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Bilan de la cyberaction : Mayenne Vénerie sous terre du blaireau

Mise en ligne du 13/04/2026 au 07/05/2026

La préfecture de la Mayenne propose à la consultation du public un projet d’arrêté autorisant une période complémentaire de la vénerie sous terre du Blaireau dans le département de la Mayenne du 15 mai 2026 jusqu’à l’ouverture générale de la chasse. La préfecture a publié une note de présentation qui n’apporte aucun élément pour justifier cette période complémentaire.
AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté jusqu’au 27 avril 2026 (inclus).

Bilan de la cyberaction :

1254 participants

Consultation terminée

Présentation de la cyberaction :

Important : pour que votre avis soit pris en compte, utilisez nos arguments pour rédiger une réponse personnalisée. 
Modalité de réponse à cette consultation : 
par mail à : ddt-seb-fnb@mayenne.gouv.fr.  
objet du mail : « observations projet d’arrêté préfectoral portant sur la période complémentaire de la vénerie sous terre du Blaireau dans le département de la Mayenne »
jusqu'au 27 avril 2026 inclus
Précision importante : tout le monde a le droit d’exprimer son avis sur ce projet d’arrêté, quel que soit son département de vie. 


Madame la Préfète de la Mayenne,  
La Direction Départementale des Territoires de la Mayenne propose à la consultation du public un projet d’arrêté préfectoral portant sur la période complémentaire de la vénerie sous terre du Blaireau dans le département de la Mayenne pour la période allant du 15 mai 2026 jusqu’à l’ouverture générale de la chasse.
Je souhaite déposer un AVIS DÉFAVORABLE à votre projet d’arrêté.
SUR LA FORME :
Votre projet d'arrêté est accompagné d'une note de présentation de 2 pages qui n'apporte aucun élément justifiant la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau. L’article L. 123-19-1 du code de l’environnement précise : « Sous réserve des dispositions de l’article L. 123-19-6, le projet d’une décision mentionnée au I, accompagné d’une note de présentation précisant notamment le contexte et les objectifs de ce projet, est mis à disposition du public par voie électronique et, sur demande présentée dans des conditions prévues par décret, mis en consultation sur support papier dans les préfectures et les sous-préfectures en ce qui concerne les décisions des autorités de l’Etat, y compris les autorités administratives indépendantes, et des établissements publics de l’Etat, ou au siège de l’autorité en ce qui concerne les décisions des autres autorités.» De très nombreux tribunaux ont sanctionné les préfectures dont les notes de présentation étaient incomplètes. 

Soit ces éléments existent et vous refusez de les transmettre aux contributeurs, en contrevenant à l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, soit vous ne possédez aucune donnée et votre projet d’arrêté est alors entaché d’illégalité et la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau devrait être supprimée dans l’arrêté final, pour éviter un recours devant le tribunal administratif.
Dans les Considérants de votre projet d'arrêté, vous affirmez que les populations de blaireau sont actuellement dans un état de conservation favorable, mais la note de présentation n'apporte aucun élément étayant cette affirmation. 
L’article 9 de la Convention de Berne n’autorise les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées qu’« à condition qu’il n’existe pas une autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée pour prévenir des dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et aux autres formes de propriété ». Pour être légales, les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux blaireaux doivent être justifiées par trois conditions, devant être cumulativement vérifiées : la démonstration de dommages importants aux cultures notamment ; l’absence de solution alternative ; l’absence d’impact d’une telle mesure sur la survie de la population concernée. L’exercice récréatif de la chasse est exclu. Or, la note de présentation n’apporte aucun élément pour justifier cette période complémentaire. Elle ne fournit aucune donnée sur les populations de blaireaux dans le département, ni même sur d'éventuels dégâts. Par ailleurs, il n’est pas fait mention de mesures préventives qui pourraient solutionner les rares dommages causés par ces animaux. Dans ces conditions, rien ne justifie la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau et le projet d’arrêté est donc entaché d’illégalité. 

