonomie et qui n’est pas capable de survivre seul sans dépendance de sa mère. Un tel état ne devant être assimilé, ainsi que la cour le précise, ni à la période de sevrage ni à la maturité sexuelle du mammifère.

Vous rappelez que l’article R. 424-5 du Code de l’environnement permet au Préfet, sur proposition du directeur départemental de l'agriculture et de la forêt et après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et de la fédération des chasseurs, d'autoriser l'exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, sans jamais mentionner l’article L. 424-10 du Code de l’environnement qui dispose qu'il est interdit de détruire, d'enlever, de vendre, d'acheter et de transporter les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée, sous réserve des dispositions relatives aux animaux susceptibles d'occasionner des dégâts. La méconnaissance de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement est pourtant ce qui vous est reproché par le tribunal administratif depuis plusieurs années. 
Vous vous hasardez à faire des estimations de populations sans avoir de données pertinentes pour démontrer que la vénerie sous terre n'est pas de nature à mettre en danger les populations de blaireaux de votre département. Outre le risque d'insincérité des données produites, les chasseurs ayant tout intérêt à multiplier le nombre de blaireaux présents sur leur territoire, leurs méthodes de comptage n'ont aucune valeur scientifique. Si vos méthodes de calcul sont contestables, la principale illégalité de votre projet d'arrêté repose sur le fait que vous n'êtes pas en capacité de démontrer que l'ouverture d'une période complémentaire de vénerie sous terre est indispensable dans votre département. Je vous rappelle que la vénerie sous terre peut être pratiquée de mi septembre au 15 janvier chaque année, et que son ouverture anticipée doit être justifiée par autre chose que l'envie d'un groupe de chasseurs de pratiquer une chasse de loisir avant l'ouverture générale de la chasse. 
Concernant le risque pour la santé publique, la présence de foyers de tuberculose bovine sur votre territoire devrait être un argument pour interdire la vénerie sous terre sur l’ensemble de votre territoire, et non un argument pour en autoriser l’ouverture anticipée. En effet, la vénerie sous terre met en danger les chiens qui sont envoyés dans les terriers et qui peuvent être blessés, répandre des zoonoses ou être tués par les animaux sauvages qui se défendent d’une agression extérieure. D’ailleurs, la Suisse a interdit la vénerie sous terre du blaireau pour protéger les chiens. 

Toujours concernant la tuberculose, le Sénateur Arnaud Bazin a interrogé l’ANSES suite à la publication du rapport du Sénat sur le déterrage du blaireau et la vénerie. Dans sa réponse, l’ANSES a rappelé que la lutte contre la tuberculose bovine ne justifie pas l’élimination préventive du blaireau. La Dordogne expérimente actuellement la vaccination des blaireaux pour lutter contre la tuberculose bovine, suite au succès de ce programme en Irlande. 
Pour tenter d'éviter une nouvelle condamnation par le tribunal administratif, vous indiquez cette fois dans votre projet d'arrêté que la mise à mort du jeune de moins de 8 kg ainsi que de la femelle adulte allaitante est interdite. Vous n'avez certainement aucune idée de la manière dont se déroule une opération de déterrage pour penser que les animaux pourront être épargnés et survivre, après avoir subi des heures de stress et que leur habitat aura été détruit par des chasseurs. Cette mesure ne permet pas de protéger les jeunes, et votre projet d'arrêté reste illégal. 
Vous osez écrire que la vénerie sous terre est une pratique sélective. Or, la vénerie sous terre est une technique de chasse aveugle qui consiste à envoyer un chien dans le terrier pour acculer les blaireaux, puis détruire leur habitat pour les en extraire avant de les tuer. Dans plusieurs départements, la transmission par l’administration des chiffres des prises de blaireaux a prouvé que la vénerie sous terre conduit à la destruction des terriers et de l’ensemble de ses occupants, y compris des jeunes de l’année, dépendants et qui n’ont évidemment pas pu se reproduire. Le pourcentage de jeunes tués lors des opérations de vénerie sous terre peut dépasser 45% ! Elle s’ajoute à une mortalité déjà élevée chez les blaireautins.  Il est illusoire et hypocrite de penser que les animaux seront relâchés et pourront survivre. 

