Cette cyberaction est maintenant terminée
Pour réaliser la partie départementale de la LiSA, la société Roger Martin s’apprête à installer une "centrale mobile d’enrobage à chaud", autrement dit une usine destinée à produire 20 000 tonnes de bitume, sur la commune de Chevannes, à quelques centaines de mètres des habitations du hameau d’Orgy
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Consultation terminéecf. extrait du dossier déposé par l’entreprise ci-dessous).
Avec les risques que cela représente en termes de pollution et de d’atteinte à la santé, selon plusieurs sources :
Des routes aux centrales, les dangers du bitume
https://www.revuesilence.net/numeros/472-Nous-vieillirons-ensemble/des-routes-aux-centrales-les-dangers-du-bitume
Centrales d’enrobage : des bombes sanitaires par centaines
https://blogs.mediapart.fr/levis/blog/110620/centrales-d-enrobage-des-bombes-sanitaires-par-centaines
Une consultation publique organisée (en pleine période de congés !) du 23 juillet au 20 août inclus, selon les modalités suivantes (source : avis de consultation du public diffusé par la préfecture) : "une version « papier » du dossier est consultable à la mairie de Chevannes où le public pourra en prendre connaissance et formuler ses observations sur un registre spécial ouvert à cet effet, tous les jours ouvrables aux heures d’ouverture des bureaux. Une version « électronique » du dossier est également consultable sur le site Internet des services de l’État (https://www.yonne.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement/Installations-classees-Loi-sur-l-eau-Declaration-d-Utilite-Publique-Photovoltaique/Consultation-publique/ROGER-MARTIN-a-Chevannes ).
Les observations pourront également être adressées durant la même période par courrier au Préfet de l’Yonne (Bureau de l’Environnement - Place de la Préfecture 89016 AUXERRE cedex) ou par courrier électronique à l’adresse suivante : pref-consultationpublic@yonne.gouv.fr. ""
Extraits du dossier déposé par la société Roger Martin (l’intégralité est disponible ici :
https://www.yonne.gouv.fr/contenu/telechargement/46702/370487/file/1%20-Roger%20Martin%20Chevannes_Description%20projet_V1.pdf
Lettre ouverte : Oui à la taxe Poids-lourds, Non au Contournement Sud Auxerre.
, publié dans anti-contournement, stop lisa
Le Contournement Sud n’aurait pas pour simple effet de réduire le trafic routier intra-muros d’Auxerre.
Il induirait un flot supplémentaire très important de poids-lourds sur l’ensemble des routes de l’Yonne et de l’Auxerrois.
Il se substituerait au projet d’autoroute Troyes/Auxerre/Bourges, qui devait relier les autoroutes A85 et A26, et permettrait ainsi de boucler le « Grand Contournement de Paris », cet ensemble d’axes routiers et autoroutiers qui permet d’éviter Paris et les rocades proches de la capitale (boulevard périphérique, A86, Francilienne), qui sont surchargées. (https://fr.wikipedia.org/wikiGrand_contournement_de_Paris )
Il serait à la croisée des grands axes routiers de l’Yonne (N77, N151, D965, N6/D606), qu’il alimenterait en flot de camions.
A Escolives, le Conseil départemental souhaite même détourner le trafic de poids-lourds de la D606 dans une côte à 8 %, celle de la « voie romaine » (la D239), ce qui générerait un très important surcroît de consommation de carburant, et par conséquent de pollution et d’émissions de gaz à effet de serre…
Construire le Contournement Sud d’Auxerre, c’est contribuer à pérenniser pour des décennies un mode de transport dont il faut au contraire sortir pour lutter contre le dérèglement climatique dont nous percevons de plus en plus clairement les conséquences. C’est artificialiser des dizaines d’hectares de terres agricoles, supprimer des haies, des bois, des zones humides, porter atteinte à la biodiversité, à l’écoulement des eaux…
Ce n’est pas ce dont l’Yonne et l’Auxerrois ont besoin.
Que nous habitions Auxerre ou d’autres villes et villages du département, notre intérêt commun est la réduction du trafic de camions sur nos routes. Pas son accroissement grâce à de nouveaux aménagements routiers.
Ce dont nous avons besoin, c’est d’abord de modes de transport alternatifs, ferroviaire et fluvial. Pas de nouveaux axes routiers gratuits qui rendent le transport par camion, l’un des plus polluants et émissifs de gaz à effet de serre, toujours plus compétitif face à ceux-ci. En finançant de nouveaux projets routiers, non seulement nous ne finançons pas les modes de transport alternatifs, mais nous les pénalisons, excluant toute chance de transition vers un transport de marchandises plus responsable.
Ce dont nous avons besoin, c’est aussi de mettre un terme à l’utilisation des routes nationales et départementales par les transporteurs routiers pour éviter les péages autoroutiers. Cette pratique, qui s’est considérablement développée ces dernières années, contribue largement à saturer routes, villes et villages de poids-lourds.