Concernant la contradiction entre l’article R. 424-5 du Code de l’environnement et l’article L. 424-10 du même code, de plus en plus de tribunaux sanctionnent les préfectures qui autorisent des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau, pour méconnaissance de l'article L. 424-10 du code de l'environnement. Par deux arrêts du 24 février 2026, la Cour administrative d’appel de Bordeaux s’est prononcée sur le principal moyen mobilisé par les associations à l’encontre des arrêtés préfectoraux autorisant des périodes complémentaires de vénerie sous terre (VST) du blaireau : leur méconnaissance de l’article L.424-10 du code de l’environnement, interdisant la destruction des « petits » des mammifères chassables. Pour la première fois, une juridiction d’appel a considéré qu’eu égard à l’objectif d’équilibre agro-sylvo-cynégétique posé par l’article L. 420-1 du code de l’environnement, il y a lieu d’entendre par « petits de tous mammifères » le petit qui n’a pas atteint une autonomie et qui n’est pas capable de survivre seul sans dépendance de sa mère. Un tel état ne devant être assimilé, ainsi que la cour le précise, ni à la période de sevrage ni à la maturité sexuelle du mammifère.
La vénerie sous terre est une technique de chasse aveugle qui consiste à envoyer un chien dans le terrier pour acculer les blaireaux, puis détruire leur habitat pour les en extraire avant de les tuer. Dans plusieurs départements, la transmission par l’administration des chiffres des prises de blaireaux a prouvé que la vénerie sous terre conduit à la destruction des terriers et de l’ensemble de ses occupants, y compris des jeunes de l’année, dépendants et qui n’ont évidemment pas pu se reproduire. Le pourcentage de jeunes tués lors des opérations de vénerie sous terre peut dépasser 45% ! Elle s’ajoute à une mortalité déjà élevée chez les blaireautins. 

Emmanuel DO LINH SAN estime, dans son ouvrage Le blaireau d’Eurasie, que « lorsque les facteurs de mortalité anthropogénique occasionnent des pertes supérieures à 20% dans une population de blaireaux, celle-ci va inévitablement régresser. » Votre département ne peut pas autoriser de pression sur les populations de blaireaux sans être capable d’estimer par une méthode scientifique fiable le nombre d’individus sur son territoire, au risque d’être en infraction si vous mettez en danger vos populations de blaireaux pour le seul intérêt des chasseurs.
Vos services ont saisi la CDCFS sur la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau le 27 mars 2026. Pourtant, cet avis n'est pas annexé à la présente consultation, privant le public des débats qui ont pu être provoqués par votre projet d'arrêté. 
Je me permets de vous rappeler qu’au moment de la publication de l’arrêté final, l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement stipule qu’ « au plus tard à la date de la publication de la décision et pendant une durée minimale de trois mois, l’autorité administrative qui a pris la décision rend publics, par voie électronique, la synthèse des observations et propositions du public avec l’indication de celles dont il a été tenu compte, les observations et propositions déposées par voie électronique ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision. » Je vous remercie donc de bien prévoir la publication d’une synthèse des avis qui vous ont été envoyés.

LES JURISPRUDENCES EN FAVEUR DU BLAIREAU : 

Suite aux recours en justice déposés par les associations, les juges des tribunaux administratifs donnent de plus en plus souvent raison aux associations. 
Dans leurs ordonnances, les tribunaux administratifs justifient la suspension ou l’annulation des arrêtés pour les motifs suivants : 
Insuffisance de démonstration de dégâts
Illégalité destruction « petits » blaireaux
Défaut de recours à des mesures alternatives à l’abattage
Insuffisance de justifications dans la note de présentation
Méconnaissance de l’état des populations de blaireaux
Défaut de fixation d’un nombre maximal d’animaux susceptibles d’être prélevés
Irrégularité de la convocation des membres de la CDCFS
Risque sanitaire lié à la tuberculose bovine
Illégalité de l’article R. 424-5 du code de l’environnement
Non respect de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique
Maturité sexuelle des petits non effective
Insuffisance de démonstration de dégâts aux infrastructures

SUR LE FOND : 
De moins en moins de départements autorisent la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau, conscients que la progression de la connaissance scientifique sur l'espèce rend illégale l'ouverture anticipée de la vénerie sous terre.

Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux puisqu’elle consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, à creuser afin de les saisir avec des pinces. Les animaux, dans un état de stress très important, sont ensuite achevés à la dague.