Vous tentez de justifier l’ouverture anticipée de la vénerie sous terre du blaireau par les risques de collision routière ou les dommages aux infrastructures (routes, voies ferrées, voirie privée, bâtiments, canaux, etc…). Pourtant, vous savez que la vénerie sous terre ne peut en aucun cas répondre à ce genre de problématique, ne pouvant pas être réalisée à proximité des voies ferrées ou des routes. Seules des solutions permettant un renforcement des ouvrages et la création de terriers artificiels permet de résoudre ces cas précis. Concernant les collisions routières, les blaireaux comme les autres animaux sauvages en sont les principales victimes. Il convient de diminuer la vitesse de circulation dans les zones concernées, et non de les tuer préventivement, ce qui est une aberration totale. 

L’article 9 de la Convention de Berne n’autorise les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées qu’« à condition qu’il n’existe pas une autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée pour prévenir des dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et aux autres formes de propriété ». Pour être légales, les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux blaireaux doivent être justifiées par trois conditions, devant être cumulativement vérifiées : la démonstration de dommages importants aux cultures notamment ; l’absence de solution alternative ; l’absence d’impact d’une telle mesure sur la survie de la population concernée. L’exercice récréatif de la chasse est exclu. Or, la note de présentation n’apporte aucun élément pour justifier cette période complémentaire. Elle ne fournit aucune estimation fiable des populations de blaireaux dans le département, ni aucun détail sur des dégâts qui pourraient être attribués à l’espèce. Par ailleurs, il n’est pas fait mention de mesures préventives qui pourraient solutionner les rares dommages causés par ces animaux aux cultures. Dans ces conditions, rien ne justifie la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau et le projet d’arrêté est donc entaché d’illégalité. 

Vous introduisez cette année une limite du nombre de blaireaux qui pourront être prélevés pendant la période complémentaire de vénerie sous terre, et fixez cette limite à 110 blaireaux, alors que seulement 23 blaireaux ont été prélevés la saison précédente. Cette mesure n'est qu'une tentative de diversion pour tenter de convaincre le tribunal administratif que votre arrêté ne mettra pas en danger les populations de blaireaux de votre département. 

Dans l’introduction de votre projet d’arrêté, on peut lire « Vu l’avis favorable de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) en date du 28 avril 2026. » Or, tout le monde sait que la composition de ces commissions est déséquilibrée et que les représentants des intérêts cynégétiques y siègent en majorité. Il n’est donc pas étonnant que ceux qui vous réclament l’ouverture anticipée de la vénerie sous terre du blaireau pour leurs propres intérêts votent en faveur de cette mesure. Il aurait été plus pertinent de publier un compte-rendu de la CDCFS pour permettre au contributeur de savoir quelle a été la nature des débats et les éventuelles oppositions soulevées contre votre projet d’arrêté. L'avis de la CDCFS est seulement consultatif, et il est de votre responsabilité de faire respecter la loi et de ne pas céder aux chasseurs, alors que vous savez que votre arrêté sera une nouvelle fois attaqué devant le tribunal administratif. 

Je me permets de vous rappeler qu’au moment de la publication de l’arrêté final, l’article L 123-19-1 du code de l’environnement stipule qu’ « au plus tard à la date de la publication de la décision et pendant une durée minimale de trois mois, l’autorité administrative qui a pris la décision rend publics, par voie électronique, la synthèse des observations et propositions du public avec l’indication de celles dont il a été tenu compte, les observations et propositions déposées par voie électronique ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision. » Je vous remercie donc de bien prévoir la publication d’une synthèse des avis qui vous ont été envoyés.

LES JURISPRUDENCES EN FAVEUR DU BLAIREAU : 

Suite aux recours en justice déposés par les associations, les juges des tribunaux administratifs donnent de plus en plus souvent raison aux associations. 
Dans leurs ordonnances, les tribunaux administratifs justifient la suspension ou l’annulation des arrêtés pour les motifs suivants : 
Insuffisance de démonstration de dégâts
Illégalité destruction « petits » blaireaux
Défaut de recours à des mesures alternatives à l’abattage
Insuffisance de justifications dans la note de présentation
Méconnaissance de l’état des populations de blaireaux
Défaut de fixation d’un nombre maximal d’animaux susceptibles d’être prélevés
Irrégularité de la convocation des membres de la CDCFS
Risque sanitaire lié à la tuberculose bovine
Illégalité de l’article R.424-5 du code de l’environnement
Non respect de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique
Maturité sexuelle des petits non effective
Insuffisance de démonstration de dégâts aux infrastructures

SUR LE FOND : 

Suite aux recours des associations, de plus en plus de départements reconnaissent l'illégalité des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau et ne les autorisent plus.

Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux puisqu’elle consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, à creuser afin de les saisir avec des pinces. Les animaux, dans un état de stress très important, sont ensuite achevés à la dague.
La vénerie sous terre met en danger les chiens qui sont envoyés dans les terriers et qui peuvent être blessés, répandre des zoonoses ou être tués par les animaux sauvages qui se défendent d’une agression extérieure. D’ailleurs, la Suisse a interdit cette pratique dans le but de protéger les chiens. 

La vénerie sous terre n’est pas sans conséquences pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers, souvent anciens, se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme le Chat forestier (Felis silvestris) pour les départements concernés ou des chiroptères lorsque certaines espèces sont en phase d’hibernation pendant la période de septembre/octobre à fin avril : « Le Petit rhinolophe hiberne dans des gîtes souterrains (mines, caves, sous-sols ou même terriers de Renard ou de Blaireau) »source : Atlas des Mammifères de Bretagne éd. 2015.
Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »

À PROPOS DU BLAIREAU :

Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».
La dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par femelle et par an).

Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année).
Une mortalité importante de blaireaux est liée au trafic routier.
Les opérations de vénerie peuvent affecter considérablement les effectifs de blaireaux et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.
Les dégâts que le blaireau peut occasionner dans les cultures de céréales sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt. Selon l’Office National de la Chasse ONC bulletin mensuel n° 104 : « Les dégâts que peut faire le blaireau dans les cultures ne sont gênants que très localement (…) Et il suffit de tendre une cordelette enduite de répulsif à 15 cm du sol pour le dissuader de goûter aux cultures humaines. »
En ce qui concerne les éventuels dégâts causés sur les digues, routes ou ouvrages hydrauliques par le creusement des terriers, la régulation du blaireau a montré son inefficacité, voire même un effet contre-productif du fait de la place libérée par l’animal éliminé qui est très vite occupée par un autre individu.

Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème, ceci accompagné de la mise à disposition à proximité de terriers artificiels. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan. (source : LPO Alsace) 

À PROPOS DES AUTRES ESPÈCES :

Votre projet d’arrêté encadre la chasse de plusieurs espèces sans apporter le moindre élément pour justifier cette chasse, alors que pour certaines, les effectifs sont en déclin. Aussi, je vous demande de ne pas autoriser la chasse de la bécasse des bois, de l'alouette des champs, des perdrix, des faisans et du lièvre, tout comme l’interdiction de relâcher des animaux issus d’élevages et qui pourraient être responsable d’une pollution génétique et de transmission de maladies. Relâcher des animaux nés dans des élevages pour le simple plaisir de les chasser est une totale aberration à laquelle il faut mettre un terme immédiatement. 
L’ouverture anticipée de la chasse du renard est une tradition qui montre que les chasseurs ne comprennent rien à la régulation des espèces. Le renard est un prédateur naturel de nombreux rongeurs qui s’attaquent aux récoltes. Abattre des renards contribue à faire exploser les populations de rongeurs. Il est donc totalement aberrant de permettre une ouverture anticipée de la chasse du renard. Si les chasseurs défendaient l’intérêt général plutôt que leurs intérêts particuliers, ils s’opposeraient à cette ouverture anticipée.

La chasse à tir, autorisée jusqu’au 28 février pour le blaireau, provoque potentiellement la mort des mères gestantes et ne doit en aucun être autorisée, en application de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, visant à préserver le renouvellement des espèces.

La lettre qui a été envoyée :


Madame, Monsieur,
Alors que le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne vous a déjà sanctionné à 5 reprises et alors que votre rôle est de défendre l'intérêt général et de faire appliquer les lois, vous continuez à les braver pour l'intérêt particulier d'un tout petit groupe de chasseurs (3 équipages).
Abattre des renards contribue à faire exploser les populations de rongeurs.

 

Une erreur est survenue, le nom ou l'email ne sont pas corrects. Merci de recommencer.