En plus de supporter les nuisances de ce trafic, nous en supportons le coût, celui de l’entretien de routes fortement dégradées par des véhicules de fort tonnage.
Construire le Contournement Sud d’Auxerre, c’est non seulement un coût initial très important (évalué à 129 millions d’euros en 2021, il en coûtera en réalité bien plus) mais aussi, pour les décennies à venir, un coût d’entretien accru, non seulement des kilomètres de routes et des deux ponts nouveaux créés, mais aussi de l’ensemble des routes de l’Yonne, qui verront leur trafic de camions augmenter.
L’État, la Région, le Département, les villes, villages et communautés d’agglomération en ont-elles les moyens ? Voulons-nous continuer à voir nos impôts engloutis dans de telles dépenses, au détriment d’investissements plus utiles (écoles, hôpitaux…) tandis que les sociétés concessionnaires d’autoroute, Vinci en tête, font, elles, d’énormes bénéfices en gérant un réseau… que les transporteurs routiers évitent au maximum !
Le réseau autoroutier en France et en Bourgogne Franche-Comté est pourtant dense, bien entretenu, sûr et parfaitement adapté au transport routier.
Il est possible de sortir de cette situation aberrante, en créant une taxe locale sur les poids lourds qui transitent par nos routes, plutôt que d’emprunter les autoroutes.
Plutôt que d’artificialiser de nouvelles terres agricoles, utiliser le réseau existant.
Plutôt qu’une dépense, générer une recette.
Après l’abandon définitif en 2014 de la « taxe nationale sur les véhicules de marchandises », dite écotaxe poids lourds, qui avait été créée par la loi de finances pour 2009, un nouveau dispositif a été prévu par l’article 137 de la loi du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (loi dite « Climat » ou « Climat et résilience ».)
Cet article a ouvert la possibilité pour le gouvernement de prendre par voie d’ordonnance, d’ici le 22 août 2023, les mesures nécessaires pour permettre aux régions volontaires d’instaurer une taxe locale sur la circulation des véhicules de transport routier empruntant le réseau de routes nationales, précisément pour compenser le coût et les « externalités négatives », telles que la pollution, du report de trafic sur les routes nationales du fait de l’évitement par les transporteurs des axes payants.
Ce dispositif est très proche de celui qui va permettre à la Collectivité européenne d’Alsace d’appliquer une taxe poids lourds dès 2024 pour contrer le report de trafic qu’elle subit depuis que l’Allemagne toute proche a elle-même instauré, en 2005, une taxation du transport routier de marchandises sur les routes fédérales.
Le département de l’Yonne et la Région Bourgogne Franche Comté n’ont semble-t-il jamais envisagé de saisir l’opportunité ouverte part la loi Climat de réduire le nombre de camions en transit sur les principaux axes de la Région et du Département, en mettant fin à leur gratuité.
C’est pourquoi, nous, signataires de cette lettre ouverte, demandons aux élus du département et de la Région de s’emparer de cette question, et de faire le nécessaire auprès du gouvernement français pour mettre en place cette alternative au Contournement Sud d’Auxerre, dont nous demandons l’abandon.
 
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et peut-être aussi le contournement sud Auxerre.
Vous seriez aussi écoeurés de voir la société Roger Martin
s'installer sur les terres de 4 gourmands qui vendent leurs biens.
Il est vrai que pour construire une usine à bitume et des contournements aussi larges que des
autoroutes on a besoin de goudron, de déchets, d'agrégats de n'importe quoi. Merci mesdames,
si délicates, vous ruinez la vie de vos co habitants. Je n'applaudis pas cette vente pour qu'un industriel
pourrissent les corps des humains dont l'ouïe va souffrir du tympan: caterpillar, moteurs de gros poids lourds.,
la vue en raison des usines en métal laid,
le goût qui n'aura pas sur les papilles des bonbons à l'anis ,
l'odorat que les puanteurs vont coller à vos poils
et enfin le toucher qui vous mettra un cal épais sur les mains.
Du côté du contournement Auxerre, le cauchemar, ce sont les camions. Les routiers roulent
sur les nationales et départementales parce que Vinci et Effage paient trop
cher. Je ne serai pas d'accord pour faire cracher de l'argent pour les routiers
qui roulent sur les routes normales. Ce serait mieux de faire baisser les péages aux camionneurs.
Vous connaissez la musique: tralala: des vastes terres agricoles décimées,
des camions qui crachent leur gazole pas filtré, les haies ratiboisées encore plus,
les zones qui seront tuées par les nico et assèchements des mares et rus.
Il ne faut surtout pas proposer d'élargir les canaux, ce serait une énorme bêtise.
Il faut en revanche remettre les voitures de marchandises sur les rails malheureusement abandonnés.
J'ai lu "externalités négatives", ce baragouin m'énerve. Qu'est-ce?
Bon courage, chers Yonnais,
Aïchat Nussy
Colette Nusbaum Vallet
Le 29/07/2025 à 17:44:23