La vénerie sous terre met en danger les chiens qui sont envoyés dans les terriers et qui peuvent être blessés, répandre des zoonoses ou être tués par les animaux sauvages qui se défendent d’une agression extérieure. D’ailleurs, la Suisse a interdit cette pratique dans le but de protéger les chiens. 

La vénerie sous terre n’est pas sans conséquences pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers, souvent anciens, se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme le Chat forestier (Felis silvestris) pour les départements concernés ou des chiroptères lorsque certaines espèces sont en phase d’hibernation pendant la période de septembre/octobre à fin avril : « Le Petit rhinolophe hiberne dans des gîtes souterrains (mines, caves, sous-sols ou même terriers de Renard ou de Blaireau) »source : Atlas des Mammifères de Bretagne éd. 2015.

Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »

À PROPOS DU BLAIREAU :

Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.
Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».
La dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par femelle et par an).
Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année).
Une mortalité importante de blaireaux est liée au trafic routier.
Les opérations de vénerie peuvent affecter considérablement les effectifs de blaireaux et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.
Les dégâts que le blaireau peut occasionner dans les cultures de céréales sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt. Selon l’Office National de la Chasse ONC bulletin mensuel n° 104 : « Les dégâts que peut faire le blaireau dans les cultures ne sont gênants que très localement (…) Et il suffit de tendre une cordelette enduite de répulsif à 15 cm du sol pour le dissuader de goûter aux cultures humaines. »

En ce qui concerne les éventuels dégâts causés sur les digues, routes ou ouvrages hydrauliques par le creusement des terriers, la régulation du blaireau a montré son inefficacité, voire même un effet contre-productif du fait de la place libérée par l’animal éliminé qui est très vite occupée par un autre individu.

La lettre qui a été envoyée :


Madame, Monsieur,
Je souhaite déposer un avis défavorable à votre arrêté qui n’apporte aucun élément pour justifier cette période complémentaire.
Une méthode simple et pérenne contre les blaireaux consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan.

 

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14 commentaires

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Mme la préfète de la Mayenne,
Vous ne pouvez pas prouver que le blaireau, sa femelle et ses petits causent tant de dégâts, faux bruits. Veuillez reconnaître que le spectacle d’un charcutage de familles de blaireaux, presqu’aussi épouvantable que la saignée de bêtes de ferme encore vives sous le couteau ,vous chavireriait l’estomac et le cerveau.
Il faut filmer des vidéos au moment où le chien attaque les blaireaux adultes, les femelles et les petits. Cela, Madame vous décillerait les yeux à tout jamais. Cherchez plutôt Madame à laisser le peu d’animaux vivants des forêts et des rivières naturelles (pitié pour les ESOD), car leur vie devient courte en raison des poisons trouvés dans les eaux et les terres épandues par les chimistes tueurs, les valets obéissants aux riches et les faux jetons qui font mine de protéger les faibles.
Il faut, Madame, en urgence revoir le curriculum dans les lycées agricoles et les universités scientifiques pour sauver ce qu’il reste de vivant.
Vive les blaireaux et les vaillants bipèdes qui les protègent.


Aïchat Nussy

Colette Nusbaum Vallet
Le 16/04/2026 à 18:49:13

NON à la vénerie en Mayenne et dans toute la France.
Les blaireaux sont des animaux inoffensifs qu'il faut protéger , faire connaitre au public.
Les chasseurs ne trouvent que des excuses "bidons" pour les exterminer, comme pour tous les autres animaux.
Prolonger le déterrage, méthode pratiquée par ces sadiques, c'est s'en prendre aux mères allaitantes et à leurs bébés.

Dhondt
Le 15/04/2026 à 14:00:16

Les pervers qui pratiquent la chasse ignoble que l'on nomme vennerie sous terre, ne redorent pas le blason des chasseurs ordinaires déjà mal vus par la majorité des citoyens français.
Un petit coup de pouce de la part de l'administration départementale en faveur de la suppression de ce droit serait la bienvenue.
Les chasseurs des champs vous remercient.

Charles THOMASSIN
Le 14/04/2026 à 21:52:12

Ils nous couvrent de honte et de sang.