5 commentaires

credible

Connexion / inscription
image vide Vous devez posséder un compte pour pouvoir poster un commentaire
Courriel
Mot passe
Rester connecté-e


Pourtant, à regarder ce qui se fait ailleurs, il est possible de trouver des solutions qui permettent une bonne cohabitation avec le Blaireau européen.
Ainsi, dans le Bas-Rhin, cet animal n'est plus chassé et des mesures de prévention (éloignement par répulsif, construction de terriers artificiels destinés à fixer les populations en des lieux plus propices) sont prises en concertation avec les associations de protection de l'environnement.
La Dordogne expérimente actuellement la vaccination des blaireaux pour lutter contre la tuberculose bovine, suite au succès de ce programme en Irlande.
La vénerie sous terre est interdite en Suisse pour protéger les chiens de chasse. A ma connaissance, la Suisse n'est pas un cluster de tuberculose. De même, ses routes et voies ferrées ne se sont pas effondrées à cause des terriers de blaireaux...
Pour moi, une nation évoluée est celle qui donne toujours la priorité aux solutions non létales. Ne faites pas des Ardennes un département rétrograde.

Frawald
Le 16/05/2026 à 06:22:13


A Mme Préfète ou M. le Préfet,
J’ose vous poser la question suivante: avez-vous sommés vos subalternes pour faire la comptabilité des blaireaux défunts de vos forêts (celles que les soldats de la Grande Guerre ont connues et effacées dans la boue). Les registres des blaireaux adultes, femelles allaitantes et petits - tués avant de finir de grandir- sont inconnus sur le papier. Aussi soyez clair et faites photographier les cadavres que les lieutenants dans leur bel uniforme étendent sur terre. Une fois l’abri détruit, cimenté ou empierré, on se lave les mains.
Au lieu d’exterminer la faune, il faudrait soigner les arbres et éloigner les hectares agricoles qui empestent.

Aïchat Nussy

Colette Nusbaum Vallet
Le 15/05/2026 à 16:53:12

M. le Préfet,

En lisant l’adjectif »maritime » on pense au ciel et aux nuages mouvant, aux oiseaux criant, au sable et aux rochers, aux chiens gentils sur la plage, mais personne ne pense assez aux chasses forestières qui débarrassent dans les terriers les blaireaux mâles, femelles et petits à la mamelle.
Apprentissage des tueries sous terre, sang chaud, défenses palpitantes et outils de martyre. Il est aussi d’autres moyens de « prélever » les victimes: tir à l’arc, à l’arbalète, au fusil la nuit, empoisonné et électrifié…
Dans les meilleurs polars, on ne lirait point les scènes de ce type.
M. le Préfet, ne tuez pas les blaireaux et autres compagnons.

Aïchat Nussy

Colette Nusbaum Vallet
Le 15/05/2026 à 16:49:16

Pratique ignoble qui doit être INTERDITE !
animal causant peu de dégâts, faible taux de reproduction, et qui souffre déjà des destructions d'habitat et du trafic routier. De plus les petits sont dépendants pdt 1 an.
Cette chasse ne sert que les bas instinct pervers des chasseurs !

Violette LINTZ
Le 13/05/2026 à 10:31:09

STOP à la prolongation de la période de vénerie sous terre des blaireaux et STOP à la vénerie toute l'année.
Les chasseurs trouvent n'importe quelle raison pour tuer tous les animaux sauvages. Les blaireaux amèneraient des maladies aux bovins... Où sont les preuves de ce qu'ils avancent.
Ils mettent la pression sur les agriculteurs pour qu'ils déclarent des dégâts dans leurs cultures... Cà suffit ! Ce n'est plus tolérable.
Paroles de chasseurs = paroles de menteurs.

Dhondt
Le 12/05/2026 à 15:54:44

traits de séparation
Agir
+ Pétitions
+ Cyber actions
+ Liste rapide
+ Proposer
+ Vigilance roundup
+ Cyber manifestations
+ Bilans
+ Lanceurs d'alertes
+ Consultations
Super actions
+ Vigilance roundup
+ Hors TAFTA
S'informer
+ Blog
+ e-quotidien
+ Sites amis
+ Annuaire solidaire
+ Publications
+ Vidéo
+ Agenda
+ Liste d'élus
+ Infos sur les OGM
Nous connaître
+ L'association.
+ Les statuts
+ FAQ
+ Nous contacter
Mon compte
+ Connexion
+ Déconnexion
+ Inscription
+ Lettre d'infos
+ Mon profil
Nous aider
+ Don
+ Adhésion
+ Recommander
+ Code pour sites
+ Livre d'or
+ Boutique solidaire

 

notre page framasphère    notre page facebook    icone twitter    icone google+   icone flux rss   
traits de séparation
| CYBERACTEURS | C/O Alain Uguen 152 rue F.Pelloutier 29000 Quimper | Mentions légales
| GRAPHISTE : Mary-Morgane |
logo enercoop

CSS Valide !