Frawald
Le 14/04/2026 à 16:15:02

Evidemment, je signe contre ce projet d'arrêté imbécile. Mais jusqu'à quand devrons-nous signer des pétitions, donner notre avis dans des consultations publiques au sujet des blaireaux, des renards, des taupes...? Combien de temps faudra-t-il aux préfets pour comprendre qu'en voulant satisfaire les chasseurs, ils font montre d'ignorance et de manque d'intelligence puisque incapables d'apprendre des observations scientifiques? Pensent-ils parvenir ainsi à lasser les défenseurs de la biodiversité ou veulent-ils la détruire pour complaire à quelques sadiques de la gâchette?
Depuis tant d'années que nous signons les mêmes pétitions pour les mêmes causes qui sont quelquefois très loin du sauvetage des blaireaux du déterrage, je me pose de plus en plus de questions sur ceux qui prétendent décider alors qu'ils ne savent rien ou ne veulent rien savoir.

Mireille
Le 14/04/2026 à 14:54:50

Stop à ces pratiques ignobles d’un autre temps ! Ces animaux sont utiles à l’équilibre des espèces en détruisant des nuisibles ! De plus ils sont des « êtres sensibles » comme inscrits dans la Loi ! Ne les massacrons pas de manière barbare !

emilie ZURCHER
Le 14/04/2026 à 12:23:51

tout simplement honteux, les préfets sont décidément ignares en ce qui concerne l'environnement et signent n'importe quoi

Huberte andrieux
Le 14/04/2026 à 10:06:25

Le seul animal nuisible sur notre terre est l'etre humain:
- Chasseur
- pollueur
- tueur de ses semblables
- destructeur de son biotope

ses seuls centres d'intérêt : les divertissements pour gogols, ses "propriétés" et son FRIC....

JEAN LAPORTE
Le 14/04/2026 à 09:50:26

Anne parle de tortures, et je suis de cet avis. J’avoue que je me pause pleins de questions sur la façon dont les chasseurs perçoivent ce qu’ils font.

nouvelleau
Le 13/04/2026 à 21:03:14

Avis défavorable
Quand cesserez-vous de vous soumettre à ces individus qui n’ont que pour seule distraction d’ôter la vie, tuer des êtres innocents, les faire souffrir ?
A défaut d’empathie pour ce qui vit, ou de quelques sentiments d’humanité, n’avez-vous donc aucune formation, aucune connaissance qui vous permet de savoir où est le bien, le distinguer du mal, et encore aucune, absolument aucune information, documentation scientifique  ?
Où , pour les blaireaux, renards et autres petits mammifères est-il justifié de leur action néfaste qui puisse les qualifier de nuisibles ? De plus ces animaux, très utiles, se régularisent d’eux-mêmes selon la nourriture qu’ils ont à leur disposition,
Arrêtez d’obéir à ces gens qui se disent protecteurs de la nature, de l’environnement, et qui n’ont que pour seule ambition de continuer leurs œuvres destructrices, leurs massacres, en dehors des périodes de chasses réglementées !
Comment qualifier ces êtres qui prennent plaisir à tuer, comment pouvez-vous les en autoriser, leur donner votre bénédiction ?
N’avez-vous donc aucun courage, qu’il faille que vous passiez par une enquête, une consultation, pour savoir ce que vous devez faire ?
Avez-vous peur, êtes vous menacé, vous ou vos proches, par ces malades mentaux qu’on appelle chasseurs, ce qui expliquerait cette situation qui vous fasse mettre les responsabilités sur une opinion publique, au lieu de vos propres responsabilités, celles pour lesquelles vous touchez une rémunération ?
La majorité de la population est pourtant anti-chasse à 82 % ; il serait bon d’en prendre note.
Cette population, comme Cousteau à son époque et qui en avait fait une pétition, est en droit de réclamer sa part de gibier libre et vivante ainsi que sa part d’espace naturel au lieu de vous laisser les offrir à des tueurs, des criminels en puissance !
Il va de soi, et je vous demande de bien en prendre note que je suis absolument contre toute campagne de tueries d’animaux quels qu’ils soient, je ne vais pas non plus argumenter avec des preuves scientifiques dont vous avez forcément connaissance et qui vous seront également communiquées via d’autres commentaires, d’autres personnes sûrement également scandalisées par votre incompétence, tout au moins celle que vous laissez paraître !.

L'élimination massive des espèces jugées « nuisibles » s'avère inefficace et coûteuse
Une nouvelle étude, menée par des chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle et publiée dans la revue Biological Conservation, montre que la destruction de millions d’animaux jugés « nuisibles » en France ne réduit pas les dommages économiques qui leur sont attribués. Ces destructions ne régulent pas non plus les populations animales concernées, et représentent un coût économique huit fois plus élevé que les déclarations de dégâts imputés à ces espèces.
En France, chaque année, 1.7 million de renards, mustélidés (fouines, martres) et corvidés (pies, corbeaux et corneilles) sont tués pour réduire les pertes économiques et les risques sanitaires (zoonoses) attribués à ces « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD).
Les critères de destruction des ESOD reposent en grande partie sur un régime déclaratif des dégâts. L’efficacité de cette politique publique n’avait jamais été évaluée. Le Muséum national d’Histoire naturelle publie aujourd’hui une étude qui révèle que ces destructions ne réduisent pas les pertes économiques, notamment pour les cultures et les élevages. L’analyse de sept années de données de déclarations de dégâts et d’animaux tués, collectées à l’échelle départementale et centralisées par l’administration, montre qu’une augmentation de l’effort de destruction des ESOD ne réduit pas les dégâts, mais aussi qu’un arrêt des destructions n’engendre pas d’augmentation de dégâts. De plus, chez les oiseaux, les effectifs reproducteurs au printemps ne dépendent pas de l’effort de destruction : les « régulations » ne diminuent pas la taille des populations nicheuses. Enfin, une évaluation monétaire du coût des destructions animales propose une estimation de 103 à 123 millions d'euros par an, tandis que le coût annuel des dégâts déclarés varie de 8 à 23 millions d'euros. Il n’est donc pas rentable de détruire des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts : cela coûte plus cher que d’indemniser les dommages économiques causés.
Il n'existe ainsi aucune preuve d'un quelconque bénéfice à détruire massivement les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, d’autant que ces destructions réduisent les services que ces espèces rendent à nos sociétés, notamment à l’agriculture et la foresterie, comme la prédation des rongeurs et la dispersion des graines. Il apparaît ainsi opportun de réviser cette politique publique de gestion des dégâts, comme le préconisait déjà un rapport de l’Inspection Générale de l’Environnement et du Développement Durable, publié en décembre 2024. Il est également important d’identifier rapidement des stratégies non létales et efficaces de réductions des pertes économiques, notamment pour l’agriculture (enrobages répulsifs de semences, effaroucheurs), pour assurer une cohabitation apaisée durable entre humains et ESOD.

Lionel Bécus

Lionel Bécus
Le 13/04/2026 à 18:49:08

L'homme est nuisible, la faune sauvage ne l'est pas.
La préfecture de la Mayenne, n'a encore rien compris....
La vénerie c'est stop

Stéphoto
Le 13/04/2026 à 18:28:10

Quand les hommes arrêteront ils de penser qu'ils ont tous les droits alors qu'ils sont les pires prédateurs sur cette terre...?

Cathou
Le 13/04/2026 à 15:16:21

Non à ce massacre organisé ! Laissez vivre ces animaux très utiles. Par son alimentation, le Blaireau joue un rôle essentiel dans la régulation des rongeurs et des invertébrés comme les larves de hannetons, susceptibles de causer des dégâts dans les cultures. Il consomme également des nids de guêpes, et participe donc à leur régulation. Lorsqu'il fouille le sol pour y trouver sa nourriture, le Blaireau retourne la terre et permet ainsi l’aération des sols.
Ses prédateurs (à part l'humain) sont le renard, le Lynx, l’Aigle, le Grand-duc, le Loup (et le chien errant), donc foutez la paix aussi aux prédateurs !

Brigitte Dubois
Le 13/04/2026 à 14:32:49

Arrêtons ces tortures ignobles. Rien ne justifie cela. Un jour un animal est déclaré " nuisible" , lendemain il sera en voue de disparition.

Guilbeau Anne
Le 13/04/2026 à 11:06:31

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